Accueil > Photos > Iran : La semaine en images n°256



Iran : La semaine en images n°256
16.01.2013

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments après ce module [+].
Avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. En 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable entre autre d’avoir créé l’OPEP) pour installer à sa place leurs pions islamo-fédéralistes de NEHZAT AZADI (Mouvement pour la Liberté) et sa branche armée, l’OMPI (pions tous issus du parti islamo-nationaliste de JEBHEH MELLI d’obédience britannique).

Ce projet appelé Ceinture Verte (en réf. à l’Islam) devait provoquer une vague islamiste déstabilisatrice en Asie Centrale, au Moyen-Orient et en Afrique, afin d’éliminer les zones d’influence des Soviétiques, mais aussi des Britanniques et permettre l’implantation des compagnies pétrolières américaines.

Les Britanniques se sont empressés de s’associer aux Américains pour inclure leurs pions iraniens à savoir les mollahs influents, les clans féodaux, les Bazaris et leurs nervis, les cadres du TOUDEH et de JEBHEH MELLI avec la ferme intention de les utiliser pour évincer les pions de Washington.

Ce coup d’Etat interne a été réalisé par Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, par assassinat les pions de Washington, mais aussi par l’attaque contre l’ambassade américaine.

En échange de ce service inestimable, Rafsandjani a été autorisé d’écarter des mollahs plus hauts placés comme Montazeri ou encore Morteza Mottahari, (le beau-père et protecteur d’Ali Larijani), l’idéologue de la Tutelle du clergé sur le pouvoir.

Rafsandjani a ainsi pu pour accéder à tous les postes clefs comme le ministère de l’intérieur, les services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de guerre qui ont fait de lui le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, alimentation). Rafsandjani est ainsi devenu le patron occulte du régime au détriment de nombreux membres influents du clergé.

En réponse à son coup anti-américain, Washington a alors commencé à sanctionner le régime pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer les dirigeants (Rafsandjani et ses complices) à accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via des élections libres (une révolution de couleur).

Rafsandjani et ses complices se sont alors lancés dans des actions terroristes anti-américains et ont aussi tissé des liens économiques forts avec les Etats Européens pour acheter leur protection diplomatique.

Ce choix diplomatiquement clientéliste, mais aussi les larcins des mollahs et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays. Les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. La devise iranienne qui est proche du Franc a commencé à chuter vertigineusement.. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en danger.

Mais ce régime (divisé au sommet, ruinée et contesté à la base) n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le système islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse. Depuis Washington a souvent laissé ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions quand il estimait que ces sanctions pouvaient entraîner la chute du régime islamique.

En agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié la dissidence ou encore les querelles internes entre Rafsandjani et tous ceux (comme les frères Larijani) qu’il avait écarté du pouvoir.

En 1989, Rafsandjani s’est senti en danger car son demi-frère et protecteur Khomeiny était mourant. Il a alors trafiqué son testament pour écarter les mollahs méritants et avantager son ami Khamenei. Ce pion a, dès son arrivée au pouvoir suprême, modifié la constitution pour donner les pleins pouvoirs au Conseil de Discernement, organe créé par Rafsandjani. Rafsandjani est ainsi officiellement devenu le patron permanent du régime. Il a inclus dans ce gouvernement permanent du régime le président du Conseil constitutionnel, Jannati, et le 1er ministre de l’époque, Moussavi (cousin de Khamenei), qui avaient donné leur accord à ce coup d’Etat interne (contre le reste du clergé).

Mais l’incapacité de Rafsandjani à mettre fin aux sanctions et surtout l’adoption des premières sanctions pétrolières ou des mandats d’arrêts internationaux le visant personnellement ont remis néanmoins en cause sa survie politique.

Pour ne pas sauter, Rafsandjani a agi sur deux plans : il a divisé ses rivaux en achetant la loyauté des Larijani par l’octroi des postes clefs et des sièges au Conseil de Discernement. Rafsandjani a aussi mis en scène un simulacre d’ouverture animé Khatami et de (faux) opposants issus de la milice islamiste des universités et de vieux militants bon teints du parti pro-britannique de Jebheh Melli pour engager Washington dans la coopération afin de l’éloigner des sanctions.

Washington s’est fâché et a évoqué la "menace nucléaire et balistique des mollahs" pour durcir ses sanctions.

Le régime aurait pu mettre fin au risque de nouvelles sanctions car il n’a jamais eu le moindre missile capable de menacer ses voisins, ni même le savoir faire pour finir la centrale nucléaire civile de Bouchehr, laissée inachevée après la révolution. Mais le régime et Rafsandjani en personne n’ont cessé de lancer des slogans anxiogènes sur sa capacité de devenir une puissance nucléaire en très peu de temps. Il espérait faire peur à Washington et le contraindre à capituler sur toute la ligne.

Mais cette attitude a seulement permis à Washington d’annoncer plus de sanctions et même éventuellement des frappes militaires. Rafsandjani a paniqué : il a accepté l’Accord de Paris sur le gel des activités nucléaires engageant le régime sur la voie de l’apaisement tant attendu par Washington, mais de peur de sauter, il a remis en cause l’accord en offrant la direction des négociations nucléaires à Ali Larijani et en en remplaçant l’« officiellement modéré Khatami » par l’officiellement non modéré Ahmadinejad pour tenter de faire reculer Washington avec toutes sortes de menaces.

Mais Washington a utilisé ces menaces pour renforcer ses pressions. En 2007, il a réussi à impliquer le Conseil de Sécurité de l’ONU pour faire cautionner ses futures sanctions. En 2008, il a ainsi adopté les premières sanctions bancaires réduisant les revenus en devises du régime. On a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les de Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base. Les dissidents prenaient leur distance. Pour la première fois, le régime et ses dirigeants étaient en danger. Pour limiter le risque dune pénurie déstabilisatrice comme le souhaite Washington, la caste dirigeante du Conseil de Discernement a décidé de supprimer les Prix subventionnés pour brider la consommation pour ménager les stocks du régime et aussi pour habituer les Iraniens à vivre de très peu et diminuer ainsi le risque de soulèvement provoqué par la faim. Mais par peur d’une émeute générale, le régime a d’abord gelé les salaires de ses employés les mieux payés : les agents sécuritaires : ces derniers ont été très déçus et ont aussi pris leur distance avec le régime.

Avec cette rupture, le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani a songé à la nécessité d’une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu son rival Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue direct avec les Américains !

Mais pour ne pas l’avoir contre lui, il lui a attribué une victoire électorale pour lui donner la direction de la majorité législative : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire, il suit les directives du Conseil de Discernement.

Ali Larijani a alors révélé la corruption du clan Rafsandjani et de ses alliés afin de les éliminer tous et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties. Rafsandjani et ses alliés se sont ligués pour discréditer et éliminer Kordan, le principal lieutenant d’Ali Larijani. Ce dernier a dû battre en retraite pour ne pas tomber en même temps.

En juin 2009, Rafsandjani qui restait menacé par les sanctions, par le risque de pénuries et d’émeutes, par la dissidence interne ou encore par les dossiers d’Ali Larijani, a tenté de sauver le régime et surtout sa peau avec une fausse révolution de couleur nommée le Mouvement VERT sous la direction du très anti-américain Moussavi ! Mais le peuple a agi avec bon sens, il n’est pas tombé dans le panneau et a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime. Les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Le régime a failli tomber, mais il a été sauvé grâce à Obama et les alliés de Washington qui ont refusé toute aide à cette contre-révolution.

