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Iran : La semaine en images n°277
Divisions au sein du nouvel ordre interne !

Introduction Historique (datant de cette semaine) pour comprendre la situation.
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Origines de la crise | En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Washington a perdu le contrôle de la situation. Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Londres a aussi donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington par la prise en otage des diplomates américains et a bloqué le retour des pions islamistes de Washington, par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington. Khomeiny et Rafsandjani, agents actifs de Londres, ont accaparé le pouvoir politique et les secteurs économiques les plus lucratifs. Des milliers de mollahs sont aussi arrivés alors au pouvoir ; ils ont investi diverses institutions de l’Etat pour pouvoir partager les miettes laissées par Khomeiny et Rafsandjani, donnant naissance à un régime tribal, par nature chaotique et instable.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique pour affaiblir économiquement ce régime par nature fragile, le mettant devant un risque de soulèvement populaire ou de division afin d’amener ses dirigeants à casser avec Londres, à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques et reprendre le pouvoir via des élections du régime (ce que l’on appelle une révolution de couleur).

Londres devait faire capituler Washington. Son principale pion au sein du régime, Rafsandjani, promu patron effectif du régime, à travers la direction de la police, des renseignements et des services secrets a été chargé de mener une politique de provocation de crises régionales pour amener Washington à capituler (par peur d’un conflit régional nuisible à son approvisionnement pétrolier). Pour mener à bien ce projet, Rafsandjani a arrêté les projets ambitieux du Shah pour les Iraniens, engageant ces derniers dans la guerre, le terrorisme. Le pays a cessé de produire et d’exporter. Le régime devait tout importer. L’emploi s’est effondré. La monnaie iranienne s’est effondrée. L’islam au pouvoir était par ailleurs très loin de sa modération sous le Shah. Les jeunes engagés dans la révolution ont vite regretté le départ du Shah. Ils ont pris leur distance avec le régime pour s’approcher de Reza Pahlavi, le fils du Shah.

Le régime a tenté de les retenir en bradant les produits de grande consommation qu’il importait avec un dollar de plus en plus cher. Washington touchait au but, mais le revirement des jeunes pouvait entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins. Il a interdit à Reza Pahalavi toute action hostile au régime islamique et il a aussi allégé ses accusations pour éviter une pression trop forte susceptible de balayer le régime déjà politiquement et économiquement essoufflé.

Rafsandjani, le pion actif des Britanniques, a alors intensifié son action terroriste contre Washington., mais il n’est pas parvenu à faire capituler Washington. Ses rivaux internes le critiquaient. Le régime pouvait basculer à la mort de Khomeiny dans leur camp et changer de bord. Rafsandjani devait se renforcer. Londres devait revoir sa copie pour éviter que la situation lui échappe. Il a misé sur Rafsandjani et ses collaborateurs qui étaient en danger, donc motivés pour leur survie. A la mort de Khomeiny, Rafsandjani a pu trafiqué son testament pour nommer son propre ami Khamenei comme Guide. Puis grâce à ce Guide à sa botte et l’ayatollah Jannati, président du Conseil des Gardiens de la Constitution, ainsi que Moussavi (alors 1er ministre) il a modifié la constitution pour octroyer les pleins pouvoirs à son organe d’arbitrage, le Conseil de Discernement de l’intérêt du régime. La manipulation a permis d’exclure tous les rivaux religieux ou miliciens de Rafsandjani et a également permis la centralisation du pouvoir au sein du régime chaotique de par sa composition.

Après ce sauvetage du système autour de Rafsandjani, les Britanniques ont aussi commencé une grande campagne médiatique pour le présenter comme un modéré pragmatique afin d’engager Washington à cesser ses sanctions. Mais ce jeu n’a pas fonctionné. Washington n’a pas flanché. Il a même placé Rafsandjani sous mandat d’arrêt international pour déstabiliser face à ses rivaux internes.

Rafsandjani a calmé la fronde en offrant à ses rivaux du clergé et des Pasdaran des sièges de son Conseil (directoire) de Discernement. Le chaos éliminé est revenu dans le système. Puis Rafsandjani a tenté de duper Washington par la même ruse de modération via le mollah charmeur Khatami, l’un de ses employés des services secrets. Washington a alors ciblé le programme nucléaire du régime pour durcir ses sanctions contre le régime islamique usurpé par les pions de Londres.

Londres et son pion Rafsandjani sont alors revenus à une politique dure grâce à Ahmadinejad, un autre de ses employés des services secrets. Rafsandjani a également dû offrir la direction des négociations avec Washington à son plus important rival d’alors Ali Larijani. Ce retour à une politique revêche a été encore une erreur car elle a permis à Washington d’évoquer des frappes préventives, de transférer le dossier au Conseil de Sécurité et légitimer ses sanctions financières à venir. Très vite, le régime déjà ruiné par ses mauvais choix passés a manqué de devises et s’est retrouvé avec un risque de ne plus pouvoir assurer l’approvisionnement du marché à ses prix sacrifiés. Pour continuer, les dirigeants siégeant au Conseil de Discernement devaient diminuer leurs importations pour préserver leur peu de revenus en devise. Pour éviter d’aller vers des pénuries fatales, ils ont tout simplement forcé les gens à consommer moins en augmentant les prix !

Les jeunes issus du peuple qui s’étaient engagés dans les Pasdaran pour échapper à la misère ont alors rompu avec le régime en boycottant les manifestations officielles. Les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les sanctions ont aussi rompu avec le régime. Les dirigeants se sont retrouvés affaiblis.

Il est alors devenu clair à tous les dirigeants ou les responsables qu’ils devaient songer à négocier des garanties de sécurité pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole du dialogue, Rafsandjani a écarté son rival Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington. Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir.

Le système était en crise. Londres a rétabli l’ordre par l’intermédiaire de son pion médiatique Tavakkoli en neutralisant le principal lieutenant politique de Larijani. Puis via la BBC, il a inventé le Mouvement Vert avec Moussavi (proche de Rafsandjani) pour donner une nouvelle légitimité démocratique au régime en difficulté et à ses serviteurs afin d’ôter toute possibilité à Washington de continuer à les sanctionner. Larijani affaibli par l’échec de son coup d’Etat interne a soutenu ce projet insensé qui lui semblait prometteur.

Mais, le peuple autorisé à manifester a oublié Moussavi puis Karroubi, les meneurs officiels proches de Rafsandjani, pour révéler son hostilité par le slogan de Mort à la république islamique. Les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Rafsandjani, en danger, a fait appel à ses amis des services secrets pour mater le soulèvement, mais chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné : la seule issue était de négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir en toute quiétude avant que ce régime agonisant ne s’effondre. Larijani, mais aussi d’autres se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages garantissant leur survie au-delà du régime. Pour diviser la coalition, Rafsandjani a dû céder le pouvoir judiciaire aux Larijani. Le système centralisé avait vécu.

