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Iran : La semaine en images n°228
10.07.2012

Enfin des nouvelles explosives : intro+révélations… Le régime des mollahs est boycotté depuis près de 3 ans par les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base car ces actifs populaires du régime n’ont pas les mêmes intérêts vitaux que leurs dirigeants.

Les actuels dirigeants, les mollahs, ont pris au pouvoir 1979 en aidant les pions de Washington et ses alliés occidentaux à renverser le Shah, puis en éliminant ces derniers du jeu notamment par la diabolisation officielle de l’Amérique. Depuis, l’Etat américain tente d’affaiblir graduellement l’économie iranienne pour provoquer des pénuries et générer un risque de soulèvement afin de forcer les mollahs à adoucir leur position pour que ses pions puissent revenir en Iran et prendre le pouvoir de l’intérieur. Pour garder le pouvoir, les mollahs doivent refuser tout apaisement quelles que soient les sanctions et les menaces qui pèsent sur les Iraniens d’où la rupture des actifs issus du peuple, les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base…

Après les premiers signes de cette rupture, le régime était réduit à ses hauts dirigeants, donc affaibli, fragilisé, mais pas immédiatement menacé car les Pasdaran ont une structure partitionnée comme un service secret, les membres ne se connaissent pas, ils se méfient les uns des autres. Le régime était à l’abri d’un coup d’Etat. Mais la situation était cependant préoccupante car les Pasdaran rebelles pouvaient constituer des cellules actives par la suite. Rafsandjani, alors patron politique du régime, amateur de manipulations, a songé à organiser une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert, sous la direction de son ami ultra islamiste et très anti-américain Moussavi, par ailleurs un défenseur de l’actuel programme nucléaire du régime, pour donner une légitimité démocratique absolue au programme nucléaire et refus de dialogue et ainsi contraindre Washington à abandonner ses sanctions et ses efforts pour revenir en Iran. Ahmadinejad qui fait partie du clan Rafsandjani s’est montré particulièrement odieux pour permettre au régime de présenter Moussavi comme un modéré !

Tout était si bien pensé. Mais le peuple autorisé à manifester n’a pas soutenu Moussavi, il a plutôt scandé des slogans hostiles au régime. Les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base ne sont guère intervenus pour l’aider à se rétablir. On parlait alors d’un ralliement des Pasdaran à la contre-révolution, mais cela n’a pas eu lieu car la contre-révolution s’est essoufflée sans l’aide de Washington et ses Occidentaux qui ont plutôt laissé le régime réprimer le peuple grâce à ses agents des services secrets. Les Pasdaran ont néanmoins montré leur disponibilité d’aider la contre-révolution en laissant les Iraniens contester nuitamment le régime le 15 mars 2010 en célébrant l’anniversaire du Reza Shah Pahlavi (père du Shah), vénéré pour son patriotisme, sa modernisation et sa laïcisation du pays au siècle dernier. Encore une fois, les Occidentaux ont tourné le dos au peuple car la fin de ce régime faible et l’avènement d’un Iran fort n’est dans leur intérêt.

Cependant, le 15 mars 2010, il est devenu clair que les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base avaient totalement rompu avec le régime et étaient aux côtés du peuple et en faveur d’une contre-révolution. Les hommes d’affaires issus du régime ont paniqué car le peuple pouvait renverser le régime et les lyncher ou encore les dirigeants fragilisés pouvaient négocier une fuite sécurisée avec les Américains et les laisser seuls face au peuple. Ils ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le pays au plus vite.

Rafsandjani qui n’arrivait pas trouver une réponse à cette crise aggravée a dû céder la direction générale du régime à ses ennemis Sadegh et Ali Larijani. Ces derniers (âgés alors de 48 et 52 ans et faisant figures de "jeunes dirigeants" du régime) devaient calmer les hommes d’affaires paniqués et trouver une solution pour les sanctions. Ils ont nié la rupture des Pasdaran, ils ont évoqué des soutiens populaires en province et ont encore proposé le Mouvement Vert comme un dernier recours. du Rafsandjani bis ! Ils n’apportaient rien de nouveau, mais ne revanche, ils ont essayé d’utiliser la direction du pouvoir judiciaire confié à Sadegh Larijani pour régler des comptes notamment avec Rafsandjani. Cette guerre interne et leur manque de solution ont amplifié la panique. Les Larijani ont finalement inventé des dossiers de fraudes pour intimider les hommes d’affaires remuants.