Rafsandjani, affaibli par l’échec monumental de son plan, pouvait enfin être démis de ses fonctions : il a cédé la direction du pouvoir judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani pour diviser ses rivaux, mais avant que les Larijani puissent virer ses pions comme le procureur Ejéi, il a tenté de relancer sa nouvelle fausse opposition avec de nouveaux slogans plus patriotiques et de nouveaux animateurs dont ses propres enfants Mehdi et Faezeh (initialement connus pour leurs corruption) !. Mais le peuple n’a jamais été trompé, il a sans cesse boycotté le Mouvement Vert.

In fine, en juin 2010, au bout d’un an d’insuccès, Rafsandjani a tout d’un coup disparu et Larijani a commencé à s’occuper des activités qu’il menait au sein du Conseil de Discernement. Rafsandjani qui avait perdu le soutien et la confiance de ses pairs avait été discrètement remplacé par Larijani, mais les gros bonnets du régime n’ont pas osé officialiser ce dernier par peur qu’il ne les élimine facilement avec ses dossiers compromettants. Larijani n’a donc pas pu virer les pions de Rafsandjani pour nommer les siens et devenir le patron afin de bénéficier des meilleures garanties de sécurité en cas de la chute du régime. Rafsandjani a gardé son influence grâce au gouvernement formé par ses pions. De fait, en juin 2010, le régime est devenu bicéphale. .

Ali Larijani devait écarter les ministres issus du clan Rafsandjani : il a commencé à parler de leur corruption et à multiplier les procès à leur encontre pour les renverser afin de s’asseoir à la table des négociations et obtenir sa part de garanties de sécurité. Rafsandjani a aussi accéléré ses démarches pour parvenir à un accord avec Washington. En agissant ainsi, Rafsandjani et Larijani privilégiaient leurs propres intérêts personnels au lieu de trouver un compromis global pour sauver leurs associés et collaborateurs. Ce comportement méprisant a encouragé l’envie de fuite de leurs derniers collaborateurs.

En mars 2011, le peuple a de nouveau manifesté à l’occasion de l’anniversaire de naissance Reza Shah Pahlavi, le fondateur de l’Iran moderne et laïque et encore une fois, les officiers des Pasdaran n’ont pas chargé. Ils se sont même montrés très amicaux avec les manifestants. Ils ont ainsi montré qu’ils souhaitaient aussi une contre-révolution.

Les derniers collaborateurs du régime, déçus par leurs chefs et paniqués par la rupture des Pasdaran, se sont mis à convertir leurs avoirs en or ou en dollar pour pouvoir quitter le pays avant qu’ils soient sacrifiés par leurs chefs puis tués par le peuple. Le dollar n’a cessé d’augmenter malgré des baisses de prix imposées arbitrairement par la Banque Centrale Iranienne (BCI). Ces achats de dollars ont ruiné le régime et réduit ses chances de survie. Ali Larijani a accentué sa guerre pour le contrôle du siège éjectable, Rafsandjani a mis les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec Washington. Les Commandants des Pasdaran susceptibles de souffrir par cette transaction ont lâché leur mentor historique Rafsandjani et se sont alignés sur Larijani.

Washington a apprécié cette fracture interne et a décidé de renforcer ses pressions sur le régime pour paniquer tous les groupes au pouvoir. Il a forcé l’Europe à rompre ses relations protectrices avec le régime. .

En Juillet 2012, l’Europe a effectivement coupé les ponts avec le régime. Le régime a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, mais n’a pu tenir cette promesse : ses partenaires ont été convaincus qu’il n’avait plus le moyen de rester au pouvoir : ils ont paniqué et se sont précipités pour acheter des dollars. Le régime en manque de divises n’a pas approvisionné le marché. Les gens du régime ont conclu à une faillite de la BCI. Ils se sont mis à stocker des aliments. Le pays a été confronté à une importante pénurie alimentaire. Le peuple excédé a manifesté contre le régime avec le slogan de Mort à la république islamique.

Les deux dirigeants se sont réunis pour combattre la ruée vers l’or et le dollar qui vidait leurs réserves de capitaux. Ils ont à plusieurs reprises incendié le Bazar pour dissuader les agents de change. Ils ont ponctionné les comptes bancaires des gens pour compenser leurs pertes. Ils ont aussi accusé les acheteurs de blanchiment d’argent pour les menacer d’expropriation et de pendaison. Ils ont bloqué les comptes en devises. Puis dernièrement, ils ont fermé tous les agents de change privés, le réseau de transfert interbancaire et enfin ils ont multiplié par 3 le prix de billets d’avion pour limiter les voyages à l’étranger. Mais ils n’ont pas pu contraindre leur partenaires paniqués à renoncer à leur envie de fuir.

Les deux dirigeants ont également sans cesse promis des actions de répression et des manoeuvres militaires ou paramilitaires pour rassurer leurs collaborateurs sur ses capacités ou pour les intimider, mais il n’a jamais pu tenir sa parole : au fil des promesses non tenues, il est devenu très évident qu’ils n’avaient plus aucun appui au sein des forces armées.

En seulement 3 mois (Juillet-Août-Septembre), il est devenu clair que le régime était fichu. Rafsandjani a alors multiplié les efforts pour contacter Washington. Larijani a accentué ses accusations contre Rafsandjani lui-même. Les Commandants des Pasdaran ont surenchéri. Rafsandjani a fait revenir ses enfants (Mehdi et Faezeh) et les a laissés comme gages entre les mains du pouvoir judiciaire des Larijani pour les rassurer que son pion Ahmadinejad attendu à NY à l’occasion de l’AG de l’ONU ne négocierait pas avec les Américains. Mais il a sacrifié ses enfants en proposant via Ahmadinejad une ouverture à Washington. Une forte panique interne et une forte réaction négative de Londres ont contraint Rafsandjani à renoncer.

Fin octobre, Washington a tenté un deal avec Rafsandjani en demandant à l’Argentine de blanchir Rafsandjani dans l’attentat d’Amia. Larijani était pris par surprise. Les Commandants des Pasdaran, qui peuvent hériter de la responsabilité de l’attentat d’Amia, ont alors enchaîné les menaces contre Washington pour bloquer le deal et les marchandages à venir. Le régime est passé de 2 clans à 3 clans.

Les Commandants des Pasdaran ont d’abord tenté de former un clan à part entière avant de s’approcher de Larijani, mais Washington n’a pas daigné dialoguer avec Larijani car il n’a rien de très grave à lui reprocher et ne peut l’intimider correctement pour l’amener à se soumettre.

Par ce choix de Washington excluait Larijani du jeu, mais il désignait aussi Rafsandjani comme un maillon faible utile à ses objectifs. Rafsandjani pouvait être certain qu’il n’obtiendrait jamais de garanties sérieuses de Washington. Cette situation pouvait engendrer une rupture massive et une adhésion soudaine et massive à la contre-révolution. Larijani et Rafsandjani, en phase d’être éliminés par des tiers, se sont rapprochés et ils ont uni leur force pour inventer la figure de Sattar Beheshti, (faux) opposant interne "mort sous la torture", pour mobiliser le peuple derrière la fausse opposition interne afin de pouvoir contenir tout risque de soulèvement contre-révolutionnaire.

Mais le peuple n’a pas donné de crédit à cette option pro-régime et les collaborateurs de base ont jugé très risqué de miser sur la recette ratée du Mouvement Vert. Sans ce joker, le régime était perdu. Rafsandjani a accusé les Pasdaran et les frères Larijani du meurtre de l’opposant factice Sattar Beheshti !

Larijani a accentué ses accusations contre les ministres (issus du clan Rafsandjani) pour retirer le vote de confiance du Parlement au gouvernement et entraîner sa chute. Rafsandjani a neutralisé ce projet par une intervention de son super pion : le Guide (le tuteur du régime). Puis, il a pris une décision incroyable : il a demandé à ses faux opposants de crier "Mort à la Révolution Islamique" pour s’approcher de l’opposition avec une solution de réconciliation nationale de type Khmers rouges pour avoir la vie sauve. Il pouvait aussi barrer la route aux Américains et préserver les intérêts britanniques afin de préserver ses avoirs dans ces pays.

