Articles écrits par les collaborateurs d'Iran-Resist.
Accueil > Articles > Articles

 

0 | 50 | 100 | 150 | 200 | 250 | 300 | 350 | 400

Iran : Dernière grillade avant l’enfer

Fantasme de beaufs et utopie révolutionnaire
Publié le 22 avril 2015 à 10:00 dans Monde Religion
Par Slobodan Despot et avec son aimable autorisation.

29.04.2015

 
Iran : Empêchons le Rallye Paris-Persépolis

La France espère relancer son économie moribonde en faisant du business avec les mollahs qui détournent tous les revenus des richesses iraniens et ne laissent rien au peuple. Pour donner une bonne image des mollahs et pacifier l’ambiance, la France a projet choc : une rallye automobile éco-responsable reliant Paris à Persépolis. La France veut relier les mollahs qui ont toujours dénigré l’identité iranienne à Persépolis pour faciliter ses investissements. Ne laissons pas faire ce projet de propagande qui va écraser les droits du peuple iranien et salir l’image de la France !

01.08.2014

 
Rohani a repris le slogan de Khomeiny :
Israël doit disparaître !

-


En marge de la Journée de Qods, journée dédiée par la République islamique à la lutte pour anéantir Israël, Rohani a répété le slogan de base de Khomeiny ("Israël doit disparaître"), en y ajoutant une phrase de son cru ("Israël est une vieille blessure sur le corps du monde musulman"). Ce genre d’intervention délibérément provocateur est apparu quand la participation populaire et interne à cette manifestation a commencé à baisser.

Avant Rohani, Ahmadinejad avait tenu à peu près le même discours en parlant de « tumeur cancéreuse » et avant lui, en 1998, le soi-disant modéré Khatami avait comparé « l’Etat terroriste et raciste » d’Israël à la « Peste noire » !

Les Occidentaux qui ont des hauts intérêts en Iran avaient dans ces cas précédents parlé de « propos prêtés au président iranien ». On a revu le même formule pour Rohani. Voici la preuve par images, que Rohani a bel et bien repris à son compte le projet de destruction d’Israël selon la tradition établie par ses prédécesseurs.

02.08.2013

 
Iran : La semaine en images n°275
L’avènement d’un nouvel ordre interne !


Origines de la crise | En 1979, Washington a entrepris de renverser le Shah (créateur de l’OPEP) pour mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux. Ces islamistes made in USA professaient de l’hostilité à l’OPEP ainsi qu’à tous les projets émancipateurs en Iran. Ils étaient également partisans d’exportation de la révolution islamique dans toute la région et devaient aider Washington à renverser les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer en Asie Centrale soviétique et chinoise. Les Britanniques présents en Iran depuis 1850 grâce à la noblesse Qajar, les ex-féodaux, le clergé, ont participé à ce projet pour renverser le Shah dont le patriotisme les gênait, mais aussi pour écarter les pions de Washington. Ils y sont parvenus grâce à Rafsandjani (jeune demi-frère de Khomeiny), notamment sa prise de l’ambassade américaine qui a donné une identité anti-américaine à la révolution islamique orchestrée par Washington. Le coup a été parachevé par l’adoption de la Tutelle du clergé sur le système politique, empêchant toute possible de retour au pouvoir des islamistes non cléricaux de Washington.

Washington a alors commencé une guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à capituler et transférer les pouvoirs vers ses pions via des élections libres.

Rafsandjani, agent actif des Britanniques, devenu patron du régime et des services secrets, s’est lancé dans une politique de crises régionales graves pour amener Washington à capituler par peur d’un conflit régional nuisible à son approvisionnement pétrolier. Le régime a arrêté les projets ambitieux du Shah pour les Iraniens, engageant ces derniers dans la guerre et le terrorisme. Les jeunes engagés dans la révolution ont vite compris qu’ils avaient été dupés. Ils ont pris leur distance avec le régime et ont pris contact avec Reza Pahlavi, le fils du Shah. Washington a interdit à Reza Pahlavi toute action hostile au régime islamique et il a aussi allégé ses accusations pour éviter une pression trop forte susceptible de balayer le régime déjà essoufflé.

Rafsandjani, le pion actif des Britanniques, a alors intensifié son action terroriste, mais il n’est pas parvenu à faire capituler Washington. Son insuccès pouvait lui coûter le pouvoir. Il a trafiqué le testament de Khomeiny et a nommé son ami Khamenei comme Guide. Puis grâce à ce Guide à sa botte et l’ayatollah Jannati, président du Conseil des Gardiens de la constitution, ainsi que Moussavi (alors 1er ministre et cousin de Khamenei) il a modifié la constitution pour octroyer les pleins pouvoirs au Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime (CDIR), un organe qu’il avait créé auparavant. Il est alors devenu officiellement la patron du régime. Il a changé d’approche en tentant une fausse modération combinée au terrorisme. Washington l’a placé sous mandat d’arrêt international. Menacé d’extradition par des rivaux, Rafsandjani leur a offert des sièges du CDIR, avant de retenter la même ruse de modération avec le mollah Khatami, l’un de ses employés des services secrets. Washington a durci ses sanctions en ciblant lep rogramme nucléaire du régime.

Rafsandjani est alors revenu à une politique dure grâce à Ahmadinejad, un autre de ses employés des services secrets. Il a également dû offrir la direction des négociations avec Washington à son rival de toujours Ali Larijani. Ce retour à une politique a été encore une erreur car elle a permis à Washington d’évoquer des frappes préventives, de transférer le dossier au Conseil de Sécurité et ainsi légitimer ses sanctions à venir. Le régime qui menait le pays vers le néant a amplifié les ruptures internes notamment des Pasdaran de base car il ne voulaient pas être sacrifiés pour un régime inhumain et impopulaire. Les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les sanctions ont aussi rompu avec le régime.

A l’adoption des premières sanctions financières lourdes, les ruptures internes se sont encore multipliées : il est devenu évident à tous les dirigeants qu’ils devaient négocier leur fuite avec Washington avant que le régime rongé à la base ne s’effondre.

Les dirigeants ont adopté un plan économique de libération des prix pour limiter le pouvoir d’achat et ainsi limiter leurs dépenses d’approvisionnement sans risquer de se retrouver avec pénuries susceptibles de déclencher un soulèvement fatal. Mais cela ne permettait que de retarder la chute. Rafsandjani a alors écarté Ali Larijani afin qu’il ne puisse le devancer dans les marchandages avec Washington.

Ali Larijani a tenté de revenir en révélant les détails de la corruption des membres influents du CDIR. Un certain Tavakkoli, agent régulateur de Londres au sein du régime, a neutralisé Ali Larijani en discréditant et éliminant son premier lieutenant Kordan.

Londres a eu peur que ses pions lui échappent et le régime lui permettant de contenir l’Etat américain ne s’effondre. Il a d’abord éliminé la menace posée par Ali Larijani en discréditant et éliminant son premier lieutenant Kordan. Puis il a tenté de sauver le régime en organisant grâce à la BBC, une fausse révolution de couleur dirigée par le fidèle Moussavi afin de régénérer le régime divisé et lui donner une valeur démocratique pour forcer Washington à geler ses sanctions.

Mais le projet de la Révolution Verte a échoué car le peuple, autorisé à manifester, a crié Mort à la république islamique et les centaines de milliers de Pasdaran de Base n’ont pas bougé, apportant de facto leur soutien à un changement de régime.

Rafsandjani mis en danger a dû composer avec Ali Larijani en cédant le pouvoir judiciaire à son frère Sadegh. Puis avec l’aide de Londres, il a tenté de parvenir à un gouvernement hybride composé de ses pions et des pions américains, mais le peuple et les dissidents internes n’ont pas suivi. Mais ils ont confirmé leur envie de changement par la célébration de l’anniversaire de Reza shah, le fondateur de l’Iran laïque et moderne. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à vendre leurs avoirs et à acheter de l’or et des dollars pour quitter le régime totalement rongé de l’intérieur. Les Larijani et les Chefs Pasdaran ont joué la carte de l’intimidation pour ces compagnons paniqués et le peuple qui souffrait encore d’avantage. Mais par manque de troupes, l’intimidation s’est réduit à des annonces de pendaison.

