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Iran : La semaine en images n°223
01.06.2012

Depuis près de deux ans, en nous basant sur les images de presse du régime, nous parlons de l’absence des Pasdaran, des bassidjis, des bazaris et même des jeunes mollahs aux côtés du régime lors des commémorations officielles et des élections. Ces groupes ont rompu avec le régime. Les derniers collaborateurs du régime paniquent facilement à l’idée d’une chute prochaine du régime. Le régime est devenu très instable. Depuis plusieurs mois, peu avant chaque manifestation qui pourrait mettre en évidence son isolement, le régime invente de grands ramdams médiatiques pour détourner les Iraniens, mais aussi ses derniers collaborateurs ou encore ses partenaires étrangers du spectacle inquiétant de son isolement.

Par exemple, il y a une semaine, Israël fêtait l’anniversaire de sa création. Les Arabes manifestaient leur haine. Le régime devait aller plus loin car il se dit le leader de l’anti-sionisme. Mais il n’a rien pu organiser faute de participants. Il a alors agi avec pragmatisme en oubliant momentanément le nom d’Israël. Il a aussi tenté de détourner l’attention des Iraniens et de ses derniers collaborateurs de ce manque de manifestations avec une fausse affaire de fatwa de mort contre un chanteur de rap… Mais une fois le danger passé, des associations islamistes ont volé au secours du chanteur visé pour remettre en cause la Fatwa et clore ainsi l’affaire.

Cette semaine, le régime avait encore 2 grandes commémorations à son programme. Le mardi 22 mai, 2 Khordad, était l’anniversaire de la 1ère victoire des « modérés » en 1997 sous la direction de Khatami. L’opposition officielle, le Mouvement vert, que l’on présente comme très populaire, devait donc descendre dans la rue. La popularité annoncée étant factice, il ne pouvait y avoir de manifestation. L’absence de manifestation allait seulement rappeler que cette entité était incapable de représenter un outil pour sauver le régime en cas de soulèvement. Le régime a zappé cet anniversaire.

Le lendemain, le mercredi 23 mai (3 Khordad) , le régime devait célébrer la journée de la Résistance et de la Victoire qui fait référence à la libération du port de Khorram-Shahr occupé par pendant presque deux ans par les Irakiens. Cette libération a été un tournant dans la guerre Iran-Irak qui a fait plus d’un million de morts. De grandes villes industrielles ont été rasées et la ville même de Khorram-Shahr est encore un tas de ruines. On fêtait aussi le 30e anniversaire de cette victoire. Le régime ne pouvait donc pas zapper cet anniversaire. A cette occasion, le régime devait organiser avec plus de faste le programme officiel comprenant un défilé des derniers officiers formés à l’école militaire d’Imam Hossein ainsi que la cérémonie de leur prestation individuelle de fidélité à la révolution islamique. En nous basant sur le bulletin météo de cette journée, nous pouvons affirmer que les images du défilé provenaient certainement des archives. La prestation de serment des nouveaux engagés a été remplacée par le renouvellement du serment de fidélité des anciens (qui étaient très peu nombreux) ! Cette journée a été la preuve d’un manque total de ressources du régime pour résister.

Lors de cette même journée du 23 mai, le régime devait reprendre les négociations nucléaires pour obtenir un gel des sanctions car elles entraînent le pays vers des pénuries qui pourraient provoquer des émeutes fatales dans son état. Mais le régime ne pouvait pas reculer de ses positions car cela passe par le sacrifice de nombreux collaborateurs très fidèles accusés par Washington. C’est la hantise de ses derniers collaborateurs. Le moindre signe de coopération de sa part pourrait déclencher leur fuite et précipiter sa chute. Le régime devait donc montrer sa bonne foi sans prendre aucun engagement de coopération avec Washington. Il était échec et mat. Il ne savait que faire pour ne pas déstabiliser ses derniers collaborateurs et ne pas faire exploser son unité chancelante.

Washington qui a besoin de ce régime et le sanctionne uniquement pour prendre son contrôle a estimé qu’il devait le ménager pour le préserver. Par l’intermédiaire de l’AIEA, il a tout tenté pour calmer le jeu afin d’aider le régime. Cet effort dont nous verrons les détails a tourné au fiasco et a provoqué un plus grand désordre et une nouvelle panique chez ses derniers collaborateurs !

Dans les deux derniers jours de la semaine, le régime devait tenter de rassembler ses plus importants collaborateurs afin de rassurer le reste des troupes, mais il n’a rien pu organiser révélant ainsi la perte de ses effectifs à tous les niveaux et sa fragilité. Voici le récit en images d’une semaine de terribles échecs, mais aussi d’efforts ratés du régime pour préserver son unité chancelante.



