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Iran : La semaine en images n°222
22.05.2012

Depuis deux ans, chaque semaine, le peuple iranien ainsi que les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris, et même les jeunes membres du clergé boycottent les manifestations officielles du régime. C’est là une contestation passive, mais elle confirme semaine après semaine que les dirigeants sont seuls et ne peuvent pas résister à un soulèvement. Cet isolement inquiétant a provoqué une panique au sein du premier cercle du pouvoir : certains achètent de l’or et du dollar pour quitter le pays, d’autres comme les responsables de terrain ou les députés ne s’affichent plus avec les dirigeants. Le régime fait ainsi face à deux ennemis : la contestation (passive) et l’effondrement de ses troupes. Pour empêcher la contestation et la fuite des siens, il annonce des pendaisons, promet de sévir contre les fraudeurs bancaires (ses associés agités) et surtout, il évoque sans cesse l’existence de troupes fidèles.

Dernièrement, le boycott unanime de la commémoration annoncée en hommage à Fâtemeh, la fille martyre de Mahomet, puis le boycott massif des élections législatives du régime ont confirmé l’absence de ces troupes fidèles. Le régime a compris qu’il devait éviter les annonces de rassemblements car leur échec mettraient en évidence son isolement : il a tenté de marquer son autorité en parlant de sa capacité de répression pour évoquer l’existence de troupes fidèles et a annoncé l’arrivée de nouvelles troupes, mais les images qu’il a diffusé n’étaient pas à la hauteur des annonces. Cette nouvelle propagande timorée a inquiété ceux du régime qui n’y croient plus et l’on a eu droit à une nouvelle semaine agitée sur le marché du dollar et de l’or.

Washington n’a pas alors évoqué de nouvelles pressions contre les mollahs ainsi malmenés car il a été à l’origine de la révolution islamique pour installer un régime agitateur en Asie Centrale russe. Ce régime devait être dirigé par ses pions notamment les Moudjahiddines du peuple, mais les mollahs les ont chassés du pouvoir. Aujourd’hui l’Etat américain sanctionne les mollahs et propose la réconciliation qui signifie une rétrocession du pouvoir à ses pions de 1979 ; c’est pourquoi Washington affirme sans cesse qu’il ne veut aucun changement de régime et que par ailleurs il n’accorde aucune aide à l’opposition quand elle se dit laïque. L’affaiblissement du régime au cours de ces derniers jours a surtout inquiété Washington, il a envoyé des émissaires à Téhéran pour sonder la disponibilité des mollahs à céder le pouvoir via une révolution de couleur afin d’avoir un espoir d’absolution politique. Les mollahs ont refusé ce processus car il ne compte aucune garantie pour leur sécurité. Ces missions de dernière chance ont davantage inquiété les derniers collaborateurs du régime. Les mollahs devaient contre-attaquer…

En fin de la semaine dernière, les mollahs sont revenus à une propagande plus classique et plus offensive en annonçant un grand rassemblement de sympathisants à l’occasion d’une nouvelle tournée régionale d’Ahmadinejad à Khorassan, une région où la contestation est forte pour insinuer qu’il avait même des réserves là où ils perdent pied. Cependant, on n’a pas vu d’images d’une foule à perte de vue. Le régime a évité ce mensonge exubérant et facilement démontable. A la place de cette propagande primaire, le régime a diffusé des images d’une foule restreinte pour dire qu’il n’avait peut-être pas de réserves illimitées de sympathisants, mais qu’il avait quand même une réserve suffisante pour tenir encore face à la masse de ses opposants passifs. Le régime a joué la carte de la vérité sur son état. Mais nous avons pu trouver des détails qui révélaient que les images proposées étaient contrefaites, qu’en d’autres mots, il n’y avait pas eu un quelconque rassemblement en son honneur à Mashad. Les associés du régime qui ont leurs propres réseaux d’informateurs l’ont d’ailleurs su avant tout le monde et se sont encore une fois précipités sur le dollar pour convertir leur fortune et plier bagages avant que ce régime isolé ne tombe ou ne pactise avec Washington, les entraînant dans les deux cas dans sa chute. Le régime a fini la semaine sur une note de grave crise de confiance interne.

