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Iran : La semaine en images n°257

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments après ce module [+].
Cette semaine, une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. En 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créé l’OPEP) pour installer à sa place leurs pions « islamo-fédéralistes » de NEHZAT AZADI (Mouvement pour la Liberté) et sa branche armée, l’OMPI (pions tous issus du parti islamo-nationaliste de JEBHEH MELLI d’obédience britannique).

Ce projet appelé Ceinture Verte (en réf. à l’Islam) devait provoquer une vague islamiste déstabilisatrice en Asie Centrale, au Moyen-Orient et en Afrique, afin d’éliminer les zones d’influence des Soviétiques, mais aussi des Britanniques et permettre l’implantation des compagnies pétrolières américaines.

Les Britanniques se sont empressés de s’associer aux Américains pour inclure dans le jeu leurs pions iraniens à savoir les mollahs influents, les clans féodaux, les Bazaris et leurs nervis, les cadres du TOUDEH et de JEBHEH MELLI avec la ferme intention de les utiliser pour évincer les pions de Washington.

Ce coup d’Etat interne a été réalisé par Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, par assassinat les pions de Washington, mais aussi par l’attaque contre l’ambassade américaine.

En échange de ce service inestimable, Rafsandjani a été autorisé d’écarter des mollahs plus hauts placés comme Montazeri ou encore Morteza Mottahari, (le beau-père et protecteur d’Ali Larijani), l’idéologue de la doctrine de la Tutelle du clergé sur le pouvoir.

En écartant tous les rivaux, Rafsandjani a pu pour accéder à tous les postes clefs notamment le ministère de l’intérieur, les services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de guerre. Il est devenu le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, alimentation).

En réponse au coup anti-américain des mollahs, Washington a alors commencé à sanctionner leur régime pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer ses dirigeants (Rafsandjani et ses complices) à accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via des élections libres (ou une révolution de couleur).

Rafsandjani et ses complices se sont alors lancés dans des actions terroristes anti-américaines et ont aussi tissé des liens économiques forts avec les Etats Européens pour acheter leur protection diplomatique.

Ce choix diplomatiquement clientéliste, mais aussi les larcins des mollahs et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays. Les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. La devise iranienne qui est proche du Franc a commencé à chuter vertigineusement. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en danger.

Mais ce régime (divisé au sommet, ruiné et contesté à la base) n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le système islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse. Depuis Washington a souvent laissé ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions quand il estimait que ces sanctions pouvaient entraîner la chute du régime islamique.

En agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié la dissidence ou encore les querelles internes entre Rafsandjani et tous ceux (comme les frères Larijani) qu’il avait écarté du pouvoir.

En 1989, Rafsandjani s’est senti en danger car son demi-frère et protecteur Khomeiny était mourant. Il a alors trafiqué le testament de Khomeiny, doublant les 86 ayatollahs du Conseil des Experts de la Tutelle, chargés du choix du successeur, afin de désigner son ami Khamenei comme le grand Tuteur islamique du régime. Khamenei a été un parfait pion car dès son arrivée au pouvoir suprême, il a modifié la constitution pour donner ses pleins pouvoirs politiques au Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime (CDIR), créé par Rafsandjani. Cet organe est ainsi devenu un gouvernement plénipotentiaire et permanent du régime et son patron Rafsandjani est devenu officiellement le patron politique du régime.

Ce véritable coup d’Etat a été possible grâce à la complicité du président du Conseil constitutionnel, Jannati, et le 1er ministre de l’époque, Moussavi (cousin de Khamenei). Ces deux là ont été récompensés chacun par un siège permanent au sein du Conseil de Discernement, gouvernement plénipotentiaire et permanent du régime. Ce système a toujours eu un point faible : un changement du Guide sous l’instigation du Conseil (collégial) des Experts de la Tutelle. Rafsandjani s’est empressé de prendre la direction de ce Conseil pour contrôler ses 86 membres privés par lui d’accès à toutes les bonnes business du régime.

Mais l’incapacité de Rafsandjani à mettre fin aux sanctions et surtout l’adoption des premières sanctions pétrolières pour des attentats qu’il avait ordonnés pouvaient pousser ses adversaires à l’éliminer pour avoir la paix. Pour ne pas sauter, Rafsandjani a agi sur deux plans : il a divisé ses rivaux en achetant la loyauté des Larijani (qui avait le plus grand réseau après lui) en leur offrant des postes clefs et un siège au Conseil de Discernement. Rafsandjani a aussi mis en scène un simulacre d’ouverture animé Khatami et de (faux) opposants issus de la milice islamiste des universités et de vieux militants bon teints du parti pro-britannique de JEBHEH MELLI pour engager Washington dans la coopération afin de l’éloigner des sanctions.

Washington s’est fâché et a évoqué la "menace nucléaire et balistique des mollahs" pour durcir ses sanctions.

Le régime aurait pu mettre fin au risque de nouvelles sanctions car il n’a jamais eu le moindre missile capable de menacer ses voisins, ni même le savoir faire pour finir la centrale nucléaire civile de Bouchehr, laissée inachevée après la révolution. Mais le régime et Rafsandjani en personne n’ont cessé de lancer des slogans anxiogènes sur sa capacité de devenir une puissance nucléaire en très peu de temps. Il espérait faire peur à Washington et le contraindre à capituler sur toute la ligne.

Mais cette attitude a seulement permis à Washington d’annoncer plus de sanctions et même éventuellement des frappes militaires. Rafsandjani a paniqué, il a repris les négociations en oubliant ses interminables manoeuvres dilatoires pour accepter l’Accord de Paris sur le gel des activités nucléaires : engageant de facto le régime sur la voie de l’apaisement tant attendu par Washington.

Critiqué pour avoir renoncé à l’arme des menaces, garante de l’intégrité du régime, il devait faire marche arrière pour ne pas sauter. Il a remis en cause l’Accord de Paris en remplaçant l’« officiellement modéré Khatami » par l’officiellement non modéré Ahmadinejad pour tenter de faire reculer Washington avec toutes sortes de menaces. Il a aussi offert la direction des négociations nucléaires à Ali Larijani, adepte d’une politique de fermeture. Il calmait ainsi un rival en l’intégrant dans son jeu.

Mais Washington a utilisé la fermeture de Larijani et les menaces d’Ahmadinejad pour renforcer ses pressions. En 2007, il a réussi à impliquer le Conseil de Sécurité de l’ONU pour faire cautionner ses futures sanctions. En 2008, il a ainsi adopté les premières sanctions bancaires réduisant les revenus en devises du régime. On a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les de Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base. Les dissidents prenaient leur distance. Pour la première fois, le régime et ses dirigeants étaient en danger. Pour limiter le risque d’une pénurie déstabilisatrice comme le souhaite Washington, la caste dirigeante du Conseil de Discernement a décidé de supprimer les Prix subventionnés pour brider la consommation pour ménager les stocks du régime et aussi pour habituer les Iraniens à vivre de très peu et diminuer ainsi le risque de soulèvement provoqué par la faim. Mais par peur d’une émeute générale, le régime a d’abord gelé les salaires de ses employés les mieux payés, les agents sécuritaires, ces derniers ont été très déçus et ont aussi pris leur distance avec le régime.

