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Iran : La semaine en images n°263
07.03.2013

intro de base pour comprendre la situation.
mise à jour chaque semaine en rapport avec l’actualité
mais aussi avec de nouveaux éléments sur le passé.
Le tout en gardant une longueur raisonnable
(afin de limiter les fautes dues au manque de temps pour tout relire).

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Origines de la crise | Dès 1957, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs plans pétroliers. Ils espéraient le remplacer par des activistes islamistes (non cléricaux) afin de doubler les Britanniques présents en Iran au travers les mollahs, mais aussi pour renverser grâce à leur souffle révolutionnaire islamiste les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer aussi en Asie Centrale musulmane (soviétique et chinoise).

En 1973, le Shah a annoncé qu’il ne reconduirait plus le contrat de 25 ans obligeant l’Iran de vendre son pétrole en exclusivité aux Américains, les Britanniques et les Français selon un prix constant. Ce contrat finissait le 19 août 1979. Les Américains qui possédaient ainsi 40% du pétrole iranien à un prix très bas ont amplifié alors leur hostilité contre le Shah avec l’intention de le renverser avant août 1979. Les Français qui avaient 6% de la production iranien se sont alignés sur Washington. Les Britanniques qui possédaient 47% du contrat, mais sont en guerre pétrolière avec Washington depuis 1911 [1], ont participé avec tous leurs pions à ce projet islamisant intitulé Ceinture Verte et ont pu écarter les pions activistes islamistes de Washington. Pour bloquer le retour de ces islamistes non cléricaux, les mollahs ont rompu les relations avec Washington et ont également adopté la doctrine de la Tutelle d’un Grand Ayatollah sur la République Islamique.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs pour les affaiblir économiquement, les mettre devant un risque de soulèvement populaire afin de les amener à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques pour reprendre le pouvoir via des élections du régime (une révolution de couleur).

Mais il s’agit d’une guerre très tactique car Washington a souvent laissé ses partenaires critiquer ses sanctions ou même contourner ses sanctions et alimenter les caisses du régime quand ses sanctions étaient allées trop loin et pouvaient entraîner la chute du régime. Pour éviter des sanctions très dures voire fatales, Washington est également resté des accusations floues (avec des rapports et contre-expertises officielles) pour pouvoir esquiver toute escalade susceptible de provoquer une guerre et d’entraîner la chute du régime islamique nécessaire aux plans régionaux américains.

Face à ce projet de guerre tactique d’usure économique , les mollahs contrôlés et conseillés par les Britanniques ont opté pour une politique d’amplification de la crise et d’escalade délibérée afin de forcer Washington à capituler. Rafsandjani, le coordinateur du coup d’Etat anti-américain, devenu avec l’aide des Britanniques patron du régime et de ses services secrets, n’a omis aucun effort en ce sens par un recours immodéré au terrorisme au Moyen-Orient ou par la guerre contre l’Irak pour perturber l’approvisionnement pétrolier de l’Amérique. Mais il n’a pas su faire capituler Washington.

Les rivaux internes de Rafsandjani (mollahs écartés par lui du pouvoir et des meilleurs business) étaient alors en but de le virer, prendre sa place et tenter de réussir par plus de méchanceté pour sauver le régime et en prime le patron économique du régime. Pour les contrer, Rafsandjani a acheté le soutien de des plus petits adversaires (comme les Larijani) (en leur accordant des sièges du Conseil de Discernement, organe par lequel il dirigeait le pays). Il a aussi acheté la protection des Européens en leur bradant le pétrole iranien. Et il a également acheté le soutien des hommes d’affaires issus du régime en leur offrant des dollars bon marché. Il a aussi mis au pouvoir un ex collaborateur chargé de l’épuration des universités et d’assassinat des opposants, Khatami, pour jouer le rôle du modéré officiel et simuler un faux apaisement en direction de Washington afin d’obtenir un gel des sanctions et aussi avoir le temps de réarmer ses accus notamment en réarmant le Hezbollah.

Mais ce faux apaisement n’a rien donné, il a même incité Washington à parler d’une possible menace nucléaire pour justifier le recours à des sanctions plus lourdes et aussi à des frappes préventives. Rafsandjani a renoué avec la politique de l’amplification de la crise via Ahmadinejad (un autre ex-collaborateur des services secrets) et il a confié la direction des négociations à son jeune rival Ali Larijani pour faire partager les torts. Ce choix a permis à Washington d’impliquer le Conseil de Sécurité et engager un grand nombre de pays à participer à ses nouvelles sanctions bancaires destinées à épuiser toutes les ressources en dollar du régime déjà ruiné par les choix clientélistes de Rafsandjani.

En 2008, le régime déjà très endetté a été confronté au manque de devises pour assurer l’approvisionnement du marché intérieur. Rafsandjani et Larijani (devenus collègues) ont fait le choix de geler les salaires et relever les prix des produits importants pour diminuer la consommation et ainsi gagner du temps dans l’espoir de parvenir à capituler Washington par tous les moyens. De nombreux collaborateurs du régime notamment les Pasdaran de base ont été déçus par cette fuite en avant qui méprisait leurs intérêts vitaux : issus du peuple et engagés par pauvreté et non pas conviction, ils ont commencé à boycotter les manifestations officielles.

La caste dirigeante a réalisé son isolement : ses membres devaient négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole des marchandages, Rafsandjani, le patron du régime, a alors écarté Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington.

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En 2008-2009, on est ainsi passé d’une Guerre pour être le sauveur du régime à une Guerre pour l’accès aux marchandages avec Washington !


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Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et tous ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son principal lieutenant politique.

Puis Rafsandjani a tenté un dernier joker : le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur (uniquement hostile à son propre pion Ahmadinejad) pour duper Washington et l’entraîner à abolir ses sanctions. Larijani a soutenu ce projet insensé qui lui semblait efficace.

Mais, le peuple autorisé à manifester a révélé son hostilité au régime tout entier. De plus, les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Les Américains n’ont pas aidé cette contre-révolution contraire à leurs plans régionaux ont même participé aux rumeurs diffusées par le régime pour intimider le peuple et mater leur révolte. Ce qui a brisé le cœur des Iraniens et leur envie de lutter. Mais in fine, chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné. Larijani, mais aussi d’autres, se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages avec Washington pour garantir leur survie au-delà du régime.

Rafsandjani, menacé de toute part, a divisé la coalition informelle à son encontre en offrant le pouvoir judiciaire aux Larijani avant de tenter de relancer son Mouvement Vert avec une nouvelle république islamique hybride formée par ses pions, les pions de Washington et de nouveaux pions venus de Londres. Mais cette monstruosité politique a échoué.

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Après un nouveau ratage du projet d’hybridation, fin 2010, Rafsandjani a oublié ses amis britanniques et a décidé de négocier avec Washington afin d’obtenir des garanties de sécurité pour quitter le pays sans être poursuivi pour son passé terroriste !

