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Iran : Les mollahs sur des charbons ardents

30.06.2021

Les agences de presse américaines et européennes continuent à ignorer la grève massive ou générale [1] des dizaines de milliers d’ouvriers et techniciens des secteurs pétroliers et industriels Iraniens décider à virer les mollahs qui leur imposent des conditions de travail proche de l’esclavage depuis 42 ans. Il n’en allait pas de même sous la présidence de Trump qui ne cessait d’affirmer son soutien au peuple iranien. Cette omerta est la preuve que les démocrates et leurs alliés européens (issus des organes comme French American Foundation | FAF) ne veulent pas la chute des mollahs et de l’islamisme au Moyen-Orient et sont bien embêtés par cette grève qui ne cesse de gagner en vigueur.



Les ouvriers iraniens du secteur pétrolier sont en grève depuis 10 jours contre l’économie népotiste et mafieuse des mollahs [2] [3]. Les grévistes occupent leurs dortoirs pour empêcher les mollahs d’embaucher des remplaçants étrangers ou des miliciens.

Il y a deux jours, les mollahs ont menacé de licencier tous les grévistes, mais ces derniers n’ont pas flanché malgré le fait que le pays compte près de 85 % de chômeurs. Personne au sein de la milice ou de la population n’est venu pour les déloger ou pour les remplacer. De plus, les grévistes ont reçu de nombreux messages de soutien et ont rappelé qu’ils allaient continuer leur fronde en manifestant dès mercredi matin dans les rues iraniennes.

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© IRAN-RESIST.ORG

Hier, les mollahs ont alors coupé l’eau des dortoirs (dans des régions où la température à l’ombre voisine les 45°c) pour déloger les grévistes, mais ils n’ont pas flanché et ils ne flancheront pas, car ils n’ont pas été confrontés à une condition extrême, en tant qu’iraniens, ils vivent sous le signe des extrêmes, en enfer, depuis l’avènement du régime.

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Le salaire des ouvriers iraniens tous secteurs confondus est de 1,5 $ par jour et ils n’ont aucune vacance. Ils sont réduits à vivre à plusieurs dans des cabanes de chantier en fer sans eau et sans électricité dont le loyer gobe 50 % de leur maigre revenu. Ils ont dès lors moins d’un dollar pour vivre avec leur famille. Leur menu se résume au pain et des pattes de poulets, des œufs quand ils ont pu économiser un peu.

Les cadres ne sont pas mieux lotis, car leur salaire est au mieux de 3 $ dollars par jour (moins de 2 dollars pour vivre après déduction des frais de logement et de transport). Ceci veut dire que l’ensemble des gens qui ont un travail normal en Iran est sous le seuil de pauvreté [4] selon les normes mondiales. Les 70 % au chômage ont encore moins, vivent en marge des villes, dans des bidonvilles, des cartons (en payant) ou sous les ponts et sont réduit à faire les poubelles pour se nourrir.

Ajoutons à cela qu’il y a d’une manière générale très peu d’eau et d’électricité pour tous ceux qui travaillent ou pas, car les mollahs qui ont mis la main sur toutes les ressources minières, naturelles, agricoles ou industrielles du pays ont rapidement privatisé tout, dont l’eau, pour le vendre à des pays voisins et s’en mettre pleins les poches. Ils ont aussi démantelé les usines de l’économie florissante de l’époque du Shah, pour faire plaisir aux exportateurs étrangers (et avoir le soutien de leurs gouvernements), mais aussi pour récupérer des terrains et faire de la spéculation foncière. Ils ont fait fortune en créant une masse de damnés sans avenir.

Sous leur direction mafieuse, en 42 ans, la population a aussi été multipliée par 2,5 et le chômage est passé de presque zéro à 70 %, l’inflation a sans cesse varié de 20% à très souvent 100% par an depuis 2007, le pouvoir d’achat a reculé de 3000 %. La criminalité a explosé. La prostitution et la toxicomanie aussi.

Pour contenir cette masse marginalisée, désespérée et violente, les mollahs ont engagé certains des damnés comme miliciens avec la promesse d’un salaire et des vivres pour toute leur famille. Mais les mollahs ont manqué de dollars en 2008 suite à l’application des sanctions onusiennes, ils ont alors augmenté les prix pour diminuer le pouvoir d’achat et reculer le risque de pénuries susceptibles d’affamer leurs chiens de garde et les retourner contre eux.

Par la suite, les mollahs ont aussi désarmé leurs jeunes miliciens anti-émeutes et plus récemment, étant de plus en plus fauchés, ils ont volé l’épargne de tous leurs miliciens de base et ont provoqué leur soulèvement.

Les miliciens révoltés ont crié leur attachement à l’antithèse des mollahs, les Pahlavi, dont par ailleurs le système capitaliste saine, mais social créait des richesses et des emplois tout en protégeant les travailleurs par l’application de l’ensemble des normes internationales, en leur ayant accordé 50% des parts de leur entreprise, mais aussi un pouvoir de gestion par le droit de faire grève 6 mois par an avec un salaire intact et un départ en retraite avec des pensions calculées sur la dernière année et des primes en plus.

Aujourd’hui, les miliciens de base qui ont tourné le dos au régime en 2018 sont solidaires avec les grévistes, car au lieu de privilégier leurs maigres gains personnels, ils ont débrayé en suivant la ligne dictée par le prince Reza Pahlavi, pour renverser le système injuste des mollahs.

Les mollahs et les miliciens aux commandes qui sont 0,05 % de la population et possèdent tout en puissance mille sont de fait en danger, car incapables de contenir la masse de miséreux qu’ils ont engendrés et les milliers de miliciens à qui ils avaient confié leur sécurité et sont en mesure de renverser la table [5].

