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Iran : la semaine en images n°172
05.06.2011

Cette semaine (S22), les mollahs devaient rassembler partout en Iran le maximum d’Iraniens pour la commémoration de la disparition de Khomeiny et surtout sur le site de son vaste mausolée qui compte des centaines de milliers de mètres carrés. C’était là une mission impossible. Comme les héros de la série du même nom, les mollahs ont tenté de compenser l’infériorité numérique par des artifices en tout genre que nous avons le plaisir de vous présenter dans cette 172ème édition de la "semaine en images". Voici la semaine 22, vitrine de l’intelligence des mollahs, mais aussi un nouvel aperçu de leurs difficultés qui relèvent leurs chances de survie au niveau d’une mission impossible. Vous pouvez cliquer & zoomer sur les images pour les agrandir.



Récapitulatif du contexte général | Au cours des semaines précédentes, les Pasdaran ont sans cesse boycotté les manifestations officielles, notamment celles qui devaient confirmer leur attachement au régime. Le peuple pouvait espérer. Le régime s’est senti menacé, il a fait appel à son opposition officielle conçue pour accompagner les agitations afin d’empêcher tout soulèvement. Mais le peuple a boycotté l’ingérence de cette fausse opposition. Il a montré sa préférence en manifestant le 15 mars (S11) à l’occasion de deux évènements honnis par le régime et son opposition officielle : la fête anti-islamique du Feu et l’anniversaire du père de la laïcité iranienne, Reza Shah (le grand-père du prince Reza Pahlavi). Les Pasdaran ne sont pas intervenus pour disperser les foules. Ils exprimaient aussi leur préférence : une nouvelle révolution devenait possible.

L’opposition officielle (conçue pour empêcher toute révolution) était complètement dépassée. Le régime pouvait basculer, mais Washington n’a pas soutenu cette option car il ne veut pas la fin du régime islamique, mais de faire pression sur les mollahs pour qu’ils cèdent le pouvoir à ses pions afin de disposer d’un allié islamiste révolutionnaire pour agiter l’Asie Centrale qui échappe à son contrôle.

Mais malgré l’absence d’un soutien américain aux laïques, les nantis du régime se sont mis à acheter de l’or pour préparer leur fuite car la rupture des Pasdaran condamnait le régime. Ce dernier devait éradiquer cette rupture inquiétante. Il n’y est pas parvenu par la menace et l’assassinat de 3 commandants des Pasdaran. Finalement, il a prétendu que les Pasdaran étaient associés au vilain Ahmadinejad et qu’ils cherchaient à utiliser le peuple pour asseoir leur propre pouvoir, une rumeur destinée à effrayer le peuple.

Il y un mois, dans ce contexte de déchirement interne, le prince Reza Pahlavi a parlé de l’opportunité de commencer des grèves dans les secteurs-clés de l’économie iranienne. Cela était un pas vers la révolution. Cela pouvait aussi révéler les intentions des Pasdaran. Le régime a alors abandonné les histoires de querelles internes avec les Pasdaran (associés à Ahmadinejad) pour faire état d’une unité interne capable de résister à toute menace.

Rappel du contexte avant cette semaine | Le lundi 23 mai (semaine 21), le régime a décidé de mettre davantage en avant ses capacités en inaugurant une nouvelle raffinerie. Mais le projet avait explosé révélant au passage l’absence des cadres : les grèves tant attendues avaient commencé. Le régime était face à un soulèvement.

L’unité avec les Pasdaran étant sans fondement, le régime n’avait pas d’autre choix que de réanimer son opposition officielle, le Mouvement Vert, pour occuper le terrain afin de réorienter les revendications vers des réformes. Mais cela relevait d’une mission impossible en raison de l’impopularité de cette entité.

Le régime a fait appel aux méthodes de la célèbre série à la gloire de la CIA : le lundi 23 mai, un célèbre footballeur iranien très populaire est soudainement tombé malade avant de mourir d’une maladie qu’il n’avait plus. Le Mouvement Vert le présenta aussitôt comme l’un de ses sympathisants avant d’appeler ses fans à manifester le 25 mai sous sa bannière dans un grand stade de Téhéran. Il espérait s’approprier le rassemblement et s’inviter dans le jeu avant l’annonce d’une grande grève ! Mais les fans du champion ont été conscients des enjeux, ils ont hué les crieurs professionnels de slogans en faveur du Mouvement Vert avant de quitter le stade pour ne pas être récupérés par l’opposition officielle au service du régime.