Avec cette rupture, le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani a songé à la nécessité d’une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu son rival Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue direct avec les Américains !

Mais pour ne pas l’avoir contre lui, il lui a attribué une victoire électorale pour lui donner la direction de la majorité législative : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire, il suit les directives du Conseil de Discernement.

Ali Larijani a alors révélé via la presse la corruption du clan Rafsandjani, de ses alliés, mais aussi de certains membres du Conseil de Experts afin de les éliminer tous et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties. Rafsandjani et ses alliés se sont ligués pour éliminer son principal lieutenant Ali Kordan afin de le discréditer et limiter son action. Larijani a dû battre en retraite pour ne pas tomber en même temps.

En juin 2009, Rafsandjani qui restait menacé par les sanctions, par le risque de pénuries et d’émeutes, par la dissidence interne ou encore par les dossiers d’Ali Larijani, a tenté de sauver le régime et surtout sa peau avec une fausse révolution de couleur nommée le Mouvement VERT sous la direction du très anti-américain Moussavi ! Mais le peuple a agi avec bon sens, il n’est pas tombé dans le panneau et a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime. Les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Le régime a failli tomber, mais il a été sauvé grâce à Obama et les alliés de Washington qui ont refusé toute aide à cette contre-révolution.

Rafsandjani, affaibli par l’échec monumental de son plan, pouvait enfin être démis de ses fonctions : il a cédé la direction du pouvoir judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani pour diviser ses rivaux et avant que les Larijani puissent virer ses pions comme le procureur Ejéi, il a tenté de relancer sa nouvelle fausse opposition avec de nouveaux slogans plus patriotiques et de nouveaux animateurs dont ses propres enfants Mehdi et Faezeh (initialement connus pour leurs corruption) !. Mais le peuple n’a jamais été trompé, il a sans cesse boycotté le Mouvement Vert.

In fine, en juin 2010, au bout d’un an d’insuccès, Rafsandjani a été désavoué par les gros bonnets du régime (écartés du pouvoir) : Rafsandjani a tout d’un coup disparu et Larijani a commencé à s’occuper des activités qu’il menait au sein du Conseil de Discernement. Mais les gros bonnets du régime n’ont pas osé officialiser Larijani par peur qu’il ne les élimine facilement avec ses dossiers compromettants. Larijani n’a donc pas pu virer les pions de Rafsandjani pour nommer les siens et devenir le patron afin de bénéficier des meilleures garanties de sécurité en cas de la chute du régime. Rafsandjani a gardé son influence grâce au gouvernement formé par ses pions. De fait, en juin 2010, le régime est devenu bicéphale.

Ali Larijani devait écarter les ministres issus du clan Rafsandjani : il a commencé à parler de leur corruption et à multiplier les procès à leur encontre pour les renverser afin de s’asseoir à la table des négociations et obtenir sa part de garanties de sécurité. Rafsandjani a alors accéléré ses démarches pour parvenir à un accord avec Washington. En agissant ainsi, Rafsandjani et Larijani ont démontré qu’ils ne songeaient qu’à leurs intérêts personnels : ils ont déçu leurs derniers collaborateurs et ont encouragé les ruptures.

En mars 2011, le peuple a de nouveau manifesté à l’occasion de l’anniversaire de naissance Reza Shah Pahlavi, le fondateur de l’Iran moderne et laïque ; et encore une fois, les officiers des Pasdaran n’ont pas chargé. Ils se sont même montrés très amicaux avec les manifestants. Ils ont ainsi montré qu’ils souhaitaient aussi une contre-révolution.

Les derniers collaborateurs du régime, déçus par leurs chefs et paniqués par la rupture des Pasdaran, se sont mis à convertir leurs avoirs en OR ou en dollar pour pouvoir quitter le pays avant qu’ils soient sacrifiés par leurs chefs puis tués par le peuple. Le dollar n’a cessé d’augmenter malgré des baisses de prix imposées arbitrairement par la Banque Centrale Iranienne (BCI). Ces achats de dollars ont ruiné le régime et réduit ses chances de survie. Ali Larijani a accentué sa guerre pour le contrôle du siège éjectable, Rafsandjani a mis les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec Washington. Les Chefs Pasdaran, largués par les jeunes officiers susceptibles de souffrir par ce marché ont lâché leur mentor historique Rafsandjani et se sont implicitement alignés sur Larijani.

En Juillet 2012, Washington est parvenu à forcer l’Europe à rompre ses relations protectrices avec le régime pour agiter Rafsandjani, Larijani et les candidats à la fuite.. Le régime a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, mais n’a pu tenir cette promesse : ses partenaires ont été convaincus qu’il avait toujours bluffé : ils se sont précipités pour acheter des dollars. Le régime, en manque de divises, n’a pas approvisionné le marché. Les gens du régime ont conclu à une faillite de la BCI. Ils se sont mis à stocker des aliments. Le pays a été confronté à une importante pénurie alimentaire. Le peuple excédé a manifesté contre le régime avec le slogan de Mort à la république islamique.

Les deux dirigeants se sont réunis pour combattre la ruée vers l’or et le dollar qui vidait leurs réserves de capitaux. Ils ont à plusieurs reprises incendié le Bazar pour vider le marché. Ils ont aussi ponctionné les comptes bancaires des gens pour compenser leurs pertes. Ils ont également accusé les acheteurs de blanchiment d’argent pour les menacer d’expropriation et de pendaison. Puis ils ont bloqué les comptes en devises. Enfin, ils ont fermé tous les agents de change privés, le réseau de transfert interbancaire et enfin ils ont multiplié par 3 le prix de billets d’avion pour limiter les voyages à l’étranger. Mais ils n’ont pas pu contraindre leur partenaires paniqués à renoncer à leur envie de fuir, ils ont au contraire encouragé les ruptures et la fuite.

Les deux dirigeants ont également sans cesse promis des actions de répression et des manoeuvres militaires ou paramilitaires pour rassurer leurs collaborateurs sur leurs capacités ou pour les intimider, mais ils n’ont jamais pu montrer les renforts promis : il est devenu de plus en plus évident qu’ils n’avaient plus aucun appui au sein des forces armées et du peuple.

En seulement 3 mois (Juillet-Août-Septembre), il est devenu clair que le régime était fichu. Rafsandjani a alors multiplié les efforts pour contacter Washington. Larijani a alors accusé Rafsandjani de corruptions. Les Chefs Pasdaran ont surenchéri pour le contraindre à abandonné la partie. Rafsandjani a fait revenir ses enfants (Mehdi et Faezeh) et les a laissés comme gages entre les mains du pouvoir judiciaire des Larijani pour les rassurer que son pion Ahmadinejad attendu à NY à l’occasion de l’AG de l’ONU ne négocierait pas avec les Américains. Mais il a sacrifié ses enfants en proposant via Ahmadinejad une ouverture à Washington. Une forte panique interne et une forte réaction négative de Londres ont contraint Rafsandjani à renoncer.

