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Iran : La semaine en images n°240
26.09.2012

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine…
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

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Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs islamistes pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Le projet appelé Arc de Crise allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques. Les mollahs probritanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington. Ils ont aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour les amener à cesser leur diabolisation et d’accepter un apaisement entre les deux pays pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

En 1979, selon Washington, les choses devaient aller très vite car les mollahs avaient terriblement désorganisé et affaibli l’économie iranienne en tuant les élites, en s’appropriant les grandes industries et la compagnie iranienne de pétrole. Il y avait aussi une guerre interne au sein de la caste dirigeante : Rafsandjani (le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny), avait pris le ministère de l’intérieur et les services secrets, pour éliminer les adversaires et étendre sa domination politique et économique. Le régime était économiquement affaibli et politiquement très divisé.

Mais les mollahs ont agi comme des maffieux, ils ont accepté Rafsandjani comme leur parrain et chef pour diriger le régime. Son choix a été l’usage du terrorisme islamique pour neutraliser toute tentative d’apaisement, la menace de fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz et d’une guerre régionale pour intimider Washington et la création d’un front d’alliés anti-sanction fidélisés par l’importation massive de leurs surplus à prix d’or en utilisant les réserves de dollars accumulées par le Shah. Le choix du terrorisme a vite fait montrer le prix des protections diplomatiques achetés à coup de contrats auprès des Européens. En peu de temps, ces politiques irresponsables ont ruiné le pays et détruit la production iranienne, désorganisant l’économie intérieure, provoquant un chômage et une pauvreté irrépressibles y compris au Bazar. En cherchant à préserver leur pouvoirs, les mollahs ont, en fait, généré un grand front interne de mécontents (ceux d’en bas ou ceux qui devaient monter au front).

Quand toutes les trésors cumulées par le Shah ont été épuisées, Rafsandjani devenu le patron officiel du régime (grâce à la présidence du Conseil de Discernement) s’est retrouvé en difficulté pour continuer sa coûteuse politique de monnayage des protections. Il a alors baissé le taux officiel du dollar pour acheter le soutien des autres mollahs-affairistes. Il a joué la carte de l’apaisement avec son ami Khatami pour acheter du temps. Enfin, il a relancé la politique de monnayage des protections en vendant des contrats d’exploitations pétrolières à très bas prix à un nombre grandissant de pays notamment via ses propres sociétés pétrolières !

Cette fuite en avant dans des mesures de plus en plus clientélistes ont totalement ruiné le pays sans neutraliser les sanctions. La fausse modération de Khatami a également énervé Washington. Il a parlé de la menace nucléaire pour augmenter ses sanctions. Rafsandjani était à nouveau en difficulté. Pour se maintenir au pouvoir et préserver sa fortune, il a fait de nouveaux cadeaux aux mollahs affairistes, il a offert des postes clefs à son ennemi Larijani et pour parvenir à gagner la partie, il a mis en place l’agitateur belliqueux Ahmadinejad pour radicaliser ses menaces. Mais cela aussi n’a pas sauvé le régime. Washington a renforcé ses sanctions, il a aussi été amené à évoquer des frappes punitives.

1ères Ruptures en 2007. Dès l’apparition de la grande disparité entre le peuple et les dirigeants, un grand mécontentement interne est rapidement apparu chez les Pasdaran vétérans de la guerre Iran-Irak. Ils ont alors noué des contacts avec Reza Pahlavi, le symbole d’un régime qui avait propulsé l’Iran vers de grandes réussites. Le régime a remplacé ces dissidents par des jeunes issus des familles pauvres. Il a ainsi gagné quelques années de délais, mais les nouveaux venus ont été rapidement confrontés à la réalité que l’avenir était compromis avec ces terroristes affairistes au pouvoir. Mais la milice des Pasdaran a une structure cloisonnée comme des services secrets et le régime avait ses clans, aucune action n’était possible. Cependant quand en 2007, Washington, ses pions et ses alliés ont commencé à évoquer très régulièrement l’option militaire, les mécontents devaient agir. Pour éviter les cloisonnements, ils ont fait le choix tactique de boycotter le régime pour l’isoler et se repérer. Au même moment, les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les mauvais choix du régime l’ont également lâché. Le régime a riposté en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar sans parvenir à casser ce boycott.

2008-2011 : Isolement, panique, zizanie et guerre interne. Dès 2008, le régime a ainsi été rapidement réduit à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 700 hommes d’affaires et 6000 nervis. Le régime pouvait chuter dans le sang. Il devait envisager de négocier avec les Américains pour obtenir des garanties de sécurité en échange d’un transfert rapide des pouvoirs vers leurs pions. Rafsandjani, le patron du régime, n’a pas pensé pour tout le régime car il a démis Larijani de ses fonctions de négociateurs nucléaires pour avoir le monopole des marchandages avec les Américains afin d’être sûr d’obtenir les meilleures garanties pour sauver sa tête, mais aussi sa fortune. Pour bénéficier des mêmes avantages exclusifs, Larijani a décidé de prendre le pouvoir par tous les moyens allant même jusqu’à révéler les détails de la corruption de Rafsandjani et de grandes familles du clergé qui l’ont toujours soutenu. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son plus important lieutenant (Ali Kordan), mais Larijani restait une menace avec ses dossiers sur tout le monde. Rafsandjani devait agir vite avant qu’il ne s’en serve pour trouver des alliés contre lui.

Rafsandjani devait faire fort. Il a eu l’idée folle de sauver le régime avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (couleur de l’Islam). Ce projet a raté car le peuple a utilisé l’occasion de manifester pour scander des slogans hostiles au régime. Le régime a été mis en danger par Rafsandjani. Il devait partir. Il a accusé son fils et l’a fait partir à Londres pour sauver sa tête. Il a aussi monnayait du temps en offrant le Pouvoir Judiciaire à Sadegh Larijani. En espérant relancer sa fausse révolution depuis l’étranger avec des faux exilés issus des services secrets et avec son fils.

Mais au bout d’un an, il a dû s’éclipser. Larijani a pu obtenir sa place , mais il n’a pas été officialisé de peur qu’il ne devient trop fort et une menace pour ses aînés. Il n’a donc pas pu éliminer les pions de Rafsandjani. C’est pourquoi depuis cette promotion officieuse, sa grande préoccupation a été d’utiliser ses dossiers et le pouvoir judiciaire pour intimider Rafsandjani ou éliminer ses pions négociateurs. Les derniers compagnons du régime ont constaté que leur nouveau chef et ses lieutenants, comme les précédents, ne songeaient pas à défendre leur droit.

En mars 2011, une nouvelle grande manifestation hostiles au régime protégée par la passivité des Pasdaran a convaincu tout le monde que ces derniers avaient changé de bord.

