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Iran : La semaine en images n°249
28.11.2012

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine :
avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable entre autre d’avoir modernise le pays, stabiliser la région et aussi d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs islamistes (dont l’OMPI) pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Le projet appelé Arc de Crise devait faire de l’Iran un foyer d’agitation islamiste pour soulever l’Asie Centrale contre la Russie et la faire basculer dans le camps américain permettant à Washington de devenir la première puissance pétrolière au monde. Cela allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques : les mollahs pro-britanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington, dévoyer le projet et aussi accaparer le pouvoir. Ce coup d’état interne a été réalisé par Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, en assassinant les pions religieux de Washington et surtout en coupant le cordon ombilical entre Washington et la révolution islamique par l’attaque des "étudiants islamiques" contre l’ambassade américaine et la prise en otage des diplomates américains. En échange, de ces services et cette Seconde révolution islamique, Rafsandjani a été autorisé à écarter des mollahs plus hauts placés comme Mottahari (le protecteur des Larijani) et d’accéder à tous les postes clefs comme le ministère de l’intérieur, les services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de guerre qui ont fait de lui le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, le secteur alimentaire). Avec quelques autres mollahs ambitieux et le soutien tacite des Britanniques, Rafsandjani a aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis et en attaquant ses intérêts et ses alliés régionaux pour ne laisser aucune chance de retour aux pions américains.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer Rafsandjani et ses complices à cesser leur diabolisation, d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

Rafsandjani et ses complices ont alors accentué les actions terroristes contre les intérêts américains et ont décidé de sacrifier la production nationale pour importer tout d’Europe afin d’acheter la protection diplomatique des Européens. Cela et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays et sa force de production : les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. Le pays était aussi en guerre. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en danger. Mais il n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le modèle islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse.

Par ailleurs non seulement Washington n’a jamais aidé les opposants, mais encore, il a souvent laissé un grand nombre de ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions pour adoucir leur effet. quand il estimait qu’elles pouvaient dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu’il veut récupérer.

Mais en agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié l’opposition et la dissidence, ce qui a affaibli la position de Rafsandjani, le patron de facto du régime, parmi ses adversaires internes. Pour se maintenir, Rafsandjani a toujours cherché à étendre son pouvoir. En 1989, à la mort de Khomeiny, il a trafiqué le testament de ce dernier pour officialiser sa propre mainmise sur le régime et a obtenu les pleins pouvoir pour le Conseil de Discernement qu’il présidait et préside encore). Mais la poursuite des sanctions visant personnellement Rafsandjani (comme avec le mandat d’arrêt pour l’attentat de l’Amia) et son incapacité à les neutraliser l’ont amené à partager le pouvoir avec des adversaires (comme les frères Larijani) pour acheter leur loyauté et des délais supplémentaires pour restaurer son hégémonie.

Rafsandjani a alors tenté un faux apaisement via Khatami, un ex-responsable d’assassinats des opposants exilés, mais il n’a pas pu amadouer Washington. Il l’a alors remplacé par un autre ex-responsable des services secrets nommé Ahmadinejad et l’a entouré des pires racailles des services secrets (comme Mottaki, Najjar, Vahidi) pour tenter de faire reculer Washington avec toute sorte de menaces. Mais Washington a utilisé ces menaces pour renforcer ses sanctions !

Mais en 2007 quand Washington a impliqué le Conseil de Sécurité de l’ONU pour généraliser les sanctions et s’est mis à évoquer très régulièrement la possibilité de frappes militaires, la dissidence interne s’est amplifiée : on a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les de Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base.

En 2008, Washington a adopté ses premières sanctions bancaires, limitant sérieusement les revenues en devises du régime. Rafsandjani et ses complices au sein du Conseil de Discernement ont décidé de limiter le pouvoir d’achat des Iraniens pour brider la consommation afin de survivre malgré la diminution de leurs revenus. Le plan prévoyait la suppression de tous les prix subventionnés, mais par peur d’une émeute générale, le régime a d’abord gelé les salaires de ses propres employés les mieux payés, les agents sécuritaires, qui ont été très déçus et ont aussi pris leur distance bien qu’ils ne puissent pas aller vers la dissidence en raison de leurs passés criminels.

Cette nouvelle rupture était terrible. Le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani devait songer à une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue avec les Américains pour prendre en main ce poste. Larijani ne s’écartait pas : Rafsandjani devait lui donner un poste clef. Via a les élections factices du régime, il lui a offert la direction de la majorité législative (la chefferie du Parlement) : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire dans le système actuel. Ali Larijani a alors révélé par l’intermédiaire de l’un de ses pions la corruption de Rafsandjani et de ses alliés afin de les éliminer du jeu et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties.

Rafsandjani s’est vu menacé par les sanctions, le risque de pénuries et d’émeutes, la dissidence interne ou encore les dossiers d’Ali Larijani : en juin 2009, il a tenté de sauver le régime et surtout sa situation avec le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur, partisane de la ligne (anti-américaine) de Khomeiny, menée par ses ex-amis (les étudiants islamiques preneurs d’otages de l’ambassade américaine pour donner une nouvelle légitimité à son clan.

Mais le peuple a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime et les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Rafsandjani a dû offrir le Pouvoir Judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani, pour acheter leur loyauté afin de poursuivre ses plans.

Rafsandjani offrait plus de pouvoirs à ses ennemis (les Larijani), mais avec un risque limité car le maître des accusations, procureur Ejéi (un ex-patron des services secrets) était un de ses pions et par ailleurs, le tribunal spécifique au clergé ou encore l’inspection générale interne étaient dirigés par ses pions : les mollahs Razini et Pour-Mohammadi. Rafsandjani devait cependant faire vite avant que les Larijani nomment leurs pions. Il a alors tenté de duper le peuple avec de nouveaux slogans moins mièvres et en faisant passer d’ex-agents secrets enrôlés dans le ministères des affaires étrangères, mais aussi ses enfants Mehdi et Faezeh pour des opposants.

Mais après un an d’échecs, il a dû s’éclipser laissant officieusement ses pouvoirs à Ali Larijani.

On peut dire que Rafsandjani a perdu le soutien de ses pairs et qu’il a été débarqué du pouvoir par eux et Larijani qui avait des dossiers contre tout le monde a pu obtenir sa place. Mais ses gens n’ont pas osé officialiser la passation du pouvoir car il avait peur de Larijani et de ses dossiers compromettants. De fait, il n’y a pas eu d’épuration interne, Rafsandjani est resté influant car il gardait des pions au pouvoir en particulier Ahmadinejad et ses ministres, tous issus des services secrets des Pasdaran qu’il avait jadis dirigés. Ainsi, en juin 2010, le pouvoir est devenu bicéphale, complètement divisé.

Larijani a alors commencé à mettre en place des procès contre les enfants de Rafsandjani pour l’atteindre moralement et des procès contre Ahmadinejad et ses ministres chargés des négociations pour démanteler son équipe afin de permettre à son propre équipe de prendre la place. Cette entreprise de sape a reçu le soutien tacite de tous ceux qui avaient été exclus depuis toujours du pouvoir et des bons business par Rafsandjani.

Fin 2010, Ce nouveau pouvoir très divisé a enfin mis en place son plan impopulaire de suppression de tous les prix subventionnés confirmant par la même occasion que sa situation économique était très grave. En seulement un mois, la hausse des prix de produits énergétiques a entraîné la faillite de 60% des entreprises et une terrible récession

Trois mois plus tard, en mars 2011, la fête du Feu, une grande fête persane interdite par le régime depuis toujours, coïncidait avec l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur d’Iran laïque. Le régime a menacé le peuple des pires répressions s’il bougeait. Le peuple a passé outre ces menaces montrant son rejet de l’Islam et son souhait d’une contre-révolution. Les Pasdaran ont laissé faire, affichant ainsi leur soutien à la contre-révolution. Cette action exemplaire a réduit le régime à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 800 hommes d’affaires et 6000 nervis.

