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IRAN : THE BIRTHDAY PRESENT AMERICANS ALREADY FEEL SORRY ABOUT © IRAN-RESIST.ORG – Feb 2, 2010 | One week ago, Washington caused much surprise by authorizing Iraq to close a 600 millions dollars oil deal with the mullahs at a time when the latter gave signs of exhaustion few days before their revolution’s anniversary. The sum gave the mullahs their smile back since they started to use the offensive mode again against this America that provided them with the proof it’s not willing to overthrow them. But the question is what would be the use of those 600 millions dollars for such a ruined regime. To what were those petrodollars allocated ? The answer is disconcerting and much instructive for those who wish to cook something up with the mullahs. Iran : Le cadeau d’anniversaire que les Américains regrettent déjà Il y a une semaine, Washington a surpris en autorisant l’Irak à passer un joli contrat pétrolier de 600 millions de dollars avec les mollahs à un moment où ces derniers donnaient des signes d’épuisement à quelques jours de l’anniversaire de leur révolution. La somme a donné le sourire aux mollahs puisqu’ils sont repartis en mode offensif contre cette Amérique qui leur avait donné la preuve qu’elle ne souhaitait pas leur renversement. Mais la question est à quoi peuvent servir ces 600 millions pour un régime ruiné ? A quoi ont été affectés ces pétrodollars ? La réponse est déconcertante et fort instructive pour ceux qui espèrent fricoter avec les mollahs. Iran : Discrétion sur un assassinat humiliant Il y a une semaine, le directeur de la section atomique de l’université de Téhéran a été tué dans l’explosion d’une bombe devant son domicile. Le régime a immédiatement accusé Washington. Il y a trois jours, le procureur du régime des mollahs dans la région iranienne frontalière de la Turquie a été abattu par balles devant son domicile et le groupe armé Pejak que Téhéran associe à Washington a revendiqué l’assassinat, mais le régime se garde d’accuser le Pejak ou Washington et attribue le coup à des usuriers organisés en bande jadis arrêtés par le procureur. Une explication s’impose. Iran : the Bazaar in a mess The American bank sanctions made Iranian economy go wrong because it’s based on foreign investments as well as import-export activities. Without this true fuel that made it go for around 30 years, nothing goes well : debts are piling up, banks are going bankrupt. As it expects for the worse, the regime publicized last Monday some balance that appeared closer to reality in order to prepare its domestic partners. Such announcement has spread panic and caused a chain reaction whose effects were unexpected. Iran is on the move. Iran : C’est le bazar au Bazar ! Les sanctions bancaires américaines ont détraqué l’économie iranienne basée sur l’investissement étranger ou l’import-export. En l’absence de ce vrai carburant qui l’a fait tourner pendant 30 ans, rien ne va plus : les dettes s’accumulent, les banques vont à la faillite. S’attendant au pire, le régime a diffusé lundi dernier quelques bilans plus réalistes en ce sens pour préparer ses partenaires intérieurs, des annonces qui ont semé la panique, provoquant une réaction en chaîne aux effets inattendus. Ça bouge en Iran. Iran : Un nouveau facteur entre en jeu Le régime des mollahs a annoncé vendredi dernier sa volonté d’accepter l’offre de compromis sur l’échange de ses réserves d’uranium contre du combustible sur le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Ce changement n’a pas été dû à la menace des sanctions car pendant ce temps, Téhéran était courtisé par des émissaires arabes des Etats-Unis. Ce changement est survenu grâce à un nouveau facteur dans la crise nucléaire iranienne : la grogne sociale provoquée par les sanctions. Iran : La semaine en images n°94 Il y a une semaine, les médias occidentaux pleuraient pour la médaille volée de Shirin Ebadi. Les Iraniens se sont alors rappelés qu’elle existait, mais continuait à ne rien dire de déplaisant sur le régime qui les opprime. Ebadi est une figure positive en Occident mais pas en Iran. Ce qui explique qu’il n’y ait pas eu la moindre manif en sa faveur en Iran. Cette semaine ces mêmes médias vibrent pour la manif du 7 décembre alors qu’elle n’est qu’une nouvelle tentative du régime pour relancer le Mouvement Vert, fausse opposition interne hostile à toute négociation nucléaire et donc à la fin des sanctions qui pèsent sur le peuple iranien. Puisque l’on oublie si souvent les habitants de ce pays, les voici. Iran : Le désamour