C’était un choix suicidaire. Rafsandjani a alors lâché les Britanniques pour tenter de passer un deal avec les Américains.. Londres a sans cesse évoqué la gravité de la menace nucléaire iranienne pour saboter le dialogue entamé par Rafsandjani. Par ailleurs, les Chefs Pasdaran (que Rafsandjani allait sacrifier) se sont ralliés à Ali Larijani. Ils ont joué la carte de l’intimidation contre Rafsandjani et sa famille, ainsi que contre les candidats à la fuite, mais ils n’ont jamais pu aller très loin par manque de troupes et par peur de déclencher une panique plus forte. Ils ont aussi tenté de dialoguer avec Washington, mais Washington n’a pas pris au sérieux ses outsiders.


Mais en décembre dernier, Rafsandjani a compris qu’il n’obtiendrait aucune garantie des Américains. Il s’est mis à parler de Réconciliation nationale et son Mouvement Vert a scandé « Mort à la République Islamique ». Il lâchait le régime exsangue et isolée pour se rallier au peuple pour obtenir son pardon ! Une forte participation des médias britanniques en persan à ce « mouvement de déviation » laissait supposer que les Britanniques étaient impliqués et à nouveau allié de la tribu Rafsandjani. Dans le cas de Londres, il ne s’agissait pas d’obtenir le pardon des Iraniens, mais de saborder le régime islamique divisé et agonisant afin qu’il ne retombe pas entre les mains des pions Washington (présents en Iran et au sein de l’opposition en exil). Les nantis du régime ont apprécié ce projet, mais pas les Larijani et certains Chefs Pasdaran dont les noms restent associés aux répressions.

Rafsandjani a tenté de déclencher une crise grâce à l’adoption de mesures économiques impopulaires par son pion Ahmadinejad afin de pouvoir entrer en scène au côté du peuple. Les Larijani ont arrêté Mehdi Rafsandjani pour corruption. Jannati, le président du Conseil constitutionnel et complice de cette corruption, a lâché Rafsandjani. Les Britanniques ont tenté d’accélérer le « mouvement de déviation » par le boycott de l’anniversaire de la révolution islamique par le clergé. Ils ont également changé le processus de déviation : l’intégriste Ahmadinejad a été mué en quasi-opposant au système islamique pour permettre une passation de pouvoir plus rapide..

Mais fin février, la situation du régime s’est dégradée suite à l’émergence d’une contestation populaire très forte notamment des attaques contre le régime et ses mosquées à Ispahan. Puis, le peuple, les Pasdaran de base, mais aussi les mollahs de base ont aussi rejeté la déviation opportuniste de Rafsandjani et ses lieutenants. La solution de déviation étant rejeté, les nantis du régime ont paniqué, ils se sont mis à stocker de tout à acheter des dollars, provoquant une situation de crise grave. Rafsandjani a craint que ses lieutenants ne le lâchent ou ne le sacrifient : il a décidé d’intervenir directement en se représentant aux élections avec l’arrière pensée qu’il peut dans ce rôle, négocier directement avec Washington ou dévier d’une manière opportuniste  !

Peu avant le début des dépôts de candidatures, les Larijani ont commencé le procès de Mehdi, le fils de Rafsandjani. La panique a atteint un niveau monstre au point que les Larijani ont dû arrêter le procès ! Rafsandjani a eu la voie libre pour confirmer sa candidature déviante. Washington qui veut préserver ce système islamique et le confier à ses pions, a évoqué de nouvelles sanctions pour rappeler à l’ordre Rafsandjani et amplifier la crise interne afin de l’amener à capituler


La semaine dernière, Rafsandjani et tous les autres candidats devaient entrer dans l’arène. Aucun n’a bénéficié d’un soutien populaire ! Le régime a été confronté à un boycott absolu. Il a même perdu les 250 hommes de main qui lui restaient fidèles et remplissaient ses manifestations officielles. Washington a décidé de secouer les dirigeants isolés en annonçant un possible embargo pétrolier à 100% ! La situation pouvait échapper aux dirigeants. Chacun pouvait devenir un déviant en puissance. Londres a tenté de sauver la situation en redémarrant les négociations nucléaires pour geler de facto les menaces déstabilisantes de Washington. Après deux réunion où Jalili, le négociateur nucléaire et pion de Rafsandjani, jouait la carte des négociations sans fin, l’Etat américain a compris que ce dernier et Londres entendaient gagner du temps.

En fin de la semaine dernière, Washington s’est fâché en décrétant via la presse que le seul obstacle à un deal était Rafsandjani car il restait viscéralement hostile à tout changement aussi bien sur le nucléaire que sur la Syrie ! Washington a aussi annoncé qu’il allait sous peu interdire toute exportation d’or vers le pays, même l’expédition de pièces de la part des ex-pats à leur famille en Iran, pour cibler les paniqués et ainsi amplifier l’agitation interne.

Cette sanction visant les derniers compagnons financiers du régime a mis tous les dirigeants déjà très isolés face à une énorme crise. Ils n’avaient plus aucun intérêt à cautionner d’aucune manière la solution (de Rafsandjani et de Londres) basée sur l’amplification de la crise. Les dirigeants ont été mis face à la nécessité d’éliminer cette option... pour freiner leur chute et gagner du délai pour avoir le temps de parvenir à un deal avec Washington.


© WWW.IRAN-RESIST.ORG
Cette semaine, les responsables autres que Rafsandjani, se sont ligués pour l’éliminer du jeu, rompant aussi avec Londres après 150 ans de servitude docile !

Cette semaine, nous avons vécu une vraie révolution interne. Londres a tenté de s’y opposer en soutenant Rafsandjani, mais il n’est pas parvenu à le sauver et on a vu l’émergence d’un nouvel ordre interne. Le système forgé par Rafsandjani avait vécu, ses acteurs, soit 90% des cadres du régime, ont paniqué. Au même moment, le système devait célébrer des événements officiels importants. Manquant de troupes et prise dans les convulsions de sa métamorphose, il a manqué d’énergie pour simuler une mobilisation en sa faveur... Voici le récit en images d’une semaine charnière pour le régime et pour son avenir (donc pour nous).

31.05.2013

 
Une manif aux cris de
"Mort à la République Islamique"

Nous parlons depuis 2 ans de la rupture des Pasdaran et des bassidjis. Voici enfin la preuve de cette rupture : sous l’effet de la peur de pénuries née des dernières sanctions pétrolières, la demande de poulets a augmenté. Une pénurie est apparue à la suite de cette dérégulation. 10 jours après l’apparition de cette pénurie, lundi dernier, le 23 juillet, les habituants de la ville de Nishabur ont manifesté aux cris de « Mort à la république Islamique » et l’on n’a vu aucun Pasdaran ou Bassidjis donner l’assaut.

27.07.2012

 
Iran : à propos des rumeurs de frappes israéliennes...

On reparle encore de frappes israéliennes. Malgré la vraisemblance des rumeurs, nous avons des raisons de croire que cette intervention n’aura pas lieu. Nous avons consacré de nombreux articles à ce sujet. Voici une petite sélection des articles et des analyses sur... « une guerre qui n’aura pas lieu ! »

16.02.2012

 
Iran : La semaine en images n°201

La semaine dernière, les hommes d’affaires du régime, issus des clans au pouvoir, se sont massivement mis à acheter de l’or et des dollars car les deuils d’Achoura, un des éléments fondateurs du chiisme, ont été massivement boycottés par le peuple, mais aussi et surtout par les Pasdaran et les mollahs de base. Sous l’effet de la demande, le dollar a battu son record de prix et de hausse sur le marché libre du bazar. Avec environ 6% en 6 jours, il est passé de 1320 à 1384 tomans. Quant à l’or, les quantités vendues au Bazar par l’Etat étant limitées, les acheteurs se sont orientés vers l’achat à la bourse avec de pièces d’or livrables dans les mois à venir. Malgré l’exigence de la totalité du prix à l’achat au lieu d’un acompte et le solde à la livraison, le prix de ces pièces virtuelles est monté de 20 à 40% selon la date de la livraison !

Grâce à ces hausses, chacun pouvait constater que les hommes d’affaires du régime étaient paniqués. Le régime devait intervenir pour calmer la ruée vers l’or qui fait état d’une nouvelle scission interne. Par le passé, le régime avait augmenté les quantités d’or et de dollars sur le marché pour résorber la crise, mais cette fois, il n’a pas agi de cette manière confirmant ainsi la fonte des réserves et des problèmes de liquidités à la Banque Centrale Iranienne. Le régime manque en fait de revenus en devises car les sanctions américaines adoptées en 1996 l’empêchent de finaliser les protocoles d’accord pétroliers qu’il signe.

