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Iran : La semaine en images n°220
05.05.2012

Cette semaine, le régime devait organiser la seconde partie de ses élections législatives. La première partie de ces élections avait été unanimement boycottée par le peuple, mais aussi par les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, le clergé, les Bazaris et même ses propres collaborateurs !

Ce geste de désaveu général avait provoqué une grande panique parmi les associés économiques du régime issus des clans au pouvoir : comme d’habitude, ils s’étaient mis à acheter plus de dollars ou de l’or en vue d’être prêts à fuir le pays ou à rompre avec le régime pour sauver leur peau.

Le régime devait donc se lancer dans des manoeuvres de diversion pour détourner l’opinion du boycott de ses élections, de la remise en cause de sa légitimité et l’éventuelle agitation provoquée par celle-ci.

Cette semaine, le régime devait également célébrer la journée Nationale du Golfe Persique, journée instaurée pour profiter du patriotisme des Iraniens et s’assurer une large présence populaire à ses côtés. Dans le contexte du boycott et de la remise en cause de sa légitimité, le régime ne pouvait pas espérer une telle présence à ses côtés dans les rues, c’est pourquoi il avait provoqué une crise autour des trois îles iraniennes que les Arabes liés aux grandes puissances lui réclament. Le peuple a vu cette opération comme une aventure dangereuse pour la souveraineté iranienne. Le régime a tenté de relancer l’affaire par des soi-disant opposants indignés, mais la mayonnaise n’a pas pris. Tout le monde s’est mis à espérer la chute du régime afin que le pays ne revive plus ce genre de crise. Au final, le régime était certain que la journée pouvait déboucher sur un autre boycott remettant en cause sa légitimité. Il a organisé la journée en catimini sans faire aucune publicité.

Cette semaine, le régime devait aussi rendre un hommage vibrant à l’un des plus actifs artisans de la révolution islamique : l’ayatollah Mottahari, théoricien de la république islamique, tué peu après la révolution. Ce dernier qui faisait partie des mollahs pro-US a d’ailleurs été éliminé par Khomeiny, mais il avait été élevé au rang de héros de la révolution par pure convenance. A l’occasion de la commémoration de cette disparition, le régime redoutait un autre boycott remettant en cause la révolution islamique, Washington redoutait la remise en cause de sa révolution islamique !

Par ailleurs, il y a trente ans, après avoir éliminé Mottahari, le clan de Khomeiny avait tenté de dissimuler son rôle dans son son assassinat en lui rendant un second hommage par la création d’une journée de l’Enseignant en référence à son statut de théoricien islamique. Cette semaine, le régime devait en conséquence fêter cette journée avec les enseignants, mais il redoutait également un boycott car il les malmène depuis des années en supprimant les CDI et en les remplaçant par des CDD sous-payés.

Enfin, la semaine contenait le 1er mai, interdit en Iran depuis la révolution islamique et remplacé par une fête du travail iranienne qui a lieu le 30 avril et pendant laquelle les ouvriers remercient leurs patrons ! Vu le contexte de son isolement et son affaiblissement, il pouvait s’attendre à un boycott cuisant de cette drôle de fête du travail susceptible de remettre davantage en cause sa légitimité. Il devait donc se lancer dans d’autres manoeuvres de diversion.

Le régime avait donc eu une semaine très agitée. Il a sans cesse été remis en cause et s’est senti bien isolé, mais aucune télévision occidentale n’a braqué ses caméras sur l’Iran. Les Américains ont ignoré sa faiblesse car ils ont toujours aidé les islamistes iraniens pour les utiliser pour déstabiliser la région et aujourd’hui ne cherchent qu’à chasser les mollahs pour installer leurs islamistes au pouvoir. Les Européens ont fait semblant de ne rien voir la contestation en cours car la chute du régime entraînera la fin de très avantageux contrats pétroliers qui leur ont été accordés par les mollahs. Cette dernière édition de la semaine en images vous montrera la réalité qui gêne les Occidentaux : l’extrême désaveu du régime par les Iraniens.