Pour Washington, le régime et tous ses dirigeants étaient en difficulté sur tous les plans. Washington a poussé ses alliés européens à annoncer un embargo sur l’achat du pétrole iranien à partir du 1er juillet 2012. En fait, les Européens n’achètent que peu de barils à l’Iran car ils ont surtout des contrats d’exploitation directe. Leur embargo allait donc réduire un peu les revenus du régime, amplifiant ainsi un peu les pénuries existantes et relavant un peu plus le risque de soulèvement. Cela devait suffire pour faire réfléchir les mollahs et les amener à plier et à négocier leur sortie contre des garanties pour eux-mêmes. Rafsandjani qui contrôle les 3 postes clefs permettant de voyager et négocier a très vite plaidé en faveur du dialogue pour permettre à ses pions négociateurs de commencer les marchandages, en espérant obtenir les meilleurs garanties en étant prioritaire. Mais les Larijani, exclus des négociations et incapables de les superviser s’y sont opposés, puis ils ont commencé à accuser les membres officiels du clan Rafsandjani de fraude et de détournement pour les écarter afin d’avoir eux-mêmes accès à ces postes pour assurer leurs propres intérêts ! Ces manoeuvres ont reçu le soutien tacite de tous les ayatollahs affairistes depuis longtemps écartés des meilleurs business par Rafsandjani !

Le régime est ainsi entré dans une guerre entre ses plus hauts responsables. Cette guerre pour des intérêts personnels des dirigeants a choqué les collaborateurs subalternes qui étaient sacrifiés. Presque tous ces responsables subalternes ont alors pris leur distance avec le régime ! Les dirigeants étaient seuls donc encore plus voués à l’échec : chaque clan a redoublé d’efforts pour garder ou prendre la direction des négociations qui peut lui donner la priorité pour marchander les meilleures garanties pour lui-même.

La semaine dernière, à la veille d’une grande rencontre internationale à Moscou, Larijani a rappelé qu’il avait nommé l’un des ennemis de Rafsandjani à la direction Tribunal Spécial du Clergé afin qu’il ne tente aucun marchandage.

Pour avoir les mains libres à Moscou, Rafsandjani a riposté en faisant publier des documents établissant la corruption de Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire. Les ayatollahs affairistes ont eu peur que l’on parle aussi de leurs cas. Ils ont reculé. Les Larijani ont également jugé plus raisonnable de reculer en annonçant la fin d’un des procès visant les pions de Rafsandjani. Ce dernier a envoyé ses négociateurs à Moscou en espérant arracher un accord et des garanties aux Américains. Les hommes d’affaires du régime, qui étaient sur le point d’être sacrifié, ont accéléré les achats d’or et de dollar, le marché intérieur s’est embrasé. Mais les Américains n’ont rien signé : conscients que le régime était très en crise, ils ont rappelé l’embargo européen en y ajoutant un embargo américain visant tous les transports aériens et maritimes vers l’Iran, pour passer de l’amplification partielle des pénuries existantes à une pénurie totale !

Rafsandjani avait mal estimé le jeu et avait aggravé la situation. Les associés économiques du régime ont davantage paniqué. Rafsandjani pouvait perdre le contrôle de la négociation, il a commencé à critiquer le principe même du dialogue pour empêcher quiconque d’accéder à ce poste. Larijani n’a pas alors proposé un autre type de dialogue dans le sens de l’intérêt général, il a encore privilégié ses propres intérêts en attaquant les ministres du clan Rafsandjani. Ces derniers ont riposté par de nouvelles révélations compromettantes pour Ali Larijani. Le régime était encore déchiré et divisé. Ses hommes d’affaires ont encore paniqué. Les achats de dollars ont même continué vendredi. Cette semaine, le régime devait rassurer ces gens.

Par ailleurs, cette semaine, les deux parties devaient se réunir le mardi 26 juin pour le rassemblement annuel qui lance la Semaine du Pouvoir Judiciaire. La date a été choisie en l’honneur du premier chef du pouvoir judiciaire du régime islamique, l’ayatollah Beheshti tué en juin 1981 par un attentat en compagnie de 70 autres des responsables du régime. En fait, Beheshti (qui était un mollah pro-américain) a été éliminé par Rafsandjani sur ordre de Khomeiny dans le cadre de l’élimination des pions de Washington. Cela a permis l’arrivée au pouvoir des actuels dirigeants. A cette date, les dirigeants ne parlent guère de Beheshti, mais se retrouvent pour savourer leur victoire et utilisent l’attentat pour se victimiser. Dans le contexte actuel, les deux clans en guerre devaient afficher leur unité, mais aussi leur capacité de répression pour mobiliser leurs derniers collaborateurs fidèles et faire peur à tous leurs adversaires (le peuple, les groupes en ruptures et les hommes d’affaires sur le départ).

Le régime devait donc d’une part se modérer (vis-à-vis de ses hommes d’affaires paniqués) et d’autre part, durcir le ton et montrer sa capacité répressive pour rebooster ses alliés tentés par la fuite et pour intimider ses opposants ! Le programme n’était pas évident. Le régime a fait des choix inefficaces qui ont aggravé la crise, il a tenté de durcir le ton : cela a amplifié la crise. En tenant de calmer la crise, le régime a révélé un terrible secret révélant la rupture définitive des Pasdaran. La crise a décuplé. Les images de la semaine montrent aussi que grand rassemblement annuel de la Semaine du Pouvoir Judiciaire n’a guère mobilisé. Voici le récit en images d’une nouvelle semaine d’erreurs, de revers et de désunion pour le régime finissant des mollahs.