Cela fait un moment que le régime a des problèmes avec ses collaborateurs de haut niveau : derniers exemples en date, il y a trois semaines, pour la journée de l’Armée, le Guide devait recevoir les commandants de Pasdaran et de l’armée, mais il n’y est pas parvenu. Quelques jours plus tard, à l’occasion d’une importante cérémonie religieuse, les commandants devaient se rendre chez le Guide pour prier en sa compagnie, ils ont boycotté la cérémonie. Le régime a oublié les généraux et les commandants qui lui tournaient le dos : il a expédié le Guide dans un centre militaire pour se faire photographier en leur compagnie. Mais le Guide n’a pas osé se mêler à eux et a posé à l’abri derrière de très hautes barrières de sécurité. Après ces mésaventures, le régime devait réunir ses plus hauts responsables autour du Guide pour une autre cérémonie religieuse et la rencontre n’a pas eu lieu. Cela fait un moment que les plus hauts dirigeants du régime, les membres permanents du Conseil de Discernement, voient les divers composants de l’Etat s’éloigner pour ne pas chuter avec le régime.

Ces boycotts internes inquiètent aussi les Américains car ils ont toujours aidé les islamistes iraniens afin de les utiliser pour déstabiliser l’Asie Centrale qui leur échappe et aujourd’hui, ils ne cherchent pas à renverser le régime islamique, mais juste à chasser les mollahs pour installer leurs propres pions islamistes ou simplement agitateurs au pouvoir. C’est pourquoi après chaque boycott remettant en cause la légitimité du régime islamique, les Américains ont envoyé leurs divers alliés régionaux en Iran pour proposer le dialogue et la paix qui signifie un rapprochement entre les deux pays et le retour des Américains en Iran avec leurs pions pour une prise de pouvoir légale par les urnes (une révolution de couleur) qui légitimerait aussi leur future agitation régionale.

Les mollahs n’ont jamais accepté ce marché terrible car il ne compte aucune garantie pour leur sécurité, mais ils recevaient les émissaires. Ce simple accueil était une preuve de leur faiblesse et leur disposition à un éventuel deal sur une base différente. Cette disposition a toujours indisposé les collaborateurs du régime (qui seront forcément sacrifiés dans le deal, accusés à leur place pour les crimes commis durant ces 33 années de pouvoir). Les plus riches des collaborateurs du régime se sont alors mis à acheter de l’or ou de dollar pour quitter le pays au plus vite, les moins riches ont rejoint le camp des opposants passifs en espérant la victoire de Reza Pahlavi qui prône une amnistie nationale. Le régime a riposté par des pendaisons et un procès pour fraude bancaire visant ses plus importants collaborateurs tentés par la fuite.

Les Britanniques, alliés historiques des mollahs et adversaires historiques et actuels principaux rivaux des Américains dans le domaine pétrolier, ont proposé la reprise du dialogue via le groupe 5+1 (dirigée par la britannique Catherine Ashton) pour surveiller les Américains en compagnie des Russes et des Chinois. Les Britanniques ont agi dans le sens de leurs intérêts et non dans le sens des mollahs car ces derniers ont juste envie que l’on cesse de leur proposer le dialogue car ils ne veulent pas entrer dans un processus qui les obligerait in fine à rétablir les relations avec les Etats-Unis et d’être obligés d’autoriser le retour en Iran des pions de Washington formés pour prendre le pouvoir de l’intérieur. Mais les mollahs ont accepté l’offre des 5+1 car en refusant le dialogue avec un groupe composé de leurs amis, ils auraient obligé ces amis à appliquer plus sérieusement les sanctions qu’ils ont adoptées sous la pression américaine.

Téhéran s’est ainsi retrouvé malgré lui dans un processus où il devait faire au moins une concession. Etant donné que tout le dossier nucléaire des mollahs repose sur des accusations américaines, toute concession était un geste d’apaisement vis-à-vis des Américains. Le régime était échec et mat. Il n’avait pas d’autre choix que de coopérer avec les Américains : leur ouvrir ses centres atomiques, leur remettre ses collaborateurs. Le régime ne pouvait pas survivre à cela.

Washington qui a besoin d’une république islamique en Iran a jugé qu’il valait mieux éviter cette coopération fatale au régime. La France, membre du groupe 5+1 et allié des Etats-Unis, a envoyé Michel Rocard en Iran avec le message qu’une fatwa du Guide contre la bombe, comme le régime l’avait déjà suggérée, permettrait d’aller vers un apaisement certain avec les 5+1 et le gel de toutes les sanctions par les 5+1. Washington n’a pas condamné cette intervention. Il était impliqué dans cette demande n’exigeant aucune coopération de la part des mollahs.

Alors que Washington avait pris sa décision pour éviter une panique aux collaborateurs du régime, ces derniers ont eu une autre lecture de sa décision. Puisqu’ils vivent en Iran, ils ont jugé le geste sur la base des événements arrivés en Iran.

Pour eux, ce geste tombait après plusieurs boycotts du régime par les Pasdaran et à un mois de l’anniversaire du soulèvement de l’été 2009, le ramollissement de la position américaine était un constat de faiblesse du régime et la crainte de sa chute face à l’opposition interne qui pouvait désormais compter sur les Pasdaran. Les collaborateurs du régime étaient donc face à l’annonce d’une révolution. Ils ont paniqué à une très vaste échelle : le nombre des participants au régime a baissé notamment au Parlement et le pays a connu une nouvelle ruée vers l’or qui l’a obligé à importer rapidement 9 millions de tonnes d’or de Turquie. On peut dire que Washington avait négligé les états d’âme des collaborateurs du régime.