Depuis deux jours, on assiste à une déferlante de nouveaux grévistes. Après le dernier mot de soutien du prince Reza Pahlavi aux grévistes, les gens d’autres professions ont rejoint cette action de désobéissance civique dont les conducteurs de camions-citernes, privant de facto les bases du régime de carburant leur permettant de se déplacer ou déployer des agents sécuritaires qui leur sont encore fidèles, car trop mouillés ou des snipers pour empêcher les manifestations promises par les grévistes. Tout le monde espère que les bazars, les cadres et la majorité sans emploi, accablés quotidiennement de mille façons, seront au rendez-vous. Les Bazaris ont déjà promis d’être présents.

Il y a à présent 73 raffineries, usines ou entreprises en grève.
63 villes dont Téhéran sont en rouge (manque carburant).
Plusieurs groupes professionnels majeurs ont annoncé leur adhésion à ce mouvement : les ouvriers grévistes de l’industrie du sucre de Haft Tappeh, les chauffeurs des transports en commun de Téhéran et ses environs, l’union des retraités iraniens, les enseignants d’Eslamshahr (Ispahan), Aligoudarz (Lorestan) et ceux du Kurdistan. Les médecins de Shiraz et Mashad...
Voici quelques images d’adhésion à la grève ou d’autres anti-régime.  [6]

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Listes des raffineries et usines en grèves


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Rouge : Raffineries |Bleu = Centrales électriques | Gris : Acierie


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Raffinerie gazière de Dehloran


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Conducteurs de camions-citernes de la raffinerie d’Ispahan (2nde raffinerie iranienne)


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Unité Pétrochimique de Bouchehr


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Société pétrochimique Gama à Bouchehr


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Radiographes des infrastructures de la gigantesque raffinerie d’Abadan


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Unité de désinfection des camions-citernes au terminal pétrolier Bandar Khomeiny


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Téhéran-Pénurie d’essence : Super depuis 10 jours & l’ordinaire depuis hier.


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Les éleveurs ont manifesté dans plusieurs villes. Ils seront aux côtés des grévistes.


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Les mollahs impuissants en Iran face à la détermination de plus de 99 % des Iraniens ont augmenté leur ingérence terroriste dans la région notamment en Irak. Ils ont excédé les Irakiens. Les ouvriers pétroliers irakiens ont aussi apporté leur soutien à leurs camarades iraniens.

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L’administration démocrate, architecte de l’islamisme au Moyen-Orient, n’a montré aucun signe de soutien aux Iraniens et a en revanche continué à louvoyer auprès des mollahs dans l’espoir qu’ils acceptent de transférer leur pouvoir vers ses islamistes-gauchistes fédéralistes.

Mais les mollahs n’ont pas accepté, car ils ne peuvent espérer s’en tirer après 42 ans de crimes, de massacres et de terrorisme. L’administration Biden [7] a légèrement monté la pression sur les mollahs en évoquant la chute du régime grâce à cette grève via l’ancien ministre italien d’énergie Giulio Terzi.

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En l’absence d’un geste d’ouverture des mollahs, l’administration Biden a donné l’ordre de bombarder les milices irakiennes et syriennes des mollahs. Mais ces derniers n’ont pas reculé et ont annoncé l’intention d’amplifier leurs ingérences terroristes dans les pays concernés et aussi de frapper les alliés des États-Unis tout particulièrement Israël.

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En fait, les mollahs n’ont pas en réalité une telle capacité. Mais sachant que Biden évite une escalade par peur de la chute de l’islamisme en Iran, ils ont misé sur l’escalade et son refus pour convaincre leurs collaborateurs de rester encore avec eux.

Biden a reculé sans vraiment reculer, car son administration a insisté sur les applications de sanctions efficaces adoptées par Trump. Il a cependant boosté malgré lui le moral des grévistes et des opposants au régime en démolissant les troupes des mollahs. Il a aussi démontré leur impuissance du fait d’absence d’une vraie riposte. Il a confirmé leur manque de partisane, car il n’y a eu aucune manifestation anti-américaine après ses frappes. Il est certain que les mollahs vont encore perdre des serviteurs et gagner de nouveaux grévistes.

Mais il est certain que le régime ainsi isolé et humilié fera tout pour intimider la population par des récits de ses répressions passées (sous forme de récits de sévices en prison) ou encore en abattant sa terreur sur ses propres faux opposants ou ses seules victimes possibles, ceux qui sont déjà en prison.

Il faudra du courage à nos compatriotes pour avancer et à en venir à bout des mollahs.

Demain, nous espérons que nos compatriotes seront dans les rues pour lancer des manifestations pour déstabiliser les mollahs et leurs derniers miliciens, snipers ou mitrailleurs, afin qu’ils déposent les armes.

Il le faut pour que les Iraniens puissent continuer et se faire entendre en Occident, gagner le soutien de l’opinion occidentale afin de forcer les dirigeants alliés aux démocrates américains à abandonner les mollahs et leur projet islamo-gauchiste en Iran.

Ce sera long. Il faut qu’ils tiennent et ils tiendront, car ils vivent en enfer et sont devenus des charbons ardents.

[6Les employés des chemins de fer iraniens ont annoncé leur adhésion à la grève au moment où nous nous apprêtions à publier cet article. Les agents du régime en dehors de Téhéran se retrouveront ainsi coupés de leurs chefs basés à Téhéran. Sous pression et isolés, ils pourraient abandonner leur poste ou retourner leur veste. Leurs chefs à Téhéran ne pourraient pas quitter la ville et se cacher ailleurs...

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