Fin octobre, Washington a tenté un deal avec Rafsandjani en demandant à l’Argentine de suspendre les accusations contre Rafsandjani dans l’attentat d’Amia. Larijani était pris par surprise. Les Chefs Pasdaran, qui peuvent hériter de la responsabilité de l’attentat d’Amia, ont alors enchaîné les menaces contre Washington pour bloquer le deal et les marchandages à venir. Le régime est passé de 2 clans à 3 clans.

Les Chefs Pasdaran ont d’abord tenté de former un clan à part entière avec le ayatollahs écartés par Rafsandjani avant de s’approcher de Larijani. Washington n’a pas daigné dialoguer avec Larijani après cette coalition, il a préféré garder Rafsandjani comme interlocuteur. Washington a ainsi prouvé qu’il ne visait pas une entente, mais entendait utiliser les faiblesses de Rafsandjani pour le forcer à céder à ses attentes. Vue la vulnérabilité de Rafsandjani, il ne pouvait que céder à Washington, c’est-à-dire ouvrir les portes de la forteresse en échange de quelques garanties de sécurité pour lui même. La panique a gagné les subalternes qui redoutent la vengeance des pions de Washington.

Cette situation pouvait engendrer une rupture massive et une adhésion soudaine et massive à la contre-révolution. Larijani et Rafsandjani, en phase d’être éliminés se sont rapprochés et ils ont uni leur force pour inventer la figure de Sattar Beheshti, (faux) opposant interne "mort sous la torture" afin de pouvoir infiltrer les autres faux opposants dans la contestation et contenir tout risque de débordement contre-révolutionnaire.

Mais le peuple n’a pas donné de crédit à cette option pro-régime et les collaborateurs de base ont jugé très risqué de miser sur la recette ratée du Mouvement Vert. Sans ce joker, le régime était perdu. Rafsandjani a accusé les Pasdaran et les frères Larijani du meurtre de l’opposant factice Sattar Beheshti pour entraîner leur chute et éliminer leurs menaces !

Larijani a alors accentué ses accusations contre les ministres (issus du clan Rafsandjani) pour retirer le vote de confiance du Parlement au gouvernement et entraîner sa chute. Rafsandjani a neutralisé ce projet par une intervention de son super pion, le Guide. Puis, il a pris une décision incroyable : il a demandé à ses faux opposants de crier "Mort à la Révolution Islamique" pour s’approcher de l’opposition avec une solution de réconciliation nationale de type Khmers rouges pour avoir la vie sauve (en se disant qu’avec ce choix il pouvait garantir les intérêts pétroliers de nombreux pays comme la Grande-Bretagne et ainsi protéger ses avoirs financiers dans ces pays.

Ce revirement pragmatique n’a provoqué aucune agitation : les derniers collaborateurs du régime y trouvaient leur compte, mais pas Ali Larijani car ses frères ont piloté les répressions du grand soulèvement de l’été 2009. Ali Larijani a encore reparlé de la révocation du président. Les Pasdaran qui avaient d’abord bien accueilli la proposition pragmatique d’une réconciliation nationale ont aussi renouvelé leurs menaces anti-américaines pour s’approcher de Larijani au cas où il emporterait la partie. Par ailleurs, le commandant en chef des Pasdaran et les Chefs Pasdaran des forces de l’ordre (Police, Bassidj...) dont les noms sont associés à la répression se sont carrément alignés dans une opposition farouche à ce changement de régime qui pourraient les conduire à la potence.

Les motivations différentes à l’intérieur des Pasdaran ont divisé ce nouveau clan apparu sur la scène politique. Le régime est devenu un archipel de mini-clans divisés, aux intérêts opposées. Tous ces mini-clans étant tous dépourvus de militants actifs, aucun n’a pu s’imposer aux deux autres. Tous ont quand même essayé de mobiliser les membres de leurs clans ou des subalternes pour avoir le dessus. Dans ce jeu, Rafsandjani qui a le plus grand réseau, a gagné la première manche en étalant ses pions des services secrets. Larijani a alors menacé Rafsandjani de traîner son fils Mehdi devant la justice pour corruption et trahison (ce qui revient à l’accuser indirectement). Les Chefs Pasdaran ont annoncé des manœuvres dans le détroit d’Ormuz pour montrer qu’ils pouvaient bloquer tous les dialogues à venir afin que l’on ne les oublient pas dans les marchandages qui paraissent imminents au vue de la situation désastreuse du régime.

Cette agitation des dirigeants pour la préservation de leurs intérêts a de nouveaux paniqué leurs collaborateurs de base, ils ont repris leur achats du dollar, avant de s’orienter vers l’or quand le dollar a manqué ! Le régime a seulement censuré les infos économiques pour cacher la panique de sa base puis il a relâché Tabarzadi, le faux opposant vétéran de l’ère Khatami pour qu’il puisse s’incruster dans le soulèvement qu’il redoute.

Au cours de deux dernières semaines, le régime devait célébrer la journée de soutien à sa doctrine et organiser des prières collectives en mémoire des grandes figures d’Islam et du Chiisme. Tous ses évènements ont été boycottés à 100% par le peuple et les derniers serviteurs du régime. La panique et l’envie de fuite des subalternes a refait surface. Les Larijani en charge du pouvoir judiciaire ont évoqué des arrestations de revendeurs d’or et de dollars au lieu de s’en prendre aux acheteurs. Ils ont ainsi admis qu’ils avaient peur de pousser à bout les collaborateurs paniqués et provoquer une rupture massive susceptible d’entraîner la chute de leur régime. Le pouvoir a aussi parlé d’une pollution mortelle pour fermer les lieux publics afin de vider tout lieux propices à l’émergence d’une agitation ! Ces choix laissaient entrevoir que le régime ne pouvait pas résorber la crise : il était condamné à perdre ses forces et à s’effondrer.

Enfin de la semaine dernière, la persistance de la crise de confiance et de panique des responsables subalternes a poussé tous les adversaires de Rafsandjani à oublier leurs réserves et d’attaquer sur les plans. Les Larijani et les Chefs Pasdaran ont accusé Ahmadinejad de vouloir provoqué une agitation par l’adoption de la seconde phase du plan de rigueur anti-sanctions afin de permettre l’émergence d’une agitation contre-révolutionnaire. Les Larijani ont accusé Rafsandjani de promouvoir un changement de régime en se prononçant en faveur d’élections libres. Ali Rezaï ex-patron des Pasdaran, longtemps allié de Rafsandjani, mais qui a récemment rompu avec lui a publié un article l’accusant implicitement d’avoir détourné des fonds pour les sortir du pays puis les Larijani et le Chef des forces de l’ordre ont aussi annoncé la création d’un nouvel organe de répression de corruption pour court-circuiter ses réseaux de protection interne. Ils ont aussi accusé ses amis, les responsables des services secrets, d’être les agents actifs de la corruption.