Le Régime a tenté de rétablir l’ordre en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar à plusieurs reprises sans parvenir à soumettre les dissidents qui étaient à l’origine de ses malheurs.

Ruptures internes & crise du dollar | Le Régime était fragilisé, il pouvait chuter dans le sang et ses dirigeants devaient songer à accepter l’offre de Washington pour céder le pouvoir afin d’échapper à une fin terrible. Les cadres et les hommes d’affaires du régime qui allaient être sacrifiés dans le deal ont paniqué : les cadres du régime ont commencé à rompre et les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs biens pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le pays avant la débandade de leur dirigeants. La demande du dollar a fait augmenter le prix de la devise américaine sur le marché libre. Le taux du dollar est devenu l’indicateur de la chute de la confiance des derniers compagnons du Régime en leur avenir.

Ces ruptures et ces retraits de devises ont affaibli davantage le Régime (déjà très en difficulté). Larijani a alors accentué ses efforts pour écarter au plus vite Rafsandjani afin de contrôler le jeu des marchandages avec Washington. Il a ainsi admis la vulnérabilité du Régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

En juillet 2012, Washington a imposé aux Européens de cesser leurs relations protectrices pour amener Larijani à accélérer sa guerre contre Rafsandjani afin de provoquer de nouvelles fracture au sein du régime.. il y a de nouvelles ruptures (les députés, puis les juges). Les Chinois ont estimé que le régime était fichu : prudemment, ils ont annoncé la diminution leurs investissements, puis ont suspendu leurs achats pétroliers. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a envahi tout le monde provoquant une nouvelle grande ruée vers le dollar, mais aussi une ruée vers les produits alimentaires. Le pays tout entier a basculé dans la révolte avec une grande manifestation contre le Régime à Neyshabur, puis des appels à la grève générale au Bazar et plusieurs attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au Régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le Régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour rassurer ses derniers compagnons. Mais il n’a pu mobiliser que 250 individus qui au fil du temps n’osent même plus sortir dans la rue et soutiennent le régime en se réunissant uniquement sur des sites sécurisés.

Rafsandjani a paniqué et a donné des signes de vouloir négocier rapidement avec Washington pour vendre le régime en échange de quelques garanties de sécurité pour lui-même qui avait été le grand manitou du terrorisme international.

Larijani a renforcé les accusations contre ses plus proches lieutenants. Mais il n’a pas réussi à le calmer. Les commandants des Pasdaran (qui sont en place grâce à lui mais pourraient être sacrifiés dans le deal à venir) ont rejoint le concert des accusations.

Rafsandjani a senti qu’il devait saisir toutes les occasions. Le voyage d’Ahmadinejad à NY pour l’Assemblée Générale de l’ONU était une occasion en or. Larijani a fait mine de vouloir arrêter Rafsandjani et aussi ses pions au gouvernement pour empêcher ce voyage et la possibilité de négocier. L’agence FARS dirigée par les commandants des Pasdaran a formulé d’autres accusations de corruption contre Rafsandjani pour le dissuader d’aller à ces négociations. Rafsandjani a rapatrié ses enfants Mehdi et Faezeh, laissant les Larijani les arrêter, pour les rassurer sur sa loyauté et les laisser partir son pion Ahmadinejad à New York. Mais contre toute attente, dès son arrivée à NY, Ahmdinejad s’est montré très charmant avec les Américains en leur proposant lors d’une interview télévisée la possibilité d’une normalisation des relations bilatérales ! Rafsandjani avait sacrifié ses enfants. Il devait estimer que le régime était fichu . La panique a de nouveau gagné tous les derniers compagnons du Régime : on a assisté à une folle ruée vers le dollar : en quelques heures, le dollar est remonté de 70% dépassant les 4000 Tomans.

Les Larijani ont placé Mehdi en isolement. Mais Rafsandjani a continué et il a ainsi déçu de nombreux proches par son cynisme. Ses amis ex-preneurs d’otages ou terroristes ont constaté qu’il pourrait facilement les sacrifier. Les Britanniques, alliés trahis, ont aussi demandé des sanctions supplémentaires pour intimider le Régime. Rafsandjani a dû reculer en faisant désavouer indirectement l’ouverture proposée par Ahmadinejad. Mais la panique a persisté car elle n’est pas seulement due à l’envie de fuite des dirigeants, mais à ce qui provoque cette envie, c’est-à-dire, la vulnérabilité du régime.

Le régime était de facto condamné. Rafsandjani devait continuer ses efforts pour assurer ses intérêts au-delà du régime. Pour cela, il avait besoin de tous alliés disponibles. Il a décidé de sauver le fils qu’il avait sacrifié pour rassurer ses fils spirituels. Il a alors a chargé Ahmadinejad de visiter la prison Evine de Téhéran au prétexte d’un rapport sur l’état des prisons. Les Larijani ont refusé la demande et ont même utilisé ce refus pour malmener le clan Rafsandjani et mettre en valeur son déclin.

Implosions en chaînes | Dans la foulée, le Régime devait organiser de nouveaux manoeuvres et défilés avec les Pasdaran. S’attendant à de nouveaux boycotts, le Régime redoutait une nouvelle panique ou un début d’exode de ses associés avec leurs fortunes reconverties en dollar. Ses dirigeants des deux clans ont cru judicieux de bloquer tous les comptes en devises. Cette mesure a encouragé ses compagnons à acheter davantage de devises, mais aussi de revenir à l’achat de pièces d’or. Le dollar et l’or ont atteint des sommets. Le régime a proféré des menaces à l’encontre des acheteurs qualifiés d’agitateurs financiers, mais en l’absence de troupes fidèles à ses côtés, il n’a pas pu les intimider. Il a alors incendié le Bazar pour forcer les revendeurs Bazaris d’arrêter les ventes. Les Bazaris, malmenés et ruinés par le régime depuis des années, ont baissé les grilles pour commencer une grève paralysante.

Sur les images de manifestations des Bazaris, on ne voyait aucun policier ou milicien fidèle au régime. Chacun a vu que le régime (et ses dirigeants) étaient dépassés et seuls. Ses compagnons ont aussi rompu les amarres et ont attaqué les banques pour libérer les devises bloqués sur leur compte. Le régime s’est ainsi retrouvé avec deux actions explosives susceptibles de précipiter sa chute. Il a tenté de contenir ces menaces en annonçant de grands rassemblements militaires autour du Guide dans la région de Khorâssân du Nord, mais les Pasdaran de cette région ont boudé le Guide.

Il y a un mois, dans ce contexte particulièrement défavorable, l’Europe a annoncé de nouvelles sanctions contre le régime. Le dollar a augmenté encore de 30% malgré les menaces d’arrestation et de pendaison proférées par le Régime. Humilié, le Régime, a alors annoncé la tenue de trois jours de manœuvres époustouflantes au cœur même de Téhéran avec 15,000 combattants de sa nouvelle milice anti-émeute. Mais les images ont montré une soixantaine de miliciens à ses côtés.

Par la suite, le Régime devait alors organiser des grandes prières publiques à l’échelle nationale à quatre occasions : la fête de Sacrifice, la « Semaine célébrant le Bassidj des Ecoliers » (Mobilisation de Ecoliers "prêts à se sacrifier pour la révolution"), l’anniversaire de la seconde révolution et enfin la fête chiite de Ghadir Khom (la naissance du chiisme) ! Tous ces événements politiquement importants avaient été sévèrement boycottés par le peuple et par les Pasdaran en 2011.

