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Iran : La semaine en images n°244
23.10.2012

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine :
avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs islamistes (dont l’OMPI) pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Le projet appelé Arc de Crise allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques. Les mollahs pro-britanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington. Ils ont aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour les amener à cesser leur diabolisation et d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

Ce plan n'a pas bien fonctionné car Washington avait toujours peur que le régime islamique chute car il n'a jamais aidé les opposants laïques, le peuple ou des milliers de miliciens effarés par le régime qui ont cessé de le soutenir en boycottant très rapidement ses manifestations officielles ou en nouant des contacts avec le fils aîné du Shah d'Iran, le prince Reza Pahlavi, souvenir d'un régime modéré qui avait oeuvré pour la grandeur du pays et le confort de ses habitants. Le plan d'affaiblissement et d'intimidation des mollahs a également échoué car Washington a souvent laissé de nombreux partenaires contourner les sanctions pour adoucir leur effet quand il estimait qu'elles pouvaient dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu'il veut récupérer. Mais en agissant ainsi, Washington a rallongé l'agonie du régime et a amplifié l'opposition et la dissidence. Rafsandjani, le patron de facto du régime, a été de nombreuses fois mise en difficulté : pour se maintenir, il a dû partager le pouvoir avec des rivaux comme Larijani avant de le priver de tout accès aux négociations avec Washington pour être certains de bénéficier de garanties de sécurité afin d'assurer assurer sa survie et sa fortune au-delà du régime. Cela a poussé Larijani vouloir éliminer Rafsandjani et ses vrais alliés en révélant les secrets de leur enrichissement par toute sorte de corruption. Ce coup d'Etat a été avorté, mais il a révélé Larijani comme un fou furieux prêt à tout. § 1.


Plan d'affaiblissement et d'intimidation du régime des mollahs & les évolutions de la guerre entre Rafsandjani et Larijani. En 1979, selon Washington, les choses devaient aller très vite car les mollahs avaient terriblement désorganisé et affaibli l’économie iranienne en tuant les élites, en s’appropriant les grandes industries et la compagnie iranienne de pétrole. Il y avait aussi une guerre interne au sein de la caste dirigeante : Ali Akbar Hashemi-Rafsandjani-Bahremani alias Rafsandjani (le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny), avait pris le ministère de l’intérieur et les services secrets pour éliminer les adversaires politique ou économiques (comme les grands ayatollahs dirigeants le clergé, son propre beau-frère Montazéri, le patron de la loge maçonnique du clergé ou entre l'ayatollah Mottahari, le beau-père de Larijani). Le Régime était économiquement affaibli et politiquement très divisé.

Mais beaucoup de mollahs de bas niveau et de nervis bénéficiaient des éliminations de Rafsandjani. Ils ont accepté son appétit et sont devenus ses alliés. Ces adversaires ont dû aussi l'accepter comme leur «parrain». Devenu le patron de facto du régime, conformément aux attentes des Britanniques et dans ses propres intérêts, il s'est mis à utiliser le terrorisme islamique pour refouler toute tentative d’apaisement. il a utilisé la menace de fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz et d’une guerre régionale pour intimider Washington et il a créé d’un front européen anti-sanction par l’importation massive de produits européens à prix d’or grâce aux réserves de dollars accumulées par le Shah. Les Britanniques ont relancé leur économie et l’Iran a perdu ses richesses. Le choix du terrorisme, mais aussi la guerre contre l’Irak, a vite fait montrer le prix des protections diplomatiques achetés à coup de contrats auprès des Européens. En peu de temps, ces choix irresponsables ont ruiné le pays et détruit la production iranienne, désorganisant l’économie intérieure, provoquant un chômage et une pauvreté irrépressibles y compris au Bazar (qui a toujours commercialisé la production iranienne). En cherchant à préserver leurs pouvoirs, les mollahs, les affairistes et les nervis liés à Rafsandjani ont, en fait, généré un grand front interne de mécontents parmi leurs propres subalternes (ceux d’en bas ou ceux qui devaient à cette époque monter au front).

En fait, Rafsandjani et ses complices n’ont cessé de ruiner le pays et augmenter le malaise interne. Rafsandjani s’est aussi retrouvé en difficulté. En 1989, Khomeiny était mourant : Rafsandjani pouvait sauter car d’un point de vu clérical, il n’avait aucun poids. Peu avant la mort de Khomeiny, a créé un organe nommé Conseil de Discernement. Puis après la mort de Khomeiny, grâce à ses relations familiales, il a trafiqué son testament pour nommer comme prochain guide un de ses pions nommé Khamenei. Dès son accession au pouvoir suprême, ce dernier a modifié la constitution pour transférer les pouvoirs exécutif et législatif au Conseil de Discernement, c’est-à-dire à Rafsandjani. En offrant des sièges à ses gros bonnets de l’époque, ce dernier a obtenu leur accord pour ce coup d'Etat interne.

A ce moment, les trésors cumulés par le Shah étaient épuisés, Rafsandjani et ses nouveaux complices pouvaient perdre le pouvoir illégalement obtenu. Rafsandjani a composé avec ses adversaires politiques notamment Ali Larijani qui disposait d’un clan a ainsi obtenu la direction des médias du régime et du Hezbollah. Rafsandjani a aussi baissé le taux officiel du dollar pour acheter le soutien des mollahs-affairistes pour s’approprier le marché intérieur, ce qui encore plus défavorisé les Bazaris traditionnels (aujourd’hui dans la rue).

Rafsandjani a aussi joué la carte de l’apaisement diplomatique avec son ami Khatami (un de ses ex-agents des services secrets des Pasdaran). Enfin, il a relancé la politique de monnayage des protections en vendant des contrats d’exploitations pétrolières à très bas prix à un nombre grandissant de pays notamment via ses propres sociétés pétrolières dirigées notamment par son fils Mehdi !

