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Iran : La semaine en images n°225
17.06.2012

Depuis deux ans, chaque semaine, nous constatons le boycott du régime islamique par les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris, et les membres de base du clergé. Ces jeunes actifs, qui étaient censés défendre ou faire prospérer le régime lui ont tourné le dos avant de laisser même le peuple manifester en faveur d’un rétablissement du régime patriote, laïque et progressiste des Pahlavi. La rupture est née de la prise de conscience des progrès iraniens accomplis avant la révolution et ses échecs de maintenant qui sont essentiellement dus à la fermeture des mollahs.

Les jeunes Pasdaran, les bassidjis, les militaires, mais aussi les Bazaris et même les membres du clergé sont arrivés à la conclusion que le pays va vers des échecs plus terribles car ses dirigeants, les mollahs, se sont mis dans une terrible impasse en fondant leur régime sur une rupture volontaire avec l’Amérique, la première puissance mondiale !

En effet, en 1979, après la victoire de la coalition révolutionnaire islamique qui était soutenu par Washington, les mollahs avaient été écartés du pouvoir par les pions islamistes de Washington. Mais 9 mois après, les mollahs ont pris le pouvoir en évinçant les pions islamistes de Washington. Puis ils ont empêché définitivement leur retour dans leur arène politique en diabolisant et interdisant toute relation avec les Américains.

Aujourd’hui, les mollahs ne peuvent pas se rapprocher de Washington car ils devraient alors autoriser ses pions à revenir et à participer à la vie politique iranienne : ils risqueraient de partager le pouvoir ou même de le perdre et se retrouver en position d’être jugés et durement punis pour leurs crimes ou leurs détournements de fonds publics.

En réponse, Washington augmente de temps en temps ses sanctions : de manière régulière, il augmente ainsi légèrement la pression sur le peuple pour montrer aux mollahs qu’il peut provoquer les conditions d’un soulèvement populaire puis il leur propose à nouveau le rapprochement. Il leur laisse le choix entre une révolution qui les décimerait tous et un processus de transfert des pouvoirs vers ses propres islamistes où ils pourraient mieux s’en tirer.

Ce chantage cynique qui ne prend pas en compte l’envie de changement des Iraniens est tout simplement révoltant : il a encouragé les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris qui ont rompu avec le régime à boycotter plus fortement le régime. Le régime n’a jamais eu aussi peu de monde à ses côtés. Ses dirigeants ne se sentent pas à en sécurité et évitent les sorties. Leurs derniers collaborateurs qui doivent assurer leurs sécurités sont vraiment sous pression et paniquent facilement après de nouvelles preuves de la rupture des forces armées. Le régime tente de limiter leur envie de fuite en évoquant l’existence de nouvelles recrues et en mettant en avant la possibilité de contenir le peuple avec sa fausse opposition interne.

Mais les mollahs ne cherchent pas en même temps à négocier en cachette avec Washington pour obtenir sa clémence car ce dernier n’est pas très ferme dans son approche : de peur de renverser le régime islamique, il n’applique pas les sanctions qu’il annonce. Il aide même indirectement les mollahs quand il voit apparaître un risque élevé d’explosion ou une nouvelle vague de panique chez leurs derniers collaborateurs. Washington affaiblit ainsi sa menace d’une révolution immédiate. Les mollahs ne sont donc pas devant le choix d’une révolution sanglante et une expulsion à risques. Il n’y a rien qui les presse. Ils estiment qu’ils ont le temps pour rester, laisser mijoter Washington (qui craint un soulèvement) afin de le forcer à leur garantir une passation sécurisée sans aucun risque de poursuites pour leurs crimes ou leurs détournements des fonds publics.

Ainsi alors que le peuple souffre durement sous les sanctions et dans des pénuries, les mollahs tempèrent et attendent de meilleures offres, ceci ne manquera pas de faire rager les Pasdaran et les Bazaris qui sont devenus des opposants. Il y a de fait un nouveau motif d’action contre les mollahs.

Leur attente d’un accord sécurisant leur sortie ne peut qu’encourager leurs collaborateurs à penser à leur propre avenir d’autant plus l’accord de leur immunité suppose un transfert de leur culpabilité vers ces mêmes collaborateurs qui occupent des postes subalternes. De fait, ce marché qui est censé sauver les dirigeants indispose leurs derniers collaborateurs. A chaque fois que les mollahs reçoivent un émissaire de Washington ou qu’ils vont négocier une remise des sanctions, leurs collaborateurs subalternes impliqués dans tous les crimes paniquent. Ils se mettent à acheter de l’or et des dollars pour pouvoir quitter le pays au plus vite. La conclusion d’un accord entre les mollahs et les Américains inquiète aussi les hommes d’affaires issus du régime qui se sont enrichis aux dépens des autres grâce à leurs liens familiaux : ils s’agitent aussi pour partir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils se retrouvent seuls face au peuple qui profitera certainement de la situation pour régler des comptes vieux de 30 ans.

Il y a trois semaines, la pression est montée dans cette cocote-minute qu’est devenu le régime en raison d’un programme officiel très anxiogène pour ses derniers collaborateurs ou associés. En premier, le régime devait aussi mettre en scène son opposition interne à l’occasion de l’anniversaire de sa principale victoire, mais la mobilisation était nulle : il n’avait donc personne pour tenter de s’incruster dans un soulèvement pour dévoyer son action. Avec cette preuve de son isolement, ces derniers associés ont paniqué.

Le régime devait aussi organiser la cérémonie annuelle de prestation de serment de ses derniers officiers des Pasdaran. Il a diffusé des images d’archives : il n’avait donc pas pu constituer une nouvelle force pour remplacer les Pasdaran en rupture.Le régime ne pouvait également pas réprimer un éventuellement soulèvement. Sans la capacité de contenir ou réprimer le soulèvement, le régime était clairement condamné. La panique s’est amplifiée. Il a annoncé qu’il avait intercepté des responsables en train de fuir le pays.

Le régime avait prévu d’échouer dans ces deux programmes officiels, il avait supposé un risque de panique, c’est pourquoi, il avait accepté de rencontrer les Américains pour négocier une baisse de leurs sanctions. Sa situation a laissé supposer qu’il allait demander leur clémence et accepter leurs conditions. Washington a fait black-out pour parvenir à cet accord tout en évitant de d’alerter les derniers associés du régime et provoquer un exode qui tuerait le régime islamique dont il a besoin. Ce black-out a davantage agité d’alerter ces gens alors que les mollahs avaient tenu bon face à Washington. Pour les punir, Washington a refusé leur demande de diminution des sanctions car ils sont enfin très affaiblis et pourraient enfin céder à sa demande.