entre le Bassidj et le pouvoir Il y a un mois, nous avons signalé une absence des cadets de la milice Bassidj, jeunes chargés de la sécurité intérieure, dans les manifestations officielles du régime. Au fil des jours, des indices se sont amassés faisant état d’un malaise entre le pouvoir et ces jeunes, non seulement dans le Bassidj, mais aussi dans d’autres armes. Le régime a confirmé notre hypothèse en relevant de leurs fonctions les bataillons de jeunes chargés de la sécurité urbaine. Iran : The dissension between the Basij and the power One month ago, we reported the absence of Basij militia cadets, those young people who are responsible for national security, into the regime’s official demonstrations. As days went by, clues were amassed which denoted some awkwardness between the power and those young people not only inside the Basij itself but also into other armed branches. The regime confirmed our hypothesis by relieving of their post battalions of young people who were in charge of urban security. Iran : La semaine en images n°93 La semaine en images est une véritable aubaine pour nous. Elle montre la république islamique sans son masque de slogans et d’annonces grandiloquentes et nous rappelle qu’elle est de plus en plus faible. Cette semaine par exemple, le régime célébrait la création de la milice Bassidj qui est réputée d’avoir au moins 10 millions de membres. Nous ne les avons pas vus manifester dans les rues. Modestement, le régime a revendiqué un rassemblement de 60,000 miliciens dans une salle de prière qui peut contenir 10,000 personnes. Ils étaient en vérité moins de 5,000, principalement des vieux et non ces jeunes costauds qui devraient défendre le régime. Cette semaine, Téhéran devait aussi déployer des centaines d’avions et de missiles, mais nous ne les avons pas vus non plus. Iran : The week in images n°93 The Week in images is a true golden opportunity for us. It shows the Islamic Republic without its slogan pack and pompous statements and reminds us it’s getting weaker and weaker. This week for example, the regime celebrated the creation of the Bassij militia which is reputed to count at least 10 millions of members. We didn’t see them demonstrating in the streets. Modestly the regime claimed a gathering of 60,000 militiamen in a prayer room that can hold 10,000 people. Actually they were less than 5,000, mainly old people and not those young fellows who are supposed to defend the regime. This week, Tehran needed also to deploy hundreds of planes and missiles but we didn’t see them either. Iran : La semaine en images n°90 L’événement central de cette semaine était sans nul doute le 30ième anniversaire de la prise d’otages de l’ambassade américaine qui a eu lieu le 4 novembre 1979. A cette date, les partisans de Khomeiny ont pris le dessus sur les autres composants de la coalition révolutionnaire islamique. Khomeiny a baptisé le 4 novembre (13 Abân) : Journée Divine, Youm Allah. Cette année, le régime a eu droit à une journée infernale. (Vous pouvez cliquer puis zoomer sur certaines images pour les agrandir une ou deux fois) Iran : Mauvais deal au Baloutchistan ! Il y a un mois, le Jundallah, groupe armé financé par Washington, décimait l’Etat major des Pasdaran, milice chargée (selon sa charte) de la sécurité du régime. En guise d’apaisement et afin d’encourager Téhéran à reprendre le dialogue, Washington a poussé le Pakistan à annoncer la capture de trois suspects iraniens dans ce pays. Reza Pahlavi : Appels pour la démocratie en Iran Cette année marque le trentième anniversaire de la révolution Islamique en Iran. Il y a tente ans, Khomeini est revenu en Iran d’exil pour créer une théocratie totalitaire d’une sorte que nous n’avions plus vu depuis des siècles, peut-être même depuis les temps médiévaux en Europe. Il y a trente ans des militants iraniens ont pris otage le personnel de l’ambassade américaine à Téhéran. Il y a trente ans que j’ai vu pour la dernière fois l’Iran. A ce jour je n’ai pas pu y retourner. par Reza Pahlavi Iran : Washington frappe les Pasdaran via le Jundallah Plus d’une trentaine de commandants des Pasdaran dont le vice commandant des forces terrestres de cette milice et 9 chefs tribaux ont trouvé la mort dans un attentat à l’explosif dans la région de Sistan et Baloutchistan. Le groupe armé du Jundallah dont les membres se réfugient régulièrement au Pakistan a revendiqué l’attentat. Téhéran a accusé les Etats-Unis. Iran : Washington strikes the Pasdaran via the Jundallah More than 30 commanders of the Pasdaran, including the vice-commander of the