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Iran : La semaine en images n°260
15.02.2013

intro de base pour comprendre la situation.
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments...

Origines de la crise | En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers et aussi pour mettre au pouvoir des activistes islamistes partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste pour doubler les Britanniques présents en Iran au travers les mollahs, les Qadjars et les Francs-maçons, mais aussi pour renverser les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et enfin pour s’infiltrer en Asie Centrale.

Les Britanniques ont participé à ce projet avec tous leurs pions notamment les mollahs du clergé et ont pu écarter les pions activistes islamistes de Washington. Pour bloquer le retour de ces islamistes non cléricaux, les mollahs ont rompu les relations avec Washington et ont adopté la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah sur la république islamique.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique pour l’affaiblir économiquement, le mettre devant un risque de soulèvement populaire afin d’amener ses dirigeants à rétablir les relations bilatérales, permettre à ses pions de participer aux joutes politiques et reprendre le pouvoir via des élections du régime (ce que l’on appelle une révolution de couleur).

Rafsandjani, le coordinateur du coup d’Etat anti-américain, devenu patron du régime et de ses services secrets, a tout essayé pour contrer les sanctions : le terrorisme au Moyen-Orient, la guerre contre l’Irak pour perturber l’approvisionnement pétrolier de l’Amérique, des contrats bon marché pour acheter la protection diplomatique des Européens (notamment des Français) et enfin un faux apaisement. Mais cela n’a rien donné et a même incité Washington à renforcer ses sanctions pour épuiser totalement les ressources en dollar du régime.

Le régime manquant de devises pour approvisionner le marché intérieur a commencé à geler les salaires et à relever les prix des produits importants pour diminuer la consommation et ainsi gagner du temps.

De nombreux collaborateurs du régime notamment les Pasdaran de base ont été déçus par ce choix, issus du peuple et engagés par pauvreté et non pas conviction, ils ont commencé à boycotter les manifestations officielles.

Il est alors devenu évident clair pour Rafsandjani qu’il devait songer à négocier des garanties de sécurité pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole du dialogue, il a écarté son rival Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington.

Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son principal lieutenant politique. Puis il a tenté de sauver le régime et surtout sa propre peau avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (hostile à son propre pion Ahmadinejad), pour duper Washington avec un faux changement et l’entraîner à abolir ses sanctions ! Larijani a soutenu ce projet insensé qui lui semblait prometteur.

Mais, le peuple autorisé à manifester a oublié Moussavi et Karroubi, les meneurs officiels proches de Rafsandjani, pour révéler son hostilité au régime tout entier. Les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Rafsandjani, en danger, a fait appel à ses amis des services secrets pour mater le soulèvement, mais chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné : la seule issue était de négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir en toute quiétude avant que ce régime agonisant ne s’effondre. Larijani, mais aussi d’autres se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages garantissant leur survie au-delà du régime.

Rafsandjani a divisé la coalition informelle à son encontre en offrant le pouvoir judiciaire aux Larijani. Il pouvait aussi les surveiller et les modérer via ses pions comme l’inspecteur général Poor-Mohammadi et le procureur général Ejéi. Les Larijani ont trouvé une faille : ils ont oublié l’idée d’attaquer Rafsandjani, sa famille ou ses alliés gros bonnets et se sont mis à accuser de corruption ses pions gouvernementaux notamment ceux capables de dialoguer avec Washington comme Ahmadinejad, son ministre des affaires étrangères Salehi, le chef du Conseil iranien de sécurité Jalili...

Chaque clan privilégiait ses intérêts au mépris de l’intérêt commun de tous les serviteurs du régime, ce qui a provoqué de nouvelles ruptures internes.

Une nouvelle manifestation anti-régime en mars 2010 a rappelé l’adhésion des Pasdaran à la contre-révolution. Les hommes d’affaires du régime ont jugé qu’ils ne pouvaient compter sur personne : ils ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour fuir le pays. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a mis le régime face à un risque de banqueroute de la Banque centrale Iranienne (BCI). Les deux clans se sont associés pour intimider les nantis paniqués en évoquant leur puissance policière, mais en absence de troupes fidèles visibles, ils n’ont guère réussi à calmer les paniqués. Chaque clan a alors accéléré ses efforts pour arriver à un accord avec Washington. Mais aucun n’a rien obtenu.

En décembre dernier, Rafsandjani, convaincu qu’il n’obtiendrait rien des Américains, a commencé à se dire proche du peuple. Il a aussi chargé ses pions gouvernementaux d’annoncer de nouvelles anxiogènes de hausses de prix avec l’arrière-pensée de provoquer un soulèvement afin de s’y engouffrer par "amour du peuple" : devenir (malgré le risque évident d’y rester) l’instrument d’un changement qu’il ne peut éviter espérant de bénéficier d’un pardon en Iran. Cette solution permettait aussi de bloquer le retour aux affaires des pions islamistes de Washington et de satisfaire les intérêts pétroliers de la Grande-Bretagne garantissant de facto les avoirs financiers de Rafsandjani dans les pays pro-britanniques. La finesse de cette solution laisse supposer qu’elle a peut-être été suggérée à Rafsandjani par les Britanniques eux-mêmes.

Les nantis du régime ont immédiatement saisi les intérêts de cette solution : ils pouvaient changer de bord et participer à la vie économique au nom d’une Réconciliation Nationale. Mais les Larijani et certains Pasdaran dont les noms restent associés aux répressions et ne peuvent bénéficier d’aucun pardon, ont refusé cette solution. Il y a un mois, ces insolvables ont créé une coalition pour bloquer ce projet en qualifiant Rafsandjani de "déviant" (traître) pour pouvoir l’écarter, prendre le pouvoir et tenter d’échanger un transfert du régime vers les pions américains contre des garanties pour eux-mêmes.

Cette opposition à la seule issue possible pour tous les serviteurs du régime a paniqué tous les gens coincés au côté du régime. Au cours de trois dernières semaines , la ruée vers le dollar a repris pour les plus riches à Dubaï et pour les subalternes normaux au Bazar de Téhéran. Par ailleurs, toutes les manifestations officielles ont été boycottées à 100% à tous les niveaux par les derniers fidèles du régime ! Ce qui a été bénéfique au projet de déviation de Rafsandjani.

Les Larijani et les Chefs Pasdaran de Police ont sans cesse intimidé les paniqués pour les contenir et ont surtout renforcé leurs accusations contre Rafsandjani pour l’isoler et en venir à bout le plus tôt possible. Washington a multiplié les initiatives pour arriver à un deal avant que ces joutes de palais ne provoquent un ras-le-bol des derniers subalternes et n’entraînent la chute du système islamique utile à ses objectifs régionaux.

Dans la foulée, la semaine dernière, le régime devait célébrer le retour de Khomeiny en Iran et un nouveau boycott pouvait mettre en évidence son isolement, accélérant les ruptures et aggravant son état. Washington a tenté une nouvelle approche douce en ouvrant la voie à la disculpation de Rafsandjani dans l’attentat contre AMIA, le centre juif de Buenos Aires. Mais la proposition n’était pas fiable et Rafsandjani n’a pas marché.

Cette semaine, le régime était face à de nouveaux boycotts à l’occasion de la décade de FAJR : les 10 journées révolutionnaires précédant la victoire de la révolution. Chaque boycott allait être une preuve de son impopularité et de l’échec du système islamique. Washington a renouvelé ses offres de dialogue. Il espérait un dialogue direct car Ahmadinejad, le principal pion de Rafsandjani, devait arriver au Caire pour une conférence de pays musulman. Rafsandjani ne pouvait pas demander à son pion de se défiler de peur que Washington s’adresse aux Larijani et mette fin à son projet de revirement. Il a décidé de bloquer le dialogue par un moyen inédit qu’est de s’en remettre au Guide, le tuteur spirituel du régime (issu de son clan) !