Ce constat américain de faiblesse du régime était terrible. Le régime n’avait par ailleurs aucune force pour résister à un soulèvement. La Chine a estimé que le régime était fini et même insolvable : elle a cessé le développement du champ gazier d’Azadegan et a abandonné un chantier de barrage d’une valeur de 2 milliards de dollars.

Pour regagner la confiance de ses amis chinois, le régime devait se montrer fort et uni, capable de résister aux menaces intérieures. En début de la semaine dernière, à l’occasion de l’investiture du nouveau Parlement, le régime devait réunir l’ensemble de ses 150 à 200 très hauts dirigeants autour des 60 députés qui lui restent fidèles. D’après les photos, il n’a pas pu mobiliser plus de 135 personnes. Il avait visiblement perdu la confiance d’une grande partie de ses plus hauts dirigeants ou ces derniers n’osaient pas sortir de leur bunker.

Par la suite, à l’occasion de l’approche de l’anniversaire de la mort de Khomeiny, le régime devait aligner ses divers composants (Parlementaires, Pasdaran, militaires, ministres, préfets...) autour du tombeau de son fondateur pour montrer sa cohésion interne. C’était perdu d’avance. Nous avons montré les images de ses initiatives ratées. Le régime était certain qu’il ne pourrait mobiliser ses derniers collaborateurs ou ses dirigeants la semaine suivante lors du grand rassemblement qui a lieu le jour même de l’anniversaire de la disparition de Khomeiny.

Dans notre dernier rapport hebdomadaire illustré, nous ne devions pas montrer ce rassemblement. Mais nous avons débordé sur le calendrier pour diffuser les premières images alors disponibles. La principale image était trafiquée. Malgré ce recours à la triche, l’ensemble des images montrait une très faible mobilisation inférieure à 500 personnes. Le recours à des images d’archives pour la partie officielle laissait supposer que les responsables hauts placés avaient encore boycotté le régime.

Cette semaine, le régime devait encore rassembler « ses partisans » et les fans inexistants de Khomeiny, dans plusieurs villes, à l’occasion du 49e anniversaire de son révolte en 1963 contre l’octroi du droite de vote aux femmes. La mobilisation a été presque que nulle. Pour ne pas perdre la face, il a décrété une nouvelle approche : trois journées d’Etekaf ou retraite spirituelle pour que chacun puisse se retrouver avec Khomeiny. Les journées d’Etekaf ont en fait lieu à la fin du Ramadan, mais le régime devait éviter des signes associant les images au Ramadan. Il a dû shooter des images cette semaine : elles sont accablantes car elles montrent de très faibles mobilisations de figurants peu impliqués dans la quête spirituelle qui ont mis ces journées à profit pour jouer ou pour dormir.

Cette semaine, le régime devait assister à Pékin à la réunion annuelle de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) que le régime veut intégrer pour échapper aux sanctions afin d’avoir les mains libres pour négocier avec Washington. Ces objectifs lui ont toujours valu le veto des fondateurs russes et chinois de l’OCS à sa candidature. Ses échecs, qui mettent en péril sa survie, n’ont pas arrangé ses affaires : les Chinois n’ont témoigné aucune sympathie particulière à son représentant Ahmadinejad. Ils lui ont en revanche conseillé de modérer ses positions pour survivre.

Ce fut donc une nouvelle semaine d’échecs et de fiascos pour le régime et surtout pour son patron politique, Ali Larijani.. Ce dernier a eu peur que les vieux mollahs qui composent le régime le destituent. Pour assurer sa place, il a lâché la gestion de la crise pour des manœuvres susceptibles de neutraliser ses adversaires surtout Rafsandjani, ce qui a déclenché une nouvelle guerre interne avec ce dernier. La guerre interne entre les deux chefs a pris le dessus sur les vrais problèmes que rencontre le régime ! .

Il en résulte une semaine exceptionnellement intéressante. Le peuple grogne, les Pasdaran trépigne et le régime explose de toute part. Voici des bouts images de chacun des trois composants de la situation explosive actuelle : voici le dernier visage du régime (avant sa mort que nous espérons proche).



Chaque semaine, nous commençons notre nouveau rapport hebdomadaire par le rappel du fait le plus marquant de la semaine précédente. La semaine dernière, ce fait a été l’incapacité du régime à mobiliser ses proches collaborateurs et ses plus importants membres qui étaient déçus ou effrayés par son manque de force.

Le petit-fils du fondateur du régime, Hassan Khomeiny, avait alors suggéré au directeur politique du régime, Ali Larijani, de « penser aux déshérités ». Ces gens ont longtemps été rémunérés par le régime en produits alimentaires pour participer à ses manifestations. Ces aides ont été supprimées quand le régime a manqué de devises pour les acheter. Les déshérités avaient alors tourné le dos au régime. Hassan Khomeiny suggérait donc que l’on reprenne ces aides pour les faire revenir afin que le régime puisse rassurer ses hauts responsables tentés par la fuite.

La semaine dernière, il nous a semblé que Larijani avait négligé cette suggestion car il avait alors mis en place des « enterrements de martyrs de la guerre Iran-Irak » pour rassembler le petit peuple.Le régime n’a d’ailleurs pas les moyens pour assurer l’aide suggérée par Khomeiny jr.

Mais rétroactivement, il paraît aujourd’hui certain qu’Ali Larijani a été attentif à cette suggestion de Hassan Khomeiny car selon une information confidentielle qui nous est parvenue il avait envoyé ses gens dans les nombreuses bidonvilles des abords de Téhéran peuplées de 3 à 5 millions de gens très pauvres pour leur proposer trois plats chauds par jour, des tickets de transport et une paye de 100,000 tomans quotidien (5 dollars) en échange de leur participation aux manifestations programmés, à savoir les enterrements de martyrs.

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La somme proposée (100,000 Tomans /5$) était de 5 % du montant du revenu minimum requis pour une famille de 4 personnes pour vivre correctement mais chichement à Téhéran. C’est ce que l’on appelle le seuil de la pauvreté. Le régime avait fixé la somme de telle manière qu’il faille une participation de deux personnes par famille sur une semaine pour constituer l’équivalent d’un mois de revenu égal au seuil de la pauvreté.La valeur en dollars de l’offre fixait le coût de l’opération à maximum 300 dollars par personne. Avec un million de dollars, le régime pouvait s’offrir 2800 personnes pendant 6 jours. Mais pour remplir le mausolée, il devait tout de même dépenser 30 millions de dollars.