Le régime a alors été malmené par les Britanniques. Ali Larijani condamnait aussi toute négociation car il n’y participait pas. Larijani a alors commencé à utiliser le pouvoir Judiciaire contre Rafsandjani et ses pions gouvernementaux chargés des négociations à savoir Ahmadinejad ainsi que que son ministre des affaires étrangères Salehi ou encore le négociateur nucléaire Jalili… Chaque clan manoeuvrait pour ses intérêts au mépris de l’intérêt commun de tous les serviteurs du régime. Cette désunion a provoqué de nouvelles ruptures internes.
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Les hommes d’affaires du régime ont jugé qu’ils étaient en danger : ils ont commencé à brader leurs avoirs boursiers et immobiliers pour acheter de l’or et des dollars afin de fuir le pays. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a mis le régime face à un risque de banqueroute de la Banque centrale Iranienne (BCI). Pour calmer la situation, les Larijani, maîtres du Pouvoir Judiciaire, ont commencé des procès contre les candidats à la fuite avec l’accusation de fraude ou de blanchiment d’argent, délit passible de la peine de mort, mais ils n’ont jamais osé appliquer les verdicts annoncés de peur de provoquer une fuite massive des capitaux, susceptible d’entraîner la banqueroute, puis la chute du régime.

Dès lors, en combinaison avec les Chefs Pasdaran, les Larijani ont sans cesse tenté d’intimider les nantis paniqués en évoquant la puissance policière du régime, mais en absence de troupes fidèles visibles, ces menaces n’ont pas réussi à calmer les paniqués. Finalement, les Larijani ont tenté d’atteindre le même but en annonçant des pendaisons publiques (mais en les exécutant très tôt le matin de peur d’être pris à partie par le peuple). Ce processus d’intimidation à reculons a été avant tout un constat permanent d’impuissance et de vulnérabilité du régime. C’est pourquoi chaque clan a dans le même temps accéléré ses efforts pour arriver à un accord avec Washington.L’Etat américain a apprécié cela, mais il ne peut pas accorder les garanties souhaitées par ces gens. Ils n’ont rien obtenu.


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En décembre dernier, à l’issue d’une offre américaine d’arrangement sur l’attentat d’AMIA, Rafsandjani a été convaincu qu’il n’obtiendrait rien des Américains, a commencé à se dire proche du peuple. Il a aussi chargé ses pions Verts à scander « Mort à la République islamique ». Il a commencé à parler d’Elections Libres. Ses adversaires ont compris qu’il entendait changer de bord. Quand ses pions gouvernementaux ont annoncé de nouvelles anxiogènes de hausses de prix, ses adversaires ont été convaincus qu’il entendait provoquer un soulèvement afin de s’y engouffrer par « amour du peuple » : devenir (malgré le risque évident d’y rester) l’instrument d’un changement qu’il ne peut éviter espérant de bénéficier d’un pardon en Iran. Cette solution permettait aussi de bloquer le retour aux affaires des pions islamistes de Washington et de satisfaire les intérêts pétroliers de la Grande-Bretagne garantissant de facto les avoirs financiers de Rafsandjani dans les pays britanniques. La participation des médias persanophones britanniques dans la promotion de cette solution a laissé très rapidement supposer divers collaborateurs du régime que ce revirement très bénéfique aux Britanniques avait leur accord et leur soutien.

Les nantis du régime ont immédiatement saisi l’intérêt de cette solution de "Réconciliation Nationale". Mais les Chefs Pasdaran du Bassidj et de la Police dont les noms restent associés à toutes les répressions, les Frères Larijani complices de leurs derniers forfaits, notamment les pendaisons publiques, ont refusé cette solution, car ils ne peuvent bénéficier d’aucun pardon. Ces insolvables ont créé une coalition mais n’ayant pas de troupes actives, leur fronde est restée une nuisance purement politique.

Cependant leur nuisance a bloqué le bon déroulement de la seule issue possible pour tous les gens coincés au côté du régime provoquant leur profonde déception. Dans le contexte de l’affaiblissement du régime et l’urgence d’agir, cette déception a provoqué une nouvelle crise panique politique et financière, de nouvelles ruptures internes, des boycotts de toutes les manifestations officielles, aussi bien religieuses que politiques, dont l’anniversaire de la révolution islamique.

Lors de ce dernier boycott survenu il y a deux semaines, les membres du clergé, alliés historiques de la Grande-Bretagne, ont été absents laissant présager la possibilité d’une Fatwa pour sortir du régime bloqué. Les derniers collaborateurs du régime, mis face à l’imminence d’une chute, se sont mis à acheter des dollars au point de menacer les réserves en devises du régime.

Rafsandjani pris de vitesse par cette fuite en avant des derniers serviteurs du régime a rejoint Larijani pour annoncer l’interdiction d’acheter des dollars et la peine de mort pour les contrevenants. Mais Rafsandjani a aussi tenté d’accélérer ses efforts pour sortir du régime. Washington, inquiet par la chute du modèle islamique nécessaire à son expansion en Asie Centrale, a alors évoqué à plusieurs reprise la possibilité d’un dialogue direct avec les dirigeants du régime (insinuant des deals secrets), mais le clan Rafsandjani n’avait pas accepté et pour se débarrasser de ces demandes, il avait accepté la reprise du dialogue avec les 5+1 le mardi 26 février (cette semaine). Washington a puni ce refus de compromis et de deal secret en privant l’accès du régime à ses revenus transitant par des banques turques.

La semaine dernière, cette sanction turque des Américains a mis le régime face à un risque de pénurie de dollars : les derniers serviteurs du régime ont accentué leurs chats avant que le régime ne manque de dollars. Le régime a été si en difficulté qu’il a encore évoqué la répression contre les acheteurs du dollar. Le clan Larijani a même évoqué la mise en place des coupons de rationnement des vivres. De nombreux dirigeants périphériques au passé sale ont aussi commencé à critiquer le régime pour pouvoir s’engouffrer dans le projet de la Réconciliation Nationale !

Washington a alors changé d’attitude : il a tenté de sauver le régime par une incroyable offre pakistanaise d’achat du gaz iranien à quatre fois le prix du marché ! Le régime était sauvé par son ennemi ! Rafsandjani a compris qu’il était coincé : en acceptant il se mettrait en position d’être rapidement maîtrisé. Il devait rejeter cette offre et accéléré son plan d’effondrement programmé : le Mouvement Vert lié à Rafsandjani a affirmé que le prix proposé était très bas pour justifier le refus de l’offre. Divers ministres du clan Rafsandjani ont multiplié les provocations diplomatiques ou des menaces militaires contre Israël pour excéder Washington, casser le dialogue même avec les 5+1 afin d’amplifier la crise interne. Ils n’ont pas réussi à excéder Washington, mais la crise de panique des subalternes et des dirigeants périphériques n’a cessé d’enfler. Le régime explosait de toute part. Les Larijani et les chefs Pasdaran qui ne peuvent avoir droit à un pardon ont tenté de contenir ces ruptures en annonçant des grands rassemblements de leurs dizaines de milliers de miliciens fidèles, mais les images ont révélé qu’ils n’avaient qu’une cinquantaine de soldats souvent très âgés à leur côté.

Cette semaine devaient débuter les négociations acceptées dernièrement par le clan Rafsandjani. Dans le contexte de l’affaiblissement actuel du régime, le clan Rafsandjani a multiplié les efforts pour saboter le dialogue afin d’amplifier le mécontentement interne et déclencher le soulèvement nécessaire pour son revirement. Le clan Larijani a tenté de refroidir Rafsandjani par des discours enflammés et des arrestations visant ses principaux lieutenants chargés de la gestion de ses biens. Par hasard au même moment, une révolte populaire a éclaté au centre du pays et de simples paysans ont mis en fuite les derniers soldats du régime. Les Larijani et les Pasdaran ont été mis devant la réalité de leur impuissance. On n’a assisté à une aucune annonce d’arrestation et de pendaison de la part des Larijani et des Pasdaran. La défaite a aussi été occultée par les médias soi-disant dissidents de Rafsandjani. La réalité a bousculé les projets de chacun. Voici le récit en images et en vidéos d’une semaine de folies révélant les vraies limites du régime agonisant et de ses dirigeants isolés, épuisés, mais récalcitrants.



