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Iran : La semaine en images n°244

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine :
avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs islamistes (dont l’OMPI) pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Le projet appelé Arc de Crise allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques. Les mollahs pro-britanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington. Ils ont aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour les amener à cesser leur diabolisation et d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

Ce plan n'a pas bien fonctionné car Washington avait toujours peur que le régime islamique chute car il n'a jamais aidé les opposants laïques, le peuple ou des milliers de miliciens effarés par le régime qui ont cessé de le soutenir en boycottant très rapidement ses manifestations officielles ou en nouant des contacts avec le fils aîné du Shah d'Iran, le prince Reza Pahlavi, souvenir d'un régime modéré qui avait oeuvré pour la grandeur du pays et le confort de ses habitants. Le plan d'affaiblissement et d'intimidation des mollahs a également échoué car Washington a souvent laissé de nombreux partenaires contourner les sanctions pour adoucir leur effet quand il estimait qu'elles pouvaient dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu'il veut récupérer. Mais en agissant ainsi, Washington a rallongé l'agonie du régime et a amplifié l'opposition et la dissidence. Rafsandjani, le patron de facto du régime, a été de nombreuses fois mise en difficulté : pour se maintenir, il a dû partager le pouvoir avec des rivaux comme Larijani avant de le priver de tout accès aux négociations avec Washington pour être certains de bénéficier de garanties de sécurité afin d'assurer assurer sa survie et sa fortune au-delà du régime. Cela a poussé Larijani vouloir éliminer Rafsandjani et ses vrais alliés en révélant les secrets de leur enrichissement par toute sorte de corruption. Ce coup d'Etat a été avorté, mais il a révélé Larijani comme un fou furieux prêt à tout. § 1.


Plan d'affaiblissement et d'intimidation du régime des mollahs & les évolutions de la guerre entre Rafsandjani et Larijani. En 1979, selon Washington, les choses devaient aller très vite car les mollahs avaient terriblement désorganisé et affaibli l’économie iranienne en tuant les élites, en s’appropriant les grandes industries et la compagnie iranienne de pétrole. Il y avait aussi une guerre interne au sein de la caste dirigeante : Ali Akbar Hashemi-Rafsandjani-Bahremani alias Rafsandjani (le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny), avait pris le ministère de l’intérieur et les services secrets pour éliminer les adversaires politique ou économiques (comme les grands ayatollahs dirigeants le clergé, son propre beau-frère Montazéri, le patron de la loge maçonnique du clergé ou entre l'ayatollah Mottahari, le beau-père de Larijani). Le Régime était économiquement affaibli et politiquement très divisé.

Mais beaucoup de mollahs de bas niveau et de nervis bénéficiaient des éliminations de Rafsandjani. Ils ont accepté son appétit et sont devenus ses alliés. Ces adversaires ont dû aussi l'accepter comme leur «parrain». Devenu le patron de facto du régime, conformément aux attentes des Britanniques et dans ses propres intérêts, il s'est mis à utiliser le terrorisme islamique pour refouler toute tentative d’apaisement. il a utilisé la menace de fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz et d’une guerre régionale pour intimider Washington et il a créé d’un front européen anti-sanction par l’importation massive de produits européens à prix d’or grâce aux réserves de dollars accumulées par le Shah. Les Britanniques ont relancé leur économie et l’Iran a perdu ses richesses. Le choix du terrorisme, mais aussi la guerre contre l’Irak, a vite fait montrer le prix des protections diplomatiques achetés à coup de contrats auprès des Européens. En peu de temps, ces choix irresponsables ont ruiné le pays et détruit la production iranienne, désorganisant l’économie intérieure, provoquant un chômage et une pauvreté irrépressibles y compris au Bazar (qui a toujours commercialisé la production iranienne). En cherchant à préserver leurs pouvoirs, les mollahs, les affairistes et les nervis liés à Rafsandjani ont, en fait, généré un grand front interne de mécontents parmi leurs propres subalternes (ceux d’en bas ou ceux qui devaient à cette époque monter au front).

En fait, Rafsandjani et ses complices n’ont cessé de ruiner le pays et augmenter le malaise interne. Rafsandjani s’est aussi retrouvé en difficulté. En 1989, Khomeiny était mourant : Rafsandjani pouvait sauter car d’un point de vu clérical, il n’avait aucun poids. Peu avant la mort de Khomeiny, a créé un organe nommé Conseil de Discernement. Puis après la mort de Khomeiny, grâce à ses relations familiales, il a trafiqué son testament pour nommer comme prochain guide un de ses pions nommé Khamenei. Dès son accession au pouvoir suprême, ce dernier a modifié la constitution pour transférer les pouvoirs exécutif et législatif au Conseil de Discernement, c’est-à-dire à Rafsandjani. En offrant des sièges à ses gros bonnets de l’époque, ce dernier a obtenu leur accord pour ce coup d'Etat interne.

A ce moment, les trésors cumulés par le Shah étaient épuisés, Rafsandjani et ses nouveaux complices pouvaient perdre le pouvoir illégalement obtenu. Rafsandjani a composé avec ses adversaires politiques notamment Ali Larijani qui disposait d’un clan a ainsi obtenu la direction des médias du régime et du Hezbollah. Rafsandjani a aussi baissé le taux officiel du dollar pour acheter le soutien des mollahs-affairistes pour s’approprier le marché intérieur, ce qui encore plus défavorisé les Bazaris traditionnels (aujourd’hui dans la rue).

Rafsandjani a aussi joué la carte de l’apaisement diplomatique avec son ami Khatami (un de ses ex-agents des services secrets des Pasdaran). Enfin, il a relancé la politique de monnayage des protections en vendant des contrats d’exploitations pétrolières à très bas prix à un nombre grandissant de pays notamment via ses propres sociétés pétrolières dirigées notamment par son fils Mehdi !

Cette fuite en avant a totalement ruiné le pays sans neutraliser les sanctions. La fausse modération de Khatami a également énervé les Américains. Ils ont parlé de la menace nucléaire pour augmenter ses sanctions. Rafsandjani était à nouveau en difficulté : il a partagé certains monopoles avec des rivaux économiques. Larijani a obtenu la direction des négociations nucléaires avec Washington, mais aussi le droit de nommer ses lieutenants à des vice-présidences clefs dans le pétrole, le commerce extérieur ou le ministère de l'intérieur. En revanche, Rafsandjani a demandé et obtenu de Khamenei le contrôle du pouvoir judiciaire pour se protéger contre les nouveaux venus. Enfin pour parvenir à gagner la partie contre les Américains, il a mis en place Ahmadinejad (un autre de ses ex-agents de renseignement), pour radicaliser ses menaces. Mais cela aussi n’a pas sauvé le Régime. Washington a renforcé ses sanctions et s'est mis à évoquer des frappes punitives.

1ères Ruptures des subalternes.Dès l’apparition de la grande disparité entre le peuple et les dirigeants, un grand mécontentement interne était rapidement apparu chez les miliciens de base : ces gens ont vite lâché le régime en cessant de participer aux manifestations officielles. Très rapidement, le régime a instauré le licenciement pour les fonctionnaires ou l’expulsion pour les étudiants pour enrayer ce boycott interne, mais avec la montée du chômage et la nécessité de chacun d’avoir plusieurs jobs pour survivre, la menace licenciement a perdu de sa force. Le régime a dû attirer les gens dans ses manifs avec la promesse de distribution d’aides alimentaires sur place. A cette époque, les Pasdaran vétérans de la guerre Iran-Irak ont commencé à contacter Reza Pahlavi, le symbole d’un Régime qui avait propulsé l’Iran vers de grandes réussites. Le Régime a remplacé ces dissidents par des jeunes issus des familles pauvres. Il a ainsi gagné quelques années de délais, mais les nouveaux venus ont été rapidement confrontés à la réalité que l’avenir était compromis avec des terroristes affairistes au pouvoir. Mais la milice des Pasdaran a une structure cloisonnée comme des services secrets et le Régime avait ses clans, aucune action n’était possible.

En 2007 quand, Washington et ses alliés ont commencé à évoquer très régulièrement l’option militaire, les mécontents devaient agir. Dans ce pays très sécuritaire et, par peur de représailles les dissidents ont fait le choix tactique de boycotter le Régime pour l’isoler et se repérer. Au même moment, les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les mauvais choix du Régime l’ont également lâché. Le Régime a riposté en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar à plusieurs reprises sans parvenir à casser ce boycott.

Avec ces ruptures de facto dès 2008,, le Régime a été rapidement réduit à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 700 hommes d’affaires et 6000 nervis. Le Régime était fragilisé, il pouvait chuter dans le sang et ses dirigeants et membres pouvaient tout perdre : leur fortune, mais aussi la vie. Rafsandjani et ses amis devaient envisager de négocier avec les Américains pour quitter paisiblement le pouvoir en échanges de garanties de sécurité pour eux-mêmes. Rafsandjani a alors démis Larijani de ses fonctions de négociateurs nucléaires pour avoir le monopole des marchandages avec les Américains afin d’être sûr d’obtenir les meilleures garanties pour sauver sa propre tête et sa propre fortune.