Ali Larijani, floué par ce choix, a décidé de renverser Ahmadinejad le pion politique de Rafsandjani pour mettre hors jeu ce dernier ! Le clan Rafsandjani a riposté avec force pour se défendre et le moucher. Les derniers serviteurs de régime ont assisté à un édifiant déballage de linges sales en direct, puis à une étonnante partie à trois entre le clan Rafsandjani, le clan Larijani et les Yankees. Voici la chronique en image d’une semaine où on a vu les limites des trois joueurs et encore et toujours le naufrage du régime islamique en Iran.



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Rappel | La semaine dernière a été marquée par l’absence de tout rassemblement des divers responsables politiques et des représentants de diverses corporation sur le tombeau de Khomeiny pour lui rendre hommage avant et au moment de l’anniversaire de son retour en Iran. Par ailleurs ne raison de ces problèmes financiers, le régime avait également été boycotté par les islamistes arabes qu’il a toujours financés.

Washington avait alors "autorisé" un accord sur la révision de l’enquête accusant Rafsandjani dans l’attentat contre le centre AMIA pour montrer sa disponibilité à un deal garantissant la sécurité de Rafsandjani au-delà du régime afin de l’amener à coopérer. Mais Rafsandjani a constaté que cet accord ne représentait aucune garantie à moins de coopérer totalement avec Washington sans jamais exiger rien au retour. En fait, Rafsandjani a été à nouveau convaincu que Washington n’avait pas l’intention de le laisser filer. C’est pourquoi Rafsandjani a durci le ton vis-à-vis de Washington, en répétant via divers pions le refus de tout dialogue et d’apaisement avec Washington à moins d’un changement radical de ses positions. Pour montrer sa détermination à résister à Washington, il a joué la carte de l’intimidation balistique régionale par le tir d’une fusée spatiale Kavoshgar (habitée par un petit singe), mais ce tir a été remis en cause car le singe voyageur lors de son retour ne ressemblait pas à celui qui avait été embarqué.

Washington avait alors tenté de secouer le régime par des rumeurs de nouvelles sanctions avant le boycott prévisible de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran, mais il n’était pas parvenu à intimider Rafsandjani et l’encourager à coopérer. A présent, il evait se montrer plus agressif pour parvenir à forcer son pion Ahmadinejad à dialoguer pendant son séjour au Caire et avant que le régime ne soit à nouveau humilié par de nouveaux boycotts et n’enregistre de nouvelles ruptures susceptibles d’entraîner sa chute. Mais Washington devait cependant se montrer discret pour éviter d’encourager la panique interne et d’encourager les ruptures.

Le régime avait la pression des boycotts attendus, la pression de la panique de ses derniers serviteurs et cette pression américaine. Mais tout cela pouvait profiter à Rafsandjani qui espère une agitation pour bifurquer du régime. De fait on peut dire que les pressions étaient toutes sur les épaules d’Ali Larijani et ses alliés... Ils ont d’emblée annoncé le recrutement de 800 nouveaux juges et une grande vague de pendaisons dans le centre du pays laissant entrevoir leur peur des boycotts et des agitations à venir.

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Samedi 2 Février 2013 (14 Bahman 1391),
Journée de la Conquête Spatiale dans la décade de FAJR
, le régime devait montrer un exemple de ses progrès dans le domaine, mais il avait déjà annoncé un tir qui en plus avait été qualifié de contrefaçon. Il n’a pas annoncé un autre tir, il a remplacé les fusées qui vont très haut par un chasseur de combat qui vole très bas, le GHAHER (ou Qaher) 313 !

C’est un drôle de rase-motte car son turboréacteur est dépourvu de tuyère pour orienter la poussée du moteur. Par ailleurs, le fuselage et sa verrière semblent être en plastique. On le voit bien sur une photo pirate de l’intérieur du cockpit. Un autre point litigieux est le ralliement du tableau de bord par seulement deux câbles aux parties mécaniques de l’avion. Ces points ont été aussi relevés par de nombreux sites de passionnés d’aviation et certains ont parlé d’une simple maquette.

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Le régime a nié farouchement qu’il s’agissait d’une maquette. Il a insisté sur le fait que le modèle présenté avait effectué plusieurs vols et a précisé qu’il serait exposé aux vues de tous et en même temps qu’un modèle de la fusée Kavoshgar sur la place AZADI, lieu rassemblement pour l’anniversaire de la révolution islamique !

Ce même jour, on a appris que les billets d’avion vers l’étranger, récemment multiplié par 3, venaient de subir une hausse de 47 à 62% selon les destinations. Cela voulait dire que le régime en manque de devise pour assurer l’approvisionnement du pays avait décidé d’augmenter le prix d’un service coûteux pour limiter sa consommation, baisser l’importation du kérosène afin de consacrer ses maigres réserves de dollars pour l’achat d’autres produits dont il manque actuellement comme la farine (en épuisement dans plusieurs grandes régions) ou encore des médicaments. Le même jour, le régime a encore répété qu’il allait rencontrer une plus grande pénurie de médicaments, laissant supposer que sa priorité était le pain et non les médicaments. Le même jour, on a aussi appris qu’il y avait une pénurie de pneus. Dans ce cas, le régime avait sacrifié un produit qui n’est pas vital pour préserver ses fonds. Mais par souci de sauver la face, le régime a affirmé qu’il avait des réserves de pneus mais souffrait d’un problème dans la distribution.

Ce même jour, par des rumeurs, on a aussi appris que 400 employés des transports publics d’Ahwaz entraient dans leur 5e jours de grève pour protester contre le retard de paiement des salaires. Ces retards sont aussi un moyen pour brider la consommation pour retarder les pénuries et le risque d’émeute de la faim. Dans le même genre, on a appris le licenciement de 500 ouvriers au Kurdistan.

Ce même jour, par des rumeurs, on a également appris qu’il y avait les aciéries d’Ispahan qui est en état de faillite était en feu. Le régime avait peut-être décidé de se débarrasser des plusieurs dizaines d’employés qu’il ne parvenaient plus à payer depuis plusieurs mois.

Enfin, dernier mauvais indice : on a appris que le seuil national de pauvreté était à 1,800,000 tomans soit 4,5 fois le salaire moyen officiel qui n’est jamais payé. On peut dire que le régime était clairement face à des problèmes beaucoup plus terre-à-terre et urgentes que la propagande pour sauver la réputation de son pseudo-avion de chasse.

Le régime a alors informé les travailleurs qu’il allait reprendre les inscriptions pour la distribution de coupons d’aides appelées Actions pour la justice (sociale). Les ouvriers qui ne pouvaient pas y aller ont envoyé leur épouse et sous l’effet de l’assaut de centre d’inscription, le régime a fait marche arrière car pour éviter des pénuries, il est hors de question qu’il puisse distribuer du pouvoir d’achat ! On voit là un des centres d’inscription où il régnait une ambiance électrique.

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Pour apaiser la situation aggravée par cette promesse non tenue d’aide, les médias officiels ont commencé à évoquer l’ampleur de la pauvreté et à justifier le recours des plus démunis au vol pour subsister. Par ailleurs, les dirigeants des deux clans ennemis qui ont déçu leur collaborateurs de base, Rafsandjani et les Larijani, se sont aussi réunis au sein du Conseil de Discernement, le véritable gouvernement du pays. Pour insinuer que leur clan travaillaient ensemble pour le bien de tous et non chacun pour leurs propres intérêts, Sadegh Larijani et Rafsandjani ont mimé une conversation, mais ils ne surent pas dépasser leurs différents pour tenir cette pose, ils se sont souvent ignorés avant de se séparer sans aucune déclaration publique commune. La situation de crise à tous les niveaux leur ordonnait de tout mettre en oeuvre pour leur propre survie ! Leurs visages fermés laissent même supposer qu’ils devaient songer à comment neutraliser la partie adverse.

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Autre problème de taille pour le régime, Washington qui veut parvenir à un deal et devait intimider mais en toute discrétion a fait le choix de réunir sans fanfare quelques personnalités politiques dans une réunion parisienne intitulée « 2013, année de changement en Iran » pour soutenir les Moudjahidines du peuple, ses ex-choix de 1979 comme alternative politique pour l’Iran ! Selon le site des Moudjahidines, ces derniers ont eu la chance d’accueillir à cette réunion Yossi Gal, l’ambassadeur israélien à Paris, John Sano (ex-agent du CIA chargé de la sécurité du camp Ashraf, lieu de résidence irakien des Moudj), Wesley Martin (commandant chargé de la lutte anti-terroriste en Irak), Philip Crowley (un ex porte-parole de l’administration Obama), mais aussi Newt Gingrich et Howard Dean.