La semaine dernière a été une semaine de désunion : les deux principaux clans du régime luttant pour leurs intérêts personnels sans tenir compte de l’intérêt général. Rafsandjani avait finalement su manipuler les Larijani pour gagner la bataille, mais il n’avait pas su manipuler les Américains qui écrivent les règles du jeu. Il était devenu clair que les mollahs aussi manipulateurs qu’ils soient n’auront jamais aucune chance face à Washington et devraient accepter de se plier à ses exigences selon ses règles. Ce constat d’impuissance du régime ne pouvait que déprimer ses plus hauts dirigeants, ses derniers collaborateurs et évidemment ses hommes d’affaires. La semaine s’était terminée par une nouvelle ruée vers l’or. La nouvelle semaine a démarré par une hausse exceptionnelle de l’or et du dollar (selon les médias), signe que les gens en achetaient beaucoup.

Samedi 23 juin 2012 (3 Tir 1391), le régime devait commencer sa semaine par la diffusion de toutes sortes de « bonnes nouvelles » évoquant sa quiétude, sa maîtrise et sa force pour rassurer les paniqués et redonner confiance à ses serviteurs déprimés. Mais cela n’a pas été un évident.

Pour évoquer son autorité, le régime a toujours déployé des miliciens dans les rues. Depuis la rupture des Pasdaran, le régime a remplacé ses déploiements par des annonces d’arrestations massives pour insinuer qu’il a des troupes et les a déployés face au peuple. Mais ce samedi, il n’y a eu rien de tel.

En fait, il entrait dans la Semaine du Pouvoir Judiciaire et dans ce cadre, pour marquer son autorité, il est tenu de juger et condamner lourdement et immédiatement les personnes arrêtées cette semaine ! N’ayant pas assez de troupes pour un vrai exercice d’autorité, il a préféré remplacer les annonces policières habituelles par une déclaration de routine du très intégriste ayatollah Mesbah-Yazdi en faveur d’une plus forte islamisation des livres scolaires et universitaires l’année prochaine !

Pour évoquer sa quiétude, le régime a manqué d’inspiration (la quiétude n’est pas sa spécialité). D’abord, les médias ont parlé du nombre important de mariages somptueux organisés par les riches pour leurs enfants. Puis, le ministre de la culture islamique, chargé de censurer tout ce qui n’est pas strictement conforme à la charia, a réuni les journalistes pour annoncer que le régime allait tenir de la première rencontre internationale de jeux on-line à Téhéran à la fin de la semaine ! Il y avait peu de journalistes dans la salle, mais chacun devait se demander comment peut-on organiser une grande rencontre internationale de jeux, que l’on conspue, et en plus, en 5 jours sans avoir fait aucune publicité ! mais c’est propre à la propagande de dire un peu n’importe quoi.

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Pour évoquer sa force, le régime était plus à l’aise : il a choisi les slogans triomphalistes. Le commandant Izadi, un des responsables du quartier général du commandement des forces armées, a annoncé que le régime était « prêt à anéantir Israël si un quelconque Etat osait s’en prendre à l’Iran ». Gholam-Reza Ahmadi, le commandant des Pasdaran de Khorâssân, a affirmé que « dans mois de 24 heures », le régime annoncerait le « lancement de la reproduction du drone américain capturé en 2011 » ! Mais cela restait très virtuel en l’absence des Pasdaran à côté du régime, il fallait rassembler quelques Pasdaran autour de l’un des dirigeants pour laisser supposer le retour des Pasdaran aux côtés du régime : un haut responsable a annoncé que « le régime allait autoriser les Pasdaran à posséder des banques » ! La bonne affaire ! Mais, il n’y a pas aucune marche des Pasdaran en faveur du régime car les mollahs ont tué des commandants rebelles très populaires et par ailleurs, il ne sert à rien de posséder des banques dans un régime sanctionné, condamné et ruiné. Puisque les Pasdaran ne sont allés pas au régime, ce dernier est allé vers eux : on a annoncé qu’Ali Larijani allait présider la cérémonie annuelle de la société des Pasdaran écrivains qui compte 4300 membres.

Le hic est que cette cérémonie a été programmée, il y a deux mois, pendant le Salon international de livres de Téhéran, mais qu’elle avait été annulée faute de participants. Cette fois aussi, le régime a fait un peu mieux avec une trentaine de participants soit 0,7% des Pasdaran écrivains !

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Toutes ces propagandes incroyables et surtout ratées n’ont pas pu rassurer les hommes d’affaires paniqués. le même jour, le régime devait recueillir en Iran des hommes d’affaires d’Asie centrale pour la réunion annuelle de l’association des commerçants de la route de soie. La participation a été basse et les invités n’ont guère montré d’enthousiasmes pour signer des contrats, ils étaient plutôt là par obligation ou par amusements.