Cette semaine, le régime devait riposter vite et se montrer fort pour arrêter l’hémorragie. Dans le même temps, généralement en cas d’échec, les dirigeants se mettent au vert et les sous fifres de confiance, Ghalibaf, maire de Téhéran et Velayati, responsable du soutien aux islamistes régionaux, prennent le relais avec des inaugurations ou des mini conférences pour leur permettre de remplir la semaine tout en se faisant oublier pour tourner la page. Le régime était donc face à une contradiction. A cela s’ajoutait une autre difficulté : le mardi 15 mai à l’occasion de l’anniversaire de la création de l’Etat hébreu, il devait rassembler tous ses serviteurs pour de gigantesques marches de haine à Téhéran, mais aussi partout en Iran là où il affirme avoir des troupes !

La situation était compliquée. Pour résumer disons que le régime a oublié Israël pour quelques jours et a tenté de faire oublier son amnésie avec des affaires médiatiquement fortes : de l’agitation autour de la nomination du Golfe Persique, de l’agitation autour d’une fatwa de mort contre un faux opposant ou encore des annonces de création de nouvelles brigades policières.

Cette semaine, le régime s’est ainsi retrouvé dans une suractivité politique alors qu’il devait être dans une configuration inverse. Mais puisque ses derniers associés doutent de tout ce qu’il annonce, il devait nécessairement publier des images pour authentifier ses annonces. C’est ainsi que l’on se retrouve avec une belle masse d’images peu glorifianest car on y voit surtout l’absence de réserves capables de le sauver. Voici un nouveau panorama sur le boycott populaire et l’effondrement interne du régime. C’est aussi le récit d’une semaine pleine de revers pour le régime des mollahs.



Le dernier grand événement survenu en Iran au cours de la semaine dernière était la crise née du mensonge d’un rassemblement même limité en faveur du régime à Mashad. Face aux revers, le régime riposte, face aux crises, ils se font oublier. Une crise de confiance est plus dangereuse qu’un revers, il devait donc battre en retraite, mais il aurait alors perdu la face et convaincu ses collaborateurs qu’il manquait de vitalité. C’est pourquoi le régime a choisi la riposte en maintenant et prolongeant la tournée pour une durée illimitée pour annoncer de nouvelles visites et de nouvelles foules de sympathisants.

Samedi 12 mai 2012 (23 Ordy-Behesht 1391), pour ne pas prendre le risque d’être pris à défaut, le régime devait éviter les grandes villes, il a concentré ses visites sur les petites villes ou les zones rurales. La première étape a été la ville de Torbat Heydarieh, la capitale mondiale du Safran qui a 120,000 habitants. Il a diffusé l’image d’un rassemblement géant bien supérieur à celui de Mashad, il avait donc décidé de rompre avec l’autocensure et l’évocation de réserves raisonnables pour aller dans la propagande pure.

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En regardant l’ensemble des images, nous avons vu un défaut : le détail de la foule ne correspondait pas à l’image d’ensemble de la foule géante. Sur la vue de près, une zone qui a une centaine de mètres de côtés et peut contenir 5 à 10,000 personnes a une surface 20 fois inférieur.

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En l’absence d’autres photos montrant les autres parties de la foule avec leurs arrières plans respectifs, on peut estimer que la foule annoncée n’était pas présente dans ces zones et qu’en conclusion la mobilisation générale était très réduite.

Dans la même journée, le régime a annoncé l’arrivée d’Ahmadinejad dans plusieurs villes et villages et à chaque fois, il a publié des images de très grands rassemblements. En cette journée de samedi, il a ainsi annoncé l’existence d’invraisemblables réserves de sympathisants dans des villes de taille très réduite ce dont on pouvait facilement douter car dans chaque cas, les photos publiées ne concordaient pas entre elles : le défaut le plus courant a été la taille du carré réservé aux femmes (voiles noirs). Ainsi ici dans la zone rurale de Bajestan, Sur une photo générale, elles occupent 50 % du terrain puis la ligne de démarcation avec les hommes change de place.

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Parallèlement à ces annonces du soutien du peuple dans les zones rurales, le régime a multiplié les annonces d’intervention coup de poing de ses nouvelles brigades de police de vertu islamique. Mais à ce propos, le régime ne publia rien. Il n’avait aucune image en sa possession. Il a tenté de maintenir l’idée de l’existence d’un fond de sympathisants intégristes au sein de la population en annonçant une grande conférence sur la popularité du voile. Les photos de cet événement nous ont montré une petite salle bien triste.