ground forces of the militia and 9 tribal chiefs were killed in a terrorist bomb attack in the Sistan-Baluchistan region of Iran. The armed terrorist group Jundullah has claimed the attack. This group regularly carries out attacks in the region from the Pakistani border. Tehran has accused the United States of carrying out the attack. Iran : La semaine en images n°86 Le principal événement de cette semaine a eu lieu la semaine dernière : le régime des mollahs a été obligé d’envoyer une délégation à Genève pour reprendre le dialogue afin de s’éviter l’adoption de nouvelles sanctions. Il a de facto admis qu’il craignait les sanctions alors qu’il avait toujours affirmé le contraire. Le régime a implicitement admis sa fragilité. Craignant que cela n’incite les mécontents à s’éloigner du régime, les mollahs ont lancé une opération punitive contre les commerçants d’Or qui l’année dernière avaient défié leur autorité. Sur le plan international, pour ne pas décevoir la rue arabe, le régime a sans cesse nié avoir parlé du nucléaire à Genève pour nier sa reculade par peur des sanctions. Cette semaine, nous avons eu droit à 2 bis avec un nouvel incendie dans une section très rebelle du Bazar et aussi à une remise en cause de l’ordre du jour à Genève. Iran : Une perte progressive de contrôle Le 1er octobre, la délégation iranienne s’est engagée à coopérer avec l’AIEA pour permettre aux Six de parvenir à un compromis sur le programme nucléaire iranien. De retour en Iran le 2 octobre, cette délégation a nié avoir agi en ce sens. Le 3 octobre, El Baradai est arrivé en Iran pour convaincre les mollahs de tenir parole, le 4 octobre, Téhéran a acquiescé, mais le 5 octobre, il a à nouveau nié tout engagement. Téhéran nie avec force car il ne veut pas admettre qu’il ait reculé face aux Etats-Unis. Iran : 4 jours, 3 revirements Après la conférence Genève 2, les mollahs ont nié avoir pris des engagements nucléaires dans leurs discussions avec les Six. Cette remise en cause a inquiété les Six. Ils ont expédié en Iran Mohammad El Baradai, le directeur sortant de l’AIEA, pour confirmer les engagements de Téhéran. 24 heures après, Téhéran est revenu sur ses démentis. | Décodage d’un week-end chargé | Iran : La semaine en images n°85 Le principal événement de la semaine a évidemment été la rencontre dite de Genève 2. En septembre dernier, les mollahs ont proposé cette rencontre aux Six pour échapper aux sanctions. Mais en acceptant de dialoguer avec les Etats qui les sanctionnent, ils ont fait un pas en arrière et mis en péril leur image de caïd régional. Il en résulte une censure au niveau des images de la rencontre, mais le peu d’images qui existent montre un grand malaise. Ce pas en arrière a aussi été interprété sur le plan intérieur comme le signe d’un affaissement du régime, ce qui a poussé les mollahs dans des actions sociales, mais aussi punitives… Le tout en images. Iran : La lettre qui a mis le feu au régime Selon Courrier International, l’hebdomadaire qui participe -et nous en avons la preuve- à la désinformation des mollahs en Europe, Hassan Khomeiny, petit-fils du fondateur de la République islamique, serait la cible d’attaques répétées de la part de la presse conservatrice. Courrier International parle aussi de pressions sur les petits-fils de Montazéri, le n°2 de la révolution islamique. Via ses lobbies médiatiques, Téhéran cherche à améliorer l’image des pères fondateurs de la révolution islamique. A l’origine de cette opération se trouve une simple lettre. IRAN : DOES THE GREEN PATH OF HOPE BEARS GO BY THE RIGHT NAME ? Under the mullahs’ regime in which everything is script-written, at the moment when Ahmadinejad is about to announce the composition of his government, we can catch a glimpse of the composition of the opposition. The former reforming president, Khatami, and Karrubi joined the new 100% Islamic political party that was founded by Mussavi : “THE GREEN PATH OF HOPE” that wished to appear as a “Muslim associative social network at the service of 1980’s Islamic Constitution.” The content is woolly, the program remains nonexistent but the spectacle will be ensured by the presence of the three tenors. Iran : Le Chemin Vert de l’Espoir porterait-il bien son nom ? Sous le régime des mollahs où tout est scénarisé, au moment où Ahmadinejad s’apprête à annoncer la composition de son gouvernement, on laisse entrevoir la composition de son opposition. L’ex-président réformateur Khatami et Karroubi ont rejoint le nouveau parti politique 100% islamique fondé dimanche dernier par Moussavi : le « Chemin Vert de