Les derniers compagnons du régime ont estimé que le régime était condamné et que leurs dirigeants pouvaient demander des garanties de sécurité pour partir avant une contre-révolution sanglante. Des collaborateurs de bas niveaux qui ne pouvaient pas fuir ont commencé à rompre. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars et quitter le pays. Ces retraits de devises et ces ruptures affaiblissaient davantage le régime. Larijani a alors accentué ses efforts pour écarter au plus vite Rafsandjani afin de contrôler les marchandages avec Washington. Il a ainsi admis la vulnérabilité du régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

Depuis, tout signe de faiblesse du régime, toute reprise de la guerre entre Larijani et Rafsandjani ou le moindre de dialogue avec les Américains ou leurs pions régionaux ont toujours provoqué de nouvelles ruptures, mais de nouvelles ruées vers l’or et le dollar…

En 2012, Washington a forcé les Européens à cesser leurs relations protectrices et a parlé d’embargo total pour agiter Larijani, amplifier ces crises de confiance et ainsi épuiser le moral des derniers composants du régime. Le régime était condamné. Les Chinois ont prudemment annoncé la diminution de leurs investissements, puis la suspension de leurs achats pétroliers privant le régime de 50% de ses revenus. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a alors provoqué une ruée vers les denrées alimentaires et le pays (qui ne produit plus rien depuis des années) a vite basculé la pénurie et la révolte : une grande manifestation contre le régime à Neyshabur, des appels à la grève générale au Bazar et plusieurs attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le régime a annoncé le démantèlement de la milice en question pour mettre fin à cette humiliation. Afin de rassurer ses derniers compagnons, le régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour de grandes manifestations autour de ses chefs ou dans les rues. On a d’abord vu 250 individus battant le pavé à Téhéran et Ispahan, puis un nombre de moins en moins important n’osant même plus manifester dans les rues et se réunissant uniquement dans la mosquée privée du Guide.

Au cours des trois dernières semaines, le boycott phénoménal des mosquées pendant le Ramadan, le boycott massif de la Journée de Qods et d’Eyd Fetr ont confirmé la chute drastique du nombre des partisans du régime. Le régime a alors focalisé sa propagande sur l’organisation à Téhéran du Sommet des chefs d’Etats du Mouvement des Non Alignés (MNA) au cours duquel il devait obtenir la présidence tournante du Mouvement pour 3 ans. Il espérait rassurer les siens sur l’existence d’alliances susceptibles de contourner les sanctions américaines !

Mais, le Mouvement des Non Alignés (MNA), qui était jadis proche du bloc communiste, est aujourd’hui majoritairement dominé par les Etats-Unis. Washington a interdit à près de 75% des « Non Alignés » de participer au sommet de Téhéran. Mais il a autorisé la participation de quelques grands alliés qui avec son autorisation contournent régulièrement ses sanctions quand elles dépassent leur objectif. Ainsi sans ajouter de nouvelles sanctions, Washington mettait les mollahs devant un petit risque de crise interne en espérant les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

Mais en l’absence de vraies sanctions, Rafsandjani et Larijani n’ont pas abdiqué. Washington a évoqué de nouvelles accusations nucléaires et de nouvelles sanctions, mais avec ces menaces molles, il n’a rien obtenu. Washington a puni ce nouveau refus par le départ discret de ses grands alliés du sommet du MNA avant le transfert de la présidence tournante à Ahmadinejad ! Par ce boycott discret montrant la possibilité de la rupture des contrats existants, Washington entendait assouplir le régime sans paniquer ses derniers compagnons. Mais en l’absence de vraies nouvelles sanctions économiques, le régime n’a pas reculé.

Il y a deux semaines, à la fin du sommet raté du MNA, les opposants internes se sont invités dans le jeu en révélant le boycott subi par le régime au sein du MNA et ont mis les derniers compagnons du régime devant la possibilité de la rupture des contrats existants, provoquant par la même occasion, une très forte panique financière exprimant une très grande crise de confiance. La Chine, très sensible à la stabilité de ses partenaires, a annoncé la fin de ses investissements dans le gaz iranien.

La situation était aggravée. La compétition entre les deux clans rivaux pour le contrôle des négociations s’est amplifiée. Rafsandjani a mis ses pions devant Larijani ! Ce dernier a révélé la participation du régime à un grand attentat anti-américain sous Rafsandjani, il a aussi rouvert des procès et accusé Rafsandjani de blanchiment d’argent, délit puni par la peine de mort…

Pour Washington, la guerre entre Rafsandjani et Larijani menait le régime islamique nécessaire aux projets régionaux de Washington vers l’explosion. L’Etat américain s’est approché des grands ayatollahs qui devaient succéder à Khomeiny, mais avaient été écartés par Rafsandjani et ses amis affairistes. Mais les grands ayatollahs n’ont pas accepté un deal avec Washington car il a déjà des religieux de leur niveau dans sa poche et n’aurait aucun peine à revenir sur son accord.

Dans la foulée, il y une dizaine de jours, Washington a changé d’attitude : pour punir ou intimider le régime, il a cessé de s’opposer à l’action du plus populaire opposant au régime : Reza Pahlavi. Ce dernier a pu enfin diffuser son appel à l’union nationale. Immédiatement, le régime a annoncé de très grandes manoeuvres sécuritaires dans le pays avouant de facto sa peur. La base a paniqué à nouveau, le dollar est monté de 66% dépassant les 3000 Tomans. Washington a peur que la sanction ne dépasse son objectif d’intimidation en renverse le système islamique. Il a suspendu la menace en réduisant l’espace d’expression à Reza Pahlavi.

Mais au même moment, le Canada, nouvel allié des Etats-Unis (car + en + partisan d’une rupture avec la Grande-Bretagne) a inscrit « le régime sur sa liste des entités terroristes », laissant supposer la saisie des très importants avoirs des dirigeants (notamment Rafsandjani) sur son territoire. Washington s’est ainsi doté d’une nouvelle arme contre les mollahs. Une nouvelle panique s’est emparée des derniers compagnons du régime. Le dollar baissé arbitrairement est remonté à 3000 Tomans.

La semaine dernière, alors que le régime était ainsi déstabilisé par la panique de ses derniers compagnons : un film a insulté le prophète Mahomet et il n’y a eu aucune manifestation spontanée en Iran. L’affaire a confirmé la rupture générale du peuple, des dizaines de milliers de Bazaris et de mollahs de base mais aussi des centaines de milliers de Pasdaran et des millions de Bassidjis avec l’Islam !

Le régime déstabilisé en Iran et décrédibilisé sur le plan international par ce boycott a appelé un Jihad international contre les auteurs sionistes du film. Son appel a mobilisé 40 de ses jeunes 250 nervis à Téhéran ! La panique interne s’est amplifiée au point que le régime a dû fermer le Bazar et interdire le mot dollar !

