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Iran : Un assouplissement qui est une offensive Après des mois de refus, Téhéran a accepté hier d’échanger 1.200 kg de son uranium enrichi à 3,5% pour recevoir du combustible pour son réacteur de recherche. Cela risque d’être refusé car à l’origine, l’idée était qu’il accepte de se séparer volontairement de 90% de son potentiel de nucléarisation militaire, or ce stock a augmenté au cours des derniers mois et l’échange ne le prive plus de ce potentiel. Iran – Etats-Unis : Les vases communicants ! Il y a trois jours, Téhéran a annoncé le début d’ici 30 jours, du « chantier de deux usines d’enrichissements avec des centrifugeuses 5 fois plus puissantes ». Le lendemain, Hillary Clinton a rappelé son attachement au dialogue et peut-être une résolution « dans 30 à 60 jours ». Il y a évidemment un rapport entre les deux déclarations, mais ce rapport est plus complexe qu’il n’y paraît. Iran : Efforts à bâbord et à tribord Tous les médias parlent de l’Iran. Hillary Clinton et Bernard Kouchner se disent « à la recherche d’alliés pour imposer de nouvelles sanctions » contre les mollahs. Or, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, qui dispose de la première flotte dans le golfe Persique, et la France, un des principaux fournisseurs d’essence à l’Iran, peuvent s’allier en tant que partisans de sanctions pour faire plier les mollahs. Attention, désinformation à bâbord et à tribord ! Iran : La semaine en images n°104 Voilà deux ans que nous regardons l’actualité iranienne par l’œil des photographes des agences iraniennes. Ces photos officielles sont pour une grande part des images de grandes qualités faites par des Iraniens nés après la révolution et critiques à son égard parce qu’issus des classes moyennes prospères avant la révolution et aujourd’hui à 85% sous le seuil de pauvreté. Ces photographes font un travail nécessaire sans jamais avoir l’honneur de figurer à un quelconque palmarès. A côté de ces images du réel, il y a aussi des photos trafiquées pour redorer l’image du régime. En cette semaine de la commémoration du 31ème anniversaire d’une révolution qui a détruit un pays richissime, la production photographique est à l’image de notre constat. Iran : Vers un enrichissement des annonces nucléaires Il y a une semaine, Téhéran annonçait sa décision d’enrichir de l’uranium à 20%. Il espérait une escalade guerrière, menace pour l’approvisionnement pétrolier de l’Occident, afin de forcer les Occidentaux à cesser tout soutien aux Américains. Pour éviter cette escalade souhaitée par Téhéran, les Occidentaux ont esquivé. Téhéran a riposté en annonçant un enrichissement à 80%, puis à 100%, promettant d’autres progrès dans le domaine. Iran – EU : Pas d’atomes crochus ! Espérant provoquer une escalade pour pousser les Américains à jeter l’éponge, Téhéran a commencé l’enrichissement d’uranium à un taux de 20% au prétexte d’avoir « un besoin urgent de produire des isotopes médicaux » pour détecter certains cancers. Souhaitant éviter l’escalade, Washington a proposé de lui vendre les isotopes dans les quantités demandées. Téhéran a rejeté l’offre qu’il trouve « illogique ». Iran : Violations devant témoins ! Epuisé par les sanctions américaines, Téhéran veut une escalade, une confrontation, une menace guerrière sur le détroit d’Ormuz, artère pétrolière des alliés de Washington pour forcer ces derniers à demander la levée des sanctions américaines. Hier, Ahmadinejad donnait ordre à Salehi, le directeur de l’organisation iranienne de l’énergie atomique, de commencer l’enrichissement au-delà du seuil réservé aux usages civils. Les Occidentaux ont esquivé cette provocation, Téhéran repart à la recherche d’une escalade avec deux nouvelles annonces nucléaires. Iran : Une escalade prévisible Téhéran vient d’annoncer sa décision (réversible) de se lancer dans deux jours dans l’enrichissement à 20% pour produire du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche. Si on enlève les fioritures, il vient en fait d’annoncer qu’il veut enrichir de l’uranium au-delà du seuil réservé à un usage civil. Téhéran cherche la confrontation. | Retour chronologique sur une escalade prévisible 08.02.2010 Décodages des propos modérés d’Ahmadinejad et des réactions Hier lors d’une interview à la télévision iranienne, Ahmadinejad a exposé les résultats de ses conversations secrètes avec les Occidentaux, révélant des reculades occidentales sur des points essentiels avant d’annoncer que dans ces conditions, l’on pourrait envisager une certaine coopération. Alors qu’il était resté sur ses positions d’avant (coopération à mes conditions), les médias occidentaux ont parlé d’une volonté d’apaisement alors que les politiques ont parlé de la nécessité d’attendre. Il y avait pourtant dans les propos tenus par ce dernier de quoi évoquer l’absence de toute volonté d’apaisement et la nécessité de ne plus attendre. | Décodage des réactions 04.02.2010 Iran : 2010, l’année des bonnes