Le régime n’a pas pu réintroduire son pion dans le jeu. Il ne pouvait pas espérait contrôler les grèves. Il était perdu : la base s’est précipitée encore une fois pour acheter de l’or ou des dollars. Le régime finissait la semaine 21 (23-30 mai) sur un échec global. Il était clair qu’il était abandonné et que par conséquent, il ne pouvait même pas compter sur la présence des Iraniens ou même des siens pour animer la semaine d’hommage à Khomeiny qui devait s’achever en apothéose le vendredi 3 juin à l’occasion de l’anniversaire de la mort de ce dernier par une manifestation géante à Téhéran vers son gigantesque mausolée et aussi ailleurs, sur les principales places de chaque ville.

La semaine 22 allait être pénible. La seule consolation du régime était que cette journée difficile avait lieu en fin de semaine : il avait sept jours pour trouver un moyen pour dissimuler le boycott.

Vendredi | Alors que les mollahs commençaient à peine à chercher des pistes pour éviter un nouvel échec pour s’épargner de nouvelles dissidences, Washington a volé à leur secours en évitant de parler d’un changement de régime dans la déclaration finale des G8 à Deauville. Il a seulement invité le régime islamique à respecter l’envie de réformes des Iraniens. Le ciel était moins morose.

Samedi | Le régime devait lancer la semaine de Khomeiny. Il n’y a eu aucun événement. Il n’avait pas assez de troupes pour simuler le moindre événement. Washington a encore volé à son secours : il a brisé l’isolement et la solitude des mollahs en laissant son nouvel allié islamiste, l’Egypte post Moubarak, envoyer une imposante délégation en Iran pour rendre hommage à Khomeiny et accélérer le rétablissement des relations bilatérales, une reconnaissance forte pour remonter le moral des troupes.
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En ce 1er jour de la semaine consacrée à Khomeiny, le régime a acquis la certitude que les médias américains ne parleraient pas de son échec tout au long de la semaine et surtout le 3 juin. Mais il lui fallait tout de même trouver assez du monde pour réaliser des images d’une forte mobilisation autour du gigantesque mausolée de Khomeiny afin de rassurer ceux qui lui restent fidèles. Conscient qu’il ne pourrait pas y parvenir notamment à cause de l’absence des 300,000 Pasdaran à ses côtés et qu’en conséquence, il encouragerait de nouvelles dissidences ou des grèves, le régime s’est retrouvé sur trois fronts.

(1) Malgré ses faibles moyens, le régime devait assurer un hommage remarquable à Khomeiny. Par le passé, dans ce même genre de cas, le régime organisait une multitude de petites manifestations sur le thème du moment. On devait assister à des rassemblements axés sur Khomeiny.

(2 & 3) Le régime devait aussi contrer la fuite des siens en se montrant fort et uni et aussi décourager les grèves en se montrant menaçant.

Dimanche | Le bal n’a pas commencé par un hommage à Khomeiny, un déploiement de force ou des menaces, mais par un appel du Guide invitant les Parlementaires à oublier les querelles et soutenir Ahmadinejad.

Le régime avait choisi la carte de l’unité (qui n’exigeait aucun déploiement logistique : manque de troupes et de manifestants). Ce choix révélait sa faiblesse.

Ce choix n’a également pas été très heureux d’un point de vue diplomatique car pour suivre la recommandation du Guide, le régime devait mettre fin au contrôle du ministère du pétrole par Ahmadinejad, un scénario conçu pour agiter l’OPEP le 8 juin prochain afin de provoquer un conflit pétrolier avec l’Occident et obtenir la fin des sanctions. Le régime a regretté son choix.
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Dimanche | le régime a changé de direction : il a alors opté pour la menace avec la nomination d’un nouveau procureur à Téhéran par le procureur du régime (le manchot) avant de marquer la semaine par des annonces intimidantes de pendaisons collectives.
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Lundi | La semaine de Khomeiny n’a pas démarré. L’événement du jour était l’incendie de la section papier du Bazar de Téhéran. Étant donné que ce poumon économique du pays a connu des incendies uniquement lors de ses grèves ou de ses conflits avec le régime, il est raisonnable d’envisager ce feu comme un avertissement aux Bazaris. À défaut d’un démarrage de la semaine, on restait dans le domaine de la menace (avec des gestes peu coûteux en termes logistiques dans ce cas, une allumette).
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Cependant, le Bazar a moins souffert que les précédentes fois car les pompiers qui restaient passifs pour laisser le feu ravager les souks sont intervenus rapidement laissant voir qu’ils avaient aussi rompu avec le régime.