Pour s’épargner de nouveaux boycotts révélant son total isolement, le Régime a évoqué la possibilité d’établissement de coupons de rationnement pour ses partisans démunis. Pour obtenir le soutien de ses affairistes paniqués, il leur a proposé d’investir leurs dollars dans l’économie du pays en reprenant des grandes industries publiques. Les évocations de rationnement et de demande d’investissement ont convaincu out le monde que le régime était au bord de la faillite et de la pénurie : il y a une ruée vers le stockage des principaux produits de grandes consommations et en conséquence, le pays a été confronté à de grosses pénuries notamment d’essence (produit rationné depuis 2005).

Les frères Larijani devaient vite prendre le contrôle du régime et des négociations finales avec Washington pour pouvoir fuir en toute sécurité et avec leur fortune. Ils ont reparlé de la demande d’Ahmadinejad de visiter les prisons, la qualifiant de manœuvres médiatiques pour cacher la responsabilité d’Ahmadinejad dans la crise économique actuelle avant d’évoquer la "convocation d’Ahmadinejad devant les représentants du peuple pour des questions sur ses choix" afin de lui "retirer le vote de confiance du Parlement".

Les mollahs de l’Assemblée des Experts (le Sénat du régime) qui sont les complices politiques et économiques de Rafsandjani ont désapprouvé cette révolution du palais. Le clan Rafsandjani s’est senti protégé et s’est lancé dans des attaques contre ses adversaires. Par ce comportement, il a confirmé qu’il n’avait rien à faire de l’intérêt général, il oeuvrait pour ses intérêts car il considérait que la chute du régime était proche. C’est pourquoi les 200 à 300 nervis de base ont aussi boycotté la prière publique de la fête de Sacrifice.

Washington a été alarmé par ce déclin évident du régime islamiste en Iran. Il a demandé aux Argentins à trouver un compromis sur l’affaire Amia avec Rafsandjani (le principal accusé) pour obtenir un transfert pacifique de pouvoir vers ses pions avant la chute du régime islamique. Ce marchandage avec Rafsandjani a été vu comme une menace par les Larijani et aussi par Les commandants des Pasdaran, qui seront les grandes victimes d’un transfert des pouvoirs vers Washington.

Il y a eu deux réactions. Les Larijani ont confirmé la convocation d’Ahmadinejad mettant Rafsandjani et ses pions en situation de ne plus avoir le droit de négocier quoi que ce soit. Les commandants des Pasdaran ont aussi fait feu sur un drone américain pour bloquer le marchandage en cours à Buenos Aires. Washington a esquivé ce tir encombrant,. mais le clan Rafsandjani a eu peur de défier ses propres militaires a abandonné ces négociations incroyables. Le clan Rafsandjani a aussi lâché Ahmadinejad en pour ne pas couler avec lui. Il a enfin désigné comme son candidat pour les élections à venir : Rahim-Mashai, un islamiste qui se dit non hostile à Israël (pour jouer une nouvelle version d’apaisement avec Washington). Les Larijani ont torpillé ce candidat susceptible de relancer Rafsandjani en inculpant un de ses proches de détournement de fonds publics. Le régime était plus divisé que jamais allait à sa perte avec ses nouvelles querelles.

La base devait paniquer en se ruant vers l’achat de l’or, du dollar... Mais le régime a alors suspendu les licences de 99,7% des agents de change, puis a interdit l’exportation de la moindre gramme d’or du pays, confirmant ainsi sa faillite ! Le régime a également annoncé le rationnement de 50 produits de base, y compris des produits industriels comme l’acier, confirmant l’existence d’une grande pénurie générale. La base privée d’une porte de sortie et sans cesse méprisée par des dirigeants (qui sont uniquement soucieux de leurs intérêts) a confirmé sa rupture par le boycott massif de l’anniversaire de la seconde révolution et de Ghadir, l’anniversaire de la naissance du chiisme !

Après ces deux boycotts symboliquement forts, les deux clans devaient rétablir la confiance avec les gens de la base pour arrêter leur envie de fuir. Les Larijani ont seulement cessé leurs pressions sur Mehdi Rafsandjani. Les gens de la base n’ont pas aimé ce faux apaisement sans effet sur la politique générale du régime. Dans le même temps, les Pasdaran ont craint une alliance dans leur dos. Pour casser toute possibilité de deal avec Washington, ils ont tiré sur un drone américain et ont annoncé la création d’une base de missiles à proximité du détroit d’Ormuz. Le régime est ainsi passé de 2 à 3 clans en guerre ! Cette nouvelle querelle a davantage démoralisé les compagnons économiques du régime. Ces gens pouvaient aller plus loin en se ralliant à l’opposition notamment à Reza Pahlavi qui prône une amnistie globale.

Il y avait les ingrédients nécessaires pour un soulèvement. Le régime a paniqué : il a tenté de donner une actualité à ses faux opposants internes comme Sotoudeh pour islamiser toute agitation à venir. Mais il n’y est pas parvenu. Il a alors annoncé la mort sous torture de Sattar Beheshti, un militant très musulman, très respectueux de la révolution et membre de sa fausse opposition, partisan du maintien du régime et par hasard, très hostile à Reza Pahlavi et ses initiatives anti-régime !

Les Larijani utilisaient le Mouvement Vert (de Rasandjani) qui n’avait pas pu canaliser les mécontentements et avait même failli accélérer la chute du régime. Les gens du régime ont compris que l’union entre les deux clans ne serait pas synonyme d’une solution. C’est pourquoi ils n’ont pas joué le jeu et ont continué à boycotter les rassemblements officiels, mais aussi les rassemblements propres à chaque camp.

La semaine dernière | Les nantis du régime avaient cessé de croire. L’union entre les deux clans a alors explosé. Le Clan Rafsandjani qui se sentait désavoué par le rejet interne du Mouvement Vert a décuplé d’efforts pour discréditer le clan Larijani afin qu’il ne puisse pas profiter de sa perte de crédibilité. Le Clan Rafsandjani a notamment accusé les Larijani d’avoir mal géré le meurtre (factice) du faux opposant Sattar Beheshti ! Les Larijani ont jeté la faute sur leurs nouveaux amis les Commandants des Pasdaran ! Le régime n’en finissait d’imploser !

Les Américains ont encore envoyé des émissaires en Iran pour savoir si l’un des deux clans était prêt à déposer les armes contre quelques garanties de sécurité. Les Pasdaran ont évoqué des missiles capables de frapper les bases américaines en Europe pour casser les marchandages, mais Washington les a ignorés. Ce marchandage a finalement échoué car le pouvoir est trop divisé et un seul clan ne peut décider pour tout le monde.

Les Pasdaran ont compris qu’ils devaient avoir un vrai clan politique pour peser sur l’échiquier politique iranien. Ils ont tenté une alliance avec les mollahs exclus du jeu par Rafsandjani.

Au même moment, une grande région d’Iran a été sévèrement touchée par des inondations, les dirigeants qui étaient occupés à sceller des alliances pour s’assurer leur avenir ont oublié d’y envoyer des secours comme après le grand tremblement de terre qui a dévasté une grande partie de l’Azerbaïdjan. Par ailleurs, les habitants de ces régions qui vivent sans aucun secours ont été frappés par une vague de froid prématurée. Téhéran est une ville peuplée d’Azéris. Les gens du régime ont eu peur que les problèmes d’Azerbaïdjan en s’ajoutent aux problèmes de pénurie et ne provoquent un soulèvement. Par ailleurs, quelques 88,000 ouvriers des aciéries d’Ispahan ont annoncé qu’ils n’étaient plus payés depuis plusieurs mois. il y avait aussi un risque de soulèvement de cette seconde grande ville d’Iran. Le régime était face à une multitude crise, Il pouvait aussi sombrer dans une grève générale et fatale.