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(En résumé) | La semaine dernière, le régime a sans cesse été confronté à la hausse du dollar sous l’effet d’achats de plus en plus importants de cette devise. Face à un risque de révolte incontrôlable, Rafsandjani avait oublié un peu son projet de provoquer un soulèvement pour retourner sa veste avant s’y revenir quand il avait constaté que d’autres voulait lui voler ce projet. Malgré tous les efforts déployés, il n’est cependant pas parvenu à basculer les paniqués et les mécontents dans la révolte. Rafsandjani a donné clairement l’impression qu’il n’y arrivait pas. Une distribution de vivres bon marché le montra hésitants.

Ses adversaires, les Chefs Pasdaran, ont alors annoncé de grandes manoeuvres à partir de samedi pour occuper le terrain, démoraliser ses partisans, les pousser à rompre pour gagner la guerre interne contre lui et pouvoir ainsi accéder au pouvoir afin de s’asseoir face aux Américains et échanger leur place contre quelques garanties de sécurité.

Rafsandjani a tenté de relancer son plan de soulèvement programmé par l’annonce d’une mise en oeuvre du plan de libération de prix par Ahmadinejad. Ce dernier a même annoncé une intervention télévisuelle samedi, le premier jour de la semaine suivante, pour confirmer ses intentions.

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Jeudi 21 Février 2013 (3 Esfand 1391), avant cette confrontation décalée entre les deux clans, Londres a estimé qu’il devait aider son pion Rafsandjani dans le domaine de la provocation face à Washington : Reuters a révélé que les Américains disposaient l’éléments confirmant que le régime était parvenu à finir certains travaux à l’usine d’Eau lourde d’Arâk et pouvait désormais de produire du plutonium nécessaire pour la fabrication des bombes de type Hiroshima.

Par le passé, Londres avait déjà utilisé des révélations atomiques anxiogènes pour saboter des négociations entre Rafsandjani et les Américains ou encore pour aider les mollahs à provoquer une escalade quand ils marchaient ensemble, mais à chaque fois, Washington avait ignoré ses révélations pour éviter l’escalade et pouvoir continuer ses offres d’entente aux mollahs. Lors de la dernière intervention de ce genre, les Britanniques avaient tellement insisté que Washington avaient dû cesser son esquive pour annoncer une enquête avant de classer l’affaire. Cette fois en affirmant que les preuves étaient chez les Américains, Londres voulaient neutraliser leur esquive : les contraindre à annoncer de nouvelles sanctions pour engendrer une plus forte panique en Iran en espérant que cela puisse donner à Rafsandjani à une assise pour provoquer un soulèvement via le plan économique d’Ahmadinejad. Mais Washington n’a superbement nié la révélation de Reuters et le lendemain.

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Vendredi 22 Février 2013 (4 Esfand 1391), Washington a continué d’ignorer l’ingérence médiatique britannique dans ses affaires. Il les a aussi puni par l’abaissement soudain de leur note financière à Aa1 ! le régime pouvait être sûr que les Britanniques ne recommenceraient plus et surtout qu’il ne pourrait pas compter sur eux dans les négociations à venir.

Ce même jour, à mille lieux de ces hautes préoccupations internationales, quelques centaines d’agriculteurs de la région d’Ispahan se sont rassemblés pour demander au régime d’arrêter le détournement du fleuve Zayandeh Roud (la rivière nourricière) vers la région voisine et désertique de Yazd pour alimenter ses cimenteries. En l’absence d’une réponse, ils ont saboté le pipeline géant vidant leur fleuve de son or bleu et ont parqué leur tracteur à proximité tu tube éventré pour monter la garde et empêcher les sbires du régime d’intervenir et réparer leurs dégâts.

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L’attaque a montré le murissement de la rage contre le régime. Ce dernier a minimisé l’affaire pour minimiser son manque de soldats fidèles pour protéger ses sites ou équipements. L’absence de représailles par des troupes anti-émeutes (souvent évoquées par le régime) confirma l’impuissance du régime. L’absence d’info de la part du clan Rafsandjani a montré que nul ne voulait une révolte bénéfique au peuple.

L’info a été censurée pour cacher l’impuissance policière du régime et la peur d’une vraie révolte. Mais l’info est montée par une vidéo amateur qui fut vite récupérée par les "opposants liés à Washington". Ils ont contrôlé sa diffusion et supprimé tout commentaire sur l’impuissance du régime, évoquant une forte répression, pour que ce genre de révolte susceptible de balayer le régime islamique ne puisse provoquer un mouvement national. Aussi étonnant que cela puisse paraître, aucun chef de l’opposition, tout ceux que l’on entend pleurer pour les faux opposants, n’a osé défier Washington et saluer ce geste de révolte concerté et organisé ! Washington aidait encore le régime, mais il ne pouvait à distance écraser ce noyau inattendu et encombrant de révolte populaire. Les Larijani et les Chefs Pasdaran qui doivent préserver le régime pour avoir le temps pour virer Rafsandjani devaient aussi s’occuper le plus rapidement possible de ce noyau de révolte susceptible de contrecarrer leur plan.

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Samedi 23 Février 2013 (5 Esfand 1391), les Larijani et les Chefs Pasdaran ridiculisés par les pays désarmés d’Ispahan ont renoncé à une intervention à Ispahan et ont tenté de simuler un grand soutien à en leur faveur en annonçant un triple hommage grandiose à l’ayatollah sanguinaire Khoshvaght via une grande prière en son honneur, puis une grande marche populaire et enfin une grande oraison en sa mémoire en présence des responsable politique du régime et les chefs des forces armées. Le Guide Khamenei et Ahmadinejad ne pouvaient pas se défiler au risque d’être traité de traitres.

Mais Rafsandjani qui veut retourner sa veste a boycotté cette opération. Il n’était certainement pas le seul à boycotter l’opération car la grande photo de la prière avec des milliers mollahs dernière lui est un FAUX car au-delà des VIP qui se trouvent à proximité du Guide sur 5 rangés tous les visages sont flous, déformés et mal exposés ! Il n’y avait là que la petite quarantaine de hauts responsables (avec leurs gardes du corps). Ce qui indique un boycott des grands ayatollahs du clergé pro-britanniques !

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Pour la marche populaire, le régime a aussi triché car dans la partie arrière, on voit des masses de visages flous à côté d’autos qui sont parfaitement nettes !

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Le manque de manifestants dans la rue est aussi visible par le manque de participants à l’enterrement de l’ayatollah mort, mais aussi des figurants qui inconscients de leur mission rient sans retenue.

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Pour la cérémonie finale, le régime n’a pas pu faire le plein de ses responsables politiques ou militaires. Le chefs des Pasdaran Jaafari s’est retrouvé parmi la petite foule de petits derniers fidèles du régime avec un malaise visible car ces petits ne sont guère fiables. Le grand chef du terrorisme du régime Ghassem Soleymani, présent aussi, a seulement baissé la tête pour se faire oublier.

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Après cette série d’échecs, la baffe reçue la veille par le régime et l’absence de courage et de troupes fidèles pour mater 200 paysans révoltés, la panique interne a forcément continué. Les taux du dollar et de l’euro ont de fait été encore une fois censurés et remplacés par des points.