A la fin de la semaine dernière, pour sauver la face et pour rassurer ses derniers compagnons, le régime a annoncé des dizaines de milliers de manifestants après les prières de Vendredi, mais sur la base des photos publiées, nous avons découvert quelques 250 manifestants dont une majorité de personnes âgés ou d’immigrants à Téhéran ainsi que 300 personnes du même type dans le reste du pays. Les Pasdaran avaient encore tourné le dos au régime.

Normalement, dans ce genre de cas, le régime se fait tout petit pour se faire oublier et faire oublier son échec. Mais en début de cette semaine, dimanche, le régime devait célébrer la création de l’armée de terre, la force aérienne et de la marine des Pasdaran !

Le régime devait aussi mettre en avant l’adhésion des Pasdaran car ce même jour, Le même jour, Washington allait commençait des grandes manœuvres internationales anti-mine dans le détroit d’Ormuz.

Enfin vendredi, à l’occasion de l’anniversaire du début de la guerre Iran-Irak, qualifiée par le régime de la Défense Sacrée de la Révolution Islamique, le régime devait organiser son grand défilé militaire annuel réunissant les militaires, les Pasdaran, les Bassidjis et ses derniers équipements militaires.

Cette semaine, le régime ne pouvait pas ignoré les Pasdaran et leur rupture fragilisante. Il était face à ses problèmes. La crise interne s’est amplifiée. Rafsandjani a tenté d’exploiter les problèmes pour isoler Larijani. La crise s’est encore amplifiée. Les deux clans ont simulé l’entente pour atténuer la crise et ont tenté de rassurer leurs derniers compagnons d’infortune en évoquant la détermination des troupes et la puissance de ses nouveaux équipements comme des drones de combat et une nouvelle DCA. Mais les images ont encore montré un boycott absolu. Après cette journée de propagande ratée, Ahmadinejad, le pion de Rafsandjani, devait décoller pour New-York afin de participer à l’Assemblée Générale de l’ONU. Il pouvait y commencer à flirter avec Washington... Le régime est à nouveau entré en convulsions ! Voici le récit et les images des propagandes, des échecs et des convulsions du régime désormais très isolé des mollahs. ENORME !



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Il y a une semaine, les dernières images du régime ont été celles de l’échec de sa mobilisation pour défendre l’honneur du prophète ou une nouvelle absence des Pasdaran et des Bassidjis à ses côtés dans le show planétaire d’islamisme.

La semaine dernière, la première absence des Pasdaran au côté du régime avait paniqué ses derniers compagnons et fait grimper le dollar au-delà de 3000 tomans. Une nouvelle absence des Pasdaran au côté du régime, peu avant l’anniversaire de la création de cette milice, signifiait une rupture absolue et ne pouvait que provoquer une nouvelle crise encore plus grande. Le régime devait diminuer le nombre des rassemblements pour diminuer la visibilité de la rupture. Mais, il ne pouvait pas pour autant tout décommander car il admettait alors la rupture et son extrême vulnérabilité, s’exposant à une panique fatale. Que faire ?

Samedi 15 Septembre (25 Shahrivar 1391) a commencé par une décision incroyable : la décision de la BCI d’annoncer discrètement la fin de la vente du dollar à bas prix pour l’importation de 2/3 des produits de base, réservant le dollar bon marché aux importateurs de viande. Or, le grand importateur de viande est le régime lui-même. Le régime retirait des échanges le dollar bon marché, vendu à pertes, qui avait été un cadeau à ses partenaires et aussi un moyen pour garder les prix bas afin de satisfaire les besoins du peuple et éviter des conflits. En éliminant le dollar bon marché, le régime allait réduire les bénéfices de ses compagnons infidèles, mais aussi éliminer un mécanisme très coûteux pour garder les prix bas. Il faisait deux économies, mais en prenant d’énormes risques.

Après deux semaines de fortes hausses du dollar libre, le régime était sans doute épuisé et s’attendait à une plus forte sortie de dollars de ses poches pour prendre cette décision préventive mais très risquée de limiter ses frais. C’était un aveu de manquer de réserves et cela ne pouvait que déboucher sur une nouvelle crise. La semaine commençait sur une note d’urgence, mais les médias ont évité la diffusion de toute info économique ou financière pour laisser passer les événements militaires que le régime devait réaliser.

En parallèle, Jaafari, le commandant en chef des Pasdaran, a réuni tous les représentants iraniens de la presse étrangères pour un festival de slogans sur la puissance et la fidélité des Pasdaran.

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Jaafari a d’abord parlé des étapes de la construction des Pasdaran.Puis « sur la base d’études et d’analyses menées par les Pasdaran », il a annoncé « la fin d’Israël, son isolement et l’absence de soutien des Etats-Unis à une attaque israélienne en raison de la vulnérabilité des Etats-Unis face à la puissance balistique de la république islamique d’Iran ! » Jaafari a également annoncé des « aides tactiques et économiques à Assad ainsi que la présence de conseillers tactiques en Syrie ». Mais il a nié toute aide militaire. Il a aussi nié une précédente déclaration de l’un de ses subalternes « sur l’ouverture par l’Iran d’une guerre régionale en cas d’attaque contre l’Iran », il a attribué l’ouverture de cette guerre à une mobilisation générale des bons croyants de chaque pays indépendamment de la république islamique.

Au cours de cette intervention très longue, Jaafari a également annoncé que le régime avait « récupéré les données du drone américain tombé en Iran et qu’il était en train de produire des drones armés capables de voler 24h sur 24 ! » Il a évoqué la « fermeture d’Ormuz en cas d’une frappe américaine ». Il a également annoncé une « pluie de missiles sur Israël en cas d’une frappe pour anéantir son parapluie défensif, puis tout ce qu’il a dans ce pays »… Alors qu’en l’absence des Pasdaran de base à ses côtés, depuis 3 ans, le régime n’a pu réaliser aucune des manœuvres qu’il annonce et récemment, il n’a même pas été fichu tiré un missile pour simuler un essai ! Il a aussi accordé son « autorisation aux modérés » de participer à la vie politique » et promis l’« arrestation des agitateurs du marché des devises » et promis. Il a aussi affirmé que les Pasdaran avait été « les premiers à intervenir en Azerbaïdjan après le récent séisme et avaient déjà commencé la reconstruction de la région ! » Alors que le régime n’a envoyé aucun secours et aucun bâtiment n’a été reconstruit, es gens vivent même sans moyen de se chauffer par des températures négatifs dans des tentes offertes par des bénévoles.