Londres a soutenu un Mouvement Vert bis pour la création d’un Etat hybride, composé de ses pions et des pions américains, mais le peuple et les dissidents internes n’ont pas suivi et ont confirmé leur envie de changement par la célébration de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran laïque et moderne. Le régime était clairement condamné. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à vendre leurs avoirs et à acheter de l’or et des dollars pour quitter le régime totalement rongé de l’intérieur. Les Larijani et les Chefs Pasdaran ont sans évoqué la puissance policière du régime pour intimider ces compagnons paniqués et contenir le peuple qui souffrait encore d’avantage. Mais ils n’ont jamais pu montrer leurs troupes ni aller trop loin par peur de provoquer une exode massive de leurs compagnons ou une explosion populaire.

Rafsandjani a alors lâché les Britanniques pour tenter de passer un deal avec les Américains. Londres a sans cesse évoqué la gravité de la menace nucléaire iranienne pour saboter le dialogue entamé par Rafsandjani. Les Chefs Pasdaran (que Rafsandjani allait sacrifier) se sont ralliés à Ali Larijani pour l’accuser de corruption afin de s’ouvrir la voie vers un dialogue entre eux-mêmes et les Américains. Mais ces derniers n’ont pas donné de suite car ils ne pouvaient alors être en position de force.

Mais finalement, en décembre dernier, Rafsandjani a compris qu’il n’obtiendrait aucune garantie des Américains. Il a alors retrouvé le soutien de Londres et de ses médias. Il s’est mis également à parler de Réconciliation Nationale et son Mouvement Vert a scandé « Mort à la République Islamique ». Rafsandjani (à nouveau soutenu par Londres) lâchait le régime exsangue pour se rallier au peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, il sabotait le régime islamique pour bloquer le retour des pions islamiques de Washington. Les nantis du régime ont apprécié ce projet leur évitant les affres de l’exil, mais pas les Larijani et certains Chefs Pasdaran dont les noms restent associés aux répressions.

Le 1ier plan de déviation tablait sur une évolution interne au moment des élections par l’élection d’un candidat déviationniste. Le clergé lié à Londres n’a pas condamné les échos de déviations. Le clergé allait aussi participer au sabordage du régime agonisant pour restaurer son image. Mais en février de cette année, la situation du régime s’est dégradée suite à l’émergence d’une contestation populaire très forte notamment des attaques contre le régime et ses mosquées à Ispahan. Le scénario de déviation devait s’accélérer : Ahmadinejad, pion ultra-islamiste de Rafsandjani a été dépeint comme un déviationniste. Mais en avril, le peuple et des éléments qui avaient rompu avec le régime ont boycotté le grand rassemblement en faveur de cette déviation opportuniste. La solution de déviation étant rejeté, les nantis du régime ont paniqué, ils se sont mis à stocker de tout à acheter des dollars, provoquant une situation de crise grave. Rafsandjani a craint que ses lieutenants ne le lâchent ou ne le sacrifient : il a décidé d’intervenir directement en se représentant aux élections pour une déviation express.

Washington a alors annoncé qu’il allait sous peu interdire toute exportation d’or vers le pays dans le but d’amplifier la panique des hommes d’affaires du régime, mais il n’eut aucun signe d’ouverture du côté de Rafsandjani ou ses pions. Washington a alors annoncé qu’il allait sous peu interdire toute exportation d’or vers le pays dans le but d’amplifier la panique des hommes d’affaires du régime. Les dirigeants déjà très isolés étaient face à une énorme crise. Ils n’avaient plus aucun intérêt à cautionner d’aucune manière la solution (de Rafsandjani et de Londres) basée sur l’amplification de la crise. Les dirigeants ont été mis face à la nécessité d’éliminer cette option pour freiner leur chute et gagner du délai pour avoir le temps de parvenir à un deal avec Washington.

Fin mai 2013, on a assisté à un tournant historique. Les grands ayatollahs du clergé, qui à la tête du Conseil constitutionnel devaient trancher en faveur ou contre la candidature de Rafsandjani, ont privilégié leur vie : ils ont invalidé sa candidature pour sénilité, rompant au passage avec 150 ans de servilité vis-à-vis de Londres. La rupture a permis l’émergence d’un nouvel ordre politique chaotique formé par les grands mollahs du clergé, mais aussi les exclus des décisions comme les Larijani et donc le pouvoir judiciaire, les Chefs Pasdaran, les derniers sécuritaires fidèles et enfin les intellectuels propagandistes entre autres les journalistes. Au sein de cet nouvel ordre chaotique, les grands du clergé ont choisi Jalili, le chef du Conseil de sécurité du régime, responsable des négociations nucléaires et auteur des discours incendiaires d’Ahmadinejad comme leur prochain champion pour un nouveau bras de fer destiné à contraindre Washington a leur céder des garanties de sécurité. Mais les Larijani avaient vite rejeté ce choix car Jalili n’a jamais été un de leurs amis. Cette querelle avait permis aux autres candidats d’espérer, même Rafsandjani avait tenté un retour. Le régime débarrassé d’un déviationniste se retrouvait avec une multitude de candidats à un deal avec Washington (en proie à de nombreuses tentations déviationnistes).


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La semaine dernière, Washington, craignant alors que ces divisions anéantissent le régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux, avait intensifié ses pressions notamment par une attaque contre la milice étrangère du régime, le Hezbollah, pour rappeler aux dirigeants leur vulnérabilité et les amener à capituler. Le régime n’avait pas riposté confirmant son manque de troupe. Les hommes d’affaires du régime avaient alors à nouveau paniqué reprenant leurs achats d’or et du dollar, mettant la Banque centrale du régime en difficulté.


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Vers la fin de la semaine dernière, Washington avait alors tenté un deal, mais en l’absence d’un geste de la nouvel ordre politique ou le clan Rafsandjani qui détient encore le pouvoir exécutif pour quelques jours, mais il n’avait rien obtenu. Washington avait alors renforcé ses accusations sur le nucléaire et les violations des droits de l’homme pour laisser présager de nouvelles sanctions, il avait aussi fragilisé Rafsandjani par une sanction visant ses avoirs au Canada et par la médiatisation de son implication dans la corruption pétrolière. Il espérait le faire flancher ou précipiter la chute de son clan et provoquer une nouvelle crise dangereuse pour amener la nouvelle coalition à capituler. Le régime était menacé. Ses homme d’affaire ont à nouveau paniqué. La nouvelle coalition a incendié le Bazar pour stopper la ruée vers l’or et le dollar. Rafsandjani a tenté de bloquer Washington en obtenant via le ministre du pétrole une baisse de la production de l’OPEP. Mais il n’a pas réussi. Cet échec rappelant la vulnérabilité du régime a amplifié la panique interne. Le régime a encore incendié le Bazar. Il a aussi programmé des diversions, notamment un débat politique délibérément ridicule, promu par un vaste campagne de SMS anonymes pour occuper le peuple et le détourner de la crise qu’il vivait et pouvait être une formidable occasion pour commencer un mouvement de contestation. Dans la foulée, Washington a sanctionné les 8 principales raffineries du pays, privant le régime de sa dernière source de devise, mais l’entraînant aussi des remous en raison des dizaines de milliers d’emplois perdus.