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L’absence d’intérêt des hommes d’affaires de la région pour le marché iranien ne pouvait qu’amplifier la panique des hommes d’affaires du régime. Un autre problème est venu secouer le régime : sous l’effet de la pénurie persistante d’électricité, la production de poulet a chuté, le prix de cette denrée est augmenté de 200% à Téhéran pour atteindre 7400 tomans le kilo soit l’équivalent de 20€ le kilo ! Les hommes d’affaires du régime ont davantage paniqué (rétroactivement, on sait que les prix ont dû monter de 25%).

Au cours, des derniers mois dans ce genre de cas, le régime (dirigé par les Larijani) annonçait la reprise du procès pour fraude bancaire de 3milliards de tomans, procès dans lequel il avait aussi accusé les pions de Rafsandjani. Mais après la riposte de Rafsandjani avec des accusations de corruption à l’encontre des Larijani, ces derniers avaient annoncé la fin de ce procès. Les Larijani ne pouvaient pas agiter la menace de ce procès pour intimider les hommes d’affaires paniqués. Les médias ont annoncé la découverte d’une autre fraude du même montrant dans une banque de Téhéran ! Mais, le dossier n’étant pas instruit, en attendant de transférer les accusés affairistes dans le nouveau procès, les Larijani ont tenté de les intimider avec une annonce la reprise du seul procès actuellement entre leurs mains : le procès de la fraude au sein de la sécurité sociale iranienne qui vise uniquement les pions de Rafsandjani. Mais, les Larijani n’ont guère médiatisé le contenu de cette nouvelle séance pour éviter nouvelles révélations encombrantes à leur encontre.

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Puisque les Larijani étaient coincés, après cette tentative imprégnée d’un flou artistique, ils ont préféré interdire la diffusion de nouvelles des marchés enflammés de l’or et du dollar pour dissimuler l’ampleur de la panique interne au régime.

Dimanche 24 juin 2012 (4 Tir 1391), le régime était en difficulté. Il redoutait que ses problèmes et son manque de solutions amplifient les ruptures internes chez ses derniers collaborateurs. Le patron du régime Ali Larijani devait trouver un moyen pour rassembler les Pasdaran : un responsable du régime a annoncé que le « régime pouvait reprendre le paiement de salaires des Pasdaran suspendu depuis des mois par le gouvernement ! »

On a tout d’un coup réalisé que le régime avait coupé les vivres à ceux qui le boycottent pour réussir de les faire revenir, mais qu’il n’y était pas parvenu ! Il était réduit à redire qu’il paierait ! C’était pire qu’un aveu d’échec : le refus des Pasdaran (souvent mariés et pères de famille) d’accepter de revenir au sein du régime pour pouvoir échapper à la misère était la preuve de leur rejet du régime.

Dans sa hâte de réussir, le gaffeur Larijani avait en fait révélé la perte définitive des Pasdaran. Une analyse poussée de cette info pouvait rassurer les Iraniens et leur donner envie de reprendre la rue pour renverser le régime ! Les occidentaux ont pris les choses en main : les Britanniques, protecteurs occultes des mollahs depuis 200 ans, ont choisi de ne pas nier les faits, mais ils ont effacé la rupture politique malgré les sanctions internes en affirmant que les retards de paiements concernaient tous les fonctionnaires et n’avaient rien de politique. Washington a tout simplement zappé le sujet qui pouvait le mettre en devoir de dialoguer avec les Pasdaran en rupture. Des sites liés à Washington ont été chargés de détourner l’attention de l’opposition : certains ont attaqué Reza Pahlavi pour occuper ses partisans, d’autres ont tué l’info de la rupture courageuse des Pasdaran en affirmant cyniquement que « les salauds de Pasdaran restaient fidèles au régime par idéologie malgré le manque d’argent du régime ». Mais pour les hommes d’affaires du régime qui palpitent pour un dollar, le refus des Pasdaran (souvent mariés et pères de famille) d’accepter de revenir au sein du régime était la preuve que ce régime était condamné.

Le régime devait changer de ligne : il a utilisé l’argument cynique des pions de Washington en insistant sur la « fidélité désintéressée des Pasdaran » avant de changer de ligne d’action. Le propagandiste en chef Ali Larijani n’a plus cherché à rassembler les Pasdaran qui boycottent le régime afin de ne pas mettre en valeur l’isolement du régime et a remplacé les actions avec les Pasdaran par des annonces pro-régime faites en leur nom. Ainsi les Pasdaran ont affirmé qu’ils avaient « tellement de missiles qu’ils ne savaient quoi en faire ! »

Par ailleurs, depuis la rupture des Pasdaran, les filles ne portent plus le voile de manière très stricte. Les garçons et les filles se réunissent dans les parcs pour écouter de la musique occidentale et pour jouer ensemble. Dans le cadre de la nouvelle propagande, les Pasdaran chargés de l’ordre public ont annoncé « une répression massive de ce genre de comportements inappropriés notamment le port incorrect du voile obligatoire. »

Ces annonces devaient cependant avoir aussi un aspect visuel fort : le régime uni sous le signe de l’islam intégriste ! On devait voir le Guide suprême entouré de ses soldats d’Islam. En l’absence des Pasdaran aux côtés du régime, le régime a annoncé la visite chez le Guide suprême de la révolution islamique des étrangers venus en Iran pour un concours de récitation du Coran. Le régime avait déjà parlé de ce concours, il y a deux semaines. Ces gens devaient rester un jour en Iran, mais le régime nous les ressort chaque semaine. De fait, nous pensons qu’il s’agit d’une petite partie des milliers élèves étrangers invités en Iran pour étudier gratuitement dans les écoles religieuses de Qom pour devenir des agents de prosélytisme du régime après leur formation !

