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Iran : La semaine en images n°282
Des émeutes, des boycotts et des doutes !

19.07.2013

Introduction Historique (datant de cette semaine) pour comprendre la situation.
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Origines de la crise | En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Washington a perdu le contrôle de la situation. Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Londres a aussi donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington par la prise en otage des diplomates américains et a bloqué le retour des pions islamistes de Washington, par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique pour affaiblir économiquement ce régime par nature fragile, le mettant devant un risque de soulèvement populaire ou de division afin d’amener ses dirigeants (Khomeiny, Rafsandjani ou d’autres) à casser avec Londres, à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques et reprendre le pouvoir via des élections du régime (ce que l’on appelle une révolution de couleur).

Londres devait faire capituler Washington. Son principale pion au sein du régime, Rafsandjani, promu patron effectif du régime, à travers la direction de la police, des renseignements et des services secrets a été chargé de mener une politique de provocation de crises régionales pour amener Washington à capituler (par peur d’un conflit régional nuisible à son approvisionnement pétrolier). Pour mener à bien ce projet, Rafsandjani a arrêté les projets ambitieux du Shah pour les Iraniens, engageant ces derniers dans la guerre, le terrorisme. Le pays a cessé de produire et d’exporter. Le régime devait tout importer. L’emploi s’est effondré. La monnaie iranienne s’est effondrée. L’islam au pouvoir était par ailleurs très loin de sa modération sous le Shah. Les jeunes engagés dans la révolution ont vite regretté le départ du Shah. Ils ont pris leur distance avec le régime pour s’approcher de Reza Pahlavi, le fils du Shah.

Le régime a tenté de les retenir en bradant les produits de grande consommation qu’il importait avec difficulté en raison de la baisse de ses réserves de dollar. Washington touchait au but, mais le revirement des jeunes pouvait entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins. Il a interdit à Reza Pahalavi toute action hostile au régime islamique et il a aussi allégé ses accusations pour éviter une pression trop forte susceptible de balayer le régime déjà politiquement et économiquement essoufflé.

Rafsandjani, le pion actif des Britanniques, a alors intensifié son action terroriste contre Washington., mais il n’est pas parvenu à faire capituler Washington. Ses rivaux internes le critiquaient. Le régime pouvait basculer à la mort de Khomeiny dans leur camp et changer de bord. Londres a misé sur Rafsandjani et ses collaborateurs qui étaient en danger, donc motivés pour leur survie. A la mort de Khomeiny, Rafsandjani a pu trafiqué son testament pour nommer son propre ami Khamenei comme Guide. Puis grâce à ce Guide à sa botte et l’ayatollah Jannati, président du Conseil des Gardiens de la Constitution, ainsi que Moussavi (alors 1er ministre) il a modifié la constitution pour octroyer les pleins pouvoirs à son organe d’arbitrage, le Conseil de Discernement de l’intérêt du régime. La manipulation a permis d’exclure tous les rivaux religieux ou miliciens de Rafsandjani et a également permis la centralisation du pouvoir au sein du régime chaotique de par sa composition.

Après ce sauvetage du système autour de Rafsandjani, les Britanniques ont aussi commencé une grande campagne médiatique pour le présenter comme un modéré pragmatique afin d’engager Washington à cesser ses sanctions. Mais Washington n’a pas flanché. Il a même placé Rafsandjani sous mandat d’arrêt international pour déstabiliser face à ses rivaux internes. Rafsandjani a calmé la fronde en offrant à ses rivaux du clergé et des Pasdaran des sièges de son Conseil (directoire) de Discernement (CDIR). Il s’est aussi retiré de la présidence. Il a mis en place l’un de ses employés des services secrets, le mollah charmeur Khatami pour poursuivre la politique de la fausse modération. Il a placé à ses côtés un autre mollah sécuritaire, Rowhani, chef du bureau des études stratégiques du CDIR, dans le rôle de négociateur pour épuiser Washington dans marchandages procéduriers via des intermédiaires toujours plus nombreux (d’abord les Britanniques, puis la Troïka, puis la Russie, à nouveau Troïka...). Washington s’est lassé de ses manœuvres dilatoires : il a durci ses positions en évoquant des frappes préventives...

En 2005, Rafsandjani tenu en échec, encore critiqué par ses rivaux, est alors revenu à une politique dure grâce à Ahmadinejad, un autre de ses employés des services secrets. Rafsandjani a aussi dû offrir la direction des négociations avec Washington à son plus important rival d’alors Ali Larijani (directeur des médias du régime). Ce retour à une politique d’intimidation délibérée a été encore une erreur tactique car elle a permis à Washington de transférer le dossier au Conseil de Sécurité et légitimer ses sanctions financières à venir. La contestation interne a gagné les Bazaris, ainsi que les Pasdaran et les mollahs de base. La participation aux manifestations officielles a chuté. Le régime s’épuisait.

Après l’adoption des premières sanctions fortes en 2007-2008, le régime a vite manqué de devises et s’est retrouvé avec un risque de pénurie. les dirigeants siégeant au Conseil de Discernement n’ont pas flanché, de plus pour continuer sans épuiser leurs ressources, ils ont forcé les gens à consommer moins en multipliant sans cesse les prix de produits de grandes consommations. Cette mesure injuste, insensée et fort dangereuse a entraîné la rupture définitive des Pasdaran et des Bassidjis de base et a parachevé l’isolement des dirigeants.

Il est alors devenu clair à tous les dirigeants ou les responsables qu’ils devaient négocier des garanties de sécurité pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole du dialogue, Rafsandjani a écarté son rival Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington. Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir.

Le système était en danger. Londres a rétabli l’ordre par l’intermédiaire de son pion médiatique Tavakkoli en discréditant Larijani. Puis via la BBC, il a inventé le Mouvement Vert avec Moussavi (proche de Rafsandjani) pour donner une nouvelle légitimité démocratique au régime islamique en difficulté et à ses serviteurs afin d’ôter toute possibilité à Washington de continuer à les sanctionner. Mais, le peuple autorisé à manifester a oublié Moussavi et les meneurs officiels en révélant son hostilité par le slogan de Mort à la république islamique. Les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Washington a ignoré ce soulèvement , ses alliés comme la France se sont aussi alignés sur cette position. Ils ont laissé Rafsandjani et ses amis des services secrets mater le soulèvement.

(VERT BIS). Rafsandjani avait néanmoins failli renverser le régime. Son échec l’a amené à partager le pouvoir en offrant le poste clef du Pouvoir Judiciaire aux Larijani. Puis il a tenté une nouvelle version du Mouvement Vert pour aboutit à une nouvelle république islamique avec la participation des pions de Washington. Ce projet a aussi échoué faute d’un soutien du peuple et des forces dissidentes. Au même moment, le peuple a confirmé son envie de changement de régime et de retour des Pahlavi par une grande manifestation en l’honneur de l’anniversaire de la naissance de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne et laïque. Les Pasdaran ont désobéi aux ordre en laissant faire confirmant leur adhésion à ce projet. Le régime était clairement condamné. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à vendre leurs avoirs et à acheter de l’or et des dollars pour quitter le régime totalement rongé de l’intérieur. Les Larijani et les Chefs Pasdaran ont sans évoqué la puissance policière du régime et des pendaisons collectives pour intimider ces compagnons paniqués et contenir le peuple qui souffrait encore d’avantage. Mais ils n’ont jamais pu montrer leurs troupes ni aller trop loin par peur de provoquer une exode massive de leurs compagnons ou une explosion populaire.