Washington avait fait libérer des otages du régime détenus par des forces soi-disant libres de la Syrie et avait offert un dialogue directe à Salehi, le ministre des affaires étrangères du régime (issu du clan Rafsandjani). Ce dernier n’avait pas donné de suite, mais avait utilisé le contact pour se présenter comme incontournable. Un grand centre commercial de Rafsandjani avait alors brûlé et les Larijani avaient alors annoncé la mise en accusation de son fils Mehdi ouvrant la voie à un procès qui pourrait l’accuser et le couler. Rafsandjani était resté sans voix ! Il était paru comme fini. Son ex-allié Asgar-Owladi avait tenté de lui voler certains de ses pions comme Moussavi, Karroubi et Hassan Khomeiny, Rafsandjani avait aussi constaté la fuite d’Ahmadinejad et aussi la rupture de son grand allié historique, Mesbah Yazdi !

Ainsi, en fin de la semaine dernière, Rafsandjani a été déstabilisé par une coalition formée des Larijani, des Chefs Pasdaran, ainsi que la partie Motalefeh, jadis représentant le Bazar. Mais les Chefs Pasdaran, les maillons forts de cette chaîne, n’avait pas pu organiser un grand rassemblement en leur faveur pour légitimer leur pouvoir. Ils avaient alors tenté de redresser leur image en annonçant un grand rassemblement pour rendre hommage à Mahomet et à Hassan, le 2nd Emam chiite dont on devait pleurer la mort à ce moment. Après un nouvel échec, Jannati chargé ce jour de la prière de vendredi avait injurié Rafsandjani avant d’annoncer une grande manifestation pour convaincre les Chefs Pasdaran de le considérer comme un ami utile ! Cette demande avait également échoué.

Cette semaine, le régime devait débuter par des prières collectives en mémoire d’Emam Reza mort (empoisonné) en martyr (en fait, mort d’une indigestion de raisin). La mobilisation a été nulle. Ce boycott a rappelé l’isolement et la vulnérabilité du régime. Ses médias ont sans cesse diffusé de images d’archives pour nier cet l’isolement et vulnérabilité. Par ailleurs, Rafsandjani a enfin riposté. Larijani a répliqué par l’annonce du démarrage prochain du procès de Mehdi !

Washington qui ne veut la chute du régime islamique s’est empressé d’envoyer des négociateurs en Iran en espérant que la perspective du chute entraînerait les mollahs à négocier voire même à accepter un apaisement, mais Rafsandjani qui contrôle les organes de négociations n’a pas donné de suite car il n’y croit plus et ses adversaires qui ne contrôlent rien et ne gagnent rien n’ont également montré aucun intérêt à ces négociations. Mais se doutant tous que Washington accentuerait ses sanctions, ils ont multiplié les diversions pour occuper l’opinion et retarder une nouvelle panique. Ils ont aussi multiplié les mensonges et les slogans pour minimiser ou nier leur vulnérabilité sur tous les plans. L’archipel des mini-clans divisés des mollahs a vécu une semaine difficile. Voici la chronique d’une semaine de peur et de ruses pour éviter une nouvelle crise sans nul doute fatale.


24.01.2013

Iran : Les échecs du Mouvement Vert et leurs conséquences

Le dimanche 12 juin, le Mouvement Vert, opposition officielle et dernier joker du régime devait célébrer son deuxième anniversaire. Il n’y avait personne dans les rues, pas même les derniers collaborateurs du régime. Le régime n’a même pas pu diffuser de vidéos bidonnées pour promouvoir cette opposition bidon et inefficace. Les Etats occidentaux comme la France ou la Grande-Bretagne, qui ont d’importants contrats avec les mollahs et sont de fait hostiles à un changement de régime, tentent d’aider les mollahs avec des dépêches falsifiées évoquant des manifestations et même des arrestations !


14.06.2011

Iran : 2nd compte-rendu des pendaisons en 2011

La section « un certain regard » du Festival de Cannes (financé par l’Etat français) vient de primer l’iranien Rassoulof pour sa lutte en faveur de la liberté alors que ce cinéaste soutient Moussavi, l’opposant officiel, partisan d’une république islamique pure et dure et que par ailleurs, ce cinéaste vient de réaliser un film où les femmes ne sont pas des victimes comme Sakineh, mais des citoyennes actives et maîtresses de leur destin conformément à l’image officielle donnée de la condition féminine par le régime !

L’année dernière, le même festival avait primé un film qui prétendait que le seul souci des jeunes était de jouer de la musique alors que des millions de jeunes avaient quelques mois plus tôt envahi les rues de toutes les villes du pays pour crier « mort à la république islamique ». L’année d’avant, Cannes avait primé Satrapi qui faisait la tournée des médias pour défendre le port du voile, pour dégueuler sur la laïcité ou encore pour affirmer que personne en Iran ne voulait un changement de régime !

Décidément, chaque année, ce maudit festival nie la révolte du peuple iranien. On peut angéliquement parler de coïncidences, de l’indépendance des jurys, mais la présomption d’innocence très à la mode en France ne tient pas la route car la France, organisateur du Festival, ne dénonce pas ces mauvais choix et participe à la promotion des ennemis du changement de régime car cela serait synonyme de la fin de ses contrats. Mais la France ne se contente pas de nier la révolte iranienne par la diffusion d’un cinéma négationniste, elle minimise aussi le nombre de pendaisons et leur nature. Voici le second opus de notre récapitulatif des pendaisons en Iran pour ne pas oublier une dure réalité dont ne parle aucun cinéaste iranien, ni aucun Etat occidental partenaire des mollahs.


24.05.2011

Iran : L’éternel retour de Mossadegh

Paris vient de sortir un film sur Mossadegh, le démocrate qui a tenu tête au Shah ! Le film est l’œuvre de Shirin Neshat, une artiste liée au régime des mollahs chargée d’esthétiser et banaliser le port du voile. Le film évoque le coup d’état du Shah contre son Premier Ministre démocratiquement élu. Le propos est anti-constitutionnel car dans la constitution iranienne, le roi nomme ou destitue le Premier Ministre sans avoir à expliquer ses choix. Le film dénature les faits historiques pour noircir l’image de la dynastie Pahlavi à un moment où cette dynastie et la monarchie enregistrent un soutien massif de la part des Iraniens. C’est évidemment une commande du régime pour que l’opinion occidentale ne puisse admettre l’existence de ce soutien et comprendre les raisons de ce soutien. Il est navrant que Paris puisse aider cette propagande pour maintenir un régime agonisant et impopulaire qui lui a accordé des contrats pétroliers à bas prix. Il nous est paru nécessaire de rappeler des faits historiques.


17.04.2011

Iran : Asghar Farhadi et le cinéma iranien

Ce samedi à 19 heures, le Festival de Berlin a primé le film du cinéaste iranien Farhadi qui se dit apolitique et ne prend aucune position sur aucune violation des droits de l’homme par les mollahs. Quelques minutes plus tard, le régime des mollahs a changé en amende la peine des deux journalistes allemands détenus en Iran, la montant a été acquitté par le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui venait d’atterrir à Téhéran. Westerwelle est reparti en compagnie des deux journalistes après une conférence de presse commune avec son homologue iranien où chacun a mis l’accent sur les bonnes relations entre les deux pays. Il y a eu clairement un deal. Mais lequel ? Voici des réponses.