Cette semaine, le régime devait s’attendre à plus de paniques et de remous internes. La situation pouvait s’aggraver par le boycott prévisible des grands rassemblements qu’il devait organiser en mémoire de Khomeiny sur le site de son mausolée à l’occasion des anniversaires de sa mort et son premier révolte en 1963. Les risques ont amené ses candidats à intensifier les efforts pour la présidence pour donne l’accès à tous les deals. Voici le récit en image d’une semaine très agitée qui a bouleversé les options en jeu au sein du nouvel ordre chaotique du régime agonisant.


13.06.2013

Iran : La semaine en images n°225

Depuis deux ans, chaque semaine, nous constatons le boycott du régime islamique par les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris, et les membres de base du clergé. Ces jeunes actifs, qui étaient censés défendre ou faire prospérer le régime lui ont tourné le dos avant de laisser même le peuple manifester en faveur d’un rétablissement du régime patriote, laïque et progressiste des Pahlavi. La rupture est née de la prise de conscience des progrès iraniens accomplis avant la révolution et ses échecs de maintenant qui sont essentiellement dus à la fermeture des mollahs.

Les jeunes Pasdaran, les bassidjis, les militaires, mais aussi les Bazaris et même les membres du clergé sont arrivés à la conclusion que le pays va vers des échecs plus terribles car ses dirigeants, les mollahs, se sont mis dans une terrible impasse en fondant leur régime sur une rupture volontaire avec l’Amérique, la première puissance mondiale !

En effet, en 1979, après la victoire de la coalition révolutionnaire islamique qui était soutenu par Washington, les mollahs avaient été écartés du pouvoir par les pions islamistes de Washington. Mais 9 mois après, les mollahs ont pris le pouvoir en évinçant les pions islamistes de Washington. Puis ils ont empêché définitivement leur retour dans leur arène politique en diabolisant et interdisant toute relation avec les Américains.

Aujourd’hui, les mollahs ne peuvent pas se rapprocher de Washington car ils devraient alors autoriser ses pions à revenir et à participer à la vie politique iranienne : ils risqueraient de partager le pouvoir ou même de le perdre et se retrouver en position d’être jugés et durement punis pour leurs crimes ou leurs détournements de fonds publics.

En réponse, Washington augmente de temps en temps ses sanctions : de manière régulière, il augmente ainsi légèrement la pression sur le peuple pour montrer aux mollahs qu’il peut provoquer les conditions d’un soulèvement populaire puis il leur propose à nouveau le rapprochement. Il leur laisse le choix entre une révolution qui les décimerait tous et un processus de transfert des pouvoirs vers ses propres islamistes où ils pourraient mieux s’en tirer.

Ce chantage cynique qui ne prend pas en compte l’envie de changement des Iraniens est tout simplement révoltant : il a encouragé les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris qui ont rompu avec le régime à boycotter plus fortement le régime. Le régime n’a jamais eu aussi peu de monde à ses côtés. Ses dirigeants ne se sentent pas à en sécurité et évitent les sorties. Leurs derniers collaborateurs qui doivent assurer leurs sécurités sont vraiment sous pression et paniquent facilement après de nouvelles preuves de la rupture des forces armées. Le régime tente de limiter leur envie de fuite en évoquant l’existence de nouvelles recrues et en mettant en avant la possibilité de contenir le peuple avec sa fausse opposition interne.

Mais les mollahs ne cherchent pas en même temps à négocier en cachette avec Washington pour obtenir sa clémence car ce dernier n’est pas très ferme dans son approche : de peur de renverser le régime islamique, il n’applique pas les sanctions qu’il annonce. Il aide même indirectement les mollahs quand il voit apparaître un risque élevé d’explosion ou une nouvelle vague de panique chez leurs derniers collaborateurs. Washington affaiblit ainsi sa menace d’une révolution immédiate. Les mollahs ne sont donc pas devant le choix d’une révolution sanglante et une expulsion à risques. Il n’y a rien qui les presse. Ils estiment qu’ils ont le temps pour rester, laisser mijoter Washington (qui craint un soulèvement) afin de le forcer à leur garantir une passation sécurisée sans aucun risque de poursuites pour leurs crimes ou leurs détournements des fonds publics.

Ainsi alors que le peuple souffre durement sous les sanctions et dans des pénuries, les mollahs tempèrent et attendent de meilleures offres, ceci ne manquera pas de faire rager les Pasdaran et les Bazaris qui sont devenus des opposants. Il y a de fait un nouveau motif d’action contre les mollahs.

Leur attente d’un accord sécurisant leur sortie ne peut qu’encourager leurs collaborateurs à penser à leur propre avenir d’autant plus l’accord de leur immunité suppose un transfert de leur culpabilité vers ces mêmes collaborateurs qui occupent des postes subalternes. De fait, ce marché qui est censé sauver les dirigeants indispose leurs derniers collaborateurs. A chaque fois que les mollahs reçoivent un émissaire de Washington ou qu’ils vont négocier une remise des sanctions, leurs collaborateurs subalternes impliqués dans tous les crimes paniquent. Ils se mettent à acheter de l’or et des dollars pour pouvoir quitter le pays au plus vite. La conclusion d’un accord entre les mollahs et les Américains inquiète aussi les hommes d’affaires issus du régime qui se sont enrichis aux dépens des autres grâce à leurs liens familiaux : ils s’agitent aussi pour partir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils se retrouvent seuls face au peuple qui profitera certainement de la situation pour régler des comptes vieux de 30 ans.

Il y a trois semaines, la pression est montée dans cette cocote-minute qu’est devenu le régime en raison d’un programme officiel très anxiogène pour ses derniers collaborateurs ou associés. En premier, le régime devait aussi mettre en scène son opposition interne à l’occasion de l’anniversaire de sa principale victoire, mais la mobilisation était nulle : il n’avait donc personne pour tenter de s’incruster dans un soulèvement pour dévoyer son action. Avec cette preuve de son isolement, ces derniers associés ont paniqué.

Le régime devait aussi organiser la cérémonie annuelle de prestation de serment de ses derniers officiers des Pasdaran. Il a diffusé des images d’archives : il n’avait donc pas pu constituer une nouvelle force pour remplacer les Pasdaran en rupture.Le régime ne pouvait également pas réprimer un éventuellement soulèvement. Sans la capacité de contenir ou réprimer le soulèvement, le régime était clairement condamné. La panique s’est amplifiée. Il a annoncé qu’il avait intercepté des responsables en train de fuir le pays.