Cette fuite en avant a totalement ruiné le pays sans neutraliser les sanctions. La fausse modération de Khatami a également énervé les Américains. Ils ont parlé de la menace nucléaire pour augmenter ses sanctions. Rafsandjani était à nouveau en difficulté : il a partagé certains monopoles avec des rivaux économiques. Larijani a obtenu la direction des négociations nucléaires avec Washington, mais aussi le droit de nommer ses lieutenants à des vice-présidences clefs dans le pétrole, le commerce extérieur ou le ministère de l'intérieur. En revanche, Rafsandjani a demandé et obtenu de Khamenei le contrôle du pouvoir judiciaire pour se protéger contre les nouveaux venus. Enfin pour parvenir à gagner la partie contre les Américains, il a mis en place Ahmadinejad (un autre de ses ex-agents de renseignement), pour radicaliser ses menaces. Mais cela aussi n’a pas sauvé le Régime. Washington a renforcé ses sanctions et s'est mis à évoquer des frappes punitives.

1ères Ruptures des subalternes.Dès l’apparition de la grande disparité entre le peuple et les dirigeants, un grand mécontentement interne était rapidement apparu chez les miliciens de base : ces gens ont vite lâché le régime en cessant de participer aux manifestations officielles. Très rapidement, le régime a instauré le licenciement pour les fonctionnaires ou l’expulsion pour les étudiants pour enrayer ce boycott interne, mais avec la montée du chômage et la nécessité de chacun d’avoir plusieurs jobs pour survivre, la menace licenciement a perdu de sa force. Le régime a dû attirer les gens dans ses manifs avec la promesse de distribution d’aides alimentaires sur place. A cette époque, les Pasdaran vétérans de la guerre Iran-Irak ont commencé à contacter Reza Pahlavi, le symbole d’un Régime qui avait propulsé l’Iran vers de grandes réussites. Le Régime a remplacé ces dissidents par des jeunes issus des familles pauvres. Il a ainsi gagné quelques années de délais, mais les nouveaux venus ont été rapidement confrontés à la réalité que l’avenir était compromis avec des terroristes affairistes au pouvoir. Mais la milice des Pasdaran a une structure cloisonnée comme des services secrets et le Régime avait ses clans, aucune action n’était possible.

En 2007 quand, Washington et ses alliés ont commencé à évoquer très régulièrement l’option militaire, les mécontents devaient agir. Dans ce pays très sécuritaire et, par peur de représailles les dissidents ont fait le choix tactique de boycotter le Régime pour l’isoler et se repérer. Au même moment, les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les mauvais choix du Régime l’ont également lâché. Le Régime a riposté en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar à plusieurs reprises sans parvenir à casser ce boycott.

Avec ces ruptures de facto dès 2008,, le Régime a été rapidement réduit à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 700 hommes d’affaires et 6000 nervis. Le Régime était fragilisé, il pouvait chuter dans le sang et ses dirigeants et membres pouvaient tout perdre : leur fortune, mais aussi la vie. Rafsandjani et ses amis devaient envisager de négocier avec les Américains pour quitter paisiblement le pouvoir en échanges de garanties de sécurité pour eux-mêmes. Rafsandjani a alors démis Larijani de ses fonctions de négociateurs nucléaires pour avoir le monopole des marchandages avec les Américains afin d’être sûr d’obtenir les meilleures garanties pour sauver sa propre tête et sa propre fortune.

Pour bénéficier des mêmes avantages exclusifs, Larijani a décidé de renverser Rafsandjani et ses alliés en révélant les détails de leur corruption. Rafsandjani et les grands noms du clergé éclaboussés par cette affaires ont neutralisé Larijani en éliminant son plus important lieutenant (Ali Kordan). Rafsandjani a ainsi réduit le réseau déjà très limité de Larijani, mais ce dernier restait intouchable et dangereux grâce à ses dossiers sur tout le monde. Larijani pouvait aussi bénéficier du soutien politique de ses adversaires. Il pouvait créer une coalition pour le virer. Rafsandjani devait agir vite avant qu’il ne s’en serve pour trouver des alliés contre lui.

Rafsandjani a alors tenté de sauver le régime et sa peau avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (en référence à l’islam). Ce projet réalisé avec l’aide de la BBC a échoué car le peuple a profité de l’occasion pour contester le régime et les Pasdaran ou Bassidjis de base ont massivement laissé faire la contestation, montrant de facto leur adhésion à la contre-révolution. Le régime a été dévalorisé, réduit à ses dirigeants et des collaborateurs trop impliqués dans la répression ou les larcins qui n’ont pas d’avenir après sa chute. Le régime s’est maintenu grâce à l’absence de soutien de Washington aux opposants et grâce à la rediffusion par la principale chaîne américaine en persan de ses rumeurs intimidantes de répression sanglante.

Rafsandjani qui avait tout de même failli renverser le régime était personnellement menacé par ses pairs : pour rester en place, il devait composer avec eux : il a cédé le pouvoir judiciaire (le pouvoir des arrestations) au clan Larijani (offrant ainsi à ses adversaires le droit d’arrêter ses projets pour éviter d’autres dérapages). Esseulé et limité dans son action, Rafsandjani a attribué des rôles d’opposants voire de dissidents à sa fille Faezeh, puis à son fils Mehdi, avant de les sortir du pays pour agir à sa place et sans limite pour relancer le jeu. Il a ainsi pris de nouveaux risques (déstabilisant pour le régime), mais sans parvenir à ses fins. Finalement au bout d’un an d’échecs, il a dû s’éclipser.Il a dû rapatrier sa fille Faezeh et l’offrir en gage au pouvoir judiciaire pour sauver sa propre tête. Ali Larijani a pu obtenir la direction du régime grâce à ses dossiers judiciaires sur ses pairs, mais il n’a pas été officialisé par eux de peur qu’il ne devienne trop fort. Il n’a donc pas pu éliminer les pions de Rafsandjani. C’est pourquoi depuis cette promotion officieuse, sa grande préoccupation a été d’utiliser ses dossiers et le pouvoir judiciaire pour intimider Rafsandjani ou éliminer ses pions négociateurs. Les derniers compagnons du Régime ont constaté que leur nouveau chef et ses lieutenants, comme les précédents, ne songeaient pas à défendre leur droit.

En mars 2011, les Pasdaran ont laissé le peuple célébrer l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne et laïque. Les cadres et hommes d’affaires ou encore les nervis du régime ont estimé qu’ils étaient fichus et que leurs dirigeants pouvaient à tout moment demander des garanties de sécurité pour eux-mêmes afin de partir avant une contre-révolution sanglante. Beaucoup des nervis et de cadres du régime ont pris leur distance et ont rejoint le camp du boycott et les hommes d’affaires du Régime ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars et quitter le pays. La demande du dollar a fait augmenter le prix de la devise américaine sur le marché libre. Le taux du dollar est devenu l’indicateur de la chute de la confiance des derniers compagnons du Régime en leur avenir.