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Par cette petite mobilisation autour du Guide, Larijani a montré que le régime qu’il dirige n’arrivait même pas à commander des étrangers qu’il entretient. Le matin il avait révélé la rupture des Pasdaran et l’impuissance du régime à les faire plier, là, il montrait encore l’impuissance du régime à se faire obéir par quiconque. Cela devait convaincre les derniers compagnons du régime à rompre leurs liens. Le régime allait encore perdre des compagnons. Pour empêcher cette perte et éviter des blâmes ou un limogeage, Larijani devait trouver un moyen pour rétablir l’autorité du régime d’une manière forte et spectaculaire : le pouvoir judiciaire (dirigé par son frère) a annoncé la « condamnation à mort de deux jeunes de Khorâssân, conformément à la charia c’est-à-dire après leur troisième arrestation pour avoir bu de l’alcool ! »

À 36 heures du début de la Semaine du Pouvoir Judiciaire, ces condamnation à mort permettaient aussi au régime de marquer durablement l’opinion et donner l’impression d’un durcissement de son pouvoir judiciaire à un moment où le manque de troupes empêche cet outil de répression d’arrêter et punir durement pour intimider le peuple comme le veut le régime.

Pour que la Semaine du Pouvoir Judiciaire puisse terroriser le peuple, le régime devait encore durcir le ton en se montrant délibérément cruel et injuste. Mais beaucoup des derniers compagnons du régime le quittent car ils considèrent que ces provocations pourraient entraîner une nouvelle révolte. Le régime ne pouvait donc pas annoncer de nouvelles pendaisons. Il devait trouver un autre moyen spectaculaire pour marquer son autorité.

Lundi 25 juin 2012 (5 Tir 1391), à 24 heures du rassemblement officiel inaugurant la Semaine du pouvoir judiciaire, le régime a trouvé une solution pour marquer son autorité sans heurter la sensibilité de ses derniers collaborateurs et provoquer leur fuite et ainsi entraîner sa chute au lieu de l’empêcher. Il a annoncé une importante descente de la police dans les casses de Téhéran et chez les ferrailleurs pour combattre le recel de pièces détachées des voitures volées !

Le régime a montré la descente en images : on voit l’arrivée de quelques policiers derrière le chef de police de Téhéran, des fouilles chez certains détaillants, la réquisition de quelques pièces suspectes et un interview du chef de la police de Téhéran au milieu d’une casse. Mais nous n’avons pas vu de photos montrant l’assaut ou des arrestations. Les ferrailleurs interrogés semblaient par ailleurs très calmes. La solution de ce mystère était sur la dernière photo du dernier reportage consacré à cette descente sous la forme d’une carcasse de voiture de la police confiée à la casse fouillée : la police a en fait descendu chez des amis !

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Après ce coup monté pour marquer son autorité, le régime a annoncé l’arrivée du chef du pouvoir judiciaire à Machhad pour assister au rassemblement annuel du pouvoir judiciaire en compagnie de tous les juges, les procureurs, les grands ayatollahs, le chef du Parlement et le chef du gouvernement.

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Toujours pour montrer son autorité (convaincre ses collaborateurs de sa puissance policière), mais sans provoquer le peuple, le régime a annoncé que sa Banque Centrale pouvait ponctionner 42 milliards de dollars dans les réserves de 18 banques publiques ou privées car elle leur avait accordées cette somme en dollars pour réguler la demande populaire, mais les hausses du dollar et l’absence de documents montrant l’utilisation des prêts l’amenaient à croire que les banques ne les avaient pas dépensés mais détournés ! Cependant, la Banque Centrale a affirmé qu’elle menait l’enquête banque par banque pour savoir si ses soupçons étaient fondés. Il n’y avait donc pas de descentes programmées, mais l’éventualité d’une descente. Le régime insinuait donc une capacité répressive...

Pendant que le régime tentait de montrer son autorité pour rassurer ses derniers collaborateurs ou intimider ses hommes d’affaires agités, d’autres problèmes remettant en cause son autorité ou sa maîtrise ont surgi : les Européens ont été priés de rappeler à plusieurs reprises l’arrêt de leur achat pétroliers en Iran ! Les mollahs n’ont pas commenté ces annonces perturbantes. Cette ignorance délibérée a été vue comme un manque de solutions, comme un signe d’impuissance. Le régime devait s’attendre à une nouvelle vague de ruptures internes. Certains ont même craqué le jour même et se sont rangés du côté du peuple en dénonçant les difficultés dues aux sanctions !