Pour bénéficier des mêmes avantages exclusifs, Larijani a décidé de renverser Rafsandjani et ses alliés en révélant les détails de leur corruption. Rafsandjani et les grands noms du clergé éclaboussés par cette affaires ont neutralisé Larijani en éliminant son plus important lieutenant (Ali Kordan). Rafsandjani a ainsi réduit le réseau déjà très limité de Larijani, mais ce dernier restait intouchable et dangereux grâce à ses dossiers sur tout le monde. Larijani pouvait aussi bénéficier du soutien politique de ses adversaires. Il pouvait créer une coalition pour le virer. Rafsandjani devait agir vite avant qu’il ne s’en serve pour trouver des alliés contre lui.

Rafsandjani a alors tenté de sauver le régime et sa peau avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (en référence à l’islam). Ce projet réalisé avec l’aide de la BBC a échoué car le peuple a profité de l’occasion pour contester le régime et les Pasdaran ou Bassidjis de base ont massivement laissé faire la contestation, montrant de facto leur adhésion à la contre-révolution. Le régime a été dévalorisé, réduit à ses dirigeants et des collaborateurs trop impliqués dans la répression ou les larcins qui n’ont pas d’avenir après sa chute. Le régime s’est maintenu grâce à l’absence de soutien de Washington aux opposants et grâce à la rediffusion par la principale chaîne américaine en persan de ses rumeurs intimidantes de répression sanglante.

Rafsandjani qui avait tout de même failli renverser le régime était personnellement menacé par ses pairs : pour rester en place, il devait composer avec eux : il a cédé le pouvoir judiciaire (le pouvoir des arrestations) au clan Larijani (offrant ainsi à ses adversaires le droit d’arrêter ses projets pour éviter d’autres dérapages). Esseulé et limité dans son action, Rafsandjani a attribué des rôles d’opposants voire de dissidents à sa fille Faezeh, puis à son fils Mehdi, avant de les sortir du pays pour agir à sa place et sans limite pour relancer le jeu. Il a ainsi pris de nouveaux risques (déstabilisant pour le régime), mais sans parvenir à ses fins. Finalement au bout d’un an d’échecs, il a dû s’éclipser.Il a dû rapatrier sa fille Faezeh et l’offrir en gage au pouvoir judiciaire pour sauver sa propre tête. Ali Larijani a pu obtenir la direction du régime grâce à ses dossiers judiciaires sur ses pairs, mais il n’a pas été officialisé par eux de peur qu’il ne devienne trop fort. Il n’a donc pas pu éliminer les pions de Rafsandjani. C’est pourquoi depuis cette promotion officieuse, sa grande préoccupation a été d’utiliser ses dossiers et le pouvoir judiciaire pour intimider Rafsandjani ou éliminer ses pions négociateurs. Les derniers compagnons du Régime ont constaté que leur nouveau chef et ses lieutenants, comme les précédents, ne songeaient pas à défendre leur droit.

En mars 2011, les Pasdaran ont laissé le peuple célébrer l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne et laïque. Les cadres et hommes d’affaires ou encore les nervis du régime ont estimé qu’ils étaient fichus et que leurs dirigeants pouvaient à tout moment demander des garanties de sécurité pour eux-mêmes afin de partir avant une contre-révolution sanglante. Beaucoup des nervis et de cadres du régime ont pris leur distance et ont rejoint le camp du boycott et les hommes d’affaires du Régime ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars et quitter le pays. La demande du dollar a fait augmenter le prix de la devise américaine sur le marché libre. Le taux du dollar est devenu l’indicateur de la chute de la confiance des derniers compagnons du Régime en leur avenir.

Ces retraits de devises et la rupture des cadres (notamment les députés) ont affaibli davantage le Régime. Larijani a alors accentué ses efforts pour écarter au plus vite Rafsandjani afin de contrôler les marchandages avec Washington. Il a ainsi admis la vulnérabilité du Régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

En juillet 2012, Washington a imposé aux Européens de cesser leurs relations protectrices et a parlé d’embargo total pour agiter Larijani, la panique interne afin d’épuiser le moral général du Régime.. Le Régime était économiquement condamné. Les Chinois ont prudemment annoncé la diminution de leurs investissements, puis la suspension de leurs achats pétroliers privant le Régime de 50% de ses revenus. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a alors provoqué une nouvelle grande ruée vers le dollar. Le régime n’a pas injecté de dollar sur le marché. Les derniers compagnons du régime (les hommes d’affaires et ses collaborateurs insolvables) ont conclu à la faillite de la Banque centrale Iranienne (BCI). Il y a une peur panique de pénurie alimentaire car le pays ne produit plus rien depuis des années. Ils ont paniqué : ils se sont rués vers les magasins d’alimentation. Le pays tout entier a basculé dans la pénurie. Les plus démunis ont laissé éclater leurs rancoeurs et ont basculé dans la révolte avec une grande manifestation contre le Régime à Neyshabur, puis des appels à la grève générale au Bazar et plusieurs attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au Régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le Régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour rassurer ses derniers compagnons. Mais il n’a pu mobiliser que 250 individus qui au fil du temps n’osent même plus sortir dans la rue et soutiennent le régime en se réunissant uniquement sur des sites sécurisés. De nouveaux boycotts internes de grands événements officiels qui devaient avoir lieu à ce moment ont confirmé l’isolement du régime et ont donné lieu à des nouvelles paniques internes : ses associés ont repris leurs achats de dollars pour quitter le pays au plus vite. Rafsandjani a alors donné des signes de vouloir négocier avec Washington. Il pouvait le faire au moment où Ahmadinejad allait se trouver à NY (pour l’Assemblée Générale de l’ONU). Pour empêcher le clan Rafsandjani, Larijani n’a pas arrêté ses éléments car cela risque d’entraîner des remous fatals au régime. Il a tenté de les intimider en réactualisant les procès les visant. Les commandants des Pasdaran, qui sont tous en place grâce à Rafsandjani, mais qui pourraient être sacrifiés par lui, l’ont lâché en se joignant au concert des accusations via leur agence de presse, Fars.

Dans la foulée, les Pasdaran de base ont boycotté les défilés de la « Défense sacrée de la révolution islamique » par la Pasdaran, ils ont rappelé leur rupture. La panique interne a refait surface : en trois jours, le dollar est remonté de 90% en dépassant 3400 Tomans. Le régime était plus fragilisé que jamais. Rafsandjani ne pouvait que songer à négocier sa fuite. Ses adversaires ont renforcé leurs accusations contre lui et ses pions négociateurs. Pour les rassurer sur sa fidélité et laisser ses pions partir à N-Y, Rafsandjani a accepté de rapatrier ses enfants Mehdi et Faezeh, laissant les Larijani les arrêter : il les a mis en gage de sa fidélité. Mais contre toute attente, dès son arrivée à NY, son pion Ahmdinejad s’est montré très charmant avec les Américains en leur proposant lors d’une interview télévisée l’opportunité d’une normalisation des relations bilatérales ! Rafsandjani avait sacrifié ses enfants. Il devait estimer que le régime était fichu. La panique a de nouveau gagné les derniers compagnons du Régime : on a assisté à une folle ruée vers le dollar qui selon notre estimation a propulsé la devise américaine au-delà de 4000 Tomans.

Les Larijani ont renforcé les accusations contre les enfants de Rafsandjani. Les Britanniques, alliés trahis, ont demandé des sanctions supplémentaires pour intimider le Régime. Rafsandjani a reculé en faisant désavouer indirectement l’ouverture proposée par Ahmadinejad. Mais la crise a persisté car elle n’est pas seulement due à l’envie de fuite des dirigeants, mais à ce qui provoque cette envie, c’est-à-dire, la vulnérabilité du régime..

Dans la foulée (il y a deux semaines), le Régime devait organiser de nombreux manoeuvres et défilés pour la « Semaine des Forces de l’Ordre ». Craignant un nouveau boycott, il redoutait une panique encore plus forte voire la fuite de ses associés avec ses masses de devises achetées. Il a cru judicieux de bloquer tous les comptes en devises. Cette mesure a encouragé ses compagnons à acheter davantage de devises, mais aussi de revenir à l’achat de pièces d’or. Le dollar et l’or ont atteint des sommets.

Le régime a proféré des menaces à l’encontre des acheteurs qualifiés d’agitateurs financiers, mais en l’absence de troupes fidèles à ses côtés, il n’a pas pu intimider les compagnons affolés. Incapable de faire pression sur les siens le régime s’est attaqué aux revendeurs Bazaris en incendiant une importante section du Bazar ! Les Bazaris, malmenés et ruinés par le régime, ont baissé les grilles pour commencer une grève paralysante.

Sur les images de manifestations des Bazaris, on ne voyait aucun policier ou milicien fidèle au régime. Chacun a vu que le régime était dépassé et seul. Ses compagnons ont aussi rompu les amarres et ont attaqué les banques pour libérer les devises bloqués sur leur compte.

Il y a deux semaines, le régime s’est ainsi retrouvé avec deux actions explosives susceptibles de précipiter sa chute. Il avait d’abord diffusé de fausses vidéos insinuant l’arrivée des troupes et avaient annoncé des arrestations pour casser la grève et calmer ses compagnons agités.

Mais la semaine dernière, sans des troupes pour exécuter ses menaces, la grève avait persisté. Ses compagnons ont encore constaté son impuissance. Leur envie de fuir a persisté : ils ont continué à chercher à se procurer de devises. En raison de la fermeture des agents de change, ils se sont orientés vers les revendeurs à la sauvette et Le dollar (baissé arbitrairement par le régime) a augmenté sur le marché noir !

