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Iran : La semaine en images n°201
26.12.2011

La semaine dernière, les hommes d’affaires du régime, issus des clans au pouvoir, se sont massivement mis à acheter de l’or et des dollars car les deuils d’Achoura, un des éléments fondateurs du chiisme, ont été massivement boycottés par le peuple, mais aussi et surtout par les Pasdaran et les mollahs de base. Sous l’effet de la demande, le dollar a battu son record de prix et de hausse sur le marché libre du bazar. Avec environ 6% en 6 jours, il est passé de 1320 à 1384 tomans. Quant à l’or, les quantités vendues au Bazar par l’Etat étant limitées, les acheteurs se sont orientés vers l’achat à la bourse avec de pièces d’or livrables dans les mois à venir. Malgré l’exigence de la totalité du prix à l’achat au lieu d’un acompte et le solde à la livraison, le prix de ces pièces virtuelles est monté de 20 à 40% selon la date de la livraison !

Grâce à ces hausses, chacun pouvait constater que les hommes d’affaires du régime étaient paniqués. Le régime devait intervenir pour calmer la ruée vers l’or qui fait état d’une nouvelle scission interne. Par le passé, le régime avait augmenté les quantités d’or et de dollars sur le marché pour résorber la crise, mais cette fois, il n’a pas agi de cette manière confirmant ainsi la fonte des réserves et des problèmes de liquidités à la Banque Centrale Iranienne. Le régime manque en fait de revenus en devises car les sanctions américaines adoptées en 1996 l’empêchent de finaliser les protocoles d’accord pétroliers qu’il signe.

Pour résumer la situation, avec le boycott d’Achoura, les associés du régime avaient acquis la certitude que le régime manquait définitivement de réserves humaines pour assurer sa sécurité et la leur. Et avec la hausse effrénée du dollar et l’absence de mesures d’urgence, ils ont acquis la certitude que ce régime incapable de les défendre manquait aussi de réserves financières et qu’ils risquaient aussi de tout perdre avec un effondrement bancaire. Il va sans dire qu’ils ont intensifié leurs achats de dollar. On a connu une semaine de folie. Cette semaine, le dollar montait de 17,7%, presque le triple de la hausse de la semaine précédente.

D’habitude quand les choses vont mal, les gros dirigeants responsables des problèmes se cachent. Leurs lieutenants prennent le relais et enchaînent les activités positives permettant au régime de simuler une certaine normalité afin de pouvoir nier l’existence d’une crise. Le régime devait donc évoquer l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve. Puisque la crise était née de la certitude que le régime manque de réserves humaines combattantes et de réserves bancaires, le patron du régime Ali Larijani a focalisé son effort sur des activités suggérant l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve.

Mais il n’a pas su trouver assez de miliciens pour donner du poids à sa propagande. Par ailleurs, ce mercredi, conformément à la tradition préislamique iranienne de Yalda, les Iraniens devaient veiller pour enterrer la nuit la plus longue de l’année. Selon la tradition, ils devaient consommer des fruits locaux hors saison, ainsi que des fruits secs locaux comme la pistache. Mais les marchés étaient vides et les prix très élevés, ce qui n’arrive pas dans les pays en bonne santé économique.

Cette semaine, le régime a échoué dans ses propagandes et par son inaction sur le plan pragmatique, il il a non seulement été incapable de calmer la crise, mais encore il a donné à ses associés des raisons d’intensifier leurs achats. Cela a nuit à Larijani, son adversaire Rafsandjani a tenté d’en profiter.

Par ailleurs, une action de Reza Pahlavi a permis de croire à la possibilité d’un soulèvement. Le régime a dû réorienter son action sur le sécuritaire, là où il est très ridicule. Il a ainsi été obligé de réunir ses derniers combattants dans l’une des casernes centrales de Téhéran, offrant à ses associés paniqués une autre raison de continuer à acheter des dollars pour s’enfuir au plus vite.

Voici un rappel des derniers événements de la semaine dernière, suivi d’un cocktail des faits qui ont secoué le régime et des actions médiatiques qui devaient le sauver, mais n’ont réussi qu’à l’enfoncer davantage.



Il y a une semaine, on avait enregistré la plus forte hausse du dollar, c’est-à-dire la plus forte demande du dollar, quand Washington, qui sanctionne les mollahs pour les forcer à céder le pouvoir à ses pions, leur avait envoyé un émissaire pour trouver un compromis car il avait peur que leur république islamique qu’il doit refiler à ses pions pour agiter la région ne s’effondre à l’issue de cette crise. Cela voulait dire que le facteur déterminant de la crise était le constat de la vulnérabilité du régime.

