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Iran : La semaine en images n°211
04.03.2012

Cette semaine, le régime devait organiser ses élections législatives destinées à lui donner une nouvelle légitimité dans tous les domaines (intérieur, international et nucléaire). La suite ininterrompue des boycott indiquait que l’on allait vers une abstention massive. Les élections allaient être une occasion pour montrer l’impopularité du régime et l’abstention allait être un appel au secours.

Tout d’abord, les animateurs de la vie politique iranienne ont fait campagne pour la participation oubliant même de parler de leurs programmes. Puis pris de panique, ils ont appelé au boycott de (leurs propres) élections pour récupérer l’abstention et ainsi annuler son effet contestataire. Au milieu de la semaine, le régime a encore changé d’avis : il a fait état d’un grand intérêt du peuple pour le débat entre les candidats avant d’évoquer des sondages faisant état d’une participation supérieure à 60%.

Il était alors clair que le régime allait diffuser des images d’archives des élections des années précédentes alors qu’au sommet de son pouvoir avant la rupture des Pasdaran, il pouvait menacer les fonctionnaires de licenciement et les étudiants d’expulsion en cas d’abstention.

Mais par chance pour nous, la météo a été très défavorable au régime : il faisait très froid dans de nombreuses villes iraniennes là où il fait plutôt très beau en cette saison. Il y a même eu des tempêtes de sable à Shiraz et à Ispahan. Le régime ne pouvait pas utiliser les images des extérieurs puisées dans ses archives. Il a fait globalement l’impasse sur ces images et n’a majoritairement diffusé que des images d’intérieurs qui ne sont pas datables. Mais dans certaines grandes villes, il a dû ignorer la réalité météorologique hostile et a dû diffuser des images d’extérieurs issues de ses archives pour nier le boycott.

Par la suite, le régime a annoncé un chiffre officiel de participation. L’opposition officielle du régime a également diffusé ses chiffres où la reconnaissance du boycott va de pair avec sa minoration. Cette opposition officielle et tricheuse a attribué la participation à l’existence d’une base fidèle au régime, mais aussi à des pressions des Pasdaran sur les électeurs. L’opposition officielle a ainsi nié de facto les ruptures internes (notamment celle des Pasdaran) pour nier l’isolement du régime afin de décourager le peuple et nuire à un approchement entre le peuple et les Pasdaran.

Mais en nous basant sur les données météorologiques de chaque ville et en ne prenant en compte que les images d’extérieurs, nous pouvons affirmer que la participation a été presque nulle !

Cette semaine, les Pasdaran, les mollahs de base, divers fonctionnaires et le peuple ont massivement et unanimement rejeté le régime tout aussi bien durant la campagne qu’au moment de voter. Voici les images d’une nouvelle semaine de difficultés et de frayeurs pour le régime et ses derniers collabos…



Il y a plus d’une semaine, le mercredi 22 février a débuté, plutôt discrètement, la campagne des élections législatives du régime des mollahs. Les années précédentes quand le régime jouissait du soutien des Pasdaran assurant sa sécurité, le régime organisait un show électoral semblable à ce que l’on voit en France. Cette année, on n’a assisté à aucun show spectaculaire, ni à aucune tournée électorale encore moins à des sorties permettant aux candidats d’aller serrer des mains car le régime craignait qu’en l’absence de la protection assurée par les Pasdaran, ses candidats soient attaqués et l’absence d’une réaction de sa part révèle sa vulnérabilité et ouvre la voie à un soulèvement.

Vu les circonstances, le régime avait réduit les risques pour ses derniers serviteurs fidèles et surtout pour lui-même en se contentant de rassemblements réservés aux seuls responsables des partis. Mais en évitant les sorties, le régime admettait sa vulnérabilité : il a surtout encouragé ses derniers serviteurs à s’éloigner de lui : les députés du régime se sont abstenus de participer aux rassemblements programmés par le régime agonisant.

Ainsi jeudi 23 février, la semaine (dernière), essentiellement marquée par l’échec de l’opposition officielle, s’est terminée sur une seconde note d’échec avec les signes précurseurs d’un nouveau revers cuisant pour le régime.