Etant donné que le peuple hait les Moudjahidines du peuple, ce choix, s’il était précisé, pourrait encourager les plus nantis à retirer leurs avoirs pour fuir le pays, ce qui exposerait le régime à un véritable chaos financier. C’est pourquoi les agents du régime n’ont soufflé mot de ce soutien de Washington aux Moudjahiddines du peuple.

Dans le même temps, par l’intermédiaire de Leon Panetta, Washington a également évoqué des livraisons maritimes d’armes par le régime aux islamistes Yéménites. Washington a ainsi laissé supposer l’adoption d’un embargo maritime de l’Iran (mesure susceptible d’empêcher l’approvisionnement du pays et mettre le régime face à une pénurie générale et fatale). Washington ne pouvait mieux frapper discrètement le régime qu’en lui montrant sa capacité de provoquer des désordres fatals. Après ces deux avertissements, le vice Président Biden, alors à Munch pour la Conférence internationale sur la sécurité, a proposé au régime l’ouverture d’un dialogue direct.

Le choix de Biden tient au fait que Salehi, le ministre des affaires étrangères du régime et également un pion de Rafsandjani avait été invité à Munich ! Washington cherchait à établir un contact direct. Salehi a refusé l’offre en affirmant que Washington ne lui inspirait « aucune confiance et que par ailleurs, la décision de parler aux Américains appartenait au Guide, tuteur spirituel du régime islamique ».

En fait, Salehi du clan Rafsandjani a menti car le Guide (actuellement Khamenei du clan Rafsandjani) n’est pas chargé de définir la ligne diplomatique du pays. Le Guide est chargé de surveiller la conformité des lois avec les principes islamiques.

Selon la constitution du régime, la ligne diplomatique comme tous les choix fondamentaux du régime sont décidés par le Conseil de Discernement de l’intérêt du Système..

Nous rappelons cependant que Rafsandjani a inventé ce Conseil pour légaliser sa mainmise sur le régime, mais qu’il a perdu ce contrôle car Ali Larijani à qui il avait accordé des sièges au sein de cet organe est devenu grâce à son réseau familial et ses alliés un membre influent de cet organe.

En fait, en affirmant que le choix revenait au Guide et non au Conseil de Discernement, le clan Rafsandjani a sabordé un organe qu’il ne contrôle pour mettre hors jeu Ali Larijani..

Ali Larijani qui avait récemment parlé en faveur d’une ouverture de dialogue avec Washington s’est retrouvé a été privé du droit légal d’imposer son choix au Conseil de Discernement pour devenir l’interlocuteur de Washington et liquider le régime contre de bonnes garanties de sécurité pour sa lui-même et sa famille !

Il s’agissait sans doute d’un coup préparé à l’avance car le Guide que ne parle pas souvent a aussitôt utilisé ce droit politique tombé du ciel pour se dire hostile à tout dialogue avec Washington. Ali Larijani n’a même pas pu critiquer cette ingérence non conforme à la constitution car pour fustiger la déviance de Rafsandjani, ils n’a cessé d’affirmer sa fidélité absolue au Guide !

Ali Larijani, dépouillé du meilleur moyen légal pour s’exprimer, a décidé d’attaquer les pions gouvernementaux de Rafsandjani à savoir Ahmadinejad et ses ministres. Le Parlement qu’il préside comme une PME a convoqué « le ministre d’emploi d’Ahmadinejad à une interrogatoire pour savoir pourquoi il avait nommé à la direction des Affaires Sociales le Juge Saïd Mortazavi », précisant que si les réponses ne convenaient pas, il lui retirerait son vote de confiance et le révoquerait. Le Parlement avait commencé à critiquer cette nomination il y a un an en remettant en cause les compétences de Mortazavi, mais le motif n’était pas valable. Il a par la suite modifié ses reproches et a évoqué sa suspension pour avoir pris part à des exactions contre les opposants officiels. Le cas de Mortazavi a fini par devenir un moyen d’attaquer le gouvernement des pions de Rafsandjani et Ahmadinejad (le chef de ce gouvernement) s’est retrouvé obligé de défendre Mortazavi pour tenir tête à Larijani et remettre en cause son autorité. De fait ce dernier s’est crispé et a décidé de faire un exemple avec ce cas pour asseoir son autorité. C’est pourquoi le Parlement a également convoqué Ahmadinejad pour l’entendre, le remettre en cause, le déstabiliser voire le révoquer.

On parle en fait depuis quelques temps de la révocation d’Ahmadinejad par le Parlement pour des motifs les plus inattendus comme son manque de respect vis-à-vis des élus du peuple. Or d’un point de vue constitutionnel, le Parlement pourrait révoquer tous les ministres et déstabiliser le pouvoir du président, mais il ne peut pas le révoquer car il a été aussi élu par le peuple. Mais la situation interne et la nécessité pour tous ceux qui peuvent pas bénéficier d’un pardon d’arriver à la table des négociations laisse en suspens la possibilité qu’il ait une union sacré interne des insolvables contre les pions gouvernementaux de Rafsandjani y compris le président (Ahmadinejad) pour n’importe quel motif, même le refus de répondre aux questions des Parlementaires. Le régime est en guerre interne et à la guerre tous les coups sont permis ! C’est pourquoi Ahmadinejad a pris très au sérieux la convocation et a confirmé qu’il serait présent.

Il y avait là un risque d’agitation interne. Le régime devait se montrer menaçant pour contenir la panique. Comme à d’autres occasions, on a eu un incendie au Bazar mais cette fois les pompiers du régime n’ont pas laissé brûler les entrepôts, ses pompiers (dirigés par les Pasdaran, alliés de Larijani) ont pu se déployer et étouffer l’incendie en 3 minutes, ce qui est impossible à moins d’avoir été planqués à proximité et connaitre la nature du feu. Les Larijani et leurs alliés faisaient dans la menace préventive pour dissuader les gens de se ruer au Bazar... Le Clan Rafsandjani a conclu qu’ils pourrait aller très loin.

Pour calmer les envies de lynchages des Larijani, le clan Rafsandjani a rappelait que le seul responsable autorisé de mener un dialogue avec Washington était son pion Jalili, le chef du Conseil iranien de sécurité. Ce dernier a d’ailleurs quitté Téhéran pour Damas pour soutenir Assad afin d’engager le régime dans une politique étrangère très hostile aux Etats-Unis et saboter toute initiative de dialogue souhaitée par les Larijani et leurs alliés après un éventuel mis en difficulté d’Ahmadinejad.

Washington a ignoré la présence de Jalili à Damas et ses slogans anti-israéliens car il semblait proche d’un possible début de marchandages avec de nouveaux représentants du régime voire le clan Rafsandjani, devenu raisonnable sous la menace de ses rivaux.

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Dimanche 3 Février 2013 (15 Bahman 1391),
J-7 de l’anniversaire de la révolution islamique
, Ahmadinejad est arrivé au Parlement d’un pas décidé. Il a vite pris la parole pour affirmer que Mortazavi était victime d’un complot du clan Larijani. Il a demandé la diffusion d’une vidéo d’une comme preuve ! Il a crié qu’il ne savait pas si Ali Larijani allait lui permettre de diffuser la vidéo.

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Larijani a autorisé la diffusion et la vidéo a commencé par l’annonce que les voix n’étaient pas synchrones avec les images car elles avaient été enregistrées séparément, ce qui n’a aucun sens ! On a ainsi assisté à une scène où des voix étaient ajoutées sur une scène de conversation sans qu’il y ait un rapport entre les mots et les mouvements des bouches. Dans cette vidéo, on entendait Fazel Larijani demander des pots de vin mensuels de 15000 dollars au Juge Mortazavi pour lui permettre d’obtenir l’accord de son Frère Ali Larijani pour l’achat de certains produits ou services nécessaires pour la direction des Affaires Sociales !