Les dirigeants qui connaissent les raisons de l’agitation de leurs associés avaient immédiatement programmé un voyage d’Ahmadinejad en province pour évoquer encore une fois l’existence de réserves populaires, mais les images étaient truquées, elles n’ont pas pu rassurer les associés du régime, la crise a continué. Pour vider la ville de Téhéran qui est l’épicentre de la crise, le régime avait alors évoqué plusieurs sources d’inquiétudes : un pic de la pollution cancérigène dans cette ville, ainsi que le risque d’être attaqué par des animaux dangereux comme des lions, des vautours, des éléphants lâchés dans la nature par des propriétaires dépassés.

Sur la base des images diffusées par les agences officielles du régime, nous avons constaté qu’il n’y avait pas un surplus de pollution à Téhéran et aussi que les histoires de bêtes féroces étaient un montage car on voyait un même lionceau dans différents décors et à chaque fois, il était plus effrayé qu’effrayant.

Samedi 17 décembre (25 Azar), en début de la nouvelle semaine, le régime a oublié les lions que personne ne voyait pour parler de renards qui véhiculent le virus de la rage pour combattre la rage d’acheter de l’or et des dollars. Cela n’a pas arrêté les renards des finances d’autant que les médias du régime n’ont pas publié de photos de renards pour illustrer leurs propos alarmants.

Le régime ne trouvait pas le moyen d’arrêter la crise, la demande s’est amplifiée, et le dollar disponible en quantité limitée s’est mis à monter.

Le régime a alors oublié ses alertes zoologiques et au prétexte d’une conférence sur ses capacités sécuritaires face à toutes formes de menace, il a exhibé une autre espèce rare dans nos villes : le Pasdaran fidèle.

Mais il n’a pas publié de vues générales de la salle, ce qui n’a été guère rassurant. Par ailleurs, les spécimens exhibés étaient bien vieux, hagards et garnis de rondeurs incompatibles avec leurs profils de commandos d’élites.

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Enfin, le ministre de la défense et les commandants présents semblaient être tétanisés à l’idée d’aller au combat dans cet état.

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Ces images étaient trop déconnectées de l’annonce. Le régime n’a pas pu rassurer les riches qui sont convaincus par sa vulnérabilité. La demande de dollar a fait montrer le prix du billet vert à 1400 tomans. La crise persistait. Il fallait détourner l’attention des Iraniens, mais aussi des partenaires étrangers du régime de cette crise annonçant la faillite de l’Etat.

Pour détourner les Iraniens sur le sujet, comme la semaine dernière, le régime a parlé du succès de ses propres ventes de pièces d’or bon marché à la Banque centrale et la Banque Kargoshaï. Par ailleurs, en tablant sur leur attachement à la préservation de leur patrimoine, le régime a médiatisé la chute par sa propre faute de plusieurs carreaux de la coupole d’une mosquée historique d’Ispahan ! Par la suite, le régime a aussi médiatisé la détérioration par sa faute de deux sites préislamiques, sans parvenir à captiver l’attention sur ces sujets.

En ce qui concerne la mosquée d’Ispahan, les gravats sont importants, mais on ne voit guère les carreaux azur et or de la coupole parmi ces gravats. Les carreaux des gravats sont d’un bleu commun introuvable sur la coupole. Ce qui laisse supposer qu’il s’agit d’une mise en scène. Le régime a prélevé les carreaux historiques et jeté des gravats grossiers et des carreaux communs cassé sur le toit d’un étage inférieur de l’édifice (et non au sol afin que l’on ne puisse pas voir ce qui cloche).

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Pour détourner l’attention de ses partenaires étrangers sur la crise financière annonçant sa faillite et son insolvabilité, le régime a également focalisé ses médias sur l’inauguration de l’exposition internationale de Téhéran sur la construction des voies régionales insinuant l’existence de grands projets donc une bonne santé économique !

En fait, le régime avait déjà publié, il y a quelques semaines, les photos des maquettes que l’on a vues dans cette expo. Cette expo était une piqûre de rappel sur des projets en études qui pourraient intéresser ses partenaires économiques régionaux notamment les pays d’Asie Centrale qui sont ses partenaires bancaires afin qu’ils restent à ses côtés.

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Afin de pouvoir parler aux représentants de ces pays, le régime a organisé une conférence internationale sur Rûmi, poète iranien du 13e siècle également vénéré dans ces pays autrefois iraniens. Cette dernière opération a été un échec car on na guère vu de faciès bridés de nos cousins du nord, mais des gens du régime !