Ces retraits de devises et la rupture des cadres (notamment les députés) ont affaibli davantage le Régime. Larijani a alors accentué ses efforts pour écarter au plus vite Rafsandjani afin de contrôler les marchandages avec Washington. Il a ainsi admis la vulnérabilité du Régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

En juillet 2012, Washington a imposé aux Européens de cesser leurs relations protectrices et a parlé d’embargo total pour agiter Larijani, la panique interne afin d’épuiser le moral général du Régime.. Le Régime était économiquement condamné. Les Chinois ont prudemment annoncé la diminution de leurs investissements, puis la suspension de leurs achats pétroliers privant le Régime de 50% de ses revenus. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a alors provoqué une nouvelle grande ruée vers le dollar. Le régime n’a pas injecté de dollar sur le marché. Les derniers compagnons du régime (les hommes d’affaires et ses collaborateurs insolvables) ont conclu à la faillite de la Banque centrale Iranienne (BCI). Il y a une peur panique de pénurie alimentaire car le pays ne produit plus rien depuis des années. Ils ont paniqué : ils se sont rués vers les magasins d’alimentation. Le pays tout entier a basculé dans la pénurie. Les plus démunis ont laissé éclater leurs rancoeurs et ont basculé dans la révolte avec une grande manifestation contre le Régime à Neyshabur, puis des appels à la grève générale au Bazar et plusieurs attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au Régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le Régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour rassurer ses derniers compagnons. Mais il n’a pu mobiliser que 250 individus qui au fil du temps n’osent même plus sortir dans la rue et soutiennent le régime en se réunissant uniquement sur des sites sécurisés. De nouveaux boycotts internes de grands événements officiels qui devaient avoir lieu à ce moment ont confirmé l’isolement du régime et ont donné lieu à des nouvelles paniques internes : ses associés ont repris leurs achats de dollars pour quitter le pays au plus vite. Rafsandjani a alors donné des signes de vouloir négocier avec Washington. Il pouvait le faire au moment où Ahmadinejad allait se trouver à NY (pour l’Assemblée Générale de l’ONU). Pour empêcher le clan Rafsandjani, Larijani n’a pas arrêté ses éléments car cela risque d’entraîner des remous fatals au régime. Il a tenté de les intimider en réactualisant les procès les visant. Les commandants des Pasdaran, qui sont tous en place grâce à Rafsandjani, mais qui pourraient être sacrifiés par lui, l’ont lâché en se joignant au concert des accusations via leur agence de presse, Fars.

Dans la foulée, les Pasdaran de base ont boycotté les défilés de la « Défense sacrée de la révolution islamique » par la Pasdaran, ils ont rappelé leur rupture. La panique interne a refait surface : en trois jours, le dollar est remonté de 90% en dépassant 3400 Tomans. Le régime était plus fragilisé que jamais. Rafsandjani ne pouvait que songer à négocier sa fuite. Ses adversaires ont renforcé leurs accusations contre lui et ses pions négociateurs. Pour les rassurer sur sa fidélité et laisser ses pions partir à N-Y, Rafsandjani a accepté de rapatrier ses enfants Mehdi et Faezeh, laissant les Larijani les arrêter : il les a mis en gage de sa fidélité. Mais contre toute attente, dès son arrivée à NY, son pion Ahmdinejad s’est montré très charmant avec les Américains en leur proposant lors d’une interview télévisée l’opportunité d’une normalisation des relations bilatérales ! Rafsandjani avait sacrifié ses enfants. Il devait estimer que le régime était fichu. La panique a de nouveau gagné les derniers compagnons du Régime : on a assisté à une folle ruée vers le dollar qui selon notre estimation a propulsé la devise américaine au-delà de 4000 Tomans.

Les Larijani ont renforcé les accusations contre les enfants de Rafsandjani. Les Britanniques, alliés trahis, ont demandé des sanctions supplémentaires pour intimider le Régime. Rafsandjani a reculé en faisant désavouer indirectement l’ouverture proposée par Ahmadinejad. Mais la crise a persisté car elle n’est pas seulement due à l’envie de fuite des dirigeants, mais à ce qui provoque cette envie, c’est-à-dire, la vulnérabilité du régime..

Dans la foulée (il y a deux semaines), le Régime devait organiser de nombreux manoeuvres et défilés pour la « Semaine des Forces de l’Ordre ». Craignant un nouveau boycott, il redoutait une panique encore plus forte voire la fuite de ses associés avec ses masses de devises achetées. Il a cru judicieux de bloquer tous les comptes en devises. Cette mesure a encouragé ses compagnons à acheter davantage de devises, mais aussi de revenir à l’achat de pièces d’or. Le dollar et l’or ont atteint des sommets.

Le régime a proféré des menaces à l’encontre des acheteurs qualifiés d’agitateurs financiers, mais en l’absence de troupes fidèles à ses côtés, il n’a pas pu intimider les compagnons affolés. Incapable de faire pression sur les siens le régime s’est attaqué aux revendeurs Bazaris en incendiant une importante section du Bazar ! Les Bazaris, malmenés et ruinés par le régime, ont baissé les grilles pour commencer une grève paralysante.

Sur les images de manifestations des Bazaris, on ne voyait aucun policier ou milicien fidèle au régime. Chacun a vu que le régime était dépassé et seul. Ses compagnons ont aussi rompu les amarres et ont attaqué les banques pour libérer les devises bloqués sur leur compte.

Il y a deux semaines, le régime s’est ainsi retrouvé avec deux actions explosives susceptibles de précipiter sa chute. Il avait d’abord diffusé de fausses vidéos insinuant l’arrivée des troupes et avaient annoncé des arrestations pour casser la grève et calmer ses compagnons agités.

Mais la semaine dernière, sans des troupes pour exécuter ses menaces, la grève avait persisté. Ses compagnons ont encore constaté son impuissance. Leur envie de fuir a persisté : ils ont continué à chercher à se procurer de devises. En raison de la fermeture des agents de change, ils se sont orientés vers les revendeurs à la sauvette et Le dollar (baissé arbitrairement par le régime) a augmenté sur le marché noir !