Les propos a été également de placer des polémiques en orbite pour occuper les médias tout au long d’une semaine risquée afin de détourner l’attention d’une nouvelle flambée du dollar et de nouvelles absences des troupes aux côtés du régime lors des divers rassemblements commémoratifs prévus au programme de la semaine. Le visage inquiet de Jaafari montre que le régime n’était pas sûr du succès de ce plan de diversion médiatique.

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Le régime avait besoin d’autres polémiques pour faire diversion : il a remis en orbite la querelle sur la nomination du juge sanguinaire Mortazavi à la direction des affaires sociales et tout au long de la semaine, les uns ont loué son engagement pendant que d’autres de son propre camp dénigraient sa personne sans expliquer leur motivation. Le régime a aussi commencé une querelle sans contenu entre Khatami et Moussavi. Pour occuper l’opinion, le régime a médiatisé la fermeture d’un centre pétrochimique et le risque de licenciement de 600 ouvriers avant d’annoncer leur sauvetage pour rester dans un registre positif !

Mais en ce premier jour d’une semaine risquée, il n’y a pas eu que des diversions médiatiques, on a également une désinformation : le régime a également annoncé la hausse de vols de devises et d’or aux domiciles des riches pour les inciter à cesser leurs agitations ! C’est incroyable comme l’incroyable chef des Pasdaran n’a pas annoncé l’arrestation en masse des auteurs de ces vols !

Enfin, ce qui a beaucoup manqué ce jour a été des manifestations islamistes surtout avec les Pasdaran. Le régime a tenté d’atténuer ce manque de ferveur par l’annonce de l’augmentation de la prime pour l’assassinat de Salman Rushdie.

Dans la soirée, le régime a également annoncé un rassemblement de milliers de mollahs à Qom. Sur la base des photos du régime, ces milliers étaient environ 200 dont un grand nombre d’étudiants islamistes étrangers, réunis prudemment loin du peuple dans une salle du Howzeh (principale école de formation de mollahs en Iran). Pour anecdote, malgré la crise économique qui frappe le pays, les habitants de la ville de Qom refusent de louer des chambres à ces véritables islamistes venus d’ailleurs.

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Les mollahs manquaient de souffle, l’Europe a tenté de leur remonter le moral en plaçant deux de leurs meilleurs faux opposants, Nasrine Sotoudeh et Jafar Panahi, sur la liste des possibles lauréats du Prix Sakharov qui sera attribué le 10 décembre prochain.

Dimanche 16 Septembre (26 Shahrivar 1391), on avait toujours rien sur le dollar car le régime devait célébrer l’anniversaire de la modernisation de la milice des Pasdaran. Etant certain qu’il serait boycotté, par prudence, il y a deux semaines, il avait annoncé une longue visite du Guide dans le nord du pays et une « cérémonie de remise de grades aux élèves officiers de la marine » sur une base périphérique et mineure de la marine sur la bordure de la Caspienne. Il échappait ainsi aux images habituelles et pouvait utiliser des archives inédites.

Mais avec le début des manœuvres qui remettait en cause l’autorité des Pasdaran dans le Golfe Persique et le contexte anti-islamique du moment, il ne pouvait pas se montrer autiste et maintenir son programme dans une région loin des conflits.

Pris au piège, incapable d’improviser une vraie cérémonie de circonstance avec des bannières en rapport avec l’actualité, le régime a oublié le calendrier : il a zappé l’anniversaire de la modernisation des Pasdaran. Il a décalé sa cérémonie de remises des grades d’un jour et s’est mis à parler « de grands rassemblements de milliers mollahs et d’étudiants islamistes dans les mosquées de tout le pays contre le film sur Mahomet ».

Le régime a tenté de masquer l’absence des Pasdaran en évoquant le soutien des jeunes mollahs. Il niait au passage le boycott que subit l’école de formation de mollahs, le Howzeh.

Cependant comme toujours, il fallait vérifier les images. Il y a peu, le régime avait perdu ses jeunes spécialistes de Photoshop : il diffusait alors des photos disparates. Mais depuis une semaine, on a de nouveau des images Photoshop, elles sont cependant d’une faible qualité et remplies d’effets d’erreurs dans les simulations.

Cette fois, pour le rassemblement de Qom , sur la photo d’ensemble vue depuis un toit, le camarade Photoshoppeur a effacé l’ombre portée du bâtiment en ajoutant ses masses de manifestants !

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Des photos prises au niveau du sol montrent d’ailleurs la densité basse des manifestants ! Nous avons estimé leur nombre à une soixantaine, c’est la moitié du nombre que le régime avait réuni la semaine dernière !

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A Mashad , le régime n’a pas utilisé le Photoshop mais le cocktail d’images disparates car la photo d’ensemble de ces « milliers de mollahs manifestants » a été prise par un temps ensoleillé alors que le photo de détail est pris par un temps maussade.

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A Ispahan , il y a eu deux manifestations avec des « milliers de mollahs manifestants », la premier a eu lieu dans une mosquée avec une centaine de personnes et la seconde a réuni une petite trentaine de personnes sur la principale place de la ville.

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Parallèlement à cette grande amnésie volontaire, le régime a tenté de faire diversion par des affaires polémiques : il a continué son Mortazavi show et a aussi évoqué une affaire de vol de carburant par un pipeline privé construit par les habitants d’un village du sud du pays pour faire de la contrebande d’essence.

Le clan Rafsandjani a profité du désordre pour innocenter Obama de tout rôle dans le tournage du film anti-Mahomet afin de se faire bien voir des Américains ! La semaine dernière, Mohsen Rezaï avait innocenté Washington d’une autre accusation pour se rapprocher et s’assurer une place au soleil !

Par ailleurs, puisque le régime avait fui ses responsabilités en décalant sa propre cérémonie au rabais sur une base éloignée et qu’il avait probablement. Il avait besoin de bouche-trous et brouhaha pour combler le vide. Il a annoncé une conférence de presse sur la Fondation pour la préservation des œuvres liées à la défense sacrée. Il a ainsi simulé une certaine vitalité politique. Pour nous le grand intérêt de cette affaire sont ces photos où l’on voit trois responsables déprimés.


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Le régime a aussi annoncé une conférence de presse sur le « Festival international d’Imam Reza ». Encore une fois, au-delà de la propagande, il y a les images et le même air de déprime chez les derniers associés du régime.

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Enfin après ces échecs flagrants pour remplir les mosquées de ses partisans en âge de le défendre, le régime a tenté de remplir les mosquées avec des enfants en leur offrant des jouets !

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Washington a vu que le régime piquait du nez, il lui a envoyé des représentants de l’Oman et des Philippines à leur rencontre pour proposer des accords économiques afin de remonter le moral des troupes dans pour autant avoir signé un contrat pour les aider. Les Philippins ont signé tout de suite. Les Omanais ont signé dans la nuit après une petite douche et un contact avec Oncle Sam.