Derniers événements survenus en Iran | Il y a une semaine, le régime avait encore un problème de légitimité : le peuple, les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, le clergé et les Bazaris avaient massivement boycotté le deuil collectif (et obligatoire) en mémoire de Fatemeh, la fille de Mahomet morte en martyr. Par ce boycott, ils avaient rappelé leur rupture avec l’islam remettant en cause la principale légitimité du régime.

Le régime sortait donc d’une forte remise en cause de sa légitimité et avait plus d’une bonne raison de redouter cette semaine des législatives partielles qui pouvait confirmer sa perte de légitimité parmi le peuple et parmi les siens. Cependant, le régime ne pouvait pas zapper cette épreuve en renonçant à ces législatives casse-gueule : il aurait reconnu son illégitimité.

Samedi 28 avril 2012 (9 Ordy-Behesht 1391), le régime a commencé le programme, mais en se faisant discret : il n’a guère utilisé les schémas électoraux habituels qui simulent l’existence d’un véritable enjeu par le jeu bien rôdé de l’invalidation des candidatures de soi-disant modérés. Cette semaine, le régime a appliqué le service minimum en matière de mise en scène électorale.

Samedi 28 avril 2012 (9 Ordy-Behesht 1391), parallèlement à son approche discrète de ces législatives, pour détourner l’attention du peuple, dès le début de la semaine, les médias du régime se sont focalisés sur la possible multiplication par 10 du prix de l’essence.

Normalement dans tout pays, en temps d’élections, les officiels n’annoncent jamais ce genre de nouvelles car elles profiteraient à l’opposition, mais au pays des mollahs, aucun candidat n’a exploité ces annonces car l’objectif n’était pas de mettre en valeur les candidats et les législatives, mais de les surclasser. Cette fuite en avant autiste a plombé le moral déjà très atteint des associés économiques du régime : comme d’habitude, ils ont commencé à vendre leurs actions : la bourse a commencé à chuter. Le mouvement a d’ailleurs continué toute la semaine.

La Russie qui a besoin des mollahs pour contrer Washington a demandé à son ambassadeur à Téhéran de contacter les autorités pour leur demander de s’adoucir pour obtenir un allègement des sanctions. L’ambassadeur russe a été reçu par Salehi, le ministre des affaires étrangères du régime, qui n’est qu’un exécutant et n’a pas un poste à responsabilités. Ce qui démontre l’absence d’intérêt des mollahs pour les avis exprimés par leurs alliés russes.

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Dimanche 29 avril 2012 (10 Ordy-Behesht 1391), Washington qui doit préserver le régime islamique pour le passer à ses pions s’est aussi inquiété par le malaise du régime. Il lui a envoyé son allié arménien pour lui proposer un compromis lors de la prochaine rencontre à Bagdad afin d’aboutir à l’apaisement nécessaire pour le transfert des pouvoirs vers ses pions avant qu’il ne soit trop tard pour tout le monde. Téhéran a traité cette seconde initiative avec plus de respect puisque le ministre arménien des affaires étrangères a été reçu par Djalili, le négociateur nucléaire, mais aussi par Ali Larijani, le patron du régime, puis par Salehi, le ministre iranien des affaires étrangères. Il a enfin eu droit à une conférence de presse. Mais la réponse à son offre empoisonnée ne pouvait pas être positive car le transfert proposé par Washington ne contient aucune garantie de sécurité pour les dirigeants islamiques.

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Ces initiatives d’arrangements dictées par le constat de la vulnérabilité du régime sèment généralement la panique parmi ses derniers collaborateurs. Ils craignent aussi que leurs dirigeants les échangent contre des garanties de sécurité pour eux-mêmes. Pour apaiser leur crainte, le régime doit refuser le deal, mais aussi montrer son hostilité aux Etats-Unis en se montrant très menaçants.

Mais dernièrement, l’efficacité des sanctions en cours et la peur de nouvelles sanctions ont contraint le régime à renoncer aux menaces trop directes. Ainsi lors de la dernière tentative d’apaisement empoisonné, le régime avait affirmé avoir découvert les secrets des drones américains pour laisser entendre qu’il avait la capacité de frapper les Américains afin de bloquer leurs manœuvres d’approche. Washington devait esquiver. Il avait parlé de vantardise, puis il avait démontré le manque de capacité technologique du régime par une puissante cyber attaque détruisant le serveur de la compagnie nationale du pétrole iranien.