Les gens d’en bas n’ont pas aimé son offre à 100,000 tomans ou 5 dollars qui ne permet pas de faire des folies, ou encore ils ont estimé qu’avec une inflation supérieure de 60 % (selon le régime lui-même), la somme serait vite dépassée. On peut aussi imaginer qu’ils ont voulu se venger d’un régime qui les garde dans la misère pour les faire courir à sa guise avec quelque piécettes d’aumône. Toujours est-il qu’ils n’ont pas répondu à la proposition et ont laissé le régime seul : ce dernier n’a pas pu réunir plus de 50 personnes pour son premier enterrement de martyrs qui a eu lieu à 4 jours de l’anniversaire de la mort de Khomeiny, le mercredi 30 mai 2012 (10 Khordad 1391). La cote de Larjani qui n’était pas très haute a dû chuter d’un cran. Ce dernier est resté en retrait toute la journée du jeudi.

Vendredi 1er juin 2012 (12 Khordad 1391), Larijani, ex patron de la propagande audio-visuelle du régime, est revenu avec une idée qui lui semblait lumineuse : il a organisé un enterrement de martyrs sur le site du mausolée et a rempli une des salles avec une soixantaine de manifestants et une trentaine de cercueils (visiblement vides) donnant avec peu de moyens l’impression d’une grande effervescence populaire. Les photos étaient bonnes, Larijani tenait là un bon filon.

Mais on était presque à la veille de l’anniversaire de la disparition de Khomeiny, les Iraniens qui sont officiellement présentés comme étant des fans absolus de Khomeiny devaient affluer sur le site de son mausolée pour une première nuit de communion avec lui. Ils n’étaient évidemment pas au rendez-vous. Larijani devait donc trouver une artifice pour suggérer cette présence.

Malgré ses idées télégéniques, Larijani était face à une défi insurmontable car le mausolée est gigantesque, ses parvis sont immenses. Ils ont été conçus en 1989 quand le régime avait encore les déshérités à ses côtes grâce aux sacs de riz indien et des bidons d’huile malaisienne !

Samedi 2 juin 2012 (13 Khordad 1391), en l’absence d’une nouvelle idée lumineuse, Larijani a encore sorti les cercueils pour un nouvel enterrement de martyrs sur le site du mausolée de Khomeiny. Nous nous étions alors demandé ce que devenait ces cercueils car on n’a vu aucun trou dans le sol en marbre du mausolée et l’on n’a vu aucune cérémonie d’enterrement. Ce site est d’ailleurs réservé à la famille de Khomeiny.

Cette semaine, grâce à plusieurs reportages supplémentaires diffusés par le régime à différents moments pour étoffer différents récits d’enterrement, nous avons découvert que les cercueils étaient repartis discrètement vers un dépôt avant d’en ressortir quelques jours plus tard pour un autre enterrement sans mis à terre ! Il semble donc que le régime a un dépôt où il stock des cercueils vides entourés de son drapeau comme de vulgaires accessoires de théâtre pour ses shows macabres ou ses tentatives de rassemblements pour nier son isolement.

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Une fois les cercueils rangés, Ali Larijani devait plancher sur le grand défi qui l’attendait : suggérer une forte mobilisation pour l’anniversaire de la disparition de Khomeiny qui avait avoir lieu dans moins de 18heures. Il ne pouvait pas faire de miracle. Il a tenté de suggérer la mobilisation en annonçant par la voix du chef de la police Ahmadi-Moghadam que le régime avait déployé 37,000 policiers pour assurer la sécurité du mausolée notamment car il attendait 500 invités étrangers. Il y a là un détail drôle : le régime avait auparavant parlé de 700 invités étrangers qui devaient être là depuis plusieurs jours !

Le régime dirigé par Ali Larijani a également évoqué le déploiement de milliers de policiers dans le nord du pays. Enfin pour montrer sa dureté, le régime a annoncé la condamnation à mort d’un mineur qui a poignardé et tué un autre dans une bagarre de rue à l’âge de 15 ans.

Dans l’après-midi, Ali Larijani avait organisé une conférence pour ses fameux invités étrangers dans une salle de 135 personnes à moitié vide. L’ambiance était morose, Larijani aussi.

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Dimanche 3 juin 2012 (14 Khordad 1391), le régime a d’abord diffusé un nombre très limité d’images d’un petit parvis très décentré du mausolée de Khomeiny.Parmi ces images, la principale photo d’ensemble nous avait parue bizarre, car les Google maps montraient un parvis plus petit.

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Nous avions vérifié la morphologie du site en nous basant sur une photo du site pendant son chantier et avions découvert que l’agence de presse Mehr qui est officiellement chargée de la propagande internationale du régime, avait étiré la principale photo pour donner l’impression d’une surface plus grande afin de suggérer une foule plus importante. En nous basant sur la photo du site pendant son chantier, nous avions pu reconstituer la forme du sol. Certains personnages qui étaient montrés comme étant sur le sol étaient à un endroit où on devait avoir un grand mur de la façade d’une des pavillons du mausolée !

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Une autre agence avait aussi diffusé des photos d’un autre parvis du mausolée où il y avait près de 150 personnes d’aspect très pauvre. Certains étaient complètement défoncés. Nous avons cru que le régime avaient payé des junkies et leurs familles. Rétroactivement, on peut penser qu’il s’agit d’une infime part des déshérités démarchés notamment les drogués qui avaient fini par accepter son offre. De fait, le régime avait seulement mobilisé 0,005 % de ses pauvres des environs de Téhéran. Rien qui puisse lui permettre de rassurer ses derniers collaborateurs paniqués par sa perte de puissance.

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Par la suite, l’agence Mehr a diffusé une seconde série de photos du premier site de rassemblement. Dans cette série, sur l’une des photos, on voit une palissade verte dans l’alignement de la façade du Pavillon d’angle du mausolée ». Ceci diviserait par deux la surface sur la photo que nous avons étudiée plus haut.

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Ces deux images ne sont pas compatibles. Il y a seulement deux possibilités : soit la première série était totalement inventée, soit la seconde série proviendrait des archives du régime et a été faite à un moment où la première zone était en chantier. Dans les deux cas, la foule était bien moins importante lors de cette journée, ce qui abaisse notre estimation globale de 500 à 350 personnes. Lors de cette journée terrible, le régime ne pouvait pas rassurer ses derniers collaborateurs qui communiquent sans cesse par sms.