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Au cours de la semaine dernière, face à une situation similaire, le clan Larijani, qui veut préserver le régime pour en prendre le contrôle et accéder aux marchandages avec Washington, avait multiplié les menaces contre les acheteurs de dollars, mais sans passer à l’acte. Il avait ainsi reconnu la panique et son impuissance. Cette fois, il a changé d’attitude, il a multiplié les interventions pour évoquer des difficultés à venir dues à des prêts accordés par la Banque centrale iranienne à des gros bonnets refusant de rembourser. Nous avons cru déceler une tentative pour lancer de nouvelles accusations de fraudes contre le clan Rafsandjani qui s’apprêtait à profiter de la crise pour annoncer des des mesures économiques révoltantes pour être sûr de provoquer la révolte nécessaire à son revirement. En se focalisant leurs efforts sur l’attaque, les membres du clan Larijani admettaient la gravité de leur situation, mais en restant flous, ils privilégié l’avertissement, admettant aussi leur craintes d’aller trop loin et provoquer une plus grande panique.

Le clan Rafsandjani devait accéléré l’allure : ses pions gouvernementaux, réunis dans une conférence atomique, ont confirmé les propos britanniques sur la centrale d’Eau lourde d’Arâk avec l’idée de provoquer un méga crise et accélérer la vitesse d’aggravation de la panique interne. Washington a ignoré cette provocation. Alors les rapports soutenus par Washington ont dernièrement annoncé 180 nouvelles super centrifugeuses, la conférence atomique des pions de Rafsandjani est allés beaucoup plus loin en annonçant l’installation de milliers de nouvelles super centrifugeuses très performantes. Puis la conférence a aussi annoncé qu’elle avait 16 centrales civiles en étude insinuant la nécessité à continuer d’enrichir d’uranium.

Les Pasdaran qui avaient commencé leur grande manoeuvres et espéraient occuper le terrain devaient surenchérir pour avoir l’oreille de Washington : ils ont annoncé des drones kamikazes et des frappes terroristes contre les intérêts à travers le monde, contribuant par cette annonce à amplifier la crise interne ! Les Larijani devaient accélérer leurs attaques ou l’expression de leur avertissement contre Rafsandjani et ses pions gouvernementaux afin de les virer et prendre le pouvoir avant que tous les efforts en cours n’entraînent une explosion de la panique interne. Ils ont annoncé le démarrage le mardi 26 février du procès visant Juge Mortazavi lié au clan Rafsandjani, puis ont laissé courir des rumeurs sur une nouvelle accusation de "complicité pour meurtre" à son encontre. Puis pour sonder la réaction du clan Rafsandjani, Ali Larijani (officiellement chef du Parlement) a invité son propre frère Sadegh (chef du pouvoir judiciaire) et Ahmadinejad (chef de l’exécutif) pour une rencontre sans journaliste (confidentielle) des trois pouvoirs ! On le voit très confiant avant l’arrivée d’Ahmadinejad, puis ce dernier un peu hagard...

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Ahmadinejad a dû plier devant les deux frères Larijani car à sa sortie de cette réunion, la nouvelle accusation contre Mortazavi a été démentie. On a aussi évoqué un procès public pour garantir aux clan Rafsandjani de surveiller le déroulement du procès. Mais quelques heures plus tard, le négociateur Jalili présent à la conférence nucléaire des pions de Rafsandjani est allié plus loin que l’ensemble de ses camarades en affirmant que le régime ne renoncerait jamais à l’enrichissement car tel était son droit ! Le procès de Mortazavi a cessé d’être public et par ailleurs, le pouvoir judiciaire a annoncé l’arrestation du « Roi du commerce pétrochimique » pour détournement de fonds visant le patron du secteur, Rafsandjani.

Le pouvoir judiciaire n’a pas divulgué le nom de l’accusé, mais selon notre analyse il s’agirait de Reza Hamzeh-Lou qui a également présidé Iran Investissement, « organe créé en 2008 par Rafsandjani pour privatiser les industries étatisées après la révolution » (ou plus exactement organe créé pour attribuer officiellement ces industries dominées de manières occultes par Rafsandjani à ses pions pour les revendre en toutes discrétion et lui permettre de récupérer des dollars nécessaires pour sa future retraite en exil).

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Ce Hamzeh-Lou a été sans doute arrêté car en 2012, il a intégré le conseil d’administration de la société SEMEGA d’un capital de 20 milliards de tomans, créée par deux des lieutenants de Rafsandjani (les miliciens Mashaï (principal dauphin de Rafsandjani) et Baghaï (ci-dessous), tous les deux issus des services secrets des Pasdaran jadis dirigés par Rafsandjani). Semega avait très rapidement acquis plusieurs compagnies ou banques privatisées d’une valeur 10 fois supérieure à son capital d’origine avec l’accord d’Iran Investissement.

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Ce processus mafieux avait vite provoqué des colères chez les autres mafieux du régime qui n’y gagnaient rien dont notamment l’agent régulateur des Britanniques Ahmad Tavakkoli (cousin de Larijani, mais souvent associé de Rafsandjani sur ordre de Londres). Ahmad Tavakkoli avait alors monté un dossier contre Semega pour avoir sa part [2]. Cette société a été coulée par ses créateurs pour échapper à cette cabale, mais ses activités passées peuvent entraîner la chute de nombreux pions de Rafsandjani et aussi entraîner la saisie de compagnies que Rafsandjani contrôle en cachette ou encore sa mise à pied pour corruption aggravée. De fait, on peut dire qu’avec cette arrestation délibérément floue, les Larijani ont placé Rafsandjani sous la menace d’une punition exemplaire afin de l’inciter à interrompre ses efforts pour saborder le régime en annonçant par son pion Ahmadinejad l’entrée en vigueur de la 2nde Phase du très impopulaire Plan de Libération des Prix.

Le même jour, "des parlementaires" ont attaqué le Journal IRAN, organe de la présidence, pour avoir injustement porté atteinte à l’honneur de Ghalibaf, le maire mafieux de Téhéran, ex-pion de Rafsandjani chargé du trafique de la drogue qui a lâché son mentor après avoir été lâché par lui lors d’une attaque judiciaire des Larijani. Ces derniers ont ainsi montré qu’ils s’étaient approché de lui comme nous nous en doutions depuis un certain temps. Par ce soutien, les Larijani tentaient de l’aider à se renforcer pour les prochaines présidentielles sans lesquelles il se présente comme un candidat pro-peuple en concurrence avec Rafsandjani et les gens de son entourage. En échange de ce soutien, Ghalibaf, le maire mafieux de Téhéran, a critiqué via son site "Shaffaf News" (Transparentes news) Mashaï (principal dauphin de Rafsandjani, par ailleurs beau-frère d’Ahmadinejad et à ces deux titres, cible préférentielle des Larijani) « pour activités diplomatiques illégales via son Bureau de Relation avec les Non Alignés » (créé par Ahmadinejad)..

La critique très précise accusant Ahmadinejad de népotisme et dialogue illégal avec les étrangers tentait de le mettre sous pression avant son intervention à la télévision afin qu’il n’annonce pas la mise en oeuvre de la 2nde Phase du très impopulaire Plan de Libération des Prix. Rafsandjani et son pion Ahmadinejad ont compris qu’il n’était pas raisonnable de faire l’annonce. Ahmadinejad devait se montrer prudent et affirmer son intention sans donner une date précise et provoquer de nouvelles attaques judiciaires plus précises des Larijani contre lui-même et son parrain Rafsandjani.

