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Iran : La semaine en images n°194
07.11.2011

Au cours des dernières semaines, après le boycott des manifestations officielles et militaires par les jeunes Pasdaran (issus du peuple), les associés économiques du régime, les Âghâ-zâdeh (littéralement fils des maîtres) ont paniqué : ils ont commencé à augmenter leurs achats de pièces d’or, de lingots et de dollars. Ces achats ont fait augmenter les prix de ces produits. La hausse de l’or et du dollar a augmenté le sentiment d’instabilité du régime. Le régime était affaibli par la confirmation de la rupture de ses défenseurs et aussi par l’envie de rupture de ses collaborateurs économiques.

Le régime devait calmer la crise, mais il ne pouvait pas satisfaire la demande car d’une part, il s’agit d’échanger de précieuses devises contre la monnaie iranienne qui ne vaut rien et d’autre part, s’il satisfait la demande, ses associés n’auraient plus de raison de demeurer à ses côtés. Il irait vers l’effondrement. Il a alors inventé une affaire de fraude bancaire et de corruption et a annoncé des arrestations dans les milieux d’affaires pour intimider acheteurs… Il a aussi programmé des pendaisons publiques dans les villes les plus agitées… Mais il est resté dans l’intimidation car toute confrontation entraînerait l’effondrement du système.

Sachant qu’il ne pourrait pas entrer en conflit contre ses associés, le régime a finalement diminué fortement la distribution de pièces en or aux marchands d’or et aussi la distribution de devises à ses 601 agents de changes officiels pour geler la crise et la priver de toute visibilité tout en sauvegardant ses réserves en devises. Cette gestion défensive de la crise a fait diminuer les prix de 5%, mais le manque de devises a donné l’impression d’une banqueroute et a amplifié la panique. En l’absence de pièce d’or et de devises en quantité suffisante, les associés paniqués se sont alors orientés vers l’achat à la bourse de pièces d’or livrables dans 3 à 9 mois, le prix des pièces à venir ont alors augmenté de 18% !

La semaine dernière, la panique a été encore amplifiée suite à l’adoption de nouvelles sanctions européennes car elles peuvent accélérer le mécontentement et provoquer des émeutes alors que le régime n’a plus de défenseurs. La demande a fait exploser les prix malgré les restrictions imposées à la distribution aux revendeurs. Les prix pouvaient paniquer les vieux nervis qui restent aux côtés du régime. Conscient du danger que serait leur rupture, le régime n’a alors rien trouvé de mieux que de nier l’existence de la crise en annonçant des prix moins élevés sur le marché libre ou encore en simulant une situation économique normale voire favorable en évoquant de nombreuses rencontres avec des investisseurs étrangers à l’occasion de plusieurs expositions industrielles. Le dispositif a tenu 3 jours et a volé en éclats quand les prix ont commencé à coller aux taux atteints avant les récentes restrictions.

La révélation des augmentations tenues secrètes a démontré que le régime était dépassé et bien impuissant face à ses associés économiques. Il a alors oublié sa politique de négation de la crise et a commencé une politique de gestion de la crise en diffusant peu à peu les nouvelles de hausse…

Cette semaine, la crise des associés du régime a été amplifiée pour un nouveau motif : l’incapacité prévisible du régime à forcer les écoliers à participer, selon l’usage, aux diverses manifestations de la commémoration de la prise de l’ambassade américaine en 1979.

Le marché a été très nerveux. Le régime a dû accélérer l’allure de ses réajustements. Le cumul important des annonces officielles de reconnaissance des hausses a été vu comme une preuve supplémentaire de son dépassement. C’est pourquoi chaque reconnaissance d’une hausse par le régime a été suivie de nouvelles demandes d’or et de dollars et a entraîné une nouvelle hausse ! Cette semaine, le régime a sans cesse couru après l’info et ses associés paniqués tout en essayant de tricher quand cela était possible. Voici les images d’une semaine de folie, confuse et riche en toutes sortes de manœuvres !



Samedi 29 octobre (7 Âbân). On sortait d’une semaine agitée. La situation pouvait s’aggraver après l’échec de la commémoration de la prise de l’ambassade américaine car il ne s’agit pas d’un événement insignifiant sur une longue liste des bévues du régime, mais d’un événement essentiel.

Avant la prise de l’ambassade, la toute récente république islamique d’Iran était entre les mains d’un gouvernement formé à 100% des membres de Nehzat Azadi, un parti « islamo anti-impérialiste » financé depuis 1961 par Washington !