Mais le régime ne peut pas négliger les états d’âme de ses derniers soutiens. C’est pourquoi il a refusé l’offre très avantageuse de Washington pour nier le constat de sa faiblesse.

Le régime a aussi annoncé de grands rassemblements en faveur d’Ahmadinejad dans une région qui est devenue hostile, mais sur la base de ses images de presse, on pouvait constater qu’il mentait.

Démasqué, le régime a tenté de prouver l’existence d’une base interne solide à haut niveau en annonçant des rassemblements de ses commandants ou des grands mollahs, mais encore une fois, les images ont démenti les annonces de mobilisation. Le régime était même de plus en plus seul au point qu’une nouvelle fois, il n’a pas pu faire le plein pour sa prière de Vendredi.

Vendredi après-midi, le régime a annoncé l’entrée en action de sa nouvelle police urbaine pour insinuer qu’il avait enfin trouvé les ressources nécessaires pour résister à cette opposition populaire qui effraye ses derniers collaborateurs. Mais les images concernant les arrestations opérées ne montraient aucune action, les scènes étaient posées. Il était clair que le régime simulait. Personne ne pouvait croire à ses chances pour se motiver de participer à ses manifestations ou à la promotion de son opposition officielle. Par ailleurs, il devait refuser des compromis pour se montrer fort, il pouvait écoper de nouvelles sanctions qui peuvent entraîner sa chute.

La semaine s’annonçait très difficile.

Samedi 19 mai 2012 (30 Ordy-Behesht 1391), les membres permanents du Conseil de discernement, qui sont les vrais dirigeants du pays, notamment Rafsandjani (turban blanc au centre), ex-patron politique du régime et Ali Larijani (costume sombre), actuel patron politique du régime, affichaient des mines d’outre-tombe.

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Ces messieurs ont tenté de redresser leur image déclinante en annonçant des mesures fortes notamment une islamisation renforcée des livres scolaires, mais aussi l’ouverture de 1800 écoles coraniques qui laisse supposer l’existence 1800 profs djihadistes et des milliers de jeunes de même trempe et enfin, la création des brigades régionales d’intervention rapide de Bassidj pour donner l’illusion de posséder une grande armée de partisans, sans doute une idée pour contrer par avance l’absence de cérémonie de prestation de serment, le 23 mai lors de l’anniversaire de la reprise de Khorram-Shahr. Mais, le régime qui manque d’effectifs et avait montré la veille des images peu convaincantes, n’a diffusé aucune image pour illustrer ces annonces.

Parallèlement, en supposant qu’il allait écoper de nouvelles sanctions, le régime a aussi commencé à diffuser des rumeurs évoquant une rapide mise en application de son déprimant plan d’urgence qui entend libérer les prix pour brider la consommation afin de limiter les risques de pénuries alors qu’il ne peut plus importer des vivres par manque de devises.

On peut supposer que ces propos et ses échecs de la semaine dernière ont provoqué une nouvelle panique financière car le régime a aussi annoncé la reprise du procès pour fraude bancaire qui vise ses collaborateurs et ses associés économiques agités.

Il y avait très vraisemblablement des achats massifs d’or et du dollar cours et car Mohammad Nahavandian, le président de la chambre de commerce iranienne et ami d’Ali Larijani (patron du régime), a pris la parole pour déplorer l’instabilité des marchés de l’or et du dollar sous l’effet des événements politiques.

Mais ces avertissements n’ont pas dû calmer la crise car quelques heures plus tard le régime a durci le ton en évoquant des découvertes qui allaient allonger la liste des accusés du dossier de la fraude bancaire et en annonçant l’ouverture d’un second procès pour une autre fraude dite d’Iran-Assurances impliquant 50 responsables économiques et politiques. Des noms de proches de Rafsandjani ont été cités comme pour montrer que le régime ne reculerait devant aucune option. En citant les amis de son rival, Larijani réglait aussi ses comptes.

Le régime a également annoncé 300 de ses sportifs de haut niveau étaient interdits de voyage pour des dettes fiscales ouvrant la voie à un nouveau procès contre ces gens qui sont vus comme des collaborateurs ou des profiteurs, ont en conséquence des raisons de craindre le peuple et auraient intérêt de profiter de leur statut pour quitter le pays avec leur fortune. Une organisation soi-disant inconnue a également annoncé via son site (enregistré par le régime) qu’il allait frapper les dissidents. Le régime semblait être dans une colère noire contre ses collaborateurs agités. Mais le choix de l’équipe de Larijani (ici en discussion avec son premier conseiller Bahonar) a révélé l’étendue de la crise interne.