Le régime avait prévu d’échouer dans ces deux programmes officiels, il avait supposé un risque de panique, c’est pourquoi, il avait accepté de rencontrer les Américains pour négocier une baisse de leurs sanctions. Sa situation a laissé supposer qu’il allait demander leur clémence et accepter leurs conditions. Washington a fait black-out pour parvenir à cet accord tout en évitant de d’alerter les derniers associés du régime et provoquer un exode qui tuerait le régime islamique dont il a besoin. Ce black-out a davantage agité d’alerter ces gens alors que les mollahs avaient tenu bon face à Washington. Pour les punir, Washington a refusé leur demande de diminution des sanctions car ils sont enfin très affaiblis et pourraient enfin céder à sa demande.

Ce constat américain de faiblesse du régime était terrible. Le régime n’avait par ailleurs aucune force pour résister à un soulèvement. La Chine a estimé que le régime était fini et même insolvable : elle a cessé le développement du champ gazier d’Azadegan et a abandonné un chantier de barrage d’une valeur de 2 milliards de dollars.

Pour regagner la confiance de ses amis chinois, le régime devait se montrer fort et uni, capable de résister aux menaces intérieures. En début de la semaine dernière, à l’occasion de l’investiture du nouveau Parlement, le régime devait réunir l’ensemble de ses 150 à 200 très hauts dirigeants autour des 60 députés qui lui restent fidèles. D’après les photos, il n’a pas pu mobiliser plus de 135 personnes. Il avait visiblement perdu la confiance d’une grande partie de ses plus hauts dirigeants ou ces derniers n’osaient pas sortir de leur bunker.

Par la suite, à l’occasion de l’approche de l’anniversaire de la mort de Khomeiny, le régime devait aligner ses divers composants (Parlementaires, Pasdaran, militaires, ministres, préfets...) autour du tombeau de son fondateur pour montrer sa cohésion interne. C’était perdu d’avance. Nous avons montré les images de ses initiatives ratées. Le régime était certain qu’il ne pourrait mobiliser ses derniers collaborateurs ou ses dirigeants la semaine suivante lors du grand rassemblement qui a lieu le jour même de l’anniversaire de la disparition de Khomeiny.

Dans notre dernier rapport hebdomadaire illustré, nous ne devions pas montrer ce rassemblement. Mais nous avons débordé sur le calendrier pour diffuser les premières images alors disponibles. La principale image était trafiquée. Malgré ce recours à la triche, l’ensemble des images montrait une très faible mobilisation inférieure à 500 personnes. Le recours à des images d’archives pour la partie officielle laissait supposer que les responsables hauts placés avaient encore boycotté le régime.

Cette semaine, le régime devait encore rassembler « ses partisans » et les fans inexistants de Khomeiny, dans plusieurs villes, à l’occasion du 49e anniversaire de son révolte en 1963 contre l’octroi du droite de vote aux femmes. La mobilisation a été presque que nulle. Pour ne pas perdre la face, il a décrété une nouvelle approche : trois journées d’Etekaf ou retraite spirituelle pour que chacun puisse se retrouver avec Khomeiny. Les journées d’Etekaf ont en fait lieu à la fin du Ramadan, mais le régime devait éviter des signes associant les images au Ramadan. Il a dû shooter des images cette semaine : elles sont accablantes car elles montrent de très faibles mobilisations de figurants peu impliqués dans la quête spirituelle qui ont mis ces journées à profit pour jouer ou pour dormir.

Cette semaine, le régime devait assister à Pékin à la réunion annuelle de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) que le régime veut intégrer pour échapper aux sanctions afin d’avoir les mains libres pour négocier avec Washington. Ces objectifs lui ont toujours valu le veto des fondateurs russes et chinois de l’OCS à sa candidature. Ses échecs, qui mettent en péril sa survie, n’ont pas arrangé ses affaires : les Chinois n’ont témoigné aucune sympathie particulière à son représentant Ahmadinejad. Ils lui ont en revanche conseillé de modérer ses positions pour survivre.

Ce fut donc une nouvelle semaine d’échecs et de fiascos pour le régime et surtout pour son patron politique, Ali Larijani.. Ce dernier a eu peur que les vieux mollahs qui composent le régime le destituent. Pour assurer sa place, il a lâché la gestion de la crise pour des manœuvres susceptibles de neutraliser ses adversaires surtout Rafsandjani, ce qui a déclenché une nouvelle guerre interne avec ce dernier. La guerre interne entre les deux chefs a pris le dessus sur les vrais problèmes que rencontre le régime ! .

Il en résulte une semaine exceptionnellement intéressante. Le peuple grogne, les Pasdaran trépigne et le régime explose de toute part. Voici des bouts images de chacun des trois composants de la situation explosive actuelle : voici le dernier visage du régime (avant sa mort que nous espérons proche).


17.06.2012

Iran : La semaine en images n°221

La semaine dernière, le régime devait rassembler les gens autour de lui au prétexte de la défense de l’identité iranienne du Golfe Persique. Il n’y est pas arrivé. Le régime devait célébrer par de nombreux rassemblements la mémoire de l’ayatollah Mottahari, un des artisans de la révolution islamique. Ces cérémonies n’ont pas eu lieu faute de participants. Le régime a voulu organiser des manœuvres militaires pour intimider les dissidents et rassurer les hésitants, il n’a pu trouver plus d’une trentaine d’individus pour cette opération. Enfin, le régime devait également organiser la seconde partie de ses législatives pour légitimer ses politiques. Ces élections ont encore été totalement boycottées. Ces trois échecs ont confirmé la rupture et même l’opposition du peuple, des Pasdaran, des Bazaris et du clergé, mais aussi la prise de distance des derniers fidèles.

Cette semaine, le régime avait deux obligations. Il devait trouver un moyen pour affirmer son autorité ddans des mises en scène ne nécessitant pas la présence du peuple afin de ne pas être à nouveau humilié. Sa marge manœuvre était réduite. Il a multiplié les annonces fortes, les images n’étaient pas à la hauteur des annonces, le régime a dû modérer ses annonces et a fini la semaine presque sur les genoux.

Le régime devait également annoncer les résultats de ses élections, en fait une victoire des ultras pour cautionner son refus de tout dialogue. C’est là un choix vital pour le régime car Washington entend utiliser l’apaisement pour revenir en Iran avec ses pions afin de prendre le pouvoir de l’intérieur. Mais aucun résultat n’a été annoncé, les médias ont même évoqué des divisions internes avant la publication des noms des vainqueurs. Le discours qui devait être limpide et rassurant était surtout flou et fuyant.

Cette semaine, il y avait d’un côté une propagande en perte de vitesse et de l’autre côté, un flou dans la ligne politique du régime. Le résultat est une semaine floue et désordonnée qui a avancé en devenant de plus en plus brouillonne : voici des images d’un régime déboussolé.