Vendredi 24 février 2012 (5 Esfand 1390), J-7 des élections | Le régime devait publier des images de la Prière de Vendredi pour montrer qu’il lui reste encore 4500 fidèles. Les images que l’on voit pour ce rassemblement hebdomadaire sont à prendre avec circonspection car dans le même temps, le régime ne parvient pas à dépasser les 200 fidèles pour ses divers rassemblements après ce soi-disant rassemblement. Nous le soupçonnons de recycler des photos d’archives des années précédentes. Mais cette semaine, l’intérêt du reportage n’était pas la qualité de la foule, mais l’inquiétude présente sur les visages des hauts dirigeants assis aux premiers rangs après la rupture évidente des députés avec le régime.

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Aucun média occidental n’a signalé l’échec du régime et l’inquiétude des dirigeants car un changement de régime n’arrange ni les Etats-Unis, ni l’Europe. Les Américains ont besoin d’une république islamique (mais dirigée par leurs pions) pour agiter l’Asie Centrale et les Européens craignent que la chute du régime (islamique) entraîne l’annulation des contrats pétroliers de longue durée très avantageux qu’ils ont signé en cachette pour une exploitation directe du pétrole iranien. Il devait agir pour assurer leurs intérêts. La France qui a de très nombreux contrats en Iran a vite attribué un César à Asghar Farhadi, un cinéaste ouvertement pro-régime, qui grâce à cette nouvelle notoriété a pris la parole en faveur de la paix donc contre toute action hostile au régime. L’islamiste et propagandiste Farhadi, vedette des festivals pro-Khomeiny du régime, a immédiatement reçu un visa pour les Etats-Unis pour y recevoir aussi un Oscar afin qu’il puisse continuer à plaider la paix alors qu’en Iran même tout le monde a déclaré la guerre au régime.

Samedi 25 février 2012 (6 Esfand 1390), J-6 des élections | Le César et la promesse de l’Oscar à venir ont confirmé l’hostilité des Européens et des Américains vis-à-vis d’une changement de régime, mais cela n’a pas rassuré les dirigeants car ces prix ne changent pas la réalité de la situation. Le régime reste vulnérable et cela provoque un effondrement continu.

A l’occasion de la remise des prix pour les courts-métrages de moins de 100 secondes, cérémonie qui devait détendre l’atmosphère, on a pu constater une plus grande inquiétude sur les visages de Nahavandian, le vrai responsable du commerce extérieur, et aussi sur le visage du mollah Khamoushi, patron de l’agence Mehr et directeur de la propagande photographique du régime. Les deux personnalités politiques du régime et leurs entourages ressemblaient à des condamnés à mort qui attendent leur exécution !

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Parmi les invités de ce festival, il y avait Ezatollah Entezami, un acteur qui a toujours travaillé pour la propagande du régime. Il devait recevoir encore un prix pour signifier le soutien des acteurs au régime afin de nier la rupture de ces derniers. Le vieux acteur collabo semblait très inquiet et n’a pu décrocher un sourire avant la réception, pendant ou après de son prix !

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Le régime devait investir le terrain pour empêcher cette inquiétude mêlée de frayeur de prendre le dessus sur ses collaborateurs. Il a envoyé son plus effrayant serviteur, le mollah tortionnaire Mostafa Pour-Mohammadi à l’université de Téhéran pour une grande conférence sur la nécessité de voter. Ce personnage censé effrayer la population a été boycotté par les étudiants qui ne craignent plus d’être interdits d’études car la seule chose qui les attend à la sortie de l’université est le chômage.

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Non seulement le régime n’avait pas réussi à réchauffer la campagne de ses législatives, mais aussi son serviteur le plus effrayant avait complètement été ignoré : l’image autoritaire du régime était écornée. Il devait à présent trouver un autre moyen pour réchauffer la campagne sans se mettre en position d’être à nouveau méprisé et ridiculisé par ce mépris, mais il devait aussi trouver un moyen très médiatique pour restaurer rapidement son autorité.

Dans l’urgence, il a d’abord arrêté les rassemblements même de petites tailles. Il les a remplacés par des rencontres avec les candidats. Les annonces dans la presse pouvaient laisser supposer des rencontres avec beaucoup de participants, mais les images nous montrent des mini interviews. Dans certains cas, le type était même seul avec un photographe et parlait dans le vide !