Mardi à J-3 de la journée de manifestations en hommage à Khomeiny, le régime n’avait rien organisé sur ce thème. La journée a commencé avec l’annonce de la visite matinale de Khamenei à l’école de formation des officiers des Pasdaran pour insinuer l’adhésion des jeunes recrues au régime et dénoncer notre révélation sur le recrutement de mercenaires asiatiques.
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Il y avait d’emblée un défaut : le Guide défile devant les troupes au lieu que les troupes défilent devant lui. Il n’y avait donc pas le nombre nécessaire pour réaliser un défilé. Des images collectées sur d’autres sites montrent la composition des rangées. Il y avait là environ 400 personnes. Par ailleurs, nous avons remarqué la présence de quarantenaires au sein de ces « jeunes recrues » et même un homme avec une barbe naissante blanche ! Le régime n’a pas réussi à recruter de nouveaux défenseurs.
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Mardi dans la matinée, toujours rien sur Khomeiny. Mais le régime a annoncé la grande conférence de tous ses préfets à Téhéran. Les photos ont révélé une salle vide et une conférence de presse dans un couloir, c’est-à-dire un boycott des préfets et des journalistes.
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Ce mardi, en début d’après-midi, le régime était en difficulté. Ali Larijani, l’actuel patron du régime, est allé en pèlerinage sur le tombeau de Khomeiny pour sauver la situation. Il n’a trouvé qu’une vingtaine de personnes pour l’accompagner dont Hassan Khomeiny (le petit-fils du fondateur du régime). On a donc sorti les rideaux trompe l’œil pour réduire la salle. Le manque de mobilisation a été compensé par la bonne humeur des participants ; la banane pour donner l’impression d’un Etat serein et confiant.
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Ce mardi, on avait la preuve que la révolution islamique était morte pour les derniers partisans du régime. Il y a alors eu un fait surprenant : un partisan de l’opposition officielle, l’islamiste historique Ezat-ollah Sahabi est mort, l’opposition officielle a appelé le peuple à se rassembler le lendemain devant chez lui pour lui rendre hommage par une cérémonie religieuse publique. Belle trouvaille !

Mercredi, l’opposition officielle a dénoncé l’assassinat de Haleh, la fille de Sahabi, une fervente avocate du Coran et de la révolution islamique par des vilains Pasdaran qui ne voulaient pas laisser les bons musulmans agir selon leur tradition ! L’opposition officielle a rapporté qu’ils avait fracassé sa tête à coup de pied. Nous avons fait remarquer que la photo de cette seconde victime ne portrait pas la moindre égratignure sur son visage.

Mais les médias ont repris l’info à l’infini en rappelant le droit à l’islam. Le régime a restauré sa légitimité islamique grâce à l’opposition officielle qui se bat pour les droits issus de la charia ! La focalisation sur ce sujet permettait aussi de faire oublier l’incapacité du régime à mobiliser les siens pour rendre hommage à la révolution islamique.

Jeudi, grâce aux bruits sur cette affaire, le régime était dispensé d’organiser péniblement ses manifestations pro-khomeiny. Il se préservait pour le lendemain. De son côté, le régime et son opposition officielle ont éliminé le cadavre sans égratignure de Haleh Sahabi par un enterrement nocturne digne de « Rosemary’s Baby » rythmé par des chants coraniques !
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Vendredi, c’était le jour J, on devait assister des centaines processions de pèlerins s’acheminant selon la tradition vers les places des villes les plus proches ou vers le mausolée de Khomeiny situé à 37km de Téhéran, site qui peut accueillir près de 100,000 personnes.