Le régime a alors tenté d’insinuer l’existence de fidèles partisans intégristes en annonçant des rassemblements pro-Mahomet sur des sites reculés, notamment dans la région de Khorâssân du Nord en l’honneur d’une tournée officielle du Guide Suprême. Les images de ses rassemblements ont été très décevantes : le régime comptait tout au plus environ 300 soldats Pasdaran fidèles dans l’Est du pays !

L’opération de la visite triomphale a seulement mis en valeur la pénurie de partisans fidèles au régime. Le régime n’avait pas pu rassurer les siens : cette semaine, la panique devait demeurer.

Mais, cette semaine, la crise pouvait s’amplifier car le dernier délai amical de réflexion accordé par l’Europe sur le nucléaire prenait fin dimanche et le lundi 15 octobre, les Etat européens devaient annoncer de nouvelles sanctions contre le régime et son économie exsangue.

Le régime était sur ses gardes. L’échec de la visite du Guide devait normalement faire annuler l’opération, mais le risque de l’embrasement l’a amené à maintenir ce programme de propagande et même à amplifier son message en annonçant de plus grands rassemblements pour écouter des discours de plus ne plus belliqueux. Des images contradictoires de ces rassemblements ont remis en cause leur authenticité. Le régime n’a donc pas pu couler une chape de terreur sur le pays.

Mardi, au lendemain de l’annonce des sanctions, la panique s’est amplifiée, le dollar a augmenté de 30% malgré la grève des agents de change. Le régime, encore une fois dépassé, a annoncé la tenue de trois jours de manœuvres époustouflantes de 15,000 combattants de sa nouvelle milice anti-émeute à partir de mercredi au cœur même de Téhéran. Mais mercredi, personne n’a rien vu !

Les premières images avec moins d’une centaine de participants sont arrivées jeudi ! Le régime a tenté de dissimuler le manque de participants à ses ennemis et à ses propres associés avec de grands discours sur les capacités de sa nouvelle milice active de Téhéran à Jérusalem ! Voici les images d’une semaine de mensonges et de panique.


23.10.2012

Iran : La semaine en images n°238

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine…
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créer l’OPEP) et installer à sa place leurs islamistes pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Par ce véritable coup d’Etat pétrolier, Washington allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques. Les mollahs probritanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington. Ils ont aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour les amener à cesser leur diabolisation, à lui ouvrir leur porte pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur. Pour Washington, les choses devaient aller très vite car les mollahs avaient terriblement désorganisé et affaibli l’économie iranienne en s’appropriant les grandes industries et aussi en se partageant la compagnie iranienne de pétrole en plusieurs petites sociétés semi privées destiner à récupérer ses revenus. Il y avait aussi une guerre interne au sein de la caste dirigeante : Rafsandjani (le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny), avait pris le ministère de l’intérieur et les services secrets, pour éliminer les adversaires et étendre sa domination politique et économique. Le régime était affaibli et divisé.

Mais les mollahs ont agi comme des maffieux, ils ont accepté Rafsandjani comme leur parrain et l’ont soutenu ses deux choix pour neutraliser l’ouverture et aussi neutraliser les sanctions. Pour neutraliser l’ouverture et aussi pour intimider Washington, Rafsandjani a opté pour l’entretien des foyers d’hostilité : prises d’otages au Liban, attentats anti-américains et anti-israéliens, soutiens au groupes hostiles aux Etats-Unis, menaces de guerre régionale. Pour neutraliser les sanctions, Rafsandjani a opté pour la menace de fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz et la création d’un front d’alliés anti-sanctions fidélisés par l’importation massive de leurs surplus à prix d’or ce qui a ruiné le pays et détruit la production iranienne, provoquant un chômage et une pauvreté irrépressibles. Quand toutes les réserves cumulées par le Shah ont été épuisées, pour continuer cette politique de monnayage des protections, Rafsandjani (devenu grâce à la présidence du Conseil de Discernement le patron officiel du régime) était en difficulté. Il a baissé le taux officiel du dollar pour acheter le soutien des autres mollahs-affairistes. Il a joué la carte de l’apaisement avec son ami Khatami. Mais il a profité de l’apaisement pour entretenir les foyers d’hostilité en surarmant le Hezbollah. Enfin, il a relancé la politique de monnayage des protections en vendant des contrats d’exploitations pétrolières à très bas prix à un nombre grandissant de pays notamment via ses propres sociétés pétrolières! La fuite en avant dans des mesures de plus en plus clientélistes ont totalement ruiné le pays et ont entraîné la rupture progressive des divers serviteurs du régime…

Ces choix ruineux n’ont pas neutralisé les sanctions. La fausse modération de Khatami a également énervé Washington. Il a parlé de la menace nucléaire pour augmenter ses sanctions. Rafsandjani avait échoué. Pour se maintenir et préserver sa fortune, il a offert des postes clefs à son ennemi Larijani et pour réussir, il a mis en place Ahmadinejad pour radicaliser ses menaces. Il a imprimé des billets privés pour ses amis affairistes (nouveaux Bazaris) et a complété la politique de monnayage des protections par la mise en vente de 50% des grandes entreprises iraniennes aux étrangers !


Ruptures de résistance. Dès l’apparition de la grande disparité entre le peuple et les dirigeants, un grand mécontentement interne est rapidement apparu chez les Pasdaran vétérans de la guerre Iran-Irak. Le régime les a remplacés par des jeunes issus des familles pauvres. Il a ainsi gagné 10 ans, mais ceux-là ont aussi vu que l’avenir était compromis avec ces terroristes affairistes. Mais la milice des Pasdaran a une structure cloisonnée comme des services secrets et le régime avait ses clans, aucune action n’était possible. Cependant quand en 2007, Washington a commencé à évoquer le bombardement de l’Iran, les mécontents devaient agir. Pour éviter les cloisonnements, ils ont fait le choix tactique de boycotter le régime pour l’isoler et se repérer. Au même moment, les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les mauvais choix du régime l’ont également lâché. Le régime a riposté en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar sans parvenir à casser ce boycott.

2008-2011 : Isolement, panique, zizanie et Guerre interne. Dès 2008, le régime a ainsi été rapidement réduit à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 700 hommes d’affaires et 6000 nervis. Le régime pouvait chuter dans le sang. Il devait envisager de négocier avec les Américains pour obtenir des garanties de sécurité en échange d’un transfert rapide des pouvoirs vers leurs pions. Rafsandjani, le patron du régime, n’a pas pensé pour tout le régime car il a démis Larijani de ses fonctions de négociateurs nucléaires pour avoir le monopole des marchandages avec les Américains afin d’être sûr d’obtenir les meilleures garanties pour sauver sa tête, mais aussi sa fortune (et peut-être des proches alliés). Pour bénéficier de ces avantages exclusifs, Larijani a décidé de prendre le pouvoir par tous les moyens allant même jusqu’à révéler les détails de la corruption de Rafsandjani et de ses vieux alliés pour les écarter. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son plus important lieutenant (Ali Kordan), mais Larijani restait une menace avec ses dossiers sur tout le monde. Rafsandjani devait agir vite avant qu’il ne s’en serve pour trouver des alliés contre lui.

Rafsandjani devait faire fort. Il a eu l’idée folle de sauver le régime avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (en référence à l’Islam). Ce projet a raté car le peuple a utilisé l’occasion de manifester pour scander des slogans hostiles au régime. Le régime a été en danger. Larijani a pu, grâce à ses dossiers, obtenir d’abord le Pouvoir Judiciaire puis la direction politique du régime, mais il n’a pas été officialisé car il fait peur. Il n’a donc pas pu éliminer les pions de Rafsandjani. C’est pourquoi depuis cette promotion non officielle, sa grande préoccupation a été d’utiliser ses dossiers et le pouvoir judiciaire pour intimider Rafsandjani ou éliminer ses pions négociateurs. Les derniers compagnons du régime ont constaté que leur nouveau chef et ses lieutenants, comme les précédents, ne songeaient pas à défendre leur droit.

En mars 2011, une nouvelle grande manifestation hostiles au régime protégée par la passivité des Pasdaran a convaincu tout le monde que ces derniers avaient changé de bord.

Les derniers compagnons du régime ont estimé que le régime était condamné et que leurs dirigeants pouvaient demander des garanties de sécurité pour partir avant une contre-révolution sanglante. Des collaborateurs de bas niveaux qui ne pouvaient pas fuir ont commencé à rompre. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars et quitter le pays. Ces retraits de devises et ces ruptures affaiblissaient davantage le régime. Larijani a alors accentué ses efforts contre Rafsandjani. Il a ainsi admis la vulnérabilité du régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

Depuis, tout signe de faiblesse du régime, toute reprise de la guerre entre Larijani et Rafsandjani ou le moindre de dialogue avec les Américains ou leurs pions régionaux ont toujours provoqué de nouvelles ruptures, mais de nouvelles ruées vers l’or et le dollar…

En 2012, Washington a forcé les Européens à cesser leurs relations protectrices et a parlé d’embargo total pour agiter Larijani, amplifier ces crises de confiance et ainsi épuiser le régime. Le régime était condamné. Les Chinois ont prudemment annoncé la diminution de leurs investissements, puis la suspension de leurs achats pétroliers privant le régime de 50% de ses revenus. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a alors provoqué une ruée vers les denrées alimentaires et le pays (qui ne produit plus rien depuis des années) a vite basculé la pénurie et la révolte : une grande manifestation contre le régime à Neyshabur, des appels à la grève générale au Bazar et des attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le régime a annoncé le démantèlement de la milice en question pour mettre fin à cette humiliation. Afin de rassurer ses derniers compagnons, le régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour de grandes manifestations autour de ses chefs ou dans les rues. On a d’abord vu 250 individus battant le pavé à Téhéran et Ispahan, puis un nombre de moins en moins important n’osant même plus manifester dans les rues et se réunissant uniquement dans la mosquée privée du Guide.