Pour apaiser le peuple, Ahmadinejad a annoncé le paiement dès le lendemain de la prime de Norouz de 100,000 tomans (à tous les fonctionnaires et es retraités) qui avait été récemment reporté à un moment où le régime manquait de devise pour approvisionner le marché et craignait que cette aide ne provoque une forte consommation puis des pénuries à la chaîne.

Dans la soirée, Ahmadinejad est arrivé à la télévision d’un air tendu à la télévision car l’agence étatique MEHR, alignée depuis longtemps sur Larijani, avait demandé et obtenu le droit d’envoyer des journalistes à cette interview.

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Le patron de la télévision Zarghami, qui fut longtemps un des lieutenants de Larijani, mais l’a quitté dernièrement pour s’aligner sur Rafsandjani afin de pouvoir intégrer son plan de Réconciliation Nationale, a tenté d’aider ce plan en constituant un panel de journalistes favorables à Ahmadinejad pour la première partie longue de 90 minutes reléguant les journalistes pro-Larijani pour une seconde partie tardive et forcément moins regardée. Ahmadinejad a eu 90 minutes pour défendre son bilan et justifier la mise en oeuvre de son plan économique.

A la première minute de la seconde partie, avant que les téléspectateurs ne zappent, le clan Larijani a tenté le coup de grâce par une intervention très critique d’une journaliste de MEHR, Massoumeh Hatam-Khani, énumérant lentement mais fermement toutes les promesses non tenues d’Ahmadinejad. Ahmadinejad n’avait pas en face de lui un journaliste mais un procureur général. Ahmadinejad a commencé par dire que la journaliste « travaillant pour une agence chargée de la propagande du régime n’avait pas le droit de critiquer le représentant de cet Etat »...

A ce moment, l’émission a été interrompue et remplacée par une série, puis une bande passante a annoncé sa reprise après la fin de cette respiration. On a alors vu un Ahmadinejad très sûr de lui et par ailleurs très doux attribuer la question à la jeunesse à l’inexpérience de la journaliste avant de démonter un par un ses critiques. De fait, on peut supposer que le patron de la télévision Zarghami a dû paniquer quand Ahmadinejad a commencé par critiquer le droit de la journaliste à poser la question, mais il a vite compris qu’il avait mal juger son champion, mais il était trop tard pour changer et s’est empressé de corriger le tir en diffusant en différé la suite de l’interview.

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Mais cette erreur de jugement de Zarghami a coûté cher à Ahmadinejad : des dizaines de sites du régime (appartenant aux concurrents de Rafsandjani) ont utilisé l’interruption du programme pour rendre hommage au courage inouï de la journaliste Massoumeh Hatam-Khani pour mieux critiquer Ahmadinejad. Puis un nombre incalculable de sites de l’opposition en exil ont repris les mêmes commentaires alors qu’il n’y avait aucune "affaire" et qu’en plus une simple vérification de l’identité de la journaliste permettait de la voir en 4e position de recherche sur Google en 2009 en train de remettre son rapport en tant que journaliste parlementaire à Ali Larijani avec un sourire presque amoureux. Avec une telle opposition (par ailleurs scandaleusement silencieuse pour soutenir le peuple) pas étonnant que l’on ne puisse pas profiter des querelles internes et des manoeuvres ratées entre les clans par ailleurs agonisant du régime.

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in fine, en ce samedi, Rafsandjani voulait semer le vent pour récolter la tempête, mais avec les menaces esquissées par les Larijani, il n’a pas osé mettre en exécution ses projets et par ailleurs, une erreur de la direction de la télévision a fait rater l’intervention de son pion Ahmadinejad. Tout restait à refaire, ce clan devait redoubler d’efforts pour parvenir à son objectif risqué et improbable.

Par ailleurs, le clan Larijani avait arrêté le clan Rafsandjani, mais il n’avait pas pu exploiter ses menaces et sa journaliste pour faire vaciller Ahmadinejad et son parrain Rafsandjani. Ce clan par ailleurs ridiculisé par son impuissance face à la fronde désarmée de 200 paysans d’Ispahan devait aussi repartir en offensive.

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Dimanche 24 Février 2013 (6 Esfand 1391), après une longue journée marquée par l’impuissance policière du régime et ses querelles internes attestant de ses divisions, la panique est restée forte. On a encore eu des points à la place du taux instable du dollar, de l’euro mais aussi du dinar des Emirats.

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Les deux clans devaient reprendre leur offensive au plus vite pour restaurer leur autorité ou rassurer leurs partisans surtout le clan Larijani ridiculisé par son manque d’initiative contre les paysans qui avaient saccagés les équipements du régime. Mais la tension est monté d’un cran car personne n’a rien vu venir, le régime dans son ensemble a oublié ce terrain où il ne se sentait pas en forme.

La tension interne est montée davantage quand les retraités ou leurs descendants qui devaient toucher la prime par les distributeurs ont été informés par ses engins puis par le régime d’un nouveau report du paiement de la prime en raison de ses difficultés économiques.

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Ali Larijani était face à un nouveau risque d’agitation. Rafsandjani pouvait l’exploiter. Ali Larijani devait nécessairement accentuer ses attaques contre Rafsandjani. Ce dernier s’est empressé de s’associer publiquement à la cabale contre son pion Hamzeh-Lou en faisant virer l’un de ses collaborateurs afin de ne pas couler avec lui. Mais Larijani ne s’est pas empressé d’arrêter le responsable viré pour récupérer le coup car il craint provoquer une panique très forte parmi les plus nantis entraînant un retrait massif de leurs capitaux, un choc qui sera fatal au régime.

A Larijani (ex patron des médias et de la propagande du régime)a choisi de simuler que "tout allait bien" par une annonce faisant état de l’organisation par le régime de 200 mariages pour 200 couples d’étudiants fidèles au régime. Mais les images montrent que la propagande du régime n’a pu trouver que 4 couples pour ce show.

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Ali Larijani était face à un risque d’agitation et incapable de contenir la crise, ni assez courageux pour aller plus loin face à son ennemi Rafsandjani. Il a paniqué et a annoncé « l’adoption par 146 voix sur 225 députés présents d’un plan de mise en service de coupons de rationnement »... à la place du plan controversé d’Ahmadinejad ! Voilà ce qui arrive quand on est en panique, dépassé par ses échecs et l’on n’a pas des conseillers publicitaires britanniques. L’annonce a aggravé la situation.

L’insistance de l’annonceur sur le nombre des députés était aussi un moyen de contredire la rupture de la majorité des députés avec le régime. Mais encore une fois, il n’y a eu aucune photo d’ensemble de l’hémicycle : uniquement des vues tronquées avec très peu de monde...

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Ali Larijani était dépassé, il ne parvenait pas à contrôler la panique ou à court-circuiter le clan Rafsandjani, son frère Sadegh Larijani a pris le relais en annonçant des arrestations à gogo visant des faux opposants et 3 pendaisons à Ghazwin pour marquer l’autorité du clan.

Un peu plus tard, Ali Larijani a chargé les médias de son clan de s’intéresser encore à la hausse du prix de la pistache, fruit sec principalement produit par Rafsandjani avec l’arrière pensée de la menacer de saisir ses récoltes. Rafsandjani, habitué aux fanfaronnades sans lendemain d’Ali Larijani n’a rien répondu à ce sujet.

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De fait de ces passes d’armes stériles entre les clans au lieu d’une intervention contre un foyer de contestation, on peut dire que cette journée a conforté les collaborateurs paniqués du régime sur sa fébrilité et sa vulnérabilité face à une contestation plus généralisée en cas de sanctions plus fortes. A 48 heures du début de nouvelles négociations, les collaborateurs paniqués du régime ne pouvaient que s’affoler davantage.