Le régime a alors tenté d’insinuer l’existence de fidèles partisans intégristes en annonçant des rassemblements pro-Mahomet sur des sites reculés, notamment dans la région de Khorâssân du Nord en l’honneur d’une tournée officielle du Guide Suprême. Les images de ses rassemblements ont été très décevantes : le régime comptait tout au plus environ 300 soldats Pasdaran fidèles dans l’Est du pays !

L’opération de la visite triomphale a seulement mis en valeur la pénurie de partisans fidèles au régime. Le régime n’avait pas pu rassurer les siens : cette semaine, la panique devait demeurer.

Mais, cette semaine, la crise pouvait s’amplifier car le dernier délai amical de réflexion accordé par l’Europe sur le nucléaire prenait fin dimanche et le lundi 15 octobre, les Etat européens devaient annoncer de nouvelles sanctions contre le régime et son économie exsangue.

Le régime était sur ses gardes. L’échec de la visite du Guide devait normalement faire annuler l’opération, mais le risque de l’embrasement l’a amené à maintenir ce programme de propagande et même à amplifier son message en annonçant de plus grands rassemblements pour écouter des discours de plus ne plus belliqueux. Des images contradictoires de ces rassemblements ont remis en cause leur authenticité. Le régime n’a donc pas pu couler une chape de terreur sur le pays.

Mardi, au lendemain de l’annonce des sanctions, la panique s’est amplifiée, le dollar a augmenté de 30% malgré la grève des agents de change. Le régime, encore une fois dépassé, a annoncé la tenue de trois jours de manœuvres époustouflantes de 15,000 combattants de sa nouvelle milice anti-émeute à partir de mercredi au cœur même de Téhéran. Mais mercredi, personne n’a rien vu !

Les premières images avec moins d’une centaine de participants sont arrivées jeudi ! Le régime a tenté de dissimuler le manque de participants à ses ennemis et à ses propres associés avec de grands discours sur les capacités de sa nouvelle milice active de Téhéran à Jérusalem ! Voici les images d’une semaine de mensonges et de panique.



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Le dernier événement marquant de la semaine dernière a été le boycott du Guide lors de sa tournée notamoment pendant le grand rassemblement de toutes les forces militaires en son honneur. Nous avons montré les défauts sur les images proposées par le régime. Les associés du régime avaient aussi constaté les trucages : jeudi, le dollar était monté jusqu’à 4000 tomans sur le marché noir (en dehors des agents de change). Le régime avait alors censuré ses divers sites d’infos économiques et financières et au lieu d’y trouver des chiffres du genre 4000 tomans (40,000 rials) on voyait invariable rien ou bien 100 rials (10 Tomans) !

Vendredi 12 octobre 2012 (21 Mehr 1391), il n’y a eu aucune Prière de Vendredi sous la direction du Guide dans une grande mosquée de la région, sur une grande place d’une ville ou dans une caserne. L’absence de contact ou de proximité physique avec le Guide est devenue la preuve absolue que les foules vues auparavant étaient factices. Selon les médias du régime, les acheteurs étaient dans le quartier des cambistes à la recherche de dollars.

Le régime devait aussi montrer le Guide au milieu de ses partisans, au contact avec eux, pour confirmer que ces partisans existent et ne sont des images ajoutées par Photoshop. Il devait simuler un rassemblement avec des civils actifs, mais avec le boycott actuel et la crise qui le fait vaciller, le régime n’a plus confiance dans ses partisans ou ceux qui restent à ses côtés. On voit d’ailleurs cela à la mise en place de grandes barrières de sécurité lors des divers rassemblements publics.

Rencontre(s) du 3e type | Le choix du régime pour simuler un bain de foule pour le Guide a été d’annoncer des rencontres avec 4 familles de martyrs. On a alors vu le Guide, accompagné de ses gardes, au milieu d’enfants et de vieillards. En d’autres termes, le régime n’a pris aucun risque et par son choix, il a confirmé qu’il avait peur de côtoyer ses derniers partisans actifs.

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La demande du dollar n’a pas était atténuée. Selon les médias du régime, les acheteurs étaient toujours dans le quartier des cambistes à la recherche de dollars.

Selon tous les témoignages, les agents de change étaient toujours en grève : en fait ouverts, mais refusant de vendre et passant leur temps à regarder la télé et boire du thé car la grève étant interdite par les mollahs. Les agents de change s’évitaient ainsi des poursuites, mais continuaient à amplifier la demande pour malmener le régime qui les a ruinés et mènent le pays vers le néant. Les acheteurs étaient poussés vers le marché noir qui échappe à tout contrôle. Le prix pouvait à nouveau atteindre des sommets surtout à l’approche de l’annonce des nouvelles sanctions.

Chaque ruée vers l’or s’accompagne d’une hausse de prix, cette fois-ci, on n’a eu aucune info à ce propos, mais le régime a relevé le taux admis sur ses sites d’info à 3350 Tomans. Généralement, le régime admet un taux 20% inférieur au marché libre. De fait, le taux réel pratiqué sur le marché noir devait être d’environ 4020 tomans : la demande était restée aussi forte que la veille.

Les médias ont signalé deux grands incendies dans les secteurs des produits de luxe et du textile du Bazar. Le Bazar étant en grève, le régime cherchait à pousser les Bazaris à reprendre la vente pour atténuer l’appétit de ses associés paniqués. Il est intéressant de noter qu’une semaine plus tôt, le régime avait incendié le Bazar pour forcer les Bazaris à cesser la vente de dollars afin d’endiguer sa flambée. Il n’a eu aucun reportage sur deux incendies, mais comme d’habitude, le responsable des pompiers a mis en garde les Bazaris sur de futurs incendies !

Samedi 13 octobre 2012 (22 Mehr 1391), les agents de cange étaient encore en grève larvée. Le dollar a été encore annoncé à 3350 tomans, mais en légère hausse, sans que l’on évoque un chiffre précis. La situation était en cours d’aggravation.