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Dimanche 18 décembre (26 Azar), le dollar est monté légèrement de 1400 à 1408 tomans car le régime a parlé de la signature de 10 contrats pétroliers avec la Russie, mais par la suite, on a su qu’il s’agissait de la signature d’un protocole d’accord d’achat d’équipements de raffinage de sables bitumineux avec le Tatarstan, une des républiques autonomes de la fédération de Russie.

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Il n’y avait pas de gain pour le régime et ce dernier payait encore un de ses partenaires pour préserver ses liens à un moment où chacun doute de sa solvabilité.

Dans l’après-midi, le régime a annoncé la fermeture de la chaîne de production des véhicules utilitaires d’Iran Khodro à Tabriz en prétextant l’incapacité de cette usine à écouler 40,000 camionnettes Bardo, son unique produit, et donc à pouvoir payer ses ouvriers.

La proximité des news laissait supposer que le régime avait annoncé les 10 contrats avec la Russie pour amadouer ses partenaires, mais aussi pour adoucir le choc de cette fermeture qui a mis au chômage 1500 ouvriers à Tabriz, mais aussi quelque 20,000 ouvriers à Arak, une ville spécialisée dans la fabrication des pièces détachées. Il a aussi annoncé cela tardivement pour limiter l’impact sur le dollar.

Cependant, l’argument annoncé pour la fermeture nous a paru bizarre car le régime peut imprimer des billets pour payer ses ouvriers. L’argument ne tenait pas. En fait, le régime a très vraisemblablement fermé l’usine car il manque d’électricité et sous l’effet des sanctions, il ne peut se procurer assez de kérosène, le carburant nécessaire pour produire de l’électricité dans ses centrales thermiques. Il devait arrêter une grande usine et des unités qui en dépendent pour économiser de l’électricité et du kérosène pour produire de l’électricité, mais aussi pour ses transports aériens ou pour ses manœuvres destinées à affirmer sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz, ultime moyen pour rassurer les siens qu’il peut rester au pouvoir afin qu’ils reviennent à ses côtés et se mobilisent pour le défendre.

Le régime devait fermer une usine pour économiser du kérosène, il a choisi l’usine de Tabriz qui ne trouve plus de clients depuis que ses associés ont délaissé le business pour vendre leurs entreprises, leurs actions ou leurs biens afin de financer leur fuite. Le régime a sacrifié des dizaines de milliers d’ouvriers car il avait un prétexte facile pour fermer l’usine.

Mais malgré les précautions prises pour annoncer une bonne nouvelle pétrolière, les villes de Tabriz et d’Arak ont été dévastées par cette fermeture qui laisse des milliers de familles sans aucune ressource juste avant l’hiver. La tension est montée d’un cran dans ces villes. Le régime a engagé une vaste campagne d’intimidation. Il a annoncé plusieurs pendaisons à Arak.

La présence d’Iran Khodro à Mashad et le risque d’une grève de solidarité dans cette ville qui boycotte toujours les manifestations du régime a poussé le régime à inclure cette ville dans sa campagne d’intimidation : il a annoncé « l’arrestation massive de dizaines de caïds et fauteurs de troubles ». Les images de cette arrestation montrent une quarantaine de junkies défoncés réunis dans la cour d’une caserne, ce qui montre que le régime a perdu sa force de frappe dans cette ville avec la rupture des Pasdaran et des Bassidjis.

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Enfin à Tabriz qui est une ville plus importante et une ville très combattante, le régime a annoncé qu’il avait arrêté 85 personnes pour une précédente affaire de contestation. Il a même divulgué les noms pour authentifier ces arrestations. Par ailleurs, il a également annoncé un pic de pollution très mortel dans cette ville et a fermé les écoles et les collèges pour que la psychose s’installe afin que les Tabrizis ne descendent pas dans les rues et que le pays ne bascule pas dans la contestation. Mais il n’a cependant publié aucune photo du ciel de Tabriz montagneuse car cette ville n’a jamais été parmi les villes polluées du pays.

La situation était grave et même très grave car au même moment, sur tous les forums, les gens de tous bord apportaient massivement leur soutien à l’appel lancé deux jours plus tôt par Reza Pahlavi pour traîner Khamenei, le guide spirituel du régime devant le tribunal pénal international, ce qui revient à faire le procès du régime ouvrant la voie vers un soutien international à un changement du régime.