Pour résumer la situation, avec le boycott d’Achoura, les associés du régime avaient acquis la certitude que le régime manquait définitivement de réserves humaines pour assurer sa sécurité et la leur. Et avec la hausse effrénée du dollar et l’absence de mesures d’urgence, ils ont acquis la certitude que ce régime incapable de les défendre manquait aussi de réserves financières et qu’ils risquaient aussi de tout perdre avec un effondrement bancaire. Il va sans dire qu’ils ont intensifié leurs achats de dollar. On a connu une semaine de folie. Cette semaine, le dollar montait de 17,7%, presque le triple de la hausse de la semaine précédente.

D’habitude quand les choses vont mal, les gros dirigeants responsables des problèmes se cachent. Leurs lieutenants prennent le relais et enchaînent les activités positives permettant au régime de simuler une certaine normalité afin de pouvoir nier l’existence d’une crise. Le régime devait donc évoquer l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve. Puisque la crise était née de la certitude que le régime manque de réserves humaines combattantes et de réserves bancaires, le patron du régime Ali Larijani a focalisé son effort sur des activités suggérant l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve.

Mais il n’a pas su trouver assez de miliciens pour donner du poids à sa propagande. Par ailleurs, ce mercredi, conformément à la tradition préislamique iranienne de Yalda, les Iraniens devaient veiller pour enterrer la nuit la plus longue de l’année. Selon la tradition, ils devaient consommer des fruits locaux hors saison, ainsi que des fruits secs locaux comme la pistache. Mais les marchés étaient vides et les prix très élevés, ce qui n’arrive pas dans les pays en bonne santé économique.

Cette semaine, le régime a échoué dans ses propagandes et par son inaction sur le plan pragmatique, il il a non seulement été incapable de calmer la crise, mais encore il a donné à ses associés des raisons d’intensifier leurs achats. Cela a nuit à Larijani, son adversaire Rafsandjani a tenté d’en profiter.

Par ailleurs, une action de Reza Pahlavi a permis de croire à la possibilité d’un soulèvement. Le régime a dû réorienter son action sur le sécuritaire, là où il est très ridicule. Il a ainsi été obligé de réunir ses derniers combattants dans l’une des casernes centrales de Téhéran, offrant à ses associés paniqués une autre raison de continuer à acheter des dollars pour s’enfuir au plus vite.

Voici un rappel des derniers événements de la semaine dernière, suivi d’un cocktail des faits qui ont secoué le régime et des actions médiatiques qui devaient le sauver, mais n’ont réussi qu’à l’enfoncer davantage.

26.12.2011

 
Iran : Battlefield UK !

Quand on parle de nouvelles sanctions, les mollahs cherchent l’escalade afin que le risque d’une guerre nuisible au transit pétrolier fasse reculer Washington. Ce dernier ignore les provocations des mollahs pour rester dans sa logique de guerre d’usure économique afin d’affaiblir les mollahs et les forcer à céder le pouvoir à ses pions islamiques. Cette semaine, la provocation a été l’invasion de l’ambassade de la Grande-Bretagne !

Londres a promis des « conséquences graves » (termes utilisés par les Américains pour évoquer des frappes punitives). Mais les Britanniques sont les alliés historiques des mollahs. Ils sont également parmi les plus importants partenaires du régime via leur ex-protectorat des Emirats (UEA) [1] et surtout via la compagnie pétrolière Vitol basée en Suisse qui en juin dernier a repris ses livraisons d’essence vers l’Iran. Les Britanniques ont intérêt à provoquer une escalade pour faire cesser les sanctions contre leurs protégés. Washington a subodoré un piège monté par les mollahs et les Britanniques pour l’entraîner dans l’escalade afin de le faire reculer. Il est resté d’un flegme britannique ! Plusieurs détails du récit diffusé par la BBC laissent d’ailleurs supposer qu’il s’agissait d’un coup monté. Révélations .

01.12.2011

 
Iran : La semaine en images n°196

Attention ! Article explosif !
Merci de le lire en entier et de le diffuser le plus largement possible

Au cours des derniers mois, le régime a été confronté à un boycott permanent de ses manifestations politiques, religieuses et militaires par les jeunes Pasdaran, les Bassidjis et les militaires, mais aussi les membres clergé et les Bazaris quand ils pouvaient y participer. Le régime a été réduit à ses 130 dirigeants et 5000 responsables ou associés économiques et s’est trouvé de facto condamné à tomber si un soulèvement populaire se produisait.

Une seconde fracture est alors apparue : les associés économiques du régime se sont mis à acheter de l’or et des dollars pour préparer leur fuite. Leurs achats ont mis à rude épreuve les réserves d’or et de devises du régime. Ce dernier s’est mis à menacer ses associés paniqués tout en cherchant à les rassurer en leur montrant qu’il a les moyens de rester au pouvoir grâce à ses commandos cagoulés ou en faisant reculer Washington avec ses provocations.

Mais l’absence de policiers dans les rues et dans les manœuvres du régime a remis en cause sa capacité à réprimer. Ses menaces balistiques ont aussi été régulièrement esquivées. Il n’avait plus le moyen de rassurer ses serviteurs : leur nombre a diminué. Il a alors mis l’accent sur l’arrivée de nouvelles recrues au sein des Pasdaran et a évoqué l’existence d’une milice de mollahs combattants ou des milliers partisans fanatiques en province.

La semaine dernière, trois événements ont remis en cause ses promesses sur l’existence d’une relève pour sauver le régime. D’abord, le boycott de la commémoration d’une grande date révolutionnaire par les fonctionnaires encore fidèles au régime, puis le boycott de la Fête du Sacrifice par le peuple, les Pasdaran, le clergé et les Bazaris et enfin, l’absence de 93% des jeunes officiers, les recrues tant attendues, à leur parade de fin d’études devant leurs commandants et le Guide. A chaque fois, la mobilisation a été inférieur à 350 personnes !

La peur des associés du régime s’est amplifiée : la demande d’or et de dollar a augmenté et les prix de l’or et du dollar ont battu des records.

Cette semaine, selon le programme officiel, à l’occasion de la fête religieuse d’Eyd Ghadir (la fondation du chiisme), le régime devait organiser la semaine du Bassidj avec de nombreuses manifestations militaires et religieuses et pour finir un grand rassemblement avec des dizaines de milliers de bassidjis devant le Guide.

Il y a un an, à la même occasion, en l’absence des Bassidjis, le régime avait réuni environ 3500 vieux fonctionnaires. Ces derniers l’ont lâché la semaine dernière à trois occasions. Le régime était sûr de n’en avoir même pas assez pour simuler un rassemblement. Il a alors zappé son programme : la semaine du bassidj a disparu !

Aucun média n’a signalé ce changement de programme et personne n’a rien vu car on ne parlait que d’un sujet : une explosion dans une base iranienne lors du déplacement d’un missile expérimental. Ce qui veut dire que l’on fabriquait le missile à côté d’un dépôt de munitions !

Mais il n’y a pas que ce détail qui cloche : les responsables du régime ont attribué à la victime la plus gradée, le général des Pasdaran Tehrani-Moghadam, la direction du programme des recherches balistiques visant Israël ou l’Europe avant d’annoncer que sa mort n’allait pas entraver la mise en œuvre d’un nouveau missile très performant. Le régime laissait supposait qu’il avait été assassiné. Mais le nom de Tehrani-Moghadam ne figure pas sur les listes des Pasdaran sanctionnés par l’Europe, les Etats-Unis et le Conseil de Sécurité. Il n’a jamais été mentionné comme un acteur du programme balistique du régime.

Le général des Pasdaran Tehrani-Moghadam faisait partie de l’Organisation pour l’Autonomie des Pasdaran, une entité chargée d’assurer l’autonomie financière des Pasdaran grâce à l’industrie et la construction. Cette entité n’est pas mandatée pour fabriquer des armes : ce secteur est sous l’autorité d’une entité intitulée Sanâyeh Nezâmi (ou littéralement Industries Militaires). Par ailleurs, Washington sanctionne aussi des personnes chargées de financer les Pasdaran et Tehrani-Moghadam ne faisait également pas partie de la liste. N’étant pas actif dans le secteur de l’armement, il n’y avait aucune raison pour lui de se trouver sur un dépôt de munitions ou un centre de fabrication de missiles (deux lieux que l’on confond dans ce récit). Par ailleurs, n’étant pas impliqué dans l’armement, il n’y avait aucune raison pour Israël de le tuer dans le but de stopper les programmes balistiques du régime.

En d’autres termes, il y avait de l’intox dans l’air, le régime était en train d’orienter l’opinion. Pour quelle raison ?