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Lundi 17 Septembre (27 Shahrivar 1391) : la drôle de journée ! Le « Guide s’est enfin rendu sur la base de Noshahr pour rencontrer des milliers d’élèves officiers de la marine ». Mais on peut cependant douter de l’authenticité de cette annonce car il y a de 3 contradictions sur les photos.

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1. configurations et ombres La cérémonie a eu lieu sur un espace étroit en forme de U créé par des écrans en tissu ou des décors que l’on ne retrouve pas au moment des défilés devant la tribune d’honneur. Le régime a délibérément omis de publier des vues d’ensemble car dans le même temps, la direction et l’intensité de l’ombre portée ou l’ombre propre des élèves officiers au moment du défilé ne sont pas les mêmes que sur les photos de passage du Guide et de ses accompagnateurs à pied devant la petite centaine d’élèves officiers que l’on a vus au début.

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c’est un grand format : cliquez pour agrandir.

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changement d’ombres : img. d’archives

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2. traçage des archives. Après quelques recherche nous avons trouvé sur un site américain dans un article datant de 2009 sur les uniformes iraniens des images d’un défilé au même endroit avec exactement le même type d’ombre ! Dans cet article, il est précisé qu’il s’agit d’une remise de grade aux élèves officiers de la marine sur la base de Noshahr en octobre 2009. Le régime a en fait ajouté des images d’archives d’importants défilés à des images du jour montrant l’arrivée du Guide devant des troupes moins nombreuses.

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WEDNESDAY, OCTOBER 7, 2009 -Uskowi on Iran
Officer Service Dress Uniforms of Iran’s Armed Forces

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3. disparitions Ce choix a entraîné un petit problème : on ne retrouve pas les mêmes accompagnateurs autour du Guide du début à la fin : sur la photo de l’arrivée et de passage à pied devant le petit groupe présent sur place, on voit Ahmadi-Moghadam, le chef de la police du régime (chemisette vert pâle), mais il n’est nulle part sur les images avec la tribune. En revanche sur les images (d’archives) de la tribune, on voit Hassan Firouz-Abadi, le chef d’état-major des forces armées, absent sur les photos de l’arrivée du Guide ou sur les photos de passage en revue devant le modeste groupe d’élèves officiers. Firouz-Abadi était resté à Téhéran pour accompagner des officiers au pèlerinage traditionnel sur le tombeau de Khomeiny.

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4. Détail qui tue. Enfin un dernier détail très important, les élèves officiers qui attendent ou sont reçus par le Guide sont assez âgés et portent parfois des uniformes avec des grades supérieurs ! On voit aussi toutes sortes d’uniformes (armées de terre ou de l’air sur une base de la marine) ce qui laisse supposer un abus d’images d’archives déjà en 2009. Le Guide est bon acteur (il sourit sans arrêt), mais les autres avaient déjà l’air tétanisé par l’effondrement du nombre des éléments fidèles, ce qui explique l’air inquiet de Jaafari (que l’on a vu plus haut), mais aussi des visages inquiets que nous verrons plus loin sur les photos du grand défilé militaire de cette semaine.

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un jeune commandant de navire d’après les grades sur sa manche !

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Ce même jour, les officiers de Pasdaran devaient aller en compagnie du chef de l’état major sur le tombeau de Khomeiny pour renouveler leur vœux de fidélité au régime. Faute de volontaires, la visite a été annulée et remplacé par le « pèlerinage des responsable de la section du musique du Festival de la Défense sacrée ! »

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Le régime avait eu raison de vouloir zapper les cérémonies avec les Pasdaran. Il a d’ailleurs amplifié ses efforts de diversion médiatique : il lui fallait du lourd pour détourner l’attention de ses derniers compagnons et du peuple de ses échecs. Il devait rassurer les siens et intimider le peuple.

Pour rassurer les siens et intimider le peuple, il a annoncé de grandes manœuvres policières en octobre au cœur de Téhéran. Il a fait annoncer par un groupe soi-disant dissident la pendaison de 5 prisonniers politiques. Par la suite, il a parlé de la détresse des victimes du séisme d’Azerbaïdjan visant précairement dans des tentes par des temps très froids qui tuent même leurs bêtes (oubliant au passage les propagandes assenées deux jours plus tôt). Il cherchait à focaliser le peuple vers d’autres problèmes, de l’apitoyer. Son annonce pouvait laisser supposer une révolte, il a cru pouvoir rétablir l’équilibre en annonçant des succès pour détourner les sanctions afin de qualifier la crise du dollar d’un psychose sans fondement.

Ces efforts ont été cassés par la publication d’une note économique sur la décision discrète de BCI de retirer de vente le dollar bon marché. Il faut croire que les gens ne vont plus acheter de dollars à la BCI car l’annonce n’avait pas touché les nantis qui convertissent leurs fortunes en dollars car la révélation, synonyme d’un manque de réserves du régime, a provoqué une forte agitation sur le marché !

Le dollar, baissé par le régime arbitrairement de 70%, est reparti en hausse. Le régime a parlé d’une hausse de 100 tomans (4,2%), mais le billet vert est sans doute monté de 85% dépassant 3000 tomans car d’après un article économique paru au même moment sur le prix du papier, les achats de papier au Bazar étaient fixés sur le dollar à 3400 tomans !

Le régime devait rétablir le calme, mais il devait aussi faire le buzz pour cacher ses problèmes. Il a alors annoncé la tenue d’« une grande manifestation de milliers d’étudiants Bassidjis à l’université de Téhéran pour protester contre le film insultant Mahomet ». Encore une fois, grâce aux photos, chacun a vu qu’il n’y avait pas des milliers de jeunes et fringants Bassidjis prêts à défendre le régime, mais une centaine de retraités comme lors des manifestations organisées de la semaine dernière.


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C’était une mauvaise prestation de plus. Le régime a alors tenté d’oublier le buzz interne en créant plutôt des tensions internationales. Sa première tentative a été d’appeler le Hezbollah à manifester pour Mahomet partout au Liban, mais cela n’a rien donné. Par la suite, il a refusé la désignation d’Italie pour représenter le Canada, cela était sans intérêt et n’a par ailleurs rien donné. Il a alors accusé l’AIEA d’un sabotage en Iran, espérant au passage une excuse pour fuir toute négociation alors qu’il est trop faible, son choix motivé par la peur a amené les Britanniques à lui proposer la reprise du dialogue via Catherine Ashton. Le régime a discrètement britannique accepté l’offre, mais il lui fallait aussi un buzz pour détourner l’opinion des boycotts qu’il subissait : pour provoquer le buzz, quelqu’un du régime a dit que lors de sa conférence de presse, « Jaafari, le chef des Pasdaran, avait reconnu la présence miliaire des Pasdaran en Syrie et au Liban » (alors que Jaafari avait dit le contraire).