Rafsandjani a alors lâché les Britanniques pour tenter de passer un deal avec les Américains. Londres et les adversaires internes de Rafsandjani étaient sur les dents, faisant tout pour entraîner le régime dans un excès contraire aux marchandages en cours, Mais finalement, en décembre dernier, Rafsandjani a compris qu’il n’obtiendrait aucune garantie des Américains. Il a alors retrouvé le soutien de Londres et de ses médias. Il s’est mis également à parler de Réconciliation Nationale et son Mouvement Vert a scandé « Mort à la République Islamique ». Rafsandjani (à nouveau soutenu par Londres) lâchait le régime exsangue pour se rallier au peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, il sabotait le régime islamique pour bloquer le retour des pions islamiques de Washington. Le clergé lié à Londres n’a pas condamné les échos de déviation de la ligne officielle sous la direction de l’ex-ministre candidat présidentiel Rahim-Mashaï, beau-frère d’Ahmadinejad et surtout l’un des pions sécuritaires de Rafsandjani. Les nantis du régime ont apprécié ce projet opportuniste leur évitant les affres de l’exil, mais pas les Larijani et certains Chefs Pasdaran dont les noms restent associés à toutes les répressions.

Mais en février de cette année, la situation du régime s’est dégradée suite à l’émergence d’une contestation populaire très forte notamment des attaques contre le régime et ses mosquées à Ispahan qui ont confirmé le manque de policiers fidèles. Le scénario de déviation devait s’accélérer : Ahmadinejad, pion ultra-islamiste de Rafsandjani a été dépeint comme un déviationniste. Mais en avril, le peuple et les éléments qui avaient rompu avec le régime ont boycotté le grand rassemblement en faveur de la déviation opportuniste. La solution de déviation étant rejetée par le peuple et les groupes étatiques dissidents, les nantis du régime ont paniqué, ils se sont mis à stocker de tout à acheter des dollars, provoquant une situation de crise grave. Rafsandjani a craint que ses lieutenants ne le lâchent ou ne le sacrifient : il a décidé d’intervenir directement en se représentant aux élections pour une déviation express.

On a alors assisté à un tournant historique. Les grands ayatollahs du clergé, qui à la tête du Conseil constitutionnel ont privilégié leur vie : ils ont invalidé sa candidature pour sénilité, rompant au passage avec 150 ans de servilité vis-à-vis de Londres. La rupture a permis l’émergence d’un nouvel ordre politique chaotique formé par les grands mollahs du clergé, mais aussi les exclus des décisions comme les Larijani et donc le pouvoir judiciaire, les Chefs Pasdaran, les derniers sécuritaires fidèles, les acteurs clefs du terrorisme (Velayati, Rohani, Pour-mohammadi, Mohmmad-Najjar...) et enfin les intellectuels propagandistes (journalistes, écrivains, cinéastes, acteurs, faux opposants).

Au sein de cet nouvel ordre chaotique, les grands du clergé ont choisi Jalili, le chef du Conseil de sécurité du régime, responsable des négociations nucléaires et auteur des discours incendiaires d’Ahmadinejad comme leur prochain champion pour un nouveau bras de fer destiné à contraindre Washington à leur céder des garanties de sécurité. Les Larijani ont rejeté cette candidature. Les Pasdaran ont tenté d’imposer par la force l’ex-chef de la police et l’actuel maire de Téhéran Ghalibaf. Rowhani, ex-proche de Rafsandjani, ex-responsable des stratégies sécuritaires du régime, ex négociateur nucléaire, et aussi ex-responsable de la base militaro-industrielle Khatom-ol Anbia des Pasdaran, s’est présenté comme l’ami de Washington pour jouer sa propre carte.

Au même moment, la situation interne s’est dégradée : deux grandes manifestations en honneur de Khomeiny ont été massivement boycottées, le Bazar s’est mis en grève, la bourse a chuté à la suite d’une nouvelle sanction visant la pétrochimie et il y eu des émeutes dans l’ouest du pays en raison d’une pénurie de pain. Les dirigeants du nouvel ordre ont paniqué : ils ont tenté de relancer du Mouvement Vert pour canaliser l’agitation naissante. Rowhani, qui est assurément le plus opportuniste des politiciens actuels, a rejoint le mouvement... Le peuple et les groupes dissidents n’ont pas suivi, mais Washington qui a en horreur la chute du régime islamique a apprécié le choix opportuniste de Rowhani et a vu en ce dernier un bon passeur vers ses pions. Il a salué sa candidature. Le clergé, patron du nouvel ordre interne, a lâché Jalili pour Rowhani pour être le responsable des marchandages avec Washington. Rohani a alors oublié le discours personnel pro-américain revenant à sa position de bras de fer mou via des manœuvres dilatoires, la politique de base dans les négociations avec Washington comme lorsqu’il les dirigeait à la tête du Conseil (iranien) de la sécurité. Les médias ont annoncé des soutiens forts à Rowhani pour justifier son élection. Mais sur le terrain, il ne sut jamais mobiliser même en interne car sa présidence annoncée n’apportait aucune réelle solution aux sanctions.

Ce boycott du candidat Rowhani qui était synonyme d’un rejet du régime a été confirmé par un boycott absolu des élections par le peuple et les groupes dissidents, mais aussi les riches issus du régime ou encore les chefs Pasdaran qui n’avaient pas pu imposer leur candidat pour contrôler les marchandages. Le Nouveau négociateur du régime n’avait aucune base. Il n’y a eu aucun rassemblement de joie en sa faveur, mais plutôt, une très grosse panique financière le lendemain de son élection. Rowhani s’est vu rapprocher l’échéance finale : il a organisé une conférence de presse pour relancer sa politique de bras de fer mou. Il n’y avait là aucune solution constructive. Les nantis du régime ont davantage paniqué, ils ont continué à acheter des dollars, menaçant le régime de banqueroute. Dans la foulée le peuple a profité d’une victoire en foot pour envahir la rue avec des slogans hostiles et chacun a pu constater la soutien passif des policiers de base à la contre-révolution.

Londres a alors accusé lourdement le régime pour empêcher Tout accord avec Washington. Les Ayatollahs du clergé de Qom, pris entre les menaces des Américains et de leurs ex-amis Britanniques (qui les connaissent parfaitement). Rohani a alors tenté d’obtenir un soutien de la Chine, mais cette dernière consciente n’être qu’un joker dans les négociations avec Washington n’avait pas répondu à l’appel. Les dirigeants insolvables et isolés n’ont pas cédé et ont même confirmé leur prédisposition à se battre jusqu’au bout en consacrant la Prière de Vendredi au nouveau président pour rappeler son engagement vis-à-vis de Khomeiny (l’homme qui a fait échouer les plans de Washington). Mais nous avions remarqué que le nouveau président n’était pas sur les photos de l’assemblée ! On ne l’a pas vu saluer la foule et ses collègues ! Les images provenaient donc des archives, ce qui a confirmé (encore) le boycott interne de la Prière de Vendredi. On a aussi compris que le régime n’avait pas d’images d’archives de mondanité avec Rohani (qui est un homme d’ombre). Par la suite, cette absence d’images de Rohani saluant la foule et serrant des mains a contraint les ayatollahs à renoncer à des manifestations importantes comme les rassemblements pour la semaine du Pouvoir Judiciaire, les prières collectives étatiques pour l’anniversaire de Mahdi ou la commémoration la survie de leur régime en 1981 après un grand attentat attribué aux Moudjahidines du peuple alliés à Washington. Incapable de surmonter ce problème de manque d’images de popularité de Rohani, le régime avait opté pour des diversions médiatiques bizarres. Les Russes, inquiets par cette solution superficielle, avaient proposé une alliance aux ayatollahs en difficulté, mais ces derniers n’y avaient pas répondu, confirmant leur objectif de parvenir à un deal avec Washington. Les Russes avaient alors consommé la rupture en privant le régime de la protection de leur puissante système anti-virus de Kaspresky.