Ce revirement pragmatique très rusé, survenu il y a 1 mois, n’a provoqué aucune agitation : les derniers collaborateurs du régime y trouvaient leur compte, mais pas Ali Larijani car ses frères ont piloté les répressions du grand soulèvement de l’été 2009. Ali Larijani a encore reparlé de la révocation du président. Les Pasdaran qui avaient d’abord bien accueilli la proposition pragmatique d’une réconciliation nationale ont aussi renouvelé leurs menaces anti-américaines pour s’approcher de Larijani au cas où il emporterait la partie.

Cependant, ces clans étant tous dépourvus de militants actifs, aucun n’a pu s’imposer aux deux autres. Tous ont quand même essayé de mobiliser les membres de leurs clans ou des subalternes pour avoir le dessus. Dans ce jeu, Rafsandjani qui a le plus grand réseau, a gagné la première manche en étalant ses pions des services secrets. Larijani a menacé Rafsandjani de traîner son Mehdi devant la justice pour corruption et trahison (ce qui revient à l’accuser indirectement). Les Chefs Pasdaran ont annoncé des manœuvres dans le détroit d’Ormuz pour montrer qu’ils pouvaient bloquer tous les dialogues à venir afin que l’on ne les oublient pas dans les marchandages qui paraissent imminents au vue de la situation désastreuse du régime. Cette agitation des dirigeants pour la préservation de leurs intérêts a paniqué leurs collaborateurs de base, ils ont repris leur achats du dollar, avant de s’orienter vers l’or quand le dollar a manqué !

Il y a deux semaines, face à cette crise, le régime a seulement censuré les infos économiques pour cacher la panique de sa base puis il a relâché Tabarzadi, son meilleur faux opposant pour qu’il puisse s’incruster dans le soulèvement qu’il redoute. Il a prouvé qu’il jugeait la situation explosive.

La semaine dernière, le régime devait célébrer la journée de soutien au système en place et organiser des deuils rituels en mémoire des saints fondateurs du chiisme. Les deux événements ont été boycottés à 100% par le peuple et les derniers serviteurs du régime. La panique a refait surface. Les dirigeants paniqués ont parlé d’une pollution mortelle pour fermer les lieux publics afin de vider tout lieux propice à l’émergence d’une agitation ! Pour calmer l’agitation de leur associés paniqués, les Larijani en charge du pouvoir judiciaire ont évoqué des arrestations de revendeurs d’or et de dollars au lieu de s’en prendre aux acheteurs. Ils ont ainsi admis qu’ils avaient peur de pousser à bout les collaborateurs paniqués et provoquer une rupture massive susceptible d’entraîner la chute de leur régime. Les Larijani ont ainsi avoué qu’il n’y avait pas solution pour résorber la crise : leur régime était condamné à perdre ses forces et à s’effondrer. Ce constat de fatalité a amplifié la crise et a encouragé chaque clan à oublier ses réserves et tout tenter pour s’emparer des commandes afin de bénéficier du droit de marchander sa fuite.

Cette semaine, le régime, affaibli par ses échecs, a vécu à l’heure de la crise interne. Ses partenaires alarmés par les preuves de sa perte de légitimité, ont continué à chercher de l’or ou des dollars. Ses dirigeants ont aussi été plus que jamais préoccupés par la perspective de leur chute et la nécessité d’obtenir des garanties américaines à obtenir pour partir en toute sécurité car ils s’attendaient à de nouveaux boycotts le mardi 8 janvier à l’occasion de la commémoration du 1er révolte révolutionnaire en faveur de Khomeiny puis le vendredi 11 et le samedi 12 à l’occasion des prières prévues pour la mort de Mahomet, Hassan et Emam Reza. Ils ont multiplié les diversions et les ruses pour cacher ces boycotts qui confirmaient l’approche de leur chute et se sont aussi combattus avec plus de férocité à l’approche de cette échéance finale. Leur confrontation a donné lieu à un clash sans précédent.

On a ainsi une semaine bien plus étouffante et opaque que l’air de Téhéran selon le régime. Mais les images de la semaine nous aideront à voir plus clair dans ce brouillard souhaité par le régime pour cacher son agonie...



© WWW.IRAN-RESIST.ORG
GIF
© WWW.IRAN-RESIST.ORG
© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Rappel | Le dernier événement de la semaine dernière a été le boycott d’Arbaeyn, dernier hommage de l’année aux martyrs fondateurs du chiisme, boycott qui a rappelé l’absence de toute légitimité religieuse du régime, sa principale légitimité.

Cette semaine, de nouveaux boycotts pouvaient confirmer son isolement et convaincre ses partenaires économiques à vider leur compte pour fuir le pays. Il était à la veille d’une grande agitation susceptible d"engendrer la fonte de ses réserves et le mettre en situation de ne pouvoir assurer l’approvisionnement du pays en divers aliments (notamment le riz, le pain et le poulet) et aussi en carburant... Il y avait un risque de manifestations populaires...

Dans le contexte de manque de troupes fidèles, la première décision des clans ennemis a été de se référer le moins possibles aux célébrations à venir et aussi d’évoquer un regain de la pollution de l’air surtout à Téhéran pour annoncer que toutes les administrations, les banques et les lieux publics resteraient fermés pendant une journée supplémentaire afin de vider ces lieux à risque ou les rues d’éventuels contestataires ! Mais pour sortir de ce mensonge qui devenait pesant, il a annoncé l’arrivée de vents forts évacuant dès dimanche toute la pollution à Téhéran !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Samedi 5 Janvier 2013 (16 Dey 1391), le premier jour de cette semaine, a donc été une journée en suspension ! On n’a quasiment pas eu de photos sauf des images peu convaincantes de la supposée pollution à Téhéran.

Sur cette série on des hauteurs de la ville embrouillées avec une faible visibilité et à l’inverse au niveau du sol, l’air est clair et la visibilité excellente. Alors que la pollution est plus dense à mesure que l’on s’approche du sol. Or, on a là une situation inverse car il n’y avait pas de pollution et le régime tricheur des mollahs a diffusé une vue du brouillard matinal des hauteurs de Téhéran !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 99.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 119.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 63.1 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Mais si la vie économique et sociale était artificiellement anesthésiée pour permettre aux dirigeants d’éviter la fonte de leurs réserves et une situation de pré pénurie, les dirigeants eux-mêmes étaient en ébullition : ils devaient trouver très vite une solution aux risques de pénurie car ils ne pouvaient maintenir indéfiniment la vie économique en suspension pour une pollution que personne ne voyait !

Le régime a alors annoncé « l’arrestation, le jugement, puis la pendaison immédiate et publique de deux frères kurdes dans leur région », pour insinuer qu’il avait encore des forces fidèles et sans peur à son service !

Le régime a également annoncé que le vent de 10 à 15 m/s (soit 36 à 54 Km/h) prévu pour dimanche n’était pas là ; il n’y avait qu’un vent de 5 m/s (soit 18 Km/h) et il fallait entendre jusqu’à lundi ou mardi pour l’évacuation de la pollution ! Précisons qu’il a très rarement des vents de 36 Km/h à Téhéran, le régime justifiait le maintien de la suspension des activités pour s’octroyer 24 à 36heures de délai supplémentaire afin de trouver au moins une solution acceptable pour éviter la banqueroute sous l’effet de l’a ruée sur l’or et le dollar.