15.05.2012

Iran : Une vraie crise au sommet

En ce moment, l’actualité iranienne est centrée sur l’abus de pouvoir du ministre des affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi et de son président Ahmadinejad pour nommer comme vice ministre un certain Malek-zadeh pour mettre en place un coup d’Etat destiné à renverser le Guide et prendre le pouvoir. On parle de leurs limogeages, on hésite, il y a débat : à l’heure de la publication, nous avons appris la destitution et l’éventuelle arrestation du vice-ministre Malek-zadeh…

Mais cela n’a aucun sens car selon la constitution de la république islamique, le Guide n’a pas de pouvoir politique, le pouvoir politique est entre les mains des 22 membres à vie du Conseil de Discernement, les représentants des clans alliés de Khomeiny, qui tels des parrains mafieux décident ensemble toutes les politiques de l’Etat dans l’intérêt du régime, mais aussi dans leurs propres intérêts personnels. On pourrait renverser le Guide et changer le président et tous les ministres (qui sont de simples exécutants) rien ne changera si l’on ne touche pas à ce cartel qui par son fonctionnement rappelle le syndicat du crime façon Coppola.

D’ailleurs, les années passent et ce cartel reste inchangé alors que le pays a connu de nombreux ministres ou présidents. Cependant, on ne peut pour autant parler de beaucoup de bruit pour rien ou d’un autre show du régime pour brouiller les cartes quand tout va mal car à chaque fois que ce cartel dirigeant a décidé de changer de cap, il l’a fait au travers d’un changement d’exécutants.

Dans le cas présent, il n’y a pas qu’un débat indécis sur un ou plusieurs ministres, mais plutôt un débat au sein du Conseil de Discernement sur la politique menée par un des clans qui composent ce cartel. Cela veut dire qu’un ou plusieurs membres du premier cercle du pouvoir sont sur la sellette, critiqués par leurs pairs pour leur incapacité à contrer les sanctions et arrêter la contestation.

C’est donc une grave crise interne ! Cependant, ce n’est pas le conflit qui oppose les clans au pouvoir : les intérêts en jeu les opposent souvent. A chaque conflit, les vielles rancœurs refont surface, on cherche des alliés pour se maintenir ou prendre le pouvoir. La présente crise s’inscrit dans cette même logique : il y a la crise et une guerre ouverte au sommet de l’Etat. Pour comprendre ce qui se trame actuellement à Téhéran et nous concerne tous, voici un bref historique du Conseil de Discernement suivi d’une analyse des faits présents.


24.06.2011

Iran-Rafsandjani : l’Etat se fissure.

Rafsandjani n’a pas été réélu à la tête de l’Assemblée des Experts. Les médias parlent d’une « mise à l’écart d’un modéré proche de Moussavi et de Karroubi » alors qu’à ce poste, Rafsandjani n’avait pris aucune décision modérée. Ce remaniement est lié au fait que la promesse latente d’un retour des soi-disant modérés n’a pas pu désamorcer la contestation, elle a même aggravé la situation car elle a été vue comme la preuve de la peur du régime, ce qui a incité ses derniers partisans à fuir pour sauver leur peau. Le régime vient d’écarter un pilier du régime incarnant ce scénario contre-productif pour stopper la fuite.


09.03.2011

Iran - Salehi : Une nouvelle stratégie au sommet

En se basant sur la presse iranienne (contrôlée par le régime), les médias étrangers affirment que Mottaki, le ministre des affaires étrangères de la république islamique a été limogé car il avait accepté de faire un geste de modération dans la politique nucléaire du régime. Les médias occidentaux devraient mieux étudier la constitution iranienne : le programme nucléaire n’est pas géré par le ministère des affaires étrangères, mais par le Conseil national de Sécurité. Téhéran manipule les Occidentaux. Il cache son jeu. | Décodages |


14.12.2010

Iran : La semaine en images n°147

La semaine a été très chargée. Mardi (3ème jour de la semaine en Iran), la fausse république des mollahs devait organiser en grande pompe la manifestation estudiantine pour mettre en valeur sa fausse opposition interne, dirigée par Moussavi, un membre à vie du Conseil de Discernement, organe qui décide toutes les politiques du régime dans tous les domaines ! On n’a guère vu les 300,000 étudiants iraniens manifester en faveur de cette fausse opposition. Le régime n’a pas pu les remplacer par des miliciens en civil car ces derniers l’ont lâché depuis plus de 18 mois. Il a donc mis en œuvre des diversions médiatiques pour cacher cette nouvelle défaite.

En cette semaine de difficultés politiques, le lundi et le mardi, la fausse république des mollahs avait rendez-vous avec les Occidentaux qui la sanctionnent pour la presser de modérer ses positions afin de devenir un partenaire viable. Il est allé à ce rendez-vous pour s’éviter un renforcement des sanctions qui pourrait amplifier ses problèmes tout en sachant qu’il ne peut pas se modérer car cela est contraire à ses intérêts axés notamment sur l’activisme islamique en dehors du pays.

En fin de semaine, le Jeudi 9 décembre, la fausse république des mollahs devait relever le défi d’organiser une manifestation en mémoire de Montazéri, un vieux mollah réac présenté comme un modéré par sa fausse opposition. Il s’attendait à un nouveau boycott. Et enfin, le 10 décembre, il devait affronter la journée mondiale des droits de l’homme. Il en a résulté une semaine compliquée et mouvementée ponctuée de manœuvres bizarres, de subterfuges, de profil bas sur l’islamisme et de dénis des réalités face à des rendez-vous incontournables, une semaine riche en fantaisies médiatiques.


12.12.2010

Iran : Des dialoguistes à Téhéran !

Récemment suite au refus des mollahs de dialoguer sur le nucléaire, l’Unesco s’est retirée des manifestations organisées à Téhéran pour célébrer la Journée mondiale de la philosophie. L’Unesco a remplacé la Conférence à Téhéran par un colloque à Paris. Cependant, la conférence prévue à Téhéran a commencé ce dimanche avec des dizaines de participants occidentaux y compris des habitués de l’Unesco. | enjeux culturels et images |


23.11.2010

Iran : La semaine en images n°112

Cette semaine, vendredi 9 avril, le régime des mollahs devait célébrer la quatrième édition de sa Journée nationale de la technologie nucléaire. Il devait apporter des précisions sur la construction des dizaines de centres d’enrichissement dont dont Ahmadinejad avait parlé, il y a quelques mois. Ce programme conçu pour fermer la porte à tout compromis a été contrecarré le 30 mars dernier par des officiels américains qui ont remis en cause d’une part la capacité technologique technologique des mollahs à construire ces centres et d’autre part, l’existence même des chantiers invisibles malgré l’étroite surveillance du territoire iranien par les satellites américains, israéliens ou européens. Le dernier argument était imparable : Téhéran devait mettre de côté les annonces promises. De peur de donner l’impression d’un régime fini qui aurait reculé devant les Américains, ce qui pourrait inciter ses miliciens à le lâcher, le régime a décidé de faire baisser la fièvre nucléaire en se montrant discret sur le thème nucléaire. De fait, comme l’année dernière, il n’y a pas de tapage médiatique : ni discours atomiques en rafale, ni des manifestations anti-américaines riches en slogans, ni des quotidiens aux unes enflammées à la gloire du programme nucléaire iranien…


11.04.2010

IRAN-ARTE : A BACKGROUND AND THREE PRESENTS

Usually, to mark the anniversary of the Islamic revolution, we are served by a plethoric number of articles in the written press describing the event as an extraordinary opportunity for Iran. This year, we were spoilt with 14 hours of disinformation in the form of apparently impartial reports on all topics dear to Islamic regime, aired on the Franco-German channel Arte. Such simplistic themes as : The bipolarisation of Iranian politics since the revolution in conservative and reformist camps…University is more accessible to the masses…Women have become omnipresent in the social sphere…Young Iranians are enjoying themselves : All lies, repeatedly reported in order to mask the harsh laws of the Sharia and the unpopularity of the regime and the revolution itself...