Des annonces laconiques d’assassinat de plusieurs officiers sanguinaires des Pasdaran devant chez leur domicile ont aussi amplifié la panique de derniers serviteurs du régime.

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Lundi 25 Février 2013 (7 Esfand 1391), le taux dollar est encore resté censuré : la base était effectivement en panique.

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Washington a décidé d’exploiter ce sentiment de peur des derniers serviteurs du régime pour déstabiliser les dirigeants du régime. A 24 heures des négociations prévues à Almaty au Kazakhstan, Washington a infligé deux coups déstabilisant au régime titubant aux mollahs.

Tout d’abord, son allié, le Yémen, a arrêté et fouillé un navire du régime dans le Golfe Persique au prétexte de recherche d’armes destinées aux terroristes Yéménites, afin de démontrer la vulnérabilité du régime face à une petite force navale et son incapacité absolue de neutraliser un éventuel embargo imposé par la puissante armada maritime des Américains.

Puis, l’Inde, désormais aligné sur les Américains, a annoncé que par respect pour les demandes de ces derniers arrêtait l’achat de 30 millions de barils de pétrole iranien pour l’une des petites raffineries de Mital, privant ainsi le régime de près de 2 milliards de dollars de revenus (qui étaient jusque-là autorisé par Washington).

Ali Larijani, conscient des effets de la perte d’un tel revenu sur le régime, s’est immédiatement envolé pour l’Inde ! Il y a passé 3 jours, multipliant les rencontres et les sourires amicaux, mais sans parvenir à changer la décision prise par les Indiens.

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En l’absence d’Ali Larijani, ses amis ont continué sa méthode Coué en annonçant des bonnes nouvelles comme la ruée vers l’achat des billets de train pour les vacances de Norouz, mais ils ont manqué de figurants pour leur propagande.

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Les chefs Pasdaran ridiculisés par leur manque de courage face à des paysans désarmés, et à présent humiliés par l’arraisonnement d’un navire iranien par la marine d’un minuscule pays voisin ont annoncé le l’arrivée triomphale dans l’Océan pacifique du 24e groupe naval du régime composé de la porte-hélicoptères Khargh et de la frégate Sabalan.

Du grand pipeau car avec 22 patrouilleurs, 3 corvettes, 5 frégates et un destroyer, tous ne piteux Etat, le régime a une marine ridicule dont le nombre des bâtiments ne lui permet pas d’évoquer 24 groupes navals. Par ailleurs, le Kkargh (ci-dessous) n’est pas un porte-hélicoptères de combat, mais un navire logistique qui a un plateforme pour recevoir un hélico pour les livraisons, des missions de secours ou d’éventuelles visites officielles.

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Les chefs Pasdaran ont aussi annoncé de grandes réussites dans les domaines des missiles et des drones lors des manoeuvres en cours. Mais sur les images publiées pour illustrer ces annonces, on ne voit aucun missile ou drone, mais une maquette d’avion tirée par un lanceur qui revient d’ailleurs intact au sol après un tir nourri des rares canons déployés et opérationnels depuis la rupture massive des officiers du régime, le tout sous le regard des officiers dont la seule réussite est de marcher sur des drapeaux américains ou israéliens.

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Des journalistes partisans du régime, inquiets par ses mauvaises prestations, ont questionné le milicien terroriste Vahidi, pion de Rafsandjani placé à la tête du ministère de la Défense, à propos de Ghaher 313, le dernier chasseur bombardier dont le régime avait récemment annoncé la mise en service. Vahidi a affirmé que l’avion en question (qui nous semblait être fait en plastique) n’avait jamais volé et était encore en état d’étude.

Le pire dans tout ça était l’absence d’une quelconque annonce pour minimiser l’impact de la rupture du contrat par l’Inde.

S’attendant à une nouvelle vague de panique avec une forte ruée vers le dollar et aussi des achats compulsifs motivés par la peur de la pénurie alimentaire, deux crises susceptibles de provoquer sa faillite, le régime a annoncé l’ouverture dans 24 heures d’une seconde braderie des pièces d’or émises dans 6 mois. en attendant, il a annoncé une distribution de riz bon marché dans les habituels centre de vente d’Etat. nous n’avons trouvé qu’une image de ce plan car l’afflux a été si brutal qu’il y a des blessés et même un mort dans une queue entre les gens privés de tout depuis la mise en application de la première phase du plan de rigueur du régime.

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Parallèlement, le régime a aussi annoncé l’ouverture des inscriptions pour une nouvelle attribution d’allocations complémentaires pour les plus démunis. L’afflux a été très fort, avec plusieurs vagues d’ouvriers ou de leur épouse. Le régime a tellement trafiqué les images pour dissimuler l’ambiance houleuse de ces inscriptions qu’il a déformé la tête d’une des femmes présentes en une forme de portrait cubiste.

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Craignant des actions hostiles et humiliantes, le clan Larijani a annoncé l’adoption d’une loi pour la suppression de la Commémoration de l’anniversaire l’établissement de la république islamique, au prétexte qu’il y a trop de jours fériés en Iran. En tout, cette loi a supprimé 9 jours fériés dont notamment les dates des deuils religieux d’Ashoura, de Tasoua et de la mort en "martyr" d’Emam Reza, dates qui ont été récemment boycottées à 100% privant le régime de toute légitimité religieuse.

La crise a aussi encouragé des envies de dissidence car le Conseil municipale de Téhéran et l’ex patron de la police Talâyipour ont aussi annoncé que le rôle de la police n’était pas d’imposer le voile !

La crise a aussi encouragé les querelles internes.

- Dans le clan Rafsandjani, l’ayatollah Mesbah-Yazdi a affirmé que les hauts membres du clergé siégeant au Conseil des Experts n’avaient nullement le droit de destituer Khamenei, s’opposant ainsi de facto à une éventuelle fatwa décidée par Londres pour saborder le régime en dehors du clan Rafsandjani.

- Dans le clan Rafsandjani, un collaborateur d’Ahmadinejad s’est opposé au visa imposé par les Parlement aux femmes majeures dans le but d’empêcher la fuite des femmes riches de ce clan avec des valises pleines d’or et de bijoux.

- Le clan Larijani a riposté en rappelant qu’Alaeddin Boroudjerdi, le principal pion de Rafsandjani au Parlement était sous une accusation de fraude et de détournement de fonds publics !

La crise a aussi fait craindre un réveil de l’opposition en exil ! C’est pourquoi la télévision du régime a diffusé un documentaire sur un certain Zamâni agent double chargé d’infiltration de l’opposition. On y a vu ce personnages et photos des rencontres du projet du Gouvernement Hybride formé des pions Verts, des pions américains et britanniques ainsi que des aventuriers comme Jahanchahi (ci-dessous avec Zamâni).

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Le régime avait déjà diffusé un documentaire similaire le 9 juin 2011 avec un autre agent nommé Madhi (ci-dessous) participant au projet raté du Gouvernement Hybride à un moment où il avait de graves difficultés pour trouver des dollars, mobiliser sa base ou rassurer ses hommes d’affaires paniqués.

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Les images diffusées étant entre les mains du clan Rafsandjani, ce dernier tentait encore d’empêcher une révolte populaire incontrôlable pour rassurer ses partisans qu’il allait dominer le jeu pour les conduire du bon côté sans être dépassé par les foules comme lors de l’expérience ratée du Mouvement Vert en 2009.