Jugeant la situation explosive, les amis nantis du régime se sont précipités sur le réseau informatique interbancaire de transfert de fonds pour sortir le contenu de leurs avoirs vers leurs comptes à l’étranger afin de fuir le pays avec leur famille. Le régime a bloqué ce réseau, puis il a accusé ces gens de fraudes et a évoqué la peine de mort pour les forcer à s’arrêter. En l’absence de résultats, il a multiplié par 3 les prix de billets d’avion vers l’étranger notamment vers Beyrouth et vers la Malaisie, son paradis bancaire, pour empêcher les familles de ses amis de quitter le pays !

Cette première tentative d’exode collectif a mis les deux clans le régime face à un effondrement bancaire qu’ils redoutent et jugent fatal.

Le régime et ses dirigeants isolés étaient alors à quelques jours 2 rendez-vous importants : le mois saint de Moharram qui doit être marqué par des dizaines de rassemblements et des processions religieux fanatiques pendant 10 jours et aussi par des rassemblements paramilitaires car cette décade fervente donne lieu à une Semaine de Bassidj (général) ou la Mobilisation "de tous les Jeunes" pour la préservation de la révolution islamique.

Etant certains du boycott de ces événements, les ayatollahs basés à la ville de Qom, siège du clergé, ont lancé une fatwa interdisant toute procession ! Puisqu’ils ne pouvaient pas aussi trouver un moyen pour débarrasser le régime de son programme politique, les deux clans devaient accélérer leurs efforts pour sauver leurs peaux.

Chacun a tenté de pactiser avec les Pasdaran pour neutraliser leur opposition. Les Commandants des Pasdaran et leurs dernières troupes, c’est-à-dire les nervis du régime, ont choisi le clan Larijani car Rafsandjani qui fut leur mentor est en déclin et ses solutions sont usées n’ont plus aucun soutien interne.

Rafsandjani, exclu du jeu et condamné à rester et périr en Iran, a tenté de bloquer toute négociation en évoquant des progrès du régime dans le domaine du nucléaire militaire.

Les Russes qui ont besoin du régime islamique des mollahs pour arrêter l’avancée de Washington dans région n’ont pas aimé cette provocation susceptible de donner un prétexte à Washington pour renforcer ces sanctions. Ils ont privé les mollahs du gaz turkmène en espérant que le risque d’un soulèvement force Rafsandjani à se montrer moins agité. Cette semaine, on a aussi appris qu’ils avaient sortie les combustibles du coeur du réacteur de Bouchehr.

Au même moment, à Gaza, une frappe israélienne a éliminé Ahmad Jaabari, chef de la branche armée du Hamas, un des meilleurs alliés du régime au sein du Hamas qui s’est opposé au rapprochement avec le Qatar qui est un alignement sur le nouvel islamisme "pro-américain" des Frères Musulmans sous la direction de Morsi. Un site du régime nommé Iran-Âbad a laissé entendre que la direction du Hamas avait livré les coordonnées géographiques de Jaabari aux Israéliens (comme elle leur avait aussi livré, dès le rapprochement avec le Qatar, les coordonnées de l’usine du régime au Soudan qui fabriquait des roquettes pour cette organisation). Le régime était dépité de voir que la direction Hamas avait choisi de se débarrasser de ses partisans avec l’aide d’Israël.

Le régime s’est gardé de le dire officiellement car c’était là reconnaître la preuve de la fin de son influence dans cette région. Mais on n’a également pas vu le régime tirer des missiles longue-portée vers Israël ou d’y envoyer ses drones bombardiers de longue portée. On n’a également pas vu des dizaines de milliers d’iraniens dans les rues ou encore des centaines de Kamikazes prêts à donner leur vie pour le Hamas. La frappe a israélienne a permis de mettre en valeur l’impuissance du régime. Les associés du régime ne pouvaient qu’accélérer leur fuite. Cette affaire a encore limité l’espérance de vie du régime.

Dépité le régime a chargé ses lobbyistes en Occident d’affirmer que son inaction était la preuve qu’il n’était pas impliqué dans le terrorisme, mais un mauvais accueil de ses associés à cette explication et le besoin de s’affirmer sur le plan national l’a amené à changer de position au grand désarroi de ses larbins en col blanc.

A la fin de la semaine, commençaient le mois saint de Moharram et la semaine de mobilisation pour la préservation de la révolution islamique alors que régime était plus faible que jamais. Leur situation risquait de s’aggraver...

De fait, cette semaine, le régime et ses dirigeants isolés devaient continuer à se battre tout en simulant une bonne participation de leurs troupes désormais imaginaires aux programmes très chargés de cette "semaine de ferveur religieuse et politique".

De fait, nous avons eu une semaine de guerre interne et de propagande (une semaine de coups bas et de slogans inconséquents qui n’ont rien résolu). Voici le récit et les images d’une semaine de dépressions pour les mollahs et surtout pour leurs derniers associés !



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Le principal événement de la semaine dernière n’a pas été la frappe israélienne révélant l’impuissance régionale des mollahs.

Le principal événement de la semaine dernière a été sans nul doute la 1ère tentative de fuite massive de capitaux des amis nantis du régime, tentative qui a eu lieu avant et a immédiatement mis les dirigeants face à la chute. Ils avaient alors bloqué l’accès de leurs compagnons au réseau informatique de transfert de fonds. Leur impuissance à Gaza avait amplifié l’envie de fuite de leurs associés. Les dirigeants avaient alors limité l’accès aux voyages vers l’étranger, avant de reprendre leur guerre pour assurer le plus rapidement possible une totale mainmise sur le régime afin de pouvoir échanger les clefs de la république islamique contre des garanties de sécurité pour ceux de leur clan.

Le régime est ainsi passé d’un "Etat en crise interne" à une multitude de crises le plaçant dans un "état critique". Au-delà de tous les programmes à suivre, il devait impérativement avoir un but : éviter les surtensions pour éviter une nouvelle panique interne !

Vendredi 16 novembre 2012 (26 Abân 1391 & 1er Moharram 1434), le nouveau grand clan du pouvoir, les Larijani & les commandants de Pasdaran, ont tenté de limiter cette surtension en simulant un bon début de Moharram serein et un bon début de la semaine de Bassidj.

Au même moment, les habitants d’Azerbaidjan vivaient dans la plus grande détresse. Mais puisqu’il fallait éviter les surtensions, le régime a zappé ces malheureux (il est ainsi aussi resté dans sa tradition d’ignorer et de mépriser les plus démunis, sources de problèmes et de dépenses).

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Pour simuler la normalité et la sérénité religieuse, le régime a focalisé sa propagande sur Téhéran dont l’attitude est déterminante pour son avenir. Ayant éliminé par une fatwa les processions (impossibles à organisées), le régime a simulé la mobilisation pour Moharram en annonçant que le peuple avait écrit les Iraniens avaient massivement écrit sur leur automobile les noms des saints martyrs chiites que l’on doit pleurer pendant ce mois de Moharram. En fait, le régime a engagé quelques jeunes enfants de rue et des SDF pour proposer de telles écritures aux automobilistes, mais en l’absence de demandes, ces jeunes ont dû barbouiller les automobiles garées dans la rue avec les noms des saints chiites dont il est question ce mois-ci.

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Dans le même temps, le régime a subi une nouvelle humiliation à Gaza : Morsi a contacté le Hamas pour une conférence de paix et le Hamas n’a nullement exigé la présence de son mentor et trésorier iranien ! Le régime était triplement humilié : on avait tué son partisan au sein du Hamas, on l’excluait de la région et en plus il n’avait aucun moyen pour agir. Il a également joué la carte de la normalité en demandant au Hezbollah d’intervenir dans le conflit pour saboter les actions de Morsi et pour rattraper le Hamas qui lui échappait !

Avec cet engagement, le régime donnait aussi une couleur paramilitaire et Bassidji à la semaine sans avoir besoin d’afficher des troupes.

Enfin, le régime a également annoncé la réunion à Téhéran de nombreux pays arabes en faveur d’une solution diplomatique en Syrie afin de nier son exclusion des jeux politiques du Moyen-Orient par Morsi et par le Hamas !