Mais le problème est que le pays n’a plus de nouvelles ressources de devises et les dirigeants en guerre ne peuvent guère rassurer leurs collaborateurs. C’est pourquoi d’emblée les dirigeants ont songé seulement à chercher du côté des économies : à baisser la note de leurs dépenses pour ménager leur stock de dollars. La note la plus élevée étant celle de l’importation des carburants (de l’essence pour le transport, mais aussi du kérosène pour la production de l’électricité), c’est là qu’il fallait agir. Mais ce sont des secteurs sensibles car le régime a déjà augmenté le prix de l’Essence tout en baissant la production de l’électricité ce qi plombé l’emploi. C’est pourquoi le régime n’a pas osé évoquer de nouvelles modifications dans l’offre. Il a rusé.

Le premier journal économique du régime, Donya-é-Eghtesad (le monde de l’économie) [1] a, alors dans son article du jour fait état des risques très élevés de la pollution pour incriminer la consommation de l’essence et demander aux dirigeants une baisse de sa vente !

On ne peut pas parler à proprement parler d’une vraie solution économique durable, mais d’un moyen pour réduire une dépense incontournable afin de retarder l’épuisement des ressources.

Mais étant donné que dans le même temps, il n’y a eu aucune déclaration pour une reprise des négociations, personne au sein du régime n’était en train de gagner du temps pour sauver le régime : le clan Rafsandjani songeait donc à trouver un moyen pour se dissoudre dans l’opposition et le clan Larijani songeait à gagner du temps pour dominer le jeu et pouvoir assurer ses intérêts en cas d’une chute désormais incontournable.

Les événements politiques de la journée ont d’ailleurs prouvé cette hypothèse car de nombreuses politiciens liés à Larijani ont accusé Rafsandjani de vouloir préparer une « nouvelle intrigue hostile au régime ! » en ayant récemment évoqué la « nécessité d’élections libres ». Or, Rafsandjani avait parlé de cela en septembre dernier sans soulever des protestations, puis il en avait reparlé le 25 décembre, toujours sans soulever des protestations. On l’accusait tardivement de préparer un complot car les conditions du régime ont changé : le régime s’est rapproché de sa chute.

Par ailleurs, d’autres politiciens liés aux Larijani et certains Chefs des Pasdaran ont dénoncé que le principal pion de Rafsandjani, Ahmadinejad, voulait mettre rapidement en place la seconde phase de la libération des prix pour provoquer des hausses de l’ordre de 500% afin d’engendrer les conditions nécessaires à une révolte voire une contre-révolution (au moment des élections ou même avant).

Mais Ahmadinejad et aussi son chef de fil, Rafsandjani, n’ont pas répliqué aux accusations à leur encontre. En Iran, on dit que le silence est un oui tacite.

Ahmadinejad ainsi mis en cause a seulement annoncé l’inauguration d’un centre de stockage du Gaz naturel pour prouver qu’il oeuvrait pour le bien être du régime notamment la production de l’électricité qui est très importante surtout en hiver. Mais l’annonce a été critiquée, on a dit qu’il avait inauguré un centre qui existe depuis des années pour insinuer qu’il ne faisait rien pour améliorer l’offre énergétique et préparer le lit d’une contestation sociale. L’accusation semble fondée car les vues des extérieurs sont usés et ne ressemblent pas à la maquette réaliste du site (avec beaucoup de volumes jaunes). Mais le point le plus intéressant est que l’on voit aussi un Ahmadinejad très sombre.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 89.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 116.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 122.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 64 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

A ce moment on a une nouvelle forme d’attaque contre Rafsandjani et son poulain Ahmadinejad. Le Parti de la Coalition (des Bazaris islamistes), vieux parti en perte de vitesse, mené depuis quelques années par Asgar-Owladi, jadis proche de Rafsandjani, mais depuis peu allié des Larijani, a lancé un appel à l’unité à l’ayatollah Mesbah-Yazdi, un mollah qui a toujours joué le rôle d’un ultra pour Rafsandjani, mais pourrait à présent être sacrifié par lui à l’autel de ses intérêts actuels ! Pour le Parti de la Coalition, « Mesbah-Yazdi était une source de sagesse que personne n’avait le droit de monopoliser, il avait sa place ailleurs ! »

L’ayatollah Mesbah-Yazdi n’a pas accepté cette invitation, mais il ne l’a pas refusé non plus. Il est resté silencieux, se réservant le droit de changer de camp si son complice de toujours Rafsandjani ne parviendrait pas à réussir son plan par manque de partisans actifs ou serait vaincu par ses adversaires. On avait là un exemple inédit de la volatilité des alliances, une chose susceptible d’aider la chute du régime en cas d’une révolte due au ras-le-bol général.

Washington qui veut le maintien de ce régime islamique n’est pas resté de marbre devant tous ses risques en suspension, il a affirmé que l’on devait peut-être assouplir les conditions pour la reprise du dialogue avec le régime pour enlever tout obstacle à cette reprise !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Dimanche 6 Janvier 2013 (17 Dey 1391), on a eu les premières ripostes du clan Rafsandjani contre la coalition informelle des Larijani et des Chefs Pasdaran. La Commission parlementaire de Sécurité Nationale (qui comme toutes les commissions parlementaires est entre les mains des pions de Rafsandjani) a publié un rapport attribuant la « mort de Sattar Beheshti » à un choc (sous l’effet de la torture) accusant de facto Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire et les Chefs Pasdaran (en charge de la police) d’avoir entraîné la mort d’un opposant (officiel) !

Rafsandjani utilisa une commission parlementaire afin qu’Ali Larijani, officiellement chef du Parlement, ne puisse pas esquiver le sujet et s’engage dans un débat forcément périlleux accusant son frère et ses alliés les Chefs Pasdaran et se retrouve engagé à les punir. Larijani est resté silencieux, mais son lieutenant, Ali Mottahari (fils de Morteza Motahhari) est intervenu pour affirmer que l’arrestation a été faite sans l’ordre du Pouvoir Judiciaire ! Mais étant donné que chacun veut une alliance avec les chefs Pasdaran, Ali Mottahari s’est gardé de les accuser d’avoir agi seuls, il a renvoyé la faute sur Mostafa Mohamad-Najjar, le ministre de l’intérieur d’Ahmadinejad, un des pions de Rafsandjani depuis toujours. Larijani a ainsi esquivé une menace contre son clan tout en accusant l’adversaire et s’offrant un nouveau motif pour demander la révocation d’Ahmadinejad pour éliminer d’un coup tout le clan Rafsandjani.

Nous avons tout d’un coup compris pourquoi le clan Rafsandjani avait annoncé récemment que Mohamad-Najjar, le ministre de l’intérieur était sur le point d’être démis de ses fonctions. Il prévoyait d’accuser encore Sadegh Larijani et prévoyait cette riposte et pourrait sans doute le démettre afin d’avoir les mains libres pour accuser encore Sadegh Larijani et obtenir sa révocation et ainsi neutraliser définitivement Ali Larijani qui doit sa puissance actuelle à la mainmise de son frère sur le pouvoir judiciaire.

Ali Larijani devait à ce moment inaugurer une exposition dans les locaux du Parlement. Il semblait plus préoccupé que jovial, certain que la riposte contre Mohamad-Najjar n’était pas suffisante pour contrer l’accusation soulevée par une des commissions de son fief, le Parlement. Larijani était inquiet d’être battu si prêt du but.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 116.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 106.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 113.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Conscient de la fébrilité d’Ali Larijani, le Clan Rafsandjani a continuer à avancer ses pions : Davoud Danesh-Jaafari, ex-ministre de l’économie d’Ahmadinejad, membre important du clan Rafsandjani a pondu un très long article économique totalement confus, illogique et incompréhensible sur les 4 scenarii de la hausse du dollar expliquant que l’une des solutions était la mise en œuvre de la seconde phase de la libération des prix ! Rafsandjani comptait effectivement mettre en place cette mesure déstabilisatrice (après avoir éliminer ses adversaires).