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Le régime a également parlé d’attrait pour les études religieuses à Qom, mais on n’a guère vu une armée de jeunes mollahs.

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Enfin, le régime a annoncé un gigantesque rassemblement des Maddahs (chanteurs du coran, chauffeurs de salle) autour du Guide. Mais il a été incapable de remplir la salle de Prière du Guide qui a une capacité de 550 places assises et a dû réduire la salle de 30 % avec des cloisons amovibles et faire appels à des filles voilées alors qu’il n’existe pas de Maddah au feminin !

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Le régime était donc dans un délire de propagande, mais incapable de mobiliser réellement ou de motiver ses troupes. Sa propagande qui est sa seule arme était essoufflée et pouvait même s’effondrer tel un château de carte le mardi 15 mai en l’absence de grandes marches de haine anti-israélienne à Téhéran et sur les (ex)-terres sacrées de l’islamisme comme Ispahan, Qom, Tabriz et Mashad. Washington qui a intérêt d’avoir un Etat islamiste en Iran a tremblé. Dans ce genre de cas, il expédie vite un émissaire en Iran pour sonder l’ouverture des mollahs à accepter son offre d’apaisement et de paix qui est un processus de transfert des pouvoirs à ses pions.

Cette fois, l’homme choisi pour la médiation a été le socialiste Miche Rocard, que les mollahs apprécient pour sa souplesse politique. Par le passé, les différents émissaires de Washington avaient toujours exigé un geste politique fort comme l’annonce du gel des activités nucléaires. Cette fois, il n’y a eu rien de tel : Rocard a demandé une Fatwa (un avis subjectif et ponctuel) du Guide évoquant l’incompatibilité de la bombe atomique avec le Coran, une demande symbolique, floue et facile à obtenir car le régime l’avait déjà évoquée pour sortir de la crise sans avoir accordé la moindre concession précise et définitive sur le nucléaire !

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Le renoncement américain à l’exigence d’un geste nucléaire de la part de Téhéran montrait le très haut niveau de préoccupation de Washington à propos de la capacité du régime à pouvoir se maintenir grâce à sa propagande. La certitude américaine sur l’état de faiblesse du régime ne pouvait pas rassurer les derniers collaborateurs du régime : ceux au passé trouble qui craignent un changement de régime et qui n’ont que le choix de la fuite en avant. Mais le constat de la faiblesse du régime devait aussi faire le lit de l’effondrement interne. Les dirigeants devaient refuser car ils craignent eux-mêmes la fin de leur régime, mais ils devaient aussi refuser avec force pour démentir le constat de leur faiblesse ! Ils devaient enfin agir de manière choquante pour restreindre ce genre de mission qui sème le trouble dans leurs rangs.

Les mollahs ont éconduit Rocard. Ils ont aussi annoncé l’installation de nouvelles centrifugeuses sur le site souterrain de Fordo. Ils devaient également annoncer par la suite de nombreuses condamnations à mort et l’annonce de pendaisons polémiques (comme celle de 4 jeunes homosexuels) pour fâcher les Occidentaux.

Dimanche 13 mai 2012 (24 Ordy-Behesht 1391), la journée a été presque entièrement consacrée à l’intimidation. Après le trouble semé par la médiation américaine suite au constat de la fragilité du régime, les mollahs ont à nouveau commencé un autre round du procès visant leurs hommes d’affaires agités.

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Mais encore une fois, les visages sont restés flous et les noms ont été réduits aux initiales car le régime n’ose pas frapper ses associés agités de peur d’encourager la fuite de tous ceux qui sont dans leur cas et ainsi déclencher une fuite générale entraînant sa propre chute.

Les mollahs avaient aussi besoin de sang. C’est la règle pour intimider leurs adversaires. A deux jours des manifestations anti-israéliennes qu’ils ne pouvaient pas espérer organiser faute de sympathisants, ils ont annoncé pour le mardi 15 mai, anniversaire de la création d’Israël, la pendaison d’un homme accusé d’avoir tué un savant atomique pour le compte d’Israël alors que ce savant n’avait pas de lien avec le programme nucléaire fustigé par les Américains. Il travaillait même avec eux dans un projet nucléaire international et était de fait doté d’un passeport spécial lui permettant de quitter le pays. En fait, tout laisse penser qu’il a été éliminé par le régime lui-même qui a par la suite accusé Israël.