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La vidéo accusait Fazel et Ali Larijani de corruption ! Mais il y avait là des défauts logiques : il y avait eu une rencontre, mais il était difficile de comprendre comment Fazel Larijani ait pu aller chez Mortazavi, un pion de longue date de Rafsandjani, pour proposer ses services sans craindre d’être enregistré. Ce genre de rencontre se fait généralement sur un terrain neutre. De plus, on voit Fazel Larijani assis sur un canapé vêtu d’une chemise attendant et on voit arriver Mortazavi en costume avec son cartable comme s’il venait de l’extérieur avant d’enlever sa veste pour discuter à voix basse avec Fazel Larijani. Par ailleurs, on ne vient vers un visiteur avec un cartable quand on est sans son propre bureau ! La scène ne pouvait pas avoir eu lieu dans les bureaux de Mortazavi, mais chez Fazel Larijani ou dans un lieu neutre. De plus, le propos de demander des pots de vin paraît improbable en raison des liens de Mortazavi avec Rafsandjani et aussi le fait que le Parlement ne décide pas du budget des administrations en cours de l’année !

Cependant, il y avait eu une rencontre. Du fait de l’opposition des Larijani à l’encontre de Mortazavi et de leur attaque à son encontre pour atteindre Ahmadinejad, il y avait deux explications possibles  : Mortazavi a pris l’initiative de venir rencontrer ses adversaires pour obtenir la fin des hostilités en échange d’information sur le clan Rafsandjani ou à l’inverse on lui avait demandé de passer pour lui proposer un deal de ce genre.

Les uns se méfiant des autres, les deux parties ont pu décider que la scène puisse être filmée par des tiers ou les deux parties imaginaient que la scène puisse être filmée à leur insu par des tiers.

Cependant quelle que soit l’origine de l’initiative, l’opération n’avait visiblement pas abouti car les Larijani poursuivaient leur cabale contre Mortazavi. Mais ils ne pouvaient pas utiliser leur vidéo car ils y complotaient contre le clan adverse ou se mettaient en danger en évoquant un pot de vin pour amadouer Mortazavi. En revanche, ce dernier pouvait utiliser cette vidéo, mais il a préféré la passer son clan et tripoter la bande sonore pour remplacer l’offre de trahison ou de ralliement par une bande sonore parfois inaudible accusant l’adversaire de corruption. Le propos n’est pas de prétendre que les Larijani ne soient pas corrompus ou des voleurs, mais dans ce cas, en évoquant ce cas imaginaire de corruption, le clan Rafsandjani a presque avoué qu’il n’avait pas en sa possession des dossiers très compromettants sur les Larijani.

Ali Larijani qui ne sourit presque jamais a arboré un grand sourire pour annoncer la révocation du ministre de l’emploi. Il a aussi humilié Ahmadinejad en lui ordonnant sur un ton très méprisant de quitter le Parlement.

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Le Bazar était sans doute alors en panique car il a encore été incendié de la même manière que la veille. En raison d’un risque d’embrasement général en cas de la poursuite des hostilités, Ali Larijani n’a pas jugé opportun de continuer et en conséquence, il n’a pas profité de l’occasion pour achever son adversaire. Dans l’après-midi, pour apaiser la situation, il a même répandu la rumeur que la veille, il était parvenu à un accord avec lui sur la suspension de la phase 2 de libération des prix (espérant pouvoir enterrer par la même occasion le projet par lequel Rafsandjani pourrait provoquer un soulèvement nécessaire pour son ralliement au peuple).

La situation devait sans doute être difficile car on a aussi eu droit à deux diversions médiatiques fortes : des rumeurs de vente de la viande d’âne (qualifiée de dangereux) et des rumeurs de record mondial de cancers gastriques !

Le régime a aussi versé dans la propagande policière car Jaafari le chef des Pasdaran, un des insolvables (impliqué dans la répression du Kurdistan), a annoncé la tenue d’une conférence pour exposer la doctrine de défense du régime en cas malheur : la capacité à monter rapidement une armée en faisant appel aux Iraniens. Mais en voyant les images de cette conférence, on a surtout vu que le régime manquait de fidèles et ses chefs militaires étaient en état de panique....

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Pour rassurer la base agitée, le régime a aussi annoncé des visites officielles des Enseignants bassidjis des universités sur le tombeau de Khomeiny. Mais on n’a vu q’un seul reportage à ce sujet montrant moins d’une dizaine de vieux bassidjis au lieu des milliers qui ont été recrutés pour enseigner dans les innombrables universités sans qualité du régime.

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Les insolvables ne trouvaient pas le moyen d’affirmer son autorité. Le système pouvait s’effondrer comme le souhaite Rafsandjani, son clan devait jubiler. Mais à l’occasion d’un rassemblement en mémoire de l’un des membres de ce clan, on a vu qu’il n’en était rien car si régime s’effondre avant que ce clan n’ait pu retourner sa veste tous ses membres y resteront !

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Washington devait éviter la chute du régime et aussi profiter de ses problèmes et aussi de la dépression du clan Rafsandjani. Il a procédé par étapes : pour l’aider à contenir la crise de panique interne, il a laissé son allié pakistanais exépdier 100 tonnes de blé vers l’Iran en échange de 60% de sa facture d’achat d’électricité.

Pour profiter des problèmes de Larijani et de Rafsandjani, Washington a innové ! Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre l’un des membres de ce clan : Khavari, ex-directeur adjoint de la Banque centrale Iranienne, en fuite depuis 2 ans et recherché par les Larijani pour fraude et corruption. Washington a enfin fait un pas vers le clan Larijani. Mais un dialogue avec Larijani n’est pas vraiment dans l’intérêt de Washington car ce personnage d’une cinquantaine d’années longtemps exclu du jeu par Rafsandjani est arrivé sur le tard en politique et de fait, il n’a pas participé aux attentats anti-américains du régime. Par conséquent, Washington n’a rien pour l’intimider personnellement et face à lui, il devrait se montrer plus généreux pour obtenir ce qu’il veut. Pour un deal parfait sans aucune contrepartie significative, Washington devrait parvenir à intimider Rafsandjani. C’est pourquoi son geste d’ouverture vers les Larijani nous a paru être un subtil moyen pour rappeler à Rafsandjani qu’il pourrait avantager son adversaire et causer sa perte afin de l’amener à se montrer plus coopératif et profiter de la présence de son pion Ahmadinejad au Caire pour commencer les pourparlers.

Rafsandjani a envoyé son pion, le ministre des affaires étrangères Salehi alors à Munich, à la rencontre de ses homologues allemand et italien, pour annoncer que le régime acceptait la reprise du dialogue le 25 février à Kazakhstan avec les 5+1 afin de neutraliser les manoeuvres d’intimidation de Washington et aussi d’éventuelles manoeuvres d’approche entre les Larijani et les Américains !

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Lundi 4 Février 2013 (16 Bahman 1391),
J-6 de l’anniversaire de la révolution islamique
, dans 24 heures, Ahmadinejad devait partir pour le Caire. Le clan Larijani et ses alliés craignaient que les Américains profitent de ce séjour pour lui faire une nouvelle offre. très alléchante ! ils devaient continuer leur attaque contre Ahmadinejad.

Mais leur attaque de la veille avait provoqué une grosse panique interne. La tension restait vive car la Banque Centrale Iranienne a annoncé de nouvelles fraude bancaires possibles (c’est-à-dire de nouvelles fuites de capitaux). C’est pourquoi les Larijani et leurs alliés ne pouvaient pas continuer sur la même allure ou avec les mêmes arguments.

On a alors plus entendu parler de révocation d’Ahmadinejad, mais on a eu un concert de critiques sur le comportement déviant d’Ahmadinejad et sa volonté évidente de servir la contre-révolution. Certains ont aussi déploré le silence du Guide pour forcer ce pion de Rafsandjani à changer de camp pour ne pas écoper de la même accusation.