A ce moment, Ahmadinejad, qui récemment avait refusé d’aller s’expliquer devant le Parlement, a déclaré qu’il voulait venir discuter de tous les sujets actuels avec les Parlementaires. Au vu des événements, il entendait utiliser les pions de Rafsandjani (dans les commissions parlementaires) pour reparler de Sattar Beheshti afin de proposer une révocation de son ministre, mais aussi de tous les intervenants dans l’affaire à savoir aussi Sadegh Larijani, puis obtenir une ovation pour son plan économique. La situation était inversée par rapport à la veille : le clan Rafsandjani, qui avait été attaqué de tout part, était à présent dans une posture dominante !

Les Chefs Pasdaran ont tenté de contenir Rafsandjani et son poulain en révélant via leur site (FARS) que l’inflation due à la 1ère phase de libération des prix n’était pas de 20% (comme le prétend le Gouvernement) mais qu’elle était de 97% !

En fait, l’inflation est en réalité de 200% à 300% selon les produits, mais sans évoquer ce fait déstabilisant, les Chefs Pasdaran offraient un moyen à Larijani de critiquer Ahmadinejad lors de sa venue au Parlement ou peut-être espéraient-ils dissuader Ahmadinejad d’aller semer le désordre dans le fief de Larijani pour réduire au néant son clan et ainsi devenir libre pour exécuter les plans de Rafsandjani.

Kateb, un membre des Pasdaran qui est parlementaire et porte-parole de la commission du Budget a aussi lâché Rafsandjani en annonçant que les revenus pétroliers étaient selon les chiffres de la Banque centrale iranienne et le ministère du pétrole (deux sources dominées par Rafsandjani), les revenus pétroliers étaient en baisse de 45% comme l’année dernière. Ce qui revient à dire qu’en deux ans, le régime a perdu 70% de ses revenus en tenant tête aux Américains et le clan Rafsandjani a caché l’info pour continuer.

Les Pasdaran ont bien œuvré pour affaiblir le clan Rafsandjani, mais en utilisant la parole, les Chefs Pasdaran ont mis en évidence leur manque de troupes et par extension leur faiblesse exécutive et par conséquent la faiblesse du pouvoir dans le domaine de la répression. Les faux opposants du groupe soi-disant humaniste de HRA ont corrigé le tir en insistant sur la puissance du régime par l’évocation des exemples de l’extrême méchanceté de ses agents dans les prisons ! Le groupe HRA créé par Rafsandjani pour la promotion des faux opposants a ainsi rappelé qu’il restait essentiellement fidèle à la survie du régime.

Mais alors que la guerre faisait rage au sommet, un fait pouvait rappeler la réalité de la faiblesse exécutive du régime, son manque de troupes fidèles ! Ce jour-là était aussi le 45e anniversaire de la mort du lutteur Takhti, quintuple champion olympique dans les années 50, qui a toujours eu droit aux honneurs du régime en raison d’une fausse rumeur inventée par le parti pro-britannique de Jebheh Melli attribuant sa mort au Shah. Mais bien que cette rumeur a été démentie au moment de l’ouverture des dossiers de la Savak après la révolution islamique, chaque année, le régime a toujours parlé Takhti, évoquant le rôle attribué au Shah pour pouvoir enchaîner sur la répression (également imaginaire) de la manifestation révolutionnaire de 19 Dey (8 janvier) à Qom en 1978 en soutien à Khomeiny.

Mais cette année, le régime n’a donné aucune publicité au rassemblement car il y avait peu trop de vieux, il manquait de figurants jeunes ! De plus les pauvres gens qu’il avait trouvé et appâté avec l’offre d’une distribution de pâtisseries ne portaient aucun masque anti-pollution et démentait le mensonge qui censée également retenir les gens à la maison loin des foyers de contestation ou enfin, censée lui permettre de baisser sa distribution de carburant pour ménager ses fonds !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 123.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 111.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 105.9 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 109.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Le régime a oublié sa règle d’or qui de salir la mémoire du Shah pour préserver un mensonge qui est sa seule unique solution pour tous ses problèmes.

Le régime a même tenté de faire diversion en annonçant des blocages lors de l’enterrement de l’écrivain Sagheb-Far alors que ce dernier était toujours un bon élément fidèle et bien docile et n’avait jamais rien dit ou fait contre le système.

Le régime était face à la réalité qu’il n’avait pas de troupes, devait en procurait parmi les plus démunis, mais n’arrivait même pas à trouver des indigents pour simuler l’existence d’une base fidèle ! Pour autant, Rafsandjani n’a pas cédé car Keyhan, son principal média, a déclaré que le régime n’allait plus accepter de reprendre les négociations sous les pressions américaines ! Rafsandjani rappelait qu’il contrôlait la situation.

Washington s’est fâché : son allié stratégique, la Turquie, qui laissait le régime importer de l’or depuis le Ghana avec des avions turcs, a stoppé ce trafic assurant la survie du régime en prétextant qu’elle n’en savait rien ! Mais le propos est qu’il n’existe aucune sanction interdisant ces importations, mais la Turquie a été évasive sur le sujet !

Cette sanction due à l’arrogance et la détermination de Rafsandjani mettait le régime devant un risque d’explosion interne. Cela était dans l’intérêt de Rafsandjani qui a besoin d’une révolte pour se dissoudre dans l’opposition, mais cela n’était guère bon pour ses adversaires internes voués à être sacrifiés dans cette affaire.

On était virtuellement à la veille d’un clash interne et l’on a un clash hors normes avec des attaques inouïes contre Rafsandjani !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Lundi 7 Janvier 2013 (18 Dey 1391)

un membre de la direction du Parlement a affirmé qu’Ahmadinejad voulait également embaucher 500,000 nouveaux fonctionnaires. Pour accélérer l’effondrement économique du régime et engendrer une situation explosive ! Pour montrer sa bonne foi, le gouvernement a reporté le plan de la dévaluation de la monnaie iranienne qui avait pourtant reçu l’aval du Parlement.


On a alors assisté à une attaque plus tonique et plus concertée, un véritable guet-apens ! Mohsen Rezaï, ex-patron des Pasdaran, longtemps allié de Rafsandjani, mais qui a récemment rompu avec lui en publiant des articles compromettant à son encontre sur son site Baztab, a encore frappé. Cette fois, il a publié un article accusant implicitement un certain Babak Zanjani, récemment sanctionné par l’Europe pour avoir contourné les sanctions via la compagnie pétrolière NICO de Rafsandjani, d’être en fait l’agent d’Ahmadinejad et de Rafsandjani pour détourner des fonds publics et les investir dans des affaires à l’étranger !


Dans la foulée, le chef de la police, le Commandant des Pasdaran Ahmadi-Moghadam, a organisé une conférence de presse en présence d’Ali Larijani pour annoncer la création d’une Organisation de la lutte contre le détournement des fonds

Etant donné qu’un tel organe existe déjà au sein du régime sous le nom de l’Inspection Générale de l’Etat et sous la direction du mollah Pour-Mohammadi un pion de Rafsandjani pour le protéger contre toute accusation de corruption, on était face à une scission de l’Etat et un coup d’Etat interne contre les institutions forgées par Rafsandjani afin de préparer le moyen de le renverser ! C’est pourquoi Larijani et Ahmadi-Moghadam étaient très heureux, mais le mollah-procureur Mohséni-Ejéi, pion de Rafsandjani, était morose et il est resté sans voix devant les journalistes...

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 97.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 123 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 96.8 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Lors de cette conférence de presse, Ali Larijani a salué cette décision des Chefs Pasdaran de combattre la corruption des dirigeants et il a demandé plus de vigilance vis-à-vis des « chefs des services secrets car il lui semblait très impliqués dans la corruption ! » Ces gens étant les plus importants pions de Rafsandjani au sein du régime, on visait aussi à priver l’ex-patron du régime de ses meilleurs protecteurs !