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Le régime n’allait pas bien, mais par les décisions de son directeur politique, il donnait l’impression qu’il était dépassé car il annonçait des procès sans punir ni arrêter de nouvelles personnes. Le régime et son patron avaient peut-être peur d’aller plus loin. Cela ne pouvait pas rassurer ou intimider les collaborateurs du régime pour obtenir leur coopération ou leur obéissance. Le régime allait vers une plus grande crise interne. S’il faiblissait face à l’ennemi américain, il perdait davantage de son autorité et pouvait accélérer les ruptures et entraîner sa chute.

Washington, qui a besoin d’un Iran islamiste pour désorganiser l’Asie Centrale ne pouvait pas prendre le risque d’affaiblir autant le régime. Yukio Amano, le directeur pro-américain de l’AIEA, a annoncé qu’il se rendrait en Iran un jour avant la rencontre avec les 5+1 pour parvenir à un accord direct entre cette organisation et la république islamique, c’est-à-dire en dehors du groupe 5+1 et en dehors des Américains et leurs sanctions.

En trouvant un accord en dehors du processus des sanctions, on laissait au régime le privilège de reculer sans faire de concessions vis-à-vis des Américains et sans être obligé d’entrer dans un processus de trahison de ses collaborateurs qui pourrait entraîner sa perte. C’était un miracle !

Dimanche 20 mai 2012 (31 Ordy-Behesht 1391), le régime a bien accueilli l’intervention, mais il est resté distant de peur de donner l’image d’un régime à bout de souffle qui s’enthousiasmerait pour rien. Il a cependant annoncé le report à une date ultérieure de son bizarre plan économique basé sur de vertigineuses hausses de prix pour forcer les Iraniens à se serrer la ceinture. Mais il a aussi annoncé l’annulation des 15% d’augmentation de salaires promise à ses fonctionnaires. Il croyait à un accord, mais il avait un doute. Son manque d’enthousiasme n’a pas rassuré ses collaborateurs. La crise interne a continué.

Le régime devait durcir le ton pour calmer ses collaborateurs qui songent à le laisser tomber. Le pouvoir judiciaire du régime contrôlé par le clan Larijani a annoncé que le nouveau procès visant 85 responsables du régime allait démarrer le lendemain, au moment où arrivait Amano avec sa pochette surprise qui pouvait le sauver ou l’indisposer. Pour montrer sa rigueur vis-à-vis des accusés, le pouvoir judiciaire devait nommer des accusés politiques et même arrêter certains d’entre eux.

Le pouvoir judiciaire dirigé par les Larijani a parlé d’une implication d’Alla-Eddin Boroujerdi, le chef des commissions de sécurité et des affaires étrangères du Parlement Islamique, dans la fraude bancaire et aussi dans le second dossier d’Iran-Assurances car peu après la révolution, Boroujerdi a aidé Rafsandjani à chasser l’aîné des Larijani, Javad, du ministère des affaires étrangères et de la direction des actions terroristes pour l’expansion de la révolution islamique car ce dernier pouvait avoir accès au ministère des renseignements que Rafsandjani contrôlait et voulait exclusivement pour lui-même. Les Larijani intimidaient donc les collaborateurs agités tout en réglant des vieux comptes.

Le pouvoir judiciaire dirigé par les Larijani a aussi parlé de l’implication de Rahim-Mashaï, beau-frère d’Ahmadinejad, membre du parti politique de Boroujerdi et du clan de Rafsandjani. Rahim-Mashaï avait d’ailleurs pu avec le soutien de son clan se positionner comme un islamiste pro-occidental et non hostile à Israël permettant à Rafsandjani de poser l’option d’un changement de ligne capable d’annuler les sanctions actuellement adoptées contre le régime. Mais cette option passe aussi par d’importantes purges internes excluant de nombreuses personnes de l’exercice du pouvoir, mais à l’heure où tout va très mal, où tout peut s’écrouler, une purge capable de sauver le système restait une solution. Rafsandjani pouvait tenter sa chance et reprendre le pouvoir avec une candidature de Rahim-Mashaï aux présidentielles de 2013.

Les Larijani qui ne trouvent aucune solution ont accusé le candidat de corruption pour l’éliminer et barrer la route à leur impitoyable rival de toujours, Rafsandjani. Les Larijani étaient donc non seulement dans leurs interminables règlements de compte, mais aussi dans une optique de guerre interne pour garder leur mainmise sur le régime alors qu’ils devaient agir dans le sens de l’intérêt général. Ils ont privilégié leurs intérêts car en cas de perte du pouvoir ils perdraient définitivement tout. Cependant, en privilégiant leurs intérêts, ils ont menacé tous les membres du vaste clan tentaculaire de Rafsandjani. Ils ont ainsi divisé un régime déjà très désuni.

Ce même dimanche, le régime devait inaugurer la Première Conférence Internationale des Sciences Humaines Islamiques pour montrer sa capacité à fédérer les pays musulmans pour casser son isolement. Dans le contexte du moment, il a chargé le chef du pouvoir judiciaire, Sadegh Larijani, de présider la cérémonie d’inauguration alors q’il n’était pas prévu au programme et ce pour justifier le choix de la ligne de base qui conformément à l’ensemble des pays musulmans rrejette la légitimité de l’existence d’Israël.