Les mollahs n’avaient aucun pouvoir politique important au sein du nouveau régime malgré leur rôle dans la révolution islamique, principalement parce qu’ils ont toujours été les pions de la Grande-Bretagne, le grand rival des Etats-Unis dans la guerre pour le contrôle des ressources pétrolières mondiales. En fait, il serait plus juste de dire que les mollahs avaient participé à la révolution pour le compte de la Grande-Bretagne afin d’assurer ses intérêts et Washington avait spolié ces intérêts par l’éviction des mollahs.

La prise de l’ambassade au nom de l’islam anti-impérialiste a mis dans l’embarras les pions d’apparence islamo anti-impérialistes de Washington. Pour rester au pouvoir, ils auraient dû malmener les otages américains. Ils ont dû se retirer. Les mollahs ont pu prendre le pouvoir. C’est pourquoi la prise de l’ambassade a été appelée la seconde révolution islamique. Si le 11 février est l’anniversaire de la révolution islamique, le 4 novembre est l’anniversaire de l’accession au pouvoir des mollahs d’où l’importance de sa commémoration ou la gravité de l’échec de sa commémoration pour eux et tous ceux qui se réclament d’eux (comme les Âghâ-zâdeh, aujourd’hui paniqués).

Dès le début, l’importance d’une forte mobilisation lors de cette commémoration a rapidement amené les mollahs à utiliser les écoliers (plus facilement manipulables et mobilisables) comme manifestants. Cela insinuait aussi que la jeunesse était la gardienne de cette seconde révolution islamique !

Or, en 2010, alors que le boycott des Pasdaran n’était pas si généralisé, les manifestations périphériques de la commémoration de la seconde révolution islamique n’avaient pas pu se dérouler normalement et la commémoration en elle-même avait été un fiasco : le régime n’avait pas pu trouver plus d’une cinquantaine d’écoliers volontaires, il avait dû combler le manque de participants avec des membres des Pasdaran, des fonctionnaires des renseignements... Mais entre temps, il a perdu le soutien d’un grand nombre d’entre eux, il ne pouvait donc espérer un meilleur résultat, mais un plus grand échec tout au long de la semaine. Il lui fallait prendre les devants.

Le régime qui manque de troupes pour faire état d’une puissance autoritaire supérieure à l’impact du boycott attendu a diffusé des images de l’intérieur du Conseil de Discernement, organe plénipotentiaire englobant tous les clans au pouvoir, en insistant sur la bonne harmonie et l’unité entre ses deux hommes forts, Rafsandjani et Larijani (ci-dessous).

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Or, le régime est bien avare d’images internes du Conseil de Discernement et de ses membres omnipotents. En diffusant des images insinuant l’unité, il a en quelque sorte reconnu l’existence d’une crise avec ses plus fidèles collaborateurs.

La mise en avant du Conseil de discernement pour rassurer a été une erreur tactique, conformément à notre diagnostic, la base a davantage paniqué : la bourse de l’or livrable dans 0 à 6 mois a été prise d’assaut, les prix ont augmenté. Mais, le régime n’a pas annoncé le taux atteint dans la journée : selon le système d’information adoptée la semaine dernière, il a annoncé les taux atteints deux jours plus tôt, jeudi dernier à la fin de la précédente semaine.

Selon cette information bancale et attardée, l’or livrable dans 6 mois (un mois après le nouvel an iranien) était à 734,000 tomans, mais plus important encore, la pièce livrable ce mois-ci était à 604,000 tomans.

En conséquence, le marché actuel devait donc évoluer sur ce taux de 604,000 tomans, mais étant décalé dans ses annonces, le régime a dans le même temps annoncé que la pièce d’or était à 584,000 tomans sur le marché libre. Ce fut le début d’une semaine de double prix pour la pièce d’or sur le marché libre. Avec l’existence d’un prix plus bas (579,000 tomans) pratiqué par les banques du régime, on était à trois prix sur le même produit.

La confusion était totale alors que l’on était dans la première journée d’une semaine importante. Mais le régime devait cela à ses propres erreurs, notamment, l’insistance sur son unité interne, une posture qui reconnaît de facto la désunion et la crise. On a alors assisté à une décision terrible, le régime a renoncé à l’expression de son unité interne. La rencontre hebdomadaire programmée depuis deux semaines mettant en scène la proximité entre les frères Larijani et Ahmadinejad (membre du clan Rafsandjani) pour évoquer la même unité avec d’autres postures a été supprimée.

Dans la première journée d’une semaine importante, le régime était déboussolé, déstabilisé par la panique de ses hommes d’affaires. Le régime devait affirmer son autorité sans pour autant évoquer une force qu’il n’a plus.