Ainsi humilié la semaine dernière, le régime ne pouvait pas prendre le risque de tenter une provocation culottée. Il a changé d’approche : après la dernière rencontre avec son ministre des affaires étrangères, il a organisé une conférence de presse où avec la complicité d’un journaliste iranien il a affirmé qu’à présent Washington lui proposait le droit à l’enrichissement (à 5% voire à 20%) en échange de l’acception du protocole additionnel qui permettrait des visites inopinées de l’AIEA de tous ses sites nucléaires. Le régime a parlé d’un abandon des accusations par Washington et d’une probable fermeture d’un dossier sans fondement lors de la prochaine rencontre à Bagdad.

Washington avait joué l’apaisement pour obtenir une concession en échange, les mollahs ont révélé son offre d’arrangement secret pour mettre en doute l’authenticité de son accusation. Téhéran a en fait ridiculisé la droiture affichée par Washington lors de cette conférence de presse d’où le sourire du ministre iranien et le rictus de l’Arménien.

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Les Arméniens ont beau avoir une réputation mondiale de fins négociateurs, les mollahs qui ont une expérience riche de 1400 ans de mensonges politiques ont utilisé leur bonhomme pour moucher publiquement Washington sans aucune provocation les exposant à de nouvelles sanctions.

Washington a immédiatement nié l’existence de cette offre. Pour punir le régime sans accélérer sa chute, il devait éviter de nouvelles sanctions, c’est pourquoi il a de nouveau brandi la menace éculée de l’option militaire en déployant ses chasseurs bombardiers F-20 dans la région.

Israël a aussi aligné ses positions sur son imposant allié et protecteur alors qu’il y a une semaine, il parlait d’absence d’un quelconque menace nucléaire de la part des mollahs et était allé jusqu’à affirmer que le régime des mollahs n’avait jamais parlé d’une destruction d’Israël et que les traducteurs avaient maladroitement déformé ses propos.

Ce retour en force de l’option militaire n’était pas bon pour l’image du régime. Il a annoncé la tenue prochaine d’une grande manœuvre combinant ses forces aériennes et maritimes dans le Golfe Persique bien qu’il ne dispose plus de troupes fidèles au sein de Pasdaran, des bassidjis et des militaires pour tenir sa promesse. Le régime n’a pas donné de date, mais il devait organiser rapidement la chose pour ne pas donner l’impression d’avoir parlé dans le vide.

C’est ainsi que le régime s’est fixé la mission quasi impossible d’organiser des manœuvres militaires de grande envergure au tout début d’une semaine remplie, jour après jour, de 5 grands rendez-vous casse-gueule : la célébration de la journée du golfe Persique sous son égide, la mobilisation des ouvriers pour sa journée du travail, ensuite, la mobilisation des enseignants et des Pasdaran pour la journée islamique de l’enseignant et l’hommage au mollah Mottahari, le théoricien de la république islamique et en fin de semaine les élections vouées au boycott.

Le premier de ces rendez-vous casse-gueule, la célébration de la Journée de défense du Golfe Persique, prévue pour le jour même (dimanche 29 avril 2012 / 10 Ordy-Behesht 1391), le régime devait trouver une bombe médiatique pour détourner les attentions afin que l’on ne remarque pas le manque de mobilisation en sa faveur même autour d’un thème fédérateur comme le patriotisme.

Pour une diversion rapide et efficace, le régime a annoncé la nouvelle ultra anxiogène d’une hausse générale de 350 à 420% pour tous les produits de base après la seconde phase de suppression des prix subventionnés. Pour l’essence, il a annoncé une hausse de 1000% ce qui entraînera un surcoût énorme pour tous les produits iraniens conduisant de nombreuses entreprises à la faillite. Il est clair que l’opinion devait alors être tétanisée et complètement détachée d’un sujet comme le ratage d’une commémoration officielle instaurée depuis seulement deux ans. Le régime a expédié l’affaire par une conférence dans une petite ville de la bordure du Golfe Persique. Il y avait à peine 60 personnes à ses côtés.