On a alors su qu’une importante inondation avait dévasté Beh-Shahr (située dans la bordure de la mer Caspienne) faisant 12 morts et 225 blessés ou sinistrés. Le régime a attribué l’inondation à des pluies torrentielles, mais chacun sait qu’elles peuvent provoquer de telles désastres car le régime a déboisé cette région pour ses projets de construction de villas destinés à ses collaborateurs. Les gens ont découvert les images de Beh-shahr, constatant encore une fois, l’absence de tout secours et des sinistrés abandonnés à leur sort comme l’avaient été les victimes du récent très grand tremblement de terre en Azerbaïdjan.

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Le régime devait faire un geste d’apaisement en direction de ses compagnons paniqués ou dégoûtés, il a annoncé son ouverture pour rependre le dialogue avec les 5+1 ! Mais puisqu’il doit éviter tout apaisement pour ne pas devoir ouvrir l’espace politique aux Américains, il n’a pris aucune décision dans le sens des demandes de ces derniers. En conséquence, son appel est resté sans écho. L’absence de réponse a prouvé à ses propres associés que ses ruses ne fonctionnaient plus.

La situation était à tout point de vue déprimante (dollar en hausse, ruse avortée, pays en colère après l’inondation non secourue). Le régime a décidé de jouer la carte de l’autorité en annonçant un plus grand rassemblement autour Guide à Esfarâyen située à 50 kilomètres au sud de Bojnourd.

Nous avons constaté que les deux principales images de la foule étaient contradictoires : sur la première image que vous pouvez agrandir en cliquant dessus, il y avait une plate-forme pour caméra, sur la seconde image, il y en a deux.

Par ailleurs, sur la première image, la densité du carré VIP est très incohérente, sur la moitié basse, il y a une quarantaine de personnes, sur la moitié haute une centaine : les gens y sont trop petits : le défaut est dû au fait que pour donner l’impression qu’il y avait une immense foule, le régime devait couvrir le terrain avec des gens de cette petite taille. Dans le lot des photos, nous avons trouvé une seule photo prise depuis de la foule (3e ci-dessous) : elle avait une lumière adéquate et elle semblait être une vue réelle de ce rassemblement.

Cette 3e photo contient un détail intéressant : (cliquez pour l’agrandir), on n’y voit aucun spectateur sur les côtés au-delà des barrières. N’ayant pas pu trouver d’autres vues prises depuis la foule et montrant le reste du terrain, nous avons conclu qu’il y avait là que les gens que l’on voit sur cette photo : soit près de 120 personnes.

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Encore une fois, il n’y a également pas eu de photo de bain de foule, à la fois trop risqué et impossible à fabriquer par copier/coller.

Rencontre(s) du 3e type (bis) | Pour faire croire à un bain de foule, le régime a annoncé une rencontre du Guide avec les jeunes. Il y a des dizaines de photos. D’emblée nous avons constaté qu’il n’y avait pas de jeunes, mais des gens de plus de 40 ans. Mais après les avoir regardé en détail, nous avons constaté 2 autres problèmes : tout d’abord, encore un problème dans le nombre des plates-formes sur les deux premières images publiées ci-dessous. Puis, sur les deux dernières images, d’une agence de presse à l’autre (celle du Guide & Mehr), il y a des gens différents au premier rang !

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De là, il nous est arrivé l’idée folle que le régime n’a pas ajouté des masses par copier/coller pour agrandir la foule, pour gagner du temps, il a détourné une image du Guide avec un bras en l’air, l’autre sur la canne plaquée sur la poitrine, avant de coller cette image sur différentes photos !

Vous pouvez d’ailleurs vérifier plus haut ou plus bas que l’on retrouve sans cesse le Guide dans la même posture devant différentes foules. C’est aussi une trouvaille intéressante qu évite l’exposition de cet homme à d’éventuelles attaques ou slogans susceptibles de remettre en cause la légitimité du régime et d’entraîner sa chute.

Le régime n’était pas très en forme pour la fabrication de sa propagande. Pour prétendre l’existence d’une base capable de le défendre, le régime a annoncé l’organisation par les Bassidjis d’un Salon de livre consacré à la Défense sacrée de la Révolution islamique. On n’y a vu aucun Bassidjis de base car ils ont rompu avec le régime depuis longtemps, on y a vu seulement, Naghdi, le commandant de cette milice, avec un air hagard. L’annonce a été une occasion de constater l’isolement du régime et la peur de ses derniers serviteurs.

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Cette journée à problèmes s’est terminée par le crash d’un bombardier F4 de l’armée de l’air des Pasdaran au décollage. Le crash a entraîné la mort du pilote et de son copilote. Le régime, qui d’ordinaire se plaint des sanctions lui interdisant l’importation des pièces détachées pour ses avions, n’a accordé aucun développement à cette nouvelle car le crash pointait le doigt vers ses insuffisances technologiques et pouvait remettait en doute ses récentes annonces de fabrication de drones capables de menacer Israël et d’autres alliés régionaux de Washington.

Dimanche 14 octobre 2012 (23 Mehr 1391), on était à la veille de l’annonce de nouvelles sanctions, le dollar a été officiellement annoncé à 3550 Tomans (+200 tomans), mais d’autres infos parues plus tard le plaçait à 3700 tomans. La situation s’était aggravée en raison des sanctions, mais aussi parce que le régime ne parvenait à montrer la capacité de pouvoir se défendre et assurer les intérêts de ses derniers compagnons.

Le régime a alors paniqué : au lieu de répondre aux attentes de ses compagnons, il s’est mis à diffuser des rumeurs anxiogènes de circulation de millions de faux dollars pour dissuader les gens d’acheter des dollars. Par ailleurs, il avait antérieur révélé que la BCI ne distribuait plus 120 millions de dollars par jour mais seulement 9 millions, il a diffusé une rumeur sur la distribution de 130 à 150 millions de dollars par jour pour apaiser la soif de ses associés paniqués. Ces deux rumeurs n’ont pas réussi à clamer les acheteurs, certains ont prétendu que la hausse avait été voulue par lui-même pour remplir ses caisses de rials ! Le régime semblait prêt à dire n’importe quoi pour faire arrêter la ruée vers le dollar ou pour prétendre que cela ne lui nuisait pas !