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Le régime a tenté de combler le vide avec l’annonce du début de la campagne d’affichage. Ses médias ont parlé de l’enthousiasme du peuple pour cette initiative, mais les photos nous montrent une population indifférente à cette campagne d’affichage sauvage et envahissante.

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Cette journée de samedi s’est terminée sur un nouveau revers politique très humiliant : alors que le régime évoque le soutien des centaines de milliers Pasdaran et de mollahs présents à tous les niveaux de responsabilité, il n’a pas pu trouver plus d’une dizaine de badauds pour remplir le mausolée de Shah Abdol Azim pour l’anniversaire de la naissance de ce saint du chiisme iranien.

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Dimanche 26 février 2012 (7 Esfand 1390) , J-5 des élections | Le régime avait connu une journée de boycott politiques et religieux par le peuple et ses serviteurs assermentés. Il était alors convaincu que ce 2 mars, le peuple et ses serviteurs boycotteraient totalement ses soi-disant élections et qu’il connaîtrait une humiliation sans précédente.

Le régime devait réchauffer la campagne pour éviter cette catastrophe, mais il devait aussi envisager des arguments pour minimiser l’importance du boycott. Il devait aussi restaurer son autorité pour faire le plein dans ses rassemblements. Il avait trop de pression : il a paniqué et il est tout d’un coup allé dans toutes les directions pour trouver une solution.

Il a ainsi annoncé que le Guide Suprême avait lancé une Fatwa anti-abstention, mais il a vite réalisé qu’il prenait un risque important car l’abstention pouvait aussi devenir un désaveu religieux pour son chef spirituel. Il a vite oublié cette fatwa encombrante. Ses médias l’ont également oublié.

Une seconde option est apparue : les plus importants candidats fondamentalistes (qui détiennent la majorité et devraient la conserver) ont appelé au boycott de (leurs propres) élections pour récupérer l’abstention et ainsi annuler son effet contestataire.

Certains de ces candidats se disaient outragés car on les empêchait de faire leur campagne, mais personne ne pouvait y croire alors que ces gens avaient eu droit à une incroyable campagne d’affichage qui avait envahi et enlaidi les villes et avaient chacun reçu une enveloppe d’au moins 15,000 dollars (200 fois le SMIG local) pour leurs frais individuels de campagne !

L’argument de base a changé : les candidats faussement outragés se sont plaints de listes fondamentalistes en surnombre qui perturbaient leurs électeurs. Cela n’avait aucun sens. Le patron politique du régime, Ali Larijani, un des candidats faussement outragés a accordé une rencontre aux journalistes pour réchauffer cette option.

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Des journalistes liés à son rival Rafsandjani l’ont un peu malmené dans cette rencontre, laissant entrevoir que le régime n’était pas uni dans la difficulté, mais que les rivalités pour le pouvoir subsistaient et les clans se déchiraient sans tenir compte des circonstances. Cette passe d’armes a mis Larijani en garde : il n’avait pas droit à l’erreur dans sa gestion. Il devait oublier cette option bizarre et incongrue de boycott interne et réussir à simuler des élections réussies pour sauver son fauteuil.

Les rumeurs de boycott interne des fondamentalistes outragés ont cédé la place à des rumeurs de création d’un front uni du côté de fondamentalistes ! Une première conférence de presse a annoncé cette coalition (mais encore une fois dans un petit local et sans aucun public).

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Le régime manquant de partisans, il n’y a eu aucune manifestation de joie après l’annonce, mais aucun média n’a relevé ce défaut dans le scénario du régime. Larijani devait revoir sa copie.

Puisque le régime avait choisi de nier le boycott et d’évoquer une forte participation, le patron politique du régime devait impérativement réussir à diffuser des images d’une campagne réussie autour de cette droite unifiée. Il devait remplir quelques salles.

Cependant puisqu’il manque de réserves, le régime devait peut-être revenir à une posture d’intimidation : on devait entendre parler de pendaison et d’application de peine barbare comme la flagellation.

Mais, il n’y a aucune annonce de ce genre : le régime a uniquement annoncé une condamnation à prison pour un iranien converti au christianisme et la création d’une brigade de surveillance routière : cette dernière initiative révèle un manque de troupes pour simuler une quelconque démonstration de force. Nous l’avons d’ailleurs constaté la semaine dernière avec le recours aux images d’archives pour simuler l’existence de policiers fidèles. Il ne pouvait pas reprendre les mêmes images. Cette fois, les photos montrent une nouvelle baisse de puissance puisque le régime a fait défiler des autos conduites par une petite poignée de policiers fidèles et âgés qui semblent avoir accepté la mission uniquement sous la protection de soldats armés de mitraillettes !