Cependant, si les mollahs ont évoqué l’assassinat, leur accusation et leur verdict de pendaison, ils n’ont pas lié cette pendaison à l’anniversaire de l’Etat hébreu. Aucun média n’a par ailleurs évoqué cet anniversaire. Les mollahs agissaient donc en anti-israéliens sans le revendiquer.

Ainsi, les mollahs étaient dans leur rôle préféré devant les médias occidentaux et devant leurs collaborateurs, mais n’en laissaient rien voir au peuple. Les mollahs pouvaient ainsi rester dans la guerre contre Israël aux yeux de ses collaborateurs, rester dans l’anti-sionisme abhorré en Occident pour casser le processus d’apaisement qu’ils jugent dangereux tout en dissimulant leur incapacité à organiser une quelconque manifestation anti-israélienne, qui est la confirmation de leur isolement et du refus des troupes à défendre le régime via une guerre contre Israël ou une guerre régionale.

En choisissant un anti-sionisme discret pour cacher leur isolement, les mollahs ont montré qu’ils savaient analyser la situation et savaient se montrer pragmatiques, mais ils ne pouvaient pas affirmer que leurs précautions leur permettraient de passer le cap sans provoquer des vagues. Ils devaient tout mettre en œuvre pour attirer l’attention du peuple ailleurs : ils sont commencé à promouvoir toutes sortes d’affaires où ils avaient le beau rôle ou même a le plus sale rôle !

Ils sont ainsi partis en guerre contre Google pour avoir soudain écrit Golfe Arabique à la place du Golfe Persique sur la Google Map. L’erreur de Google n’avait cependant rien de fortuit, il y a de nombreux Iraniens issus du régime au sein de la direction de cette firme, Iraniens qui financent par ailleurs le lobbying du régime aux Etats-Unis avec l’aval de Washington car cela peut servir l’apaisement qu’il souhaite pour coincer les mollahs. Le régime avait donc les mains libres pour cette affaire.

Le régime s’est par ailleurs donné le mauvais rôle dans une affaire de fatwa de mort contre un chanteur de rap pour avoir ridiculisé un des 12 saints chiites dans sa dernière œuvre. Là encore, c’était monté de toute pièce car le jeune homme est l’un de ses faux opposants qui voyagent avec un passeport du régime et ne cessent de promouvoir un changement interne via la fausse opposition pro-régime appelé le Mouvement Vert. Cette seconde affaire a le plus intéressé les Iraniens qui l’ont promu en croyant mettre en valeur la sauvagerie du régime. Finalement, quand l’affaire a commencé à échapper au régime, le chanteur visé a pris la parole pour affirmer qu’il était un bon musulman comme tous les Iraniens, son but n’était pas d’insulter l’Islam et que par ailleurs, il avait entendu dire que la Fatwa qui avait été évoquée à son encontre était une vieille fatwa sur une autre affaire et qu’il n’y avait donc aucune affaire !

Enfin, le régime ne devait pas seulement désorienter le peuple de sa vraie actualité, il devait aussi prévoir un mécanisme pour bloquer les mouvements d’agitation chez leurs associés, l’envie d’acheter des dollars et de l’or. Pour cela, il a prolongé la tournée d’Ahmadinejad pour continuer à évoquer encore et encore l’existence de réserves fidèles. Ce dimanche, il a annoncé des foules acquises à son charme dans à la ville de Sabzévar, à village de Joftay et la zone rurale de Firouzeh. La mobilisation devait être bien basse pour que régime revienne au choix d’une foule raisonnable.

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Le résultat n’étant pas terrible, le régime devait continuer les annonces d’actions de répression via ses nouvelles brigades de vertu, mais là aussi, il peinait à convaincre car il n’a pu tourner que ces quelques images où l’on voit 4 policiers verbaliser un conducteur qui a un chien !

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Finalement, le régime a renoué avec l’annonce de la pollution mortelle, une des armes de base pour empêcher les gens de sortir de chez eux !

Mais si les Iraniens ont plutôt gobé les affaires du Golfe Persique et de la Fatwa, les efforts du régime sont restés sans effet sur ses hommes d’affaires car le marché de l’or et du dollar étaient encore une fois en hausse alors le marché mondial était calme ou en recul.