Le régime était en état d’ébullition,ses dirigeants envisageaient tous le pire et chacun prenait des dispositions selon ses moyens pour assurer sa survie., Washington qui ne veut pas la chute de l’islamisme a alors primé depuis la Maison Blanche, ARGO qui justifie pendant 51 minutes la pertinence de la révolution islamique contre le Shah !

Le film a été réalisé par Ben Affleck qui dès 2009 a été soupçonné par le célèbre journaliste juif New-yorkais, Ron Kampeas, responsable du Jewish Telegraphic Agency, d’être un agent de l’administration Obama. Dans l’article que Kampeas a consacré à son sujet, il évoque des liens avec Steve Clemons du Think Tank "New America Foundation" qui oeuvre pour la normalisation des relations avec les mollahs (des gouvernements hybrides) et pour donner une image islamiste du peuple iranien. L’article joint en grand format ci-dessous parle aussi des liens d’Affleck avec J-street qui prône un soutien aux réformateurs islamistes issus du régime et non aux partisans d’un changement de régime.

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En primant ARGO, Washington a tenté de rassurer les islamistes paniqués et aussi humilié délibérément les partisans d’un changement de régime. On a beaucoup parlé de la colère des mollahs pour inciter les Européens d’aller voir ce film de propagande déformant la réalité de la révolution, film dont le récit des événements a même été démenti par un diplomate canadien présent à l’époque en Iran. Les mollahs ont été ravis par ce film. En fait, le film a surtout révolté le peuple iranien qui chérit la mémoire du Shah et le voit comme un patriote abattu par Washington pour dominer l’Iran et son pétrole. Les médias en exil ont été envahis d’insultes à Affleck et à ses commanditaires officiels.

Nous avons également été bien déçus comme nos compatriotes, mais restions plus sereins car ce petit effort de désinformation américaine n’allait pas changer la donne dans le conflit aux enjeux immenses opposant les mollahs (pro-britanniques) aux Etats-Unis depuis 34 ans.

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Mardi 26 Février 2013 (8 Esfand 1391), après la journée de folie de la veille, le dollar est resté en crise et censuré (son taux remplacé par un point).

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Au même moment, les négociations sur les sanctions et le programme nucléaire du régime ont débuté à Almaty sous par présidence de la britannique Catherine Ashton, "ministre" des affaires étrangères de l’Europe. Mais le dialogue a vite été décevant car Jalili, le négociateur officiel du régime, a refusé l’offre des 5+1 en rappelant qu’ils devaient examiner l’offre alternative formulée par la république islamique dès 2009 remise à jour et exigeant la fin de toutes les sanctions !

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A Téhéran, la craintes de nouvelles sanctions a fait grimer le dollar : les cambistes ont fermé pour ne pas être accusé d’être à l’origine de cette hausse. Le régime avait parlé d’un vif succès de son offre de pré-vente à bas prix de pièces or émises dans 6 mois pour soulager le marché. La foule n’a pas été à ce rendez-vous pour un or hypothétique... le régime qui avait annoncé un vif succès par avance a d’abord tenté de sauver la face avec des figurants simulant une folle envie d’achat, mais les pauvres gens ramassés dans la rue n’ont pas été à la hauteur, de plus, il y a avait une erreur terrible : les guichets n’avaient pas été ouverts (ils étaient en position OFF). Le régime a dû finalement reconnaitre que l’initiative n’avait eu aucun succès.

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Washington n’a pas jugé bon d’évoquer plus de sanctions de peur d’entraîner plus de paniques. Il a titillé le régime en faisant annoncer que ses sénateurs avaient déjà écrit à la BCE pour l’encourager d’être plus ferme vis-à-vis des transits de dollars vers l’Iran. Les Européens ont annoncé qu’ils étaient très fermes, sous-entendu que le laxisme était du ôté de Washington qui ne cesse de jouer avec les possibilités pour parvenir à un deal secret avec les mollahs. Comme d’habitude, derrière la façade de l’unité, la division régnait chez les 5+1 car les intérêts en jeu divergent selon les pays.

Le régime allait très mal : les 5+1, tous partisans de la survie du régime, ont décrété une journée positive pour lui donner un délai de 24 heures en espérant que sa crise l’encouragerait à plier un peu afin qu’ils puissent décréter un allègement des sanctions (l’option a même été annoncée pour mettre les divers clans sur la piste de cet apaisement factice).

Rafsandjani qui ne peut survivre dans un système américain n’a pas accepté cette offre. Larijani n’a également pas soutenu cette option car il ne domine pas le pouvoir et ne souhaite pas donner une opportunité à son rival de marquer un point. Il a seulement décidé d’accélérer les efforts de son clan pour abattre Rafsandjani : le procès de son pion le juge sanguinaire Mortazavi a commencé en secret. Ghalibaf a encore critiqué le clan Rafsandjani en qualifiant ses discours de déviants. Son site Shaffaf news a encore attaqué Mashai, principal candidat du clan Rafsandjani et par ailleurs beau-frère d’Ahmadinejad.

Les Chefs Pasdaran ont aussi tenté de montrer leur puissance en annonçant l’arrestation de nombreux voyous dangereux pour insinuer le soutien de grand nombre de policiers fidèles. Mais le reportage consacré à l’exposition de ses voyous sur la place Tajrish située dans partie riche de Téhéran a été bien en-deçà de l’annonce car il y avait très peu de voyous et de policiers. La foule d’une quarantaine de personnes présente est aussi suspecte car beaucoup des gens filment les policiers alors que cela est un délit en Iran. De fait, on peut supposer qu’il s’agit d’une foule en partie composée par des agents du régime. Ce qui nous montre un déploiement de près de 28 agents du régime pour illustrer l’annonce d’intimidation faite par les Chefs Pasdaran.

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Dans ces conditions internes défavorables , tous les dirigeants du régime ont cessé de parler et se sont mis à l’abri...

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Mercredi 27 Février 2013 (9 Esfand 1391), après l’échec évident des négociations, la base était encore plus en panique : le dollar est resté en crise et censuré (son taux remplacé par un point).

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En raison de l’absence d’un signe positif de la part de Rafsandjani ou Larijani, Washington pouvait supposer que la seconde round du dialogue ne donnerait rien.

Avant cette rencontre, le président Pakistanais Zardari est arrivé en Iran avec l’offre d’achat du gaz iranien bien au-delà des prix du marché.

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Le dialogue a alors repris, mais la réponse du négociateur du régime a encore été négative.

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Cette réponse négative présageant de nouvelles sanctions a provoqué une telle ruée vers le dollar que le régime a dû rappeler l’interdiction pénale d’acheter des dollars, mais en l’absence d’un déploiement de force de la part des chefs Pasdaran, la crise a continué.

Les dirigeants, craignant à nouveau une contestation incontrôlable, ont alors oublié leur querelle et ont tenté de simuler l’entente parfaite au sein du régime avec des images sereines de la remise du projet de Budget de l’année prochaine par le Gouvernement Ahmadinejad au complet au remplaçant d’Ali Larijani. A cette occasion, on a eu droit à un nombre impressionnant d d’images d’embrassade et aussi une vue générale de l’hémicycle pour insinuer qu’elle était pleine alors que à l’oeil nu on voyait le contraire. En agrandissant l’image, nous avons également remarqué beaucoup de sièges vides dans la partie avant, fait en contradiction avec les images de la présence du gouvernement au complet pour cette séance. Le régime avait diffusé une image d’archive, confirmant par la même occasion que son Parlement depuis longtemps presque vide.