Réponses : à un moment, où le régime devait organiser un grand rassemblement, mais ne le pouvait pas, il craignait une forte dévalorisation, il a organisé une explosion qui lui a permis de zapper l’objet de ses soucis, il a également éliminé des Pasdaran qui ne lui étaient pas proches pour mettre en garde leurs camarades en rupture. Au passage, il a mis en avant l’implication des Pasdaran dans sa défense pour nier leur rupture qui l’affaiblit. Enfin, en faisant courir des rumeurs évoquant une certaine capacité balistique, le régime s’est donné les moyens de reprendre ses provocations pour faire reculer Washington. Certaines publications pro-israéliennes ont bien été les idiots utiles du régime pour cette propagande niant ses faiblesses réelles et surévaluant des capacités balistiques inexistantes.

Mais loin de ces agitations médiatiques virtuelles et superficielles, la présente édition de la Semaine en images vous mène au cœur des réalités du régime : la rupture des Pasdaran avec le régime, la peur des dirigeants, la baisse de participation des derniers fidèles aux manifestations périphériques du régime, la panique grandissante des alliés du régime. Voici les images d’une semaine placée sous le signe de l’explosion.

22.11.2011

 
Iran : Dans l’accélérateur des particules !

Le régime des mollahs a annoncé la mise en œuvre de nouvelles centrifugeuses très performantes sur un nouveau site nucléaire. Il n’a donné aucune information sur les performances ou le nombre de ces centrifugeuses. Il y a de quoi s’alerter, mais puisque ce nouveau site nucléaire est encore en construction, il s’agit d’une nouvelle provocation. En fait, les mollahs cherchent à provoquer l’escalade pour que la crainte d’une guerre oblige Washington à cesser ses sanctions qui sont destinées à les forcer à s’adoucir et d’autoriser les pions de Washington à revenir en Iran afin de prendre légalement le pouvoir via une révolution de couleur. Nous avons consacré de nombreux articles sur la nécessité absolue pour les mollahs de refuser le dialogue ou de s’agiter à chaque fois que les sanctions deviennent pesantes, il ne nous semble pas nécessaire de répéter les mêmes explications, on peut néanmoins évoquer les circonstances économiques de cette nouvelle provocation et le choix spécifique de progrès nucléaire flou et ambigu.

22.07.2011

 
Iran : Des problèmes à la bourse iranienne du pétrole

Il y a une semaine, le régime, qui se trouve en difficulté, évoquait sa capacité de fermer le détroit d’Ormuz pour rassurer les siens et intimider Washington. La possibilité d’une guerre n’avait pas rassuré les siens car on a assisté à des problèmes du côté de la bourse de Téhéran. Le mercredi 13 juillet, avant-dernier jour de la semaine en Iran, le régime a changé son fusil d’épaule, en inaugurant en grande pompe et en présence de nombreux officiels sa propre bourse du pétrole avec ses propres réserves pour devenir le principal décideur du prix du baril et ainsi remplir ses caisses en faisant plier Washington.

15.07.2011

 
Iran : Une vraie crise au sommet

En ce moment, l’actualité iranienne est centrée sur l’abus de pouvoir du ministre des affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi et de son président Ahmadinejad pour nommer comme vice ministre un certain Malek-zadeh pour mettre en place un coup d’Etat destiné à renverser le Guide et prendre le pouvoir. On parle de leurs limogeages, on hésite, il y a débat : à l’heure de la publication, nous avons appris la destitution et l’éventuelle arrestation du vice-ministre Malek-zadeh…

Mais cela n’a aucun sens car selon la constitution de la république islamique, le Guide n’a pas de pouvoir politique, le pouvoir politique est entre les mains des 22 membres à vie du Conseil de Discernement, les représentants des clans alliés de Khomeiny, qui tels des parrains mafieux décident ensemble toutes les politiques de l’Etat dans l’intérêt du régime, mais aussi dans leurs propres intérêts personnels. On pourrait renverser le Guide et changer le président et tous les ministres (qui sont de simples exécutants) rien ne changera si l’on ne touche pas à ce cartel qui par son fonctionnement rappelle le syndicat du crime façon Coppola.

D’ailleurs, les années passent et ce cartel reste inchangé alors que le pays a connu de nombreux ministres ou présidents. Cependant, on ne peut pour autant parler de beaucoup de bruit pour rien ou d’un autre show du régime pour brouiller les cartes quand tout va mal car à chaque fois que ce cartel dirigeant a décidé de changer de cap, il l’a fait au travers d’un changement d’exécutants.

Dans le cas présent, il n’y a pas qu’un débat indécis sur un ou plusieurs ministres, mais plutôt un débat au sein du Conseil de Discernement sur la politique menée par un des clans qui composent ce cartel. Cela veut dire qu’un ou plusieurs membres du premier cercle du pouvoir sont sur la sellette, critiqués par leurs pairs pour leur incapacité à contrer les sanctions et arrêter la contestation.

C’est donc une grave crise interne ! Cependant, ce n’est pas le conflit qui oppose les clans au pouvoir : les intérêts en jeu les opposent souvent. A chaque conflit, les vielles rancœurs refont surface, on cherche des alliés pour se maintenir ou prendre le pouvoir. La présente crise s’inscrit dans cette même logique : il y a la crise et une guerre ouverte au sommet de l’Etat. Pour comprendre ce qui se trame actuellement à Téhéran et nous concerne tous, voici un bref historique du Conseil de Discernement suivi d’une analyse des faits présents.

24.06.2011

 
Iran : 2nd compte-rendu des pendaisons en 2011

La section « un certain regard » du Festival de Cannes (financé par l’Etat français) vient de primer l’iranien Rassoulof pour sa lutte en faveur de la liberté alors que ce cinéaste soutient Moussavi, l’opposant officiel, partisan d’une république islamique pure et dure et que par ailleurs, ce cinéaste vient de réaliser un film où les femmes ne sont pas des victimes comme Sakineh, mais des citoyennes actives et maîtresses de leur destin conformément à l’image officielle donnée de la condition féminine par le régime !

L’année dernière, le même festival avait primé un film qui prétendait que le seul souci des jeunes était de jouer de la musique alors que des millions de jeunes avaient quelques mois plus tôt envahi les rues de toutes les villes du pays pour crier « mort à la république islamique ». L’année d’avant, Cannes avait primé Satrapi qui faisait la tournée des médias pour défendre le port du voile, pour dégueuler sur la laïcité ou encore pour affirmer que personne en Iran ne voulait un changement de régime !

Décidément, chaque année, ce maudit festival nie la révolte du peuple iranien. On peut angéliquement parler de coïncidences, de l’indépendance des jurys, mais la présomption d’innocence très à la mode en France ne tient pas la route car la France, organisateur du Festival, ne dénonce pas ces mauvais choix et participe à la promotion des ennemis du changement de régime car cela serait synonyme de la fin de ses contrats. Mais la France ne se contente pas de nier la révolte iranienne par la diffusion d’un cinéma négationniste, elle minimise aussi le nombre de pendaisons et leur nature. Voici le second opus de notre récapitulatif des pendaisons en Iran pour ne pas oublier une dure réalité dont ne parle aucun cinéaste iranien, ni aucun Etat occidental partenaire des mollahs.

24.05.2011

 
Iran : L’incroyable révolution des Pasdaran !

Il y a une semaine, les médias iraniens évoquaient la mauvaise attitude d’Ahmadinejad et ses amis les Pasdaran vis-à-vis du Guide en dénonçant les « ambitions cachées des Pasdaran » de prendre le pouvoir par la force. La polémique revient avec la dénonciation du manque de respect vis-à-vis de la constitution et du Parlement. On parle de plus en plus des ambitions dévorantes des Pasdaran d’accaparer le pouvoir par la force. En fait, les Pasdaran ont quitté le régime pour s’approcher du peuple, le régime cherche à les montrer comme des ambitieux au service de leurs propres intérêts afin d’empêcher une union sacrée capable d’une nouvelle révolution. Les détails de l’affaire sont extrêmement intéressants. Les voici.

13.05.2011

 
Iran : L’éternel retour de Mossadegh

Paris vient de sortir un film sur Mossadegh, le démocrate qui a tenu tête au Shah ! Le film est l’œuvre de Shirin Neshat, une artiste liée au régime des mollahs chargée d’esthétiser et banaliser le port du voile. Le film évoque le coup d’état du Shah contre son Premier Ministre démocratiquement élu. Le propos est anti-constitutionnel car dans la constitution iranienne, le roi nomme ou destitue le Premier Ministre sans avoir à expliquer ses choix. Le film dénature les faits historiques pour noircir l’image de la dynastie Pahlavi à un moment où cette dynastie et la monarchie enregistrent un soutien massif de la part des Iraniens. C’est évidemment une commande du régime pour que l’opinion occidentale ne puisse admettre l’existence de ce soutien et comprendre les raisons de ce soutien. Il est navrant que Paris puisse aider cette propagande pour maintenir un régime agonisant et impopulaire qui lui a accordé des contrats pétroliers à bas prix. Il nous est paru nécessaire de rappeler des faits historiques.