Tout cela évoquait la nervosité du régime. Il redoutait une forte agitation ou des départs massifs des capitaux après l’annonce de nouvelles sanctions. Il a commencé à évoquer des noms de faux opposants du Mouvement Vert (Babak Saran, Issa Sahar-khiz, Nasrine Sotoudeh) pour islamiser le soulèvement attendu et afin que ses pions puissent s’engouffrer dans la crise et prendre la direction des évènements. Cette poussée verte favorisant Rafsandjani, Larijani a dressé le Parlement (qu’il préside comme une PME) contre Ahmadinejad au prétexte de son bilan sur le dollar et des voix se sont aussi levées contre l’ouverture prônée par Rafsandjani. Le juge Rayissi, chargé par les Larijani d’instruire le dossier de corruption de la famille de Rafsandjani, a également donné de la voix pour intimider ce dernier.

Le régime faisait n’importe quoi car il avait du mal à trouver une idée pour se montrer fort et capable d’assurer la défense des siens ou tenir tête aux nouvelles sanctions censées être plus fortes que les précédentes. Ne sachant que faire, il a annoncé une manifestation pro-Mahomet des habitants réputés pieux d’Ardebil et aussi une autre manifestation du même genre animée par les écoliers de Téhéran.

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La mobilisation a été plus qu’insuffisante. Un responsable de la DCA des Pasdaran, Amir-Farzad Esmaeli, a révélé les grandes capacités du nouveau drone défensif du régime : « capable de survoler Israël et le bombarder ! » Mais il n’a évidemment pas montré cet oiseau rare défensif/offensif.

Enfin d’après-midi, Guido Westerwelle, le ministre allemand des affaires étrangères, a annoncé que « l’UE était arrivée à un accord sur le contenu des sanctions depuis vendredi et qu’elle allait envoyer un message très fort au régime ».

Presque certain d’aller vers une journée à problèmes, le régime a adopté une posture conciliante : il a annoncé des progrès pour la reconstruction des habitats détruits par le récent et terrible tremblement de terre d’Azerbaïdjan pour améliorer son image et décompresser la colère populaire à un moment où il pouvait rencontrer des difficultés dans ses propres rangs.

Cette opération de sympathie a seulement permis de voir de quelques pauvres cabanons métalliques de chantier (des "Algeco") - où on gèle en hiver et on cuit en été - transformés à la hâte en habitation dans un hangar alors que habitants étaient encore abandonnés à leur sort et qu’ils construisaient seuls leurs habitats !

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Lundi 15 octobre 2012 (24 Mehr 1391), le régime a commencé la journée en annonçant par un petit site que sa « nouvelle milice d’intervention rapide composée de 6000 brigades, 100,000 hommes, présents dans 32 région était enfin opérationnelle et qu’elle avait déjà tenu de grandes manoeuvres dans les régions de Ghazwin, Zanjan et Lorestan ». L’info a été reprise et relayée par le site britannique persanophone de Digarbân sans qu’il n’y ait eu aucune image corroborant l’annonce.

Les trois régions citées n’étant pas dotées de centres financiers susceptibles d’exploser après l’annonce des sanctions, mais étant de lointaines régions agricoles, le régime et son protecteur britannique insinuaient la force qu’ils ne sauraient montrer. Mais, le régime s’est mis aussi dans un pétrin, car il devait alors tenir la promesse faite, il y a 5 semaines, « d’organiser au coeur de Téhéran une grande manœuvres de plusieurs jours ! »

N’étant pas capable de tenir cette promesse, le régime a d’abord misé sur des 7 pendaisons pour jouer la carte de l’insinuation de la force par la terreur. Il a aussi annoncé de nouveaux rassemblements autour du Guide à Shirvân située à 50 km à l’est de Bojnourd.

Cette fois, pour le grand rassemblement, le régime a photographié des gens en train de se rendre au stade de Shirvân pour convaincre ses associés que la foule était réelle avant de nous servir encore des images trafiquées et remplies de contradictions.

Ainsi nous avons encore retrouvé le Guide dans sa position favorite : un bras en l’air, l’autre sur la canne plaquée sur la poitrine devant deux foules différentes : une photographiée par un temps nuageux et l’autre par un temps très ensoleillé.

Etant donné que sur les images de l’arrivée joyeuse des gens, on voyait un temps d’automne avec une lumière et des ombres très pâles, la foule ensoleillée ne pouvait pas être pris en compte.

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Mais l’autre photo (la dernière ci-dessus) ne nous a pas paru non plus très fiable : sur les côtés, il y a des gens disproportionnés par rapport au tapis de têtes…

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Par ailleurs, cette cette seconde photo, la façade de la tribune paraît comme un écran 16/9 alors que sur une photo de face prise depuis la foule, c’est un carré. On peut en conclure que les trafiquants d’images du régime ont étiré en largeur la vue de la foule en perspective pour agrandir la surface d’accueil afin de suggérer une plus grande foule. C’est pourquoi, nous n’avons retenu comme vraiment fiable que la photo prise de face depuis la foule (la seule du genre) qui contient un peu moins d’une centaine de participants (encore moins que la veille).

Dur, dur... | D’ailleurs, il a été noté que lors de son discours, le Guide a déploré « l’effondrement du nombre des serviteurs du régime ! » Au pied de la tribune, le commandants des Pasdaran, Jaafari, était totalement effondré !

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Jaafari (2nd personnage sur la photo)

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Le régime avait aussi programmé une rencontre avec des jeunes élites du Bassidj : cette fois la foule est totalement différente selon les points de vue. On peut qu’il y a d’une part, ce que le régime espérait et ce qu’il a obtenu.

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Pour sauver une propagande en difficulté, le régime a alors annoncé une 3e rencontre inédite : une visite des tombeaux des martyrs de guerre en compagnie de leurs parents : en quelque sorte, un mini bain de foule à l’extérieur. Mais encore une fois, il n’y a pas eu de contact avec le Guide. En fait, les ciels ne sont pas identiques : les gens n’étaient vraisemblablement pas là et le Guide était seul faisant bye-bye dans le vide.

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Les associés du régime n’avaient alors pas en vue ces nouveaux exemples de débandade du régime, ils attendaient la liste des sanctions, chacun redoutant une annonce de boycott du gaz iranien comme cela a souvent été répété dernièrement par les Européens.