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La semaine dernière, Washington, dépité par l’intransigeance des insolvables au pouvoir, a annoncé l’entrée en vigueur des sanctions visant encore plus le pétrole, les compagnies de transports maritimes approvisionnant le pays, l’exportation et l’importation de l’or et divers minerais (dernières sources de devises du régime) et aussi le constructeur automobile Iran-Khodro pour accélérer sa faillite et agiter le milieux ouvriers très dépendants de cette industrie. Washington a par la suite renforcé les mesures en privant les hommes d’affaires du régime d’accès à leurs 1500 compagnies écran en Géorgie. Rohani n’a pas bougé car il ne pouvait pas rappeler son soi-disant électorat à manifester à ses côtés. La bourse a chuté encore, le dollar et l’or sont montés en flèche. Les nantis du régime vendaient des actions (notamment celles d’Iran-Khodro) pour acheter de l’or et des devises et être fins prêts pour quitter le pays...

La Chute de Morsi en Egypte a aussi enthousiasmé les Iraniens. Les dirigeants rejetés par le peuple et par leurs riches ont incendié le Bazar pour arrêter les transactions et ont multiplié les annonces pendaisons pour simuler une force qu’ils n’ont plus depuis longtemps. Ils ont aussi tenté d’obtenir les soutiens diplomatiques de la Chine et de la Russie, mais les deux puissances de l’Est sont restées indifférentes à cette demande en sens unique. Rafsandjani a tenté de bouger, mais n’a pas réussi à trouver des alliés... Les ayatollahs ont commencé à recycler leur champion en semi-dissidents pour une déviation vers le peuple ! Les nouveaux dirigeants du régime arrivaient à la conclusion de leur prédécesseur Rafsandjani sur l’absence d’autre issue que de capituler devant le peuple.


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Cette semaine, avec quelques jours de retard, on a appris que les habitants de la ville Zarrin-Shahr de la région d’Ispahan s’étaient révoltés en masse à la suite d’une décision rétrogradant leur ville dans les découpages régionales. Avec quelques jours de retard, on a su que les forces de l’ordre du régime avaient dû tirer des balles en l’air pour protéger les bâtiments officiels. Il y avait deux options soit les policiers étaient moins nombreux que les assaillants et n’osaient les pousser à bout soit les derniers policiers fidèles avaient choisi le peuple. Dans les deux cas, le régime avait un énorme problème de sécurité interne. Il s’est organisé en conséquence : en intimidant le peuple et ses riches paniqués susceptibles de provoquer par leur crise les conditions d’une crise fatale.

Par ailleurs il y avait un programme officiel difficile avec le début du Ramadan qui pouvait remettre en valeur l’impopularité de l’Islam et du régime.

Le régime devait aussi gérer avait aussi l’anniversaire de la fausse révolte estudiantine (intra-régime) de 18 Tir (9 juillet) destinée à enjoliver sa fausse opposition moribonde dans les années 90... Le régime devait promouvoir celle-ci sans donner un prétexte à la vraie opposition qui cherche un prétexte... Le régime était face à plusieurs crises. Voici le récit en images d’une nouvelle semaine très difficile pour les dirigeants désunis du régime en totale décomposition des mollahs.



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La semaine dernière, a été marquée par l’arrivée d’un grand nombre de sanctions et une nouvelle panique. Ce qui a semé le doute et la panique dans les esprits y compris de Rohani. C’est alors que le régime a eu en plus la révolte des habitants de Zarrin-Shah. Il avait gardé la révolte secrète pour ne pas alarmer ses compagnons financiers paniqués et il s’était alors à nouveau tourné vers la Chine pour obtenir un geste diplomatique fort. L’indifférence Chinoise avait aggravé sa situation...

Puis au soir du Vendred (5 Juillet / 14 Tir), le régime a eu un autre coup dur : un chef baloutche qui était de son côté a été abattu à bout portant par deux tueurs à motos sans qu’il ne voit la police intervenir alors que la région est l’une des 2 priorités sécuritaires du régime et abritent la plupart de ses forces sécuritaires du régime. Ces événements à Zarrin Shahr et au Baloutchistan faisaient état d’un manque de policiers fidèles, un gros trou dans le système sécuritaire du régime.

Samedi 06 Juillet 2013 (15 Tir 1392), les dirigeants apeurés ont commencé la semaine par plusieurs annonces de pendaisons collectives : 11 pendaisons à Zahedan dans la région de frontalière et agité de Baloutchistan, mais aussi 3 à Ardebil et 4 à Rezayieh dans la région frontalière d’Azerbaidjan qui est fort agitée en raison d’une forte pénurie. de pain car il devait Le régime a aussi confirmé 8 pendaisons politiques dans la région pétrolière et frontalière de Khouzestan dont la habitants manquent de tout depuis la fin de la guerre Iran-Irak. HRA, la fausse organisation iranienne des droits de l’homme liée au régime et chargé d’intimider le peuple par des annonces de répressions a aussi annoncé que depuis l’élection de Rohani, le régime avait pendus au moins 70 personnes alors que deux jours plus tôt avant les 18 pendaisons de ce jour, elle évoquait 30 pendaisons depuis l’élections de Rohani et elle aurait dû parler de 48 pendaisons. En annonçant plus du double du chiffre de la semaine dernière, le régime espérait terroriser les Iraniens mécontents de plus en plus téméraires.

Le régime a profité de cette propagande intimidante pour annoncer une mauvaise nouvelle économique : il n’offrait plus à ses millions de fonctionnaires ou retraités le traditionnel panier de produits alimentaires à l’occasion du Ramadan et ce panier était désormais payant : au prix du presque un mois de salaire ! C’était là un e preuve de son manque de moyens et aussi un motif de mécontentement majeur pour ses derniers fidèles. Mais étant donné que ce panier doit parvenir aux fonctionnaires une semaine avant le début du Ramadan, soit la semaine dernière, le régime annonçait tardivement un problème dès lors qu’il était constaté par ses riches partenaires financiers et vus comme une source inquiétante de problèmes. Ce ne fut pas le seul problème connu de ces partenaires à s’ébruiter ce jour. Le régime a aussi annoncé l’annulation de l’allocation médicaments promise récemment mais impossible à payer en raison de nouvelles sanctions économiques américaines mises en application la semaine dernière. Par l’intermédiaire du blogosphère iranien, le régime a aussi évoqué la faillite des banques et des organisations de crédits (parce que les gens ne remboursent plus les prêts demandés).

Alors que le régime profitait d’un surplus d’intimidation pour annoncer les nouveaux effets terribles des sanctions américaines, la Russie qui lui avait proposé une alliance forte, mais n’avait rien obtenu sinon la certitude qu’il veut pactiser avec Washington, a annulé à la dernière minute des manœuvres maritimes communes proposées pour fêter l’alignement attendu entre les deux pays. La semaine dernière, le régime avait tenté d’obtenir un soutien diplomatique de Poutine, mais ce dernier était resté muet, ce qui avait paniqué les derniers partenaires du régime. Avec l’annulation des manœuvres communes, on devait dont assister à une nouvelle crise de panique plus forte. L’annonce incongrue et suspecte d’une forte baisse de l’or et du dollar alors que tout allait mal laissa supposer qu’il y avait au contraire une hausse dans ce domaine, une nouvelle crise de confiance parmi les partenaires économiques du régime.