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Samedi, les étudiants s’étaient moqués d’un des méchants du régime. Le peuple avait unanimement boudé l’un des saints du chiisme. Le régime était ridiculisé. Il devait effacer ses échecs politiques, mais il ne trouvait pas la bonne option. Il devait aussi restaurer son autorité, mais il n’a trouvé que de vieux policiers qui en plus ont visiblement exigé une protection armée. Le régime était clairement au plus bas en ce second jour de la semaine. Ses collaborateurs ne pouvaient que songer à fuir.

Pour calmer ces envies de ruptures, le régime devait montrer à ses collaborateurs qu’il avait des réserves pour les défendre.

Lundi 27 février 2012 (8 Esfand 1390), J-4 des élections | Le régime a évoqué de nombreux rassemblements autour de son front uni des fondamentalistes et d’autres coalitions de ce genre. Le propos des rassemblements était d’insister sur l’unité au sein du régime et non des programmes. Mais encore une fois, il s’agissait de réunions des chefs sans aucun public : ces initiatives ont rappelé que les responsables du régime, lâchés par leurs divers collaborateurs, se sentaient en danger face à une foule d’anonymes.

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Ces rassemblements planqués nuisaient au régime : le patron du régime a trouvé une solution simple : il a envoyé son beau-frère, Ali Motahari, candidat de second ordre à la place des responsables à l’université Amir Kabir (ex-Université technologique) pour dialoguer avec les étudiants ! L’objet de l’exercice étant de remplir la salle sans finir en émeute : le débat sur le programme a été évacué et remplacé par un débat sur des généralités, sujet qui n’a guère enthousiasmé les milliers étudiants de cette université et les 60 qui s’étaient déplacés.

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Le régime a oublié les étudiants et a fait appel à des figurants d’origine afghane pour un second débat de ce genre animé par un mollah inconnu du Front de la Résistance à l’université Beheshti (ex-université Nationale). Le sujet était la résistance du Hezbollah. Là, certains figurants faisaient la sieste !

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Le régime ne parvenait pas à remplir de petits amphithéâtres universitaires pour simuler un intérêt public pour ses élections afin de rassurer ses derniers collaborateurs qu’il avait encore des réserves insoupçonnées parmi les jeunes. Il patinait dans le vide.

Washington qui ne veut pas la chute de l’islamisme en Iran a volé à son secours en recueillant sur son territoire un de ses défenseurs : le cinéaste pro-régime Asghar Farhadi. Dans une salle comble, la grande famille de cinéma commercial américain a primé d’un Oscar ce serviteur du régime (sans préciser cet attachement souvent exprimé par lui), le présentant comme un dissident et faisant de ce serviteur du régime agonisant le porte-parole du peuple : il n’a pas hésité à pour plaider la paix avec l’Iran autrement dit la paix avec le régime en place.

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Le régime s’est gardé d’applaudir son cher Farhadi, afin qu’il ne soit pas grillé ! Quelques membres de l’opposition officielle ont distribué des gâteaux dans une rue passante de Téhéran pour saluer le prix attribué à Farhadi, mais personne n’a voulu des gâteaux de l’opposition officielle : il n’y a eu aucun attroupement pour célébrer ce prix qui place un ennemi du peuple dans le rôle de son porte-parole. La rue a rejeté Asghar Farhadi et son discours clairement pro-régime.

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Le même jour, on a appris l’arrivé en Iran de KFC, le plus grand groupe alimentaire américain, ce qui revient à dire que Washington a autorisé KFC a verser plusieurs milliards de dollars à ce régime agonisant pour pouvoir payer ses collaborateurs ou des mercenaires afin que de résister au peuple. Maudit soit le dollar. La bande d’Ali Larijani a victorieusement annoncé l’installation de KFC en grande pompe pour rassurer ses collaborateurs, mais l’annonce n’a pas rassuré les gens car cet argent ne peut pas arrêter un soulèvement qui a le soutien des forces armées qui ont rompu avec le régime. Les médias réformateurs (contrôlés par Rafsandjani) ont publié d’autres chiffres faisant état des dettes du régime pour profiter de la situation et nuire à Larijani. Ce dernier devait riposter contre cette attaque et aussi réussir sa gestion. Il devait montrer qu’il avait des réserves de partisans capables de se battre pour lui.