Cependant, le régime n’a pas révélé la liste de ses invités arabes. Mais, les photos ont révélé que ces invités étaient ses propres employés des gens du Hezbollah ou encore l’Irakien Ibrahim al-Jaafari qui avait été écarté du pouvoir par Washington en raison de ce lien. C’est pourquoi nul média occidental n’a évoqué cette rencontre factice organisée par Ali Larijani, le privant encore d’un succès médiatique facile.

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Samedi 17 novembre 2012 (27 Abân 1391 & 2 Moharram 1434), Ali Larijani a reçu une autre claque encore plus importante : les Américains ont refusé de délivrer des visas pour New York aux membres d’une délégation dirigée par son frère, Javad Larijani, chargé des droits de l’homme au sein du régime.

Les Américains refusaient de négocier avec Larijani. Cela ne nous a pas surpris car ils n’ont rien de très grave à l’encontre de Larijani pour le malmener personnellement afin de l’encourager à plier. Par ce refus, les Américains ont prouvé qu’ils n’avaient aucune intention de dialogue et d’entente bilatérale, mais l’envie de continuer leur guerre économique avec Rafsandjani, le terroriste sur le déclin, pour le forcer remettre les clefs de la maison.

De fait, Rafsandjani ne pouvait pas utiliser l’échec de Larijani pour tenter un come-back. C’est pourquoi Rafsandjani n’a rien dit.

Par ailleurs, la volonté des Américains de continuer à le harceler a même fait de lui un élément encombrant pour le régime, un maillon faible à éliminer pour avoir la paix : tous ses amis et complices pouvaient se retourner contre lui et le livrer aux Américains pour tenter de se débarrasser d’une partie des sanctions.

Rafsandjani devait organiser sa défense pour renforcer ses pions afin de renforcer son clan. Il pouvait s’approcher de tous les insolvables du régime comme beaucoup des commandants des Pasdaran et encore les derniers nervis encore fidèles au régime qui avaient rejoint Larijani.

Larijani a décidé de confirmer son avantage avant ce retournement de la situation ! C’est pourquoi les médias de Larijani ont encore évoqué le risque de pénurie de médicaments (la diversion médiatique de la semaine dernière) pour mettre en cause le ministre de la santé d’Ahmadinejad et suggérer sa révocation pour alourdir le dossier de révocation d’Ahmadinejad.

Le Pouvoir Judiciaire a aussi libéré un réciteur conique qui avait menacé de mort, Rahim-Mashaï, le prochain président souhaité par Rafsandjani.

Les commandants des Pasdaran qui avaient sans cesse pris position contre Rafsandjani et en faveur de Larijani sont restés silencieux. Le plus actif d’entre eux, le milicien Naghdi, commandant de ce qui reste des Bassidjis, devait alors rassembler ses (rares) troupes fidèles sur le tombeau de Khomeiny pour un "renouvellement des voeux de fidélité au fondateur du régime" à l’occasion de la "Semaine de Mobilisation pour la préservation du régime". D’après les photos notamment sur la 8e de cette série (avec des pointillés), on constate qu’il y avait 4 individus par tapis donc une soixantaine de miliciens + une vingtaine de jeunes en civile (visiblement recrutés dans la rue pour remplir la salle).

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Devant ce parterre démoralisant, Naghdi a prononcé un discours très hostile à tout dialogue avec Washington en qualifiant ce dialogue de "pacte avec Yazid", le tueur de Hossein, le grand martyr du chiisme que l’on doit pleurer pendant le mois de Moharram.

Or, les Commandants de Pasdaran avaient cautionné le dialogue via Larijani. Ils changeaient donc d’avis après le refus de Washington. Certains qu’ils n’obtiendraient jamais aucune garantie de sécurité et qu’ils étaient de facto condamnés à rester et subir les conséquences de leurs actes, ils se montraient égoïstes en demandant à tous de rester avec eux pour les accompagner dans leur chute mortelle.

Vu l’absence de photos montrant les rares participants en état liesse après ce discours, on peut supposer que les derniers nervis et soldats fidèles étaient plutôt convaincus par la nécessité de fuir ces commandants égoïstes.

Les dirigeants politiques du régime n’ont également pas apprécié l’attitude négative de Naghdi. Les Larijani ont tenté de réchauffer le récit des malheurs de Sotoudeh pour la présenter comme une héroïne politique des Iraniens dans le but d’attribuer tout éventuel soulèvement à un soutien à cette parfaite islamiste afin de dévoyer la contestation du peuple iranien et pouvoir y infiltrer des pions (qui plus est des avocats) capables de les sauver d’un mort certain.

Cette peur panique d’un soulèvement avait incité la Chine à rompre définitivement son contrat d’exploitation gazière à Pars Sud, à fermer ses bureaux et à quitter l’Iran.

Le même jour, des rumeurs ont également annoncé la faillite imminente de l’industrie automobile et la perte de 500,000 emplois. Le régime utilise la rumeur pour préparer l’opinion et atténuer le choc des mauvaises nouvelles.

Ces mauvaises nouvelles économiques ont semé la panique dans les milieux d’affaires. On a signalé une hausse du dollar. Le régime a accusé les Bazaris de faire monter les prix et le même jour la section textile du bazar (jadis alliés de Khomeiny) a flambé. Il est possible que les marchands de textile, jadis très puissants, mais à présents ruinés par le régime, aient commencé à acheter des dollars pour se mettre à l’abri de l’effondrement économique qui suivra la chute du régime.

Cette nouvelle ruée vers le dollar a relancé la panique de la fonte des réserves en dollars de la Banque Centrale Iranienne, une faillite qui entraînera le pays dans la pénurie et le chaos. Le régime a annoncé 35 milliards de dollars de réserves, mais aussi des contrats d’importation de viandes afin de rassurer ses associés qu’il ne manquait pas de ressources et qu’il n’y aurait de pénurie susceptibles de provoquer un soulèvement.

Mais par ses chiffres et surtout par l’annonce de l’importation de viande, Ali Larijani a mis en évidence les carences du régime et sa dépendance vis-à-vis de l’étranger.

Le patron du régime avait commis une erreur tactique : il s’est mis un peu en retrait. Rafsandjani a saisi l’occasion pour investir le terrain afin de renforcer ses pions et en conséquence sa position. Les médias de son clan ont annoncé des efforts de Salehi, son pion chargé du ministre des affaires étrangères du régime pour partir à Gaza pour soutenir les Palestiniens et les assurer de vive voix du soutien du régime. Rafsandjani s’invitait dans la gestion de la crise avec le Hamas et proposait une attitude plus offensive et par la même occasion, il se donnait l’image d’un élément activement hostile aux Américains et à tout dialogue avec eux.

On a aussi entendu les "Etudiants’ du Bureau de consolidation de l’Unité entre l’Université et du Clergé" (qui sont de faux opposants géré par le clan Rafsandjani) : encore une fois, ils ont évoqué des problèmes à la cantine universitaire : un prétexte permanent pour préparer leur rassemblement du 7 décembre afin de concurrencer Sotoudeh désormais utilisée par Larijani.

Par ailleurs, un média pro-Rafsandjani a alors profité de leur mutisme pour consacrer un grand article à Rahim-Mashaï, le candidat de Rafsandjani dans les prochaine présidentielle, le présentant comme un partisans d’un Islam éclairé capable de sauver le régime.

Enfin, Ahmadinejad a rappelé qu’il allait recevoir les députés à son bureau pour trouver un arrangement à l’amiable. Rafsandjani se montrait conciliant et partisan d’une unité interne.

Mais le régime a été largué par 260 de ses 290 députés, il ne lui reste qu’une trentaine de députés. C’est pourquoi on ne voit plus de photos d’eux et qu’il n’y a eu aucun reportage sur cette fameuse rencontre.