Au même moment, le régime devait organiser la journée littéraire de la Plume au sein des forces armées et remettre des prix aux officiers poètes ou écrivains. Le régime a en fait inventé ce rassemblement après la rupture des officiers de Pasdaran pour insinuer avec les rares derniers miliciens fidèles le soutien de ses militaires en rupture. Cette année, il y a eu qu’une dizaine de militaires dans la salle, mais aucun n’a souhaité recevoir un prix et être vu comme proche au régime et ce dernier dû mettre des prix des civils. Le régime en difficulté économique perdait encore des fidèles. Cela ne pouvait que paniquer davantage ses partenaires économiques.

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Le régime a alors décidé de montrer l’unité entre ses politiciens par un rassemblement exceptionnel en mémoire de l’Ayatollah Sadoughi, l’un des premiers compagnons de Khomeiny. Les gros bonnets du régime ont fait le déplacement jusqu’à Yazd, mais la mobilisation publique n’a pas dépassé la vingtaine de personne !

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Le régime a prétendu que la foule pour la mobilisation de Sadoughi était immense, mais il devait trouver une foule de sympathisants plus importante et ce dans la rue. Il a accordé une journée off à ses miliciens fidèles de la région de Sabzevar pour le prétexte officiel d’une « marche familiale pour la santé », mais son initiative n’a mobilisé que 50 à 60 personnes. IL a réussi à confirmer le désintéressement de ses derniers serviteurs.

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Pour ne pas aggraver leur situation, les dirigeants du régime ont alors décidé de se réfugier dans la diversion médiatique : on a eu droit à une querelle factice entre deux réformateurs (Khatami et Khoïniha) sur la la place de groupe réformateur (partisan d’un retour au Khomeinisme pur)... pour donner l’illusion de l’actualité de son idéologie... Par ailleurs, les médias semi-officiels ont diffusé une fausse nouvelle sur un rassemblement réprimé pour une bataille d’eau, pour réduire les problèmes du peuple à ce genre de futilité et aussi pour renforcer le régime par l’annonce de plusieurs arrestations... Le régime choisissait encore la fuite et la propagande, il confirmait son impuissance et son incompétence pour trouver une vraie solution.

Dimanche 07 Juillet 2013 (16 Tir 1392), HRA (faux organe humanitaire du régime) a enfin annoncé la révolte de Zarrin-Shahr mais aussi une accalmie car le peuple avait attaqué et pris la préfecture régionale d’Ispahan face à des policiers en nombre insuffisant et l’info inquiétante de l’effondrement du dispositif sécuritaire du régime commençait à se répandre parmi les partenaires paniqués du régime ! Le régime tentait encore de diluer un problème majeur pour nier son affaiblissement afin de s’éviter une nouvelle crise avec ses partenaires financiers.

Le régime a aussi annoncé 5 pendaisons dans une ville près de Téhéran ainsi que l’arrestation d’un « jeune ingénieur de pétrole qui aurait organisé un syndicat au sein de la compagnie nationale de pétrole » qui a cessé de payer ses employés en raison de sanctions. Etant donné que le régime fait des annonces en corrélation avec les terreurs de ses compagnons, on pouvait comprendre qu’il y a une forte crainte d’une grève paralysante du secteur pétrolier et qu’il tentait de montrer qu’il pouvait avoir une longueur d’avance sur les événements et ne serait pas à nouveau surpris et dépassé comme à Zarrin-Shahr.

En fait, à défaut d’une vraie force policière pour contenir le peuple, pour insinuer l’existence d’un service de renseignement très performant, le régime avait été obligé de dévoiler indiscrètement l’émergence d’un mouvement syndicaliste fort et inquiétant dans le secteur clef du pétrole... Il était dans une approche besogneuse et compliquée qui pouvait tout aussi bien intensifier la terreur de ses compagnons...

Au même moment, le régime devait inaugurer une nouvelle mosquée portant le nom de son chef spirituel : Khamenei. Alors que tous les courants ne cessent psalmodier son nom pour signifier leur fidélité au système afin de rester dans l’équation du deal avec Washington, à l’heure de la baisse évidente de la capacité du régime à se défendre face à un soulèvement populaire, la cérémonie a été un fiasco en terme de mobilisation tant officielle que populaire. Le seul officiel présent était Seyed Mehdi Khamoushi, le patron de l’agence Mehr et de la propagande internationale du régime. Il s’est retrouvé seul et menacé et n’a pu décrocher un seul sourire lors de cette cérémonie en principe heureuse.

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Ce boycott était le signe que les chefs eux-mêmes n’y croyaient plus ! Les chefs des divers courants politiques sont entrés les uns en guerre contre les autres pour s’affirmer comme les seuls alliés du nouveau président modéré, en inventant diverses définition pour la Modération, afin de faire partie de son jeu qui est censé de sauver sa direction par un deal avec Washington. L’actuel président qui ne peut plus parler de l’avenir a seulement organisé un rassemblement nommé « Le Président toujours serviteurs du peuple » pour améliorer son image et rester dans l’équation.

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Enfin, the last but not the least, 21 des trente députés encore présents au côté du régime ont déposé une proposition de loi leur accordant une arme pour se protéger et un passeport diplomatique pour pouvoir quitter le pays rapidement et sur des vols étatiques à tout moment. Ali Larijani, le patron du Parlement, a rejeté la proposition de ses derniers soldats afin que leur demande avouant la gravité de la situation sécuritaire du régime ne provoque la grande crise que la direction du régime redoute.

Dans le même temps, il y a aussi eu deux nouveaux effets des sanctions : une pénurie de lait dans le pays et une pénurie de l’eau à Téhéran qui a poussé l’Etat à cesser sa livraison d’eau au métro de Téhéran dans les points disposés pour le confort des voyageurs face à la chaleur estivale fort prenante de Téhéran.

Le régime face à une nouvelle montée du mécontentement et ses serviteurs montraient qu’ils tenaient sa chute pour acquise. Hassan Rohani, le nouveau président, censé sauver le système ou ses chefs, n’a rien dit. Il s’est contenté de faire savoir indirectement qu’il avait qu’il travaillait dur pour former son cabinet. Mais il est resté en retrait tout aussi bien sur le problème de sécurité que sur le choix de ses ministres donnant la nette impression qu’il ne savait s’il fallait choisir de rester dans son rôle du dernier négociateur ou s’il fallait choisir les partisans de la déviation.

Le régime était sans aucune direction et en proie au doute et à la panique. Il devait positiver avant que le début du Ramadan dans quelques 48 heures ne rappelle par le vide dans les mosquées le rejet de l’Islam et la fin de sa seule légitimité ! Le régime a a pris ce qu’il avait sous la main : il a d’abord parlé du succès de l’Expo de Coran décidée la semaine dernière pour cacher sa baisse de sa popularité. Mais à son grand regret, il ne put mobiliser parmi ses derniers fidèles pour remplir l’expo et crédibiliser son annonce.