Le régime avait invité 15 penseurs islamiques issus des différents pays pour une conférence en anglais pour attirer là l’ensemble des Etats musulmans. Il devait se réunir sur le site du mausolée géant de Khomeiny : tout un symbole. Mais les chercheurs annoncés n’ont pas été au rendez-vous et peu de pays avaient envoyé des observateurs. Le régime a dû renoncer au site qu’il avait envisagé car il était trop grand. La conférence a eu lieu dans l’amphithéâtre du siège de la télévision du régime et a fini après le discours inaugural ! Encore un échec pour le régime et pour le clan Larijani.

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Cet échec ne pouvait pas arranger les affaires du régime car on voyait qu’il était aussi isolé sur le plan international qu’il est isolé sur le plan interne. Il n’avait aucun ami. Dans deux jours, ses derniers collaborateurs pouvaient voir l’étendue de son isolement en l’absence de défilé militaire et de cérémonie de prestation de serment à l’école de formation d’officier des Pasdaran. Le régime devait simuler l’existence de partisans fervents. Il devait agir immédiatement. Les médias ont annoncé un grand rassemblement de milliers d’anonymes très croyants manifestant en faveur des frères de Bahrein. Les voici, ils étaient moins d’une centaine.

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La situation n’était pas brillante. Le régime ne pouvait pas rassurer les siens ou se faire respecter. Il a encore parlé du procès en cours en évoquant des échanges très vifs pour laisser insinuer une issue violente. Voici les photos, on peut ressentir le désarroi de l’un des accusés, mais le visage inexpressif du juge fait état d’une séance sans passion dans un procès qui ne sert qu’à intimider car le régime ne peut pas entrer en conflit avec ses derniers collaborateurs. Il déclencherait leur rupture et un retrait massif des avoirs bancaires qui l’anéantirait.

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Le régime qui ne peut pas frapper très fort a décidé d’honorer avec des cadeaux ses savants coopératifs pour montrer qu’il pourrait se montrer généreux avec ses fidèles. Cette nouvelle initiative a été un échec : seulement 10 personnes ont participé à la rencontre des élites scientifiques avec Ahmadinejad. Il y a deux ans, personne ne pouvait se dérober à une convocation, mais aujourd’hui, tout le monde se dérobe car le régime n’a plus d’effectifs pour frapper.

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Lundi 21 mai 2012 (1er Khordad 1391), Amano était attendu. Les dirigeants du régime n’avaient pas réussi à simuler l’existence de partisans fervents. Ils avaient deux anniversaires en face d’eux confirmant leur fragilité : d’une part l’absence d’une opposition officielle pour canaliser la colère du peuple et d’autre part, l’absence de nouvelles recrues à leurs côtés pour protéger leurs personnes, leurs demeures et leurs familles. Ils devaient oublier leurs guerres et nécessairement accepter l’offre d’Amano quelle qu’elle soit pour montrer leur bonne foi et obtenir un gel des sanctions pour signer des contrats et remplir leurs réserves afin d’acheter quelques soutiens pour quelques temps.

Mais cette évolution bien que nécessaire et positive ne pouvait pas calmer la panique interne car le régime ne pouvait pas redresser la barre économique en un jour pour recruter des mercenaires si tant est qu’il trouve quelqu’un alors que l’on s’approche de l’impensable possibilité de le renverser pour sortir d’un régime terriblement répressif qui accapare les richesses et n’accorde rien à personne. La crise a encore perduré.

Peu avant l’arrivée d’Amano, le ministre turc du développement est arrivé à Téhéran. La Turquie a souvent été utilisée pour appâter les mollahs avec des promesses d’investissements afin qu’ils acceptent de coopérer avec Washington, c’est-à-dire qu’ils ouvrent les frontières pour laisser entrer les pions de Washington. Mais en l’absence de la coopération attendue, l’état turc avait évoqué les sanctions pour se dérober à ses engagements. En envoyant en Iran, le responsable des développements, c’est-à-dire des investissements, peu avant des négociations capables de déboucher sur un accord, Washington entendait dire que les investissements pouvaient démarrer très rapidement. Le Turc a un peu attendu : le régime ne voulait se montrer pressé et confirmer ainsi son affaiblissement ou ses craintes.

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Amano est arrivé après l’émissaire turc.

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Amano a proposé un accord sur le site militaire de Partchin ! Ce site avait jadis été soupçonné d’activités nucléaires militaires par les Américains, mais il avait été blanchi par des inspections effectuées sous la présidence de l’Egyptien El Baradei. Récemment Washington avait à nouveau évoqué ses soupçons à propos de ce site sur la base de photos satellites montrant des travaux de génie civile. Il avait demandé une nouvelle inspection que Téhéran avait refusé en évoquant le caractère militaire du site. L’AIEA (dirigée par un pro-américain) n’avait pas alors montré d’intérêt pour ses accusations , s’intéressant plutôt à un nouveau site nucléaire appelé Fordo. Dans un jeu de rôle que l’on connaît, Washington enquiquinait les mollahs avec des accusations « non officielles ».