Au cours des dernières semaines, le boycott phénoménal des mosquées pendant le Ramadan, le boycott massif de la Journée de Qods et d’Eyd Fetr ont confirmé la chute drastique du nombre des partisans du régime. Le régime abandonné par ses amis européens et par ses nervis a alors focalisé sa propagande sur l’organisation à Téhéran du Sommet des chefs d’Etats du Mouvement des Non Alignés (MNA) au cours duquel, il devait obtenir la présidence tournante du Mouvement pour 3 ans. Il espérait rassurer les siens sur l’existence d’alliances susceptibles de contourner les sanctions américaines ! Il avait évoqué la signature de dizaines de grands contrats capables de compenser la récente rupture des Chinois. Les mollahs espéraient aussi d’utiliser le Sommet pour agiter la rue arabe contre les Etats-unis et contre Israël afin de retrouver leur leadership de l’opinion musulmane.

Mais, le Mouvement des Non Alignés (MNA), qui était jadis proche du bloc communiste, est aujourd’hui dominé par des grands alliés aux Etats-Unis. Washington a facilement volé la vedette au régime en s’opposant à la participation de ces dirigeants souvent influents au sein du Mouvement. Il a ainsi fait baisser la participation de 75% ! Mais Washington est allé plus loin : pour perturber la passation des pouvoirs aux mollahs, il s’est surtout opposé à la participation du président islamiste d’Egypte Morsi, qui a hérité la présidence tournante du MNA, mais aussi à la participation de Ban Ki-moon, qui devait bénir cette présidence, avant d’humilier davantage le régime en autorisant ces derniers d’y aller à condition de le critiquer chez lui pendant le Sommet ! Washington espérait mettre la pression au régime afin de profiter du Sommet pour entamer des négociations via ses nombreux alliés présents en Iran. C’est pourquoi de nombreux alliés comme l’Inde, le Qatar ou les Emirats, qui l’aident à contourner ses propres sanctions (pour éviter la chute du système islamique ou pour tenter un deal), ont été autorisés d’y aller, mais sans de grandes délégations, pour laisser une place à une entente sans lui donner de cadeaux pour encourager le marchandage. Le sommet était confisqué par Washington.

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Poutine a décliné l’invitation à ce Sommet boycotté par une majorité écrasante des membres et dominé par Washington (de peur d’y être contraint de voter une résolution contre Assad). Les Chinois ont aussi garder leur distance en y envoyant qu’un seul représente de second ordre.

Les intrusions et la domination à distance de Washington ont révélé la faiblesse et l’isolement du régime ainsi que son manque de stratégie de rechange. Il y a eu une nouvelle ruée vers l’or et le dollar. La base était paniquée. Le régime a eu peur que le peuple utilise la présence en Iran de Ban Ki-moon pour manifester. Il a annoncé des mesures sécuritaires fortes avec le déploiement de dizaines de milliers de Pasdaran, mais il n’a pas pu montrer des images authentifiant ces annonces. Il a réveillé la fausse opposition interne pour qu’elle intervenir et dérouter cette action. Cette mesure a, in fine, refroidi le peuple, mais les précautions prises par le régime a inquiété ses derniers compagnons. La panique existante s’est encore amplifiée. Le régime était encore en difficulté : il devait atteindre ses objectifs pendant le Sommet ou alors négocier.

Ali Larijani était officiellement exclu de ces négociations car le Sommet était réservé aux chefs d’Etats (Rois, présidents, Premier ministres) et aux ministres des affaires étrangères. Cette configuration favorisait Rafsandjani dont les pions forment le Gouvernement du régime ! Rafsandjani a demandé à Jalili, un de Larijani de donner un coup de main à Salehi afin que Larijani ne puisse pas récupérer des invités en attente. Washington a demandé à l’Algérie (un pays intermédiaire pour dialoguer avec les mollahs) d’inclure le chef de son Parlement dans sa délégation pour pouvoir également discuter avec Larijani.

Au cours des rencontres, Salehi et Jalili, les deux pions de Rafsandjani, ne sont pas allés dans le sens espéré par Washington, ils ont présenté les rencontres apaisées avec ses alliés comme la preuve de leur popularité afin de rassurer leurs derniers compagnons. Washington n’a pas apprécié : il a multiplié les signaux laissant supposer de nouvelles accusations nucléaires et de nouvelles sanctions. Mais puisque, depuis près de 3 ans, Washington évite l’adoption de nouvelles sanctions et contourne lui-même ses propres sanctions par peur de voir le régime islamique chuter, Rafsandjani et ses pions (alors maîtres des négociations) n’ont prêté attention à ses menaces en se disant qu’ils avaient encore le temps pour continuer leur politique de menaces régionales pour intimider Washington pour le faire reculer ou à défaut, le pousser par dépit à composer son avenir islamiste dans la région avec eux (avec ou sans la Grande-Bretagne).

Mais on ne peut devenir le patron du monde, en renonçant à la domination du marché pétrolier ou en restant toujours le n°2 derrière les Britanniques, Washington a décidé d’éliminer l’impétueux Rafsandjani et ses pions de son équation : (mercredi dernier -28 août 2012-) à son arrivée à Téhéran, Ban Ki-moon s’est adressé en priorité à Larijani au mépris des règles protocolaires lui imposant de s’adresser en priorité au Président et au ministre des affaires étrangères. Mais Larijani a les mêmes attentes que Rafsandjani et en l’absence d’un durcissement américain, il n’a fait aucun geste d’ouverture.

Au lendemain de cet échec (jeudi dernier -29 août 2012-), Washington a déchaîné une tempête médiatique contre le régime par des discours cinglants de ses pions, Morsi et Ban Ki-moon, contre les mollahs lors de la séance d’ouverture du Sommet, puis par le départ en groupe de l’ensemble de ses alliés après le transfert de la présidence tournante à Ahmadinejad ! Aucun Etat allié au régime n’a protesté contre ce traitement humiliant. Washington a littéralement mouché le régime, mais sans ajouter de sanctions. Il a alors encore envoyé un émissaire chez Larijani pour voir sa réaction. Or, le régime était sonné et humilié mais pas davantage (économiquement) sanctionné : il n’a pas flanché. Rafsandjani n’a pas aimé la consécration de son rival comme l’interlocuteur privilégié du régime, il a continué ses efforts pour l’isoler !

Ainsi du 23 à 29 août 2012, le régime a vécu une semaine de désunion et d’échecs graves. Cela pouvait entraîner de nouvelles ruptures. Face à ce genre de perspective, le régime a une tactique précise : les dirigeants se cachent et les médias tentent de calmer le jeu en détournant l’opinion vers d’autres sujets évoquant la normalité.

Cette semaine, on devait normalement avoir une actualité calme. Mais Rafsandjani n’a pas suivi le schéma, il a continué à enquiquiner Larijani. Ce dernier a rouvert des procès visant les membres du clan Rafsandjani pour le forcer à abandonner la partie et les postes de négociations. Il y avait d’un côté un déni des échecs et de l’autre côté la guerre pour avoir le monopole d’accès à la porte de secours. Cela a provoqué une très forte panique financière exprimant une très grande crise de confiance. La Chine, très sensible à la stabilité de ses partenaires, a annoncé la fin de ses investissements dans le gaz iranien. Le régime a commencé à faire diversion, ce qui a amplifié la crise. Washington a également annoncé des sanctions contre une compagnie pétrolière de Rafsandjani pour l’inciter à combattre avec plus de vigueur pour garder le contrôle des négociations. La guerre a fait rage entre les deux clans. La crise de confiance s’est amplifiée, la ruée vers le dollar a vide les comptes du régime tout en faisant monter le prix du billet vers des taux jamais atteints !

Cette semaine, le régime a été secoué simultanément par plusieurs crises. Voici les images d’une nouvelle semaine chaotique d’un régime en décomposition.


13.09.2012

Iran : La semaine en images n°220

Cette semaine, le régime devait organiser la seconde partie de ses élections législatives. La première partie de ces élections avait été unanimement boycottée par le peuple, mais aussi par les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, le clergé, les Bazaris et même ses propres collaborateurs !

Ce geste de désaveu général avait provoqué une grande panique parmi les associés économiques du régime issus des clans au pouvoir : comme d’habitude, ils s’étaient mis à acheter plus de dollars ou de l’or en vue d’être prêts à fuir le pays ou à rompre avec le régime pour sauver leur peau.

Le régime devait donc se lancer dans des manoeuvres de diversion pour détourner l’opinion du boycott de ses élections, de la remise en cause de sa légitimité et l’éventuelle agitation provoquée par celle-ci.

Cette semaine, le régime devait également célébrer la journée Nationale du Golfe Persique, journée instaurée pour profiter du patriotisme des Iraniens et s’assurer une large présence populaire à ses côtés. Dans le contexte du boycott et de la remise en cause de sa légitimité, le régime ne pouvait pas espérer une telle présence à ses côtés dans les rues, c’est pourquoi il avait provoqué une crise autour des trois îles iraniennes que les Arabes liés aux grandes puissances lui réclament. Le peuple a vu cette opération comme une aventure dangereuse pour la souveraineté iranienne. Le régime a tenté de relancer l’affaire par des soi-disant opposants indignés, mais la mayonnaise n’a pas pris. Tout le monde s’est mis à espérer la chute du régime afin que le pays ne revive plus ce genre de crise. Au final, le régime était certain que la journée pouvait déboucher sur un autre boycott remettant en cause sa légitimité. Il a organisé la journée en catimini sans faire aucune publicité.