Étant donné que par le passé, à chaque fois que le régime avait manqué de forces, il avait agité le Hamas pour convaincre ses associés et collaborateurs qu’il pourrait demeurer indéfiniment au pouvoir grâce à sa capacité de nuisance régionale, dans un réflexe presque conditionné, il a songé à faire valoir cet argument de nuisance islamiste. Mais par un malheureux hasard pour le régime, au même moment, Israël a diligenté une frappe contre le Hamas.

Téhéran avait alors changé de registre, il avait mis en avant son appui aux « révolutions arabes » en présentant une délégation d’islamistes égyptiennes de passage à Téhéran comme des conférencières venues débattre sur l’Eveil de l’Islam ! Mais, en dehors de la réunion d’information que voici, il n’y a eu aucune image montrant ses dames en train de faire une conférence !

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Dans le même genre, dans l’après-midi, le régime a également ramassé tous les correspondants à Téhéran de pays musulmans autour d’une table en annonçant la première conférence des journalistes du monde islamisque. Dans ce cas-là aussi, il n’y a eu aucun discours.

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Samedi 29 octobre (7 Âbân), le régime n’arrivait pas à concrétiser ses efforts pour rassurer ses partisans ni d’un point de vue politique, ni en évoquant sa nuisance. Le régime a abandonné ce terrain.

In extremis, en prétextant l’anniversaire du mariage de Fatima et Ali, il a annoncé une fête géante avec distribution de gâteaux à la crème, le peuple n’a pas été au rendez-vous comme pendant le Ramadan. Pour ne pas perdre la face, le régime a dû envoyer sa fête dans le métro pour happer au vol quelques passagers. Il n’a pas mieux réussi.

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Dans le cadre de la fête qui n’a pas eu lieu, le régime avait annoncé l’organisation gratuite de centaines de mariages pour des couples démunis. Là encore, il était boycotté, seule une trentaine de couples ont accepté.

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Ce samedi 29 octobre (7 Âbân) a dû sembler bien long aux mollahs. Le ciel s’est aussi montré peu clément avec le régime. Il a plu à Téhéran et comme d’habitude la ville a été inondée.

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Dimanche 30 octobre (8 Âbân), le régime devait organiser sa première manifestation périphérique pour la commémoration de la prise de l’ambassade américaine en rendant hommage à Shahid Fahmideh, un adolescent mort à 13 ans en 1980 dans la guerre Irakienne "imposée par Washington", un hommage pour exalter l’engagement des écoliers contre l’Amérique à quelques jours de la commémoration du 4 novembre. Cet hommage n’a cessé de perdre de son éclat depuis plusieurs années. Cette fois-ci, le nombre peu élevé de participants a empêché les rassemblements en plein air. Avec un petit rassemblement dans une petite salle où les sièges du fond sont restés vides, la prestation a été plus que décevante.

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Le régime était incapable de motiver des jeunes issus des 5000 familles de miliciens qui lui restent fidèles. La panique a gagné le rang des collaborateurs sécuritaires du régime. Il y a eu une hausse, on ignore son taux, mais il a dû être élevé car le régime a reconnu une hausse de 11,000 tomans pour l’or livrable en avril, il était donc passé à 745,000 tomans, mais le régime s’est légèrement trompé dans ses calculs et a annoncé 742,000 tomans (petite tricherie).

Le régime a aussi annoncé une hausse +9000 pour l’or livrable dans 0 à 3 mois, ce qui allait hisser l’or livrable ce mois-ci, donc le tarif actuel, à 613,000, mais il a encore annoncé le tarif de 604,000 de la veille (2ème tricherie). Enfin, pour la première fois, il a aussi évoqué le tarif pour l’or livrable dans 3 mois à 694,000 tomans. Dans le même temps, il a rappelé les chiffres des taux officiels, on a ainsi eu droit à une profusion de chiffres de quoi embrouiller le commun des mortels.

La semaine dernière, le régime avait déjà joué cette carte de la confusion délibérée pour brouiller la vision : comme la semaine dernière, cette technique a surtout provoqué la panique et entretenue la ruée vers les valeurs refuges. La demande a été si forte que les succursales des banques du régime ont refusé de continuer la vente de pièce en or et que par ailleurs les 120 millions de dollars distribués quotidiennement aux 601 revendeurs officiels de devises ne suffisaient plus.

Désemparé, le régime a annoncé une autre conférence avec ses Egyptiennes sur l’Eveil de l’Islam pour rappeler sa capacité de nuisance islamique !