En proposant un accord sur ce site de Parchin qui n’était plus au centre des préoccupations de l’AIEA, l’initiative téléguidée par Washington ne fermait pas les accusations principales, mais un argument pour enquiquiner le régime. Ce n’était pas le miracle attendu : Washington offrait d’éliminer sa dernière accusation, mais l’initiative n’allait pas toucher les questions en suspens. De fait, l’initiative pouvait marquer la bonne foi de Téhéran, mais sans déboucher sur une levée légale ou un gel légal des sanctions qui concernent d’autres sites nucléaires du régime. Il allait échapper un temps aux sanctions, mais elles demeuraient en vigueur, le régime restait à la merci de Washington, une situation peu rassurante pour ses associés et collaborateurs. Téhéran a refusé.

Le régime qui avait tablé sur un accord de fond avait annoncé une conférence de presse d’Amano accompagné par son négociateur nucléaire Jalili. La conférence fut courte et vague. Avant de quitter le pays, Amano n’a fait aucune mention d’une éventuelle discussion sur l’accès au site militaire de Parchin, il a dit qu’il avait parlé de généralités telles que le désarmement nucléaire, l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, le renforcement de l’AIEA et le processus futur des discussions avec son interlocuteur Jalili.

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En mentionnant des discussions sur des généralités, chacun a compris que l’initiative de la dernière chance avait échoué. Le dollar est reparti en hausse. Les médias ont parlé d’une hausse d’un taux surprenant. La base était donc déçue et certaine que le régime n’était pas à la hauteur pour négocier une solution qui lui convienne.

Le régime a annoncé de nombreuses pendaisons ou des flagellations publiques pour insinuer sa capacité à maintenir l’ordre dans le but de rassurer ses associés paniqués. Il a aussi démarré le second procès visant ses collaborateurs agités.

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Le régime qui ne voit aucun jeune Pasdaran à ses côtés depuis deux ans, savait que comme les deux précédentes années il n’y aurait pas non plus de cérémonie de prestation de serment de fidélité en sa faveur le mercredi 23 mai à l’occasion de la victoire épique de l’armée dévastée du début de la révolution sur les Irakiens. Cela pouvait définitivement faire perdre le moral de ses derniers collaborateurs.

Mardi 22 mai 2012 (2 Khordad 1391), le régime devait mettre en scène des opposants officiels qui sont censé canaliser les révoltes. Le groupe surnommé, le Mouvement Vert (en référence à la couleur l’islam), n’a jamais mobilisé personne. Il a préféré oublier ce machin qui met en évidence ses ruses ratées. Il a plutôt décidé de se focaliser sur la commémoration de la victoire de ses combattants à Khorram-Shahr pour donner l’illusion qu’il avait à ses côtés des troupes fidèles.

Pour justifier le manque prévisible de participants, le régime a parlé d’un hommage des commandants aux combattants tués en martyr lors de cette bataille. Il est sûr que les morts ne pouvaient pas venir (c’était une bonne idée), mais la bataille de Khorram-Shahr avait, selon les écrits passés du régime, engagé 70,000 combattants iraniens et elle avait fait 4460 morts parmi les Pasdaran, 1086 morts parmi les militaires, ainsi que 24,000 blessés. Le régime devait rassembler des membres des familles des 5546 tués et une bonne partie des 64,000 survivants. Mais il a été très loin du compte car avec l’apport de ses commandants fidèles et encore en fonction, il n’a même pas pu remplir une salle de 240 places ! Donc malgré sa feinte (qui n’a échappé à personne), le régime a perdu cette première bataille médiatique.

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Le régime avait échoué à rassembler une écrasante majorité des combattants de la bataille de Khorram-Shahr, mais aussi de nombreux officiers en fonction. Par ailleurs, seulement une vingtaine des retraités présents a accepté de poser devant les caméras. On peut dire que malgré sa feinte qui n’a échappé à personne, le régime avait raté sa première bataille médiatique pour prétendre qu’il avait encore des troupes capables de le sauver.

Le régime a seulement su que le mercredi 23 mai (3 Khordad) la bataille médiatique serait plus rude. Le régime était déjà aux abois. Il n’a pas insisté. Il n’y a pas eu d’autres initiatives de commémoration en avance sur le calendrier, mais il a organisé un séminaire pour écouter les doléances de ses journalistes, ses seuls vrais combattants dans la seule bataille restant qui est celle de la propagande. Il y a près 15000 journalistes en Iran dont 500 considérés comme sérieux qui sont principalement basés à Téhéran. Mais le régime n’a pu réunir 10% d’entre eux.

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La bataille médiatique était mal engagée. Le régime n’avait fait qu’étaler au grand jour l’ampleur de son isolement devant ses derniers collaborateurs : le dollar a encore augmenté. La base était en état de panique.

Une dernière mauvaise nouvelle a étourdi le régime : le Sénat américain a voté à l’unanimité la nécessité de nouvelles sanctions visant l’industrie pétrolière exsangue du pays. Washington tentait un dernier coup d’intimidation pour le forcer à coopérer avant qu’il ne tombe. Le régime a cessé de communiquer. Comme un animal blessé, il a commencé à faire le mort pour préserver ses forces car le lendemain, il avait deux défis en face de lui : entrer dans l’arène des négociations et sortir entier, et surtout trouver des images susceptibles d’évoquer la présence solide de nouveaux combattants fidèles assermentés à ses côtés.