Dans la foulée, le vice-président politique de la direction des Pasdaran a affirmé que selon ses informations le petit-fils de Khomeiny, Hassan, avait pris ses distances avec le camp de Rafsandjani… une manière de laisser aux personnages en vue du clan Rafsandjani l’opportunité de rompre ! Hassan Khomeiny n’a pas démenti ces propres et a laissé ouvert l’option d’une rupture au cas où la tentative de virage de bord de son tonton échouerait.

Pour inciter les personnages en vue du clan Rafsandjani de prendre leur décision sans trop attendre, on devait mettre en valeur le déclin de Rafsandjani : les avions des compagnies Mâhân et Âssémân appartenant à Rafsandjani ont alors été privés de kérosène au prétexte de ne pas avoir réglé leurs factures !

Enfin pour continuer à harceler Rafsandjani et sa bande, un peu plus tard, le chef des renseignements au sein de la Police a également annoncé la création d’un comité pour trouver et arrêter les débiteurs bancaires de hauts niveaux pour intimider les nombreux alliés ou les collaborateurs de Rafsandjani dans ses activités financières et bancaires.

C’est alors que la direction du Parlement a accepté la demande d’Ahmadinejad de venir parler aux députés et lui a donné la matinée du mercredi. Mais on lui a précisé qu’il devait venir avec ses ministres et la séance serait publique donc télévisée et qu’il y devait répondre à toutes les questions en suspens ! La situation était à nouveau inversée par une coalition de tous les clans et individus toujours brimés par Rafsandjani et l’on espérait déstabiliser ses pions et en finir avec lui en direct !

Seule riposte de Rafsandjani, son pion Pour-mahammadi, le chef de l’Inspection générale de l’Etat qui doit normalement superviser la lutte contre la corruption au sein du régime, a pris sa défense en annonçant un dépôt de plainte au Pouvoir Judiciaire contre un Parlementaire qui avait récemment accusé Rafsandjani de corruption ! En restant dans le cadre du pouvoir Judiciaire, Rafsandjani a admis qu’il était à la merci de ses adversaires !


La fronde contre Rafsandjani pouvait aboutir, les exclus pouvaient prendre le pouvoir et s’emparer de toutes les richesses ! Les nantis du régime, liés depuis longtemps par nécessité commerciale au clan Rafsandjani, pouvaient craindre une purge et avaient une raison supplémentaire de fuir le pays avec leur fortune et le maximum d’or et de dollars possibles. Le régime risquait un retrait massif des avoirs des banques plus une folle ruée vers l’or et le dollar.

La situation pouvait s’envenimer avec le boycott de la « commémoration en hommage des martyrs de 19 Dey », tout d’un coup, toute référence à cette date et aux premières martyrs de la révolution a disparu dans les propos des responsables et dans les médias du régime !

Par ailleurs !, les chefs Pasdaran, responsables de la nouvelle panique des nantis du régime, ont, via leur agence de presse FARS, attribué la responsabilité de plusieurs maladies graves à la pollution afin d’inciter les gens à rester chez eux. On a entendu parler de toutes les maladies possibles et imaginales sauf des maladies respiratoires car il n’y avait pas de gêne de ce genre avec cette pollution imaginaire !



Pour faire diversion, les chefs Pasdaran, ont également remplacé la commémoration de 19 Dey par une commémoration encore inédite de leurs martyrs de la région d’Azerbaïdjan. Ils ont annoncé une forte mobilisation digne d’Achoura lors d’une prière collective à Ardébil et un enterrement de restes d’un soldat inconnu à Tabriz.

Les Chefs Pasdaran entendaient aussi montrer qu’ils avaient des troupes et étaient en mesure de prendre le pouvoir face au clan tentaculaire de Rafsandjani (dont les membres n’ont pas encore dit leur dernier mot). Le choix d’Azerbaïdjan est aussi dû au fait que la région est très remontée contre le régime suite à son mépris vis à des centaines de milliers de gens victimes d’un grand tremblement de terre : il s’agit pour les Pasdaran d’intimider les mécontents.

Mais les photos montrent qu’il y avait peu de monde à ces deux rassemblements et surtout peu de jeunes (même si on ne prend pas en compte la tricherie que nous avons détectée et réduit le nombre des jeunes de 120 à 30 individus). En trichant, mais tout en restant modestes dans leur ambition, les Chefs Pasdaran ont seulement réussi à étaler leur manque de troupes ou plutôt absence de troupes.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 569.8 ko
Cliquez & zoomez pour agrandir l’image

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 394.4 ko
Cliquez & zoomez pour agrandir l’image

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 84.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Mardi 8 Janvier 2013 (19 Dey 1391), on devait pleurer les martyrs de la 1ere manifestation pro-Khomeiny en 1978, mais on n’a vu la moindre manifestation spontanée : le régime avait vu juste : il était boycotté à 100% !

Le régime s’est alors focalisé sur les rassemblements de la fin de la semaine le vendredi 11 janvier (22 dey) à l’occasion de la disparition de Mahomet et de Hassan, le 2nd saint du chiisme, mais aussi le rassemblement prévu pour le jour suivant, le samedi 12 janvier (23 dey) pour rendre hommage à "Emam Reza, mort en martyr" (en fait mort dans son lit d’une indigestion).

Mais par nécessité de remplir le vide laissé par la disparition inexpliquée de 19 Dey, le régime a alors annoncé que ses partisans étaient sur les routes, lancés en direction de Machhad ou de Qom pour y participer dans de gigantesques prières collectives en mémoire de leur cher prophète et ses illustres descendants !

Mais le régime devait alors montrer des images de ses pèlerins à pied pour authentifier son annonce. Or, il n’y a qu’un cas de pèlerinage à pieds de villes en villes dans ses archives : celui de partisans de Khomeiny partant de Qom vers Téhéran à l’occasion de la célébration du 1er révolte de Khomeiny en juin 1963 qui avait eu lieu lors de l’Achoura. Pour recycler les images d’archives de cet événement, le régime a associé Achoura à Mahomet, Emam Hassan et Emam Reza. C’est ainsi que l’on a vu les bons musulmans du régime sur des routes désertes avec des drapeaux pour Hossein, alors qu’il eut fallu qu’ils aient des drapeaux pour Mahomet, pour Hassan et pour Reza, le trio de saints de la semaine !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 107.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 101.1 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

La situation n’était pas brillante : même si les vieux ayatollahs ne disaient rien pour sauver leurs intérêts pécuniaires, le régime utilisait des images d’archives montrant une trentaine de partisans car il n’avait même pas autant de fidèles dans la réalité !

C’est pourquoi le clan Larijani désormais associés officiellement aux Chefs Pasdaran ont opté pour plus d’attaques contre Rafsandjani et son clan afin de se donner les moyens de les reverser lors de la visite d’Ahmadinejad au Parlement et avant que ce régime épuisé tombe grâce à un soulèvement dû au ras-le-bol général.

Par conséquent, les membres de la coalition Larijnai+Pasdaran ont continué leur attaque en ruminant tout ce qui avait été déjà dit cette semaine et ces dernières semaines en y ajoutant tout ce qu’ils passaient pas leur tête !


Ils ont ainsi encore critiqué les « élections libres » évoquées par Rafsandjani, ils ont mis le doigt sur les problèmes économiques générés par « la très mauvaise gestion d’Ahmadinejad ». Ils ont aussi mis le doigt sur les « faiblesses du budget de l’année prochaine ». Mais il y a eu aussi un inédit, ils ont mis le Gouvernement en demeure « d’arrêter les 200 gros bonnets corrompus du régime » sans quoi ils révéleraient leur nom pour les faire chuter ! On a aussi mis en demeure le Gouvernement de clarifier les dangers de l’Essence pour lui mettre sur le dos les victimes supposées de la pollution !