En fait, Khamenei n’a pas de vrais pouvoirs politiques. Il décrète et signe ce que les membres à vie du Conseil plénipotentiaire de Discernement décident. C’est pourquoi certains ont déploré le choix du coupable en affirmant que les vrais dirigeants siégeant au Conseil de Discernement avaient inventé une fausse opposition très islamique appelée le Mouvement Vert qui accablait aussi Khamenei et demandait sa destitution pour montrer la capacité qu’à le système à se réformer et pour disculper tous les autres vrais dirigeants afin de sauver le système sans la moindre casse. Les critiques affirmaient que le prince allait aider le régime et ses faux opposants qui sont les vrais dirigeants. D’autres affirmaient que les Etats occidentaux avaient soutenu cette démarche frelatée de la fausse opposition interne car ils ne veulent pas non plus la fin du régime.

Ces points sont justes, mais Reza Pahlavi n’a pas demandé la destitution de Khamenei par un conseil d’ayatollahs dans un cadre religieux, une opération soulignant la réformabilité du régime, il a exigé le procès de Khamenei comme le chef des criminels en place. Il a même embarqué dans le jeu les animateurs du Mouvement Vert qui ont le soutien de l’Occident.

Reza Pahlavi a ouvert une boîte de pandore pour engager les bluffeurs de Téhéran et de l’Occident dans un jeu qui remettra en cause toute la chaîne du commandement du régime. Même si Washington ou Paris, les chantres de la liberté du printemps arabe, ne se sont pas exprimés favorablement à cette initiative, Reza Pahlavi a focalisé l’attention des médias sur les droits de l’homme permettant aux Iraniens de manifester sans craindre d’être oublié par les grands de ce monde. Reza Pahlavi a utilisé Khamenei comme un slogan pour donner aux Iraniens le droit de manifester et d’exiger le soutien de l’Occident. C’est pourquoi le régime s’est montré très réactif face à la grogne naissante chez les ouvriers des secteurs de l’automobile et des pièces détachées.

Dans ce contexte, le régime s’attendait à une explosion du prix du dollar à partir du lundi. C’est pourquoi, il ne s’est pas contenté de se focaliser sur ses villes en colère, il a aussi songé à provoquer une escalade avec Washington pour évoquer sa capacité de fermer le détroit d’Ormuz et contraindre l’Etat américain à reculer afin de rassurer les siens qu’il peut rester au pouvoir et les encourager à se mobiliser pour l’aider. Pour lancer la querelle, il a annoncé la capture d’un espion américain. Mais Washington qui entend garder ses sanctions pour le forcer à aller dans son sens a esquivé la querelle en rejetant l’accusation.

La Grande-Bretagne, alliée historique du clergé et de ce régime, qui avait tenté d’entraîner Washington dans l’escalade en permettant aux mollahs d’envahir son ambassade a encore volé au secours de ses chéris en s’attaquant au jeu subtil commencé par Reza Pahlavi.

Le Canada, qui fait partie de l’Empire Britannique, a octroyé son prix du meilleur défenseur des droits de l’homme à Tabarzadi, un faux opposant proche du Conseil de Discernement, pour insérer cet élément fidèle au régime dans la contestation qui se profile. Le choix du lauréat a été proposé par un certain Hassan Zareh-zadeh Ardeshir, un animateur du Mouvement Vert, pour dénoncer l’OPA de Reza Pahlavi sur le Mouvement Vert.

Ce même jour, ce même personnage islamiste qui est d’ailleurs aidé par les Américains a aussi publié une lettre sur le site Iran-Press-news proche de Washington pour affirmer que le Mouvement Vert n’était pas orphelin et n’avait pas besoin de Reza Pahlavi. La fausse opposition embarquée dans le jeu venait de comprendre son erreur et cherchait à casser son engagement. Elle a cependant fait une erreur monumentale en plaçant le parti avant l’Iran et ce d’autant plus que le peuple a salué la souplesse de Reza Pahlavi qui a accepté de s’asseoir à côté de fieffés menteurs pour aider l’Iran.

Le régime a réalisé qu’il faisait fausse route, on n’a plus entendu ses larbins directs. Il a passé le relais à ses agents au sein de l’opposition pour critiquer la demande en évoquant un mauvais choix et demandant des poursuites contre d’autres gens sans pour autant les nnommer. Le but étant de créer le vide autour de Reza Pahlavi au lieu de l’aider. Ils se reconnaîtront puisqu’ils lisent ce site.

En prévision de l’échec de ces médisants peu convaincants, le régime a également annoncé un cycle de débats sur l’islam et le sécularisme (la laïcité ramollie pratiquée par les Anglo-Saxons) pour incruster d’autres pions dans la contestation qui se profile. La contestation étant cependant une simple hypothèse, le premier débat a été une formalité réduite à une table ronde avec 6 orateurs inconnus et beaucoup de secrétaires.