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Washington, qui sanctionne les mollahs pour les forcer à restituer le pouvoir à ses pions et non pour renverser le régime islamique, s’est inquiété. Il a autorisé la Turquie à signer un nouveau contrat d’achat pétrolier à un prix supérieur à 100 dollar le baril pour que le régime puisse rassurer les siens et aussi assurer l’approvisionnement du marché en dollars. Puis pour discuter un arrangement, il a envoyé à Téhéran, Massoud Barezani.

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Nous rappelons que l’arrangement veut dire une normalisation des relations diplomatiques pour permettre le transfert des pouvoirs des mollahs et leurs collaborateurs vers les pions de Washington, un processus pour sauvegarder le caractère islamique et révolutionnaire du régime afin que les pions de Washington puissent agiter la région. Washington gagnerait le gros lot, mais les mollahs et leurs associés perdraient tout sauf la vie et encore car après sa chute, un régime n’a aucun pouvoir. C’est pourquoi malgré de nombreuses rencontres entre Barezani et les responsables du régime comme Larijani et Salehi (un membre du clan Rafsandjani), il n’y a eu aucune annonce. La visite a été un échec. L’homme de Washington est reparti sans faire de bruit.

Au second jour de cette semaine, le régime était pleinement en difficulté avec son incapacité à rassurer les siens et calmer la panique, son incapacité à trouver le moyen de faire reculer Washington, son incapacité à trouver le moyen de contrôler le marché, ainsi que son incapacité à mobiliser des manifestants…

En conséquence, le lundi 31 octobre (9 Âbân) ne pouvait pas être une bonne journée. La pièce en or annoncée précédemment à 584,000 tomans est montée à 590,000 tomans : le régime a reconnu ce prix, mais a parlé d’une baisse dans le titre de la dépêche en tablant sur le poids des mots ! Les chiffres ont davantage parlé aux associés paniqués. La demande très élevée a hissé le dollar à au moins 1305 tomans sur le marché libre contre 1077 dans les banques, l’euro est monté à 1830 tomans contre 1507 sur le marché officiel.

Le même jour, un grand entrepreneur a affirmé à mots couverts dans une interview accordée à l’agence de presse des travailleurs que selon lui le taux de chômage était d’au moins 65%, une liberté d’expression possible depuis l’affaiblissement du régime.

Le régime était sonné. Il a alors annoncé des changements dans les règlements bancaires relatifs aux devises : l’enveloppe de devises accordée aux voyageurs qui avait été abaissée à 500 dollars a été rétablie à 2000 dollars. On agit ainsi quand la crise diminue : or, elle augmentait.

Dans le même genre, le régime a levé la suspension de l’attribution des lettres de crédits en dollar qui doivent financer des importations, mais semblent servir de prétextes pour justifier des transferts d’argent vers l’étranger. La suspension a été remplacée par une pénalité de 20% du montant du contrat assuré, mais non effectué.

Le régime venait d’abandonner deux mesures fortes décidées la semaine dernière pour interrompre la crise. La seule explication est qu’il a renoncé à ces mesures dont l’inefficacité soulignait son incapacité à contrôler la situation. Il a joué la carte de la relativisation au lieu de la stigmatisation des problèmes qui laissent supposer une importante et irréversible fuite des capitaux, un processus susceptible de semer la panique à tous les niveaux. Alors, sans en avoir l’air, le régime était en réelle difficulté.

Mardi 1er novembre (10 Âbân), le régime a annoncé la prise de centaines de tonnes (d’on ne sait quoi) de contrebande au Kurdistan grâce au déploiement de 1500 policiers infiltrés pour essayer de prendre le dessus par la peur. Mais, on n’a pas vu les 1500 policiers… Le régime était dans la propagande, donc bien dépassé.

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Le même jour, Washington a expédié en Iran, la présidente du Parlement Indien pour un dialogue spécifique avec Laijani, qui à côté de son rôle réel et occulte occupe la fonction du Président du Parlement islamique. L’intérêt de l’Inde est dans la possibilité de la relance d’un projet de gazoduc reliant l’Iran, le Pakistan et l’Inde. Mais, encore une fois, il ne faut pas être devin pour conclure qu’après la chute du régime, ses dirigeants actuels ne toucheraient pas les dividendes de ce contrat. C’est pourquoi le projet n’a pas été évoqué, signe que les mollahs n’ont pas accepté l’offre d’un compromis ou d’un arrangement sur la base d’une normalisation des relations pour transférer leurs précieux pouvoirs aux pions de Washington.