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Le régime a alors parlé d’une grande mobilisation populaire pour le dépoussiérage des mosquées (qui doivent en cette période organiser des dîners de Ramadan appelés Eftar en Iran. Mais encore une fois, le régime en décomposition n’a pu trouver des volontaires pour simuler ce grand intérêt du peuple pour le Ramadan et pour l’Islam.

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Le régime a oublié les mosquées et a tenté de simuler la force militaire par l’inauguration d’une nouvelle base aéroportée à Boragh, mais les images de l’évènement ont été bien décevantes car on n’a vu aucune troupe ni aucun haut gradé militaire : la cérémonie en vase clos était assurée par quelques officiers sous la direction du chef de la police nationale qui n’avait rien à faire là ! Il semblait d’ailleurs bien déprimé à être le seul à porter le fardeau de la défense du régime largué par ses généraux.


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(en bref) le régime avait manqué de gros bras face à un petit soulèvement urbain, il perdait à présent ses derniers serviteurs à tous les niveaux. Il n’a pas jugé nécessaire de se lancer dans les rappels des peines encourues pour manger pendant le mois du Ramadan de peur d’encourager des gestes de provocations qu’il ne saurait réprimer révélant ainsi son totale impuissance répressive. Il a remplacé les annonces habituelles par un conseil amical par respect pour les Jêuneurs !

Lundi 08 Juillet 2013 (17 Tir 1392), l’avant-veille du Ramadan, le dollar et l’or ont tellement monté que le régime n’a pu continuer à dissimuler la crise. Il a reconnu la hausse des taux, mais en les attribuant à la hausse de l’or sur le marché de Londres. Mais aussitôt après avoir reconnu la crise, le régime a aussi diffusé via le Blogosphère une image évoquant les soutiens des Britanniques et des Russes à Rohani pour rassurer les siens er ramener le calme.

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Cette intox ridicule a montré que le régime n’avait aucune réelle solution personnelle et comptait sur une aide providentielle. La crise a perduré. Le régime a alors annoncé une nouvelle pendaison collective (3 personnes à Kermanshâh) pour laisser supposer à ses proches paniqués qu’il avait encore les moyens de se maintenir sans l’aide d’une puissance étrangères. Il a également annoncé l’arrestations de 3 documentalistes tournant un film politiquement hostile dans le nord du pays pour insister sur la capacité d’anticipation sécuritaire.

Aucun des cinémateux soi-disant humanitaires du régime (comme Farhadi, Makhmalbaf, père et fille, Golshifteh...) qui évoluent en dehors du pays dans le rôle d’agent modérateur de l’actualité iranienne n’a élevé la voix pour secourir les 3 documentalistes en question. Aucun site ou blog ou encore aucun des faux opposants du régime n’ont d’ailleurs parlé. Le régime avait cessé ses agitations simulées destinées à singer une vie démocratique pour ne donner aucun prétexte aux opposants internes ou externes de bouger et le déborder.

Dans le cadre de cette prudence nécessaire, les opposants officiels ne se sont pas lancés dans leur ramdam habituel à 24 heures du 14e anniversaire de leur fausse révolte estudiantine du 9 juillet 1999. Tous les agents de modération du régime étaient en veille.

Pour éviter tout débordement de la crise des cercles internes vers le peuple, le régime a aussi publié des chiffres modérés sur la hausse des prix depuis deux ans et il a enfin affirmé que contrairement aux informations internationales, les Emirats n’avaient expulsé ses hommes d’affaires, c’est lui qui leur avait demandé de quitter ce pays qui n’était plus un eldorado ! Le régime en difficulté jouait, à l’image de son dernier champion Rohani, à la fois les cartes d’intimidation et de l’apaisement pour assurer sa survie... Rohani pressé de montrer son unité avec les partisans du sauvetage du régime a annoncé que lors de sa première rencontre avec le Guide a depuis les élections, il lui avait demandé son soutien moral et des prières pour la réussite de sa mission, ce qui n’indiquait point la ligne qu’il avait choisie.

Le ministre de l’intérieur, l’ex-terroriste diu Hezbollah Mohammad-Najjar, a compris que la future direction du régime pouvait basculer dans la déviation du système en décomposition. Il a décidé d’améliorer son image par l’inauguration d’un centre gratuit de soin pour les toxicomanes, nombreux grâce au régime lui-même.En fait, il a visité un centre existant d’où on avait vidé les toxicos en cure par peur que la proximité avec un public difficile ne génère de nouveaux problèmes.

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Le régime avait reconnu l’existence d’une crise, il n’y avait aucune ligne constructive et l’on ne voyait que des dirigeants ambivalents gagnés par le doute, Washington a décidé de sonder le terrain à l’ouverture du dialogue par l’intermédiaire d’un allié : le vice-ministre des affaires étrangères indien est arrivé à Téhéran. Il a rencontré le responsable des négociations, le chef du Conseil Iranien de sécurité, Jalili (qui est issu du clan Rafsandjani et avait un temps été e choix présidentiel du clergé pour sonder en une rencontre toutes les possibilités. Mais Jalili qui sous peu ne sera plus à son poste : n’a rien dit.

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Salehi, futur ex-ministre des affaires étrangères du régime, pion de Rafsandjani sans cesse attaqué par Larijani, a sommé Washington d’apprendre de ses erreurs et de cesser ses sanctions s’approchant ainsi des clans intransigeants, tout en cherchant par le refus de négocier aider son mentor Rafsandjani à provoquer une situation propice à entrer ne scène et guider le changement pour sauver sa peau. L’émissaire de Washington a quitté Téhéran sans d’autres rencontres. Le régime pouvait s’attendre à de nouvelles sanctions ou des mesures punitives susceptibles de l’humilier sur le plan international afin d’encourager la panique en cours. Le ministère des affaires étrangères du régime a tenté de sauver la situation en annonçant que le dialogue était suspendu durant la période de transition !

Mardi 09 Juillet 2013 (18 Tir 1392), anniversaire de la fausse révolte des étudiants réformateurs et début présumé du Ramadan... Le régime avait zappé l’anniversaire qui chaque doit doit actualiser sa fausse opposition interne. Il s’est aussi gardé d’annoncer un programme d’Eftar dans les principales mosquées du pays car le boycott de ce programme par le peuple et ses miliciens en rupture au cours des dernières années avaient sans cesse mis à jour le manque d’intérêt pour l’Islam et donc le manque d’une base fidèle capable de le défendre face à un coup dur.

Cette auto-censure n’a pas été de bonne augure. La panique a gagné en amplitude avant que Washington ne s’exprime : les gens du régime ont anticipé l’annonce et ses conséquences en vendant encore des actions notamment celles en berne d’Iran-Khodro pour réunir des rials et acheter de l’or et du dollar pour être fin prêts pur quitter le navire en perdition malgré le silence de ses nombreux capitaines. Cette agitation a entraîné la chute vertigineuse des actions d’Iran Khodro (il ne valait plus que des cacahuètes selon le régime). L’agitation a aussi vidé les maigres réserves du régime et entraîné de fortes hausses de prix pour l’or et le dollar dévoilant la crise interne que vivait le régime en secret...