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Le but étant évidemment d’éviter cette hypothétique contestation, le régime s’est mis à organiser des événements saluant le rôle prépondérant des Bassidjis à ses côtés pour nier la rupture de ses miliciens afin de pouvoir continuer à intimider le peuple.

Mais les photos du premier événement sur l’engagement des Bassidjis ne nous montrent aucun jeune, mais une petite cinquantaine de personnes âgées qui ne sauraient empêcher aucun rassemblement hostile au régime.

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Tout cela était bien besogneux et faisait état de l’incapacité de l’actuel patron du régime à trouver une solution pour sortir de la crise. Rafsandjani, écarté du pouvoir par Larijani, a tenté un come-back : à l’occasion de la cérémonie en mémoire de son gendre, il a exposé à la vue de tout le monde son important réseau qui comporte des soi-disant modérés et des non modérés pour laisser entendre qu’il était le seul à pouvoir orchestrer un show de réformes et un simulacre de démocratie pluraliste pour sauver le régime d’une chute certaine. Ce coup de frime nous a permis d’obtenir une photo de groupe de son réseau malfaisant. Voici cette photo et les photos de gens que nous avons reconnus.

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Hassan Rowhani (de face)


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Mohammad-Ali Abtahi (assis à gauche), faux modéré du groupe du clergé combattant


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Le maire de Téhéran Ghalibaf (debout à droite)


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Le frère cadet de Khatami. Il est le chef du parti des modérés (à droite)


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Pour-Mohammadi, ex-tortionnaire qui contrôle l’inspection générale de l’Etat (assis à gauche)


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Atrianfar, le tueur modéré (2e à partir de la gauche)


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Et enfin, Nahavandian, le représentant d’Ali Larijani


Le site personnel de Rafsandjani a également annoncé la présence de Ghassem Soleymani, le commandant de la brigade Qods (branche palestinienne des Pasdaran), mais Soleymani évite les caméras et nous n’avons pas pu le trouver dans les diverses images de cet événement.

Un point important était aussi la liste des absents : on n’a pas vu Larijani qui est l’ennemi de Rafsandjani. L’actuel patron du régime a envoyé son lieutenant Nahanvandian qui a été photographié comme une bête curieuse par les gens du réseau adverse.

On n’a également pas vu Mohsen Rezaï ou encore l’ayatollah Hashtroudi qui doit sa carrière à Rafsandjani. On n’a pas vu le guide qui doit sa carrière à Rafsandjani, mais vu son rang, il pouvait ne pas être présent, en revanche, il pouvait envoyer un proche comme Haddad-adel qui côtoie professionnellement Rafsandjani au Conseil de Discernement, mais il n’était pas là non plus. Ce qui annonce un rejet du retour de Rafsandjani. Pour Khamenei, cela se comprend car Rafsandjani a été à l’origine de la focalisation sur sa personne pour payer à la place des autres.

Le refus des autres ténors du régime peut relever des ressentiments contre Rafsandjani et ses lieutenants. Mais si Rafsandjani pouvait sauver le régime, ils l’auraient soutenu. En fait, la majorité des mollahs pense que Rafsandjani peut couler le régime car il est sous mandat d’arrêt international donc passible du TPI alors que Reza Pahlavi vient de lancer l’idée d’un procès des criminels de ce régime devant le TPI.

Par ailleurs, en 2009, Rafsandjani avait inventé le Mouvement Vert avec ses amis et membres du conseil de discernement Moussavi et Karroubi pour sauver le régime, mais à la suite d’un appel de Reza Pahlavi, le peuple avait envahi les rues faisant virer la fausse révolution de couleur de Rafsandjani en une vraie révolution. Le régime avait frôlé la chute. Personne ne veut se retrouver dans la même situation surtout à un moment où Reza Pahlavi revient dans le jeu et que le régime est devenu très vulnérable avec la rupture de l’ensemble des Pasdaran et l’envie de fuir de ses associés.

Le rejet du Mouvement Vert (qui peut accélérer la chute) signifie un durcissement du régime. Ce durcissement peut faciliter la tâche de Reza Pahlavi pour plaider un soutien au changement du régime si les Occidentaux jouent le jeu. Mais pour l’instant, aucun président occidental n’a parlé en faveur de Reza Pahlavi et du peuple iranien. C’est pourquoi le régime a implicitement choisi cette solution de résister bien qu’elle soit aussi mauvaise que de celle d’accélérer sa chute en réanimant le Mouvement Vert, initiateur de l’accusation contre Khamenei. En fait, en cherchant à revenir à tout prix, Rafsandjani a forcé ses pairs à exprimer des choix qu’ils repoussaient car ils sont tous très mauvais.