Deux défis énormes ! Le régime a décidé d’envoyer son négociateur nucléaire Jalili en avance en Irak afin de rencontrer quelques uns de ses divers ex-boursiers pour leur demander d’intervenir en sa faveur et lui permettre de ne pas entrer seul dans l’arène et pouvoir faire peser dans la balance sa puissance de nuisance régionale.

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Talabani qui a longtemps été financé par le régime a reçu brièvement Jalili et ne s’est guère manifesté pendant les négociations.

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Le jeune mollah Hakim dont le père et ses 20,000 combattants islamistes ont été financés pendant 20 ans par le régime s’est caché pour ne pas rencontrer l’homme des mollahs. Le régime devait sans doute enrager. Il devait entrer seul et désarmé dans l’arène.

Son envoyé en Irak, Jalili, a fini sa soirée dans une triste visite isolée d’une mosquée chiite où personne ne l’attendait pour manifester une quelconque amitié au régime si généreux avec les chiites locaux.

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Mercredi 23 mai 2012 (3 Khordad 1391), le régime avait déjà perdu la moitié de sa bataille médiatique irakienne Jalili est entré seul dans l’arène.

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Jalili devait se montrer autoritaire pour convaincre la base que le régime était solide et résistant. Mais Washington a imposé un total black-out sur les propos tenus de part et autre part pour dissimuler aussi bien une possible reculade des mollahs que leur bravade qui pouvaient toutes les deux paniquer leurs derniers associés et collaborateurs effrayés par un deal passé sur leur dos comme par de nouvelles sanctions. Ce black-out a laissé supposer que les mollahs étaient en train de négocier leur défaite, la panique s’est amplifiée : le dollar a encore augmenté.

Par la suite, le régime a annoncé l’arrestation d’un responsable régional dans sa voiture alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays à bord de son automobile avec deux passeports, plusieurs centaines de milliers de dollars, d’euros et de livres et quelques sacs de diamants ! le régime a également évoqué l’arrestation d’un ex vice-ministre avec plusieurs milliers de dollars de cash à son domicile.

Le régime avait perdu un de ces deux défis, ses collaborateurs faisaient leurs valises. Il devait réussir à produire des images faisant état de l’existence de nouveaux combattants assermentés au sein des Pasdaran. Le régime devait d’abord diffuser des images d’un défilé. Voici des images publiées par le site du Guide ou par Mehr (agence chargée de la propagande internationale du régime).

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Les variations du ciel nous ont incités à vérifier le bulletin météo de la journée que voici. Comme on le voit, il faisait beau avec de rares nuages. Mais il y avait par ailleurs un vent de force 5 à 6 (qui peut faire bouger les arbres).

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De fait, dune part, les images avec un ciel très nuageux ne peuvent pas avoir été prises ce mercredi, d’autre part, avec un vent de force 5 à 6, la cape du Guide devait jouer dans l’air comme la robe de Marilyn dans 7 ans de réflexion. Le régime a donc puisé dans ses réserves d’images. Ces photos ne sont cependant pas récentes car d’après nos propres archives de la Semaine en images, cette cérémonie de prestation de voeux n’a pas eu lieu depuis 2009, date du début de la fracture entre les jeunes Pasdaran et le régime.

Lors de cette journée, le régime devait diffuser une vidéo montrant la prestation individuelle de serment de fidélité par ses nouveaux engagés après leur défilé. Il n’a diffusé aucune image de ce genre et il a officiellement remplacé la cérémonie de prestation de serment de quelques milliers de jeunes recrues par une cérémonie jusque-là inédite de renouvellement des vœux de fidélité de ses officiers supérieurs des Pasdaran ! La photo de cette cérémonie inédite montre seulement 15 commandants en train de renouveler leurs vœux de fidélité. Ils sont entourés d’une petite centaine d’officiers subalterne qui semblent très mal à l’aise. Le régime a en fait diffusé la plus explicite preuve de sa fragilité !

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Le régime était réduit à des clopinettes à l’intérieur et il était perdu à l’extérieur (du moins aux yeux de ses derniers collaborateurs).

Le régime a également perdu la plupart de ses députés. Cette réalité est devenue flagrante à l’occasion de la photo immortalisant le dernier jour du Parlement sortant.

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Le calvaire du régime n’était pas fini : les 5+1 ont annoncé qu’ils allaient continuer leur dialogue secret avec le représentant du régime. Les derniers collaborateurs et associés du régime se demandaient ce qu’il se passait là-bas ? le doute entretenait leur panique. L’or et le dollar ont augmenté à un tel point que le régime a dû admettre ce fait qu’il dissimule d’ordinaire. Les amis du régime faisaient leurs bagages.