Un boycott fatal | Chacun retenait son souffre car le boycott du Gaz ne signifie pas l’arrêt d’achat européen de gaz : les Européens n’achètent pas le gaz iranien, ils n’ont acquis par des contrats d’exploitation de type buy-back : ils possèdent le gaz iranien : ils l’extraient et selon leur contrat buy-back, ils rémunèrent le régime avec 1/3 de la production pour ses besoins internes. Depuis quelques années, le régime prive les Iraniens de ce gaz et le vend pour compenser le manque de revenues en devises et l’arrêt des investissements étrangers. Dans ces conditions, le boycott européen du Gaz entraînerait l’arrêt de la production donc l’arrêt de la rétribution du tiers de la production qui assure d’une part la production de l’électricité et d’autre part, les derniers revenus en devise du régime . Le pays serait privé d’électricité, de transport, de tous les services et surtout il sombrerait dans une faillite générale ! En sachant ces risque du boycott du gaz par l’Europe, le régime aussi retenait son souffle.

Mais l’Europe s’est montrée indulgente : elle n’a pas annoncé la liste de ses sanctions. Elle a dit qu’elle le ferait plus tard. Elle a commencé par révéler des sanctions visant le tourisme qui est un secteur déjà mort depuis le soulèvement de l’été 89. Elle a également annoncé « l’interdiction globale mais progressive des chaînes télévisées du régime sur ses satellites » en commençant par les télévisions arabophones du Hezbollah. Or, ces chaînes sont interdites déjà depuis quelques années ! Ainsi, l’Europe sanctionnait le régime, mais sans toucher un secteur décisif donc sans aggraver sa situation économique.

Même en appliquant la mesure visant l’audiovisuel, le régime ne serait pas touché car il ne tire aucun revenu de ces chaînes. En revanche, l’Europe s’est bien gardée de sanctionner le cinéma iranien qui donne une image politiquement apaisée de l’Iran et empêche l’opinion occidentale d’exiger de ses dirigeants un soutien à l’opposition. Le paquet des sanctions n’était pas tel que l’avait dit le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle. L’Europe avait visiblement ménagé le régime.

Le régime a été rassuré : Rahimi (le vice-président chargé de l’économie) a invité les entrepreneurs (issus du régime) pour leur parler des perspectives de l’avenir. Ce qui intéressant est que ce Rahimi (du clan Rafsandjani avait récemment été arrêté pour fraude), mais il était Libre : le régime voulait insinuer la fin de la guerre interne pour rassurer ses entrepreneurs.

Mais tous les indices économiques sont dans le rouge : il y une pénurie alimentaire et des secteurs entiers comme la production laitière, l’agriculture, la pétrochimie et l’automobile sont en faillite et ne cessent de licencier. Le bâtiment se porte aussi très mal en quelques mois, l’acier et le ciment ont augmenté de 100% et les équipements ont augmenté de 200%. Par ailleurs, on a récemment appris qu’il y a une énorme fuite des capitaux : plusieurs tonnes d’or quittent le pays chaque semaine en direction de l’étranger. C’est pourquoi peu d’entrepreneurs ont accepté l’invitation (on voit beaucoup de sièges vides). Et les rares, qui avaient accepté de venir, semblaient peu rassurés car le régime n’avait rien réussi par lui-même, on lui avait accordé un sursis !

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L’Europe qui avait accordé un sursis au régime n’a pas apprécié qu’il ne soit pas sensible à ce geste d’indulgence. Via des sources diplomatiques anonymes, elle a diffusé des bruits de couloirs faisant état d’autres sanctions visant « 37 personnalités du régime, mais aussi les secteurs alimentaire et pharmaceutique » qui sont gravement touchés par la fonte des réserves en devises. Elle mettait ainsi le régime devant un risque de plus fortes restrictions dans les transactions bancaires et aussi devant le risque de pénuries susceptibles de provoquer des révoltes populaires afin de l’amener à se montrer un peu plus coopératifs (acceptant de négocier un peu avec Washington pour obtenir un gel des sanctions).

Les associés du régime étaient certainement paniqué, mais les achats de dollars nécessitent des fonds importants, ils devaient attendre l’ouverture des banques ou du Bazar pour vendre des biens afin de financer leurs achats. Le régime avait un délai pour prendre des mesures préventives. Il a abattu une carte inattendue, le porte-parole du pouvoir Judiciaire a réuni les journalistes pour annoncer que« tous les "agitateurs du marché du dollar", aussi bien les vendeurs comme les acheteurs, seront désormais considérés comme des ennemis de l’Etat et seront sans jugement passibles de la peine capitale ! »

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Mardi 16 octobre 2012 (25 Mehr 1391), dès la reprise des activités, le dollar est monté à 4000 tomans ! La pièce d’or est montée à 1,5 millions de tomans ! Mais le régime n’a ordonné aucune pendaison : il a seulement menacé les Bazaris d’annuler leur permis de travail. Le régime manquait d’hommes et de moyens pour mettre en exécution ses menaces ou ses mesures sécuritaires. Pour contredire l’impression d’impuissance, il a annoncé des arrestations de personnes convertis au christianisme et a diffusé via ses faux opposants des rumeurs qu’il y avait beaucoup de pendaisons politiques en attente.

Ces annonces n’ont pas fait peur à ses associés paniqués : il a alors annoncé le démarrage de trois jours de manoeuvres époustouflantes de 15000 hommes de sa nouvelle milice dans différents endroits de Téhéran dès le lendemain (mercredi 17 octobre-26 Mehr).

Une annonce bien encombrante | La question était de savoir comment il allait simuler une telle menace. On supposait qu’il organiserait ces shows sur des sites retirés, mais il devait tout de même montrer des images ou alors perdre toute crédibilité. Le connaissant, on allait avoir des surprises ou peut-être une avalanche de diversions pour détourner l’attention de l’opinion des manœuvres annoncées mais inexistantes.

En attendant, pour occuper le terrain urbain et se montrer entouré et soutenu par des partisans islamisés et exaltés, le régime a vite programmé des enterrements de martyrs à Téhéran qui est la 1ère place financière du pays, mais aussi à Ispahan (2nde place financière du pays) et à Ahwaz (1ère ville du sud pétrolier). Mais ces initiatives regroupant parfois des officiels n’ont guère mobilisé les croyants ou même les collaborateurs du régime. Le régime a seulement exposé sa solitude et son isolement.

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A Téhéran, Tchamran & Daneshoo (du clan Larijani)

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A Ahwaz.

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A Ispahan.

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A Ispahan.