Ce choix d’une solution qui n’en est pas une a plombé la moral des troupes : associés économiques, Pasdaran encore fidèles, collaborateurs de base qui n’ont pas assez de sous pour partir. Il était clair qu’ils allaient aussi tenter de grappiller des dollars et des pièces d’or pour préparer leur fuite. Lundi allait être plus terrible que prévu.

Lundi 19 décembre (27 Azar), avant-midi, le dollar est passé de 1408 à 1445 tomans (soit +37 tomans ou +2,5% ou encore +3,8% depuis le début de cette semaine). Le régime a cessé d’annoncer le prix dans l’après-midi et il a exhibé le ministre de la justice pour évoquer des pendaisons, comme pour intimider les siens.

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Après cet avertissement camouflé, au prétexte d’un hommage à ses miliciens universitaires, le régime a exhibé des rangées de Pasdaran en uniforme, assis côté à côte, formant des lignes impressionnantes. Certains tenaient dans leurs mains un livre sur le principe de la Tutelle du Guide Suprême pour confirmer que tout cela sera employé pour défendre le régime, pour laisser supposer qu’il y avait encore un espoir.

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Mais cette fois, le régime a diffusé une photo d’ensemble. Nous avons compté les officiers présents : ils étaient 126 et à y regarder de près plutôt pas jeunes et plutôt ramollis.

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Il y a un mois, pour la parade de fin d’études de ses 3000 jeunes officiers, il a pu rassembler à peu près 400 individus présentables. Sa salle de 126 officiers annonçait des ruptures. Les associés du régime pouvaient constater le même recul, ils devaient donc continuer à acheter, le dollar devait en principe montrer de 37 tomans si cela n’avait pas déjà été fait ce lundi de black-out.

Mardi 20 décembre (28 Azar), le dollar est monté à 1530 tomans (soit +85 tomans ou + 6% ou encore +10,5% depuis le début de la semaine). Le régime n’a plus fait le silence sur le prix du dollar car cela avait augmenté l’anxiété et encouragé les achats.

Au lieu de se taire honteusement, il a commencé à embrouiller les acheteurs en affirmant que le prix était monté à 1545 tomans lundi et qu’il était en baisse ! Puis divers médias ont annoncé d’autres prix : 1505 tomans ou encore 1450 tomans !

Le régime a aussi annoncé le début de nouveaux soldes de pièces d’or très bon marché à la banque Kargoshaï pour éloigner les gens du marché du dollar. Cette dernière initiative n’a pas eu le succès escompté car l’offre de pièces par personne est très limitée et les gens perdent beaucoup de temps à attendre leur tour pour obtenir très peu d’or.

Il était clair que dès le lendemain, le régime allait connaître une nouvelle hausse sous l’effet de la demande qu’il ne pouvait pas résorber. La situation allait empirer.

On était alors la veille de Yalda, la nuit la plus longue de l’année, qui doit être fêtée pour saluer le retour de la lumière. Mais le marché était vide de monde car les prix étaient trop élevés. La fête était gâchée.

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Cela pouvait faire exploser les ouvriers mis en chômage deux jours plus tôt. C’est pourquoi le régime a prolongé l’état d’urgence du pic de la pollution à Tabriz et s’est mis à évoquer aussi un possible risque du retour du pic de pollution à Téhéran afin d’interdire la ville dès le moindre signe avant-coureur d’agitation.

Face au risque évident, le régime a organisé un second volet de débats entre l’Islam et le sécularisme qui doit servir de moyen pour incruster ses éléments dans la contestation. Cette fois, il y avait une vingtaine de jeunes dans la salle.

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Comme le reste de la semaine, il devait nous montrer des photos de Pasdaran fidèles, mais étant donné que le nombre de ses miliciens a chuté et qu’il dispose de peu d’éléments, il ne pouvait pas prendre le risque de montrer les mêmes. Sous un prétexte fallacieux, on n’a pas eu droit à un autre rassemblement de Pasdaran fidèles. Cette fois, le régime a parlé de son attachement au Pasdaran et de l’engagement de ces derniers, en organisant deux jours à l’avance, le 40e jour de deuil en mémoire des 37 officiers réfractaires qu’il a lui-même récemment éliminés dans l’explosion douteuse d’un dépôt de munitions où ils ne devaient pas se trouver.

Mais le point positif est que les officiers en rupture qui avaient boudé les obsèques de leurs camarades organisées par le régime ont aussi boudé cet hommage bidon. Le régime a dû faire appel à des civils pour remplir la mosquée choisie pour cette opération de propagande.