Au même moment, la fondation des martyrs (financée par la compagnie sanctionnée PERSIAN GULF PETROCHEMICAL INDUSTRY) a annoncé sa faillite et l’impossibilité d’assurer les paiements des allocations des milliers d’invalides de la guerre Iran-Irak. Le PERSIAN GULF PETROCHEMICAL INDUSTRY était donc en faillite. Le régime devait s’attendre à des protestations ouvrières. Par ailleurs, les invalides qui vivent dans un total dénuement en raison de versements délibérément irréguliers de leur allocation allaient sans se faire entendre. La faillite de la Fondation a aussi entraîné la chute de ses avoirs dont 2 des 15 centrales iraniennes de production d’électricité : la centrale de Damavand qui assure l’approvisionnement de Téhéran et la centrale de Zagros qui assure l’approvisionnement de l’Ouest du pays (touchée par la pénurie de pain). Le régime en décomposition s’est retrouvé face à de nouvelles difficultés logistiques, mais aussi le risque d’actions hostiles de la part des familles des invalides, les ouvriers des entreprises en faillite et les populations exposées aux futures coupures d’électricité. La seule décision du régime a été d’annoncer que l’essence était cancérigènes ou trop consommé par les automobilistes pour réduire sa distribution et réserver l’essence pour la production d’électricité dans les autres centrales thermiques en activité.

Au même moment, plus de 600 retraités des transports urbains se sont réunis devant le Parlement pour réclamer chacun 15 millions de tomans de pensions impayées. Le régime pouvait évidemment distribuer un peu d’argent ou en imprimer autant que nécessaire, mais il n’a rien fait car il ne peut approvisionner le marché et doit limiter le pouvoir d’achat pour éviter que la consommation n’entraîne des pénuries fatales à sa survie. Les principaux responsables ont aussi cessé de parler car il n’y avait rien à faire que d’attendre l’explosion du peuple.

En revanche, Rafsandjani jugeant la situation explosive a décidé de renouer avec la déviation malgré les menaces de procès pour corruption visant son fils et collaborateur Mehdi. Il a déclaré qu’il avait été écarté du pouvoir car il défendait le peuple ! Rohani n’a pas condamné l’annonce, renforçant les doutes quant à sa fiabilité.

La semaine dernière face à une même situation (tentative de déviation de Rafsandjani et silence de Rohani), le pouvoir judiciaire faisant partie du nouvelle ordre interne avait rappelé à Rafsandjani qu’il y avait l’enquête sur la son fils Mehdi et ses propres business. Puis, tous les autres composants du nouvel ordre interne du régime avaient pressé Rohani de préciser sa ligne. Il avait alors fait un pas en direction de clergé qui domine le jeu, mais il était à nouveau dans l’ambiguïté.

Cette fois, le pouvoir judiciaire de Sadegh Larijani a haussé plus sérieusement le ton en rappelant à Rafsandjani encore l’enquête en cours sur Mehdi, mais aussi les enquêtes en cours sur le roi de la pétrochimie et la compagnie pétrolière Sadra qui sont toutes les deux liées à Rafsandjani lui-même. Mais conscient du fait que dans une situation de crise, il n’aurait pas de poids tant qu’il n’aurait concrétisé l’une des menaces, il devait aller plus loin. Mais conscient également que l’attaque n’entraîne la rupture des très nombreux pions de Rafsandjani et ne provoque la chute du régime, le pouvoir judiciaire dirigé par Sadegh Larijani a laissé de côté les affaires susceptibles de viser Rafsandjani et son réseau en annonçant que l’enquête sur sa fille Faezeh, accusée de complot contre le régime était bouclée depuis longtemps et cette dernière allait être conduit au tribunal 16 Mordad (7 août) pour ce crime grave, mais aussi une tentative d’agitation de la prison Evin pendant son emprisonnement préventif de 3 mois. La date du début du procès n’est pas un hasard : elle se trouve quelques jours après le boycott prévisible de la journée islamiste de Qods et deux jours après l’anniversaire de la révolution constitutionnaliste de 1906.

On peut comprendre que le but a été d’empêcher Rafsandjani de saisir ces occasions uniques pour opérer sa déviation. Par ailleurs, Ali Larijani a aussi secoué Rohani en laissant dire que le Parlement qu’il préside n’accorderait aucune vote de confiance à des ministres proches de Rafsandjani. Les Larijani ont joué en tandem pour la défense du régime et Ali Larijani s’est au passage poser comme une alternative à Rohani avec l’arrière-pensée de permuter sur un régime Parlementaire et dominer le jeu.

On était tout de même à quelques heures de la rituelle de constatation de l’avènement lunaire du mois de Ramadan et personne n’en parlait. Les dirigeants s’entre-déchiraient pour avoir la priorité de participer au bras de fer final avec Washington pour le forcer à leur accorder de bonnes garanties de sécurité.

Mais Washington, dépité par le refus de sa dernière offre, a décidé de punir le régime par l’annonce d’arrestation de 4 de ses agents en Turquie faisant voler en éclat sa propagande sécuritaire destinée à rassurer ses derniers serviteurs sur la réactivité du régime dans les renseignements. Le même jour, une bombe a explosé dans le quartier Chiite du Hezbollah à Beyrouth, confirmant la faiblesse. Le régime devait à nouveau positiver en gommant ses problèmes et en simulant sa normalité. Cela supposer de mettre en avant un Ramadan flamboyant alors que ce fait religieux est boycotté par le peuple et par une majorité quasi absolue de ses miliciens de base (en rupture avec le régime. Le régime devait trouver un substitutif non religieux pour nier la crise et simuler la normalité.

Pour nier l’existence d’une crise qui dure, le régime a une méthode unique au monde : il se projette en arrière et simule une normalité depuis longtemps en annonçant la clôture en feu d’artifice de divers événements longs et mobilisant. Cette fois, il a annoncé la clôture en feu d’artifice du Festival Annuel de Livre d’Enfant en se disant qu’il pourrait utiliser les enfants de ses proches pour l’occasion... Mais il devait aussi montrer des images de l’inauguration de cet événement pour authentifier son annonce car le Salon du Livre d’Enfant a normalement lieu en octobre (1ière photo). Mais ses proches qui songent à la fuite ne lui ont pas prêté leurs petits et n’ont pas participé au show. Le résultat est assez comique tout aussi bien dans la partie inauguration que pour la partie clôture de cet événement improvisé.

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Le régime a aussi eu à cœur de simuler la normalité pour les étrangers. Il a fait appel au cinéaste Jafar Panahi, ex-membre de la terrible milice universitaire de BCU chargée de veiller à l’islamisation des universités. Alors que tout allait mal d’un point de vue économique, que l’on avait été bombardé par des annonces de pendaisons et d’arrestations politiques, Panahi a pris la parole pour parler de sa grande satisfaction d’intégrer l’Academy des Oscars. Comme si le pays n’avait aucun problème, il a confié aux médias étrangers qu’il avait le choix entre la section des réalisateurs ou celle des documentalistes et avait choisi la seconde et que par ailleurs, il profiterait de cette honneur pour faire de la publicité pour les cinéastes iraniens (c’est-à-dite ceux qui font des films pour donner une image modérée des problèmes du peuple iranien) ! Son insistance sur son adhésion à la section des documentalistes sans une déclaration en faveur des 3 documentalistes hostiles au régime prouva au passage que son rôle n’était pas seulement de simuler une normalité sereine en Iran, mais aussi d’isoler les 3 documentalistes opposants et permettre au régime de s’en débarrasser en toute tranquillité.

Le régime devait tout de même améliorer son image religieux : il a tenté de provoquer des attroupements d’enfants sur le thème du Ramadan aux divers endroit de Téhéran par une petite Caravane d’accueil du Ramadan avec des chars très ludiques. Mais la petite troupe de ses derniers volontaires ont traversé la ville dans la totale indifférence des Téhéranais.