Le régime se fissurait de tous les côtés. Il était à genoux avec la confirmation de la rupture des Pasdaran et sa crainte de durcir le ton de peur de faire fuir ses derniers collaborateurs. Il a organisé une cérémonie pour donner un tapis à la représentante de l’UNESCO en Iran pour montrer qu’il était pas seul ! Le visage de la représentante de l’UNESCO et le nombre des invités dans la salle font état que chacun savait où en était le régime.

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Arrivé à ce point d’isolement, le régime voyait le rassemblement annuel du pouvoir judiciaire comme un test : un moyen de mesurer le nombre de ses partisans, un moyen pour sonder la fidélité de ses juges et ses procureurs...

Mardi 26 juin 2012 (6 Tir 1391), le rassemblement qui devait servir de test de fidélité pour les hauts dirigeants du régime, leurs pions, de dizaines de responsables du Pouvoir judiciaire, ses 7500 juges et ses centaines de procureurs du régime a eu lieu dans une salle d’environ 15 m par 15 m avec moins de 100 places assises (8 rangés de 10 chaises) ! Le test de fidélité était donc négatif ! Le boycott continuait en s’amplifiait. Le régime devait le cacher, il a trafiqué les images pour agrandir la pièce. Il est passé de 80 participants à 400 participants. La belle affaire.

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Mais les malheurs n’arrivent jamais seuls : la ville de Tabriz a été inondée. Le pays qui a 7500 juges a une dizaine d’hélicoptères de secours tous placés sur Téhéran ! Aucun secours n’est arrivé, les mollahs ont gardé les secours pour eux-mêmes. Aucun dirigeant n’est allé à la rencontre des sinistrés de peur d’être pris à partie en raison de manque de secours. Ainsi au moment où le régime perdait des compagnons à Machhad dans l’Est du pays, il était sans doute en train de gagner des ennemis à l’ouest du pays, à Tabriz, ville connue pour sa ferveur et sa rage.

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Allez vite, il fallait détourner l’attention de l’homme de la rue et de ses associés paniqués, le régime a annoncé la clôture du Festival Ali-Akbar conçu pour rendre hommages aux jeunes miliciens anti-émeutes, les Bassidjis !

En fait, les Bassidjis ont été désarmés et leurs formations ont été complètement démantelées en décembre 2009 car ils refusaient de se battre pour le régime. Mais par la suite, à chaque fois que le régime a été en difficultés, il a prétendu les avoir à ses côtés (sans nous les montrer évidemment).

Il y a deux semaines, le régime avait déjà parlé de ce Festival d’Ali-Akbar. On avait alors vu une salle avec moins d’une vingtaine de jeunes dont 7 secouristes et une dizaine de garçons BCBG selon les normes du régime dont des gens d’en haut. Une semaine après, le régime avait encore reparlé de ce "Festival"...

Cette fois, on n’a pas vu la salle, mais uniquement la scène où le ministre de la culture islamique (la censure islamique) remettait des prix à des jeunes bassidjis de plus de 70 ans. Le régime était mal-en-point et en manque de figurants pour simuler qu’il avait encore des miliciens anti-émeutes à ses côtés.

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Le régime devait trouver d’autres pistes pour détourner l’attention de l’homme de la rue et de ses associés paniqués, il devait aussi marquer son autorité. Il a envoyé ses derniers agents fidèles arrêter des mal-voilées à la ville religieuse de Qom qui est devenue une ville rebelle en se disant que le terrain était moins hostile en raison de la présence des élèves des écoles religieuses. Mauvaise pioche : les habitants ont attaqué la fourgonnette, ont molesté les agents du régime ! L’info a en fait été divulguér la semaine suivante dans une version édulcorée relativisant l’action et l’humiliation des agents du régime.

On était plus dans la Semaine du Pouvoir Judiciaire mais dans la semaine de révolte contre le pouvoir des mollahs. Les médias n’ont soufflé mot. Mais à l’air du téléphone portable, l’info est vite arrivée aux oreilles en alerte des associés paniqués du régime : la panique a gagné tout le monde : le dollar et l’or sont montés en flèche, de 10 % selon le régime, mais plutôt de 30 % en recoupant toutes les infos financières parues plus tard.

A nouveau les médias du régime, peuplés de serviteurs fidèles et des enfants de dirigeants sont restés silencieux pour que le peuple ne soit pas informés et la révolte puisse pas s’étendre.

Mercredi 27 juin 2012 (7 Tir 1391), le régime a décidé de frapper très fort pour intimider la rue au cas où... Il a annoncé qu’il avait 3700 prisonniers dans les couloirs de la mort. Il a annoncé le transfert de plusieurs prisonniers vers Téhéran pour une pendaison publique et collective. Il a annoncé que les Pasdaran fidèles avaient anéanti plusieurs groupes de terroristes financés par les Saoudiens. Cette décision de frapper et le contenu des annonces nous ont donné l’impression qu’il considérait l’attaque de Qom comme un coup monté depuis longtemps ou un coup orchestré par les Pasdaran.