Lundi 14 mai 2012 (25 Ordy-Behesht 1391), étant à nouveau à la traine, le régime a accepté de nouvelles négociations à Vienne naviguant ainsi entre le refus de tout compromis et un peu d’apaisement pour calmer le jeu interne. Ce comportement a visiblement énervé la partie adverse car Yokio Amano, patron pro-américain de l’AIEA, est revenu à une politique de fermeté en évoquant de nouvelles sanctions si Téhéran n’acceptait pas des exigences anciennes comme le gel de ses activités nucléaires, ainsi que le droit de laisser visiter tous les sites surtout le site souterrain de Fordo.

Le régime a soudain affirmé que son joker était une Fatwa du Guide contre la bombe ! La Grande-Bretagne, protectrice historique du clergé, qui a profité de l’éviction des Américains d’Iran et ne veut pas d’un quelconque accord entre les mollahs et les américains est intervenue pour menacer Téhéran de nouvelles sanctions. Téhéran a oublié sa fatwa anti-nucléaire et la rencontre de Vienne s’est soldée par un échec. Le régime s’est retrouvé face en position d’être la cible de nouvelles sanctions américaines. Il a immédiatement ravivé les débats internes qui lui permettent d’évoquer la nécessité d’appliquer la seconde phase de son plan de rigueur, mais il a aussi ravivé les querelles sur l’inopportunité de ce plan car il ne sait pas s’il sera ou pas sanctionné !

Il y avait alors l’affaire du Golfe Persique, l’affaire de la Fatwa, les voyages bizarres d’Ahmadinejad, le boycott interne, l’échec des négociations, l’ombre inquiétante de nouvelles sanctions, mais désormais à nouveau des bruits dissonants et un vrai flou artistique sur les futurs choix du régime en matière économique et financière.

Ce même jour, le régime devait organiser une conférence en mémoire de Khomeiny : il a rencontré un nouveau boycott interne important.

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Le régime devait aussi présenter son plan directeur pour la ville de Téhéran : les sièges VIP sont restés vides et les non VIP n’ont point souhaité avancer comme s’ils ne voulaient pas être vus.

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La situation était alarmante. Le régime pouvait s’attendre à plus de boycotts internes et plus d’agitations sur le marché de l’or et du dollar surtout dès le lendemain au moment de l’absence de ses troupes à ses côtés pour la manifestation anti-israélienne nécessaire pour demeurer le chef de file de l’anti-sionisme. Le régime allait perdre la face, mais aussi un leadership mondial utile pour sa survie, cette perte allait aussi contribuer à la fuite de ses collaborateurs.

Mardi 15 mai 2012 (26 Ordy-Behesht 1391), le monde arabe était en agitation contre Israël et le leader mondial de l’anti-sionisme n’avait personne pour organiser une petite sortie anti-sioniste !

Le régime a réuni ce qui lui reste d’éléments fidèles en deux rassemblements indoor.

Le premier rassemblement réunissait les Hackers du régime appelés les officiers du Soft Power. On s’y est félicité des victoires virtuelles du régime alors que l’Iran a été surtout une cible des attaques des Hackers américains.

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Le second rassemblement était la cérémonie de clôture du pèlerinage annuel des écoliers islamistes sur le site de la guerre Iran-Irak. Ici, en manque d’écoliers, on a donné des prix à des jeunes soldats, on a fait de beaux discours et l’on a félicité les brigades d’intervention de bassidj qui ont été démantelées après la rébellion de ses membres en 2009.

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Dans les deux cas, hormis l’artificialité des propos, ce qui saute aux yeux est l’âge élevé de l’auditoire et une déprime générale.

Au même moment, le patron du régime, Ali Larijani, avait aussi fait le choix d’être présent en première ligne avec une conférence sur l’histoire de l’islamisme militant, mais il n’y a pas eu foule pour l’écouter au point qu’il a dû remplir la salle avec des secrétaires !

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Ça allait mal. Le régime a sorti Karroubi de la naphtaline, le chef de l’opposition interne, pour affirmer qu’il allait bien afin de le tenir prêt à intervenir si la situation se dégrade par un nouvel effondrement interne.