Cette fois, le régime a enfin fait mouche car Washington qui ne veut pas renforcer ses sanctions nucléaires de peur de renverser ce régime a apprécié ce sujet de polémique choisi par le régime : il a oublié le nucléaire pour focaliser ses critiques sur « la présence miliaire des Pasdaran en Syrie ! » La France, partenaire du régime, qui ne veut pas aussi aggraver ses sanctions, a également oublié le nucléaire pour focaliser ses critiques sur « la présence miliaire des Pasdaran en Syrie ! ». Cette affaire est devenue le centre de tout. Ce n’est pas ce que voulait le régime, il avait besoin d’un buzz et non d’une nouvelle source de sanctions !

Le régime devait trouver un autre buzz : il est revenu à un buzz national en révélant par ses propres médias le passage à tabac d’un mollah donneur de leçon par deux jeunes femmes non voilée ! On n’a jamais eu des journées aussi cafouilleuses où tout allait de travers pour le régime !

Mardi 18 Septembre (28 Shahrivar 1391), le régime devait limiter la casse : le site propagandiste Mehr (actuellement proche de Larijani) a annoncé que « ce jour, le dollar était passé en une matinée de 2000 tomans à 2800 Tomans ». En demandant au passage au gouvernement de « publier les noms des coupables qui vont provoquer des hausses de prix à venir ! » Ainsi, le régime a non seulement nié le vrai taux du dollar, mais il a attribué à ses partenaires paniqués la responsabilité des futurs hausses de prix liées à sa propre décision d’éliminer le dollar bon marché ! Il a ainsi mis ses partenaires paniqués face au mécontentement populaire pour les intimider avec un risque de lynchage puisqu’ils n’ont pas peur de ses menaces de poursuites. Le régime a également encore reparlé de ses manœuvres policières au cœur de Téhéran pour restaurer son propre image répressive. Ile camarade Larijani était visiblement énervé.

Mais la compagnie aérienne iranienne (proche de Rafsandjani) a annoncé la multiplication par 4 du prix des billets d’avion suite à la suppression suite à la décision de la BCI de supprimer le dollar officiel bon marché. Le clan Rafsandjani a ainsi attribué les hausses à venir à la direction du régime, c’est-à-dire à Larijani.

Larijani a tenté de se disculper en affirmant que le gouvernement (issu du clan Rafsandjani) travaillait mal et que le Parlement qu’il préside lui-même ne décidait pas du taux du dollar. Il a proposé un audit sous ses ordres et a demandé la direction du Conseil de la Monnaie à la Banque Centrale !

Parallèlement à ces bagarres internes un peu virtuelles, quelques centaines d’ouvriers représentant les 32,000 retraités des Aciéries d’Ispahan se sont installés pour une durée indéterminée devant le siège de la DRH de leur entreprise à Téhéran pour réclamer des pensions en retard.

La Chine alarmée par les divisions et les vrais problèmes du régime a dû annoncer son retrait du développement des secteurs 15 à 18 de South Pars car l’agence Mehr a émis cette possibilité dans les prochains jours, sans doute pour préparer l’opinion et limiter l’impact de l’annonce chinoise et le régime s’est ressaisi en acceptant de reprendre le dialogue proposé par Ashton : Jalili a quitté le pays en direction de la Turquie (où il a tenté de rencontrer Erdogan, mais a été refoulé après 30 minutes d’attente à l’extérieur de ses bureaux).

Pour compenser les revers et les échecs subis lors de cette journée, le régime s’est aussi lancé dans une propagande sans borne sur ses capacités dans tous les domaines. Le régime a ainsi annoncé la finalisation d’un réseau Internet national, de grands progrès pour la reconstruction des zones dévastées par le séisme et une rencontre entre son ministre des affaires étrangères avec Assad pour parler de leur rôle dans la région (une façon de minimiser la reprise sous contrainte des négociations à un moment de faiblesse).

Enfin, le régime s’est dit qu’il serait bon d’impliquer le Guide Khamenei dans ses propagandes. Or, le régime avait plus tôt annoncé que le Guide allait rencontrer les commandants de la marine avant de visiter une exposition sur les progrès scientifiques de la marine notamment en guerre informatique. Pour corser le propos, on a dit que le Guide avait assisté à la mise à l’eau d’un nouveau sous-marin, mais le régime n’a pu montrer aucune image de son sous-marin !

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La rencontre avec les commandants de la marine

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L’exposition des réalisations de la marine

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Pour corriger le tir, le régime a dit que le Guide avait assisté à une grande manoeuvre navale à proximité de la base de Noshahr. Mais il n’a pas su improviser, il a surtout montré son manque de moyens.

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Cette improvisation a été une mauvaise idée car on n’a encore pas vu de sous-mains et de plus, on a perdu les 40 commandants vus plus tôt autour du Guide. Leur disparition des images a laissé supposer que le régime avait utilisé des images d’archives afin de dissimuler la rupture des commandants de sa marine de guerre. D’ailleurs, le régime ne pouvait pas avoir organisé en même temps la rencontre et les manoeuvres !

Le régime (Larijani) devait alors enregistrer un succès pour sortir d’un cercle infernal d’échecs et de mauvaises improvisations. En manque d’idées, il a annoncé une nouvelle grande manifestation à l’université de Shahid Beheshti (ex-université Melli), récoltant un nouvel échec.

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Rafsandjani a vite envoyé son pion, le vice-président Rahimi (haï par Larijani) en Azerbaijan pour pérorer devant les chantiers de reconstruction annoncée par ce dernier !

Grosse erreur : le vice-président du régime, qui venait tout juste de s’intéresser au récent séisme et à ses centaines de milliers de victimes, a découvert qu’il n’y avait aucun chantier de reconstruction pilotées par le régime ! Les gens étaient en train de reconstruire leurs maisons par leurs propres moyens. L’accueil a été plus que froide de la part des victimes abandonnés par le régime. L’agence Mehr (proche de Larijani) a vengé ce dernier en montrant la réalité et Rahimi pour lui attribuer la situation !

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A présent, le régime était plombé par ses échecs mais aussi par ses divisions. Les deux clans devaient se calmer pour éviter une nouvelle panique. Ils devaient s’unir ou du moins simuler l’unité et enregistrer un grand succès pour sortir du cercle infernal d’échecs et de mauvaises improvisations.

Le Guide a invité tous les officiers de la marine basés dans la région de se joindre à lui en compagnie de leurs familles pour une nuit de dialogue et d’échanges.