Cette semaine, le régime devait aussi rendre un hommage vibrant à l’un des plus actifs artisans de la révolution islamique : l’ayatollah Mottahari, théoricien de la république islamique, tué peu après la révolution. Ce dernier qui faisait partie des mollahs pro-US a d’ailleurs été éliminé par Khomeiny, mais il avait été élevé au rang de héros de la révolution par pure convenance. A l’occasion de la commémoration de cette disparition, le régime redoutait un autre boycott remettant en cause la révolution islamique, Washington redoutait la remise en cause de sa révolution islamique !

Par ailleurs, il y a trente ans, après avoir éliminé Mottahari, le clan de Khomeiny avait tenté de dissimuler son rôle dans son son assassinat en lui rendant un second hommage par la création d’une journée de l’Enseignant en référence à son statut de théoricien islamique. Cette semaine, le régime devait en conséquence fêter cette journée avec les enseignants, mais il redoutait également un boycott car il les malmène depuis des années en supprimant les CDI et en les remplaçant par des CDD sous-payés.

Enfin, la semaine contenait le 1er mai, interdit en Iran depuis la révolution islamique et remplacé par une fête du travail iranienne qui a lieu le 30 avril et pendant laquelle les ouvriers remercient leurs patrons ! Vu le contexte de son isolement et son affaiblissement, il pouvait s’attendre à un boycott cuisant de cette drôle de fête du travail susceptible de remettre davantage en cause sa légitimité. Il devait donc se lancer dans d’autres manoeuvres de diversion.

Le régime avait donc eu une semaine très agitée. Il a sans cesse été remis en cause et s’est senti bien isolé, mais aucune télévision occidentale n’a braqué ses caméras sur l’Iran. Les Américains ont ignoré sa faiblesse car ils ont toujours aidé les islamistes iraniens pour les utiliser pour déstabiliser la région et aujourd’hui ne cherchent qu’à chasser les mollahs pour installer leurs islamistes au pouvoir. Les Européens ont fait semblant de ne rien voir la contestation en cours car la chute du régime entraînera la fin de très avantageux contrats pétroliers qui leur ont été accordés par les mollahs. Cette dernière édition de la semaine en images vous montrera la réalité qui gêne les Occidentaux : l’extrême désaveu du régime par les Iraniens.


05.05.2012

Iran : La semaine en images n°217

Au cours de ces dernières semaines, le peuple ainsi que les Pasdaran, les Bassidjis, les Bazaris ou les militaires ont ouvertement contesté la légitimité du régime et de ses composants en boycottant ses élections, mais aussi en repoussant son opposition officielle et en ignorant l’anniversaire de l’instauration du système islamique. En parallèle, ils ont plébiscité un changement en célébrant ostensiblement Norouz, fête non-islamique que les mollahs détestent car elle leur rappelle l’identité non islamique du peuple iranien.

Cette double contestation majoritaire (peuple+Pasdaran) a démoralisé les derniers hauts responsables encore fidèles au régime : on a assisté à une nouvelle ruée vers le dollar et le nombre des participants aux cérémonies officielles comme la prière de vendredi ou les séances de l’assemblée islamique a fondu. Le régime a repris le grand procès pour fraude qui est un moyen déguisé pour punir les candidats à la rupture. Puis il a sans cesse évoqué le soutien du peuple et des Pasdaran à ses programmes comme le nucléaire et ce pour contredire l’existence même de toute contestation afin de rassurer ses derniers collaborateurs. Mais, il a oublié de célébrer la mémoire de Fatemeh car elle n’a guère été célébrée par le peuple, les Pasdaran, les Bassidjis, les Bazaris ou les militaires ou même ses derniers collaborateurs.

Au second jour de cette semaine, le régime esseulé et isolé des mollahs a oublié de célébrer un autre événement sacré : sa journée de l’énergie atomique ! Cette année, on n’a pas eu d’annonces de progrès nucléaire : on n’a guère eu de provocations nucléaires !

L’objectif de ces provocations a toujours été de repousser toute réconciliation avec les Américains afin de ne pas être obligé de les autoriser à revenir en Iran avec leurs pions formés pour prendre le pouvoir de l’intérieur. Les derniers collaborateurs du régime exigent ces provocations ouvertes comme la garantie que les mollahs tiendront bon et ne les sacrifieront pas lors d’un marché avec Washington. Mais ces provocations exposent le peuple à de lourdes sanctions et font le lit de la contestation. En se taisant, les mollahs ont avoué qu’ils ne jugeaient pas opportun d’alourdir les sanctions et de défier le peuple pour assurer la survie de leur régime. En fin de semaine, ils allaient également rester très en retrait lors des négociations nucléaires.

La reculade du début de la semaine ne pouvait que démoraliser leurs derniers collaborateurs, la mollesse de la fin de la semaine allait entamer davantage leur confiance dans la solidité du régime.

Le régime a également promu un grand ramdam médiatique sur l’éventuelle suppression des allocations dans le but d’occuper les attentions et de dissimuler ainsi des reculades stratégiques qui révèlent sa fragilité. Il a également tenté de contenir la dissidence en annonçant des pendaisons collectives et de nouvelles arrestations dans le procès pour fraude. Il a aussi annoncé une tournée triomphale d’Ahmadinejad dans des régions reculées du sud du pays pour évoquer l’existence de réserves de partisans. Mais sur les images de la semaine, on ne voit guère de réserves de combattants dans le sud du pays, mais des images de rues nues ou des images d’archives. On ne voit aussi aucune effervescence politique mais de l’absentéisme à tous les niveaux. Voici la chronique en images d’une nouvelle semaine semée de problèmes pour le régime agonisant des mollahs.


15.04.2012

Iran : La semaine en images n°215

Il y a une semaine, c’était Norouz, le nouvel an iranien, que le régime rejette, mais n’a jamais pu abolir. C’était là une occasion de contester le régime islamique. Les Iraniens l’ont saisie en envahissant les grandes mosquées de chaque ville avec les symboles de Norouz, sauf à Mashad car Guide pour son discours du nouvel an. Dans cette ville, le mausolée d’Imam Reza qui compte des dizaines de mosquées a été boycotté par le peuple. Ces actions spectaculaires qui contestent le régime n’auraient pas été possibles si celui-ci n’avait pas perdu le soutien des Pasdaran. Ce Norouz, les Iraniens ont pu constater la rupture des Pasdaran de base avec le régime et l’isolement de ce dernier.

Le régime devait organiser un grand rassemblement religieux pour nier cet isolement, mais il n’y est pas parvenu à l’occasion de la 1ère Prière de Vendredi de la nouvelle année. Le nombre des participants a même fondu comme si les collaborateurs du régime admettaient que les rassemblements pour Norouz étaient les prémices d’un soulèvement.

Cette semaine, le régime a tenté d’organiser des manifestations liées à Norouz pour rassembler le peuple sous sa bannière, il n’y est pas arrivé. Supposant que son échec pouvait provoquer une nouvelle fonte de ses troupes, de nouvelles ruptures internes, il a bloqué les canaux d’émigration pour retenir ses partisans à ses côtés.

La contestation de Norouz n’a pas seulement alarmé les mollahs, mais aussi Washington qui a jadis aidé la révolution islamique et aujourd’hui ne cherche pas à renverser ce régime, mais à remplacer ses dirigeants par ses propres pions islamistes. Washington a laissé échapper des confidences de spécialistes de renseignements sur « l’absence d’un danger immédiat du programme nucléaire iranien ». On a également vu des publications de grands « spécialistes de relations internationales » sur la nécessité d’un compromis la république islamique. Enfin selon un schéma déjà-vu et bien rôdé, quelques-uns parmi des grands alliés de Washington comme l’Inde et le Japon ont refusé d’appliquer les dernières sanctions promulguées par Washington.

Israël a également mis en veilleuse ses menaces d’attaque. Des grands spécialistes israéliens de renseignement ont mis leurs compatriotes en garde contre le « danger d’une guerre contre l’Iran ». On a même entendu parler d’une « déclaration israélienne d’amour à l’Iran » (donc au régime) sur FaceBook !

Mais, malgré ses difficultés internes, le régime n’a pas saisi la main tendue par Washington car il considère le dialogue comme un moyen pour les Américains et leurs pions de revenir en Iran pour prendre le pouvoir de l’intérieur. Par ailleurs, le moindre échange avec Washington inquiète ses derniers fidèles qui craignent d’être sacrifiés dans le deal, c’est pourquoi le régime a même lancé des pics en direction de Washington et d’Israël !

Cette réponse doublement négative de Téhéran a mis Washington dans l’embarras, il ne pouvait pas continuer à parler d’ouverture et de dialogue bien qu’il le faut pour éviter d’affaiblir le régime islamique qu’il veut préserver.

Au cours de la semaine passée, Washington a changé d’approche pour sauver le régime tout en sauvant la face : il a encore parlé de dialogue, mais tout en évoquant le « soutien du peuple américain à une frappe préventive ». On a également eu droit à une réplique israélienne de cette menace sous la forme d’un « sondage israélien très favorable à la guerre ». Mais, la Turquie qui est le pays clef pour l’attaque américaine ou israélienne est intervenue pour apporter son soutien aux mollahs !