Il y avait un énorme vide médiatique, le régime a également tenté de relancer l’affaire de la Fatwa périmée avec une prime de 10 millions tomans (7000 dollars) offerte au nom de l’islam par un jeune pour la mise à mort du rappeur insolant alors qu’il n’y avait plus aucune exigence religieuse exprimée par un des grands ayatollahs du chiisme qui sont tous iraniens. Le même jour, l’association islamique des étudiants de l’université de Téhéran a remis en cause la Fatwa (qui était périmée) et a apporté son soutien au rappeur Shahin Najafi . Avec cette agitation périphérique et laïc, le régime a pu prolonger la crise de manière non religieuse pour pouvoir la finir plus facilement sans mettre en difficulté ses ayatollahs.

Pour en finir avec cette difficile journée, le régime a enfin parlé d’un très fort pic de pollution et des risques d’arrêt cardiaque pour tenir les gens à l’écart des rues afin que l’on ne constate pas son désarroi et son impuissance à organiser une quelconque manifestation avec l’absence du soutien des Pasdaran, des Bassidjis, des militaires, des Bazaris ou encore des jeunes mollahs. Le régime a même diffusé une photo montrant une journée très polluée pour authentifier son annonce anxiogène alors que sur ces images de vendeurs ambulants réalisées le jour même à Téhéran, on ne voit aucune pollution !

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Les Américains ont encore volé au secours du régime en lambeau via un de leurs canaux : le site de désinformation Iran presse News qui a affirmé que son journaliste à Téhéran avait entendu parler d’une gigantesque manifestation des Pasdaran en faveur du régime sur la gigantesque place Azadi pour y brûler 64 drapeaux d’Israël pour les 64 ans de l’Etat hébreu.

Le faux journaliste d’IPS a Téhéran a affirmé que l’ouest de Téhéran était presque en état de siège, mais il n’a évidement envoyé aucune image pour authentifier ce témoignage mensonger évoquant l’adhésion des Pasdaran au régime, un mensonge pour sauver ponctuellement le régime islamique et pourquoi pas démoraliser le peuple qui commence à espérer un changement grâce à cette rupture décisive.

Ce mardi (quatrième jour de la semaine en Iran), le régime a eu les sueurs froides, il a cru voir la fin c’est pourquoi, il a sorti Karroubi de la naphtaline. Le pouvoir était agité et déprimé. Il devait rebondir lors des trois jours restant pour ne pas s’étaler.

Mercredi 16 mai 2012 (27 Ordy-Behesht 1391), le régime a parlé de ses diverses forces d’intervention rapide au sein de sa police et a annoncé que la seconde phase du plan de rigueur ne surprendra pas le peuple, mais sera planifié sereinement pour éviter que le flou qu’il affectionne ne sème davantage le désordre dans les esprits de ses derniers collaborateurs tiraillés entre la fidélité et la fuite.

Le régime devait aussi montrer des images de rassemblements internes non boycottés par les siens pour montrer que les adeptes de la fidélité étaient nombreux afin de promouvoir la fidélité. Pour cela, il devait trouver des anniversaires ou des commémorations indépendantes de l’actualité afin que les polémiques en cours ne soient pas un obstacle au rassemblement qu’il devait obtenir pour ressouder l’équipe et rattraper ses membres hésitants.

Le choix était restreint. Le premier thème choisi a été une commémoration en hommage à un des compagnons de Khomeiny, le defunt grand ayatollah Seyed Mohammad-Reza Golpayegani, mort en 1983. Il était aussi le maître de l’ayatollah Safi Golpayegani à qui on a attribué la Fatwa contre le rappeur. Le régime cherchait à mobiliser les vétérans de la révolution qui le boycottent, mais aussi les jeunes mollahs qui lui tournent aussi le dos. Au passage, il cherchait à créer la confusion avec l’affaire du rappeur. L’initiative fut un bide.

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Le deuxième thème de rassemblement a été un hommage aux membres des conseils municipaux de Téhéran, c’est-à-dire un hommage direct aux serviteurs politiques du régime. Ali Larijani, l’homme fort du Conseil plénipotentiaire de Discernement (donc le patron du régime) a participé à cette initiative municipale pour encourager la mobilisation. Cette seconde initiative a été aussi un bide pour le régime mais aussi pour son patron Ali Larijani.

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Le monsieur terrorisme du régime, Ali-Akbar Velayati, devait le même jour recevoir les islamistes pro-américains qui ont pris le contrôle de la Libye. Le régime cherchait un soutien international auprès d’un Etat islamique potentiellement influent. L’ambiance était glaciale, un affront pour le patron de l’islamisme mondial.