Dimanche 18 novembre 2012 (28 Abân 1391 & 3 Moharram 1434), lentement mais sûrement, Rafsandjani tentait de renforcer ses pions. Jalili, un autre de ses pions chargé du conseil de sécurité du régime (donc responsable du Hamas), a demandé le représentant de l’Egypte en Iran afin de demander un visa pour Salehi, mais il n’a rien obtenu de lui.

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Ces efforts permanents du clan Rafsandjani n’ont pas plu aux Commandants des Pasdaran en particulier le général Bassidji Naghdi qui devait être la vedette de cette Semaine de Bassidj (semaine de la Mobilisation pour la préservation du régime). Les efforts de Rafsandjani pour sauver son clan et sa tête concurrençaient les rassemblements que ce Naghdi tentait d’organiser avec ses maigres troupes.

Les Commandants de Pasdaran ont décidé d’intimider Rafsandjani : leur gance de presse, Fars, a annoncé que les procès visant les membres du clan Rafsandjani suivaient leur cours.

Par ailleurs, Naghdi, qui en raison de la fonte des troupes fidèles au régime avait programmé pour ce jour une petite conférence religieuse, a profité de l’occasion pour critiquer Rafsandjani sur un ton méprisant. Devant la trentaine de participants venus à sa conférence, il a qualfié Rafsandjani de polititicien déviant et minable car lors de son voyage en Arabie saoudite en 2009, il aurait été traité comme un larbin par le Roi Saoudien !

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On ne peut pas croire une telle affirmation, mais par ces propos méprisants, Naghdi et les commandants de Pasdaran rejetaient toute alliance avec Rafsandjani qui était en difficulté.

Rafsandjani a compris le message. Dans moins d’une heure, son pion Ahmadinejad a annoncé son accord d’aller au Parlement pour coopérer avec lui dans le sens de ses attentes. Par ailleurs, Rafsandjani a envoyé le mollah Pour-Mohammadi, son pion à l’Inspection Interne, vers les médias pour affirmer que des sondages internes avaient révélé que Rahim-Mashaï et Rafsandjani lui-même n’avaient aucune chance de réussir aux élections à venir, « mais qu’en revanche, selon les sondages, un autre pions de Rafsandjani, Mojtaba Hashemi-Samareh, était très populaire et pouvait certainement gagner ! »

L’annonce nous a surpris car Mojtaba Hashemi-Samareh est un morne personnage, peu connu et par ailleurs très repoussant. Mais ce milicien proche de Rafsandjani est aussi le beau-frère de Bahonar, le meilleur lieutenant politique de Larijani. De fait, on peut dire qu’après le rejet des commandants de Pasdaran, Rafsandjani affaiblissant proposait une alliance à son pire ennemi Larijani avec d’abord, un Ahmadinejad aux ordres de Larijani puis la nomination d’un successeur lié à leurs deux clans. Rafsandjani proposait une direction commune des négociations avec Washington dès maintenant avec un Ahmadinejad plus docile, puis après la fin de son mandat (dans 8 mois) via un élément plus fiable pour les Larijani. Enorme !

Lundi 19 novembre 2012 (30 Abân 1391 & 4 Moharram 1434), à la suite de la proposition de Rafsandjani, le clan Larijani a desserré l’étau judiciaire en innocentant un proche d’Ahmadinejad et il y a des rumeurs de libération de Mehdi, le fils de Rafsandjani, au motif totalement inédit que sa période de détention provisoire de 2 mois allait finir ! On a aussi mis en avant des problèmes de santé pour Moussavi et Karroubi : tout semblait réglé pour un exercice commun du pouvoir !

Avec l’entrée en jeu de Moussavi et Karroubi, les associés du régime ont jugé l’accord comme une unité pour appliquer de vieilles recettes infructueuses : la demande de dollar a augmenté.

Après ce choix de continuer des vieilles recettes, l’envie de fuir s’est également exprimée chez des gens très hauts placés : le futé businessman Asgar-Owladi, membre du Conseil de Discernement donc, proche à la fois de Rafsandjani, mais aussi membre de la chambre de commerce dominée par les Larijanistes, a affirmé que tout serait vraiment beaucoup mieux si la direction du régime acceptait de distribuer au moins 170 millions de dollars par jour sur le marché soit 4,5 milliards de dollars par mois.

Par ailleurs, le propre ami et allié de Larijani, Nahavandian (qui a un passeport américain) - assis au fond à droite, cette semaine - a aussi donné des signes de dissidence car au motif d’un épanouissement du commerce extérieure et pour contrer les sanctions, il s’est prononcé contre toutes les mesures conservatrices de restriction des transferts de fonds vers l’étranger !

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Washington a jugé que le régime était perdu. Il a demandé à l’AIEA qu’il finance avec ses alliés à la hauteur de 50% de faire un rapport menaçant mais ouvert sur le nucléaire du régime pour évoquer de nouvelles sanctions, tout en lui laissant l’opportunité de dialoguer !

Dans cette ambiance de menaces, d’entente, de contre-ententes et de ruptures en suspension, personne ne s’occupait du programme officiel de la semaine. Les dirigeants semblaient convaincus de la chute et s’occupaient de leurs intérêts. Les médias du régime ont eu du mal à trouver volontaires pour réchauffer la marmite afin de ne pas donner l’impression que tout allait de travers ou que tout était déjà fini...

En tout on n’a vu qu’une centaines d’écoliers et une cinquantaine de femmes et en plus, les images ont probablement été extraites des archives car il n’y a aucune référence à Gaza, bombardée par la faute de la riposte du Hezbollah et aussi des gens encore fidèles au régime au sein de cette organisation.

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Le régime a encore évoqué l’incongruité des processions voyantes, mais il se ridiculisait ! En négligeant sa propagande, le régime avait révélé qu’il n’avait plus de partisan, que l’Islam était mort en Iran ! Le Guide a réuni des organisateurs de Hajj pour prouver le contraire, mais à la tête des invités, on peut voir qu’ils devaient eux aussi songer à fuir !

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Pour nier le rejet de l’Islam (qui équivaut à la fin de sa légitimité politique), le régime a aussi évoqué le grand succès des spectacles religieux de Ta’azieh. En fait, il n’y a eu qu’un seul spectacle et contrairement à la tradition, il n’a pas eu lieu en pleine rue (de peur des jets de tomates) mais a eu lieu sous une petite tente à Khavaran, un quartier désolé de la périphérie de Téhéran.

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Enfin, les Commandants de Pasdaran qui avaient appelé à la résistance jusqu’au bout étaient aussi dépités : pour nier leur isolement, ils ont encore inauguré la semaine du Bassidj (Mobilisation) ! Cette fois, il n’y avait même plus les 60 vus deux jours plus tôt.

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Un peu plus tard, les Commandants de Pasdaran ont encore parlé d’une mobilisation sans précédente dans le sud en marge d’une "manoeuvre de commandos plongeurs" qui était plutôt un discret barbotage nocturne sur la plage !

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Le régime était humilié, abandonné, ridiculisé ! Il a compris qu’il n’avait plus aucune cartouche ! Ce constat que le régime n’était plus viable et ne pourrait probablement pas exister dans peu de temps a semé le désordre dans la tête de Larijani ! Le patron du régime a eu peur que Rafsandjani ait voulu l’endormir pour avoir la paix et pouvoir négocier en ces temps critiques.

Mardi 20 novembre 2012 (1er Âzar 1391 & 5 Moharram 1434), le régime était ridiculisé et presque informé qu’il n’avait plus aucune cartouche ! Ce constat que le régime n’était plus viable et ne pourrait probablement pas exister dans peu de temps a semé le désordre dans la tête de Larijani ! Le patron du régime a eu peur que Rafsandjani ait voulu l’endormir pour avoir la paix et pouvoir négocier en ces temps critiques. Larijani devait se montrer prudent.