Le régime laissait ainsi supposer la possibilité d’un deal pour acheter le soutien des officiers en rupture. Vue l’heure tardive, il ne pouvait publier le compte-rendu et les images que le jour suivant. Il effrayer pour une nuit entière ses adversaires et laissait aussi renaître l’espoir chez ses derniers compagnons. Par ailleurs, il se donnait e temps de trafiquer les images.

Mercredi 19 Septembre (29 Shahrivar 1391), le régime a annoncé que le Guide avait reçu des milliers et des milliers gens. Mais il n’y a eu aucune annonce de cadeaux aux officiers de la marine ou encore une nouvelle manifestation en faveur du régime. Il n’y avait pas eu de miracle.

Les photos de la rencontre n’ont d’ailleurs pas montré des milliers et des milliers ! Nous avons reconnu le minuscule site du faux défilé du lundi matin. Il y avait là d’une part un carré de 50 VIP protégés par des barrières de sécurité et une petite foule de 300 personnes composée principalement de civils barbus et non d’officiers de la marine. Le régime n’avait même pas pu parler à ses Pasdaran en rupture.

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Le régime a tenté de limiter la casse avec une vidéo grossièrement trafiquée dans les 20 dernières secondes.

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La faible participation, mais aussi l’absence des officiers dissidents, étaient un échec cuisant.

Washington a saisi l’occasion pour secouer le régime directement et via ses alliés afin d’augmenter la panique interne. C’est pourquoi il a à nouveau condamné la présence des agents du régime en Syrie avant d’annoncer la mise sous embargo de 117 avions d’Iran Air et de Mahan (la Cie de Rafsandjani) « pour avoir transporté des armes destinées au régime syrien ». Les Emirats ont annoncé qu’ils avaient « nui au régime en lui interdisant l’importation de fibre de carbone qui a la capacité d’augmenter le rendement de ses centrifugeuses. »

Le régime devait rebondir pour ne pas sombrer. Mais il reculé en revenant sur sa décision sur le dollar en annonçant de nouveaux taux de référence selon les catégories d’importations de premières nécessité. Mais d’après des articles parus par la suite, le dollar est resté à son niveau (3400 Tomans) : l’abandon de sa grande mesure punitive n’a donc pas suffi pour rassurer ses compagnons, agités par ses autres échecs notamment le refus des Pasdaran de revenir dans son giron pour assurer sa sécurité même en échange de bonnes compensations.

Le régime a alors annoncé l’arrestation d’un des plus grands agents de change de Téhéran (avouant de facto que le marché du dollar était en ébullition). Il a également annoncé une « nouvelle mort soudaine parmi ses commandants des Pasdaran », mais sans organiser la moindre cérémonie en sa mémoire... ce qui ressemble à son schéma d’exécution punitive. Il cherchait à intimider les dissidents à défaut d’avoir pu acheter leur soutient..

En dernier ressort, on a vu Ali Larijani en compagnie de procureur général, Mohseni-Ejéi (membre du clan Rafsandjani) pour le « lancement du Festival des Hackers anti-américains ». Le régime simulait l’union pour la guerre.

Mais, la salle était vide signe d’un ras-le-bol des derniers compagnons du régime !

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A ce moment, le régime fragilisé par le boycott des forces armées, la haine du peuple, les sanctions américaines et le ras-le bol de ses derniers compagnons d’infortune était dans un schéma d’échec absolu ! Les britanniques ont annoncé très tardivement ’échec des négociations pour éviter d’aggraver sa situation.

Jeudi 20 Septembre (30 Shahrivar 1391), à un jour du grand défilé des forces armées, le régime était certain qu’il serait boycotté à 100% (surtout après avoir éliminé un chef dissident des Pasdaran).

Le régime a débuté la journée par une myriade d’articles où les témoignages évoquaient le dollar à 2400 Tomans : il avait visiblement peur de la transmission de la crise au peuple. Il a également annoncé deux pendaisons collectives pour intimider le peuple.

Dans le même genre délibérément autoritaire et intimidante, il a également annoncé la fermeture définitive d’Internet dans moins de trois jours et son remplacement pas son Internet nationale.

Enfin, Vahidi, le ministre de la défense, a annoncé que « le régime était prête pour une grande bataille » (un bluff à double sens insinuant le soutien des Pasdaran pour nier leur rupture, mais aussi insinuant l’unité du régime pour se battre contre le peuple).

En résumé des bluffs et de la désinformation pour faire face au dollar en super crise et à un risque d’explosion sociale.

Mais le régime a alors eu un contretemps : les musulmans de France étaient dans les rues en réaction au dernier numéro de Charlie Hebdo. Le régime qui finance des groupes islamistes en France, devait suivre leur exemple : Il n’y a eu que 20 participants à l’attaque contre l’ambassade France. L’affaire a confirmé l’isolement du régime et l’aberration et le ridicule de ses menaces !

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Dépité, le régime a tenté de troubler le constat via des bloggeurs soi-disant anti-mollahs ont été chargés de déplorer le succès des manifestations pro-Mahomet !

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Le régime avait raté sa seule journée disponible pour intimider le peuple avant un grand boycott interne prouvant sa vulnérabilité. Washington a encore de profité de l’occasion pour le secouer en lançant un dernier ultimatum aux mollahs.

Les mollahs députés sont allés à Qom à la rencontre de Grands Ayatollahs (peut-être pour leur demander d’accepter l’offre américaine). L’ambiance de la rencontre était pesante.

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Vendredi 21 Septembre (31 Shahrivar 1391), on était à la fois le dernier jour d’un été brûlant, une journée très ensoleillée, mais aussi la triste anniversaire du début de la guerre Iran-Irak, qui a fait 500,000 morts, autant de blessés graves et des millions d’exilés. Pour l’ensemble de ces raisons, c’était un jour J de vérification de l’état du régime, son heure de vérité.

Quand vraiment rien ne marche plus, les mollahs tentent de provoquer la guerre dans l’espoir que le risque pour l’approvisionnement pétrolier fasse reculer leur adversaire (les Etats-Unis) et l’oblige à cesser ses sanctions.

C’est pourquoi Jaafari, le chef des Pasdaran, a alors parlé de la création de Raad (Tonnerre), une super DCA garantissant sa sécurité avant d’annoncer qu’il avait sous le coude, une opération appelée « d’ici à Jérusalem » ! Tout le monde, surtout Washington a esquivé.

La Norvège, un partenaire pétrolier du régime et un ami des Etats-Unis (membre fondateur de l’OTAN), a même tenté un apaisement en attribuant son prix annuel des droits de l’homme à Madjid Tavakkoli un faux opposant du régime.