02.03.2010

Iran : Les Verts ne saluent ni l’ONU ni Clinton

L’Iran se dirige vers une dictature militaire des Pasdaran et les Etats-Unis regrettent le temps où la République islamique tenait des élections et avait différents points de vue au sein du cercle des dirigeants. Ce point de vue exprimé par Hillary Clinton est exactement l’un des principaux arguments du Mouvement Vert, la fausse opposition interne ! Il n’est pas certain que les intéressés apprécient car au-delà des mots, les objectifs divergent.
| Décodages |


16.02.2010

Iran : Moussavi se décommande pour le 11 !

Il y a quelques jours, le Mouvement Vert, Moussavi et Karroubi avait appelé les Iraniens à manifester sous leur bannière pendant la journée commémorative du 31ème anniversaire de la révolution islamique. En raison de l’identité pro islamique du Mouvement Vert, de ces deux hommes et aussi grâce à nos contacts en Iran, nous avions pronostiqué un nouveau boycott des trois par les Iraniens. Ce jugement s’avère juste puisque Moussavi vient d’évoquer des obstacles empêchant l’organisation de cette manifestation.


03.02.2010

Iran : La semaine en images n°102

C’est une semaine avec des morts, des victimes vites oubliées par les médias officiels et officiellement dissidents car les uns étaient la preuve d’un manque de compétence du régime et les autres, la preuve de son cynisme. Les Iraniens observent ce spectacle avec désolation et prennent chaque jour leur distance avec ce régime notamment en boycottant des évènements qu’il organise pour montrer sa vitalité, dans une totale indifférence pour ce rejet. On peut comparer la scène à un chariot lancé sans frein sur ses montagnes russes qui passe avec indifférence et fureur devant des spectateurs qui attendent le déraillement avec impatience et crainte. (vous pouvez cliquer puis zoomer sur les images pour les agrandir une ou deux fois)


31.01.2010

Iran : Le débat télévisé apaisé et la bombe à retardement

Selon le bureau iranien de l’AFP connu pour son allégeance au régime des mollahs, « la télévision d’État iranienne a commencé à donner la parole à l’opposition (Mouvement Vert), dans l’espoir de dénouer l’une des plus graves crises politiques de la République islamique... » Le bureau iranien de l’AFP nous ment. Il est en train de désinformer.


19.01.2010

Iran : Le partage équitable risque de nuire à la santé des mollahs

Il y a deux ans quand les sanctions américaines ont privé les mollahs des investissements étrangers, ces derniers ont décidé d’alléger leurs dépenses. Le choix a été d’éliminer progressivement les subventions mises en place depuis 30 ans pour maintenir les prix des produits de base à un niveau abordable pour les Iraniens. Conscient de l’impopularité d’une telle loi, Téhéran l’a déguisée en réforme sociale ! Adoptée le 5 janvier, puis entérinée hier par le Conseil des Gardiens comme une loi conforme à l’Islam, la loi est fin prête, reste à présent à trouver le courage de l’appliquer.


15.01.2010

Iran : Karroubi censuré !

Selon l’AFP, Mehdi Karroubi, l’un des chefs de l’opposition iranienne, a écrit une lettre ouverte pour dénoncer la fraude électorale et la répression du peuple. Encore une fois, on est très loin de la vérité.


12.01.2010

Iran : Mortazavi, le coupable consentant !

Selon l’AFP, « une commission parlementaire iranienne a mis en cause dimanche l’ancien procureur de Téhéran Saïd Mortazavi pour avoir envoyé des manifestants de l’opposition au centre de détention de Kahrizak où trois d’entre eux ont trouvé la mort, victimes de sévices ». A la lecture de ces lignes, on se dirait formidable, quelle démocratie parlementaire ! Or, d’une part, la commission ne parle pas de mort par sévices, mais de mort par négligence et d’autre part, le Parlement n’a aucun pouvoir au sein du régime des mollahs. Nous n’avons pas là l’exemple d’une démocratie, mais le modèle réglementaire pour classer une affaire qui pue.


11.01.2010

Iran : La semaine en images n°99

Pendant des mois, le Mouvement Vert a mis en avant ses projets démocratiques autour de Moussavi, mais quand dernièrement les Occidentaux ont évoqué un renversement de régime, le Mouvement Vert et Moussavi ont reculé en rappelant leur attachement au modèle politique en place. Chacun a alors su que ce Mouvement n’avait rien d’hostile au régime. Le mythe s’est effondré. Cette semaine, le régime a tenté de le réanimer avec des menaces d’exécution pour les manifestants inexistants de ce Mouvement factice, puis en évoquant des restrictions pour les médias pro-Verts et enfin avec l’annonce de l’attaque à la carabine de la voiture de Karroubi, l’alter ego de Moussavi… Ce numéro de la semaine en images vous mène loin de ces rumeurs ou de ces mises en scène, au cœur de l’Iran, au cœur des problèmes réels provoqués par les sanctions américaines auxquels le régime ne sait comment faire face.


10.01.2010

Iran : Le black-out voulu !

Pour bloquer le dialogue avec les Six, le régime des mollahs a imaginé le Mouvement Vert, une opposition soi-disant populaire qui est hostile à toute négociation qui compromettrait le droit à l’enrichissement pour l’Iran. Le problème est que ce mouvement n’attire personne. Pour cacher cette absence totale de mobilisation qui le prive de toute légitimité, le régime a coupé le flux Internet vers l’étranger et interdit aux journalistes étrangers d’aller constater de visu le nombre des participants à cette mascarade.


07.12.2009

Iran : Le plan B de provoc !

Il y a une semaine, les Occidentaux qui cherchent un terrain d’entente avec Téhéran ont décidé de lui envoyer un avertissement via une simple résolution non punitive de l’AIEA. Immédiatement, Téhéran a réagi négativement car cette approche allait à l’encontre de sa stratégie d’amplification de la crise. Il s’est lancé dans une folle course de surenchère de provocations qui s’est retournée contre lui-même. En conséquence, il a légèrement modifié son approche.


05.12.2009

Iran-confidential : Massive lay-off

© IRAN-RESIST.ORG – March 17, 2009 | Recently, media told about the collective lay-off of 2,000 employees of an important Iranian company. Those employees had at least two months-wages unpaid that are lost for ever because of this lay-off. Such process is very common under the mullahs’ regime.