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Pour séduire les mollahs, d’autres personnes liées aux Etats-Unis étaient à Téhéran, ce même jour, dans le cadre d’une exposition sur le pétrole : le Libyen Abdallah Salem El-Badri (actuellement secrétaire général de l’OPEP) qui porte une cravate rose, l’Afghan Yahya Maroofi (secrétaire général de l’ECO) et enfin l’Américain Ralph Avallone, président du groupe Green Energy Council.

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Ces braves gens n’ont pas pu jouer pleinement la carte d’un rapprochement avec Washington car les Britanniques, alliés historiques des mollahs et partenaires de leur régime avaient envoyé une importante délégation d’experts pétroliers qui ne voulait engager le régime dans aucune aventure, mais proposer l’intégration de l’Iran dans l’association des pays exportateurs de la technologie pétrolière pour aider les mollahs à contourner les sanctions technologiques américaines.

La délégation américaine et l’émissaire diplomatico-gazière de l’Inde présents conjointement en Iran ont été également éclipsés par la présence du Russe Leonid Bokhanovsky car il préside l’organisation des pays exportateurs de gaz, un organisme que les mollahs aimeraient intégrer pour agiter le marché du gaz dans le sens de leur intérêt et aussi dans le sens de l’intérêt de leur protecteur britannique.

Le propos de la conférence n’était pas un rapprochement avec Washington, mais des manœuvres (iraniennes et britanniques) pour utiliser l’envie d’arrangement des Américains, mais aussi l’envie d’expansion des Russes pour intégrer le régime dans des organismes susceptibles de le libérer des sanctions et de son isolement qui le prive de toute nuisance garantissant sa survie. Mais malgré l’annonce de découverte de nouveaux gisements gigantesques pendant cette journée, le régime n’a pas eu gain de cause : il n’a rien signé, il n’a été admis nulle part.

Cependant, le régime n’a pas été le seul déçu : Washington n’a également pas apprécié d’avoir été instrumentalisé. Il a maintenu son émissaire indienne à Téhéran. Parallèlement, il a remis l’option militaire sur la table, mais indirectement via Israël pour ne pas griller l’option de l’arrangement, afin de secouer le régime avec la menace d’un coup militaire capable de booster un soulèvement, avant de renouveler son offre de reddition douce (via une normalisation des relations). Les médias américains ont alimenté la peur en évoquant un prochain rapport de l’AIEA justifiant l’action d’Israël.

Au même moment, des petites mains de Washington, très nombreuses au sein de l’opposition ont également commencé à pleurer pour dénoncer le déroulement de Battelfield 3 à Téhéran sur le fond d’une action contre la menace nucléaire des mollahs comme le signe d’une menace planant sur le régime.

Ce mardi 1er novembre (10 Âbân), alors qu’Israël faisait monter la pression avec des fuites bien floues évoquant une volonté de Barak, mais un manque de consensus dans l’armée (du déjà-vu) et les gens de Washington agitaient l’ignoble Battelfield 3 (jeu qui a par ailleurs été conçu pour entraîner les jeunes à plébisciter l’interventionnisme américain), le régime vivait à une autre heure.

Dans le cadre de sa semaine d’exaltation de la haine de l’Amérique, le régime devait organiser un hommage aux martyrs des Pasdaran pendant la guerre Iran-Irak imposée (selon le régime) par Washington. La mobilisation a été catastrophique.

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Ce même jour, le régime a eu un imprévu avec la disparition de l’ayatollah Amid Zanjani qui a longtemps présidé le département du droit de l’université de Téhéran. La cérémonie en sa mémoire a été bien peu peuplée. Après une nouvelle confirmation de la rupture des Pasdaran, on a eu une confirmation de la rupture des universitaires qui ne craignent plus le licenciement.

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Par ailleurs, il y a une semaine, nous avions parlé des ventes d’appartement à 10% de leur valeur via la vente sur plan des logements en chantier, un processus pour les associés du régime qui souhaitent bazarder leurs affaires pour trouver des rials et financer leurs achats de devises, cette semaine, le phénomène a été appliqué au marché du luxe. Tous les sites économiques ont été envahis par des offres de vente de villas 4 étoiles en bordure de la Caspienne, vendus à 8% de leur valeur à 30 millions tomans au lieu de 260 millions, payables en plus 50% à l’achat et le reste en 10 mois ! Les vendeurs sont désormais prêts à payer des vacances aux acheteurs ! Cela revient à bazarder des villas avec un luxe inouï à 4% de leur valeur ! L’offre a été si brutale que le principal quotidien économique du régime a volontairement réduit les prix des villas dans l’article sur ce phénomène aux prix de vente pour parler d’une facilité de paiement en 11 fois.