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Le régime a pu facilement dissimuler son échec avec ses annonces économiques anxiogènes, mais il avait conscience que ces annonces allaient nécessairement agiter davantage ses associés économiques et encourager leur envie de rupture. Il devait les intimider pour les tenir en laisse : il s’est mis à diffuser des révélations compromettantes pour ces hommes d’affaires dans ses médias puis il a annoncé une campagne de lutte contre la corruption sous la direction du mollah tortionnaire Mostafa Pour-Mohammadi, chef de l’inspection générale du régime. Cette opération d’intimidation n’a eu aucun succès car le régime n’a pas les troupes nécessaires pour exécuter ses menaces. Les images de la 1ère conférence pour le démarrage de cette soi-disant lutte anti-corruption ont aussi confirmé l’effondrement du nombre des fidèles.

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Le régime a tenté de rétablir son autorité et le mythe de sa super puissance répressive en annonçant une arrestation massive de dealers à Téhéran sous la direction du chef de la police de cette ville (1ère photo) : il cherchait à insinuer qu’il avait des troupes fidèles et aguerries à sa disposition. Il devait publier des images pour authentifier l’annonce. Les images publiées tardivement pour échapper à la curiosité de ses interlocuteurs nous montrent une opération miteuse : il n’a pu réunir qu’une vingtaine de jeunes recrues et n’a pu arrêter qu’une petite vingtaine de SDF à demi défoncés.

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La semaine était mal engagée. Le régime était en échec sur plusieurs plans après seulement deux jours. Il devait changer de registre. A présent, il avait aussi en vue son prochain rendez-vous casse-gueule : il devait mobiliser des ouvriers ou à défaut des figurants pour la traditionnelle marche des travailleurs qui en Iran se fait derrière le ministre du travail et non contre le gouvernement. Le régime ne pouvait pas utiliser les nouvelles économiquement anxiogènes qui avaient semé la zizanie chez ses associés paniqués, annonces qui pouvaient par ailleurs excéder le peuple et notamment les ouvriers. Les médias du régime, qui forment son dernier rempart, ont joué le jeu. L’évocation des faits économiques étant exclue, l’actu allait devenir de facto politique. Puisque la principale actu politique de la semaine était les élections : les médias devaient en parler. C’est ainsi que l’on a enfin parlé de ces élections pour la première fois et l’on a vu ses premières images deux jours après le lancement officiel de la campagne !

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Mais puisque le régime ne devait pas médiatiser ces élections, il s’est montré avare en information. On n’a rien vu des programmes. L’information s’est limitée à l’annonce d’organisation des meetings internes aux partis ou à des débats avec des étudiants. C’était déjà trop car par la forme des rassemblements, le régime avouait l’absence de participation. Les images confirment ce constat : la mobilisation était quasiment nulle. Le grand meeting du Front de la résistance a réuni une vingtaine de personne.

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Et le meeting su Front Uni des Fondamentalistes, parti dirigé par Larijani, a mobilisé une petite cinquantaine de personnes !

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Lundi 30 avril 2012 (11 Ordy-Behesht 1391), le régime devait organiser sa Journée de Travail par des rassemblements amicaux d’ouvriers autour des hauts responsables notamment le ministre du travail : ce dernier n’a d’ailleurs pu trouver plus de 50 volontaires pour cette opération. Cela n’était pas montrable. La manif s’est transformée en une randonnée sur un site isolé !

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Pour cette journée casse-gueule, le régime avait deux autres opérations en réserves : Ahmadinejad devait aller dans la région balnéaire du Golestan à la rencontre des ouvriers et des chômeurs pour leur proposer des emplois dans de grands projets d’Etat, mais personne n’a daigné lui parler.

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Enfin, la mairie de Téhéran devait organise un très grand rassemblement pour récompenser ses ouvriers méritants. Dans cette troisième et dernière initiative du régime, la salle de 400 personnes ne contenait que six balayeurs sur des milliers d’ouvriers travaillant pour la ville de Téhéran : la majorité écrasante de ces milliers d’ouvriers de la mairie avait boycotté la « fête » et donc la Journée de Travail du régime. Par ailleurs, il devait y avoir un malaise avec ces six ouvriers présents car ils n’ont pas été conviés sur le podium, le régime ne les a pas approché et a accordé ses prix à des mères d’ouvriers morts pendant la guerre Iran-Irak ou à des contremaîtres.