05.12.2009

Iran : A profound mistrust for the West

Two days after the regime’s near-negative response to the “uranium against fuel rods” offer, several Iranian MPs stated their preference for no compromise. However, they kept away from officialising their position, remaining ambiguous on Iran’s response, a typical mark of the mullah diplomacy.


02.11.2009

Iran : Une profonde méfiance vis-à-vis des Occidentaux

Deux jours après la réponse presque négative du régime des mollahs à l’offre « stock contre combustible », plusieurs députés de l’Assemblée Islamique d’Iran ont évoqué leur préférence pour une absence de compromis. Ils se sont pourtant gardés d’officialiser ce refus, laissant une part à l’ambiguïté, marque de fabrique du régime des mollahs.


02.11.2009

Iran : Docteur Rafsandjani a guéri le régime !

Il y a 40 jours, l’Iran vivait à l’heure d’une crise politique interne. Les médias iraniens avaient alors évoqué une possible arrestation de Khatami ou Moussavi accusés d’avoir fomenté les agitations. Dans le même temps, les religieux modérés avaient appelé à la destitution du Guide suprême. Nous avions affirmé qu’il ne s’agissait que des mises en scène pour rendre crédible l’agitation politique en Iran. Le régime nous donne raison car à présent, nous assistons à des discours qui enterrent toutes ces rumeurs sans fondement.


23.09.2009

Iran : La journée de Qods, deux victoires pour les opposants !

Moussavi, Karroubi et Khatami – que les médias occidentaux présentent comme des modérés – ont appelé à un rassemblement populaire « anti-Ahmadinejad » pendant la journée de Qods, en affirmant leur solidarité avec cette journée instaurée par Khomeiny en soutien au Hezbollah et le projet de la conquête d’Israël par le Jihad. Les trois hommes ont donné une orientation islamiste à leur mouvement [1], une couleur politique qu’ils dissimulaient jusque-là. Nous devons ce regroupement autour du tronc commun d’islamisme révolutionnaire à des menaces qui pèsent sur le régime.


17.09.2009

Iran : Moussavi et Karroubi montent au créneau

Une folle agitation règne dans les médias à propos de l’Iran. On parle d’un tour de vis du pouvoir (Ahmadinejad) contre l’opposition avec des arrestations et la fermeture de quelques locaux. Or, les deux opposants en question, Moussavi et Karroubi, sont membres d’un organisme qui peut légalement suspendre toute procédure judiciaire. Nous sommes encore une fois face à une simulation de répression de l’opposition. Mais pourquoi ?


11.09.2009

Iran : Le portrait botoxé de Khatami par Reuters

Selon l’agence britannique Reuters, « dans un discours devant des professeurs d’université, l’ancien président Mohammad Khatami, chef de file des réformateurs iraniens », a dénoncé une dérive « totalitaire et fasciste » des conservateurs. Le propos insinuerait que le régime est en soi très démocratique et fréquentable. La traduction faite par Reuters n’est pas fidèle aux propos d’origine qui ont été par ailleurs publiés sur le site de la BBC persan (géré par des journalistes issus du régime des mollahs).


09.09.2009

Iran : La semaine en images n°81

Cette semaine, le régime attendait fiévreusement le résultat de la rencontre des Six à Francfort. Craignant des sanctions, il était prêt à simuler un désaveu politique du champion officiel du refus de dialogue, Ahmadinejad. Téhéran a aussi démarché les chinois pour qu’ils contrent une demande de sanctions. Finalement, les six ont parlé sans évoquer de nouvelles sanctions. Soulagé, le régime a validé son champion du refus de dialogue qui s’est aussitôt lancé dans des nouvelles provocations verbales vis-à-vis des Six. Images d’une semaine contrastée.


06.09.2009

Iran : Que signifie la confiance accordée à Ahmadinejad

Après une victoire contestée, Ahmadinejad a connu une interminable contestation de l’ensemble de ses choix ministériels par le Parlement islamique. Cette période semble révolue car le Parlement a finalement accordé son vote de confiance au président. Les experts parlent d’une « large victoire pour Ahmadinejad, une victoire qui va lui donner les moyens de sa politique nucléaire ».


04.09.2009

Iran : Un vote de confiance incertain

Le vote de confiance du Parlement islamique attendu pendant la réunion des Six a été reporté à jeudi ou à vendredi. Il n’y aurait pas eu de consensus, ce qui laisse craindre des difficultés pour former un gouvernement… En pleine crise nucléaire, Téhéran semble privilégier son projet saugrenu de la simulation d’une contestation de la légitimité du Président (interlocuteur officiel de Six) pour bloquer des négociations auxquelles il ne veut pas participer.


03.09.2009

Iran : Le juge Mortazavi n’est pas parti !

Le bureau iranien de l’AFP continue de nous abreuver de fausses nouvelles et de fausses analyses. Ce dimanche, il a annoncé la destitution du sinistre juge Mortazavi, procureur général de Téhéran, sans préciser que ce fidèle tueur du régime avait en fait bénéficié d’une promotion et qu’il occupe désormais le poste clef du 1er adjoint du procureur général de la république islamique d’Iran ! La raison est qu’il ne s’agissait pas d’une vraie info, mais d’une annonce médiatique avec beaucoup d’arrière-pensées. | Décodages |


01.09.2009

Iran : Le Guide remet les compteurs à zéro

C’est un véritable coup de théâtre. Le guide suprême, le premier magistrat du pays, qui avait par son silence cautionné le procès des opposants comme étant des agents assermentés de puissances étrangères a surpris les médias en affirmant qu’il n’y avait de son point de vue aucune preuve formelle pour lier les accusés à l’Occident ! Le procès n’a plus lieu d’être. Le régime veut tourner la page du procès et des divisions.


29.08.2009

Iran : Le choix de Vahidi, un acte de foi

Ahmadinejad a désigné comme futur ministre de la défense un certain Ahmad Vahidi, recherché par Interpol pour un rôle actif dans l’attentat contre le centre juif argentin en 1994. L’annonce de cette nomination a déclenché une vive polémique dans les médias occidentaux, une polémique que l’on ne retrouve guère dans les médias iraniens de quelques bords qu’ils soient. Dans un contexte de critique des choix ministériels d’Ahmadinejad, ce silence laisse songeur. Il n’y a jamais de hasard en Iran, mais des stratégies. | Décodages |


27.08.2009

Iran : In a fit of pique Rafsanjani plays the low profile game

Last Saturday, on the occasion of a session of the Expediency Council -see below- Rafsanjani who denounced publicly for two months the Supreme Guide Khamenei changed his speech to call people for following him “in the name of the country’s unity !”