Le régime a tenté de relancer ses menaces avec des images évoquant une force de frappes hors pair : avec un grand nombre de missiles, mais surtout avec des vagues et de « vagues de combattants corps et âmes voués à la victoire internationales de la révolution islamique ! »

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Mais il y avait déjà un problème : par une journée très ensoleillée, les visages étaient sans contrastes ombrées très fortes. Ces images signées par l’agence propagandiste MEHR ne pouvaient pas être prises pendant cette belle journée très ensoleillé. Le régime bluffait (ou bien il nous bluffait car nous utilisons souvent les photos de l’agence MEHR). Nous devions élargir nos recherches et diversifier nos sources.

Ce changement de source a été salutaire. Sur le site ISNA (site des étudiants islamistes), nous avons appris que ce même jour à 10 heures, c’est-à-dire, à mi temps de la durée habituel du défilé, Ahmadinejad était à plusieurs dizaines de kilomètres du site du défilé (sud de Téhéran, à côté du Mausolée de Khomeiny) pour une nouvelle cérémonie officielle : le montage du drapeau du régime à une hauteur très élevée. Le défilé avait dû donc durer très peu de temps pour qu’Ahmadinejad puisse faire le déplacement.

La présentation des images nous ont aussi bien plu sur le site d’ISNA car un affichage "façon planche de contact" de toutes les photos selon leur date horaire fournit un story-board du déroulement des faits et une plus grande précision dans la lecture des faits.

Voici des capture d’écran du site ISNA : tout d’abord, une page montrant qu’il y a eu seulement 3 reportages sur les célébrations de ce jours : 2 reportages consacrés au défilé de Téhéran, un autre consacré à un défié à Mashad (sans intérêt) et enfin le reportage sur le drapeau dans un carré isolé. Puis, les captures des images story-board d’ISNA où d’ailleurs on retrouve une images publiée par Mehr. Cela laissait supposer qu’il y avait là aussi des images d’archives.

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c’est un grand format : cliquez pour agrandir.

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Deux vues intéressantes sur cette capture !

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Dans ce cas précis, l’intérêt du story-board d’ISNA était évidemment de repérer la configuration des lieux, mais nous avons également repérer deux images montrant l’ensemble des troupes en attente de la fin due la fanfare pour commencer leur marche : nous avons distingué 5 ou 6 paquets de soldats soit au maximum 600 personnes, puis les camions (un package modeste qui explique la courte durée du défilé).

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Mais, en agrandissant et en superposant les deux images pour vous présenter une vision plus claire de la situation, nous avons constaté que les photos étaient en fait trafiquées ! Autrement dit, les deux seules photos du personnel à pied montraient une supercherie : non pas seulement 6 groupes soit 300 à 400 soldats, mais rien ou très peu voire rien du tout !

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Deux vues intéressantes sur cette capture !

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Deux vues intéressantes sur cette capture !

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Deux vues intéressantes sur cette capture !

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Par ailleurs , du côté des équipements, nous n’avons pas vu de vagues de missiles, les extraordinaires drones du régime ou la fameuse réplique iranienne du S-300 Nous avons par ailleurs constaté que sa dernière création, la DCA RAAD (avec cette fois un missile vert anglais) est une variation d’un vieux lanceur déjà montré en 2010.

Côté équipements, avec quelques Quads, une dizaine de chars placé sur des camions (pour économiser de l’essence), plus une vingtaine de missiles et quelques vedettes rapides datant de 2008 , le défilé a également été assez succincte. D’ailleurs dans la tribune officielle, les représentants du régime s’ennuyaient ferme et semblaient vouloir aller vers d’autres occupations.

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Après cette cérémonie sans éclat, Ahmadinejad a filé vers le nord de Téhéran pour le levage du drapeau. L’ambiance n’y était pas des plus joyeuse après le nouveau boycott monumental subi par le régime.

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Samedi 22 Septembre (1er MEHR 1391), dans ces conditions de débandade complète, Ahmadinejad et d’autres pions de Rafsandjani devaient partir à New Yorl pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU. vue les circonstances et la vulnérabilbilité du régime, ils pouvaient profiter du déplacement et de l’éloignement de Larijani pour négocier des garanties de sécurité en échange d’efforts pour mener le régime vers le chaos afin de favoriser une passation du pouvoir vers les pions de Washington.

En prévision à cette éventualité, Larijani avait plus tôt annoncé, via le pouvoir judiciaire contrôlé par son frère, des condamnations à mort dans un procès visant entre autres les pions de Rafsandjani. Mais le clan Rafsandjani s’était gardé de publier les noms, il avait fixé la date d’une éventuelle divulgation des noms au moment de l’arrivée d’Ahmadiejad à New York. Entre temps, Rafsandjani a lâché les pions ainsi visé. Larijani avait alors visé un autre important pion de Rafsandjani, mais ce dernier a également trahi ce bon lieutenant qui a toujours été fidèle. Larijani s’est retrouvé sans moyen de pression sur Rafsandjani, il l’a visé en personne en accusant une de ses banques de blanchiment d’argent, un délit puni par la saisie de tous les avoirs de l’accusé et par sa pendaison ! Rafsandjani a alors demandé à ses enfants, également poursuivis par le pouvoir judiciaire des Larijani, de rentrer au pays : il a ainsi offert ses enfants en gage pour sauver sa tête et sa fortune ! Les enfants ont accepté car sans le père toute la fortune partirait dans la poche de leur ennemi Larijani ! Bel esprit de famille !

La journée a commencé par le retour et l’arrestation de sa fille et devait se poursuivre par le retour et l’arrestation de son fils Mehdi, son homme de confiance pour le détournement des revenus pétroliers du pays. L’ensemble des mollahs di clergé, si longtemps tenus à l’écart du vrai pouvoir par Rafsandjani, ont salué ces arrestations.

Au même moment, Rafsandjani et son tortionnaire Larijani devaient participer côte à côté à la réunion hebdomadaire du Conseil du Discernement, le véritable gouvernement du régime dont ils partagent la direction. D’après les images que voici, les participants étaient pétrifiés. Les deux rivaux étaient également préoccupés et soucieux comme lors qu’on a fait une très grosse bêtise incontrôlable aux conséquences terribles (dans ce cas, une plus crise interne).

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Dans la foulée, comme en 2005 et 2007, le régime a fait savoir qu’il avait « menti sur ses intentions nucléaires », insinuant qu’il cherche la bombe, dans le but de provoquer une escalade guerrière et pouvoir mettre en avant sa capacité de provoquer un grand choc pétrolier afin de contraindre Washington à abandonner ses pressions. La crise s’est amplifiée après ce choix déraisonnable.

Plus tard dans la journée, Larijani devait inauguré la rentrée scolaire. Dans le brouhaha insouciant des enfants, la tête baissée, il jouait avec sa montre comme pour remonter le temps et rattraper ses erreurs ou éviter les tempêtes qui attendent lui et ses amis ou ennemis de trente ans. Le temps semble devenu l’ennemi du régime !

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