Larijani a craint que Rafsandjani le double aussi in fine en faisant invalider le candidat de consensus par le conseil des Experts qui lui est proche et que par la suite, il impose un autre candidat grâce à sa mainmise sur le décompte des voix (via l’équipe en place d’Ahmadinejad).

Pour tester la sincérité de Rafsandjani et s’éviter une mauvaise surprise ou encore pour imposer sa propre candidature, Larijani a demandé l’adoption rapide de son projet de réforme de la loi électorale changeant les conditions d’invalidation des candidatures et permettant aussi au Parlement (c’est-à-dire à lui-même), mais également au Pouvoir Judiciaire (c’est-à-dire à son frère) de superviser le décompte des voix fait par l’équipe sortante.

Le clan Rafsandjani a unanimement qualifié la demande d’anti-constitutionnelle, d’anti-républicaine et d’anti charia cette demande de supervision des trois pouvoirs. Les divers médias du clan Rafsandjani ont accusé les Larijani de vouloir dominer le processus électoral pour prendre le pouvoir ! Cette remarque était juste : avec deux voix sur trois dans l’équipe du décompte, Ali Larijani prenait en main le processus électoral, mais dans le même temps, la demande d’Ali Larijani n’était pas inappropriée "entre alliés". De fait, la réaction unanimement hostile du clan Rafsandjani à son égard laissait supposer que Rafsandjani n’avait pas été sincère dans son approche : il avait cherché à contenir Larijani pour éviter la révocation d’Ahmadinejad et ainsi avoir la paix pour négocier avant une chute qu’il juge rapide.

Dès lors, Larijani a insisté sur la nécessité de la réforme de la loi électorale et a imposé l’examen prioritaire du texte au programme du Parlement.

Le clan Rafsandjani a commencé à riposter par des articles incendiaires à propos du texte. Puis, "des rumeurs (délibérément contradictoires pour être polémiques et intrigantes) ont fait état d’un rapport d’autopsie de Sattar Beheshti concluant "peut-être" à sa mort sous torture, c’est-à-dire contrairement aux rapports produits par le Pouvoir Judiciaire et le Parlement ! On cherchait à montrer les Larijani comme des sources de problèmes : on pouvait demander leur révocation ! En quelques heures, la belle harmonie d’une entente était rompue : le régime était encore une fois en feu !

Deux autres malheurs se sont abattus sur le régime. Il a a informé q’au cours des bombardements provoqués par son intervention, presque tous les chefs militaires du Hamas, comme les 4 frères Abou-Jalal et Mohammad Yacine, qui lui étaient proches avaient été éliminés (sans doute une vengeance de la direction du groupe palestinien souhaitant en finir avec le régime). Par ailleurs, le régime a été informé que d’autres de ses pions étaient tués dans des règlements de compte !

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Le régime était remis en cause sur tous les fronts : dans un réflexe conditionné, il a tablé sur une propagande simulant une maîtrise sereine dans tous les domaines. Il a par exemple annoncé un déploiement de roquettes Fajr 5 à Gaza. Mais il devait surtout se montrer maître la situation en Iran.

Il a tout d’abord annoncé une importante baisse du dollar et de fait, la baisse de nombreux prix. C’était un geste d’apaisement et non un geste policier : il a ainsi prouvé que sa grande crainte était la colère du peuple et l’envie de rupture de ses associés touchés par les pénuries et les risques de soulèvement.

Après cette tentative d’apaisement, le régime a tenté de rassurer ses rares derniers partisans et d’intimider ses très nombreux opposants internes en annonçant une grande manoeuvre de milices intégristes d’intervention rapide au Kurdistan et surtout une belle participation populaire aux prêches de Moharram. Mais il fallait aussi montrer des images de ses faits pour rassurer la base et le régime n’a pas pu le faire !

Personne n’a vu aucune image de ces manoeuvres d’intimidation au Kurdistan : le discours de Naghdi, souhaitant une résistance suicidaire, avait sans doute décidé les derniers fidèles du régime en poste en Kurdistan à prendre leur distance ! Il est important de noter qu’un commandant des Pasdaran dans cette région a été tué dans un accident de route en compagnie de sa fille.

Par ailleurs, un soudain temps pluvieux a empêché le régime de puiser dans ses archives d’images de rassemblements publics de Moharram ! Les dirigeants ont tenté de mobiliser dans leurs rangs pour former des foules de prieurs. Dans le clan Larijani, Kamran Daneshjoo (2nde photo - costume gris), qui dirige actuellement l’Université Libre, ont pu rassembler une cinquantaine de cadres de cette université et une vingtaine de donzelles amatrices de soupe.

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Dans le clan Rafsandjani, Ghalibaf, maire de Téhéran, a fait état d’un grand rassemblement des employés municipaux. Dans ce cas, on a utilisé le trucage sur la principale image : nous avons relevé les irrégularités, mais on voit aussi de la contradiction entre la principale image et la vue de profil du rassemblement.

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Par la suite, le clan Rafsandjani, qui était en pleine offensive anti-Larijani, a aussi réuni les employés d’une usine d’électricité de Tarasht en les qualifiant de "Bassidjis" : le clan Rafsandjani a ainsi fait un peu de pub pour les Commandants de Pasdaran qui n’étaient pas parvenu à rassembler leurs derniers fidèles. L’objectif était de séduire ce groupe de plus en plus isolé et obtenir son soutien pour une alliance anti-Larijani !

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Les Commandants des Pasdaran n’ont eu aucun mot aimable pour le clan Rafsandjani et ont annoncé un grand rassemblement de leur troupe à Téhéran pour se montrer aussi comme une force et pouvoir peser seul. A cette occasion, on n’a guère vu les dizaines de milliers de jeunes miliciens féroces dont ils avaient parlé récemment : on n’a vu que des images d’archive des troupes car il n’y avait aucune référence à Moharram ou à Gaza. En revanche, pour remplacer les déserteurs, le régime a montré 4 vieux agents armées de lance-roquettes !

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On a vraiment du mal à imaginer ces fidèles au régime en train de transporter des dizaines de lances roquettes pour arrêter un soulèvement populaire car une fois leur cartouche fini, ils seraient déchiquetés sur place par la foule en colère !

Au même moment, le commandant en chef des Pasdaran était en Azerbaïdjan, se montrant soucieux des sinistrés, dans un geste d’apaisement vis-à-vis d’une foule qu’il ne saurait un jour arrêter avec des lances roquette !

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Il y a une semaine, nous disions que le régime était condamné car ses derniers soldats pensent à déposer les armes. Ce mardi, certains l’avaient fait, d’autres y pensaient...

Mercredi 21 novembre 2012 (2 Âzar 1391 & 6 Moharram 1434), le régime faisait face à la fuite ou l’abandon de ses derniers fidèles de base. Larijani (à nouveau hostile à Rafsandjani) allait certainement adopté sa loi pour dominer le processus électoral, puis révoquer Ahmadinejad, se porter candidat et prendre la direction du régime pour être celui qui négocie avec les Américains et obtient d’eux des garanties de sécurité.

Rafsandjani devait neutraliser Larijani : ses médias ont encore mis l’accent sur le rapport d’autopsie discréditant la parole des Larijani. Par ailleurs, la commission parlementaire chargée de gérer le courrier de litige entre le peuple et les députés a accusé Larijani d’avoir négligé l’une de ses demandes avant d’exiger sa révocation ! Larijani était agacé mais ne reculait pas.

Rafsandjani a alors fait très fort : le Guide (membre de son clan) a rendu hommage à la « volonté du Parlement de veiller sur les intérêts du peuple », mais, il a aussi « ordonné au Parlement, c’est-à-dire à Ali Larijani d’abandonner son projet de remise en cause d’Ahmadinejad afin de ne pas affaiblir le régime ». Larijani devait se plier ou sinon être qualifié d’agent sioniste et disparaître ! Cette décision a totalement discrédité Larijani.