22.02.2011

Iran : La semaine en images n°153

Cette semaine, sous la pression des sanctions américaines, les mollahs devaient envoyer leur représentant à Istanbul pour la reprise du dialogue afin de trouver un compromis sur le nucléaire.

Mais tout compromis passe par un apaisement bilatéral qui ne convient pas aux mollahs car ils seraient obligés d’autoriser les pions des Etats-Unis à intégrer la vie politique iranienne : ils seraient alors exposés à une révolution de couleur les conduisant de leur palais vers les prisons ! C’est pourquoi les mollahs étaient encore une fois en quête de provocations pour saboter le dialogue et aussi en quête de moyens pour neutraliser les sanctions qui leur imposent ce dialogue suicidaire.

Cependant, cette quête a toujours valu plus de sanctions au régime des mollahs. Pour continuer cette même politique de provocations sous les sanctions sans s’effondrer économiquement, il a gelé les salaires et augmenté les prix pour baisser la consommation donc le volume d’importation des produits vitaux. Le régime a ainsi gagné du temps, mais en réduisant le pouvoir d’achat du peuple, il a annulé l’avantage salarial de leurs miliciens et perdu le soutien de ces derniers. Il repose à présent sur une base très réduite et doit faire attention à ne pas dire des choses susceptibles d’augmenter les sanctions sinon il risquerait de perdre le soutien de ses derniers fidèles. Il ne saurait organiser un quelconque rassemblement le 11 février prochain pour l’anniversaire de la révolution islamique : chacun verrait sa vulnérabilité…

C’est pourquoi il a été amené à laisser de côté les provocations lourdes (tirs de missiles, slogans anti-israéliens ou menaces de guerre pétrolière) destinées à provoquer une confrontation avec le calcul que Washington finirait par capituler devant le risque d’une nouvelle guerre qui a en plus le désavantage de pouvoir nuire à l’approvisionnement pétrolier mondial. A présent, pour obtenir les mêmes effets, les mollahs se montrent plus discrets en tenant des propos en apparence modérés qui contiennent en fait des termes très précis insinuant des progrès alarmants en matière de fabrication d’une bombe nucléaire !

Ces progrès sont en fait fictifs car le régime est incapable de démarrer sans l’aide des Russes la centrale civile de Bouchehr, mais Washington n’en parle pas car il a besoin de la « menace nucléaire iranienne » pour sanctionner les mollahs afin de les forcer à accepter l’apaisement permettant le retour de ses pions en Iran. En revanche, Washington ne veut pas que cette menace utile pour sanctionner les mollahs puisse faire paniquer l’opinion américaine, c’est pourquoi il a laissé dire que le virus Stuxnet avait durablement amoindri la capacité nucléaire des mollahs !

Pour neutraliser cette annonce qui annule durablement la « stratégie de l’amplification de la crise », Téhéran a lancé une invitation à tous les pays surtout ceux du groupe des Six qui négocient aux côtés des Etats-Unis de se rendre en Iran pour visiter ses installations nucléaires afin de voir eux-mêmes ses progrès !

La semaine a commencé avec cette visite destinée à provoquer les Américains. Pour éviter que cette visite ne provoque un effet négatif sur les derniers fidèles du régime, ce dernier s’est montré discret à son propos et a mis l’accent sur le plan intérieur sur des programmes destinés à satisfaire l’opinion : des promesses de dialogue avec les Six, des promesses de lutte anti-corruption et anti-pollution et la diffusion de beaucoup de foot comme bouche-trou. Voici le résultat en images avec une chute inattendue mais cinglante. (vous pouvez cliquer puis zoomer sur les images pour les agrandir une ou deux fois)


23.01.2011

Iran-Panahi : Ahmadinejad, co-directeur de la Berlinale !

Hier, les médias du régime ont fait savoir que le président Ahmadinejad s’opposait à l’interdiction de tournage imposée à Jafar Panahi par le Chef du pouvoir judiciaire, Sadegh Larijani et de la possibilité d’une relaxe. Cela est tout à fait impossible car au sein du régime des mollahs, le Président exécute les choix du Conseil de Discernement, véritable conseil d’administration du régime, dont fait partie le chef du Pouvoir Judicaire. Le Président est en quelque sorte sous les ordres du Chef du Pouvoir Judicaire : il ne peut le contredire : il serait rappelé à l’ordre par le Conseil de Discernement. Nous sommes face à une mise en scène du régime pour faire parler de Panahi, ce cinéaste partisan d’un islamisme modéré


20.01.2011

Iran : Neda n’est pas morte pour Sotoudeh !

Il y a plus d’un an du 15 au 25 juin 2009, des centaines de milliers de personnes défilaient dans les rues iraniennes avec des slogans hostiles au régime alors que pendant des années, des lobbyistes du régime avaient répété un peu partout que « le peuple ne voulait plus de révolution ». De ce côté-ci, sur Youtube, des millions de personnes ont découvert un peuple désireux de changements, mais les médias officiels ont fait obstruction car un changement de régime signifie l’annulation des contrats pétroliers au rabais que signent les mollahs pour qu’on les laisse faire. Dans ce climat étrange, le visage ensanglanté de Neda a brisé le silence. Elle est si loin à présent : les Occidentaux ont remplacé la pure Neda par Sakineh la meurtrière qui ne représente aucun combat politique. Et comme s’il ne suffisait pas d’avoir ainsi dépouillé la révolte de son symbole, tous les jours on diffuse des nouvelles de faux opposants, partisans de Moussavi, un des fondateurs les plus zélés du régime islamiste, pour nier l’envie d’un changement de régime.


29.12.2010

Lapidation : L’horreur comme outil politique

Il y a une semaine, l’information iranienne la plus lue sur Google News a été la nouvelle de l’amputation d’un voleur récidiviste. Cette nouvelle horrible a été oubliée par l’annonce de la pendaison imminente d’un meurtrier mineur au moment des faits, puis celle de lapidation imminente d’une femme accusée du délit d’adultère en 2006. C’est une autre réalité de l’Iran, une réalité d’autant plus choquante que les soi-disant modérés du régime ne les ont nullement condamnées. Shirin Ebadi que nous dénonçons comme une fausse dissidente a également brillé par son silence. Ces infos qui donnent la chair de poule et une bien mauvaise image du régime et de ses faux opposants ne vous sont pas parvenues grâce à l’investigation de quelques journalistes intrépides, elles ont été délibérément diffusées par les mollahs eux-mêmes. Il s’agit de diversions médiatiques, un écran de fumée pour faire oublier une suite inédite du soulèvement populaire de juin 2009.


10.07.2010

Iran : La "Révolution Verte", deuxième prise !