Pour la partie officielle, nous avons remarqué que la lumière n’était pas identique sur la foule et sur les invités d’honneur. On avait affaire à des images d’archives (pour la foule). Le régime ne s’est d’ailleurs guère attardé sur le remplissage ou la composition de la salle officielle où il devait recevoir 500 invités étrangers !

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Tout cela indiquait un boycott massif des derniers associés des mollahs, ceux qui les soupçonnent de vouloir les accuser pour sauver leur peau. On ne pas connaître avec exactitude le nombre des participants, mais cela pouvait être le même nombre qu’au Parlement du régime, c’est-à-dire près de 150 personnes. L’ambiance était d’ailleurs morose à l’image des visages fermés et soucieux d’Ali Larijani et son frère et alter ego, Sadegh Larijani.

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Le régime a classé cet échec en oubliant les images et en focalisation ses médias sur le discours musclé du Guide où il affirmait que le monde n’avait pas peur de l’éventuelle bombe nucléaire du régime, mais de sa magnifique puissance islamique ! Il insistait donc sur le soutien du peuple et cherchait à insinuer l’existence d’une vaste réserve de partisans intégristes !

Cela tombait bien car le lendemain c’était l’anniversaire du premier soulèvement islamiste de Khomeiny en juin 1963 contre l’octroi par le Chah du droit de vote aux femmes. Il avait alors incité les un certain Haji-Rezaï, homme et main et patron de plusieurs fumeries d’opium à former des escadrons pour attaquer et molester les femmes non voilées. Ces gens avaient balafré les femmes maquillés à coups de cutters, ils avaient vitriolé aussi les femmes. Enfin, ils avaient mis le feu à un bus d’écolières. Ils avaient également incendié des cinémas, des boîtes de nuit, des cabarets, certaines institutions politiques et aussi les banques. L’armée était intervenue et les agitateurs qui avaient le soutien des pions islamistes de Washington avaient pris la fuite au bout de quelques heures. Khomeiny avait été arrêté. Il risquait la peine de mort. Le parti Front National proche des Britanniques et le clergé chiite a est aussi lié aux Britanniques avaient oeuvré ensemble pour le sauver notamment en lui attribuant le titre d’ayatollah pour lui assurer l’immunité assurée par la constitutionnelle alors en vigueur. C’est pourquoi il a échappé à la mort et a été condamné à l’exil.

La révolte ultra violente du 5 juin 1963 a fait la réputation de Khomeiny et des intégristes qui le suivait. C’est une date sacrée pour les responsables du régime : toutes les factions du régime même les soi-disant modérés en parlent avec ferveur et dévotion.

Après le discours du Guide sur la force islamique du régime, on devait assister à des commémorations hautes en couleur sur les lieux de cette révolte nimbée de légendes et très surévaluée : à Mashad, à Tabriz, à Shiraz et surtout à Téhéran notamment du côté du Bazar et de la place Shoush où se trouvait alors la halle aux légumes.

Par ailleurs, les mollahs parlent d’un massacre (non vérifiable) les jeunes mollahs de l’école Feyzieh de Qom, on devait y assister à une importante commémoration. Enfin, on affirme que des centaines d’habitants croyants de Varâmine étaient partis à pied et vêtus de linceul vers Téhéran pour aider Khomeiny, mais ils avaient été massacrés en chemin par les soldats. On devait aussi assister à une autre commémoration dans cette ville.Le régime avait une large palette d’action s pour montrer la force évoquée par son Guide Ali Khamenei.

Mais lundi 4 juin 2012 (15 Khordad 1391), on n’a vu aucune ferveur et dévotion sur ces sites jadis très agités. Il ne s’est rien passé à Feyzieh, il n’y rien eu rien à Mashad, rien à Shiraz et rien à Tabriz ! Les bazaris étaient invités à baisser leurs rideaux, mais ils ont refusé. Le régime, qui manque de force, n’a pas pu les forcer ou les punir.

A Téhéran, le régime était dévalorisé : il ne pouvait pas rassurer ses collaborateurs. Ils n’ont pas cru judicieux de s’afficher à ses côtés. Le régime a dû se contenter d’une conférence miteuse dans une salle de prière de second ordre devant une salle improbable composés de 30 personnes âgées, 30 bidasses et quelques responsables inconnus.

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A Qom, le régime a signalé une grande marche en gloire de Khomeiny. Mais nous avons trouvé que les images étaient contradictoires. Seules deux vues concordent, on y voit une petite foule de 40 personnes portant des pancartes et des banderoles dédiée à Khomeiny et marchant derrière une camionnette bleue surmontée par un mollah. Le régime a diffusé une autre photo avec la même camionnette et une foule plus importante, mais on n’y voit aucun support dédié à Khomeiny, mais des portraits de Khamenei. Cette image ne peut être retenu. La foule de Qom était visiblement de quarante personnes, ce qui est vraiment assez nul.

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A Varâmine, on assiste chaque année à une prière puis une marche silencieuse d’une quarantaine de porteurs de linceuls. Cette année, on a des photos similaires, mais ces images portent la marque de la tricherie car dans la mosquée sur la distance entre les deux poteaux, au 1er rang, il y a de la place pour 4 personnes, mais plus loin, on trouve 10 à 12 personnes sur la même distance. De fait, on serait tenté de dire que le rassemblement de cette année a tout au plus réuni une vingtaine de personnes. On voit la même technique de triche sur la photo du groupe à l’extérieur.

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Ainsi, en tout, le régime a mobilisé à peu près 130 personnes dans tout le pays pour l’une des journées les plus importantes pour son légende. Pratiquement, tous les dirigeants ont jugé plus prudent de se cacher. Le patron du régime a aussi déserté la scène. Ce ne pouvait pas continuer. Larijani devait trouver une artifice pour créer une effervescence religieuse. Notre Géo Trouvetou qui a d’ailleurs un air de famille avec ce dernier a vite la solution : il a décrété le début d’une période de 3 jours d’Etekaf ou retraite spirituelle pour que chacun puisse se retrouver avec Khomeiny et a commencé à diffuser des images de cette retraire dans la minuscule mosquée Lorzadeh de Téhéran ou dans la salle de prière de l’université d’Amir Kabir qui une forme conique.

Un point intéressant de ces images est la taille des mosquées, l’autre point est l’attitude des participants : il y a des jeunes, mais ils ne prient pas, ils bouqinent car nous sommes actuellement à la veille des examens de fin d’années. Il y a aussi des gens plus âgés qui dorment généralement. On voit aussi des gens avec des ordinateurs portables ou en train d’envoyer des SMS. sur ces deux sites, nous n’avons vu qu’un seul individu en train de prier.