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Ici, Ahmadinejad (de dos) échange des propos amicaux
avec un député (de Larijani)
pour simuler une bonne unité interne au sein du régime

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Par ailleurs, le régime en difficulté a aussi simulé la normalité autoritaire par une voyage de routine du chef du pouvoir judiciaire dans la région de Golestân. A cette occasion, on devait voir le Chef du judiciaire entouré des centaines de juges et d’autant procureurs ainsi que des centaines de policiers, mais on ne les a pas vu : les images de ce voyage ont confirmé la rupture de 99% de ces serviteurs du régime. Le voyageur du régime a dû multiplier les sorties pour faire diversion avant de disparaître de la scène pour limiter les dégâts.

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Le régime peinait à rassurer ses serviteurs avec ses mises en scène. La panique faisait rage. Quelqu’un devait prendre une décision forte.

Les Chefs Pasdaran, bien à la traine cette semaine, ont envoyé des réparateurs à Ispahan sous la protection de 4 fourgonnettes et 5 autocars de ces derniers miliciens fidèles, ces trop jeunes ou trop vieux qu’ils ne cessent d’exhiber à leurs pauvres manoeuvres. L’initiative a été un échec total car les paysans ont attaqué le convoi à coups de pierres et d’engins incendiaires, les miliciens ont riposté à balles réelles avant de fuir face à cette foule déterminée pour échapper à un lynchage certain. Les fourgonnettes ont eu le temps de démarrer, mais les autocars ont été incendiés et détruits. Voici deux vidéos de l’attaque, puis les autocars en feu et enfin l’arrivée de nouveaux sympathisants (des jeunes) d’un peu partout.

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Le régime paniqué n’a annoncé aucune pendaisons punitives dans la région. Mais les bons propagandistes du régime se sont empressés d’évoquer plusieurs blessés et des morts pour dissuader la poursuite de la contestations.

Cette désinformation n’a pas suffi car dans l’après-midi, les contestataires survoltés ont attaqué des mosquées à Ispahan. Les gens du régime ont tourné ce film où ils insultent les miliciens, mais en affirmant que les sites incendiés ne sont pas des mosquées mais des magasins d’alimentation !

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Enorme ! Mais encore une fois, l’opposition est restée scandaleusement silencieuse. Washington a aussi détourné le regard de ce premier coup de force populaire et spontané contre le régime et malgré l’échec des négociations, Washington a parlé d’une rencontre bénéfique pour une solution diplomatique. Washington a aussi oublié ses menaces de sanctions, mais il a aussi évoqué par l’intermédiaire du très versatile David Albright, expert nucléaire d’ISIS, l’éventualité d’une activités pernicieuses à Arâk. La France a décroché la palme de la couardise en préférant lâcher les Iraniens et écrire sur la pistache iranienne !

Mais au sein du régime, ce premier coup de force populaire d’une durée de 6 jours a été estimé comme un véritable péril : le clan Larijani a décidé de reprendre ses efforts pour virer le clan Rafsandjani afin de pouvoir accéder aux marchandages avec Washington dans l’espoir d’y gagner sa survie. C’est pourquoi le clan Larijani a tout d’un coup oublié ses embrassades avec les membres de l’équipe Ahmadinejad et avec ce dernier en personne pour dénoncer de manière mensongère « l’absence de ce dernier au Parlement au moment de la remise du budget avant de demander comme un affront impardonnable d’un dictateur » pour pouvoir demander sa destitution anticipée.

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Jeudi 28 Février 2013 (10 Esfand 1391), la seconde grande ville du pays, Ispahan était en guerre contre le régime ! Le dollar était aussi en feu. Le pouvoir judiciaire, c’est-à-dire le clan Larijani a annoncé l’arrestation d’une dizaine de séparatistes de la région d’Ahwaz qui ont le soutien de Washington pour créer un contrepoids médiatique à ses problèmes.

Le pouvoir judiciaire du clan Larijani a aussi accentué sa pression sur Rafsandjani en évoquant l’exécution des peines de ses hommes d’affaires déjà condamnés et en annonçant deux arrestations dans les milieux pétroliers pour lui rappeler son récent avertissement. Le pouvoir judiciaire du clan Larijani a aussi renouvelé l’accusation de complicité en meurtre à l’encontre le juge Mortazavi, le pion vénéneux de Rafsandjani.

Enfin, le pouvoir judiciaire du clan Larijani a annoncé un nouveau procès contre Faezeh la fille de Rafsandjani pour avoir provoqué des troubles au sein de la prison où elle est détenue pour trahison envers le régime !

Les chefs Pasdaran battus lamentablement par les habitants d’Ispahan, ont tenté de restaurer leur image en annonçant le début d’une « manoeuvre de 17,000 miliciens contre-révolutionnaires à Qom » qui se trouve à 230 km d’Ispahan, mais il n’a pas su trouver ce nombre de fidèles et a alignés : environ 30 soldats, environ 30 miliciens issus du clergé, 20 motards et près de 100 ou 150 hommes et femmes assez âgés.

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Dans ces conditions défavorables, la manoeuvre de Qom s’est résumée à un rassemblement statique et sans doute une fuite anticipée pour échapper à la ridicule surtout dans une ville qui a déjà donné des signes forts de contestation.

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La panique a dû battre des records car le régime a enfin reconnu que le dollar était en hausse !

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Le contexte a été si défavorable que le régime a oublié d’organiser une mise en scène pour la cérémonie du 7e jour de deuil de son héros du début de la semaine, l’ayatollah sanguinaire Khoshvaght. La cérémonie a réuni le vrai nombre de ses partisans : 20 personnes.

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Vendredi 1er Mars 2013 (11 Esfand 1391), nous n’avons vu aucune trace de la Prière de Vendredi. Les chefs Pasdaran ridiculisés encore la veille ont tenté de redresser leur image avec l’annonce d’une seconde manoeuvre de leurs soi-disant 17,000 miliciens contre-révolutionnaires dans les plaines désertiques de Qom. on alors constaté qu’il ne restait qu’une dizaine sur les cinquante miliciens vus la veille.

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Cet échec a forcé le régime à opérer un repli tactique. Le chef de la police a annoncé qu’il ne désirait embêter les gens le 28 Esfand prochain lors de la prochaine fête de feu, qui est généralement une nuit de contestation musclée.

Par ailleurs, le régime a déversé des vivres et des habits bon marché devant le peuple de Téhéran. Une très bonne idée car on peut voir non pas l’envie d’acheter, mais du dégoût et de la rage au ventre du côté du peuple et la peur et le désespoir du côté de ceux qui trouvent aux côtés du régime ! Nous risquons d’avoir une fin d’année exceptionnelle.

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[1LA GUERRE DU PETROLE, écrit en 1973 par le journaliste anglais Leonard Mosley. Le 2nd chapitre de ce livre exceptionnel en terme de références raconte le démarrage en 1911 du conflit entre les Américains et les Britanniques à propos de la domination du pétrole ottoman. A lire et à recommander !

[2Exemples de division(s) interne(s) et des cliviage au sein du régime : Les Larijani ont utilisé les dossiers de leur adversaire Ahmad Tavakkoli sur SEMEGA afin d’atteindre Rafsandjani et l’empêcher de saborder le régime pour joindre l’opposition et sauver sa peau. Mais, cette fois, Tavakkoli n’a pas participé à l’attaque car en tant qu’agent de régulation indirecte pour des Britanniques, il doit d’abord privilégier leurs intérêts. Il est resté silencieux pour servir Rafsandjani qui doit réaliser le plan de Réconciliation Nationale nécessaire pour les intérêts britanniques.