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Autre revers, le régime devait organiser le festival international de la radio à Téhéran. Il n’y avait pratiquement aucun participant iranien et peu d’étrangers s’étaient déplacés.

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En ce mercredi 16 mai, le régime voulait compenser son manque de soutien interne avec divers spectacle de solidarité interne ou de soutiens internationaux (même libyen), mais il a surtout cumulé les revers et s’est retrouvé encore plus isolé.

Jeudi 17 mai 2012 (28 Ordy-Behesht 1391), le régime a annoncé 7 pendaisons à Kermanshâh, 3 à Ardebil. L’association des défenseurs iraniens des droits de l’homme, organe de fausse opposition chargée de promouvoir les faux opposants a également déploré 16 pendaisons dont 4 femmes à Yazd. Le régime a ainsi annoncé en tout 26 pendaisons à l’ouest, au nord et au centre d’Iran pour marquer son autorité et affirmer qu’il avait encore des agents fidèles un peu partout pour exécuter ses ordres.

Toujours pour surfer sur la vague d’intimidation, le régime a relancé l’affaire du rappeur : l’ayatollah Sobhani, un des grands ayatollahs du clergé qui a la capacité de lancer des Fatwas a annoncé qu’il considérait les propos du rappeur Najafi comme une insulte aux saints du chiisme, mais cet ayatollah n’a pas lancé de fatwa à son encontre. Le régime a ainsi chauffé les esprits sans pour autant s’encombrer d’une Fatwa contre un de ses propres agents. Mais divers sites liés au régime ont annoncé une nouvelle Fatwa pour gonfler les polémiques. Les mollahs sont peut-être fichus car ils n’ont plus de vrais soutiens, mais ils ont l’art de la manipulation et s’en servent à merveille pour occuper les Iraniens avec des sujets sans intérêt afin qu’ils ne remarquent pas leur isolement.

Par ailleurs, le régime a tenté une nouvelle initiative de rassemblement pour montrer son unité interne . Cette fois, le patron du régime a cédé sa place à Mohsen Rezaï, un des plus anciens dirigeants des Pasdaran qui siège au Conseil de Discernement. Ce vétéran des Pasdaran qui avait aussi commandé l’armée a organisé une conférence sur Mottahari, un des meneurs de la révolution islamique pour rassembler ses ex-subalternes aujourd’hui aux commandes autour du thème de la révolution islamique. La mobilisation a été si faible que la conférence est devenue une petite rencontre !

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Washington a jugé le moment opportun pour titiller les mollahs : son allié turc a annoncé que les mollahs lui avaient acheté 9 millions de tonnes d’or pour répondre à la demande interne d’or, insinuant que les réserves en or du régime était à sec. Les Britanniques ont craint que le régime cède de peur de plus mauvaises révélations sur son état économique, ils ont annoncé via Reuters que le régime avait perdu 90% de sa capacité d’exportation de pétrole par la voie maritime pour inciter les mollahs à rester hostile à Washington lors de leur prochaine rencontre commune le 23 mai à Bagdad.

Washington a pris le contre-pied de cette pique  : deux agents iraniens qui avaient été kidnappés en Syrie par les islamistes aidés par Washington ont été libérés et rendus aux mollahs. Par cette alternance de pique et de faveur, Washington tentait de démontrer qu’il avait aussi bien la capacité de frapper que de faire des cadeaux, ce que ne peut la Grande-Bretagne. Le régime devait nécessairement être sous pression car harcelé par Washington et puni par son protecteur Britannique. Il est resté silencieux. Il a supporté les piques et réceptionné ses ex-otages présentés comme de simples ingénieurs en se disant qu’il pouvait transformer leur retour en une fête de solidarité interne. La fête n’a pas eu lieu car personne n’est venu applaudir le retour des agents du régime. L’accueil était à l’image du régime : isolé et désolé.

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Téhéran ne pouvait pas accepté de faire un geste en réponse car il n’avait rien gagné et avait même perdu la face. Pour la grande joie des Britanniques, il a annoncé son refus de tout compromis en insistant sur la défense de ses acquis nucléaires ! Washington a riposté par un appel des membres du Congrès demandant à Obama de ne pas continuer indéfiniment le dialogue avec les mollahs et d’envisager l’option militaire. L’Etat américain a d’ailleurs diffusé un sondage sur le soutien des Américains à cette action et le fidèle Israël a diffusé une interview de l’un de ses experts sur la finalisation du plan d’attaque des installations nucléaires iraniennes !