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On voit une soixantaine de participants. Il a dû renoncer à la publication des vues d’ensemble du site, mais on constate le vide sur la photo consacrée à la présence de Rahim-Safavi, l’ex-patron des Pasdaran qui pour cette importante opération de marketing avait mis son uniforme alors qu’il ne le porte plus à aucune occasion.

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Le boycott de cette opération a perturbé les plans du régime. il a sorti de sa poche des Palestiniens de passage à Téhéran et a tenté d’en faire un ersatz de Pasdaran absents à ses côtés ! Mais ils étaient bien peu nombreux pour être des renforts exploitables.

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Le lendemain, il y avait la nuit de Yalda et la rancœur des Iraniens qui ne pouvaient pas célébrer cette fête très importante. Le régime n’avait pas pu rassurer et montrer des images évoquant l’existence de renforts intéressants. Cela allait profiter à la crise, mais aussi à Reza Pahlavi qui représente l’espoir d’un retour au confort hors du commun de l’époque de son père. Excédé par les soutiens qui lui sont envoyés par Internet, le régime a ralenti la vitesse du réseau !

Mercredi 21 décembre (29 Azar), le dollar est monté de 1530 à 1630 tomans ! +100 tomans ou + 6,5% (la veille la hausse était de 6%) à ce moment, on avait atteint +17,7% depuis le début de la semaine ! Il restait encore un jour dans cette semaine. Il restait la nuit de Yalda et son lendemain de colère.

Au prétexte de la clôture d’un festival inconnu consacré à l’action culturelle du Bassidj, le régime a tenté de nier la rupture de cette milice jeune, chargée de sa sécurité, mais on a encore vu une équipe vieillissante qui ne peut guère lui être utile en cas de problème.

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Sans doute conscient de l’impact négatif des images de l’événement sur l’énoncé de l’événement, le chef du pouvoir judicaire du régime, Sadegh Larijani, le frère du patron du régime Ali Larijani a annoncé que le régime n’avait aucune gêne à procéder à des pendaisons publiques et collectives !

De telles exécutions peuvent cependant déclencher la colère du peuple, d’autant plus qu’il se croit protégé par le coup de projecteur de Reza Pahlavi sur la répression en Iran. C’est pourquoi on n’a guère eu d’annonces de pendaisons et le régime a préféré se focaliser presque entièrement sur le pic de pollution à Tabriz, à Téhéran mais aussi à Ispahan une des villes les plus hostiles au régime et les plus agitées en termes financiers.

Pour ce qui d’Ispahan, avec une photo d’une des bornes de mesure de pollution, on a la preuve que la pollution était dans la moyenne normale pour la ville. D’ailleurs, des gens pris par hasard dans l’objectif des photographes du régime ne portent pas de masques alors que le niveau élevé de pollution en Iran a rendu cet objet très courant.

Pour ce qui est de Tabriz, on n’a vu aucune photo, idem pour Téhéran. En revanche, le régime a annoncé que les bornes de mesure de pollution étaient en panne car elles montraient un niveau de pollution bien en dessous des annonces du régime.

Jeudi 22 décembre (30 Azar), il n’y a pas eu de hausses du dollar car le régime a forcé les agents de change à fermer leur boutique ! Le régime a aussi annoncé la destitution du commandant des Pasdaran à Téhéran et la nomination d’un élément réputé plus dur à sa place. On était dans le style martial !

Le régime a également annoncé la fermeture du site de mesure de pollution à Téhéran pour avoir les mains libres pour agir à sa guise dans les jours à avenir. Ses divers médias ont relayé l’info, mais nous avons trouvé le site qui s’affiche désormais avec son adresse IP et avons constaté que l’air était respirable, ce que d’ailleurs les gens peuvent deviner en ouvrant leur fenêtre. Le régime était dépassé.

Par chance pour nous, Rafsandjani s’est à nouveau mis à l’œuvre pour qu’on le remarque. Pour cela, il a choisi d’aller présider le conseil d’administration de l’université privée qu’il possède car Larijani fait tout pour prendre possession de ce bien. Il a en fait défié le patron du régime par ce geste pour montrer son courage alors que l’autre se cachait depuis une semaine et tentait de retenir le peuple à la maison avec des annonces bidon de pollution ! On voit là qu’il était ravi. Il a même fait prier sa bande derrière lui pour rappeler qu’il avait aussi une légitimité religieuse.