Pour sauver le Guide du piège qu’on lui tendait, le clan Rafsandjani a rejoint le concert des critiques contre son pion Ahmadinejad en affirmant qu’il s’était mal comporté et qu’il avait assurément préjudice au régime !

Mais le clan Rafsandjani n’a pas jugé utile de lyncher sa propre monture dans son projet de provocation du soulèvement. Un de ses parlementaires a affirmé qu’Ahmadinejad avait certainement bien fait de dénoncer un cas de corruption. Pour intimider le clan adverses, il a précisé qu’Ahmadinejad n’était qu’au début au début d’une longue série de révélation. Ahmadinejad lui-même n’a guère pris la peine parler et de se défendre, mais à quelques heures de son départ pour le Caire, il a lancé bien avant tout le monde un appel à la mobilisation générale pour l’anniversaire de la victoire de la révolution islamique.

Rafsandjani a alors lancé un autre appel du même genre. Il en a profité pour plaider en faveur des élections libres pour ce formidable peuple révolutionnaire, sa manière de retourner sa veste. Par ce propos, il a tenté de se mettre en position de l’ami du peuple pour être recyclable si le régime se retrouvait à nouveau mal comme la veille. Il ne perdait pas le nord. Ses adversaires l’ont immédiatement accusé de déviance pour avoir sa peau. La panique a redémarré sous la forme d’une frénésie vente d’automobiles par des responsables subalternes pour récupérer quelques fonds afin de pouvoir acheter quelques dollars !

La situation devait être clairement bien tendue car un important ayatollah du nord du pays a fait savoir qu’il avait donné toutes ses terres aux bonnes oeuvres pour ne pas se voir lynché par les locaux en cas d’un changement soudain de régime !

Pour calmer les paniqués, le régime a annoncé la distribution de coupons alimentaires dans les quartiers riches : le régime craignait donc une panique alimentaire de ses nantis et le risque d’être confronté à une nouvelle pénurie de poulet et autres denrées nourrissantes. Le régime a aussi annoncé une descente policière au Bazar pour démanteler des ateliers clandestines de fabrication de faux médicaments : il entendait affirmer qu’il détendait le Bazar pour dissuader les gens d’y aller pour acheter des dollars, mais l’annonce était un bluff car il n’a pu que mobiliser 5 policiers en civils pour fouiller un marchand de caséine alimentaire pour haltérophile !

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En manque de troupes, le régime a annoncé l’acquisition de nouveaux chars pour insinuer qu’il avait des soldats fidèles capables de contenir un soulèvement et le mater de la manière la plus brutale. Le général Ahmad-Reza Pourdastan, commandant en chef de l’armée de terre, a participé à cette annonce, mais il n’a pas pu mobiliser ses officiers ni trouver plus beaucoup de conducteurs de chars car il n’y a eux que deux photos dans le reportage sur cette force de frappe du régime avec deux chars et trois conducteurs.

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Mardi 5 Février 2013 (17 Bahman 1391),
J-5 de l’anniversaire de la révolution islamique
, Ahmadinejad a décollé pour le Caire afin de participer à une conférence de pays musulmans. Il a pris avec Rostami (le ministre du pétrole) et son beau-frère Rahim-Mashaï, actuellement chargé du dialogue avec les Non-alignés, une équipe pour nouer des contacts et signer des contrats avec les Etats présents au Caire. Mojtaba Hashemi-Samareh, milicien proche de Rafsandjani qui est aussi proche de Larijani, accompagnait le groupe. A leur arrivée, Ahmadinejad et ses accompagnateurs ont été accueillis par le président islamiste égyptien Morsi alors qu’il n’y était pas tenu car les deux pays n’ont pas établi les relations diplomatiques irano-égyptiennes rompues sous Moubarak suite au soutien des mollahs aux assassins de Sadate et par ailleurs, lors de sa visite à Téhéran pour le sommet des Non alignés, Morsi n’avait pas été accueilli par Ahmadinejad.

Mais Morsi qui par obédience américaine se montre très hostile au régime des mollahs a fait ce geste car Washington attendait une déclaration publique plaisante du représentant du régime des mollahs en direction de son allié comme la preuve d’une volonté de dialogue. Mais Ahmadinejad s’est contenté de voir Morsi à ses pieds et n’a rien dit et la rencontre est restée froidissime !

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Washington a riposté par plusieurs fléchettes visant des zones sensibles du régime. Le Sheikh d’Al Azhar (muet jusque-là) a critiqué le régime des mollahs pour son ingérence chiite au Bahrein (alors que ce pays est chiite) mettant à mal les soutiens dont bénéficie le régime dans la rue arabe. Par ailleurs, Wall Street journal a affirmé que la police bulgare allait incessamment sous peu accuser le Hezbollah et le régime des mollahs de l’attentat contre des touristes israéliens perpétré en juillet à Bourgas pour semer la panique chez les Chefs Pasdaran, impliqués dans les affaires terroristes du régime. Washington a aussi titiller Rafsandjani en faisant accuser son pion Mazaheri, l’ancien directeur de la BCI de trafic d’influence ou de corruption au Brésil après la découverte par l’opposition brésilienne d’un chèque de 54 millions d’euros d’une banque brésilienne en sa faveur. Enfin la chaîne saoudienne Al Arabiya a accentué la panique interne des nantis du régime en affirmant les hommes d’affaires iraniens basés à Dubaï étaient au bord de suicide car les banques Emiraties refusaient de les laisser retirer leur argent !

Cette dernière fléchette de Washington a dû pousser les gens paniqués à stocker du poulet car le régime a immédiatement relevé le prix de ce produit de 25%. Le poulet a ainsi enregistré une hausse de 100% en 10 jours. Mais le clan Rafsandjani n’a pas changé d’attitude car cela l’arrangeait. Larijani a décidé d’accentuer ses efforts pour pouvoir asseoir à la table des négociations finales avec Washington.

Fazel Larijani a alors pris la parole pour dire que les propos entendus sur la vidéos étaient un montage : il avait rencontré Mortazavi suite à une demande de ce dernier qui voulait obtenir le pardon de son frère, mais il lui semblait que Mortazavi souhaitait juste pouvoir s’asseoir à côté de lui pour tourner secrètement ce film et trafiquer le son pour le discréditer afin de sauver sa peau. Fazel Larijani a affirmé qu’il avait été victime de sa gentillesse et a précisé qu’il portait plainte. Sa demande a été instatanément prise en compte et instruite et Mortazavi a été arrêté dans l’heure alors qu’il quittait ses bureaux de la direction des Affaires Sociales !

Par ailleurs, Ali Larijani a profité de l’absence d’Ahmadinejad pour décréter unilatéralement la suspension de la l’application de la seconde phase de libération des prix jusqu’à ce que la situation économique s’améliore. En d’autre termes, il a aboli définitivement l’outil préconisé par le clan Rafsandjani pour provoquer le désordre nécessaire à son revirement. Larijani a également interdit unilatéralement toute évocation d’une augmetnation de l’allocation à la consommation car le clan Rafsandjani le promet sans cesse sans l’appliquer pour provoquer le désordre nécessaire à son revirement.

De plus, le Parlement a adopté une loi prévoyant 5 à 0 prison pour les revendeurs de l’or et du dollar pour étouffer la crise qui peut aussi entraîner la chute du régime.

L’Ayatollah Mahdavi-Kani, actuel patron de la loge maçonnique du clergé iranien et défenseur des intérêts britanniques en Iran, qui préside le conseil de validation des candidatures aux élections du régime a alors pris la parole pour dire qu’il était l’arbitre suprême des élections afin d’empêcher Ali Larijani d’annoncer d’autres mesures contraires aux plans des Britanniques.

En ce jour houleux, le régime avait aussi un programme officiel : il devait célébrer le port du voile. Cette journée a en fait été instaurée par le régime il y a 2 ou 3 ans pour aligner les épouses voilées de ses responsables comme les symboles de sa popularité quand il ne trouvait plus de miliciens pour le même propos. Mais au cours de l’année iranienne qui arrive presque à sa fin, le régime n’a jamais pu réunir ces femmes. C’est pourquoi il a oublié la journée dédiée à la célébration du port du voile !