Il y a un an, le régime des mollahs a voulu simuler une révolution de couleur pour donner une légitimité absolue à ses institutions ainsi qu’à son programme nucléaire (défendu par Moussavi), mais trois jours après le début de la révolution verte, les choses ont échappé aux mollahs. Le peuple a profité de la brèche pour descendre massivement dans la rue et contester le régime tout entier. Quand les mollahs avaient lancé leur révolution verte, les Européens étaient ravis car ce régime horrible qui leur vend le pétrole au dixième de son prix allait avoir une meilleure image. En revanche, dès que le peuple est descendu dans la rue, les Européens ont détourné les regards pour laisser le régime étouffer cette contestation et ils se sont, à nouveau, intéressés à l’Iran quand le régime a repris la promotion de son mouvement Vert. Un an après, alors que le peuple se rappelle cette double trahison, le régime et ses amis européens préparent fébrilement l’anniversaire de cette fausse opposition.


05.06.2010

Iran : La semaine en images n°119

Le régime a passé une semaine difficile car son amie, la Russie, l’a lâché en se disant en faveur de nouvelles sanctions. C’est une catastrophe pour les mollahs car ces derniers ont toujours utilisé la protection de l’Etat Russe pour rappeler le refus de tout apaisement avec l’Occident en accompagnant ces annonces d’un enchaînement de provocations guerrières de nature à faire capituler l’Occident par la peur d’une guerre très nuisible pour son approvisionnement pétrolier. L’absence de la protection russe a été une grosse avarie. Elle a contraint le régime à se tenir convenablement sur la scène internationale. Il n’a pu faire aucune provocation parallèlement à l’annonce de son refus de compromis sur le nucléaire : pas un tir de missile, pas de slogans anti-israéliens, encore moins des annonces d’installation de nouvelles centrifugeuses. Dans l’adversité, le régime s’est orienté vers des valeurs sûres : la fausse opposition interne, le mouvement Vert qui entend donner une couleur démocratique au refus de tout apaisement avec l’Occident. De fait, ce fut une semaine riche en bouleversements.


30.05.2010

Iran : Binoche pour la grandeur du cinéma et tout le reste...

Juliette Binoche a pleuré devant les caméras pour Jafar Panahi, « un cinéaste emprisonné en Iran ». Pourtant, Panahi n’a jamais dénoncé la moindre lapidation, la moindre pendaison de mineurs. Jafar Panahi est ce que les Iraniens appellent un faux opposant : quelqu’un que le régime veut faire passer pour un opposant afin qu’il usurpe la place des vrais opposants. Il va sans dire que le faux opposant ne veut pas d’un changement de régime. D’ailleurs, ce Panahi l’a récemment dit dans une lettre écrite du fond de sa cellule d’isolement en Iran ! L’annonce a révolté notre ancien collaborateur Ardeshir Babakian car « la lettre écrite du fond d’une cellule d’isolement » est une des étapes de la procédure de victimisation scénarisée pour fabriquer un faux opposant. Il a décidé de lancer un appel à Juliette Binoche et la grande famille de cinéma.


22.05.2010

Iran : La semaine en images n°117 (cf. Panahi)

Nous avons vécu une semaine bizarre. La principale info de la semaine pour tous les Iraniens a été la quintuple pendaison de dimanche dernier. Cela a fait l’actualité pendant 1 ou 2 jours sur Google news, mais ces cinq pendaisons ont été délogées des unes par le « siège vide de Panahi à Cannes ». Depuis 5 jours, on parle de Panahi comme d’un opposant alors qu’il soutient Moussavi, un islamiste pur et dur qui siège depuis 22 ans à la plus haute instance du régime. On a eu zéro image pour les 5 jeunes pendus un matin à Téhéran, mais une image de Panahi debout derrière la fenêtre de sa cellule ! Prise par qui ? Un maton ? Le directeur de la prison ? Gilles Jacob parle tous les jours à la femme de Panahi alors que tous les Iraniens savent que les conversations sont écoutées et coupées par le régime s’il le souhaite. Le régime nous offre lui-même les preuves de ses bidonnages. La semaine en images est un rendez-vous hebdomadaire pour voir le vrai Iran derrière les images sélectionnées par le régime.


16.05.2010

Iran : Les habits neufs de l’Empereur Jafar !

© IRAN-RESIST.ORG – 4 Mars 2010 | L’Iran a annoncé l’arrestation de Jafar Panahi et sa famille à l’issue d’une descente de la milice chez lui pour son soutien à l’opposant Moussavi. On imagine une rafle comme l’Europe en a connu à ses heures les plus sombres sous le nazisme puis sous le communisme, c’est pourquoi la société (française) des réalisateurs de Films (SRF) a apporté son soutien à Panahi. C’est tout à l’honneur de cet organisme, mais il se fourvoie car Moussavi est loin d’être un opposant.


20.04.2010

Iran : Dieudonné retrouve ses amis à Téhéran

Dieudonné est encore à Téhéran. Cette fois, il ne veut pas libérer Clotilde Reiss, mais parler cinéma en toute liberté avec quelques amis français qui l’accompagnent. Cela veut dire se lâcher en public sur le thème des juifs méchants sans risquer une amende. Une ode à l’indifférence sous toutes ses formes.


28.01.2010

Iran : Les secrets des Chats Persans de Ghobadi

Les Chats Persans de Bahman Ghobadi sort aujourd’hui à Paris. Les médias français sont enthousiastes à l’idée d’avoir découvert la face cachée de la jeunesse iranienne. Ils sont loin du compte : la jeunesse iranienne vit dans une extrême pauvreté et son souci premier n’est pas de jouer de la musique, activité réservée aux gosses de riches.

Sous le label usurpé de cinéma d’underground, ce film qui imite l’esthétisme de ce genre de cinéma est une tentative très rusée pour détourner les regards Occidentaux des vrais problèmes de la jeunesse iranienne, mais aussi de son attente de voir l’Occident à ses côtés.


23.12.2009

Iran : Ebadi rewards a defender of the sharia

At the moment that Obama received his Nobel Peace Prize in Oslo, the former recipient of the prize, Shirin Ebadi, attributed her Human Rights Defender of the Year Prize to Ayatollah Montazeri. Montazeri was one of Khomeini’s first lieutenants and a partisan of an Islamic state based on the Sharia. This political choice was completely occulted by the Western press. | Deciphering |


13.12.2009

Iran : Les vertes excuses de Moussavi

Le porte-parole en exil de Moussavi, chef de file du Mouvement Vert, a annoncé son intention de remettre une lettre ouverte d’excuse de la part du peuple iranien à la représentation diplomatique américaine à Londres en marge de la manifestation de soutien à la commémoration du 30ième anniversaire de la prise en otage de l’ambassade américaine le 4 novembre 1979. Ce non-sens a une explication très simple.


04.11.2009

Iran : Avis de recherche !

Tu vis la crise de plein fouet et tu cherches des solutions originales de subsistance ? Cela fait des mois que tu cours les petites annonces sans trouver un travail ?

Nous avons la solution pour toi !