17.04.2011

 
Iran : Asghar Farhadi et le cinéma iranien

Ce samedi à 19 heures, le Festival de Berlin a primé le film du cinéaste iranien Farhadi qui se dit apolitique et ne prend aucune position sur aucune violation des droits de l’homme par les mollahs. Quelques minutes plus tard, le régime des mollahs a changé en amende la peine des deux journalistes allemands détenus en Iran, la montant a été acquitté par le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui venait d’atterrir à Téhéran. Westerwelle est reparti en compagnie des deux journalistes après une conférence de presse commune avec son homologue iranien où chacun a mis l’accent sur les bonnes relations entre les deux pays. Il y a eu clairement un deal. Mais lequel ? Voici des réponses.

22.02.2011

 
Afrique du Nord : Cartographie des révolutions à venir

Il y a deux semaines, Washington a lâché Ben Ali en apportant son soutien à des groupes qui ne considèrent pas l’islamisme comme une menace. On voit le même genre de comportement d’une manière plus explicite vis-à-vis de Moubarak en Egypte.

Dans les médias, certains parlent d’un soutien naïf des Américains à la démocratie contre des « dictateurs corrompus ». D’autres dénoncent un manque de discernement américain qui aboutirait à l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans. Il y a des débats à la télévision avec des experts, mais aucun des invités ne fait à aucun moment référence au soutien financier accordé par Washington à ces groupes actifs en Tunisie et en Egypte qui se montrent indulgents avec les islamistes.

Personne ne dit que Washington entretient discrètement mais officiellement des groupes islamistes ! Cette information est pourtant essentielle car elle pose les Américains dans le rôle de faiseurs de révolutions : des manipulateurs cyniques cherchant à déstabiliser les Etats et non des amis de la liberté.

Cela amène la question des intérêts en jeu. La réponse est bien banale : la Tunisie et l’Egypte figurent parmi les 5 plus grands producteurs de gaz en Afrique, continent qui fournit via des compagnies essentiellement non américaines plus de 25% des besoins énergétiques des Etats-Unis. Cet Etat finance des groupes hostiles aux gens en place pour renverser les régimes et annuler les contrats qu’ils ont signés.

Il est évident qu’à cela, les experts qui défilent à la télévision rétorqueront : « théorie de complot ! » Cette réponse est une dénégation des principes mêmes de la géopolitique. D’ailleurs, depuis que l’on évoque cela, on ne voit plus de cartes thématiques géopolitiques dans les médias car la vérité sauterait aux yeux de chacun. [2]

En l’absence de ce genre de cartes, nous avons consacré une semaine entière à produire des cartes thématiques des divers enjeux pétroliers, gaziers, économiques et géopolitiques pour tout le contient africain et pas seulement pour l’Afrique du Nord. Ce travail nous permet aujourd’hui de vous offrir une analyse géopolitique cartographique qui permet de comprendre les agissements américains en Tunisie et en Egypte.

10.02.2011

 
Iran : 2011-2012, deux années bien tumultueuses pour les mollahs

Très récemment des personnalités proches de Washington avaient déclaré que Téhéran ne disposerait pas d’un savoir faire nucléaire militaire avant 2015. Ce lundi, Liam Fox, le ministre britannique de la Défense, a rejeté implicitement ces estimations en évoquant carrément l’accès à la bombe nucléaire en 2012, c’est-à-dire moins d’un an.

03.02.2011

 
Afrique du nord : Un parfum de jasmin pour dissimuler l’odeur du pétrole

Les islamistes étaient derrière les premières lignes du mouvement anti Ben Ali qui a très rapidement été salué par Washington. Les Frères Musulmans égyptiens sont à présent dans les rues du Caire aux cris d’Allah Akbar avec le soutien encore plus explicite de Washington. Les médias occidentaux parlent de démocratie, mais aucunement du contexte géopolitique. On oublie de préciser que Washington intervient sur une région très pétrolière dominée par la Chine comme il a soutenu l’arrivée au pouvoir des islamistes en Iran pour les utiliser en Asie centrale, région hautement pétrolière dominée par la Russie et la Chine.

29.01.2011

 
Iran : Le bilan effarant d’un mois de prix libres

Depuis des années, Washington sanctionne Téhéran et lui propose en même temps le dialogue pour arriver à une entente globale. En fait, il cherche à normaliser ses relations afin de pouvoir revenir en Iran avec ses pions afin de prendre le pouvoir de l’intérieur via une révolution de couleur. De fait, bien qu’ils soient ruinés par les sanctions, ils ne peuvent pas accepter une entente. En prévision d’une incapacité à importer les aliments ou marchandises de base qu’ils ne produisent pas (notamment le kérosène nécessaire pour produire de l’électricité), dès 2009, ils ont commencé à augmenter les prix des produits importés pour habituer les Iraniens à très peu consommer afin de limiter le risque d’une pénurie soudaine suivie d’un soulèvement dévastateur. Le 25 décembre dernier, il y a exactement un mois, les mollahs sont allés encore plus loin en supprimant les prix subventionnés. Cela avait provoqué des manifestations et une baisse du nombre des partisans du régime. L’info a été censurée par Washington et ses alliés, les mêmes qui ont aidé Khomeiny en 1979. Un mois après cette mesure économique impopulaire, les mêmes Etats occidentaux ne produisent aucun reportage sur la situation. Voici le bilan que nous avons pu établir en nous basant sur des témoignages de nos lecteurs en Iran.

26.01.2011

 
Iran : Les Iraniens rendent hommage à un prince contestataire

Il y a deux jours, S.A.R Ali-Reza Pahlavi, spécialiste de l’histoire pré-islamique iranienne, se donnait la mort aux Etats-Unis en demandant que son corps soit immolé et ses cendres répandues sur la mer Caspienne, à proximité de la région d’origine de son illustre grand-père, Reza Shah, fondateur de l’Iran moderne et figure dont rêvent les Iraniens pour restaurer le pays. De fait, le suicide de ce défenseur de l’identité iranienne était un acte politique. Les médias occidentaux n’ont eu de cesse de prétendre le contraire en insistant sur son oisiveté et une « dépression due à la perte de sa sœur ». Cette indifférence face à la réalité a provoqué une prise de conscience chez les Iraniens. Des manifestations de soutien affluent de partout en faveur de ce qu’il partageait avec ses compatriotes : le retour à l’identité pré-islamique iranienne. Un rassemblement en sa mémoire était prévu ce vendredi 7 janvier à 18h à Trocadéro à Paris, mais par un mystère qui nous échappe, elle s’est transformée en une marche silencieuse le samedi 8 au même endroit !

07.01.2011

 
Iran-sanctions : Washington et les employés du mois, la Suisse et Israël !

Selon le ministre des Affaires étrangères d’Israël, on peut encore négocier trois ans avec Téhéran. La Suisse qui représente les intérêts américains à Téhéran insiste également sur le dialogue. Ces deux « employés du mois » préparent le terrain à la poursuite de l’apaisement alors que Téhéran s’apprête à refuser encore tout dialogue constructif avec Washington en 2011.

31.12.2010

 
Iran : Les chiens de garde veillent !
(de nouveaux éléments historiques inédits ont été ajoutés le 03.01.2011 dans l’analyse axée sur Israël. Voir notamment la 3e note.)

Face aux sanctions qui le privent de ses revenus en devises pour le menacer de pénuries et d’éventuels soulèvements, le régime des mollahs avaient planifié de supprimer les prix subventionnés afin d’étrangler le pouvoir d’achat et ainsi habituer de force les Iraniens à vivre en état de pénuries. Après moult hésitations, ce samedi, le régime a lancé ce programme qualifié de Grande Chirurgie de l’économie iranienne. On signale de nombreuses protestations dans de nombreux secteurs chez les malades soignés de force par les mollahs, mais les faits ne sont pas signalés dans les médias Européens. Dans le même temps, le FMI (organe contrôlé par les Etats-Unis) parle d’une réforme nécessaire et bénéfique au peuple qui va accroître la popularité du régime ! Encore une fois, l’Europe et les Etats-Unis tournent, chacun à leur manière, le dos au peuple iranien comme lors de son soulèvement en juin 2009. Ils ne veulent pas d’un changement de régime, mais d’un arrangement avec le régime des mollahs.