Alors que le régime va mal et ne tient qu’un un fil, Washington a ainsi écarté toutes menaces de sanctions ou de frappes du régime islamique qu’il veut préserver et transférer à ses pions. Cela ne doit pas décourager les Iraniens car le régime reste le même : faible, haï, isolé, déconnecté de ses troupes et de la rue. Les images de la semaine confirment ce constat d’un régime qui se désagrège.


02.04.2012

Iran : La semaine en images n°210

Semaine terrible | Le régime a annoncé des manœuvres hostiles contre les Etats-Unis. Nous n’avons pas pu trouver une seule image montrant ces manœuvres, preuve que les militaires et les Pasdaran ont encore boycotté le régime.

Le régime a tenté de dissimuler ce boycott massif et humiliant en évoquant divers grands rassemblements en sa faveur. Nous n’avons trouvé que des images de salles presque vides et des mines défaites du côté des responsables chargés les remplir. Le régime a connu une nouvelle semaine de défaites. Voici la preuve en images que le régime est presque mort et va vers un effondrement certain.


27.02.2012

Iran : La semaine en images n°203

Depuis des mois, les Pasdaran boycottent les manifestations officielles à la gloire du régime et de la révolution islamique comme les autres Iraniens. Ce boycott hostile au régime a semé d’emblée la panique chez les nantis du régime : ils se sont mis à vendre massivement leurs divers avoirs et à acheter à la place de l’or et des dollars en vue de fuir le pays si le régime était inquiété par des Pasdaran qui se sont ralliés aux partisans d’un changement de régime. Régulièrement, nous assistons à des vagues de paniques après chaque nouveau boycott.

La semaine dernière, la panique est montée d’un cran car les associés du régime craignaient l’échec de la Journée annuelle de soutien du peuple au Guide au moment où le principal opposant au régime, Reza Pahlavi, a demandé au peuple de renverser le Guide pour le traîner devant la Cour pénale internationale. On n’était pas face à un boycott normal, mais dans une démarche d’union nationale pour un changement de régime.

A la fin de la semaine dernière, le vendredi 30 décembre, lors de la Journée annuelle de soutien du peuple au Guide, nous avons noté que le régime n’avait publié que des images d’archives ! Ce qui veut dire que pour la première fois depuis le début du boycott des Pasdaran, aucun élément lié au régime n’est descendu dans les rues iraniennes : 100% des Iraniens et 100% des collaborateurs de base du régime ont rejeté l’homme qui symbolise le régime et la révolution islamique.

Cette semaine, une nouvelle panique encore plus forte allait gagner les associés économiques du régime. Il était certain que ce samedi, dès l’ouverture de la bourse, ils se mettraient à vendre des actions avant de se précipiter au Bazar pour acheter encore de l’or, des dollars ou toutes autres devises avant que le régime ne s’effondre, emportant dans sa chute ses banques et leur fortune. Le régime a décidé de tirer des missiles dans le détroit d’Ormuz pour détourner l’attention du peuple de la crise interne qui allait le déstabiliser.

Washington qui ne veut pas un conflit, mais un arrangement avec les mollahs a esquivé. L’Europe qui leur achète secrètement près de 1,5 million de barils par jour via des contrats buy-back a également esquivé. La crise continuait. La bourse venait d’enregistrer un premier crasck. Le dollar montait d’heure en heure.

Le régime devait montrer qu’il avait le moyen de contrer l’opposition pour calmer la crise, mais cela semble impossible. Dès lors, il ne lui restait que d’injecter des dollars sur le marché pour limiter la crise. Or, sous l’effet des sanctions américaines, il manque de dollars et doit agir avec parcimonie.

Cette semaine, régime était bien en difficulté. Alors qu’il était au bord du précipice, Washington l’a sauvé du gouffre en laissant l’un de ses alliés lui proposer l’équivalent d’une année de revenus pétroliers. Le régime a injecté des dollars sur le marché, mais il n’a pas pu arrêter la crise, il a seulement aiguisé l’appétit de ses associés qui visiblement croient le régime perdu car il a un peuple devant lui. Voici les images d’une semaine exceptionnelle qui nous montrent tout de même un régime épuisé et prêt à tomber.


10.01.2012

Iran-Argentine-Amia : le tango obscène

L’Argentine a reconnu qu’elle serait prête à renoncer à ses charges et ses mandats d’arrêts contre les mollahs dans l’attentat anti-sémite d’Amia en échange de meilleures relations commerciales avec eux. C’est là un motif de rupture des relations pour les Etats-Unis qui qualifient l’Argentine de leur « plus important partenaire hors Otan ». Mais Washington n’a pas protesté. De fait, ce n’est pas une offensive commerciale argentine, mais un cadeau américain aux mollahs pour parvenir à une entente.


29.03.2011

Iran : Les chiens de garde veillent !
(de nouveaux éléments historiques inédits ont été ajoutés le 03.01.2011 dans l’analyse axée sur Israël. Voir notamment la 3e note.)

Face aux sanctions qui le privent de ses revenus en devises pour le menacer de pénuries et d’éventuels soulèvements, le régime des mollahs avaient planifié de supprimer les prix subventionnés afin d’étrangler le pouvoir d’achat et ainsi habituer de force les Iraniens à vivre en état de pénuries. Après moult hésitations, ce samedi, le régime a lancé ce programme qualifié de Grande Chirurgie de l’économie iranienne. On signale de nombreuses protestations dans de nombreux secteurs chez les malades soignés de force par les mollahs, mais les faits ne sont pas signalés dans les médias Européens. Dans le même temps, le FMI (organe contrôlé par les Etats-Unis) parle d’une réforme nécessaire et bénéfique au peuple qui va accroître la popularité du régime ! Encore une fois, l’Europe et les Etats-Unis tournent, chacun à leur manière, le dos au peuple iranien comme lors de son soulèvement en juin 2009. Ils ne veulent pas d’un changement de régime, mais d’un arrangement avec le régime des mollahs.

Tout sauf un changement de régime ! Dans cette optique on pleure à chaudes larmes Jafar Panahi, cinéaste emprisonné car il voulait une république islamiste modérée !


25.12.2010

Iran : Les marchandages et la répression font bon ménage

Les Occidentaux espèrent une entente avec les mollahs. Ils négocient, ils marchandent pendant que le régime tue. Il tue même en toute tranquillité car négociations obligent, on a mis la sourdine sur les exécutions. Ces jours-ci, le régime a tué 7 fois.


21.09.2010

Iran : Le pouvoir du NON !

Depuis toujours Washington utilise ses alliés pour tenter des médiations avec les mollahs dont il veut faire des partenaires régionaux utiles. Le dernier médiateur choisi par Washington est le Brésil : son ministre des Affaires étrangères Celso Amorim était hier à Téhéran. Après avoir joué le rôle du frein à toute nouvelle sanction pour laisser ouverte l’option américaine de la médiation, hier pour la première fois il a fermé un peu la porte en évoquant la nécessité pour les mollahs de garantir l’absence de volet militaire dans leur programme nucléaire. Tous les médias ont rapporté cet avertissement d’Amorim qui sonne comme la fin de la médiation brésilienne, mais personne n’a évoqué la réponse des mollahs car elle était évidemment négative. Téhéran s’est même offert le luxe d’un festival de Non car il a compris le pouvoir du Non. | Décodages |


28.04.2010

Iran : La semaine en images n°113

Il y a deux mois, Téhéran avait prévenu que le 10 avril, à l’occasion de la journée nationale de la technologie nucléaire, il annoncerait de grands progrès en matière d’enrichissement, mais en raison d’un article du New York Times remettant en cause l’authenticité des annonces, vendredi dernier, le régime a bâclé sa journée de la technologie nucléaire en annonçant des progrès négligeables. Il a ainsi donné l’impression de perdre ses moyens face aux Américains. C’est pourquoi le régime a passé une semaine testostéronée pour restaurer son image de méchant qui n’a pas peur des Américains.


18.04.2010

Iran : à la croisée des vraies sanctions

Depuis le début de la conférence de Washington sur le nucléaire, on a entendu des dizaines de rumeurs sur la position chinoise vis-à-vis de Téhéran, ce qui était bon signe pour les mollahs. Ces derniers ont cependant annoncé qu’ils étaient ouverts à un échange d’une grande partie de leur stock d’uranium enrichi à 3,5% contre 100 kg de combustible à base d’uranium enrichi à 20%. Téhéran a agi ainsi car il a détecté des signaux très négatifs sur des sanctions unilatérales américaines à venir.


14.04.2010

IRAN-USA : THE CONNECTING VESSELS !

Three days ago, Tehran announced that within 30 days it would start to “build two enrichment plants with centrifuges that would be 5 times more powerful”. The following day, Hillary Clinton reminded that she attached value by dialogue and maybe by a resolution “within 30 to 60 days”. There’s obviously a link between those both statements. However the connection is more complex than what seems to be.


26.02.2010

Iran – Etats-Unis : Les vases communicants !

Il y a trois jours, Téhéran a annoncé le début d’ici 30 jours, du « chantier de deux usines d’enrichissements avec des centrifugeuses 5 fois plus puissantes ». Le lendemain, Hillary Clinton a rappelé son attachement au dialogue et peut-être une résolution « dans 30 à 60 jours ». Il y a évidemment un rapport entre les deux déclarations, mais ce rapport est plus complexe qu’il n’y paraît.