13.09.2009

Iran : 3 films officiels sur le soulèvement iranien

Hana Makhmalbaf la fille de Mohsen Makhmalbaf, le porte-parole en Europe du Mouvement Vert et de la journée de solidarité (« Green Day »), présentera en avant-première à la 66e Mostra de cinéma de Venise un film en partie documentaire nommé « Green Days » sur les « manifestations qui ont récemment secoué l’Iran ».


26.08.2009

Iran : 3 Officials movies about Iranian uprising

Hana Makhmalbaf, the daughter of Mohsen Makhmalbaf who is the Europe’s spokesperson of the Green Movement and of the solidarity day -“Green Day”, will preview at the 66th cinema Mostra of Venise a partly documentary movie that is entitled “Green Days” and that deals with the “demonstrations that shook recently Iran”.


26.08.2009

IRAN : 25 JULY, A PARTICULAR DAY

© IRAN-RESIST.ORG | Today, Saturday 25 July, will take place the world action day to support Iranian people. It’s an excellent initiative but it is introduced under the green banner of islam, with a green logo and it is launched by persons and organizations that are much linked to the regime right after the 17 July, the black day for the mullahs’ regime which then noticed the death of the green movement. Such initiative of world solidarity will be one of the last attempts to revive a movement on which the regime relies to strengthen its bases. Thus this 25 July won’t be a day for the Iranians who are hostile to the regime but a day for their enemies.


26.07.2009

Iran : 25 juillet, une journée particulière

Aujourd’hui samedi 25 juillet aura lieu la journée mondiale d’action pour soutenir le peuple iranien. C’est une excellente initiative, mais le fait est qu’elle est placée sous la bannière verte, avec un logo vert et quelle a été lancée par des personnes et organismes très liés au régime au lendemain du 17 juillet, une journée noire pour le régime des mollahs qui a alors constaté la mort du mouvement vert. Cette initiative de solidarité mondiale sera une dernière tentative pour réanimer un mouvement sur lequel compte le régime pour consolider ses bases. Ce 25 juillet ne sera donc pas une journée pour les Iraniens hostiles au régime, mais une journée pour leurs ennemis.


25.07.2009

Iran : Vraies nouvelles fraîches du front

Si l’on en croit certains médias, journalistes ou politiciens français, il y aurait de petits affrontements en Iran, principalement à Téhéran et uniquement entre des partisans de deux clans rivaux. Etrangement, alors que tous les médias français évitent les mot révolution ou insurrection, ils parlent aussi d’une mobilisation massive des Pasdaran pour mater le mouvement. En fait, il faut oublier cette désinformation, voici des vraies nouvelles fraîches du front.


23.06.2009

IRAN : A VERY PARTICULAR SURVEY IMAGINED BY WASHINGTON !

© IRAN-RESIST.ORG – June 12 2009 | Last week we denounced several articles of the French press in which journalists published sentiments wished by the mullahs to give the illusion of a democratic State. In parallel with the tireless efforts of Delphine Minoui and her alter ego Marie-Claude Descamps, there are journalists who can be mistaken : we think it’s the case of Vincent Jauvert, great reporter of the Nouvel Observateur who decodes with talent international news on his blog.


13.06.2009

Iran : Cannes, Prix Spécial d’un Jury encore plus spécial

Le jury de la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes a décerné un Prix Spécial à « On ne sait rien des chats persans » de Bahman Ghobadi. Ainsi, Cannes a encore récompensé un cinéaste iranien bénéficiant d’un passeport du régime des mollahs pour voyager à travers le monde pour donner une image édulcorée de la répression en Iran.


25.05.2009

Iran : Un documentaire sur la castration des homos !

Hier soir nous avons eu droit à un documentaire très instructif fait par une Iranienne des Amériques sur les transsexuels en Iran. Un journaliste de Têtu a trouvé ce documentaire étrange, on ne peut lui donner tort car le projet avait reçu l’aval de Téhéran : en fait, comme nous tous, il a assisté sans le savoir à un exercice de propagande du régime des mollahs sur sa supposée tolérance.


20.05.2009

Iran-Cannes : Les supercheries de Bahman Ghobadi révélées par lui-même

A l’occasion d’un entretien accordé à la section persane de la chaîne publique américaine Voice Of America, Bahman Ghobadi a tenu des propos radicalement opposés à ces déclarations à la presse française. Ce document vidéo disponible sur Youtube montre aussi des images de son film qui révèlent des supercheries dans le discours de Ghobadi.
| Arrêts sur images |


19.05.2009

Iran-Cannes : Ghobadi et la persécution des Kurdes

L’Iranien Bahman Ghobadi dont le dernier film a inauguré la section un certain regard du 62ième Festival de Cannes se dit kurde et défenseur des droits des Kurdes. Il dédie d’ailleurs ses Prix cinématographiques au peuple kurde. Il s’agit d’une couverture pour tromper les médias occidentaux car ce monsieur ne dénonce jamais aucune des persécutions à l’encontre des Kurdes iraniens.


18.05.2009

Iran : La semaine en images n°65

La semaine a été écrasée sous le poids des nouvelles concernant Roxana Saberi. Une femme qui en 6 ans de vie en Iran n’a jamais écrit ou réalisé un reportage sur la vraie vie en Iran : la misère, le chômage, les enfants travailleurs, ces 15% d’Iraniens qui ont des casiers judiciaires parce qu’ils se défoncent ou vivent de menus larcins, les 700,000 prisonniers dont la moyenne d’âge est de 24 ans ! Aujourd’hui on parle d’elle comme auteur d’un film engagé sur la jeunesse. Les photos de presse récoltées cette semaine nous permettent d’enguirlander ce film présenté à Cannes. (cliquez sur les images pour les agrandir)


17.05.2009

Iran : Un certain regard !

La section « un certain regard » du 62eme Festival de Cannes a débuté avec un film iranien tourné clandestinement par Bahman Ghobadi sur la vie des rappeurs de la scène de la musique underground en Iran. On ne pouvait pas mieux choisir pour un certain regard car ce film est une nouvelle œuvre de propagande du régime des mollahs pour donner une certaine image de la jeunesse iranienne, une image qui ne correspond pas à la réalité de la vie en Iran.


15.05.2009

IRAN : SABERI-EBADI-GHOBADI AFFAIR

© IRAN-RESIST.ORG – April 23 2009 | The tensions with the United States considered, at the end of January 2009, Tehran took it out on Roxana Saberi, an Iranian who set up in the United States but who works in Iran.It hoped for a strong-armed intervention from the Obama administration so to protest against the interference into the American affairs and avoid any future dialogue with the Americans. In the absence of such intervention, Tehran gets ready to free this hostage who became useless or even inconvenient. This release will be however a new spectacle with the participation of Shirin Ebadi and Bahman Ghobadi, two media faces of the mullahs’ regime.
Decodings of how and why |


23.04.2009

Iran : Affaire Saberi – Ebadi – Ghobadi

Sur un fond de tension avec les Etats-Unis, fin janvier 2009, Téhéran s’en était pris à Roxana Saberi, une Iranienne établie aux Etats-Unis mais travaillant en Iran. Il espérait une intervention musclée de l’administration Obama afin de crier à l’ingérence dans les affaires iraniennes pour bouder tout futur dialogue avec les Américains. En l’absence d’une telle intervention, Téhéran s’apprête à faire libérer cet otage devenu inutile voire encombrant. Cette libération sera néanmoins un nouveau spectacle avec la participation de Shirin Ebadi et Bahman Ghobadi, deux figures médiatiques du régime des mollahs.
| Décodages du comment et du pourquoi.