Rafsandjani et ses pions étaient tous visés. Le groupe des Pasdaran a appelé à un rassemblement sous l’égide du chef de la Police Ahmadi-Moghadam pour sonder la popularité de ce personnage qui dans le rôle du grand shérif de l’ordre nouveau à venir devrait monter plus haut. La mobilisation a été faible. Le groupe Larijani-Pasdaran n’était pas en mesure d’annoncer sa victoire.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 97.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 125.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 103.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Le groupe Larijani-Pasdaran devait montrait que l’adversaire était encore plus faible ! Un centre commercial du groupe Mâhan de Rafsandjani situé à Tonekâbon, a également été victime d’un incendie et a bien brûlé en l’absence d’intervention des pompiers qui sont soit en rupture avec le régime ou alors fidèles à la direction des Pasdaran !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 105.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 127.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 103 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 141.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Alors que l’on venait d’assister à une première attaque physique contre les intérêts pécuniaires de Rafsandjani, geste présageant une guerre très hard, Washington a envoyé discrètement un de ses alliés régionaux, le 1er ministre kurde en Iran, pour une visite de quelques heures dont le contenu est resté secret.

Mais on peut supposer qu’il s’agissait d’une offre américaine pour un dialogue assouplie et informelle avec le clan Rafsandjani car quelques heures plus tard, les hauts gradés des Pasdaran retenus en otages par les islamistes syriens soutenus par Washington ont été libérés. Et surtout Salehi, le ministre des affaires étrangères du régime et membre du clan Rafsandjani, a quitté Téhéran en direction d’Egypte alors que ce pays islamiste allié aux Etats-Unis avait à plusieurs reprises refusé des visas aux responsables du régime.

Salehi a alors pris la parole non pour évoquer un bon geste positif de Washington et se dire ouverte à une reprise du dialogue avec Washington, mais pour affirmer qu’il était « à Caire pour défendre Assad et préparer l’arrivée d’Ahmadinejad et autres membres gouvernementaux du clan Rafsandjani en Egypte pour le prochain Sommet des Pays Musulmans où l’on allait enfin prendre en compte les points de vues de la république islamique sur la Syrie ! »

Washington avait fait un geste pour ouvrir le dialogue avant que le régime islamique lui échappe grâce au plan Rafsandjani ou par la faute de l’arrivée d’une nouvelle équipe dont il n’a pas inclus les noms sur ses listes de sanctions, mais Rafsandjani, n’en avait rien à faire. Malmené par ses adversaires, il essayait d’utiliser cette ouverture comme une victoire personnelle pour faire valoir ses capacités de gestionnaire, se montrer incontournable afin de semer le doute dans leur esprit de ses adversaires et les diviser à la veille de leur projet de le déstabiliser au Parlement.

De plus les membres du clan adverse ne prenaient pas partie pour le dialogue car il n’était pas sous leur direction et ne pouvait que bénéficier à leur ennemi Rafsandjani.

Washington s’est braqué et a annoncé une sanction interdisant l’exportation de l’or vers l’Iran pour avancer l’échéance finale et forcer les gens (de quelques clans qu’ils soient de revoir leur position). Pour secouer les Pasdaran policiers, Washington a aussi révélé qu’ils détenaient un agent de FBI depuis plusieurs années ouvrant la voie à des sanctions à leur encontre.

Par ailleurs, le mollah Boroudjerdi, partisan de la version américaine de la révolution islamique de 1979, a oublié ses griefs contre Khamenei (pion de Rafsandjani désormais grillé), il a fait publier une lettre sur son site américain pour se plaindre du pouvoir Judiciaire afin d’ouvrir la voie à des sanctions contre Sadegh Larijani, l’arme fatale d’Ali Larijani.

En résumé, le régime et ses futurs nouveaux maîtres les Larijani et les chefs pasdaran étaient mis face à plus de sanctions par la faute de Rafsandjani… L’échéance finale s’approchait. Les Larijani devaient passer à l’attaque.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Mercredi 9 Janvier 2013 (20 Dey 1391), Sadegh Larijani a mis en examen Mehdi le fils de Rafsandjani avec 12 chefs d’inculpation sans les préciser car cela dépendra de l’attitude de père. Mais on peut d’ores et déjà dire que cette mis en examen sera celui de Rafsandjani en personne car son fils Mehdi a toujours un simple exécutant !

Premier effet Kiss Cool de cette attaque frontale contre Rafsandjani : Rahim-Mashaï, le candidat du clan Rafsandjani pour les prochaine présidentielle, a déclaré forfait en affirmant qu’l n’aviat jamais déclaré sa candidature dans aucune interview !

Second effet Kiss Cool de l’attaque frontale contre Rafsandjani, son pion, Ahmadinejad, n’a pas jugé opportun d’aller au Parlement !

Troisième effet Kiss Cool de l’attaque frontale contre Rafsandjani. Mesbah-Yazdi qui sous son ordre se montrait le protecteur spirituel d’Ahmadinejad a lâché l’ex-patron du régime en tapant sur son poulain Ahmadinejad ! Mais aucun média ou personne ne s’est préoccupé de ces ruptures et ses lâchetés car la guerre venait d’entrer dans une phase plus critique. Rafsandjani, l’ex-patron du régime était dans la ligne de mire de ses rivaux de 30 ans !

Le clan Rafsandjani allait être KO ou riposter. Le régime était durement sanctionné. La coalition des Larijani et des chefs Pasdaran devait montrer qu’il avait de quoi tenir pour achever Rafsandjani tout en empêchant une folle panique des associés menacés de purge ou la révolte populaire que tout le monde attend. La coalition montante devait montrer sa force : elle a annoncé des centaines d’arrestations de dangereux raquetteurs à Téhéran et a diffusé quelques images montrant une centaine de policiers et une dizaine de malfrats. Il était donc loin du compte, mais il s’agissait d’un double bluff car on a vu des images avec de la neige au sol au centre de la place où étaient réunis les policiers et leurs prises alors qu’il n’a nullement neigé la veille. On avait là des images d’il y a deux semaines, ce qui revient à dire que le peu de policiers gradés qui accompagnaient les chefs Pasdaran les ont lâchés après cette folle guerre qui ne profite certainement pas à ceux de la base.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 131.8 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 104.1 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Les images étant d’archives : les chefs Pasdaran n’avaient plus d’exécutants (ou du moins pas autant qu’il veut ou peut montrer sans rougir). Le silence s’est abattu sur leur camp ! Rafsandjani a protesté mollement contre la mise en accusation de son fils mais sans agir réellement montrant qu’il ne pouvait pas riposter car il n’avait aussi plus de soutien malgré son immense réseau. Il est aussi resté silencieux comme ses adversaires. Le régime tout entier est resté silencieux après une première bataille sanglante alors qu’il y avait tant à dire !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Jeudi 10 Janvier 2013 (21 Dey 1391), le régime était abasourdi par la réalité de sa faiblesse et ses divisions.

La coalition des Larijani et des chefs Pasdaran devait faire des annonces montrant sa puissance.