26.02.2010

Iran : Efforts à bâbord et à tribord

Tous les médias parlent de l’Iran. Hillary Clinton et Bernard Kouchner se disent « à la recherche d’alliés pour imposer de nouvelles sanctions » contre les mollahs. Or, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, qui dispose de la première flotte dans le golfe Persique, et la France, un des principaux fournisseurs d’essence à l’Iran, peuvent s’allier en tant que partisans de sanctions pour faire plier les mollahs. Attention, désinformation à bâbord et à tribord !


17.02.2010

IRAN : THE BIRTHDAY PRESENT AMERICANS ALREADY FEEL SORRY ABOUT

One week ago, Washington caused much surprise by authorizing Iraq to close a 600 millions dollars oil deal with the mullahs at a time when the latter gave signs of exhaustion few days before their revolution’s anniversary. The sum gave the mullahs their smile back since they started to use the offensive mode again against this America that provided them with the proof it’s not willing to overthrow them. But the question is what would be the use of those 600 millions dollars for such a ruined regime. To what were those petrodollars allocated ? The answer is disconcerting and much instructive for those who wish to cook something up with the mullahs.


02.02.2010

Iran : Le cadeau d’anniversaire que les Américains regrettent déjà

Il y a une semaine, Washington a surpris en autorisant l’Irak à passer un joli contrat pétrolier de 600 millions de dollars avec les mollahs à un moment où ces derniers donnaient des signes d’épuisement à quelques jours de l’anniversaire de leur révolution. La somme a donné le sourire aux mollahs puisqu’ils sont repartis en mode offensif contre cette Amérique qui leur avait donné la preuve qu’elle ne souhaitait pas leur renversement. Mais la question est à quoi peuvent servir ces 600 millions pour un régime ruiné ? A quoi ont été affectés ces pétrodollars ? La réponse est déconcertante et fort instructive pour ceux qui espèrent fricoter avec les mollahs.


02.02.2010

Petraeus, Obama’s spare wheel !

David Petraeus, the commander of the American Army who is in charge of the Middle-East, stated on Sunday on CNN that his general staff “considered several scenarios” and among them the “bombing of Iranian nuclear plants”. But Petraeus specified that the “Iranian nuclear crisis could be still resolved through the diplomatic way” because “some delay is still remaining before we reach this crucial point”. His sentiments kindled the web while Washington has always taken this yes-but line.


12.01.2010

Iran : Petraeus, roue de secours d’Obama !

David Petraeus, le commandant de l’armée américaine en charge du Moyen-Orient, a affirmé dimanche sur CNN que son Etat major avait « envisagé plusieurs scénarii » dont des « bombardements des installations nucléaires iraniennes ». Mais Petraeus a précisé que la « crise nucléaire iranienne pouvait toujours être résolue par la voie diplomatique » car il restait « encore du temps avant qu’on n’atteigne un point critique ». Ces propos ont enflammé le web alors que Washington a toujours tenu ce discours de oui-mais.


12.01.2010

IRAN : THE SECRET HISTORY OF THE GREEN MOVEMENT

The Green Movement is in a mad rush ! This movement that was described as a democratic one because of the criticism it levelled at Ahmadinejad or the Supreme Guide confessed at last that it never had any vague desire to change the regime but solely a will to criticize Ahmadinejad or the Supreme Guide so they don’t forget the founding principles of the Islamic Revolution ! This movement the regime conceived in order to give a democratic hint to any compromise refusal, notably regarding nuclear field, blocked any Western speculations right before they went too far such as it happened on the last June. While we should have witnessed a denunciation for mendacious advertisement, many pro-American journalists such as Michel Taubmann took up their pen to defend the Green Movement, a fact which requires serious decoding.


30.12.2009

Iran : L’histoire secrète du Mouvement Vert

C’est la débandade pour le Mouvement Vert ! Ce mouvement, que l’on disait démocratique parce qu’il critiquait Ahmadinejad ou le Guide Suprême, a enfin avoué qu’il n’avait jamais eu la moindre velléité de changement de régime, mais juste un désir de critiquer Ahmadinejad ou le Guide Suprême pour qu’ils n’oublient pas les principes fondateurs de la révolution islamique ! Ce Mouvement conçu par le régime pour donner une couleur démocratique au refus de tout compromis, notamment sur le nucléaire, a mis un frein aux spéculations Occidentales avant que cela n’aille trop loin comme en juin dernier. Alors que l’on devrait assister à une dénonciation pour publicité mensongère, de nombreux journalistes pro-américains comme Michel Taubmann ont saisi leur plume pour défendre le Mouvement Vert, ce qui nécessite un sérieux décodage.


30.12.2009

Iran : Les effets du voyage de John Kerry à Téhéran

Le sénateur démocrate John Kerry a proposé de faire une visite officielle à Téhéran, a rapporté jeudi The Wall Street Journal. La Maison-Blanche a indiqué qu’elle ne s’y opposerait pas, mais n’a pas encore tranché si elle faisait du sénateur son représentant officiel si celui-ci devait partir. | Décodages de cet usage immodéré du conditionnel |


25.12.2009

Iran : Le chant lancinant d’Obama et les paillassons

Hier, à Washington, le 1ier ministre turc Erdogan dont le pays siège au Conseil de Sécurité jusqu’à fin 2010 s’est dit opposé à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Obama a affirmé qu’il avait échoué à le convaincre, insinuant ainsi son impuissance à imposer de nouvelles sanctions qu’il avait promises pour le 1ier janvier 2010 en cas d’échec de la diplomatie. L’argument est faux car il avait promis des sanctions unilatérales américaines qui ne demandent aucune autorisation d’un pays allié. Washington cherche des excuses. |Décodages|


09.12.2009

Middle East : Where the U.S. treads, democracy does not spread

The Nobel Institute discerned its Peace Prize this year to the American President Barack Obama. This decision greatly surprised for Obama has not achieved any considerable results in world peace since in office. The Nobel’s move was then attributed to the hope that Obama’s election has risen in the world and as an encouragement in his future actions for world peace.


28.11.2009

Iran : Obama is at the limit of absurdity

© IRAN-RESIST.ORG – September 22, 2009 | The President of the Mullahs is awaited in New York in view of his speech on peace and respect between nations at the General Assembly of the United Nations. Washington was hoping that Ahmadinejad would profit from this opportunity and resume direct talks with them, but Tehran refused. In riposte the U.S. pulled out its usual menaces : A possible Israeli attack on Iranian nuclear facilities and the threat of further sanctions. Washington however to a further step towards appeasement made the incredible vow of “shooting down any Israeli aircraft using Iraqi airspace to attack Iran.” This promise came from Zbigniew Brzezinski, a super Czar of the American diplomacy, and personal advisor to Obama, a man extremely well listened in Iran. This announcement has nothing to do with Israel but with Brzezinski’s doctrine on Central Asia followed for the past 33 years by all the American Presidents.


27.11.2009

Iran : Washington veut une relation courtoise - Décodages

Rien ne fait plus peur aux mollahs qu’une normalisation des relations avec Washington car cela suppose une démocratisation qui peut leur coûter le pouvoir. Pour casser la dynamique de l’apaisement, en réponse à une ultime offre de dialogue sur le nucléaire, Téhéran a annoncé qu’il jugerait pour espionnage –peine passible de la mort-, 3 « touristes américains » qui avaient pénétré par hasard sur un territoire où Washington finance des activités armées contre les mollahs. Washington a esquivé cette provocation et a redoublé d’efforts dans le sens d’un apaisement.


11.11.2009

Iran : Obama ne veut pas d’excuses !

Deux jours avant la manifestation du 30ième anniversaire de la prise de l’ambassade américaine par les partisans de Khomeiny, le Mouvement Vert a exprimé le souhait de présenter des excuses au peuple américain. Obama n’a pas relevé cette proposition et il s’est même empressé d’exclure la nécessité de toute excuse !


05.11.2009

Iran : Washington frappe les Pasdaran via le Jundallah

Plus d’une trentaine de commandants des Pasdaran dont le vice commandant des forces terrestres de cette milice et 9 chefs tribaux ont trouvé la mort dans un attentat à l’explosif dans la région de Sistan et Baloutchistan. Le groupe armé du Jundallah dont les membres se réfugient régulièrement au Pakistan a revendiqué l’attentat. Téhéran a accusé les Etats-Unis.


19.10.2009

Iran : Washington strikes the Pasdaran via the Jundallah

More than 30 commanders of the Pasdaran, including the vice-commander of the ground forces of the militia and 9 tribal chiefs were killed in a terrorist bomb attack in the Sistan-Baluchistan region of Iran. The armed terrorist group Jundullah has claimed the attack. This group regularly carries out attacks in the region from the Pakistani border. Tehran has accused the United States of carrying out the attack.


19.10.2009

Iran : Khamenei’s death, a rumour that lacks of imagination

Since last Tuesday evening, a rumour goes around on the net : websites of Iranian opponents state that the Supreme Guide Ali Khamenei would have died after a 24 hours coma. Those websites would have gathered this information in the corridors of Tehran Bazar and Bazaris would have heard it anywhere. We didn’t publish this rumour because we already published it in 2007 !