Le régime s’est ainsi retrouvé avec un vide médiatique incompatible avec son caractère fanfaronne et propagandiste. Il a comblé le vide en annonçant la remise d’innombrables prix à ses élites lors d’une nouvelle édition du Festival Kharazmi (du nom d’un mathématicien, géographe, astrologue et astronome iranien de l’époque Abbasside.) Or, ce festival créé 1998 doit avoir lieu pendant la journée de Qods. Il nous sembla que le régime voulait recycler des images d’archives, mais finalement nous avons été surpris à la vue des photos car elles montraient des vieux lauréats parfois étrangers alors que le Festival Kharazmi doit primer les jeunes talents iraniens dans divers domaines comme le monte la première image issus d’un article que nous avons consacré à ce sujet en 2011. En fait, in fine, il semble que le régime a réuni ses derniers vieux serviteurs disponibles pour une remise de prix en y ajoutant le nom plutôt connu de Festival Kharazmi !

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Deux ayatollahs complices du régime ont aussi tenté de réhausser son image en annonçant une grande soirée de Turbanisation à Chiraz confirmant par la même occasion la baisse phénoménale du nombre de jeunes engagés dans le clergé.

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Ali Larijani a aussi annoncé une grande exposition événement sur les progrès du régime sous la direction du Parlement au Parlement. Mais le show a tourné court car il n’a réuni que 10 personnes révélant le manque singulier de charisme politique d’Ali Larijani !

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Le régime, ridiculisé par la manque de mobilisation, a tenté de faire diversion par des récits de querelles entre les forces de l’ordre et de jeunes acteurs de cinéma participant au Festival de Films de Fajr alors que ce festival est méprisé par le peuple et pratiquement personne n’y participe comme en témoignent ces images de deux conférences de presse pour deux films en compétition et les vues des couloirs vides du marché de Films qui se déroule à proximité.

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A la fin de la journée, Washington, qui attendait une réponse de ce régime en difficulté, a lancé une autre fléchette en sa direction par une attaque à la chaussure contre la tête d’Ahmadinejad ! Comme on peut le voir, les gardes présents ne font rien pour immobiliser l’assaillant, ce qui laisse supposer qu’ils avaient reçu l’ordre de laisser faire. On peut aussi voir que l’assaillant autorisé ne touche pas sa cible malgré la liberté d’agir, ce qui laisse supposer que Washington voulait avertir Ahmadinejad qu’il peut le ridiculiser pendant ce séjour s’il continuait à refuser de négocier un changement de régime favorable à ses intérêts.

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Mercredi 6 Février 2013 (18 Bahman 1391),
J-4 de l’anniversaire de la révolution islamique
, en ce jour, le régime devait célébrer la Confiance en soi de ses soldats ! Cette journée a également été inventée depuis peu d’année pour utiliser des appelés au lieu des miliciens en rupture. Mais cette année, on n’a pas entendu parler de cette journée de la Confiance en soi de ses soldats, signe qu’il n’avait pas pu déplacer les appelés, ni trouver des remplaçants parmi des jeunes officiers d’aspect juvénile et que ses derniers commandants militaires sont plutôt âgés et bien seuls (comme on l’a vu plus haut).

Le régime ne pouvait pas oublier cet échec et passer à un autre sujet car le lendemain, il avait une autre manifestation militaire en plus importante. Il devait faire défiler au sol et dans le ciel ses soldats et ses équipements de l’Armée de l’Air pour célébrer l’adhésion des sous-officiers de l’armée de l’air du Shah à Khomeiny et leur prestation de serment à sa révolution...

Par la suite, le régime a reconnu que cette adhésion n’a été qu’un bluff de Khomeiny avec des nervis islamistes déguisés en officier pour diviser l’armée et provoquer des ralliements, mais par la suite, le régime a néanmoins préservé la légende car l’image de la prestation de serment des officiers à Khomeiny était plaisante à ses yeux. Au cours de ses années de gloire, le régime a sans cesse reproduit cette scène, avant d’être lâché par les jeunes officiers issus des Pasdaran en 2011. Il a alors continué l’aventure avec les vieux commandants de ce corps et tenté de cacher leur nombre insuffisant en ajoutant des jeunes officiers derrière eux avec l’aide du logiciel photoshop.

Cette semaine, après ses échec dans mobilisation au sein de l’armée de terre, le régime a décidé d’organiser un rassemblement pour tester le compter ses fidèles. Il n’a trouvé qu’une quarantaine d’officiers !

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A l’issue de ce test, le régime a réalisé qu’il était en réelle perte de vitesse et aurait non seulement du mal à organiser sa journée de l’armée de l’air mais qu’il aurait aussi du mal à trouver assez des figurants pour la célébration de la révolution islamique le dimanche 10 février ! Un responsable de la Police a alors annoncé une multiplication par 3,5 de la pollution à Téhéran et un état d’alerte rouge pendant au moins 5 jours pour pouvoir éventuellement prétexter un risque élevé pour la santé afin d’expliquer le manque de mobilisation ! On a alors eu droit à ces images de l’agence Mehr proche de Larijani... On retrouvait la coalition des insolvables en oeuvre pour sauver le régime en attendant de prendre le pouvoir...

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Alors que Ali Larijani venait de choisir la fuite face à un problème majeur, il a subi une petite série de revers humiliants.

1er et 2nd revers | Le Guide (issu du clan Rafsandjani) a convoqué son frère Sadegh Larijani (chef su pouvoir judiciaire) pour lui ordonner de libérer Mortazavi. Ce dernier a même pris la peine d’appeler les médias pour affirmer qu’il était libre. Sadegh Larijani ridiculisé est allé se prosterner sur le tombeau de Khomeiny pour se donner une autre actualité que sa reculade face au grand pion de Rafsandjani. A cette occasion, on a vu qu’il était accompagné de moins de 10 personnes alors que l’année dernière (1ere photo) il avait eu deux ) trois fois plus de suiveurs lors de la même visite.

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Pour faire oublier ces revers, Sadegh Larijani a opté pour la polémique : en affirmant qu’Ahmadinejad restait à ses yeux un pervers déviant, qu’il avait des preuves, mais ne les utilisait pas par respect pour le Guide, ce qui veut dire qu’il espérait entraîner le Guide à prendre partie contre son propre clan pour désorganiser ce clan et entraîner sa chute.

3e revers pour les Larijani | Ahmadinejad qui avait failli se prendre un tape humiliante sur la tête au Caire a changé d’attitude face à Washington : pour calmer les Américains, il a affirmé que l’offre de dialogue formulée en début de la semaine était certainement des propos très positifs et qu’il n’attendait que Washington change aussi d’attitude dans son approche pour qu’il puisse envisager un dialogue direct !

4e revers (dur pour l’égo démesuré d’Ali Larijani) | Washington a fait ce qu’Ahmadinejad demandait : par l’intermédiaire de Biden, il a renouvelé l’offre de dialogue en direct en évoquant de nouvelles compensations à son interlocuteur. En guise de cadeaux de bienvenu, Washington a aussi permis à Ahmadinejad de d’avoir une rencontre sereine avec le Sheikh d’Al Azhar. Mahmoud Abbas a aussi accepté de rencontrer Ahmadinejad dans la soirée. Cela pouvait être une occasion pour entamer un dialogue apaisé sur la Palestine.

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Ali Larijani a vu rouge. Il a immédiatement annoncé la convocation de 4 ministres déviants dont celui du pétrole (qui était au Caire) pour être entendus et éventuellement révoqués. Puis, il a dénoncé l’absence du ministre du pétrole comme un affront aux représentants du peuple pour se donner les moyens de l’attaquer et entraîner sa chute et une crise grave pour empêcher le dialogue qui semblait se faire au Caire !