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Le régime était battu. Les ouvriers étant comme les enseignants, les travailleurs les plus démunis, le régime a acquis la certitude que le jour suivant, il ne pourrait pas organiser correctement la Journée de l’Enseignant et l’hommage à Mottahari. Le second boycott évoquait aussi la remise en cause de la révolution islamique. Le régime s’est fâché : il a annoncé 5 pendaisons pour réaffirmer son autorité. Il a aussi annoncé des nombreux hommages par avance sur le calendrier pour nier vigoureusement ce boycott qui remet en cause sa légitimité fondamentale. Mais les images des événements annoncés n’ont pas été à la hauteur des annonces : par exemple le régime a parlé d’une réunion de 1000 jeunes écoliers intégristes et combattants célébrant avec un jour d’avance la mémoire de Mottahari alors que la salle que l’on voit ici a en elle-même une contenance de 250 personnes et recueille à peine une trentaine d’écoliers qui chahutent et semblent bien loin du sujet qui les réuni officiellement.

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Le régime avait aussi évoqué des réunions d’hommage lors des meetings électoraux et là, il était très loin du compte car le nombre de participants était encore plus bas que la veille sous l’effet terrible des boycotts de nos ouvriers qui ont montré leur disposition d’entrer dans une grève générale fatale au régime.

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La situation n’était pas brillante. Les Occidentaux conscients de la détresse du régime ont volé à son secours en organisant des événements imprévus pour permettre au régime d’avoir une autre actualité et ainsi souffler un peu.

La première bouée de sauvetage a été l’organisation d’une cérémonie par l’UNESCO pour attribuer une chaire de sciences à Kamaran Daneshjou, ministre des sciences et chef de la délégation iranienne à l’UNESCO, connu pour son passé terroriste et sa tentative d’assassinat contre Salman Rushdie ! L’UNESCO financée par Washington a rendu l’hommage que le peuple refuse aux islamistes au pouvoir ! Le barbu primé était ravi. Le régime l’était sans doute davantage.

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Seconde bouée de sauvetage anti isolement, les présidents des Parlements des pays de l’Asie Centrale et Asie Pacifique, dont plusieurs sont proches de Washington, se sont invités en Iran pour rencontrer et échanger avec Larijani car le patron du régime préside aussi le Parlement du régime. Ce sommet improvisé a permis au régime de souffler. Mais cela n’était pas sans contrepartie, Larijani a dû recevoir et écouter les envoyés des pays alliés de Washington comme l’Afghanistan. L’envoyé afghan s’est longtemps isolé avec Larijani. Après son départ, le patron du régime était bien soucieux. L’Afghan l’avait peut-être informé par avance de la décision de Karzaï de demander à Obama d’assurer une présence militaire américaine durable en Afghanistan aux portes de l’Iran afin de le convaincre de céder face à cette puissance illimitée.

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Si on devait résumer, cette journée de lundi ressemblait au jour précédent : le régime avait commencé par en enchaînement d’échecs. Il perdait ses troupes, Washington convaincu de sa chute est arrivé à son secours en lui proposant encore son deal. On avait donc deux tentatives de réanimation en deux jours : cela ne s’était jamais vu. Cela ne pouvait que démoraliser ses dirigeants et leurs derniers collaborateurs.

Mardi 1er mai 2012 (12 Ordy-Behesht 1391), Téhéran devait célébrer Mottahari, le révolutionnaire islamique modèle. Selon la tradition, le Guide devait recevoir des miliciens, des révolutionnaires vétérans puis les enseignants : ces rencontres n’ont pas eu lieu ! Le régime avait déjà expérimenté un boycott général du Guide la semaine dernière lors la commémoration de la mort en martyr de Fatemeh, la fille de Mahomet. On avait là un bis inquiétant pour le régime.

Larijani devait aussi rendre hommage à Mottahari qui fut son beau-père et son mentor. Mais il s’est montré prudent et pragmatique : pour éviter de se ridiculiser, le patron du régime a réduit la journée à un hommage très privé à 15 institutrices ou instituteurs désignés comme étant très méritants et chacun a oublié Mottahari !