Tout sauf un changement de régime ! Dans cette optique on pleure à chaudes larmes Jafar Panahi, cinéaste emprisonné car il voulait une république islamiste modérée !

25.12.2010

 
Iran : Un 10 décembre très déprimant

Avant-hier, le jeudi 9 décembre, les mollahs ont laissé supposer la libération de 2 prisonniers sur lesquels se focalisent les médias étrangers alors que selon les dernières statistiques, chaque jour, les mollahs pendent plus de 18 hommes de moins de 28 ans.

On était à la veille de la journée internationale des droits de l’homme. Les médias occidentaux ont alors annoncé une amélioration des conditions des droits de l’homme alors que le régime pend plus de 18 garçons de moins de 28 ans chaque jour.

Puis, le 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, le régime a précisé que l’une des 2 personnes libérées ne l’était qu’à un titre provisoire et l’autre, Sakineh, n’a pas été libérée [3].

De fait, pendant cette journée, tous les médias ont parlé de Sakineh au lieu de dire que tous les jours 18 jeunes sont pendus dans ce pays et que depuis le début de ce ramdam de trois jours au moins 54 Iraniens ont été pendus.

11.12.2010

 
Iran : WikiLeaks et la vilaine Amérique

Le site WikiLeaks vient de publier de nombreux documents officiels volés par un simple soldat (qui avait accès à tous les codes secrets du Pentagone et du Département d’Etat), documents faisant état d’une intense activité diplomatique secrète des Etats-Unis en rapport avec l’Iran ainsi que des projets d’intervention militaire contre ce pays. Cette fuite invraisemblable intervient alors que l’administration Obama n’a pas réussi à parvenir à une entente dont l’Etat américain a besoin pour dominer la région et a, par conséquent, besoin de plus de temps sans être taxé par le peuple américain d’inaction et de laisser-aller ! D’ailleurs, 24 heures après la soi-disant fuite, Hillary Clinton est intervenue pour dire que ces documents étaient des preuves de l’implication de l’administration Obama ! Washington a organisé cette fuite pour rassurer son opinion publique ; au passage, il a diffusé des idées fort intéressantes présentées comme des analyses objectives qui ne le sont pas, mais dévoilent les contours de ses futurs projets géopolitiques.

01.12.2010

 
Iran : Rumeurs d’une panne atomique déjà évoquée en 2009

L’agence de presse américaine AP a fait état cette semaine d’une interruption dans les activités de l’enrichissement nucléaire en Iran. La république islamique a nié en faisant état d’un renforcement de ces activités. Les médias pro-américains ont dénoncé le mensonge des mollahs. Cela ne nous surprend pas : Washington qui a longtemps sanctionné les mollahs pour les forcer à devenir ses alliés ne peut plus les sanctionner car cela pourrait les renverser. Il cherche des moyens pour retarder les nouvelles sanctions à un moment où les mollahs refusent tout apaisement avec les Etats-Unis. C’est une diversion médiatique américaine destinée à l’opinion publique américaine (ou occidentale). C’est une occasion pour nous de dresser un petit historique des relations entre Téhéran et Washington en passant en revue plusieurs exemples d’une désinformation permanente dont on ne parle jamais.

25.11.2010

 
Iran-EU-GB : Un petit arrangement précaire entre ennemis

Le mercredi 10 novembre, les Britanniques, alliés historiques des mollahs, ont annoncé la défection du lieutenant Behzâd Massoumi Loghman, un ex-pilote de l’armée de l’air iranienne, hostile à Ahmadinejad, mais pas au régime. Il y était dit que ce transfuge vivait désormais sous la protection de l’Etat français et qu’il adhérait au Mouvement Vert de Libération qui est une nouvelle fausse opposition inconnue et visiblement partisane du maintien du système islamique et englobant pro-britanniques, des pro-américains et des agents des mollahs. Une semaine plus tard, le mercredi 16 novembre, tous les médias américains et israéliens ont fait état de la tenue d’une conférence de presse à Paris avec ce même personnage en présence de Jahanchahi, le pseudo-chef du Mouvement Vert de Libération (!) et d’autres faux opposants liés aux mollahs. Dans le même temps, Washington a commencé à dénigrer l’efficacité de l’option militaire et les sanctions… On pourrait penser que l’on est un peu avant un grand arrangement. Cela y ressemble, mais on en est vraiment très loin. | Décodages |

19.11.2010

 
Iran-GB : Ils ne respectent rien !

Récemment, peu avant la seconde grande grève du Bazar, le régime était en déconfiture. Il craignait un soulèvement populaire, il cherchait à faire peur, mais aussi à plaire au peuple. Les Britanniques, qui sont les alliés historiques des mollahs, leur ont prêté le Cylindre de Cyrus (la première déclaration universelle des droits de l’homme) pour qu’ils l’offrent à leur tour au peuple iranien qui se reconnaît dans ce symbole d’un Iran autrement plus civilisé. Cela n’avait pas été concluant car le prêt par le voleur du cylindre au voleur de l’identité iranienne avait indigné le peuple. Il avait détourné le regard de la cérémonie islamisante organisée en honneur de l’arrivée du Cylindre. Nous avons l’immense plaisir d’annoncer une grande nouvelle à nos compatriotes : le Cylindre prêté aux mollahs est un faux !

11.11.2010

 
Iran : Total, la super sanction des Américains

Samedi dernier, le groupe français Total qui est partiellement contrôlé par les Américains a suspendu tout commerce avec l’Iran à peine quelques heures après que Téhéran ait remis en cause l’offre faite par Catherine Ashton à propos de la reprise du dialogue qui est souhaité par Washington. Personne n’a mis en avant l’occurrence des interventions, des dates, le choix du mot suspension ou encore les conséquences pour les mollahs. De fait, tout le monde a dû imaginer que cette « sanction » était sans conséquences pour Téhéran. Il n’en est rien car dès le lendemain de l’annonce de suspension, le régime a annoncé un état d’urgence, la réduction des ratios mensuels d’essence, l’entrée en vigueur du projet de suppression des prix subventionnés qui entend réduire la consommation grâce à des hausses de prix (800% pour l’essence) et enfin le déploiement de dizaines de brigades de miliciens aux abords des pompes à essence ! C’est une réponse très forte qui montre que Total a infligé une sanction très forte aux mollahs. On n’a eu aucun écho de cette réaction radicale des mollahs du côté de Washington, visiblement adepte des avertissements forts et confidentiels. Des explications s’imposent donc pour comprendre cette sanction, la raison de la terreur des mollahs et le silence qui entoure cette affaire.

20.10.2010

 
Iran : Téhéran a accepté le dialogue comme il l’avait déjà fait !

Les médias occidentaux ont fait état d’une reprise prochaine des négociations avec Téhéran suite à une demande européenne qui aurait été acceptée par les mollahs. L’enthousiasme n’est pas de mise car ces médias ont oublié de rendre compte de l’intégralité de la réponse iranienne qui ne laisse présager aucun progrès.

16.10.2010

 
Iran : Farzad Farhangian, le porte-parole du cynisme

Farzad Farhangian (ci-dessous), un autre « diplomate iranien », a fait défection dans le cadre de l’« Opération Ambassades Vertes ». Lors de sa conférence de presse en Europe et une interview sur la Voice of America (VOA), la chaîne en persan du Département d’Etat, Farhangian a parlé des « dérives récentes de la république iranienne qu’il a servi depuis 31 ans » avant d’annoncer son adhésion au Mouvement Vert de Moussavi et Karroubi. Farhangian a dit qu’il allait « occuper la fonction du porte-parole de toute l’opposition iranienne à l’étranger. » Les médias occidentaux surtout la Voice of America (VOA) se sont montrés enthousiastes en évoquant un « renforcement de l’opposition iranienne ». Les Iraniens ont en revanche été choqués car les employés des ambassades du régime sont tous issus des services secrets des Pasdaran et par ailleurs, le Mouvement Vert prône un retour aux principes fondateurs de la révolution islamique ! L’opposition en exil vient de se faire imposer un porte-parole au service du régime ! Les Iraniens ont certes été choqués, mais ils n’ont pas été déprimés, ils ont trouvé la parade pour confondre cet opportuniste et d’autres coquins de son espace. D’une manière générale, ce genre d’actions cyniques ont toujours créé plus d’opportunités que des obstacles.