Larijani a aussi changé d’approche sur la célébration de la révolution car son agence de presse Mehr a fait marche arrière. Dans le cadre d’un reportage sur les partiels à l’université de Téhéran (reportage d’ailleurs réalisé avec des figurants dissipés), Mehr a montré un Téhéran radieux et un ouvrier en train de décorer les mats d’éclairage de la principale avenue menant à la place Azadi (Liberté) où a lieu la célébration de la révolution. Ali Larijani avait visiblement jugé plus opportun de recycler des images d’archives que de fuir, par cette fuite donnait l’image d’un régime mort et encourager les actions hostiles à son encontre. L’image incongrue des bannières dans un reportage sur des partiels nous a d’emblée marquée : le régime allait sans nul doute recycler des images similaires. Le choix de banderoles à base de drapeau n’était un choix de facilité car les banderoles changent d’année en année : on en a des roses, des bleues : cette fois, le régime a choisi ce modèle sans doute pour recycler des images d’archive avec ce type de banderoles utilisé à un anniversaire acec un météo conforme à la prévision de cette année : du soleil après plusieurs années de ciels nuageux.

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Les insolvables ont aussi tenté de meubler le vide médiatique par l’annonce tonitruante de la création d’un Musée consacré à Khomeiny, alors que cette annonce n’a provoqué aucune mobilisation interne.

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Dans l’après-midi, Ahmadinejad a rencontre Mahmoud Abbas, mais il n’a fait aucune déclaration dans le sens des attentes de Washington sur la Palestine ou sur le nucléaire iranien.

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Dans la foulée, le ministre iranien des Affaires étrangères, Salehi (du clan Rafsandjani), alors à Munich n’a fait aucun pas en direction de Biden. Bien au contraire, il a pris la parole pour affirmer que « Biden n’avait fait aucun effort et que tout dialogue était exclu tant que les deux parties n’était pas en égalité, c’est-à-dire tant que Washington maintiendrait ses sanctions ! »

Washington a réalisé que Rafsandjani avait réussi à le faire patienter aussi bien à Munich qu’au Caire pour se défiler à la fin ! Washington devait punir le régime, mais sans entraîner sa chute. Il a tout d’abord annoncé des sanctions contre la Radio et la Télévision de la République Islamique d’Iran (Islamic Republic of Iran Broadcasting), ses antennes et son chef Zarghami, des mesures sans conséquence économique aggravante. Par ailleurs Washington a répandu des rumeurs sur l’adoption prochaine d’une nouvelle sanction bloquant les comptes en devises du régime dans les pays qui continuent à lui acheter du pétrole. Il a ainsi mis le régime devant une pénurie absolue du dollar susceptible de rendre fous ses collaborateurs paniqués, en se disant qu’il pourrait bouger Rafsandjani ou du moins son adversaire Larijani.

Un peu plus tard, Ahmadinejad a été encore bousculé lors d’un déplacement et il a cette fois reçu un coup de chaussure sur la tête. Mais les Américains se sont bien gardés de diffuser les images de cette humiliation pour laisser à la victime une chance de se ressaisir et se montrer enfin docile et coopératif.

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Jeudi 7 Février 2013 (19 Bahman 1391),
J-3 de l’anniversaire de la révolution islamique : Journée de l’Armée de l’AIR
, comme on pouvait s’en douter, il n’y a pas eu de défilé militaire avec des fusées, des drones et le nouvel avion militaire du régime ! Comme en 2011, le régime a agi même comme s’il n’y avait jamais eu de défilé pendant ce jour et a comblé le vide par l’annonce d’une mobilisation exemplaire des officiers autour du Guide dans sa salle de prière privée d’une contenance de 600 personnes au sol et 150 en étage.

Mais on peut clairement parler d’images de propagande car l’ensemble de photos évoquant cette mobilisation n’a aucune cohérence. Ainsi on voit ci-dessous 19 colonnes d’officiers entre les deux colonnes (la capacité absolue pour le remplissage de cet espace est en fait de 18 colonnes). Etant donné que l’on peut placer 6 rangées d’individus dans l’autre sens entre les poteaux, la photo suggère 342 personnes dans l’espace central. si on oublie la colonne en plus, il y a un grand défaut que l’on ne peut esquiver : les mollahs situés au fond à droite sont deux à trois fois plus grands les gardes du Guide situés à leur distance de la caméra. Ce défaut tient au fait que le régime a déformé l’image pour accentuer la perspective, mais en oubliant de modifier les mollahs situés à droite dans sa hâte de fournir rapidement des images aux médias. sur cette première image, on voit aussi des éléments (plate-formes, orchestre) que l’on ne retrouve pas sur les autres photos du reportage.

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Ici, nous voilà avec 29 colonnes au lieu de 19 et un balcon rempli à ras-bord mais avec une masse compacte et informe alors que l’on devait avoir la même précision qu’en bas.

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Ici, nous avons un espacement double entre les colonnes d’officiers, ce qui laisse supposer tout au plus 81 personnes (3 fois 9X3) dans la partie centrale.

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Ici, nous avons un orchestre situé plus en avant, un balcon vide et des barrières de sécurité inexistantes ailleurs !

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Là, nous avons ni orchestre, ni barrière, mais en plus des uniformes bleu-marine, deux individus en vert !

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Ici, nous avons 3 rangs de hauts commandants de l’armée de l’air, point d’hommes verts, et une absence totale de colonnes bien alignées. Nous avons aussi agrandi ces gens en désordre derrière les trois 1ers rangs et on peut voir des disparités de tailles et des corps télescopés les uns dans les autres !

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Enfin là, une foule avec les 2 mollahs que l’on a vu un peu partout et puis une uatre foule sans ces deux-là.

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Mais cette année, on n’a pas seulement eu des images grandiloquentes. Rafsandjani a également utilisé le discours du Guide devant le fameux parterre des officiers pour exclure tout dialogue avec Washington bloquant ainsi une éventuelle tentative d’ouverture par ses divers rivaux comme les Larijani.

Par ailleurs, Vahidi, ministre de la défense et vieux serviteur sécuritaire de Rafsandjani, a aussi affirmé que le régime était désormais le 5e producteurs mondial de drones et par ailleurs en état de capturer en vol les drones américains et ce pour amener Washington sur le terrain de la confrontation et bloquer ainsi les initiatives d’ouverture qui ne sont plus d’actualité pour Rafsandjani (rivé sur sa solution de virage de bord).

Enfin, Rafsandjani a envoyé son vieux copain Ahani, actuel ambassadeur du régime à Paris, à la rencontre des dirigeants français au Sénat pour leur proposer de lâcher Washington en échange de grands contrats de construction de centrales atomiques civiles en Iran.

Larijani et ses alliés insolvable des Pasdaran devaient évoquer leur propre puissance. Pour cela, le chef de la police a annoncé des arrestations au Bazar, mais sans montrer ses prises. Le Chef du Pouvoir Judiciaire, Sadegh Larijani, a affirmé qu’il avait imposé des restrictions aux prisonniers du clan adverse et enfin, Jaafari, le commandant en chef des Pasdaran, a dit qu’il entraînait sans cesse par des manoeuvres urbaines des centaines de bataillons anti-émeutes pour empêcher toute déviance ! Dans sa liste, il a évoqué les les bataillons d’Ashoura et Al Zahra qui ont été démantelés en novembre 2009 et que l’on n’a plus revu. Mais conscient du fait que les dernières annonces de ce genre n’ont jamais été confirmées par des images, il a précisé que ces manoeuvres urbaines avaient en fait lieu dans des villages modèles !

tout cela étant de plus en plus vu comme bidon, les insolvables ont annoncé une fête de plus pour les martyrs de la guerre Iran-Irak dans les cimetières pour rassembler leur famille et ainsi convaincre les Iraniens de l’existence d’une couche farouchement intégriste à leur côté, mais l’initiative n’a guère eu de succès.

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Alors que les représentants des deux clans se livraient à leur guerre de slogans comme de vieux retraités se battant à distance à coup de menaces dans un vieux hospice abandonné, Ahmadinejad a fini sa visite au Caire dans l’indifférence humiliante des journalistes étrangers à l’égard de sa conférence de presse. Il a tenté de sauver la face avec une soirée offerte aux élites égyptiens. vu le nombre très bas de invités, il s’est montré ravi de serrer quelques mains si on le lui demandait (quoique un peu hésitant après les agressions à son encontre).