La veille, les juges du régime l’avaient aussi lâché. Il a cru utile de nier ce boycott en annonçant la visite de ses juges au Guide Suprême. Si sur les photos de la veille, on n’avait pas pu donner le nombre des juges fidèles, grâce à cette nouvelle initiative des Larijani on a pu constater que le régime avait une trentaine de juges à ses côtés !

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Ce mercredi 27 juin (7 Tir), était aussi l’anniversaire (iranien) de l’élimination de Beheshti et de ses 70 compagnons par les actuels dirigeants. Ces derniers devaient donc se rassembler autour de Larijani actuel patron du régime et Rafsandjani ex-patron du régime et l’auteur de l’attentat pour montrer l’unité qui jadis leur a permis de prendre le pouvoir. Mais après le coup de Qom, personne n’avait envie de sortir et s’exposer. Le rassemblement n’a pas eu lieu à Téhéran, mais a été déporté sans aucun avertissement à Rasht dans le nord du pays dans une minuscule mosquée adaptée à la faible mobilisation attendue de la part des dirigeants apeurés. La seule personnalité présente était Larijani, même ses frères sont restés planqués ! Décidément tous les dirigeants estimaient que leur régime était condamné !

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Le régime était en perte de vitesse. Il devait rebooster ses troupes : il devait montrer ses policiers. Eux aussi devaient avoir peur de flâner dans les rues après l’attaque de Qom car il n’a eu aucune action spécifique.

Le 7 Tir est parfois le début de la semaine iranienne de lutte contre la drogue, parfois la fin de cette semaine, à ce titre, la police doit brûler quelques tonnes de drogue (en tout toujours moins d’1% des prises annuelles) dans différentes régions où le trafic est important comme Téhéran, Machhad, Yazd... Ces opérations ont également été annulées par les vaillants commandants de la police du régime ! Le régime a organisé une cérémonie de ce genre encore dans le nord du pays qui n’est pas une région de trafic.

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© WWW.IRAN-RESIST.ORGIl semblait vouloir éviter des sites connus ce qui laisse supposer qu’il attribue l’action de Qom aux Pasdaran qui sont au courant de ses actions et semblent vouloir passer à l’action contre les éléments fidèles au régime pour provoquer leur fuite et ainsi préparer le terrain pour un soulèvement populaire.

Washington qui ne veut pas la fin de l’islamisme a eu pitié des mollahs, il leur a envoyé la Turquie pour les sortir de leur isolement avec une expo gastronomique turque à Téhéran. Mohammad Hosseini, le ministre de la culture a été chargé de sortir de la planque pour accueillir le visiteur. Aucun autre individu lié au régime n’a souhaité s’exposer. Les Iraniens ont également boycotté cette initiative officielle : l’expo a été un fiasco.

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L’ayatollah Ahmad Khatami, connu pour son intégrisme, a osé sortir de sa planque pour une prière (symbolique) en mémoire des victimes de 7 Tir. Conscient de l’insuccès prévisible de son initiative, il a choisi un espace très réduit capable de contenir une quarantaine d’individus. Sur la photo prise au sol, on voit une salle plutôt vide, mais grâce à la magie de Photoshop l’espace a quadruplé sa taille, les participants ont été multipliés par 20 !

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Le régime avait tout faux avec ses dirigeants planqués et son incapacité à trouver des volontaires pour sortir après une seule action populaire hostile ! La Chine qui avait déjà réduit ses échanges pétroliers avec le régime a jugé plus opportun de lâcher le régime condamné. Pour ne pas rompre ses contrats et continuer à livrer ses surplus démodés aux mollahs, il a évoqué l’impossibilité de venir chercher son pétrole en raison de refus des Européens d’assurer ses pétroliers. Elle dit que le régime devait lui livrer lui-même son pétrole ! L’Inde, alliée de Washington, a évoqué la même excuse pour exiger le même genre de service faisant hurler les dirigeants du régime. Le commandant Salami, patron de la propagande des Pasdaran (un parmi les commandants fidèles au régime) a laissé poussé un cri de cœur en affirmant que « depuis ses débuts, le régime n’avait jamais eu un seul allié fiable » ! Le commandant était-il en train de rompre les rangs ? Le régime devait réagir de toutes ses forces.

Jeudi 28 juin (8 Tir), le régime a commencé ce dernier jour ouvré de la semaine par « une double pendaison publique devant ses fans en transe » : une formule pour signifier qu’il n’était pas fini, qu’il avait la capacité de frapper et des fans pour l’accompagner.

Son annonce a dû voler en éclats dès la publication des photos car on y voyait un public hébété ou en larmes. Par ailleurs, les condamnés ne portaient pas la tenue des prisonniers, mais des tenues civiles, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas des prisonniers, mais peut-être des Pasdaran rebelles. L’un d’eux fixe sans cesse ses bourreaux planqués derrières des cagoules.