Rafsandjani a profité de sa surprise pour envoyer le porte-parole du Conseil des Gardiens annoncer que l’initiative de la réforme de la loi électorale n’était pas une initiative de Larijani : cette réforme avait été demandée par le Conseil des Gardiens et à présent ce conseil la jugeait inappropriée. Larijani devait certainement l’abandonner puis tenter de réécrire son projet de réforme en coopération avec les Experts (proche de Rafsandjani).

Larijani ne pouvait pas s’opposer à un geste d’ouverture, une offre d’apparence amicale, mais en fait destiné à entraver son action. Mais il ne pouvait non plus se coucher. Il a reporté de 15 jours l’examen de son projet de loi pour clore en douceur. Mais il ne s’est pas pour autant considéré comme vaincu car aussitôt, ses médias ont lancé d’idée de révoquer le ministre du travail en raison de publication de faux chiffres de chômage.

Par ailleurs, Larijani a invité les Parlementaires et tous les croyants à former une grande manifestation pro-Gaza afin de renforcer son image de leader islamiste, défenseur de la révolution islamique, en espérant ainsi récupérer les commandants de Pasdaran et former un groupe dissuasif pour reprendre ses projets de prise de pouvoir ! Mais à cette occasion, on a surtout constaté que le Parlement n’avait plus 290 membres, mais seulement une trentaine !

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Il n’y a également pas eu de mobilisation parmi les croyants (un peu partout),il est seulement parvenu à former deux embryons de manifestations à Téhéran : une vingtaine de personnes à proximité du Parlement (photo 1) + une quarantaine de soi-disant étudiants à l’Université de Tehran !

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Ainsi Larijani, en cherchant à se mettre en valeur, a seulement permis de constater l’effondrement du nombre des partisans du régime et de l’islam !

Avec la claque qui lui avait été infligée et sa hargne à continuer, le régime allait vers une nouvelle explosion interne.

Les commandants des Pasdaran ont tenté de prendre le flambeau de leadership : ils ont tenter de rassembler leurs troupes et d’autres gens avec la promesses de distribution de 5000 paniers garnis des produits introuvables ou encore trop chers actuellement : nul n’est venu accepter ce cadeau.

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Les Commandants des Pasdaran ont constaté qu’ils étaient désormais seuls. Pour nier cet isolement : il devait rassembler. Incapable de le faire, ils ont basculé dans le virtuel en inaugurant à l’occasion de la Semaine de Bassidj (semaine de Mobilisation) : le 1er site de chat entre Bassidjis !

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Le Guide a tenté de rassembler en invitant les Bassidjis à venir l’écouter sur les miracles de la Révolution islamique : la mobilisation a été presque nulle !

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Personne n’arrivait à rassembler les troupes. Le régime n’en avait plus ! Ils avaient déposé les armes. La base a dû montrer des signes de rupture et de fuite car le régime, qui avait multiplié par 3 les prix des billets d’avions, les a encore multiplié par 2 et il a aussi supprimé les vols vers l’Asie pacifique (le paradis bancaire de ses associés).

La situation était critique, les 5+1 (les Américains, les Anglais, les Russes, les Chinois, les Français et les Allemands) qui ont tous des intérêts opposés en Iran, mais tous souhaitent le maintien du régime islamique, se sont alors réunis à Bruxelles et ont proposé de reprendre le dialogue avec le régime ! Washington espérant arriver à un deal, les autres espérant faire baisser les sanctions en évoquant la bonne volonté des mollahs !

Mais le régime n’a pas accepté car il sait que Washington mène la danse et n’a que faire des autres membres du groupe. Téhéran a rappelé qu’il restait sur "ses positions à Moscou" : c’est-à-dire la fin des sanctions et puis un geste d’apaisement de sa part par le gel des activités nucléaires (qu’on lui attribue). Cette réponse ne pouvait pas convenir. Les Américains l’ont ignoré et n’en ont pas parlé pour ne pas devoir sanctionner davantage ce régime agonisant afin de ne pas risquer d’entraîner la chute d’un système islamique utile à leurs projets d’expansion régionale.

Jeudi 22 novembre 2012 (3 Âzar 1391 & 7 Moharram 1434), aucun responsable n’a parlé. Tous sont restés tétanisés à l’idée qu’ils étaient finis et totalement à la merci des Américains. Le régime n’a même pas eu l’énergie d’organiser des rassemblements ou des prêches en hommage aux martyrs de sa religion ! Il a seulement mis des drapeaux dans une hospice exploitant les pauvres malades qomées par des tranquillisants comme étant des ferventes en extase célébrant la mémoire de ses martyrs !

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Vendredi 23 et Samedi 24 novembre 2012 (4/5 Âzar 1391 & 8/9 Moharram 1434), on était le 9e jour de Moharram appelé Tassoua, une journée où la ferveur doit monter d’un cran avec des processions où l’on se frappe avec des chaînes !

Mais en se doutant qu’il ne trouverait aucun volontaire pour de telles manifestations, le régime les avaient honnies et bannies par Fatwa dès la semaine dernière. Cependant, le régime devait tout de même réunir des gens (pleurant calmement les martyrs du chiisme) pour montrer que le peuple aime l’Islam afin de ne pas perdre totalement sa légitimité politique.

Le régime s’est alors lancé dans une diversion médiatique sans fin : des slogans en faveur de son action à Gaza, des slogans à la gloire du Hezbollah victorieux face à Israël, mais aussi des arrestations à gogo en Iran. Larijani a aussi quitté le pays pour la Syrie pour se mettre en valeur et aussi détourner les regards du Tassoua car le régime a eu le plus grand mal à rassembler pour le Tassoua et aussi pour la clôture de la semaine de Bassidj : cette journée a été le jour de la dissolution des forces du régime !

- à Bandar Abbas, le régime a rassemblé une quarantaine de spectateurs pour un spectacle gratuit.
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- à Zahedan (chef lieu de la région agitée de Sistan & Balouchistan), le régime a rassemblé une cinquantaine de spectateurs pour un spectacle gratuit.
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- à Qom (siège du clergé chiite), on voit une foule de 150 à 200 spectateurs, un orchestre et une dizaine de fervents actifs. Mais ces spectateurs et l’orchestre ne sont conformes à la tradition de Moharram car les gens ne sont pas entièrement vêtus de noir. De fait, on peut supposer que la vraie participation a été de l’ordre de 10 fervents actifs.
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- à Tabriz (connu pour sa ferveur religieuse), le régime n’a réuni bien loin des regards critiques et dans des souks fermés, moins d’une dizaine de fervents plutôt mous.
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- à Téhéran,
, le régime n’a pas pu dépasser la trentaine de ferveurs mous.
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- Enfin, last but not least, encore à Téhéran, le Guide devait rassembler les responsables du régime pour une séance de prêche lacrymale. On voit une foule de 200 à 300 individus, mais l’image est trafiquée : en cliquant sur l’image vous pouvez l’agrandir et alors, bien constater qu’à partir du 3e rang, les têtes situées sur une même ligne sont de tailles différentes ! De fait, on peut dire qu’il n’avait là qu’une trentaine de personnes. Parmi ces 30 responsables, on ne voit aucun des commandants de Pasdaran et par ailleurs, certains n’ont pas l’âge d’avoir des hautes responsabilités, ils ne sont vraisemblablement que les gardes du corps placés parmi les invités.

CE qui veut dire que le régime n’a guère confiance en ses derniers compagnons. Il estime qu’ils pourraient tuer le Guide et obtenir de facto une place au soleil dans le régime suivant quel qu’il soit.

Au final, en ce jour, le régime n’a donc réussi qu’à rassembler environ 40 individus actifs en lesquels il n’a pas une totale confiance. Le régime n’était jamais tombé si bas. On le voit d’ailleurs sur les mines hagards de ses derniers serviteurs.