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Larijani a compris le message, il est enfin sorti de son trou au prétexte bidon d’une conférence sur l’islam et la médecine avec à ses côtés des mollahs plus élevés en termes de savoirs religieux que Rafsandjani qui n’est même pas un ayatollah.

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Puis le patron du régime a puni l’impertinent en annonçant la convocation de sa fille Faezeh devant les tribunaux de son frère Sadegh Larijani pour « participation à un complot contre le régime » en référence à son engagement dans le Mouvement Vert alors que ce machin reste une entité légale ! Rafsandjani était visé personnellement : il a arrêté sa parade et le tribunal a oublié sa fille.

Vendredi 23 décembre (1er Dey), en prenant en compte ses échecs, l’intervention de Rafsandjani qui veut sa place, ou encore la brèche ouverte par Reza Pahlavi, Ali Larijani a décidé de commencer la semaine par des gestes forts.

Avant le début de la nouvelle semaine, il a annoncé 10 jours de manœuvres dans le détroit d’Ormuz pour se donner les moyens de parvenir à provoquer une escalade indispensable pour évoquer sa capacité de nuire à Washington.

Mais par le passé, ce genre d’attitude avait provoqué une panique importante chez les associés du régime qui craignent un renforcement des sanctions susceptibles de nuire à leur fuite. L’envie de la provocation avait aussi renforcé le boycott des Pasdaran. Le geste était dangereux alors que Reza Pahlavi tente d’ouvrir une brèche pour permettre aux Iraniens de manifester aussi leur colère.

Pour minimiser la menace, Ali Larijani a également aligné les derniers éléments fidèles dans le Bassidj dans une caserne du 17e arrondissement de Téhéran car ce quartier abrite un site important : le dépôt d’armes de la ville de Téhéran.

Larijani voulait dire qu’il savait où concentrer ses troupes pour empêcher qu’une agitation née de ses erreurs ou provoquée par un tiers ne puisse se terminer par une distribution d’armes à la population ce qui anéantirait les chances de survie du régime et surtout les chances de ses collaborateurs et de ses dirigeants à s’enfuir. Mais Larijani a fait une bien mauvaise opération car on a vu des troupes disparates, vieillissantes et mal équipées qui seraient incapables de défendre un dépôt d’armes et l’aéroport, derniére issue de secours des dirigeants.

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Samedi 24 décembre (2 Dey), on n’a pas entendu parler des manœuvres maritimes du régime ! Le régime ne les a pas jugées opportunes d’autant plus qu’il avait, selon nos sources, imposé une baisse de 14% aux agents de change pour démarrer les ventes de dollar à 1400 tomans, mais sous l’effet de la demande qui est restée intacte, le billet vert a repris des couleurs. Avant midi, il était à 1445 tomans, puis il est arrivé à 1465 tomans, soit une hausse totale de 4,6%, le tiers de la baisse imposée par le régime ; par ailleurs, un taux de hausse proche du taux-record de 6% de la semaine dernière.

La pièce d’or est aussi partie à la hausse en raison d’un report de la demande vers ce produit en raison de la fermeture forcée imposée jeudi dernier aux agents de change.

Dans ces conditions il était plus avisé de reporter les manœuvres. Mais elles pourraient avoir lieu si le dollar revenait à son niveau de la semaine dernière et que le régime se retrouvait complètement cerné de problèmes comme un voleur cerné par les policiers qui ne trouve son salut que dans une sortie fracassante.

En attendant, le régime s’est lancé dans toutes sortes de diversions médiatiques pour détourner l’attention du Bazar qui est à nouveau agité. Le régime a ainsi reparlé des sites historiques menacés, il a mis en avant un nombre incalculable de faits divers. Il a aussi chargé ses soi-disant opposants à parler de leur malheur ou des pendaisons secrètes survenues au cours des mois passés. Très pragmatique, il a lui-même annoncé 7 pendaisons dans la région où est située la ville en colère de Tabriz et il a même évoqué, le sujet ultra-médiatique de Sakineh en évoquant une possible pendaison publique.

Cette agitation médiatique douloureuse va sûrement éclipser les variations du dollar, mais cela va profiter au projet de Reza Pahlavi d’autant plus qu’il a embarqué dans son aventure un certain Mohammad Mostafaï, membre de la fausse opposition et ex-avocat de Sakineh. Reza Pahlavi a vraiment joué un coup de maître. Il mérite de clore ce numéro car il va devenir le pire cauchemar de nos ennemis les mollahs.

Pour amplifier ce cauchemar vous pouvez d’ailleurs signer la pétition de soutien à la demande de Reza Pahlavi, une demande qui peut ouvrir la voie à la libération des Iraniens.