En somme, cette journée du mardi 1er novembre (10 Âbân) a été un double échec sur le plan international avec l’échec des manœuvres pétrolières et le retour de l’option militaire, mais aussi un triple échec avec le boycott des manifestations exaltant les valeurs du régime par les Pasdaran et par les universitaires (qui sont issus des pasdaran et du clergé) et enfin avec cette intrusion en force de la crise dans les média du régime.

Avec 5 échecs confirmant sa fragilité, le régime était bien affaibli. Le lendemain, dans le cadre de sa semaine d’exaltation de la haine anti-américaine, il devait organiser une rencontre entre des milliers d’écoliers et le Guide. Il savait qu’il n’arriverait pas. Il craignait un regain de la panique surtout que chaque mercredi a lieu la clôture de la bourse des pièces livrables dans 3 à 9 mois et cette fermeture du marché dope les achats donc la hausse des enchères.

Le régime a alors tenté une très grosse diversion médiatique avec la possible révocation du ministre de l’économie par le Parlement afin d’occuper l’opinion avec quelque chose d’énorme, mais il n’y a eu évidemment aucune destitution. Les photos nous montrent d’ailleurs le ministre accusé en train de discuter discrètement avec son accusateur Larijani avant d’entrer très confiant dans le show.

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Mercredi 2 novembre (11 Âbân), la journée devait démarrer avec la rencontre entre le guide et des milliers d’écoliers. Outre le fait, que la mobilisation semblait comprise, le régime n’ose pas mettre le guide dans un bain de foule face à un peuple visiblement hostile car tout manque de respect envers l’homme qui incarne le caractère islamique et divin du régime pourrait libérer mentalement le peuple.

Cette rencontre souhaitée, mais crainte n’a pas eu lieu à l’aube, mais à 10 heures, on y voit des barrières de protection empêchant la foule de marcher vers le Guide, le retard peut-être expliqué par les mesures de sécurité ou encore par la nécessité de trouver des remplaçants fiables dont on est sûr pour compenser sans crainte le manque flagrant de jeunes.

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Ce retard dans l’organisation de la rencontre et la composition de la salle ont été vus comme de nouveaux échecs par un régime qui venait de cumuler 5 échecs majeurs la veille : l’échec de ses manœuvres pétrolières pour contourner es sanctions, le retour de l’option militaire, un nouveau boycott par les Pasdaran, un autre boycott par les universitaires issus des pasdaran ou du clergé et enfin l’effondrement de l’immobilier de luxe. Comme on pouvait s’y attendre, le cumul des échecs confirmant l’incapacité du régime à surmonter ses difficultés a amplifié la panique : alors que le Guide était en train de recevoir ses rares partisans qui ont largement passé l’âge d’être des écoliers, le dollar a battu tous ses records : il est monté à 1320 tomans !

Le gramme de l’or est passé de 51,000 tomans à 75,000 tomans. En fait, le régime a reconnu le prix qui avait été imposé par le marché mercredi dernier. Ce qui laisse supposer une hausse telle qu’il ne pouvait plus rester sur le prix arbitraire de 51,000 tomans annoncé sans cesse par sa presse depuis une semaine.

Parallèlement, pour rassurer le marché, le régime a annoncé la hausse de sa production d’automobiles démodées (ce qui est industriellement impossible avec son manque d’acier et la baisse des importations d’acier sous l’effet du manque de devises).

Dans le même genre, au lieu de rassurer les siens avec une action politique forte, le régime a annoncé une conférence sur ses capacités de production d’avions ! Si encore, il proposait un avion, mais on y a vu uniquement de vieux avions de ligne, des modèles étrangers et des modèles réduits iraniens !

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Le régime était en plein délire et politiquement dépassé. En fin de matinée, on a signalé de longues queues devant les banques. Le régime a rappelé qu’il distribuait 120 millions de dollars aux agents de changes, mais aussi des enveloppes de 50,000 dollars quotidiens à ses hommes d’affaires : une nouveauté pour calmer les gros acheteurs. L’annonce lancée sans réfléchir a dopé la demande. Une heure plus tard, le régime était dépassé et ne parvenait pas à fournir les demandeurs. Avant une panique se traduisant pas un retrait des avoirs, le régime a été « sauvé » par la fermeture des guichets des banques vers 14h00.