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Rétroactivement, on sait que la crise avait sans cesse amplifié lors de cette semaine d’échec total pour le régime. Cette pendaison suspecte n’a pas arrangé mais aggravé la crise. Lors de la semaine suivante, le régime a avoué que le dollar avait en fait augmenté de 50 % !

Le régime qui se voyait en difficulté et qui peut-être craignait d’autres coups de force de la part des Pasdaran après l’entrée en vigueur de l’embargo partiel de l’Europe, a vite envoyé Salehi son ministre des affaires étrangères à Chypre, plaque tournante de contournement de tous les embargos avec l’accord tacite des Européens. Salehi devait discuter avec les autorités grecques, mais à son arrivée il a été arrêté par la police de l’aéroport car son nom figure sur la liste terroriste de l’UE ! Le régime n’a même pas osé protester. Son ministre a été libéré plusieurs heures après, suite à une intervention tardive du président de la partie grecque de l’île !

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Le régime était en perte de vitesse. Le dollar et l’or dansaient le lambada, le poulet valait de l’or. Le régime qui manque de l’or et du dollar n’a pas pu augmenter son offre pour calmer la crise, mais il a promis du poulet pas cher à 4700 tomans le kilo au lieu 7400 tomans le kilo, c’est-à-dire à 15 € le kilo au lieu de 20 € le kilo pour calmer non pas le peuple, mais au moins ses derniers compagnons.

La demande a été telle que le prix a augmenté pendant que les gens faisait la queue. Les derniers compagnons du régime qui faisaient la queue ont dû abandonner la partie et peut être l’envie de continuer avec le régime.

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En fin de journée, le régime a tenté une nouvelle mobilisation de ses troupes religieuses autour du thème de 7 Tir : il a encore essuyé un échec.

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Vendredi 29 juin (9 Tir), on a rapporté l’attaque d’un mollah sur le chemin de la prière de Vendredi à Téhéran ! Le régime a vite annoncé l’arrestation de ces voyous grâce au concours des témoins et une formidable chasse à l’homme, mais on n’a vu ni la victime, ni les témoins, ni les policiers, ni les agresseurs arrêtés, ce qui fait penser à un faux récit pour faire oublier l’échec des agents du régime face à ses agresseurs à Qom.

Au Passage, le régime a aussi insinué qu’il avait encore participants à la Prière de Vendredi, une chose remise en cause par des trucages grossiers que nous avons détectés sur les photos de cet événement au cours des dernières semaines. Encore une fois, cette semaine, nous avons constaté le même trucage : normalement les gens situés sur une même ligne ont des têtes d’une grosseur et d’une netteté identiques. Ce détail est difficile à respecter pour le régime quand il doit ajouter des blocs de foules pour meubler des salles vides. Nous grossissons l’image et délimitions les parties avec des têtes informes. Ces trois images sont très grandes : vous pouvez cliquer puis zoomer pour les agrandir afin de bien voir leurs détails.

La semaine dernière après l’élimination des trucages, il restait 200 personnes, cette fois, il ne reste que 110 personnes.

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Cette semaine, le régime a malencontreusement prouvé que les Pasdaran refusaient de la joindre malgré une très forte sanction économique interne. Dans la foulée, ses agents encore fidèles ont été attaqués en plein jour dans une assez grande ville. La peur a envahi les dirigeants et leurs derniers compagnons. Les dirigeants se sont planqués. On a aussi assisté à des nouvelles ruptures et une forte agitation de leurs derniers compagnons pour acheter des devises afin de quitter le pays avant que le régime tombe et les règles changent. Les dirigeants ont été réduits à menacer la saisie des avoirs bancaires pour calmer l’envie de fuite de leurs compagnons, mais ils n’ont appliqué cette mesure qui peut au contraire entraîner la rébellion de leurs compagnons et la chute du régime.

In fine, le régime a commencé à s’inventer des secouristes aux portes de ses mosquées.

Le patron de ce régime en faillite, Ali Larijani, est le seul qui doit rester jusqu’au bout pour donner l’exemple. Il devait commencer la nouvelle semaine (celle de l’embargo européen) par une action niant l’explosion interne du régime, mais il devait aussi éviter de se mettre en danger.

Samedi 30 juin (10 Tir), Ali Larijani a annoncé une visite à ses amis, les membres de la société islamique des ingénieurs qui composent les principaux responsables du régime dans tous les domaines. Il n’y a eu aucune photo montrant la salle dans sa totalité, juste des images montrant Larijani et son bras droit Bahonar à leur arrivée, dans la salle puis à leur départ. Le régime a perdu tous ses compagnons. Il n’est qu’une coquille vide. On le voit très bien dans le regard vide et la posture usée de son dernier serviteur Ali Larijani, prématurément vieilli par les problèmes, saluant sans conviction une salle vide à l’image du régime qu’il "dirige".

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