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On n’a plus vu les dirigeants, réunion de crise oblige. Les dirigeants devaient détourner les attentions de leur isolement , ils ont focalisé leurs médias sur la découverte d’une fraude effectuée par l’ancien chef du pouvoir judiciaire, l’Ayatollah Hashtroudi qui fait partie du cercle du pouvoir ! Incroyable !

Mercredi 2 mai 2012 (13 Ordy-Behesht 1391), avec 24 heures de retard, le régime a annoncé que le Guide avait rencontré les enseignants tôt ce matin !

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Cela nous a paru un peu suspect car il n’y a pas le même nombre d’individus entre les deux rangées de colonnes selon les photos. Les enseignants que l’on voit là sont également trop musclés et bien portants, enfin le détail qui tue : en cliquant sur la troisième image pour l’agrandir on voit que l’horloge montre 11h au lieu de 8h et à l’extérieur, il fait nuit.

En fait, avec 24 heures de retard, le régime a diffusé des photos d’archives ce qui veut dire qu’il n’a pas pu trouver de volontaires pour célébrer, même tardivement, un homme qui incarne la révolution islamique !

Pour masquer se désaveu, le régime a lancé les manœuvres annoncées en réponse à l’arrivée des F-20 dans la région. Les images de ces manœuvres nous montrent un régime disposant de peu de troupes et par ailleurs de vrais professionnels car on n’a guère vu de vrais navires de guerre, de sous-marins, de lanceurs de missiles ou encore d’avions de chasse, mais inlassablement une dizaine de hors-bord et un seul hélicoptère.

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Après ces manœuvres insignifiantes, le régime a sombré dans le silence.

Jeudi 3 mai 2012 (14 Ordy-Behesht 1391) a été une journée off ! Il ne s’est rien passé. Le régime qui s’était planté sur tous les plans a fait le mort avant les élections qui devaient être boycottées. Le régime cherchait tardivement à revenir à son plan de discrétion.

Vendredi 4 mai 2012 (13 Ordy-Behesht 1391), le régime devait trouver des figurants pour mettre en scène de longues files d’attente devant les bureaux de votes afin de nier le boycott, il devait aussi organiser la prière de vendredi, une prière pour Mottahari.

Tout d’abord, nous n’avons vu aucune image de la prière de vendredi. Ce rendez-vous qui a perdu ses fidèles n’a peut-être pas eu lieu. La prière pour Mottahari a eu lieu, mais elle a été une vraie catastrophe au point que le régime a renoncé à montrer l’intérieur de la mosquée.

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Enfin, pour les élections, le régime n’a pas pu fournir d’images d’une belle participation. La participation à cette seconde partie des élections frisait à nouveau avec le zéro comme lors de la première partie des élections au point que le régime a fait voter même les enfants accompagnant leurs parents. On a un peu oublié les règles électorales, on a vu des urnes isolées posées dans la rue. Enfin, Ali Larijani, le patron du régime, s’est déplacé en personne dans le sud de Téhéran pour animer le jeu alors qu’il doit voter à Qom. Le régime a tout essayé car il n’y avait aucune file d’attente digne de ce nom devant ses bureaux de vote.

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à Ahwaz (au Khuzestan)


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à Sanadaj (au Kurdistan)


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Larijani au Sud de Téhéran


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à Ispahan


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à Rasht (en Guilan)


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à Shiraz


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à Mashad


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La semaine s’est achevée sur un important boycott comme le redoutait le régime. Ce dernier avait été encore une fois lâché par ses propres collaborateurs.

Il y une semaine, après le boycott interne du Guide, le régime avait montré une image de Rafsandjani et d’Ahmadinejad, qui joue le rôle de son rival, en train de rire ensemble pour se donner l’image d’un régime uni et solide. Cette fois, le régime nous a proposé plusieurs images montrant Rafsandjani, Ahmadinejad et Larijani en train de rire pour simuler le bien être ! A la vue des premières images, nous avons cru que le régime était parvenu à trouver un arrangement avec Washington, mais en visionnant les autres images de la série où l’on voit des responsables très peu souriants voire même crispés ou sinistres, nous avons compris qu’avec les rires affichés, le régime agonisant avait uniquement cherché à cacher son malaise et à duper ses partenaires pour stopper leur fuite.

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