Le problème était renvoyé à jeudi, dernier jour de la semaine, qui pouvait être une journée noire en raison d’une possible anticipation du boycott de la commémoration du 4 novembre sur la base de ce que l’on a vu chez le Guide.

C’est pourquoi le régime s’est lancé dans un laborieux effort d’explication où tout et n’importe quoi, y compris Papandréou, ont été évoqués pour faire admettre l’existence d’une bulle spéculative et dissuader les associés de continuer ses achats qui épuisaient ses réserves alors qu’il manque de devises et ne peut compenser ses pertes par de nouveaux et importants contrats pétroliers. Les explications fumeuses du régime et les promesses de revenus par la vente d’automobiles démodées qu’il produit a surtout convaincu les associés du régime que ce dernier n’avait aucune solution concrète pour sortir de la crise. La demande a augmenté et le dollar a atteint 1335 tomans !

Par le passé, à chaque fois que le régime a été sous pression de toute part, il a toujours tenté une provocation militaire pour entraîner Washington dans l’escalade qu’il ne souhaite pas afin de le forcer à reculer et ne pas ruiner définitivement la normalisation diplomatique nécessaire pour le transfert des pouvoirs vers ses pions.

Mais Téhéran était coincé avec la menace d’Israël dont la puissance dépasse la sienne, il ne voulait pas prendre le risque de le défier provoquant des remous chez les siens ou encore une action de ses Pasdaran en rupture en finir avec le régime avant qu’il n’entraîne le pays par ses manœuvres insensées dans des destructions similaires à ce qui arriva en Irak ou en Libye.

Jeudi 3 novembre (12 Âbân), la solution est arrivée de Londres : le Guardian a annoncé des frappes américaines et britanniques pour entraîner Washington dans l’escalade qui est contraire à ses plans. Washington qui ne veut d’aucun conflit ouvert, mais une simple intimidation pour forcer les mollahs à se plier, a vivement démenti es frappes via la direction de l’OTAN.

Vendredi 4 novembre (13 Âbân), les présidents américains et français ont rappelé ce refus de frappes et leur insistance sur les pressions combinées au dialogue, c’est-à-dire le processus de normalisation forcée pour mettre en place un transfert des pouvoirs vers les pions islamistes de Washington. Comme dans le cas libyen, Paris reste dans le sillon américain pour avoir sa part du gâteau.

Ce vendredi 4 novembre (13 Âbân), le régime a connu un autre échec : celui de la mobilisation pour la journée de la seconde révolution islamique. A Paris, le Monde, qui fut au temps de Giscard un des artisans de la publicité pour la révolution islamique comme récemment il a joué l’agent de presse des islamistes libyens, a prétendu, dans le sens des intérêts américains, que le peuple avait été au rendez-vous pour affirmer son attachement au régime islamique.

Voici la preuve du contraire : tout d’abord, l’envers du décor de la photo choisie par le Monde, mais aussi toute une série de reportages faisant état de l’absence de vedettes de la journée, les écoliers, et leur remplacement, comme chez le Guide, par des hommes et des femmes d’un certain âge qui portent des panneaux avec les noms de différents collèges et lycées de Téhéran !


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D’après les photos, la foule était donc d’environ 350 personnes dont une cinquantaine d’enfants : un double échec car la veille, le régime avait par ailleurs, annoncé une importante hausse de 25% du cadeau de la fin d’années accordées à ses 2,600,000 de fonctionnaires en retraite pour les avoir à ses côtés dans les rues, mais il n’a pas réussi à les faire se déplacer. On est arrivé à un point où les Iraniens ne veulent plus de ce régime et ne veulent pas se compromettre à ses côtés.

La faiblesse de la mobilisation l’a poussé à mettre en scène un impressionnant bûcher où il a brûlé les posters d’Obama et une étoile de David en plastique pour provoquer un écran de fumée et un flou artistique sur la journée.

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L’échec du régime à Téhéran voulait également dire que les figurants habituels de la Prière du Vendredi avaient aussi boycotté la manifestation. Ce vendredi a été une journée noire pour le régime.

A Tabriz aussi, la manifestation a été assurée par une centaine d’écoliers de 70 ans !

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A Qom, le régime a déplacé près de 150 mollahs et a masqué les trous avec des banderoles, mais on voit la fin du cortège et l’on devine la faible densité avec la chaussée visible par moments.

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A Rasht dans le nord, le régime a annoncé quelques milliers de personnes, sur cette photo, ils sont environ 600 personnes. Mais la photo est truquée : en cliquant sur la photo pour l’agrandir, on voit mieux les détails : les gens au fond arrivent à la hauteur de la moitié des arcades hautes de 5 mètres ! Ceux au centre de la place devant le bâtiment ont la moitié de la taille des gens situés sur la même ligne au centre de la place…

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Le régime était désavoué, lâché par tout le monde, il s’attendait à une panique plus forte.