16.10.2009

Iran : Westerners are trying to create a distraction

One week ago, the Iranian news was about the mullahs’ questioning of their Geneva commitments and the fact that this didn’t give rise to any negative response from the Six. Western media thus covered up this information by filling in the gap with a phoney rumor about “Ahmadinejad’s Jewishness”. Presently Iranian news is still the same but this time we keep the lectors busy with the case of “Fariba Pajooh, the translator of the Spanish daily newspaper El Mundo in Iran” who was unjustly arrested by the regime because of her support to the Green Movement.


14.10.2009

Iran : Les Occidentaux cherchent à faire diversion

Il y a une semaine, l’actualité iranienne était la remise en cause par les mollahs de leur engagement à Genève qui n’avait suscité aucune réaction négative des Six. Les médias occidentaux ont alors occulté cette information en comblant le vide avec la rumeur bidon de la « judaïté d’Ahmadinejad ». A présent, l’actualité iranienne est toujours la même, mais cette fois, on occupe les lecteurs avec le cas de « Fariba Pajooh, traductrice du quotidien espagnol El Mundo en Iran », injustement arrêtée par le régime pour son soutien au Mouvement Vert.


14.10.2009

Iran : More enrichment to make the Six hopeless

Yesterday morning, before the beginning of the G20 Summit, Obama, Sarkozy and Brown denounced all together the secret building of some second enrichment plant in Iran. Every of them stated they knew about such construction but they were disturbed by the fact such information were disclosed by the mullahs’ regime itself ! The Six attempted to minimize this new stratagem which was made by Tehran to make the dialogue derail.


26.09.2009

Iran : Plus d’enrichissement pour désespérer les Six !

Hier matin, avant le début du sommet du G20, Obama, Sarkozy et Brown ont ensemble dénoncé, la construction en secret d’un second centre d’enrichissement en Iran. Tous affirment qu’ils avaient connaissance de cette construction, gênés par le fait que l’information ait été divulguée par le régime des mollahs lui-même ! Les Six cherchent à minimiser ce nouveau stratagème de Téhéran pour faire capoter le dialogue.


26.09.2009

Iran : Obama va atteindre le seuil de l’absurdité

Le président du régime des mollahs est attendu à New York en vue de faire un discours sur la paix et le respect entre les peuples pendant l’AG de l’ONU. Les Américains auraient préféré qu’il mette à profit ce séjour pour les rencontrer ce qui a été exclu par Téhéran. En réponse, les Américains ont dégainé les mêmes menaces : une possible attaque israélienne et de possibles sanctions. Ils ont néanmoins introduit en parallèle des annonces d’apaisement dont une incroyable promesse d’« abattre tout avion israélien qui survolerait l’Irak pour atteindre l’Iran ». A l’origine de cette promesse se trouve Zbigniew Brzezinski, maître à penser de la diplomatie américaine, conseiller personnel d’Obama, un homme très écouté en Iran. Cette déclaration n’a rien à voir avec Israël, mais tout avec l’Iran et la doctrine Brzezinski appliquée en Asie Centrale depuis 33 ans par les différents présidents américains.


22.09.2009

Iran : With Obama’s agreement, Israel is arming the Hamas

According to a reliable source in Israel, a major part of Iranian missiles that are intended for Hamas passes in transit to Gaza via Israeli border. In Israel, Ha’aretz mentioned links between Pasdaran and local mafia. This is not a much realistic explanation but this doesn’t explain the inaction of the Israeli army and the strange silence of this democratic country’s government which doesn’t denounce those deliveries. There’s no mistake but a strategy. | Decodings |


20.08.2009

Iran : Avec l’accord d’Obama, Israël arme le Hamas

Selon une source sûre en Israël, la majeure partie des missiles iraniens destinés au Hamas transite vers Gaza via la frontière israélienne. En Israël, Haaretz parle de liens entre les Pasdaran et la mafia locale. C’est une explication peu réaliste car cela n’explique pas l’inaction de l’armée israélienne et l’étrange silence du gouvernement de ce pays démocratique qui ne dénonce pas ces livraisons. Il n’y a pas d’erreur, mais une stratégie.
| Décodages |


20.08.2009

Iran : Un ralentissement des investissements pétroliers

DUBAI (Reuters) Par Simon Webb | Le bouleversement politique suite à l’élection présidentielle contestée en Iran a ralenti les efforts des compagnies pétrolières internationales pour trouver un moyen de contourner les sanctions et investir dans les secondes réserves mondiales en pétrole et en gaz.


20.08.2009

Iran : Les Américains et les Pasdarans

L’information sur l’Iran est souvent sinon toujours déformée par des intervenants liés à l’Iran. Au lieu de parler des vrais décideurs de l’ombre comme Rafsandjani, ils évoquent sans cesse une « lutte entre des modérés et des conservateurs » pour écarter l’hypothèse d’une instabilité feinte qui convient bien au régime et à son patron Rafsandjani. L’interview d’un expert américain publié dans le Figaro montre que cette approche convient bien aux Américains.


24.07.2009

Iran-G8 : Sortie ratée pour Washington qui aggrave la crise

Hier à l’annonce de la décision de G8 de donner deux mois de délais aux négociations, les mollahs faisaient valoir leur Niet ! Cette réponse a résulté des manœuvres ratées des Etats-Unis avant le G8.


13.07.2009

Iran – Grande-Bretagne : Chantage contre chantage

Le torchon brûle entre Téhéran et Londres. Les mollahs ont expulsé le correspondant de la BBC, arrêté 9 employés iraniens de l’ambassade britannique à Téhéran et menacent à présent de condamner l’un d’entre eux et un journaliste irano-canadien (donc moitié britannique) à de lourdes peines de prison pour « action contre la sécurité nationale » iranienne.


06.07.2009

Iran : Le grand ménage chez les experts !

Georges Malbrunot, petit collègue de Delphine Minoui, est malheureux. Il a publié un article de protestation contre la décision de la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense (DAS) de se séparer des services de certains chercheurs comme Hourcade ou François Nicoullaud, ambassadeur de France en Iran, et quelques autres jugés trop « favorables à Téhéran ».


29.06.2009

Iran : Pourquoi la réponse d’Obama est la meilleure

La ou plutôt les différentes réponses d’Obama à la présente crise iranienne ont été faites sur la base des intérêts stratégiques des Etats-Unis. Il faut donc resituer l’affaire dans son contexte géopolitique.


20.06.2009

Roxana Saberi : L’Iran manipule les médias !

Sur un fond de tension avec les Etats-Unis, fin janvier 2009, Téhéran s’en est pris à Roxana Saberi, une Iranienne établie aux Etats-Unis mais travaillant en Iran. Téhéran espérait une intervention musclée de l’administration Obama afin de crier à l’ingérence dans ses affaires internes pour bouder tout futur dialogue avec les Américains. Le sort de Roxana Saberi, otage du régime des mollahs, est donc lié aux évolutions des relations entre Téhéran et Washington. Pour pronostiquer des changements dans son cas, il faut s’intéresser aux passes d’armes entre les deux Etats.


29.04.2009

Iran : Ahmadinejad est plus conciliant après Durban 2

A Genève, les délégations européennes ont quitté la salle pendant le discours d’Ahmadinejad. Ce départ a déclenché un rire satisfait chez Ahmadinejad. C’est ce qu’attendait Téhéran.


27.04.2009

Iran : Obama efface les casiers !

Les mollahs refusent la main tendue par Obama et continuent d’exiger des mesures concrètes qui prouveraient leur bonne foi. Ils demandent en fait la levée des sanctions contre l’Iran et leurs personnes. La suppression des moyens de pression n’étant à l’ordre du jour, les Américains cherchent des subterfuges en leur montrant des exemples d’avantages qui les attendent en cas d’une entente. Après des offres d’investissements et de coopérations bancaires, voici la promesse d’une disculpation dans les affaires de terrorisme qui font peser de lourdes menaces contre le régime et ses dirigeants.


26.04.2009

Iran-Sanctions : un avertissement peut en cacher un autre !

Dans la foulée de la déposition d’Hillary Clinton devant la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants, deux députés américains ont évoqué un projet de loi qui pourrait sanctionner ceux qui fournissent, servent d’intermédiaires ou livrent de l’essence à l’Iran, ou encore aident Téhéran à construire des raffineries dans le pays. Etant donné que cette sanction serait capable d’abattre le régime, on peut la considérer comme un avertissement aux mollahs, mais dans cette complexe crise avec l’Iran, un avertissement peut en cacher un autre.


24.04.2009

Iran : Washington serait « prêt pour discuter de divers problèmes »

La chef de la diplomatie américaine, qui témoignait devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a défendu la politique d’ouverture des Etats-Unis envers l’Iran, en précisant que les Etats-Unis appliqueraient des sanctions « très dures » contre l’Iran en cas d’échec du dialogue.


23.04.2009

Iran : Affaire Saberi – Ebadi – Ghobadi

Sur un fond de tension avec les Etats-Unis, fin janvier 2009, Téhéran s’en était pris à Roxana Saberi, une Iranienne établie aux Etats-Unis mais travaillant en Iran. Il espérait une intervention musclée de l’administration Obama afin de crier à l’ingérence dans les affaires iraniennes pour bouder tout futur dialogue avec les Américains. En l’absence d’une telle intervention, Téhéran s’apprête à faire libérer cet otage devenu inutile voire encombrant. Cette libération sera néanmoins un nouveau spectacle avec la participation de Shirin Ebadi et Bahman Ghobadi, deux figures médiatiques du régime des mollahs.
| Décodages du comment et du pourquoi.


23.04.2009



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