Ce jeudi, dernier jour ouvré en Iran était une bien mauvaise journée pour le régime.

En fin de journée, le régime a tenté une nouvelle initiative de rassemblement axé sur le milieu de presse qui lui est très fidèle : en organisant le 1er festival de presse destiné à rendre hommage aux vieux journalistes qui ont si bien servi ses intérêts. La mobilisation a été nulle (15 jeunes et 3 vétérans) ! Ce qui veut dire que les journalistes iraniens servent le régime, mais ne souhaitent pas être vus à ses côtés pour ne pas couler avec lui.

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Le régime avait besoin d’un succès, mais il n’avait pas pu mobiliser les Pasdaran vétérans, les journalistes vétérans ou encore les membres des services secrets pour l’accueil de ses agents libérés.

Vendredi 18 mai 2012 (29 Ordy-Behesht 1391), le régime n’a pas chômé : il a multiplié les initiatives pour rassembler ses troupes afin de remonter la pente. Il a tenté de rassembler les mollahs via une commémoration en hommage à un autre compagnon de la révolution islamique, l’ayatollah Behjat disparu en 2010. La mobilisation a été encore plus basse que pour l’autre ayatollah.

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La Prière de Vendredi n’a également pas fait le plein.

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Le régime a tenté de mobiliser les mollahs vétérans par un festival d’hommage à la philosophie islamique : la mobilisation était nulle !

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Il était alors clair que le régime n’arriverait pas à rassembler ses collaborateurs ou les gens assimilés comme tels et qu’il allait perdre encore des troupes. Il a annoncé deux pendaisons à Ispahan et mis l’accent sur son intention de pendre 4 autres jeunes pour délit de sodomie. Il a aussi annoncé la création de 1800 écoles coraniques pour créer l’illusion qu’il avait une réserve inépuisable de jeunes fanatiques et aussi une bonne réserve de professeurs capables de former des futurs intégristes. Le régime s’est aussi rappelé que le peuple musulman d’Iran dont il parle souvent n’avait pas manifesté contre le rappeur insultant, il a corrigé le tir par l’annonce d’une mini manifestation à ce propos pour la fin de la semaine prochaine. Il a enfin mis l’accent sur les interventions musclées de sa police de vertu à Téhéran contre les femmes trop maquillées et les promeneurs de chiens ! Voilà qui est glorieux pour montrer la frappe du régime.

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Les images de ces interventions soi-disant musclées sont plus ridicules que leurs annonces : les femmes interpellées posent pendant leur arrestation et les visages des participants sont rendus flous, un privilège réservé aux amis du régime. Certaines de ces femmes ne peuvent s’empêcher de rire et enfin, toutes sont libérées sans que l’on ait lavé leur maquillage. Cet oubli laisse supposer que les femmes en tenue de policière mégère n’étaient pas de vraies miliciennes, mais, elles aussi, des actrices recrutées à la va-vite pour simuler une frappe alors que le régime n’a plus aucune réserve de sympathisants ou de gros bras.

Si ces annonces et ces simulacres pouvaient sauver le régime, ses dirigeants seraient revenus faire la parade en première ligne. Mais ils sont restés dans l’ombre.

Samedi 19 mai 2012 (30 Ordy-Behesht 1391), ils se sont réunis au sein du Conseil de Discernement avec des mines défaites comme les semaines précédentes déprimés par les revers cumulés lors de la semaine qui venait de se terminer et frappés d’un sentiment d’impasse car leur seule possibilité est d’accepter un compromis et un transfert de pouvoir aux agents de l’Amérique. Mais ils ne sont même pas sûrs de pouvoir tenter l’aventure car toute tentative de compromis déclenchera la fuite de leurs collaborateurs insolvables et ouvrira la voix à un soulèvement qui sera forcément sanglant et impitoyable. Ce sont là des visages de gens qui n’ont d’autre choix que de continuer leur fuite en avant ou de signer un pacte du style proposé par les Khmers rouges. Nous devons cette situation incroyable à la rupture des Pasdaran d’avec le régime. Les semaines prochaines s’avèrent passionnantes car quelles que soient les complaisances affichées par Washington, les événements de cette semaine ont démontré que l’intérieur est contre le régime !

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