Jeudi 24 mai 2012 (4 Khordad 1391), après plusieurs heures d’indécision, les 5+1 ont annoncé que le régime avait refusé tout compromis. Mais ils ont aussitôt annoncé qu’ils continueraient à le harceler (avec de nouvelles sanctions) pour obtenir un compromis. Le régime n’était pas sorti d’affaire. Les médias ont rapporté que le dollar et l’or étaient toujours en hausse.

Le représentant du régime n’a pas tenu à intervenir pour annoncer des représailles ou parler d’une injustice car les 5+1 avait annulé sa participation à la conférence. Le régime a jugé ce point si humiliant qu’il a continué à parler d’une conférence de presse commune où il a pu faire entendre sa voix ! Mais ces propres photos montraient que leur représentant était seul face aux journalistes !

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Le régime finissait sa semaine seul face à un amas de questions sur son avenir. Mais il n’était pas au bout de ses peines : le Pakistan et l’Inde qui sous l’impulsion de Washington avaient souvent parlé d’un accord gazier très lucratif par l’intermédiaire du Gazoduc IPI (Iran-Pakistan-Inde) ont mis fin à cette initiative sans cesse interrompue en signant l’accord gazier concurrent avec le Turkménistan via le gazoduc Tapi qui transite par l’Afghanistan. Le régime a riposté en annonçant des revenus pétroliers record en 2011 alors qu’il a subi d’importantes pertes en raison de la baisse de son exportation maritime et la hausse de ses importations d’essence.

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Ce même jour, la Chine a aussi lâché le régime en laissant tomber une importante commande de construction de barrages, car elle juge le régime instable et fragile. Elle avait déjà levé le pied dans sa coopération en cessant de développer le champ pétrolier d’Azadegan qui est à cheval entre l’Iran et l’Irak.

Le régime avait le moral dans les chaussettes. Il a annoncé un rassemblement de 5000 miliciennes pour une escalade symbolique pour célébrer sportivement la victoire de la bataille pour la libération de Khorram-Shahr. 5000 femmes même sportives ne peuvent pas contenir une révolte, mais il n’y avait pas là le nombre indiqué sur l’annonce et sur une pancarte portée en tête du cortège. Le régime était dans le délire.

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Vendredi 25 mai 2012 (5 Khordad 1391), la France a avertit les mollahs qu’ils pouvaient s’attendre à de nouvelles sanctions. Washington a annoncé qu’il n’y aurait plus d’offre de gel des sanctions même en cas de reprise de la coopération pour inciter les mollahs désormais très affaiblis avec le retrait de la Chine à déposer les armes et s’aligner sur ses exigences fondamentales, c’est-à-dire, le transfert de leurs pouvoirs à ses pions. L’AIEA a également annoncé qu’il avait détecté de l’uranium enrichi à 27% soit 8% au-dessus du seuil maximum pour un usage civil) sur le site de Fordo permettant ainsi à Washington d’augmenter vraiment sa pression pour faire plier les mollahs.

Téhéran a tempéré en parlant d’une annonce politisée. Seule, la Russie a volé à son secours. Mais l’Iran et la Russie sont aussi des rivaux dans le domaine pétrolier, leurs rapports sont très conflictuels (un véritable montagne russe). Pn l’a déjà vu les Russes lâcher les mollahs et se rallier aux Américains en échange d’un abandon partiel du bouclier ABM par les Américains. Il n’est pas impossible que les Russes abandonnent aussi les mollahs que rien ne peut sauver.

Au final, on peut dire que le régime avait commencé très angoissé la semaine du 19 au 26 mai et il l’a finie sur les genoux avec sa défaite à Bagdad, la révélation de l’ampleur de son isolement et l’absence de toute nouvelle troupe, la perte du contrat gazier avec l’Inde et la rupture des chinois. Il est désormais clair pour tous ses derniers collaborateurs que ses chances de survie seront de plus en plus minces (d’où le changement de ligne du côté américain).

Ce samedi 26 mai 2012 (6 Khordad 1391), le régime a démarré une nouvelle semaine en affichant un Parlement qui semble plein. On voit que le patron du régime a quitté la direction du soi-disant Parlement pour s’asseoir parmi ses troupes. Il pourrait céder la direction du soi-disant Parlement à son fidèle ami Haddad-Adel pour reprendre son rôle de négociateur du nucléaire et d’être aux avant-postes du dialogue avec les Américains afin de préserver son pouvoir et ses intérêts contre le clan Rafsandjani qui pourrait être courtisé par les Américains et encore les Britanniques. C’est une bonne chose. Il semble continuer la ligne qui divise le régime chancelant.

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Quelques heures plus tard, sur un autre site d’info (dirigée par les Pasdaran), nous avons trouvé une nouvelle photo des nouveaux parlementaires priant devant le tombeau de Khomeiny. Surprise à peine surprenante : là, il n’y a pas 270 personnes mais moins de 100 individus dont un certain nombre ne sont même pas députés, mais des gardes du corps ou des responsables du tombeau du fondateur du régime. C’est une photo d’archives. Voici le gros des effectifs du régime : des images d’archives. Oui, c’est possible qu’il tombe comme une feuille morte.