Mardi 28 février 2012 (9 Esfand 1390), J-3 des élections | Mais puisque le régime manque de réserves notamment parmi les jeunes, Larijani a promis des avantages sociaux aux retraités des forces de l’ordre car ils manquent sérieusement de ressources depuis que Rafsandjani a réduit leurs droits après l’entrée en application de nouvelles sanctions américaines. Les images se passent de commentaires.

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Ali Larijani ne pouvait pas se féliciter. Il était certain que Rafsandjani l’attaquerait. Il a décidé de frapper avant d’être attaqué : il a choisi ce jour pour imposer son pion Farhad Daneshjoo (expulsé de Grande-Bretagne pour un incendie visant Salman Rushdie) à la tête de l’université privée créée par Rafsandjani pour veiller à ses comptes et avoir un moyen de pression pour se protéger de ses attaques. L’ex-directeur proche de Rafsandjani (assis entre les frères Daneshjoo) sait qu’il ne sert plus à rien et a l’air bien déprimé.

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Larijani a ainsi assuré ses arrières, mais il a aussi divisé le régime agonisant (on peut aussi dire la même chose de Rafsandjani). Le marché du dollar s’est enflammé sous l’effet de la peur d’une guerre interne totalement déplacée en cette période de crise : les associés économiques du régime ont été convaincus de devoir fuir avant que cette guerre ne les emporte : comme à chaque crise interne, ils ont commencé à acheter des dollars pour préparer leur rupture. Les rumeurs ont fait état d’un marché agité.

Mais Larijani qui a longtemps dirigé la propagande médiatique du régime a déjoué la crise en filtrant les infos sur le taux des échanges. Il a aussi diffusé des confidences d’agents de change sur la stabilité du dollar. Il a aussi vite tourné la page de sa passe d’arme avec Rafsandjani pour recentrer les médias sur la campagne en mettant en avant un nouveau débat suivi d’un sondage évoquant une très forte participation. Larijani entendait montrer qu’il faisait son boulot pour ameuter la base en parallèle avec ses efforts pour assurer ses propres intérêts comme jadis Rafsandjani quand il avait les pleins pouvoirs.

Mais encore une fois, si le montage était bien ficelé, la réalité était différente : les milliers étudiants de l’université Beheshti n’étaient pas au rendez-vous du régime, il y avait des figurants venus avec leurs enfants et le régime a animé ce rassemblement avec un orateur "barbu". L’enthousiasme des étudiants était une légende. Le sondage était sans contenu.

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Les collaborateurs du régime ne pouvaient pas croire aux chances du régime. Ils étaient aussi dégoûtés par la guerre interne entre Larijani et Rafsandjani. Ils ont boudé la fête de la Communion avec le Guide Suprême. Les photos se passent de commentaires.

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Le régime allait connaître le boycott qu’il redoutait. On allait clairement voir qu’il était abandonné par tous ses serviteurs et qu’il était renversable par un petit soulèvement populaire sans même aller dans une action violente.

Le régime a tremblé car le 13 mars, le peuple doit se réunir dans tout le pays pour la fête du Feu, fête interdite par le régime qui sert d’exutoire anti-régime à tous les opposants de l’intérieur ! Il lui fallait agir pour éviter d’autres ruptures d’ici cette datte.

Mercredi 29 février 2012 (10 Esfand 1390), J-2 des élections | Le régime s’est lancé dans une folle propagande évoquant l’obédience des Pasdaran à ses idéaux : il a ainsi avoué que le peuple avait deviné et enfin pleinement admis la rupture des Pasdaran et leur adhésion à un soulèvement.

Le même jour, le régime a annoncé une grande communion de milliers d’Iraniens avec le Guide dans sa salle de prière pour effacer le spectacle navrant du boycott interne de la fête de la communion avec le Guide Suprême. Il a diffusé ces images d’une salle de prière du guide ne peut guère contenir plus de 600 personnes.