Le pouvoir Judiciaire des Larijani a annoncé l’arrestation de fils de Karroubi, un membre du clan Rafsandjani, mais cela n’était pas très glorieux car le fils de Karroubi n’est réellement personne. Les chefs Pasdaran policiers ont é fait état de leur bonne relation avec Interpol pour montrer leur puissance, mais ils n’ont guère pu étaler leur force en montrant des troupes ! Etant donné que cela n’inspirait pas vraiment confiance, les chefs Pasdaran policiers ont également annoncé l’arrestation d’un jeune qui avait escroqué des nantis à la hauteur de 28 milliards de tomans via un site web pour montrer qu’il contrôlait le web et aussi pour rassurer un peu les nantis du régime afin de les convaincre de ne pas paniquer et ne pas provoquer une nouvelle crise voire des pénuries en achetant et stockant des vivres et du carburant. Le régime a aussi annoncé le démarrage de Bouchehr pour rassurer ses derniers compagnons avant de préciser que la centrale n’arriverait à une pleine production d’électricité que dans trois ans. Il a ainsi fait preuve de peur vis-à-vis de ses derniers compagnons alors qu’il devait se montrer fort... En conséquence, il était en retrait sans doute en raison des boycotts prévisibles des grands rassemblements qu’il avait promis à ses compagnons pour les rassurer.

Washington a décidé d’ouvrir de nouvelles pistes de sanctions pour faire bouger les dirigeants avant que ce ne soit trop tard et le régime tombe et l’Iran se débarrasse de ce régime que l’on lui a imposé. A cet effet, Washington a exprimé des craintes sur le transfert de 50 tonnes d’uranium non enrichi de la Syrie vers l’Iran el la France qui est désormais un allié bien aligné a fait état de crainte que la Syrie déplace vers l’Iran une DCA très performante achetée aux Russes. Ne demandez pas la logique de ce geste de la part d’un pays en guerre !

Le régime abasourdi par ses faiblesses a été confronté à un nouveau problème : la neige dans les parties dévastées de l’Azerbaïdjan a plongé près de 150,000 victimes qui ne sont pas encore relogés dans une détresse et une rage noire.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 133.8 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 124 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 123.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

La coalition montante devait montrer sa force. A la veille des grands rassemblements religieux qu’elle avait annoncés, elle devait montrer sa force en montrant les préparations ou ses fameux pèlerins en route vers Machhad et vers Qom avec des drapeaux adéquats ! Mais on a encore vu des drapeaux de Hossein : le régime n’avait personne à ses côté et utilisait ses pauvres images d’archives étant au grand jour un isolement apparu depuis longtemps.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 99.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 108.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Le régime a annoncé une soupe géante populaire bénie par le prophète avec 63 tonnes d’ingrédients. En l’absence de demandeurs pour cette soupe bénie, il a photographié les chaudrons géants vidés avec les cuistots dans le rôle de demandeurs de soupe !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 110.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 109.8 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 97.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 125.8 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

On était à la veille d’un boycott non dissimulable : on a plus vu ou entendu les chefs Pasdaran. Ali Larijani, éclipsé par ses camarades en uniforme, a décidé de se montrer pour se placer pus haut. Il n’a pas trouvé d’allié à Téhéran ou à Qom dont il est le député, il est allé à Khonsâr 20,000 habitants assister à un spectacle. Personne n’a arrêté le spectacle pour le saluer. Il n’a pu faire aucun discours. il est venu et reparti dans le silence et l’obscurité !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 117.9 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 119.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Vendredi 11 Janvier 2013 (22 Dey 1391), on était à la date des grands rassemblements en hommage à Mahomet et Emam Hassan : mais Téhéran était vide : il ne se passait rien. Idem à Qom et à Machhad ou d’autres villes du pays.

A Qom et à Mashad, il n’y avait nulle trace de rassemblement ou de prière publique. Le régime a diffusé des images d’Achoura pour Qom (4 photos), mais aussi pour Machad (2 photos)... au moins il restait dans sa logique !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 72.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 90 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 77.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 69.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 77.7 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 114.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

A Téhéran, Jannati, le chef permanent du Conseil constitutionnel du régime, celui qui en 1989 avait donné son aval à la révision de la constitution pour que Rafsandjani puisse devenir le patron du régime, a lâché cet allié de toujours qui a fait sa fortune, en condamnant avec virulence (et en des termes très injurieux), « les gros loosers qui parlent d’élections libres ! »

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 45.9 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Jannati a aussi annoncé une grande marche à la sortie de la prière en l’honneur de Bahrein aux abords de l’université où a lieu cette prière !!

Pourquoi Bahrein alors que l’on était le jour d’hommage à Mahomet ? En fait, il a oublié Mahomet et a fait référence à Bahrein pour utiliser les images de manifestations qui ont eu lieu sur ce site en l’honneur de Bahrein. Non qu’elles soient les meilleures manifestations possibles ! Il y a toujours eu de très grandes manifestations sur ce site pour la révolution ou la journée de Qods, mais leurs images sont inutilisables en raison des affiches que l’on voit partout.

Les (petites) manifestations pour Bahrein ont été préférées parce qu’elles ont toujours eu lieu en dehors des dates officielles dans un décor de tous les jours !

Les chefs Pasdaran (membres de la coalition montante) ont vu dans l’annonce de Jannati un geste d’opportunisme et ils ont annoncé une très grande manifestation avec des milliers de miliciens dans les abords de l’université de Téhéran afin de faire prévaloir leur leadership !

Les derniers compagnons du régime ont été bien déçus de constater que tout était bidon aussi bien du côté de Jannati (les 2 premières photos) que du côté des Pasdaran (les 5 photos suivant) car ils ont vu des manifestations minuscules qui par ailleurs étaient sans nul doute extraites des archives car elles avaient lieu sous un ciel sans nuages alors le ciel de Téhéran était en ce vendredi clairsemé de nuages. Par ailleurs, il y a beaucoup de vents forts (enfin) et les drapeaux n’étaient pas follement en mouvement (fait très visible dans la série des Pasdaran).

Il était clair que le régime avait utilisé des images d’archives, mais en plus il n’avait pas osé montrer des images plus fournies en participants avouant sa peur d’être lâché après un trop grand mensonge !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

PNG - 75.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 73 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 71.9 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 257.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 259.2 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 247.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 174.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 309.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Ces images ont aussi prouvé qu’il n’y avait plus (comme nous le disons) de participants à la prière de Vendredi.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG


Samedi 12 Janvier 2013 (23 Dey 1391), à la place de prière géante pour Emam Reza, le régime a encore diffusé des images d’archives représentant Achoura ! On n’a également vu nul responsable sur le devant de la scène.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 98.5 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 86.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 99.3 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 73 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 80.4 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

JPEG - 58.6 ko

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Les images que le régime a diffusées sont certainement assez belles d’un point de vue artistique, on voit de belles drapées, mais il est temps que ce rideau tombe. Mais le peuple a peur d’agir et ne pas être soutenu par Washington qui veut utiliser l’Islam à des fins géopolitiques. A l’heure où chacun change de camp, il serait bon que le France rompe aussi avec son giscardisme sans ambition et retrouve un élan gaulliste pour se démarquer de Washington et être l’allié nécessaire pour déchirer le drapeau en berne de l’Islam en Iran.

[1Cette semaine, dans le cadre d’effort pour limiter les dépenses du régime, en marge de l’article sur les risques liés à l’essence et la nécessité d’en vendre moins ; le quotidien Donya-é-Eghtesad, média lié au régime, avait aussi évoqué la nécessité de baisser la production automobile alors que constructeur Iran Khodro est en faillite et en panne depuis le dépôt de bilan du constructeur iranien de roulement à billes. Le quotidien Donya-é-Eghtesad, porte-voix du régime, essayait donc de dissimuler sous une décision bienveillante la fermeture attendue et fort regrettable d’Iran Khodro et la perte de près de 500,000 emplois directs ou indirects. Iran Khodro fut jadis le premier constructeur automobile de l’Asie ! L’Iran de demain aura besoin de grands partenaires technologiques pour redémarrer cette industrie et les autres secteurs économiques ruinés par les mollahs. La France peut être ce partenaire si elle prend la partie du peuple iranien.