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Le régime a tenté une approche musicale à Chiraz, la ville de la poésie. Il a réuni encore moins de volontaires qui ont aussi traversé la ville sans susciter le moindre intérêt de sa population.

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In fine, le régime qui était en crise et incapable de faire diversion sur ses problèmes a plié devant le boycott déjà en place du Ramadan, il a débuté discrètement ce mois (susceptible de révéler son impopularité) par des très petits reportages sur l’observation de la nouvelle lune... Il a aussi supprimé le chant télévisé Rabbena qui doit marquer ce passage.

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Mercredi 10 Juillet 2013 (19 Tir 1392) et 1er jour du Ramadan, le régime en difficulté et incapable de faire diversion a constaté la réalité du boycott du Ramadan par le boycott persistant de ses marchés publics de produits alimentaires bon marché (les 3 premières photos) et l’absence de toute effervescence du côté du Bazar de Téhéran (les 3 suivantes).

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Le régime en difficulté et incapable de faire diversion est resté sur son premier choix qu’est la discrétion et l’absence de tout programme d’Eftar pour s’éviter de nouveaux boycotts remettant plus encore en cause sa légitimité. Il n’y a eu aussi aucun programme de diners officiels des divers responsables (y compris le nouveau président) comme le veut la tradition d’une part chez le Guide, mais aussi dans des orphelinats. Visiblement, le régime avait la certitude que ses derniers fidèles allaient l’éviter, ne plus s’afficher comme ses partisans pour ne pas couler avez lui.

Le régime n’en menait pas large au premier jour du Ramadan. Il a tenté de dissimuler sa faillite en installant des sections ludiques dans l’Expo du Coran pour y faire venir en masse des enfants pauvres qui manquent d’espaces de lecture ou d’activités pendant les longs vacances estivaux iraniens. Mais ce fût encore un échec, les rares enfants présents ont participé à l’atelier poterie, mais l’atelier des techniques de lavement pour la prière quotidienne (2nde photo) n’a pas été un succès. Le coin livre peu achalandé n’a également pas retenu les quelques enfants présents. Enfin, ces invités indisciplinés ont aussi embêté les rares mollahs présents par leurs demandes de jouer avec eux !

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Washington qui a besoin d’un système islamique en Iran pour agiter l’Asie centrale persanophone a accordé au régime une faveur tombée du camion en le laissant obtenir le performant anti-virus californien Blue Coat Systems, afin de montrer encore une fois qu’un accord était possible. Le régime a été ravi par ce cadeau, mais il n’a fait aucun geste d’ouverture en direction de Washington.

Dans la soirée, le boycott rejetant l’Islam et le régime a été confirmé par l’absence de tout dîner de Ramadan dans l’ensemble des mosquées du pays. L’année dernière, en réponse à un boycott similaire, le régime avait remplacé le traditionnel et voyant dîner d’Eftar par des Réunions (restreintes) d’intimité avec le Coran. Mais cette année, on n’a vu qu’un seul reportage de ce genre avec un petit nombre de participants à « Aran & Bigdal », ce qui faisait état de nouvelles pertes dans les rangs des derniers fidèles au régime depuis un an.

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Par la suite, dans la semaine en cours, et c’est intérêt d’observer les événements avec quelques jours de battement, nous avons revu exactement les mêmes images pour la même région sous la signature de l’agence Fars...

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Nous avons compris que Mehr avait diffusé des images d’archives et que le régime avait en ce premier jour du Ramadan été confronté à un boycott à 100% du Ramadan sous toutes ses formes à travers tout le pays et qu’il était de facto dans une situation de rejet sans précédent et qu’il devait mobiliser ses responsables dans un grand rassemblement religieux du Ramadan, une réunion d’Intimité ou encore un dîner frugal mais tous ensemble, pour éviter une nouvelle panique de ses associés économiques.

Mais le régime n’a pas su mobiliser ses nombreux capitaines qui s’opposent tous les uns aux autres et ne songent qu’à assurer leurs arrières. Le Guide (symbole spirituel du régime) a été entouré de simples sympathisants dans une petite Réunion d’intimité de lecture de Coran. A première vue, nous avons estimé la foute à environ 200 personnes. En agrandissant la photo, on a distingué 8 rangées de 20 personnes soit environ 160 personnes, mais il y avait des têtes de toutes sortes collées les uns sur les autres et les colonnes ne définissaient par des espaces carrés : le régime avait étiré la photo en largeur et ajouté des têtes pour donner l’impression d’une foule plus importante. La vérité a été trouvée sur une photo vue de derrière, il y avait là seulement une soixantaines de figurants sans qualité donc ni le nombre ni les noms nécessaires pour rassurer les derniers compagnons du régime.

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Ahmadinejad, le bon serviteur du régime, a tenté de sauver la situation à sa manière en organisant au pied levée un diner dans un orphelinat avec un spectacle et des cadeaux, mais il ne peu remplir la grande salle à manger de cette institution et par son échec il a montré que même les gens les plus démunis du régime lui tenaient tête.

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Alors que le régime allait très mal, le cinéaste Asghar Farhadi, rentra volontairement au pays, le sourire aux lèvres, en annonçant qu’il n’avait aucun problème avec le régime ! Il s’est ainsi dérobé à toute prise de position en faveur du peuple sous la pression médiatique occidentale. Nous avons vu dans ce retour illogique non pas la preuve de sa fidélité au régime agonisant, mais plutôt l’expression de sa certitude que le peuple ne lui pardonnerait jamais ses années de collaboration servile avec le régime. Par son retour au régime au lieu d’une adhésion opportuniste au peuple, Farhadi a révélé l’impossibilité du projet de déviation opportuniste de Rafsandjani pour les derniers vrais collaborateurs du régime et donc un état de fait d’impasse pour eux, un état de blocage qui trouve son expression dans l’indécision affichée de Rohani (qui se trouve dans le même cas).

Jeudi 11 Juillet 2013 (20 Tir 1392), après le fiasco de mobilisation publique ou officielle pour la première nuit de Ramadan, le régime a tenté de redresser son image par des réunions religieuses diurnes, mais il n’y a eu qu’un seul petit exemple au mausolée Shah Abdol Azim à Shahr Rey près de Téhéran.

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Washington qui la veille avait accordé une immense faveur au régime en le laissant obtenir le système anti-virus Blue Coat, mais sans rien obtenir, a décidé d’augmenter la pression de manière très visible :
1- Le Council on Foreign Relations, organe apolitique géré par les grandes compagnies et définissant dans le sens de leurs intérêts les lignes stratégiques majeures de l’Etat américain, a publié un article pour signaler que Rohani était le grand spécialiste du bras de fer mou et qu’il était là pour occuper l’Etat américain et l’entraîner dans une négociation sans fin.
2- Dans la foulée, le Wall Street Journal a annoncé que ce genre de politique devait être puni par des frappes.
3- Dans la foulée, le gigantesque drone bombardier supersonique et furtif X47B a réussi son premier atterrissage réussi sur USS George HW Bush, montrant par a+b, que Washington pouvait se lancer dans une guerre sans limite contre le régime sans perdre un seul soldat et souffrir d’un mécontentent populaire américain !
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4-Les Moudjahidines du Peuple, pions centraux de la révolution islamique de Washington en 1979, ont diffusé une photo satellitaire (américaine) pour annoncer sur la base de compétences qui ne sont pas les leurs l’existence d’une usine nucléaire militaire à Damavand, préparant l’opinion à l’escalade guerrière esquissée par Washington.