l’Espoir » qui se veut un « réseau social associatif musulman au service de la Constitution Islamique de 1980 ». Le contenu est flou, le programme inexistant, mais le spectacle sera assuré par la présence des trois ténors. Iran : Karrubi, the dissidents’ rising figure ! Tehran’s procurer, Said Mortazavi -who would be about to be transferred- banned the publication of the latest issue of the daily paper Etemad Melli -national trust, an organ of the party that bears the same name and that is lead by Karrubi, one of the both reforming candidates of the 12 June’s presidential election. There’s no need to conduct such ban because it was justified by the publishing of an interview that was already distributed by the regime’s press agencies. Tehran wants to initiate some Karrubi case. Iran : Le régime est entré en zone de turbulences L’association des anciens élus du Parlement Islamique d’Iran a adressé une lettre à Rafsandjani directeur de l’Assemblée des Experts, organe chargé de nommer ou destituer le guide suprême, pour lui demander d’examiner cette dernière option en rapport avec le soutien illégitime apporté par Khamenei à Ahmadinejad. C’est une démarche inhabituelle et irrégulière à l’image d’une situation de crise. Iran : Le 5 août, journée à risque pour le régime Parmi toutes les dates possibles, le régime a fixé la date de l’investiture parlementaire d’Ahmadinejad pour le 5 août ! C’est la date anniversaire de la révolution constitutionnaliste de 1906, une date patriotique que se réservait l’opposition hostile au régime pour mobiliser ses forces contre la république islamique en sa totalité. IRAN : A PRAGMATIC JUDICIAL PRODUCTION © IRAN-RESIST.ORG – August 3 2009 | The former president Khatami described the trial of his reforming friends as a travesty of justice. Some conservative deputies requested as for them that Mussavi should be judged for “extremist acts” and Rafsanjani asked everybody to keep calm “so to not endanger the regime.” We don’t mention anymore contestations but political class. Iran : Une mise en scène judiciaire pragmatique L’ancien président Khatami a qualifié le procès de ses amis réformateurs de simulacre de justice, des députés conservateurs ont demandé pour leur part que Moussavi soit aussi jugé pour ses « actions extrémistes » et Rafsandjani a invité tout le monde au calme « pour ne pas mettre en danger le régime ». On ne parle plus de la contestation, mais de la classe politique. Iran : Les diversions médiatiques du régime L’opposition hostile aux mollahs avait appelé à des rassemblements populaires dans 30 villes iraniennes à l’occasion d’une commémoration religieuse pour Neda le 30 juillet 2009. Cet appel a été entendu et suivi alors que pendant un mois, le Mouvement Vert et les chefs (Moussavi et Rafsandjani) avaient échoué dans toutes ses tentatives pour mobiliser les Iraniens. Pour sauver le Mouvement Vert qui devait être une révolution de couleur mais pro islam et pro-Khomeiny, le régime a demandé aux journalistes complaisants de réécrire le récit de cette journée, de manière à recentrer l’action sur Moussavi. Iran : La foule revient enfin avec un slogan anti-régime L’opposition hostile aux mollahs avait appelé à des rassemblements populaires dans 30 villes iraniennes à l’occasion d’une commémoration religieuse pour Neda. Cet appel a été entendu ! Iran : Une chose qui fait trop peur aux mollahs ! La colère gronde en Iran. L’opposition basée en Iran qui a été à l’origine du soulèvement de juin dernier a publié une liste complète des lieux de rassemblements dans une trentaine de villes iraniennes pour inscrire le 30 juillet dans le calendrier du renversement du régime. Iran : Le régime cherche à démobiliser la rue Ali Khamenei, le Guide Suprême du régime des mollahs, a ordonné la fermeture d’un centre de détention de torture et Ahmadinejad a ordonné la libération de 140 personnes arrêtées en juin. Contrairement à l’analyse des médias occidentaux, il ne s’agit pas de geste d’apaisement, mais des gestes tactiques loin de toute volonté d’apaisement. Le régime cherche à démobiliser la rue. Iran : Désormais, l’opposition a toutes ses chances Il y a deux jours, dimanche dans la journée, Moussavi appelait à une cérémonie de recueillement en mémoire des victimes des manifestations post-électorales. Aussitôt dans la soirée, l’opposition populaire basée en Iran a publié un programme alternatif pour cette journée sans faire référence à Moussavi. Lundi, ce dernier a repris la parole pour refocaliser les médias sur son programme ! Iran : Tu pleureras assis et en silence ! Moussavi, le