23.04.2009

Iran : Une actrice au service de la désinformation

Le site d’information Rooz, lié au régime des mollahs, a publié sous le titre d’« une Iranienne à Hollywood », un article sur l’actrice Golshifteh Farahani qui se serait exilée aux Etats-Unis. Ce récit colle parfaitement à notre scénario de la fabrication des « faux opposants mais vrais lobbyistes » en faveur d’une entente irano-américaine.


03.12.2008

Iran : Golshifteh Farahani et le cinéma iranien !

Golshifteh Farahani, une actrice iranienne qui a joué dans le dernier Ridley Scott aux côtés de Leonardo DiCaprio et de Russell Crowe, s’est vue interdire le droit de quitter l’Iran. L’occasion est trop belle pour Delphine Minoui pour évoquer un durcissement du régime à l’égard des artistes. Permettez-nous d’en douter. Ce n’est qu’une publicité facile pour insinuer que les acteurs iraniens sont subversifs !


22.08.2008

Iran : Football et Féminisme

Le quotidien canadien Devoir qui publie généralement des articles pro-mollahs s’est intéressé à Nasrine Afzali, une « féministe iranienne » de passage à l’université canadienne de Concordia pour assister à une conférence sur « le rôle du sport dans les luttes des femmes musulmanes ». Selon Devoir et Nasrine Afzali, le combat des femmes pour acquérir leur liberté pourrait être incarné par l’obtention du droit d’entrée dans les stades de football. Est-ce possible ?


31.03.2008

Iran : Le contrat de Juliette Binoche

L’actrice française Juliette Binoche est en visite en Iran pour mieux connaître ce pays, a rapporté mercredi l’agence des étudiants islamiques d’Iran (ISNA).


27.12.2007

Iran : Pleins feux sur le cinéma féminin !

Le régime des mollahs a une spécialité unique au monde : des artistes dissidents qui parlent de tout sauf des violations des droits de l’homme par les mollahs en Iran. Ces intellectuels sans contenu qui ne s’engagent pour aucune cause ont pour fonction de faire croire à l’existence d’une dissidence en Iran. Par ailleurs, le régime préfère qu’ils soient de sexe féminin. Le dernier arrivage est Hana Makhmalbaf, 18 ans et déjà cinéaste avec un premier long métrage déjà sélectionné !


25.09.2007

Iran : Persépolis et Catherine Deneuve

Deneuve adore. Depuis le 24 mai, nous faisons campagnes pour parler du film Persépolis et la version très indulgente qu’elle montre de la condition humaine en Iran. Nous avons écrit à l’agent de Catherine Deneuve pour avoir une réponse. Il n’y a pas de réponse mais une continuité du soutien de Deneuve au Film et à son auteur et ce sans restriction. Même si à l’applaudimètre Chiara bat tout le monde.


03.07.2007

Iran : Frédéric Bonnaud et sa bande à Neuneu

La bande à Bonnaud recevait Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (alias Winshluss) pour la promo de Persépolis, « un film France Inter » selon Frédéric Bonnaud lui-même. Nous avons adressé un e-mail d’information la veille à Frédéric Bonnaud et pourtant nous avons assisté à d’étonnants moments de radio.


26.06.2007

Iran : Une histoire d’Adam et Eve avec Juliette Binoche

Dans un article consacré aux « à-côté » de Cannes, le critique Jacques Mandelbaum du Monde a révélé l’existence d’un projet de film du cinéaste iranien Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche.


31.05.2007

Iran : Marjane Satrapi, un Prix décevant pour Persépolis

Persépolis a obtenu le Prix du Jury qui est une récompense décernée lors du Festival de Cannes à un film apprécié par le Jury. Ce même jury dont nous avions remis en cause la composition car il contenait de nombreux amis de la responsable de la distribution de Persépolis. Nous pensons que le Prix du Jury est un moindre mal et sommes heureux d’avoir contribué à empêcher le film de Satrapi d’empocher la Palme d’Or.


28.05.2007

Iran : Marjane Satrapi aime rire

Marjane Satrapi a surpris Cannes, elle a régalé son public qui la soutient suite aux protestations de Téhéran.


25.05.2007

Iran : Cannes et le réseau « Persépolis »

N’ayons pas peur des mots : il y a un double réseau « Persépolis » en France et ce double réseau est lié à l’Iran et ses maîtres. Il y a d’abord un réseau de sites et de blogs qui gèrent sa popularité et il y a surtout derrière Satrapi une énorme société de production appartenant à une femme iranienne nommée Hengameh Panahi qui fait la pluie et le beau temps dans les milieux cinématographiques d’art et d’essai et à Cannes : 3 des membres du jury sont impliqués.


24.05.2007

Iran : Les ONG Britanniques et le lobby tentaculaire des mollahs

Des ONG et associations religieuses Britanniques ont dénoncé, dans un rapport public, les conséquences contreproductives et extrêmement dangereuses d’une intervention armée des Etats-Unis en Iran.


06.02.2007

Iran : Non au cinéma cosmétique de Jafar Panahi

Un des vecteurs de communication du régime des mollahs est l’existence d’une relative liberté d’action pour les intellectuels iraniens : l’idée générale est que ces derniers s’adaptent aux règlements et les détournent à leur avantage pour créer leurs œuvres et aborder les sujets les plus audacieux.


08.12.2006

Iran : tous les pions dehors

En Iran, ce que les mollahs ne peuvent combattre, il l’assimilent et le clonent. Ils ont ainsi fini par créer toute une famille de faux dissidents, faux opposants, faux intellectuels, cinéastes, écrivains, poètes aux œuvres inaccessibles et introuvables.


08.12.2006

Sida : les Damnées de l’Iran et le football

La république islamique d’Iran ne cesse de faire passer le message selon lequel elle est une république religieusement égalitaire et que les femmes iraniennes ont les mêmes droits que les hommes. Il est un domaine où l’égalité entre les sexes s’est accrue dans ce pays avec l’arrivée des mollahs au pouvoir.


01.12.2006

Iran : de la relativité au service des femmes

Le thème féminin est actuellement utilisé pleinement pas les services de communication du régime des mollahs et le but est de relativiser la situation.


05.10.2006

Un génie, deux associés et une cloche

Le cinéaste iranien, Abbas Kiarostami, qui est apolitique dans un pays doté d’un gouvernement négationniste a été invité en France, pays des droits de l’homme pour recevoir un dernier prix pour son œuvre silencieuse.


30.01.2006



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