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Le même jour, les médias du régime ont également reparlé des divisions internes au sein des diverses formations politiques et du risque d’une baisse de participation par la faute de ces divisions.

Le régime essayait un peu n’importe quoi pour rappeler son autorité ou pour nier le caractère contestataire du boycott.

Jeudi 1er Mars 2012 (11 Esfand 1390), J-1 des élections, le régime était aux abois. Il a inondé la presse de sondages évoquant des taux de participations honorables pour booster ses collaborateurs, mais les dirigeants sont restés silencieux pour éviter les bourdes ou les questions.

Le vide médiatique a été comblé par des images d’affichages sauvages et de préparations des urnes. Celles-ci ont encore une fois été opaques. Le régime entendait rassurer les siens qu’il veillait à dissimuler son effondrement. Cette opacité des urnes a toujours rassuré les collaborateurs du régime, mais on ne peut imaginer qu’ils n’aient souhaité pour une fois connaître la réalité de leur remplissage afin de ne pas rester avec un régime qui ne représente plus rien et risque de chuter et de les emporter avec lui.

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Vendredi 2 Mars 2012 (12 Esfand 1390), jour des élections | Washington a senti la détresse du régime et lui a envoyé un émissaire, le ministre des affaires étrangères des émirats, sans doute pour proposer encore son compromis d’une passation pacifique des pouvoirs à ses pions grâce à une révolution de couleur. Les mollahs ont reçu l’émissaire de Washington pour montrer qu’il pouvait jouer avec Washington, mais la rencontre n’a rien donné. Il n’y a même pas eu de conférence de presse. Le prince Emirati a quitté l’Iran en toute discrétion.

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Le régime est resté sur sa position et a lancé le show électoral avec le Guide : il a voté dans sa salle de prière qui a retrouvé ses dimensions normales : regardez les visages des gens qui attendent le Guide, d’abord face à lui, puis quand il a le dos tourné. Cela se passe de commentaires.

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Rafsandjani (demi-frère de Khomeiny) a voté à Jamaran, la mosquée dédiée à Khomeiny. Ahmadinejad a voté dans sa région.

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Les chefs avaient voté, mais le régime allait avoir du mal à prouver le même enthousiasme du côté du peuple car il lui fallait montrer leur présence enthousiaste dans les rues ou devant les bureaux de vote. Il avait un problème inattendu : le centre pays a été traversé par une tempête de sable !

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Le temps était maussade donc à Téhéran avec plus de nuages, de poussière et vent entre 10h à 13 heures (fin de la prière, début du vote). Il y avait aussi beaucoup de vent et faisait assez froid alors que les élections ont d’habitude lieu en été et que lors des précédentes élections législatives en 2008 il faisait assez doux. Le régime n’avait pas dans ses archives d’images conformes à ce temps particulièrement incommode !

Normalement 4500 partisans du régime étaient réunis à l’Université de Téhéran pour la Prière de Vendredi, il devait voter à 13h. La tempête était alors finie, mais le ciel était gris et il faisait frais. Puisqu’il ne pouvait pas diffuser d’images d’archives de précédentes élections dans ce bureau de vote, il a diffusé des images prises cette année : la participation était vraisemblablement presque nulle.

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Ce temps n’était pas anodin. Le régime devait nécessairement diffuser des images de rassemblements devant les bureaux de vote sous un ciel gris pour convaincre le peuple et ses collaborateurs qu’il a fini par trouver des partisans afin de ne pas assister à d’autres ruptures.

Le régime a alors constaté un autre problème : en photographiant la rue, on allait voir que la ville était déserte. Il a résolu ce problème en limitant le champ de vision des vues extérieures et aussi en limitant ce genre de reportages. Voici la totalité des vues extérieures pour Téhéran. Remarquez qu’a quelques exceptions près, les gens qui ont accepté de soutenir le régime baissent la tête et tournent la tête pour ne pas être reconnus.

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En parallèle, le régime a mis le paquet sur la diffusion des photos de l’intérieur des bureaux de votes. On peut évoquer un large recours aux images d’archives car les gens sont vêtus d’habits légers ou la lumière extérieure est trop forte pour un temps gris et maussade.