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Larijani était dans un total non sens du point de vue de la charia car e processus de retraite spirituelle d’Etékaf est exclusivement réservé à la période de Ramadan et ne peut avoir lieu que dans les principales mosquées de chaque pays.Par exemple, en Irak qui compte des dizaines de mosquées ou lieux saints, il n’y a que 4 mosquées autorisées à organiser ses trois jours de retraite spirituelle consacrée à un dialogue intérieure amoureuse avec Dieu !

Là, le régime acculé et en manque de mobilisation évoquait un dialogue religieusement amoureux avec Khomeiny et coller les gens de préférence dans les plus petites salles de prières pour simuler une effervescence religieuse au moment de l’anniversaire de la naissance politique de son idole. Il n’y avait là rien de conforme à la tradition du chiisme, mais ont été bien dans la tradition des tricheries du régime : Aucun grand ayatollah n’a ouvert le bec pour critiquer ces écarts ! Tout le monde a accepté les nouvelles règles du jeu dictées par Larijani, le propagandiste, pour tenter de sauver le régime.

La semaine dernière, la situation était différente : alors que Larijani peinait à rassembler les troupes encore fidèles pour participer aux hommages à Khomeiny, son rival Rafsandjani avait tenté de le déstabiliser en mettant en avant ses propres qualités et son passé de gestionnaire du régime en temps de crise.

Rafsandjani peut-être considéré comme le T-Rex du régime. Demi-frère de Khomeiny, il a organisé l’élimination physique des pions de Washington pour permettre la prise du pouvoir par les membres du clergé tradition, en particulier son demi-frère, Khomeiny qui avait une stature d’homme politique en raison de son opposition contre le Chah sans avoir pour autant une réputation de grand ayatollah. Après la prise du pouvoir par sa famille, Rafsandjani a pu accéder à la direction de la guerre, des achats d’armes, les services secrets et le ministère de l’intérieur, il a aussi pris possession de sa région de naissance et devint le plus grand exportateur mondial de pistache. Il a aussi confisqué le secteur alimentaire. D’autres gens de la famille de Khomeiny et certains de ses bons serviteurs ont confisqué d’autres sources de revenus au grand dam des autres mollahs du clergé. Il avait déjà beaucoup de pouvoirs, mais il avait aussi beaucoup d’ennemis.

Rafsandjani travaillait alors pour Khomeiny. Ses grandes actions de l’époque sont le recours au terrorisme pour obtenir le remboursement du prêt Eurodif ou pour faire partir les Américains du Liban. Grâce à ces succès dont le mérite ne lui revient pas à 100%, il a consolidé sa position dans l’hiérarchie du régime islamique dominé par son demi-frère Khomeiny. Il savait que tout pourrait s’effondrer avec la mort de ce dernier. N’ayant pas de titre religieux, il pouvait être démis de toutes ses fonctions.

Conscient de sa faiblesse, il a alors œuvré pour éliminer physiquement ses ennemis ou ses rivaux et pour créer un réseau avec des jeunes ambitieux qui n’avaient pas la chance d’appartenir aux grandes familles du clergé. Il a ainsi créé un vaste réseau au service de ses intérêts. Il a aussi convaincu Khomeiny de créer un organisme appelé le Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime dont il serait le président à vie pour qu’il puisse surveiller son œuvre après sa mort. Quand Khomeiny mourut, avec l’aide d’Ahmad, le fils de Khomeiny qui était aussi son secrétaire confidentiel, il a falsifié le testament du vieux écartant un autre membre de leur propre famille, l’ayatollah Montazéri, beau-frère de Khomeiny qui pouvait lui succéder. Rafsandjani a fait établir un nouveau testament désignant un de ses amis Khamenei qui comme lui était un mollah sans rang. Nommé Guide, Khamenei a décidé de réformer le régime pour transférer les principaux pouvoirs qui lui avait été confiés au Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime ! Moussavi (neveu de Khamenei) était alors 1er ministre et devait donné son accord : il l’a donné ! Moussavi a obtenu en récompense un permanent siège au Conseil de Discernement. Le Conseil de discernement placé à vie sous la présidence de Rafsandjani obtient le droit de décider l’ensemble des politiques du régime dans tous les domaines et le droit de signer tous les contrats de vente de pétrole et des minerais.Grâce à des complicités bien exploitées, Rafsandjani est ainsi devenu le super patron du régime, mais aussi l’homme le plus haï par ses rivaux. Afin qu’ils ne puissent pas le faire tomber : il a demandé à certains de ses pions de jouer le rôle de ses ennemis à simuler des rivalités ! Khatami, le modéré et Ahmadinejad, le non modéré, sont parmi ses pions, tous les issus des services secrets du régime jadis contrôlés par Rafsandjani.

On peut considérer Rafsandjani comme un vrai stratège politique, mais en étant depuis longtemps au pouvoir à jouer avec tout le monde, il s’est cru un surhomme d’intelligence a fait des erreurs. Il a notamment tenté d’obtenir le savoir nucléaire auprès des Argentins en faisant appel au terrorisme.Il a été condamné personnellement pour crime contre l’ »humanité et placé sous mandat d’arrêt international. De peur d’être livré aux Américains en échange de la fin des sanctions : il a dû ouvrir le l’accès au Conseil de Discernement à ses ennemis dont Ali Larijani qui appartenait à deux familles religieuses écartées par ses soins.

Ali Larijani a pu obtenir des postes clefs comme les négociations nucléaires pour surveiller qu’il n’y ait pas de deal ne respectant pas ses intérêts. Il a aussi été pressenti pour devenir président de la république : on lui laissait une place pour créer son réseau. Mais il est allé un peu vite en essayant avant « sa présidence » de confier le ministère de l’intérieur à son plus important lieutenant Ali Kordan. A la sortie de dossiers compromettants sur les gros bonnets de Rafsandjani, ce dernier a détecté comme un coup d’Etat rampant contre son réseau. Il a lancé une campagne de diffamation contre son plus important lieutenant Ali Kordan qui fut éliminé d’une manière très humiliante pour Larijani, puis supprimé par un cancer fulgurant. Larijani a aussi été dégradé et a dû renoncer à sa candidature à la présidence.