candidats battu à l’élection présidentielle du 12 juin et leader du mouvement vert, accompagné de Karroubi, a demandé l’autorisation d’organiser une cérémonie en hommage aux personnes tuées au cours des manifestations post-électorales. C’est une manière d’appréhender une possible reprise des manifestations hostiles au régime dans sa totalité. Iran : Mistake on the nature of interne struggle On the occasion of a speech from Khamenei who mentioned the bad reprehensible behavior of the elites, we newly talk about the internal struggle that opposes Khamenei to Rafsanjani. Such analyze is eminently fake, there’s no struggle between those both men but there’s a growing internal dissension regarding the political behavior that is adopted by Rafsanjani to spare the regime to capitulate in front of the United States. Iran : Erreur sur la nature de la lutte interne A l’occasion d’un discours de Khamenei évoquant la mauvaise conduite répréhensible des élites, on vient à nouveau parler de la lutte intestine opposant Khamenei à Rafsandjani. Cette analyse est éminemment fausse, il n’y a pas de lutte entre ces deux personnages, mais une mésentente interne grandissante sur la conduite politique adoptée par Rafsandjani pour éviter au régime de capituler face aux Etats-Unis. IRAN : RAFSANJANI SUMMONED BY THE GREAT AYATOLLAHS © IRAN-RESIST.ORG – JULY 20 2009 | The latest speech of Rafsanjani, that mentions a divine and popular joint legitimacy, filled with enthusiasm Western medias that from now on see him as the leader of the green movement’s young protesters. This is what several Iranian newspapers were happy about. However the ayatollahs who are the regime’s Islamist backing didn’t like this speech. Thus they summoned the culprit to Mashhad on the fringe of a yearly pilgrimage that is reserved to great ayatollahs. Iran : Le référendum comme dernier joker L’ex-président Khatami, allié de Moussavi, a appelé lundi à l’organisation d’un référendum national sur la légitimité d’Ahmadinejad pour mettre fin à la crise politique actuelle. Contrairement aux analyses des médias occidentaux, cet appel n’est pas une initiative isolée et dissidente, mais la dernière carte du régime lui-même. Iran : Rafsandjani convoqué par les grands ayatollahs Le dernier discours de Rafsandjani, évoquant une légitimité conjointe divine et populaire, a enthousiasmé les médias occidentaux qui voient désormais en lui le chef des jeunes contestataires du mouvement vert. C’est ce dont se félicitaient plusieurs quotidiens iraniens. Mais ce discours a déplu aux ayatollahs qui sont la caution de l’islamisme du régime. Ils ont donc convoqué le fautif à les rencontrer à Machad en marge d’un pèlerinage annuel réservé aux grands ayatollahs. France Soir | Iran : Un opposant au régime des mollahs se confie Kaveh Mohseni est le représentant en France de l’opposition iranienne laïque et l’animateur du site Internet d’opposition Iran-resist. A FranceSoir.fr, il livre son sentiment au sujet des événements qui secouent son pays et de l’attitude des pays occidentaux. par Hervé Laumont, le lundi 22 juin 2009 Iran : Téhéran impose sa gestion de l’info Pour donner une nouvelle légitimité à la révolution islamique et son refus de compromis tous azimuts, le régime a décidé de déclencher le 13 juin une révolution verte. L’opération lui a échappé du 15 au 25 juin : les Iraniens sont descendus massivement dans les rues et ont pu informer le monde de leur révolte via la diffusion de vidéos de leurs exploits. Après avoir calmé la révolte, pour pouvoir reprendre le processus de révolution verte, la première décision du régime a été de prendre en main la gestion de l’information, ce qui sous-entend la gestion du nombre des morts, des blessés, des arrêtés, des dates… La désinformation est omni présente. Iran : La foule, malgré un fort dispositif policier Le mouvement de contestation contre le régime des mollahs que ce dernier veut déguiser en une révolution verte pro-Moussavi devait reprendre ce jeudi 9 jeudi. Nos espoirs n’ont pas été déçus puisque les commerçants ont baissé les rideaux et que les Téhéranais sont descendus dans les rues et dans une écrasante majorité sans afficher leur soutien à Moussavi (donc en évitant d’arborer des rubans ou des T-shirts verts). Iran contestation : La censure arrive en France Le 13 juin, le régime voulait simuler une révolution verte, pour avoir l’air démocratiquement islamique et révolutionnaire, mais en moins de 48 heures, l’opération lui a échappé pour devenir une révolte nationale où l’on a crié « MORT A LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE ». Après avoir réprimé la révolte dans le sang, le régime a repris son programme de révolution verte centrée sur Moussavi et demandé à des journalistes comme Delphine Minoui de réécrire l’histoire de ces journées à la sauce verte. Iran : 100% mobilisé pour casser la contestation Le régime des mollahs ne veut pas et ne peut pas devenir modéré car dans ce cas il perdrait sa capacité de nuisance régionale qui fait sa force. Il doit dans le même temps manœuvrer pour éviter de nouvelles sanctions pour ses nuisances. Dernièrement, il a cru avoir trouvé la solution miracle avec sa propre révolution de couleur, verte islamique, pour avoir l’air démocrate tout en régénérant les valeurs révolutionnaires et islamistes. Dans le cadre de cette opération, il lui fallait des manifestations de masse, mais l’opération lui a échappé : la révolution verte s’est transformée en révolte anti-régime. Après avoir maté la révolte, le régime a programmé de reprendre la révolution verte le 9 juillet et prépare le terrain pour éviter un nouveau débordement. Iran : La partie commence maintenant ! Il y a presque un mois, le régime des mollahs organisait ses élections présidentielles. L’enjeu était de placer à l’exécutif, un homme capable de repousser l’offre de dialogue d’Obama, offre qui entend engager le régime dans un processus d’apaisement contraire à sa vocation d’agitateur régional. Pour répondre à ce défi, le régime a d’abord pensé à un retour de Khatami, puis à une réélection d’Ahmadinejad avant de faire le choix d’une nouvelle révolution islamique, la vague verte, avec Moussavi dans le rôle de Khomeiny. Enjeux et détails d’un plan à haut risque pour le régime. Iran : Neda, reprise, recyclée et effacée par le régime Depuis des années, le régime des mollahs fabrique de faux opposants ou des alibis démocratiques qui ne dénoncent jamais rien et font espérer des réformes qui n’arrivent jamais. Ces faux opposants (étudiants, féministes, cinéastes) étaient absents du grand rendez-vous historique du soulèvement du peuple iranien du 15 au 25 juin. A présent que les contestataires ont battu en retraite, ces usurpateurs prennent tour à tour la parole pour s’incruster dans la légende du mouvement pour réécrire l’histoire à leur avantage, mais tous butent sur le cas de Neda. Iran : Le régime de plus en plus contrarié par la rue ! Craignant une reprise des contestations à l’occasion de la journée du 9 juillet, le régime avait hier annoncé sa décision d’autoriser Moussavi à organiser plusieurs manifestations d’ici cette date incluse. Il espérait ainsi récupérer la contestation en la limitant à une remise en cause des résultats de l’élection en faveur de Moussavi. Cette décision a été suivie d’un appel à la manifestation de la part d’un site proche des contestataires ! Cette tactique contrariante s’est avérée payante. Iran : Limiter la casse ! Le régime des mollahs croit à une reprise des contestations, c’est pourquoi il autorise Moussavi à appeler à des manifestations, tous les deux jours, pour que ce dernier puisse revendiquer une descente massive des Iraniens dans la rue comme un soutien à sa propre personne. Iran : La semaine en images n°71 Depuis plus d’un an et demi, nous vous livrons une revue de presse en images de l’Iran sur la base de photos réalisées par les diverses agences iraniennes dirigées par les Pasdaran. Depuis deux semaines, ces images ont été déclassées par la déferlante des vidéos amateurs réalisées par les participants à la première vague du soulèvement contre le régime. Face à cette concurrence déloyale, le régime avait purement et simplement arrêté sa production d’images officielles : elle a repris avec la pause marquée par les contestataires après la répression de la dernière manifestation qui a eu lieu mercredi dernier. Iran : Un groupe d’activistes dresse le bilan du mouvement Le 13 juin, le régime a décidé de simuler une contestation des résultats électoraux de la victoire d’Ahmadinejad pour inciter Obama à prendre parti en faveur de Moussavi pour donner une légitimité mondiale à ce dernier sur la base de laquelle il aurait pu mener une politique de refus de dialogue sur le nucléaire. Pour mettre en scène cette fausse contestation, le régime a ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffré un authentique mouvement populaire de contestation du régime tout entier. Après 8 jours de manifestations et d’affrontements, le mouvement marque une pause. Quel a été le bilan de cette première étape vers un possible changement de régime ? 0 | 50 [Retour à l'index des mots-clés] |