Samedi 5 novembre (14 Âbân), alors que Le Monde parlait encore du succès du régime ou certains médias ne parlaient que de la main aux fesses d’un footballeur pour détourner l’attention de la chute de ce régime islamique souhaité par Washington ; nos mollahs ont commencé une nouvelle journée de crise motivée par la faiblesse incroyable de mobilisation pour la prise de l’ambassade qui est un des événements fondateurs de leur système.

Le dollar est arrivé à 1340 tomans !

Le régime a reconnu que la pièce en or avait dépassé les 607 dollars.

Avec le boycott prévisible de l’Aïd ce lundi, puis la publication du nouveau rapport de l’AIEA qui peut motiver de nouvelles sanctions, le régime pouvait craindre une amplification de la panique. Il a annoncé une prime de fin d’année multipliée par 3 pour tout le monde y compris les ouvriers, pour acheter les gens. Ces primes seront payables un mois avant la fin de l’année, en février, au moment de l’anniversaire de la révolution islamique comme s’il redoutait que la manifestation de cette journée soit sa dernière.

Samedi 5 novembre (14 Âbân), dans la soirée, les arbres centenaires du jardin de l’ambassade britannique ont pris feu : un coup tenté par les Britanniques pour accuser les mollahs (violeurs d’ambassade) pour relancer avec la complicité de ces derniers une escalade dans l’espoir de reparler de leurs frappes américano-britanniques et ainsi impliquer Washington dans une escalade qu’il ne veut pas pour le forcer à capituler du moins temporairement.

Les Iraniens ne sont pas dupes et comprennent plus au moins ce qu’il se passe : en intervenant sur les chaînes de notre opposition que l’on n’entend guère, on est souvent frappé par la justesse de leurs commentaires. Il y a des milliers d’Iran-Resist en Iran. Pour eux, ces arbres qui brûlent, le bazar incendié pour intimider les commerçants et plus que tout, les jeunes que le régime pend pour intimider ses partisans paniqués sont notre patrimoine, c’est l’Iran qui brûle.

Le régime lui-même n’a pas souhaité développer cette info explosive, il n’y a eu aucune photo ou dépêche sur le sujet. Les arbres centenaires de Téhéran ont brûlé en toute discrétion. En évitant de jouer avec le feu, le régime a reconnu sa fragilité et la gravité de la crise qui l’oppose à tous ses collaborateurs.

Mais, face au risque d’une forte panique dès mardi après la publication du nouveau rapport de l’AIEA, il a pris la mesure invraisemblable d’augmenter ses tarifs de l’or au-dessus de ceux du marché libre pour forcer les revendeurs à pratiquer des tarifs inabordables afin d’arrêter les achats qui le pénalisent lourdement.

Dimanche 2 novembre (15 Âbân), le régime a fait état d’un succès de son coup de massue en évoquant un gel de la hausse de la pièce en or.

Mais rien ne permet d’affirmer la fin de la tempête car tout au long de la semaine, le marché a été tiré vers le haut par la hausse de l’or livrable dans 3 à 9 mois et les infos à ce sujet ont encore été censurées à la fois dans la presse, mais aussi sur le site de la bourse de Téhéran.

Si la pièce en or livrable dans 3 à 9 mois, produit qui a préoccupé les pensées du régime tout au long de cette semaine, repartait à la hausse, le régime se retrouverait engagé dans une fuite en avant qui le forcerait à augmenter également le dollar dans les mêmes proportions.

Ce sera le début de la fin car tous les prix liés à des produits importés augmenteraient, aucune prime ne pourrait compenser l’effondrement du pouvoir d’achat des Iraniens. Ces derniers qui louchent devant les étales de betteraves chaudes ou des fèves cuites, l’équivalent de vos marrons chauds, se sentiront bien frustrés. En continuant, le régime fera le lit d’une révolte générale.

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Le régime devrait reculer, mais alors il provoquerait une nouvelle ruée vers l’or devenu bon marché. Le régime qui a multiplié les échecs vient de faire sa première grande erreur fondamentale. C’est une troisième révolution et celle-ci risque de l’emporter sans que les gens qui ont rompu avec lui ne bougent le petit doigt. Nous devons cela à ceux qui sont restés chez eux cette semaine et à la qualité bien faible de ceux qui sont sortis.