En 2009 au moment de la fin d’un ultimatum lancé par Obama, le régime allait subir de nouvelles sanctions.Rafsandjani avait peur d’être destitué et remplacé par un rival, peut-être Larijani qui avait envie de se venger. Rafsandjani devait agir : il a fait sa plus grande erreur d’estimation. En se disant que Washington a toujours soutenu les demandes de libertés des peuples, il a eu l’idée d’organiser une révolution de couleur (de couleur vert en référence à l’Islam) sous la direction de son ami de toujours Moussavi qui s’était dit en faveur du programme nucléaire : il pouvait ainsi donner une légitimité démocratique au régime et au programme nucléaire sanctionné par Washington espérant ainsi contraindre moralement Washington à casser ses sanctions. Ce projet a sans nul doute était approuvé par l’ensemble des composants du régime y compris par Larijani car il a été très indulgents avec Moussavi.

Mais la révolution verte a mal tourné : une fois autorisé à manifester, le peuple a crié Mort à république Islamique ! Les Pasdaran sont restés passifs pour laisser le peuple le reverser. Le régime s’est retrouvé très en difficulté. Moussavi a lâché les manifestants. Le régime a également fait appel à ses hommes de main qui sont encore à ses côtés et à de la propagande en diffusant des chiffres très élevés de tués pour intimider le peuple. Washington qui ne souhaite pas la fin du régime islamique a également aidé le régime en refusant tout soutien au peuple iranien ! Ses alliés européens ont suivi la tendance. Il y a eu une pôle de soutien invisible au régime qui a empêché sa chute. Rafsandjani qui avait failli anéantir le régime a offert la direction du pouvoir judiciaire à Sadegh Larijani, le frère d’Ali Larijani, pour bénéficier du soutien de ce dernier afin de garder la direction du régime. Il a alors continué à promouvoir sa révolution verte, mais le peuple qui avait capté le jeu a toujours boudé les manifestations annoncées. Après, 1 an, en juin 2010, Rafsandjani a soudain disparu des activités officielles et Larijani s’est mis à assurer ses activités.

La direction politique avait été retirée à Rafsandjani sans qu’il soit officiellement écarté de la présidence de son Conseil de Discernement et la direction générale des affaires politiques a été confiée à Ali Larijani et ses frères. Larijani devait trouver une parade pour le nucléaire et aussi faire revenir les Pasdaran du côté du régime. Mais Rafsandjani bien qu’écarté de la direction avait gardé un pied dans la direction car il avait accès aux négociations avec les Américains et les Européens via le gouvernement Ahmadinejad composé de ses pions. Larijani a sans cesse oublié sa mission pour attaquer Rafsandjani et ses pions notamment Salehi, le ministre des affaires étrangères qui rencontrait souvent les Occidentaux. Ces attaques sont devenues plus fortes à mesure qu’il paraissait incapable de trouver des solutions pour le nucléaire, pour les Pasdaran de plus en plus distants. Rafsandjani a riposté à plusieurs reprises via son réseau, notamment en mars dernier par des révélations sur les mauvais résultats économiques du régime afin de discréditer Larijani sans se soucier que ses propos allaient encourager d’autres à s’éloigner.

La semaine dernière au moment où Larijani subissait son plus grand échec avec zéro mobilisation pour la semaine d’hommages à Khomeiny, Rafsandjani a jugé le moment opportun pour tenter de revenir. Larijani avait alors riposté par l’intermédiaire de son frère qui dirige le pouvoir judiciaire en annonçant qu’un homme d’affaire lié à Rafsandjani qui est actuellement jugé pour fraude et pour atteinte à la sécurité nationale avait révélé la complicité de trois des meilleurs lieutenants de Rafsandjani dans ses fraudes : l’accusé que l’on n’avait jamais entendu était autorisé à s’adresser aux médias pour accuser les chefs du réseau de Rafsandjani ! Il affirmait qu’ils l’avait rencontré à plusieurs reprises dans une chambre d’hôtel pour monter ensemble des affaires illégales. Cet accusé bavard a également accusé des mêmes agissements illégaux Ali Rezaï, un des alliés de Rafsandjani. Mais le parquet n’avait pas demandé une enquête. Il s’agissait clairement d’intimider Rafsandjani pour qu’il renonce à son come-back et à ses attaques contre Larijani. Rafsandjani avait compris que les accusations étaient un avant-goût, on pouvait cibler sa personne ou ses enfants : il a renoncé à son come-back. Larijani avait alors tenté de l’achever en se moquant de ses dialogues avec Washington et en laissant les accusations courir contre lui.

Mais cette semaine, après ses échecs notamment l’absence unanime de mobilisation pour l’hommage à l’action islamiste de Khomeiny, Larijani a touché le fond : il avait échoué dans sa mission. Il pouvait être écarté. Il a eu besoin de tous les soutiens possibles : il a annoncé qu’en Iran, il n’était « pas interdit de rencontrer qui on voulait dans un hôtel ! »

Larijani a ainsi enterré la hache de guerre pour obtenir le soutien de ses rivaux, mais surtout pour devenir le candidat d’un consensus interne pour la gestion des affaires. Chacun sait qu’il veut réussir dans sa gestion pour se poser en candidat à la présidence pour avoir accès aux voyages à l’étranger et donc accès à un dialogue direct avec les Américains pour ne pas être exclu des accords à venir. Il voulait donc avoir la paix pour construire sa campagne et se donner la possibilité de se poser en candidat du consensus pour les présidentielles.

Rafsandjani ne pouvait pas aimer le laisser réussir et devenir invincible. Il était clair que Rafsandjani chercherait rapidement à le bousculer sur son point faible qu’est sa gestion pour le faire chuter. Conscient de ce risque, Larijani devait renforcer sa position.Larijani devait donc trouver une position de force d’où contre-attaquer Rafsandjani sans remettre en cause l’image du bon arbitre impartial et gentil qu’il doit incarner. La place du président du Parlement qu’il a occupé ces derniers années était évidemment idéal, mais dernièrement au moment d’une grosse panique interne du régime, il avait cru que la fin était proche, il avait renoncé à un nouveau mandat pour se permettre de revenir à la direction des négociations nucléaires qu’il avait déjà assumée pour avoir un œil sur les marchandages et s’assurer qu’il ne serait pas oublié dans le deal.

Larijani avait alors laissé son ami Haddad-Adel briguer ce poste de présidence de Parlement à sa place. Par la suite quand Rafsandjani avait décidé de revenir, Larijani avait décidé de se rétablir provisoirement à ce poste pour utiliser cette tribune permanente pour le critiquer.