16.09.2010

 
Iran : Autosuffisance en essence, une intox lourde

Pendant des années, les Américains ont intimidé les mollahs en se disant prêts à les sanctionner pour l’importation d’essence car ces derniers ont des capacités limitées de raffinage. Téhéran avait toujours déclaré qu’il allait atteindre l’autosuffisance, mais on ne voyait rien venir. Alors qu’il est très affaibli et contesté à l’intérieur notamment par les commerçants du Bazar, le régime a annoncé hier qu’il avait « atteint l’autosuffisance en matière de production d’essence, de gazole et de fuel grâce à un projet innovant » [4]. Info ou intox ?

11.09.2010

 
Iran : Les insultes à Carla, une diversion médiatique réussie

Depuis deux semaines, tous les médias français sont focalisés sur Sakineh, l’iranienne condamnée à mort par lapidation. Les médias ont longuement évoqué l’engagement de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Dans ce contexte très survolté, il y a deux jours, Téhéran a annoncé haut et fort sa décision de procéder à deux autres lapidations. Cette info n’a eu aucune répercussion en France car l’AFP n’y a consacré aucune dépêche. La même agence de presse a répercuté des insultes proférées par le principal quotidien iranien à l’encontre de Carla Bruni pour son engagement. Or, nous lisons chaque jour ce quotidien, mais nous n’avions pas vu ce genre de chose. Les insultes ont paru sur un site très peu visité. Nous sommes dans un cas de censure et de diversion. | Décodages |

31.08.2010

 
Iran : La lettre à Carla

Washington sanctionne les mollahs afin de les forcer à devenir ses alliés pour déstabiliser la Chine et la Russie. Privés de devises par ces sanctions, l’économie iraniennes va très mal : les PME sont en faillite et les ouvriers sont licenciés par milliers [5]. Les mollahs ont également du mal à approvisionner les marchés intérieurs. Ils vont aux devants des pénuries qui pourraient les emporter. Pour éviter ces pénuries, ils ont commencé à réduire le pouvoir d’achat des Iraniens en gelant les salaires et libérant les prix. Tous les alliés du régime, miliciens et surtout les Bazaris, ont envie de quitter le navire pour ne pas être lynchés par le peuple quand le régime s’effondrera. Certains comme les jeunes bassidjis, chargés de la sécurité urbaine, ont déjà quitté le régime. Le régime fait son possible pour donner l’impression d’une unité pour endiguer cette implosion. Washington, qui veut préserver un régime islamique en Iran, est bien embêté car il veut éviter que son peuple soit au courant de ce qui se passe en Iran afin qu’il ne soutienne pas un changement de régime. Il a trouvé LA solution : une campagne pour sauver une femme condamnée à la lapidation : une victime pour détourner les regards d’un peuple en détresse. Téhéran qui ne veut pas non plus de ce soutien du peuple américain participe à l’opération via un soi-disant avocat de la victime qui se dit un exilé, mais ne dénonce rien des exactions du régime.

Des people ont été instrumentalisés pour cette campagne. Il y a une lettre par jour par une célébrité pour focaliser sans cesse l’attention générale sur une seule victime alors qu’un peuple attend et désespère. C’est révoltant car on veut briser l’espoir des Iraniens.

Parmi ces lettres, certaines sont écrites par des gens politiquement impliqués avec les mollahs ou avec les Américains, nous n’en parlerons pas car nous voulons plus de procès par ces pions dotés de moyens financiers très élevés, mais il y a dans le lot d’autres lettres écrites par des gens sincères. Parmi celles-ci, la lettre de Mme Carla Bruni-Sarkozy nous a interpellés car elle contient des éléments montrant sa sensibilité et sa sincérité, mais aussi son manque d’informations.

C’est pourquoi nous avons décidé d’interpeller à notre tour la première dame de France pour l’informer afin qu’elle puisse mettre son énergie et celle de son mari au service de la vérité et d’un peuple en détresse qui attend le soutien de l’Occident.

26.08.2010

 
Iran : Lapidation et manipulations

Il y a un mois quand le Bazar de Téhéran avait commencé sa grève et le mouvement était devenu national, le régime qui ne parle jamais de ses violations des droits de l’homme avait médiatisé la condamnation à mort par lapidation d’une dénommée Sakineh pour faire diversion sur la grève menaçant sa sécurité. Puis quand la grève s’est terminée, le régime a désamorcé cette bombe médiatique en suspendant le verdict de Sakineh. La semaine dernière, le 10 août, le Bazar de Machad a commencé une grève. Le soir même, le régime a créé une nouvelle grande diversion médiatique avec les aveux télévisés de Sakineh. Mais le fait est que ces aveux n’existent pas. Attention, vous êtes manipulés. | Explications |

16.08.2010

 
Iran-EU : La guerre silencieuse

Washington qui a besoin d’une entente stratégique avec les mollahs islamistes pour agiter les régions musulmanes de la Chine et la Russie combine une guerre d’usure économique et des offres d’entente. Il s’agit de passer les pouvoirs politiques et économiques aux pions islamistes de Washington et cantonner les mollahs dans le rôle de distributeurs de fatwas. Les mollahs refusent car ce rôle de subalternes sans accès aux contrats pétroliers ne leur convient pas. Leur refus catégorique met Washington mal-à-l’aise car il se retrouve dans l’obligation morale d’adopter des mesures plus fortes qu’il aime éviter pour ne pas renverser ces mollahs utiles à ses desseins régionaux. Pour éviter ces sanctions, mais néanmoins agir pour rassurer ses citoyens, il lui arrivait d’annoncer comme nouvelles sanctions des mesures déjà existantes ou encore de censurer les réponses négatives des mollahs et, encore plus fort : dernièrement, il a entrepris de nouvelles formes de sanctions, mais il évite de les médiatiser afin de se montrer démuni de moyens pour agir. Cela donne une image d’impuissance à Washington alors qu’il n’en est vraiment rien. On peut dire qu’il est sur le point de faire craquer les mollahs. Mais au fur et à mesure qu’il s’approche du but, Washington vit avec l’angoisse d’un faux-pas qui reverserait ses futurs alliés utiles.

12.08.2010

 
Iran : Le régime est en quête d’un face-à-face explosif

Ahmadinejad a traité Bush de poule mouillé et a mis Obama au défi d’un débat face-à-face. Le représentant des mollahs aux Nations Unies a pour sa part averti que Téhéran « mettrait Tel-Aviv à feu en cas d’attaque israélienne contre la République islamique pour son programme nucléaire » alors qu’Israël ou les Etats-Unis n’avaient parlé d’aucune attaque et que les Etats-Unis avaient même accepté la semaine dernière un dialogue aux conditions posées par Téhéran. C’est là le problème : pour rester dans son rôle du leader de la rue arabe, rôle qui lui assure le privilège de commander le Hezbollah, Téhéran doit éviter tout apaisement avec Washington. Il doit aller au clash pour saboter le dialogue. Ses déclarations semblent cependant parfois contradictoires même si elles sont très provocatrices. En fait, il n’y a rien de contradictoires : ses déclarations sont très techniques et chargées d’insinuations très précises liées à l’histoire de leur face-à-face avec les Américains.
| Décodages |

03.08.2010

 
Iran : Toutes les futures sanctions européennes

Selon l’AFP, hier lors de leur réunion à Bruxelles, les ambassadeurs des 27 pays de l’UE auraient bien progressé vers un accord sur le contenu de sanctions renforcées qu’ils comptent imposer à l’Iran. Le quotidien russe Kommersant proche de Poutine a vendu la mèche sur le contenu de cet accord.

23.07.2010

 
Iran : Le retour de la punition américaine par le Jundallah

Le groupe islamo-sépératiste, le Jundallah, financé par Washington, a encore frappé les Pasdaran en visant une mosquée de la ville de Zahedan où ils se réunissaient pour prier. Selon le Jundallah, 2 bombes humaines se sont fait exploser à quelques minutes d’intervalles devant la porte d’entrée de l’établissement en faisant plus de 100 morts. Téhéran a parlé de 20 morts et 55 blessés pour minimiser la frappe. Il est cependant impossible de vérifier car le régime n’a diffusé aucune image d’ensemble du site frappé. En revanche, il a accusé Washington.