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Il existe une série de photos avec en arrière fond le poster d’un Pasdaran récemment tué dans une explosion en Iran. Cette série ne comporte aucune vue large, mais des images avec un champ restreint où l’on voit toujours deux ou trois personnes. Pour simuler l’action, dans cette série, les gens votent les uns par-dessus les autres dans un total désordre qui n’est conforme à aucune règle.

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En tout et pour tout, le régime a présenté des images montrant au plus 400 à 500 personnes à Téhéran. Le même nombre d’hommes et de femmes est allé applaudir le Guide dans sa salle de prière.

A Ispahan, seconde grande ville du pays, le régime a connu une journée entière de tempête de sable… ilil a diffusé des images de participation sous un ciel bleu : la vraie participation n’était donc pas à son goût. S’il y avait un minimum de participation, il aurait diffusé quelques images. L’absence d’images réalistes pour Ispahan laisse supposer que les Ispahanais qui ont été parmi les plus agités pendant le soulèvement de l’été 2009 ont totalement boycotté les élections comme les habitants de Téhéran.

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A Mashad, troisième grande ville du pays, le ciel était bleu au lieu d’être gris comme d’habitude en cette saison : le régime avait le problème inverse : il faisait anormalement chaud pour la saison. Le régime n’avait seulement pas d’excuses, il devait diffuser des images de cette ville aussi rebelle qu’Ispahan. Il a évité les extérieurs. Les images se passent de commentaires. La participation était très faible.

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A Shiraz, la tempête a eu lieu la nuit et a dévasté la ville, le régime n’avait pas en réserve des images de Shiraz dévastée, il n’a diffusé aucune image des bureaux de vote. S’il y avait un minimum de participation, il aurait diffusé quelques images. L’absence d’images pour Shiraz laisse supposer que les Shirazis ont totalement boycotté les élections comme les habitants de Téhéran.

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A Rezayieh (Urmia selon les mollahs), il faisait un froid glacial : le régime a diffusé ces images qui doivent appartenir à un autre événement car les gens ne sont pas habillés chaudement. Le recours aux images d’archives laisse supposer que ces deux villes réputées très pieuses ont également boycotté les élections et le régime comme les autres grandes villes du pays.

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A Tabriz, il faisait également un froid glacial : le régime a diffusé ces images qui doivent appartenir à un autre événement car on voit les mêmes incohérences vestimentaires. Même une jeune fille pieds nus ! Le recours aux images d’archives laisse supposer que ces deux villes réputées très pieuses ont également boycotté les élections et le régime ce vendredi comme les autres grandes villes du pays.

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A Qom, siège du clergé, ville qui abrite près de 10,000 mollahs, il faisait très beau et très chaud, le régime a uniquement diffusé ces quelques images : la participation a été nulle !

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A Sanandaj, il neigeait. Le régime a diffusé des photos montrant de gens faisant la queue sous la neige et des photos de l’intérieur des bureaux de vote avec plus de monde. Mais il y a un problème : personne n’est mouillé ! il s’agit d’images d’archives : le régime n’avait pas d’autres figurants que les quelques personnes parquées sous la neige pour simuler une participation populaire !

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A Rasht, grande ville du nord du pays, le régime a montré uniquement des photos de ces gens devant la mairie, mais on ne constate aucune effervescence sur ces lieux qui se trouvent au centre de la ville. La participation était inexistante.

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Enfin, il n’y avait par ailleurs aucune effervescence sur les plateaux de télévision la nuit des élections. Ce qui confirme aussi un boycott parmi les députés !

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Ce vendredi 2 Mars 2012 (12 Esfand 1390), après une semaine de revers, le régime a reçu une gifle géante avec un boycott quasi général de ces élections et une mobilisation inférieure à 1000 personnes dans tout le pays ! Il est à présent clair qu’il est une forteresse prenable. Chacun attend impatiemment, la nuit de contestation du 13 mars.

Samedi 3 Mars 2012 (13 Esfand 1390), le Conseil de Discernement, véritable gouvernement du régime, a réuni ses membres alors qu’ils devaient se voir dans une semaine. Les visages étaient éteints. Le siège de Larijani est resté vide : visiblement, il a refusé de s’asseoir à côté de Rafsandjani. Cela ne va pas rassurer leurs collaborateurs. Le régime risque de connaître d’autres ruptures qui pourraient entraîner sa chute.

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