A présent qu’il devait trouver un moyen pour rétablir sa candidature. Ce moyen devait confirmer l’image du bon arbitre qu’il veut donner.L’ex-patron de la propagande audio-visuelle du régime devait faire vite car le lendemain, le mardi 5 juin, Ahmadinejad (membre du clan Rafsandjani) devait s’envoler pour Pékin pour y rencontrer les responsable chinois ainsi que Vladimir Poutine et Saïd Jalili, également membre du clan Rafsandjani qui dirige le conseil iranien de sécurité et les négociations nucléaires devait aller en Russie pour rencontrer ses divers homologues dont le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie Nikolaï Patrouchev au Forum international de Saint-Pétersbourg, mais aussi des Européens ou des Américains !

Mardi 5 juin 2012 (16 Khordad 1391), l’occasion fait le larron : l Larijani a trouvé la solution avant le départ d’Ahmadinejad et Jalili vers des dialogues secrets.

Haddad-Adel dont le nom signifie le bourreau équitable est arrivé au Parlement avec une cheville plâtrée, un air dépité et une longue robe de chambre que portent généralement les gamins que l’on va circoncire après cette opération douloureuse. En gros : IL ETAIT MALADE ! Il ne pouvait pas faire campagne ou assumer la présidence. car comme on le sait une cheville plâtrée bloque le cerveau. Il a renoncé à sa candidature et le futur président gentil a dû assumer la candidature. On a vite voté et il a était élu ! Dès qu’il a était élu, l’homme pressé du régime, le champion des divisions internes, a pris le micro pour encourager les uns et les autres à éviter les conflits internes.

Cette mise en scène pour justifier son « élection » a contraint Larijani à photographier le Parlement alors qu’il évite cela depuis des mois pour cacher la rupture massive des parlementaires que nous avons pu constater à l’occasion des photos d’ensemble au moment de la séance d’investiture du nouveau Parlement.

Dans le cas présent, le défi était de montrer l’agitation de l’arrivée du candidat blessé, faire le tour de la salle pour montrer les réactions sans jamais montrer les sièges vides. Ce projet a été confié au plus fidèle des photographes du régime : Raouf Mohseni (Affectueux Mohseni, contre le méchant Mohseni que je suis). Il a réussi sa mission à la perfection en créant une ambiance avec les 20 députés qui restent fidèles au régime.

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Pour occuper davantage la scène médiatique, le futur président affectueux a une nouvelle fois focalisé les médias officiels sur son projet de retraite spirituelle, cette fois à Mashad, une des villes qui avait participé de loin à la révolte de Khomeiny en 1963. Le régime a parlé de la participation de milliers de gens. Les photos nous montrent la participation d’une vingtaine ou trentaine de jeunes qui étudient.

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Rafsandjani a riposté en affichant son lieutenant Velayati, chargé des groupes islamiques terroristes, avec une délégation d’islamistes venus d’Egypte et reçus en priorité par son homme avant Larijani. Velayati est chargé d’organiser des conférence sur l’Eveil d’Islam, mais il s’agissait d’un concours de qui pisse plus loin car personne n’a pu rapporter le sujet de cette conférence qui a réuni 12 orateurs pour 20 auditeurs !

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A mi chemin du récit de la semaine, nous marquons une pause pour signaler une folie interne : le peuple veut sa chute, les Américains veulent rentrer et prendre le pouvoir, ses forces armées l’ont lâché. il est isolé et affaibli. Il se prétend fort pour dissuader le peuple. Il marchande à distance avec les Américains et en plus, il y a une guerre interne entre les dirigeants.

Selon notre point de vue, le régime est en danger car il a perdu le soutien de ses forces armées et les sanctions mises en place par Washington permettent de provoquer les conditions d’une explosion, elles incitent aussi des partenaires privilégiés du régime comme la Chine à envisager sa chute et à prendre leur distance. Les mollahs ne semblent pas partager ce diagnostic quand ils perdent du temps avec leurs luttes internes, dans le sens des intérêts personnels. Mais cette lutte interne est fondamentalement inévitable : Khomeiny a pris le pouvoir avec son demi-frère Rafsandjani et son beau-frère Montazéri en excluant tous les autres mollahs dont Mottahari (le beau-père de Larijani). La famille de Khomeiny puis après sa mort celle de Rafsandjani se sont emparées de toutes les bons business, les autres luttent pour obtenir plus, les premiers leurs répondent par des croche-pieds. La république islamique est en fait une oligarchie de brigands. C’est Pirates des Caraïbes. Cette guerre des brigands commencée à la naissance du régime ne cessera qu’à sa disparition.

Les dirigeants voleurs et veules de ce régime ont toujours donné la priorité à leurs intérêts personnels. On le voit encore plus clairement que jamais car ils continuent alors que leur régime explose de toute part comme la Tour infernale. C’est pourquoi les Iraniens les ont toujours considérés comme inaptes à gérer leur vie et pourquoi ceux qui les accompagnent tremblent aujourd’hui à l’idée de devoir compter sur eux !

Pour nous, le régime est forcément condamné car ses chefs placent leurs intérêts au dessous de tout et sont engagés dans une folle course pour eux mêmes sans établir aucune échelle des problèmes et des priorités.

Mercredi 6 juin 2012 (17 Khordad 1391), qu’a fait le patron fou du régime fou des mollahs ou encore son adversaire plus fou et plus féroce en ce jour pivot du milieu de la semaine iranienne de travail ?

Rafsandjani a sorti un Scud contre Larijani : un blog de jeunes révolutionnaires très impliqués dans la défense du Guide et d’Ahmadinejad a lancé l’idée que le meilleur choix pour les futures présidentielles était Saïd Jalili, le négociateur nucléaire car il avait été un bassidji exemplaire, un héros de guerre, blessé grave au front y ayant perdu le pied droite, auteur d’indispensable : Politique Etrangère de Mahomet, et enfin diplomate hors pair maîtrisant l’anglais et l’arabe (ce qui n’est pas le cas de Larijani).

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Incroyable mais vrai, Larijani a mis en avant le procès de la fraude à l’assurance dans lequel on a clairement évoqué la complicité des responsables proches de Rafsandjani.

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Larijani qui avait par ailleurs été humilié de ne pas avoir rencontré les islamistes égyptiens a fait venir à Téhéran Ahmad Jebril, le chef des FPLP pour poser en sa compagnie.