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A Téhéran dans la soirée.

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Pour restaurer son image et occuper le terrain, le régime a alors déployé tous les policiers qui lui restent aux alentours du Bazar pour la reconstitution le meurtre sanglant d’un homme sur ce site, provoquant un embouteillage pour amplifier l’impression de sa présence. Ce qui a dû amuser les riverains pendants une heure ou deux.

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Le régime a également annoncé un rassemblement de responsables de l’Est du pays autour du Guide.

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Le régime a aussi envoyé Rahimi (désormais symbole de son unité interne) à Beh-shahr (sinistrée et abandonnée) afin de se montrer concerné et sans doute parce que (dans une situation difficile), il devait apaiser un possible foyer de tensions et de troubles urbaines. L’accueil a été terrible : le vice-président a été pris à partie et insulté, mais ses gardes ne sont pas intervenus, il a dû battre en retraite !

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Mercredi 17 octobre 2012 (26 Mehr 1391), on attendait le début des manœuvres, mais on n’a vu aucun des 15,000 super miliciens du régime. Les médias du régime ont également été frappés d’amnésie : personne n’a parlé de ces manœuvres ! Le dollar était en hausse selon les messages venus d’Iran ! La base était déçue par le fait que les manœuvres n’étaient qu’un bluff.

Estocades en douceur | Le régime était à la dérive : Washington a annoncé l’inculpation de l’Irano-américain Mansour Arbab-Sir dans l’affaire de l’attentat avorté contre l’ambassadeur saoudien sur le sol américain, insinuant la possible ouverture d’autres dossiers de terrorisme du régime et ses dirigeants afin de les amener à accepter son offre de départ et de transfert de pouvoirs à ses pions.

Pour intimider davantage les mollahs avec le spectre de nouvelles sanctions plus fortes et les amener à plier, l’AIEA proche de Washington depuis l’arrivée d’Amano, a également annoncé des progrès nucléaires sur le site de Fordo et de nouvelles activités nucléaires louches sur le site militaire de Partchin.

Le Gouvernement tout entier a quitté Téhéran au prétexte d’un « Conseil Gouvernemental à Bojnourd autour du Guide ». Les associés du régime ont constaté que leurs dirigeants étaient toujours prêts à fuir quand les choses se mettent à tourner mal.

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Jeudi 18 octobre 2012 (27 Mehr 1391), le dollar était en hausse vertigineuse, son taux était censuré à nouveau, les dirigeants n’étaient plus nulle part, on ne les entendaient… On a enfin eu les premières images des fameuses manoeuvres de 15,000 super miliciens formés pour des interventions rapides.

On n’a pas vu 50 opérations hollywoodiennes ni même bollywoodiennes mais une seule opération du genre des films des Charlots avec 7 miliciens pénétrant dans un immeuble de plein pied pour libérer ou arrêter 7 autres agents du régime déguisés en victimes ou en agitateurs !

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Après cette minable mise en scène dans une situation économiquement et socialement critique, le régime a également diffusé des images d’un rassemblement dans un désert avec une centaine de volontaires de tout âge. Le ciel est d’un bleu profond alors qu’il faisait un temps partiellement nuageux : le régime avait utilisé des images d’archives. Il n’avait donc que ces 15 miliciens de pacotilles.

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Le régime ne savait que faire. Salami, le patron de la propagande des Pasdaran a annoncé que les miliciens que l’on ne voyait pas contrôlaient « les missiles du pays pour lancer une attaque contre Israël ». Le régime délirait. Pratiquement au même moment... Larijani, resté à Téhéran (car il est le patron exécutif du régime), devait recevoir les responsables techniques du régime. La salle était presque vide et le généralissime du régime dans ses petits souliers à la vue de cette nouvelle baisse du nombre des partisans du régime qu’il dirige.

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Vendredi 19 octobre 2012 (28 Mehr 1391), Washington a annoncé des pressions sur les Emirats pour cesser les échanges avec Téhéran afin d’augmenter la pression sur les mollahs en dérives pour les amener à accepter son offre de départ et de transfert de pouvoirs à ses pions. Les alliés du régime, la Grande-Bretagne et la Russie sont intervenus pour affirmer qu’ils étaient certains que les mollahs allaient reprendre les négociations.

Mais les mollahs qui ne veulent pas entrer dans aucun apaisement susceptible de les forcer à – in fine - partir n’ont pas saisi ces mains tendues en leur direction et se sont même braqués. Ils ont annoncé le rassemblement de 10,000 miliciens à Téhéran, place de la Palestine, à midi, sous la direction de leur commandant Naghdi pour entendre un discours sur le « plan d’attaque d’Israël par 25,000 drones bombardiers ». Le régime était visiblement dans une optique de régionalisation du conflit. Mais (rassurons tout de suite nos lecteurs), il n’y avait pas là 10,000 miliciens, mais 25 miliciens avec leur épouse.

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Naghdi devant la façade bleue
de la mosquée de la Pl. Palestine à Téhéran

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Avec ce rassemblement raté, le régime a bien constaté qu’il était incapable de déclencher un conflit ou une escalade anxiogène ses derniers collaborateurs. Trois heures plus tard, une bombe a explosé au fief des mollahs, à Beyrouth, tuant un haut responsable libanais engagé au côté des américains contre Assad. Le régime venait de passer à l’offensive avec ses derniers et véritables troupes : le Hezbollah du Liban.

Après cette démonstration de force, le régime a annoncé une attaque terroriste contre une mosquée de Chah-Bahar dans la région de Sistan & Balouchistan, où sévissait le Jundallah (groupe terroriste financé par Washington). Mais il n’y a eu aucune image montrant le site attaqué. Ce qui nous laisse supposer qu’il a annoncé une attaque terroriste pour se victimiser et se donner les moyens pour refuser tout dialogue ou apaisement avec Washington.

Enfin dans l’après-midi, le régime a clos son offensive d’intimidation tous azimuts par des images montrant un modèle de répression exemplaire d’un soulèvement par ses nouveaux milicien... avec des détails et des effets spéciaux si minables qui laissent pantois.

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Après ces actions désespérées et ces images pitoyables, il nous est devenu clair que le régime était littéralement fini et lessivé : il suffirait d’un soulèvement ou même d’un petit soulèvement pour voir partir en fumée ses miliciens furtifs.