Décoding

25.08.2009

Iran : Rafsandjani joue la carte du profil bas par dépit

Samedi dernier à l’occasion d’une session du Conseil de Discernement (ci-dessous), Rafsandjani qui avait pendant deux mois fustigé publiquement le Guide suprême Khamenei a changé de discours pour appeler le peuple à le suivre « au nom de l’unité du pays ! »
| Décodages |


25.08.2009

IRAN : No B plan for Ahmadinejad

© IRAN-RESIST.ORG – August 24 2009 | If we consider the Iranian press, we may take it that Ahmadinejad’s situation is unstable. He is criticized by his adversaries who accuse him of fraud and by elected representatives from his own side who reject any fraud but reproach him some incompetence.


24.08.2009

Iran : Pas de plan B pour Ahmadinejad

En se basant sur les titres de la presse iranienne, on peut conclure à une instabilité d’Ahmadinejad. Il est critiqué par des adversaires qui l’accusent de fraudes et d’élus de son propre camp qui rejettent la fraude mais lui reprochent une certaine incompétence.


24.08.2009

Iran : La semaine en images n°79

Cette semaine, le régime a vécu à l’heure des bouleversements : coup de théâtre dans l’affaire des viols en prison, échec du voyage d’Assad en Iran, flop d’un dernier plan de relance du mouvement vert et enfin l’aveu implicite que la menace de l’embargo sur le carburant préoccupe les mollahs.


23.08.2009

Iran : Des viols ? qui ça ? où ça ?

L’affaire des viols dans les prisons iraniennes prend une tournure particulière. Karroubi, l’auteur de la rumeur, s’est insurgé contre une mauvaise lecture de sa lettre qui ne contenait pas selon lui une accusation mais une demande d’enquête pour faire taire les médisances fabriquées par des ennemis. C’est bien ce qui était écrit dans sa lettre, mais c’est la première fois que l’auteur se focalise sur une tournure de prudence pour clore une polémique qui est devenue dangereuse pour le régime.


21.08.2009

Iran : On a perdu la liste des ministres !

En début d’après-midi, le nouveau président iranien a remis la liste de 17 des 21 ministres de son futur cabinet au Parlement Islamique dans les dernières minutes du délai légal accordé par la loi. La nouvelle a été même publiée par diverses agences de presse qui ont diffusé la liste qui avait d’ailleurs déjà été soumise à la commission parlementaire qui avait approuvé certains noms. Mais ce soir c’est la panique : le Parlement dit n’avoir rien reçu !


20.08.2009

IRAN : DOES THE GREEN PATH OF HOPE BEARS GO BY THE RIGHT NAME ?

Under the mullahs’ regime in which everything is script-written, at the moment when Ahmadinejad is about to announce the composition of his government, we can catch a glimpse of the composition of the opposition. The former reforming president, Khatami, and Karrubi joined the new 100% Islamic political party that was founded by Mussavi : “THE GREEN PATH OF HOPE” that wished to appear as a “Muslim associative social network at the service of 1980’s Islamic Constitution.” The content is woolly, the program remains nonexistent but the spectacle will be ensured by the presence of the three tenors.


19.08.2009

Iran : Le Chemin Vert de l’Espoir porterait-il bien son nom ?

Sous le régime des mollahs où tout est scénarisé, au moment où Ahmadinejad s’apprête à annoncer la composition de son gouvernement, on laisse entrevoir la composition de son opposition. L’ex-président réformateur Khatami et Karroubi ont rejoint le nouveau parti politique 100% islamique fondé dimanche dernier par Moussavi : le « Chemin Vert de l’Espoir » qui se veut un « réseau social associatif musulman au service de la Constitution Islamique de 1980 ». Le contenu est flou, le programme inexistant, mais le spectacle sera assuré par la présence des trois ténors.


19.08.2009

Iran : Karrubi, the dissidents’ rising figure !

Tehran’s procurer, Said Mortazavi -who would be about to be transferred- banned the publication of the latest issue of the daily paper Etemad Melli -national trust, an organ of the party that bears the same name and that is lead by Karrubi, one of the both reforming candidates of the 12 June’s presidential election. There’s no need to conduct such ban because it was justified by the publishing of an interview that was already distributed by the regime’s press agencies. Tehran wants to initiate some Karrubi case.


18.08.2009

Iran : Karroubi, la figure montante des dissidents !

Le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi (qui serait sur le point d’être muté) a suspendu la parution du prochain numéro du quotidien Etemad Melli (confiance nationale), organe du parti du même nom, dirigé par Karroubi, l’un des deux candidats réformateurs à l’élection présidentielle du 12 juin. Cette suspension n’a pas de raison d’être puisqu’elle a été motivée par la publication d’une interview déjà diffusée par les agences de presse du régime. Téhéran veut fabriquer un cas Karroubi.


18.08.2009

IRAN : Sadegh Ardeshir-Larijani, the new chief of judiciary

© IRAN-RESIST.ORG – August 17 2009 | The Supreme Guide Ali Khamenei appointed Sadegh Ardeshir-Larijani as the new chief of judiciary. This decision appears as a greatly political one and it could have a very fortunate effect on Clotilde Reiss’ detention.


17.08.2009

Iran : Le régime est entré en zone de turbulences

L’association des anciens élus du Parlement Islamique d’Iran a adressé une lettre à Rafsandjani directeur de l’Assemblée des Experts, organe chargé de nommer ou destituer le guide suprême, pour lui demander d’examiner cette dernière option en rapport avec le soutien illégitime apporté par Khamenei à Ahmadinejad. C’est une démarche inhabituelle et irrégulière à l’image d’une situation de crise.


15.08.2009

Iran : Le régime fige le nombre des victimes du soulèvement

C’est la semaine de bienfaisance sous le régime des mollahs : après des révélations de viols et de tortures, un collaborateur de Moussavi a publié un bilan plus élevé des « victimes des violences qui ont suivi le scrutin présidentiel de juin en Iran ».


12.08.2009

Iran : Révélations délibérées sur les viols en prison

Alors que la France s’inquiète pour Clotilde Reiss et que le monde a les yeux braqués sur l’Iran, un haut dirigeant du régime des mollahs, membre du puissant Conseil de Discernement, le véritable centre de toutes les décisions dans le pays, a révélé des cas de viols sur les prisonniers du soulèvement de juin dernier. Il n’y a pas l’ombre d’un hasard : il s’agit d’une sensationnelle manœuvre médiatique à multiples objectifs.


11.08.2009

Iran : Français et Américains face à Ahmadinejad

Après sa prestation de serment devant le Parlement Islamique, Ahmadinejad est devenu officiellement le prochain président de la république islamique d’Iran. Les réactions à l’investiture d’Ahmadinejad se sont unanimement focalisées sur une absence de félicitations (par les occidentaux) et non sur la légitimité du nouveau président.


07.08.2009

Iran : Le 5 août, journée à risque pour le régime

Parmi toutes les dates possibles, le régime a fixé la date de l’investiture parlementaire d’Ahmadinejad pour le 5 août ! C’est la date anniversaire de la révolution constitutionnaliste de 1906, une date patriotique que se réservait l’opposition hostile au régime pour mobiliser ses forces contre la république islamique en sa totalité.


05.08.2009



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