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Enfin, il a bombardé les médias avec des photos de son projet de retraite pour éclipser le Scud de la candidature de Jalili lancé par Rafsandjani.Personne n’a vraiment regardé les images de retraites organisées par Larijani et tout le monde est resté sur la candidature de Jalili, mais nous faisons là l’inverse car les images qui ont été négligées étaient très intéressantes.

Tout d’abord, Larijani a oublié les Iraniens qui ne lui semblaient pas très assidus pour solliciter les étrangers qui étudient le coran à Qom : ces gens qui sont des boursiers du régime n’ont pas accédé à sa demande et le résultat a été plus catastrophique.

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Le régime est retourné vers les Iraniens et s’en est allé solliciter les habitants de Mazandéran, une région pauvre, sans doute avec une rémunération : il ne pas pu dépasser 20 personnes.

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A Tabriz, il a offert des plats chaud : il est resté à 20 personnes dans une ville réputée comme ultra religieuse !

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Il est allé à Kermân. Il a annoncé des milliers de participants : la mobilisation y a été proche du zéro !

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Ça ne marchait pas : il a annoncé une distribution de cercueils de Martyrs inconnus à leur famille !!!! Il n’a évidemment pas pu trouver de familles d’accueil. Une petite dizaine de ses propres costauds ont tenté d’organiser une prière autour d’un cercueil, mais encore une fois, il n’y a pas eu d’enterrement pour ne pas abîmer la précieuse accessoire.

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Larijani était atomisé par la candidature de Jalili et n’arrivait pas à faire du bruit avec ses propres atouts. On a tout d’un coup eu enfin des images d’un méga rassemblement de jeunes priant dans une mosquée de Shiraz. En agrandissant une banderole que l’on voit par arrière, nous avons compris que la photo était prise pendant une période de Ramadan ! Vu les habits estivaux, il devrait s’agir d’un récent Ramadan.

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Enfin de la journée, un groupe anonyme de jeunes mollahs a mis les responsables en garde contre la société de Hojjatieh, qui luttent contre leurs homologues et a demandé aux responsables d’être vigilants qui est remplis d’alliés de Rafsandjani.

C’était là évidemment une réponse à la Candidature de Jalili lancée par Rafsandjani.Larijani a même pris le soin de fabriquer son suc formellement comme celui de son adversaire : Puisque Rafsandjani avait utilisé de soi-disant jeunes Pasdaran (comme Larijani) pour soutenir une candidature différente du sien, Larijani prenait de soi-disant jeunes mollahs pour attaquer des mollahs haut placés de son clan.

Sadegh Larijani a également démis de ses fonctions deux juges mollahs dont un certain Razine proche de Rafsandjani. Il a également annoncé 5 pendaisons publiques à Shiraz qui avait rejeté son initiative, ce qui l’avait contraint à diffuser une image d’archive du Ramadan.

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On a ainsi eu une journée entière de guerre interne ! Les Chinois n’ont aimé, ils ont restés très distants avec Ahmadinejad.Puisque Washington empêchent actuellement compagnies d’assurance de garantir les livraisons pétrolières iraniennes pour empêcher ces livraisons : Ahmadinejad a proposé la livraison du pétrole par des cargos escortés au frais de l’Iran à la sortie du Golfe Persique. Mais, les chinois n’ont montré aucun intérêt.

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Jeudi 7 juin 2012 (18 Khordad 1391), Poutine a vu que le régime se dispersait. Il a profité de cette situation d’extrême solitude pour rappeler qu’il a depuis toujours soutenu ce régime (en fait pour confirmer sa place d’intermédiaire dans les négociations). Mais c’était quand-même une victoire pour Rafsandjani. Larijani devait répondre : pour accaparer les attentions, il a annoncé de nouvelles pendaisons.

Cette nouvelle n’était pas à la hauteur de l’objectif.Rafsandjani a profité pour tirer un autre Scud : il a complété la candidature de son poulain en divulguant dans le quotidien Keyhan des anecdotes évoquant sa fermeté face aux 5+1 à Bagdad et sa décision de se montrer explosive comme une vraie bombe atomique en cessant un dialogue qui lui paraissait inutile et injuste. Il n’avait pourtant rien dit de tel à sa conférence de presse, on était en train d’inventer une forte personnalité à un homme qui brille par sa fadeur.

Larijani, ex-patron de l’audio-visuel, devait aussi exploser une bombe pour détourner les attentions.Il a trouvé une idée exceptionnelle : le soir même, des objets lumineux (mobiles comme des Ovnis) ont explosé dans le ciel de Téhéran et Mashad !Ces objets inconnus ont donné lieu à une vaste polémique qui a complètement explosé la nouvelle de la candidature de Jalili. Après avoir laissé parler tous le monde sur le net, le régime a annoncé qu’il s’agissait de tirs de leurres lumineuses pour un exercice de la défense passive.

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En parallèle, Larijani a relancé ses projets avec une retraite à Qom (toujours aussi décevante) et un autre enterrement de Martyr dans la minuscule mosquée Lorzadeh de Téhéran (un peu mieux exploitée, mais très comique).

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En fin de la soirée, Larijani a tenté de redorer son image en annonçant un très grand rassemblement de mollahs favorables pour rendre hommage à un ancien de député de cette ville qu’il représente à présent. Mais l’image nous un petit rassemblement.

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Vendredi 8 juin 2012 (19 Khordad 1391), le régime était encore dans la guerre interne. Les Européens lui ont proposé une rencontre à Vienne.Jalili a oublié ses histoire de bombe et a accepté de s’y rendre. La Chine a demandé au régime d’y faire un effort. Veritas a annoncé qu’il n’assurait plus les cargos iraniens. On essayé de ramener les débats sur les sujets sérieux. Mais le rendez-vous de Vienne a fini dans aucun progrès.

Samedi 9 juin 2012 (20 Khordad 1391), Larijani devait retrouver son rival Rafsandjani pour la réunion hebdomadaire du Conseil de Discernement. L’ambiance était bien tendue. Rafsandjani a tenté de marquer ses points en faisant intervenir Vahidi, le terroriste internationalement recherché qui occupe désormais le poste du ministère de la défense.

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Dans l’après-midi, Larijani a annoncé un renforcement des accusations dans le dossier de fraudes à l’assurance qui visent les proches de Rafsandjani où on a vu réapparaître sur une banderole un slogan que l’on voyait jadis lors des défilés des Pasdaran : « Nous tiendrons jusqu’à la fin ».

« Nous » (les frères), cela annonce de la rigidité, mais aussi de la guerre interne entre les brigands au pouvoir ! La folie guette les derniers collaborateurs des mollahs.

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