En 4 mouvements bien coordonnés, en une seule matinée, Washington mettait le régime face au spectre d’une frappe préventive ! Mais Washington ne peut pas attaquer le régime car cela se solderait par la libération du peuple et des scènes de liesse devant de mosquées en feu et des mollahs lynchagés qui ne laisseraient plus aucune place au système islamisant souhaité par Washington. Mais par le passé, Washington a souvent frappé sur les tambours de la guerre pour forcer les alliés Russes et Chinois des mollahs à le suivre dans le domaine des sanctions. Le régime était peu exposé à une guerre, mais certainement devant une possible hausse des sanctions...

La panique a gagné du terrain, les gens du régime ont accéléré leur achats d’or et de dollar, les taux de l’or et du dollar sont montés en flèches au point que le régime a dû le reconnaître, mais il n’a pas publié de chiffres et a affiché ses chiffres fantaisistes habituels. Cependant, les taux devaient être très élevés car le régime a encore eu recours à l’arme de l’incendie pour forcer les Bazaris d’arrêter les transactions qui lui coutaient cher..

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Le régime a aussi simulé une scène houleuse de transactions avec de soi-disant revendeurs de dollar à la sauvette devant le secteur des agents de change pour dissuader les gens de se retourner vers le marché noir présent dans le même secteur géographique.

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C’était bien la première fois que l’on voyait des images proches du réel pour dissuader les acheteurs issus du régime de se rendre dans ce quartier. Le nouveau président devait parler, mais il est resté caché hésitant entre la capitulation face à Washington et la déviation opportuniste vers le peuple.

Rafsandjani a profité de ce vide pour prendre la parole et critiquer « les choix qui menaient le pays vers le néant... » Se mettant de facto dans le rôle du super dissident interne pour préparer sa déviation...

Ziba-Kalam, l’intello officiel du régime, qui récemment avait lâché Rafsandjani pour se rapprocher de Rohani, a aussi critiqué le silence de ce dernier en affirmant que tout le monde se fichait des 4 ans de mandat de Rohani si celui-ci ne parvenait pas à résoudre rapidement la crise née des sanctions.

Rohani est resté absent. Les médias du régime ont tenté de sauver son image et celle du régime en affirmant qu’il était en contact permanent avec les ministres d’Ahmadinejad et qu’il dirigeait effectivement le pays. On a aussi droit à des confidences des ministres actuels rendant hommage à ses compétences dans tous les domaines pour rassurer les paniqués. Mais l’absence d’annonce de baisse du dollar laisse supposer que ces rumeurs n’ont pas convaincu les businessmen du régime sur ses chances de survie.

Vendredi 12 Juillet 2013 (21 Tir 1392), avec l’hésitation de Rohani et l’offensive déviationniste, Washington a jugé qu’il était allé trop loin, il a auto-sabordé les menaces d’attaques en affirmant que ce régime était à la pointe des recherches balistiques et capables de riposter en frappant lourdement les Etats-Unis ! Puis qu’il devait continuer ses pressions, il a infligé une petite humiliation au régime en lui barrant la voie d’accès à la commission des droits de l’homme de l’ONU. Le régime a soufflé un peu avec cette reculade américaine.

Mais un autre problème a alors assailli le régime : l’Allemagne a publié un article de témoignages accablants de ses citoyens visitant l’Iran pour affirmer que contrairement aux images vues dans l’ARGO, le peuple iranien n’avait rien d’islamiste et rêvait majoritairement d’un changement radical de régime. L’Allemagne étant très dépendant de la Russie pour le gaz, Téhéran a compris qu’il était face à l’émergence d’un nouveau front hostile pour empêcher son glissement vers Washington.

La publication tombait très mal car ce jour, par manque de partisans, le régime devait passer sous silence la Journée officielle en faveur du port du voile. Il a changé de plan. Alors qu’il n’avait annoncé aucun programme et ni lancé aucun appel, il a dû improviser un petit rassemblement à Mashad, mais il n’y a rien eu à Téhéran car il ne pouvait compter sur la participation de ses responsables effrayés par sa manque de policiers fidèles.

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Le régime devait redresser son image. Il a pris trois initiatives. Il a démenti fermement les insinuations de Moudjahidines du Peuple. Il a aussi vivement critiqué l’article allemand sur l’envie de changement de régime en Iran. Il a prêché le contraire en annonçant le recrutement de 120,000 mollahs instituteurs pour gérer des dizaines de milliers d’écoles coraniques souhaitées par le peuple. Enfin, faisant fi des réalités, il a a aussi annoncé de nombreuses réunions d’intimité avec le coran pour insinuer l’existence d’une base fidèle à ses côtés. Mais il ne put nous montrer des images convaincantes. A Ispahan, le régime a mobilisé 20 personnes (10 enfants et 10 vieillards) et à Qom, le siège du clergé il n’a même pas pu mobiliser une centaine de ses mollahs !

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Il fallait un miracle au régime pour rassurer ses associés paniqués : étant donné qu’il avant dans sa dernière tentative mis en avant le travail de Rohani avec les ministres en fonction, il devait les montrer ensemble dans un contexte non exceptionnel pour ne pas donner l’impression d’un état d’urgence. La seule solution était une entrée de Rohani pendant la prière de Vendredi entouré de ses pairs et évidement applaudi par la foule. Or, la Prière de Vendredi est depuis longtemps boycotté par le peuple, la foule présente est une juste une image d’archive. Puisque le régime ne pouvait pas avoir une foule de sympathisants et qu’il n’a pas non plus des images d’archives montrant Rohani applaudi et porté par une foule placée au même niveau que lui, il a juste montré Rohani arrivant discrètement sur le site. Le discours du jour n’a pas été focalisé sur cet invité exceptionnel car il n’y avait aucune foule pour l’applaudir. Il aurait alors fallu le montrer entouré sur les lieux, puis dans la rue. C’est pourquoi l’intéressé est aussi resté sage comme une image (pour expliquer l’absence de démonstration en sa faveur ) !

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En regardant en détail les images de la foule, nous avons d’ailleurs remarqué deux photos complètement différentes avec des participants différents et dans un des cas un grand drapeau invisible sur l’autre cliché. Nous avons également constaté grâce à la disparité des têtes placées sur des lignes équidistantes de la caméra, nous avons pu définir qu’il avait 4 rangées de participants. Tout au bout de ces rangés, les gens situés à une même distance de la caméra ont des dimensions différentes, ce qui laisse supposer qu’à cet endroit le régime a rempli la salle grâce à un autre photomontage et que de fait, il y avait autour de Rohani seulement une quarantaine de personnes pour la plupart des subalternes inconnus appelés au rescousse pour dissimuler l’absence de leurs chefs, c’est-à-dire l’apparition d’une nouvelle fracture au sein du régime en décomposition !

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Conclusions. La semaine avait débuté par une explosion populaire qui a confirmé l’incapacité répressive du régime et sa faiblesse face à tout émeute. Ce constat d’isolement de la caste dirigeante avait paniqué les derniers compagnons de cette caste, aussi bien les politiciens des divers clans, que les députés et surtout les hommes d’affaires du régime. Washington avait alors tenté de le secouer et avait intensifié la crise, les fractures, les hésitations... en montrant un Rohani timoré et figé, le régime finissait la semaine sur une défaite de plus et le constat que ses options sont très limitées : il ne peut plus appliquer son plan de bras de fer mou, il n’en a pas le temps, il doit composer avec Washington ou avec le peuple sans aucune garantie d’y survivre.