Le régime a annoncé des dizaines de milliers de personnes sur le site du Mausolée : une cour couverte bien pleine pour écouter le Guide entouré des chefs de tous les courants officiels du régime et un parvis bondé par des gens arrivés à bord de centaines de bus pour écouter le sermon par des haut-parleurs. Vu ses performances du début de la semaine, cela semblait impossible. Il a eu la bonne idée de justifier ses dires par des photos. Le premier point qui nous a intrigués est que l’agence IRNA avait réalisé plus de photos pour montrer les tribunes avec les célébrités que la cour couverte recevant le public. Vous pouvez cliquer & zoomer sur les images pour les agrandir.
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Il fallait éplucher les images de cette cour d’une superficie de 15,000 m2. Les deux premières photographies du site ont été formidablement intéressantes : il y a un carré central de 40x40 devant la tribune et entouré de gens anormalement petits.
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Le trucage évoque des vides. La cour était à 11% de sa capacité, près de 1000 personnes au lieu de 10,000. Ce nombre remettait d’emblée en cause la présence de dizaines de milliers de personnes sur le parvis car s’il y en avait autant, le régime aurait pu facilement compléter la cour couverte ne serait-ce que pour une photo. Il fallait regarder les photos de l’extérieur en vérifiant la disposition du parvis sur une carte aérienne.

Voici les deux principales photos montrant les extérieurs, suivies de deux cartes géantes : l’une montrant les surfaces utilisées, l’autre montrant les surfaces disponibles.
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Le régime a exclu un méga parvis se limitant à 15% du sol disponible.
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L’agence MEHR a immortalisé la zone de 6000 m², elle est occupée à 30% soit une masse de 2000 personnes. La surface de 4000 m² est une zone d’accueil et de transit : il contient aussi 2000 personnes, mais la photo a été prise le matin alors que les photos de la zone de 6000 m² ont été prises à midi. On ne peut donc pas les additionner à ceux présents dans la cour couverte et annoncer une masse totale de 5000 personnes. La foule devrait donc être estimé de 3 à 5000 personnes, vraisemblablement 3500 en additionnant ceux de l’intérieur à ceux de la zone de 6000 m².
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Deux conclusions intermédiaires s’imposent. Avec ces 3500 (ou même 5000) manifestants, le régime ne pouvait pas remplir la cour couverte même pour une photo. Il a éparpillé les gens pour occuper le plus de terrain possible. Ce qui l’a poussé à multiplier des prises serrées. Il faut bien le remercier car on voit la composition de cette foule : il y a d’une part des Lors (habitants de la région très pieuse de Lorestan reconnaissables à leur chapeau rond) et beaucoup d’étrangers (des Arabes fans de Khomeiny).
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Le dernier point est que cette masse présente est incompatible avec la présence des centaines de bus : nous estimons que le régime a triché en ajoutant ces barquettes de toutes les couleurs. La réalité au sol était de ce genre.
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Il y a un an, le régime avait réuni près de 5000 personnes sur ce site et environ 2500 personnes en province : 2000 à Qom et 500 à Ispahan alors que la première compte 80,000 mollahs et la seconde a été parmi les plus importants soutiens à Khomeiny.

Ce vendredi, il est tombé à 3500 personnes dont une grande partie d’étrangers et par ailleurs, il n’a publié aucune image pour les provinces. Ce vendredi, le régime a enregistré une nouvelle baisse parmi les siens. L’opposition officielle a tenté de lui sauver la mise en invitant les Iraniens à se réunir samedi à 19 heures en mémoire de Haleh Sahabi, son martyr islamiste et invisible.

Ce même vendredi, dans la soirée, lle régime a tenté de sauver la face en annonçant un autre rassemblement dans une partie de la mosquée du même site où se trouve le tombeau de Khomeiny protégé par une grille en inox de 10 cm d’épaisseur. En nous éloignant des grandes agences de presse adeptes de floutages artistiques, nous avons déniché ces photos où l’on voit distinctement que le régime avait dressé des toiles trompe l’œil pour diminuer les dimensions de la salle. La semaine 22 s’est terminée en apothéose pour les laïques, il y avait là moins de 100 personnes !
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Cerise sur le gâteau, samedi, personne n’a répondu à l’appel du Mouvement Vert en mémoire de Haleh Sahabi.

La semaine prochaine (semaine 23) sera fatalement très pénible pour le régime d’autant plus qu’il devrait célébrer l’anniversaire de son opposition officielle. L’été dernier au même moment, il avait parlé d’une forte pollution puis de pluies acides pour associer le boycott qui se profilait à l’horizon à la peur du peuple de s’exposer aux particules nocives ! Alors qu’il fait un temps très clair à Téhéran, il vient de reparler du retour de la pollution ! Le régime fait de la résistance. Chacun son tour.
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