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Vendredi 8 Février 2013 (20 Bahman 1391),
J-2 de l’anniversaire de la révolution islamique
, le régime des vieux dirigeants isolés et en guerre a du à nouveau subir un boycott de sa prière de vendredi car il n’en a diffusé aucune image !

Washington a repris ses pressions en évoquant encore les ingérences des mollahs au Yémen et en annonçant une enquête de l’ONU pour insinuer encore l’adoption d’un embargo paralysant. Washington a également laissé entendre que la pénurie de médicament (due au manque de devise et à l’absence de production nationale) était en fait due à une baisse de 50% de ses exportations de médicaments en direction de l’Iran. Il a ainsi laissé entendre aux mollahs qu’il pouvait résorber la pénurie. Puis, John Kerry a de nouveau affirmé que toutes les options étaient sur la table pour inciter les mollahs à demander un deal.

Les insinuations de Washington n’ont pas fait vaciller Rafsandjani ou encore Larijani (coincé par le discours du Guide).Ce mutisme face à la menace a en revanche fait bouger Mohsen Rezaï : cet ancien chef des Pasdaran qui avait d’abord rompu avec Rafsandjani pour se joint à ses adversaire avant de l’imiter en se montrant du côté du peuple a continué dans cette voie de rupture avec le régime en dénonçant une inflation de 330% en un an ! Par ailleurs, Ziba-kalâm, la plume de Rafsandjani est allé 1000 fois plus loin que lui en rendant hommage au Shah et il n’y a aucun âme au sein du régime pour le contredire, tous envisageant de suivre cet exemple pour plaire au peuple qui vénère totalement le shah, désormais admis au Panthéon du peuple iranien.

Les insolvables ont riposté à ses exemples de déviance par l’annonce d’une grande manoeuvre au centre de l’Iran. Mais leurs images ont été bien décevantes et ont montré qu’ils n’étaient pas en mesure de s’imposer face à leurs adversaires.

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Le clan Rafsandjani a riposté a riposté à cette mobilisation dans envergure par l’annonce d’une forte mobilisation en faveur d’Ahmadinejad à son retour du Caire. A la vue des images, on a engin compris que l’Oscar du meilleur acteur comique devait aller à Ahmadinejad !

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Samedi 9 Février 2013 (21 Bahman 1391),
la veille de l’anniversaire de la révolution islamique
, on n’a guère vu les dirigeants, mais on les a beaucoup entendus dans matinée et puis rien. Ils étaient tétanisés par la peur.

Après un long passage à vide, le régime a publié, comme il le doit, les affiches officielles et inédites pour le dernier anniversaire de la révolution (non sans regret car ces affiches que l’on ne voit nulle part sur les photos de la mobilisation sont les preuves qu’il utilise des images d’archives pour évoquer la mobilisation).

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En manque de sujet, le régime a encore parlé du Festival de film de Fajr !

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Le régime a même proposé un reportage sur la frénésie de vente d’automobiles pour tenter de détourner l’attention de son silence bizarre pour la veille d’un anniversaire si important.

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Dans la soirée, le régime, de plus en plus mal à l’aise, a comblé le vide médiatique en diffusant des images du feu d’artifice instauré il y a 4 ans pour faire diversion du boycott de plus en plus fort de l’anniversaire de la révolution. A cette occasion, il a montré les deux principales façades du Monument de la lace Azadi ornées d’un petit drapeau en volume (en fait des sacs contenant des confettis). L’absence de confettis sur l’ensemble des images de l’anniversaire publiées par la suite fait cependant état que ces sacs n’étaient pas présents, mais on les a vus de temps en temps sur certaines images par souci de conformité avec ces images.

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Dimanche 10 Février 2013 (22 Bahman 1391),
le jour anniversaire de la révolution islamique
, nous avons été informé que le régime était boycotté, mais il a parlé d’une forte mobilisation de centaine de milliers d’Iraniens autour de la Place Azadi pour admirer ses deux réussites techniques la fusée Kavoshgar (qui avait déjà été exposée) et surtout l’avion de chasse Ghaher 313.

L’Etat belge, caisse de résonance de Washington, a répété cette contre-vérité pour nier le boycott du peuple iranien.


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Nous avons cependant la preuve absolue de ce mensonge
sur les images même du régime car rien ne correspond à la réalité ou même aux prétentions du régime : il faisait un temps nuageux et l’on ne voit aucun nuage, on ne voit par ailleurs qu’une seule fois la fusée Kavoshgar, mais il n’y a aucune trace de l’avion Ghaher.

Voici une vue en plan du site, une vue de la principale façade et un aperçue de la météo, avant des vues contradictoires sur l’avenue menant à la Place Azadi. Le préposé du régime a bien mis les sacs de confettis dans la vue regardant vers le monument, mais il a oublié d’intégrer les bannières traversantes présentes sur les vues prises depuis la Place et regardant vers le centre de Téhéran. Vous pouvez également voir que le régime s’est également trompé cette semaine en posant des bannières avec 7 symboles d’Allah alors que sur ses images d’archives, il n’a que 3 ou 4 symboles par bannières.

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Monument avec un drapeau de façade mais sans la Fusée sous un ciel bleu

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Ici, on a les faux les plus évidents  : un ciel bleu sans aucun nuage, pas de sac de confettis et à une seule exception, aucun fusée ou avion de chasse !

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Monument avec un drapeau de façade mais sans la Fusée sous un ciel bleu

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Monument sans le drapeau de façade et sans la Fusée
sous un ciel bleu

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sans le drapeau et sans la Fusée sous un ciel bleu

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sans le drapeau et sans la Fusée sous un ciel bleu

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avec le drapeau, mais sans la Fusée sous un ciel bleu

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Ici, on a la foule des rues sous un ciel bleu qui n’existait pas ce jour. La dernière photo est pour les Iraniens car on y voit une grossière faute d’orthographe preuve de manque d’instruction des dirigeants.

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Ici, on a la tribune située derrière le Monument... une fois avec les sancs de confettis et une fois sans ces sacs ! La seule certitude de cette série produite dans la confusion est la présence hésitante d’Ahmadinejad.

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Voici aussi un aperçu du temps dans les villes de province, notamment à Ispahan, Chirar, Rezayieh, Tabriz et Mashad où l’on voit des ciels bleu alors qu’il y faisait un temps nuageux !

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Conclusion de 9 jours d’enfer | Cette semaine, nous avons assisté à la furie de Rafsandjani de maintenir son choix suicidaire de saborder le régime, au risque d’y rester pour obtenir un pardon impossible car il n’a plus aucun doute sur l’absence de toute garantie fiable du côté américain.

Nous avons également vu son rival Larijani s’accrocher à cette illusion car il ne peut espérer un pardon. Dans cette partie finale, nous venons également de voir Larijani et ses alliés insolvables recycler les images d’archives de jeunes branchés et de foules fournies réalisées par leur rival Rafsandjani au temps de sa super puissance à coup de cachets en dollar ou de photoshop. Larijani et ses amis insolvables avaient aussi tenté d’utiliser les faux opposants inventés par Rafsandjani pour de gagner du temps. Un régime dont les dirigeants se réfugient dans des solutions désespérées ou se cachent derrière des images factices de soutien populaire n’est assurément pas en forme.

Le régime recycle ces vieilles ruses pour se berner lui-même ! Cela peut-être vu comme une victoire car il va bientôt manquer de ruses comme il manque de devises ou de soldats. Le régime court à perdre haleine vers la fin de toutes ses réserves. Mais il ne tombe pas car les Occidentaux continuent à vouloir une entente de peur de revoir renaître l’Iran conquérant d’avant qui pouvait les concurrencer.

Dans ces conditions, l’avenir de l’Iran est entre les mains de son peuple, mais il ne bouge pas aussi car il a peur de renouveler, en l’absence de toute aide étrangère, l’échec de son soulèvement de l’été 2009. Rien ne change, en conséquence, malgré la faiblesse absolue du régime. C’est pourquoi ce 10 février demeure une date triste à mourir et non une source de joie malgré le déclin évident du régime réduit à recycler les images risibles de ses propagandes passées.