16.07.2010

 
Lapidation : L’horreur comme outil politique

Il y a une semaine, l’information iranienne la plus lue sur Google News a été la nouvelle de l’amputation d’un voleur récidiviste. Cette nouvelle horrible a été oubliée par l’annonce de la pendaison imminente d’un meurtrier mineur au moment des faits, puis celle de lapidation imminente d’une femme accusée du délit d’adultère en 2006. C’est une autre réalité de l’Iran, une réalité d’autant plus choquante que les soi-disant modérés du régime ne les ont nullement condamnées. Shirin Ebadi que nous dénonçons comme une fausse dissidente a également brillé par son silence. Ces infos qui donnent la chair de poule et une bien mauvaise image du régime et de ses faux opposants ne vous sont pas parvenues grâce à l’investigation de quelques journalistes intrépides, elles ont été délibérément diffusées par les mollahs eux-mêmes. Il s’agit de diversions médiatiques, un écran de fumée pour faire oublier une suite inédite du soulèvement populaire de juin 2009.

10.07.2010

 
Iran-Irak : Washington lâche Mariam et Massoud Radjavi

Washington qui a besoin d’une entente avec les mollahs pour accéder à l’Asie Centrale ou pour dominer les chiites utilise depuis 2 ans les Moudjahiddines qui vivent en Irak dans le camp Achraf comme une éventuelle monnaie d’échange. Au moment où Téhéran continue à refuser le dialogue, première étape vers cette entente vitale pour les intérêts américains, les Etats-Unis ont définitivement renoué avec cette approche en plaçant ce 2 juillet le camp sous l’autorité du gouvernement (chiite) irakien qui a aussitôt lancé des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de Massoud Rajavi et de 37 hauts responsables de l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple iranien.

06.07.2010

 
Iran : Les sanctions annoncent un cycle infernal

Après une année d’apaisement pour parvenir à une entente, le président américain Barack Obama a ratifié hier une nouvelle série de sanctions contre l’Iran.

02.07.2010

 
Iran : Un festival de ruses !

Le ministre russe des affaires étrangères a proposé à l’Iran une rencontre avec le groupe de Vienne (Etats-Unis+France+Russie) pour avancer le projet de l’échange du combustible après l’annonce faite par le ministre iranien des affaires étrangères que la décision de retarder la reprise du dialogue ne concernait pas l’échange du combustible. La réponse de Téhéran risque d’être négative car il n’a pas dit ce que la Russie a cru avoir entendu.

30.06.2010

 
Iran : Rumeurs d’une guerre qui n’aura pas lieu !

Il y a une semaine, la presse israélienne a affirmé qu’une douzaine de navires de guerre américains (dont un porte-avions) et un navire de guerre israélien avaient traversé le Canal de Suez avec la collaboration discrète de l’armée égyptienne pour faire route vers la mer rouge. L’annonce est devenue par la suite une rumeur sous l’effet de sa reprise par certains sites qui aiment prétendre disposer d’infos secrètes, ce qui a donné lieu à des rumeurs d’une frappe imminente des installations nucléaires iraniennes. Ce n’est pas la première fois que de telles choses arrivent. Les autorités américaines ont pour leur part ni confirmé, ni démenti. Cela n’est pas non plus une attitude inédite : tout au long de la présidence Bush en parallèle aux efforts diplomatiques intenses pour renouer le dialogue avec Téhéran en vue d’une entente vitale pour les Etats-Unis, les autorités américaines avaient frappé sur les tambours de la guerre. A l’époque, notre pronostic était qu’il n’y aurait pas de guerre, nous le maintenons : il n’y aura pas de guerre, mais nous assistons à un retour des tambours de la guerre dans une version plus efficace.

26.06.2010

 
Iran-nucléaire : La grosse chose des mollahs

Deux jours après avoir annoncé qu’il interdisait l’accès aux installations nucléaires iraniennes à deux inspecteurs de l’AIEA, le chef du programme nucléaire iranien Salehi a annoncé que son équipe avait produit « plus de 17 kilos » d’uranium enrichi à 20% et qu’elle avait la capacité de produire 5 kilos par mois. Avec un bon sens de timing que l’on lui connaît, le régime laisse supposer des progrès qu’il souhaiterait garder secrets, une manière de provoquer une amplification de la crise pour faire capituler l’Occident.

24.06.2010

 
Iran : Jahanchahi arrive… au secours !

Il y a trois jours, Bernard Henri Lévy avait réuni à Paris un certain nombre de personnages qui se disent opposants iraniens. Parmi eux, il y avait un certain Jahanchahi qui revendique désormais la direction de toute l’opposition. Il a accordé un entretien à Renaud Girard du Figaro. Ce texte a amusé un certain nombre de lecteurs iraniens car ce personnage est en fait un parfait inconnu. Moins amusant, dans cet entretien, Jahanchahi a abordé un thème qui fait débat depuis quelques semaines : la formation d’un gouvernement en exil qui est la porte ouverte à la signature par des parfaits inconnus des contrats engageant l’Iran pour des décennies. Voici donc l’interview accompagnée de nos annotations.

15.06.2010

 
Iran – Gaza : La Turquie superstar !

Depuis quelques mois, la Turquie était présente dans l’actualité comme un négociateur improvisé dans la crise nucléaire iranienne. Elle a dernièrement pris part à la signature d’un compromis nucléaire avec les mollahs. Elle est depuis une semaine au centre de l’actualité comme un acteur émergeant de la scène internationale dans le conflit le plus épineux de la planète. De notre point de vue, cette Turquie superstar est le produit de la volonté de Washington et ce n’est pas sans risque pour ce pays.

08.06.2010

 
Iran : La place de la France dans la crise nucléaire iranienne

L’AIEA vient de publier un nouveau rapport sur l’Iran. Washington qui a besoin d’une entente avec les mollahs et de ce fait doit éviter des sanctions susceptibles de les renverser a noté une absence de coopération iranienne avec l’AIEA, mais il n’a pas demandé de nouvelles sanctions en sus de sa guerre d’usure économique contre les mollahs. La raison est qu’une entente avec les mollahs permettrait aux Etats-unis de contrôler la plupart des gisements pétroliers ou gaziers du monde. La France, qui avait dans les derniers mois soutenu cette approche hostile aux intérêts pétroliers des autres grandes puissances membres du groupe des Six, a doublement rompu avec cette position en déplorant le manque de dialogue des mollahs non pas avec l’AIEA, mais avec les Six, puis en exigeant l’adoption de nouvelles sanctions. C’est une évolution remarquable, mais cette crise en a connu beaucoup d’autres. Pour comprendre son importance ou manque d’importance nous avons décidé de vous exposer un petit historique de ces évolutions.

03.06.2010

 
Iran : Lula, l’architecte d’une nouvelle communauté internationale

Après avoir échoué dans ses efforts à nouer le dialogue avec les mollahs, Washington, qui a besoin de ces derniers pour étendre son hégémonie dans les régions musulmanes et pétrolières du monde, a été dans l’embarras : il lui fallait adopter des sanctions plus fortes, ce qui va renverser ces futurs alliés utiles. Pour éviter ces nouvelles sanctions contraires à ses intérêts, en décembre 2009, Washington a mis en avant le Brésil, son plus important partenaire commercial en Amérique latine, qui s’est dit opposé à toutes nouvelles sanctions. Depuis, dès qu’on lui parle de la nécessité de sanctions contre les mollahs, Washington rappelle l’existence du frein brésilien comme cela a été le cas ce jeudi quand Hillary Clinton a estimé que malgré de « très bonnes relations bilatérales », les Etats-Unis et le Brésil avaient un « grave désaccord »« à propos de la manière de traiter la question du nucléaire iranien !

29.05.2010

 
Exclusif - Iran : Washington contourne ses propres sanctions

Alors que l’on parle des nouvelles sanctions à l’encontre des mollahs et de leurs partenaires commerciaux (européens, chinois ou russes), un ancien haut fonctionnaire américain a révélé que 18 banques américaines entretenaient des relations avec des établissements financiers iraniens inscrits sur la liste noire américaine. Dans le même genre, en avril 2009, les mollahs ont révélé que les principales banques américaines lui avaient proposé d’aller plus loin en ouvrant des succursales à Téhéran. En juin 2009, Londres avait révélé que Washington avait autorisé en cachette les Indiens à entretenir des relations commerciales de haut niveau avec les mollahs. Hier, les mollahs eux-mêmes ont annoncé qu’ils avaient gagné un important appel d’offre pétrolier indien lancé en septembre 2009, ce qui ne saurait être fait sans l’accord des Américains. Washington joue un double jeu contre les mollahs, mais aussi contre la communauté internationale.

25.05.2010

 


0 | 50 | 100 | 150 | 200 | 250 | 300 | 350 | 400

Flux RSS de cette rubrique