nouvelles d’Ahmadinejad Alors que Washington a encore mis en avant la recherche de consensus via le dialogue, Téhéran a opté pour le contre-pied puisque Ahmadinejad a promis que le 11 février, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique, il annoncerait la « bonne nouvelle » que le pays est en mesure de produire de l’uranium hautement enrichi. Iran-EU : On reparle d’une révision du rapport NIE 2007 Les négociations dans le dossier nucléaire iranien sont dans l’impasse : il suffit que les Six lâchent un peu la pression pour que Téhéran affirme avoir gagné et exige une solution à ses conditions [1]. Mais la situation n’est pas près d’évoluer car Washington a rappelé hier qu’il restait « fidèle à sa double approche : dialogue et menace de sanctions ». Le dialogue étant l’objectif et la menace des sanctions le moyen d’y parvenir, il ne reste comme possibilité d’évolution que des changements de tons dans la menace des sanction . C’est pourquoi on évoque de plus en plus une possible mise à jour du rapport NIE 2007 regroupant les estimations des services secrets américains sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien et la menace qu’il représente. Iran : Le doublement décevant Kouchner Téhéran avait jusqu’au 31 décembre 2009 pour donner une réponse à la proposition de se séparer volontairement de 75% de son stock d’uranium enrichi, quantité qui peut avoir un usage militaire. Au lieu d’accepter, il a inversé l’ultimatum en donnant jusqu’au 31 janvier 2010 aux Occidentaux pour accepter sa contre-proposition portant sur une quantité très inférieure. En réponse, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a dénoncé lundi la « dernière pirouette » de l’Iran dans le dossier du nucléaire avant d’enchaîner sur des violations des droits de l’homme en Iran, sujet que l’on aborde uniquement en cas de mésentente. Iran : La contre-proposition inacceptable Téhéran avait jusqu’au 31 décembre 2009 pour répondre positivement à l’offre qui lui avait été faite par les Américains via les Six d’échanger son stock d’uranium contre du combustible nucléaire franco-russe. Mais, non seulement, il n’y a pas répondu, mais il a inversé l’ultimatum en donnant jusqu’au 31 janvier aux Américains pour accepter sa contre-proposition. | Décodages 04.01.2010 Iran : La peur de l’embargo a fait bouger les mollahs Un jour après l’annonce américaine de l’adoption par le Sénat du projet de loi relatif à un embargo sur l’essence, le régime des mollahs a fait état de sa disposition à accepter la proposition d’un échange d’une partie de son stock d’uranium enrichi contre du combustible nucléaire fabriqué par les Français et les Russes. Iran : Le papier du Times n’aura pas le prix Pulitzer ! L’espace info de la planète Terre s’est enflammé avant-hier avec l’évocation par le quotidien britannique The Times de « tests effectués par l’Iran sur un composant crucial à la fabrication d’une bombe nucléaire ». Tous les médias en sont allés de leur analyse sur le double jeu de Téhéran sans savoir qu’ils étaient manipulés de A à Z ! Iran : Un nouveau facteur entre en jeu Le régime des mollahs a annoncé vendredi dernier sa volonté d’accepter l’offre de compromis sur l’échange de ses réserves d’uranium contre du combustible sur le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Ce changement n’a pas été dû à la menace des sanctions car pendant ce temps, Téhéran était courtisé par des émissaires arabes des Etats-Unis. Ce changement est survenu grâce à un nouveau facteur dans la crise nucléaire iranienne : la grogne sociale provoquée par les sanctions. Iran : Toward a nuanced change of nuclear policy-off Tehran hoped for dragging United States into some acute crisis as it announced in a provocative way the building of 10 new additional nuclear enrichment centres in order to urge the United States to make a step backward for fear of a conflict. Under Bush, we would have assisted in some escalation but presently nothing happened. Obama didn’t make any big statement : he mentioned the possibility to reinforce sanctions right before he called for the dialogue’s continuation in parallel with the sanctions that are already implemented. Such reaction cast a chill over the provocative ardours of the mullahs who find it difficult to make the right answer. Are they so disappointed to the point of renouncing to their policy of deliberate provocations ? To know it, it’s necessary to review the background history of the chaotic relations between Tehran and Washington. IRAN-USA : MORE THREATS THAN SANCTIONS Two days ago in Washington, Turkey announced it was opposed to new UNO sanctions against Tehran. Yesterday Europe informed it would remain careful in the field of UNO sanctions although it mentioned last summer it was ready to adopt at last unilateral sanctions, i.e. out of UNO support, such as it was required by Washington. The absence of any forcible reaction from the United States to this series of withdrawals confirms its implicit approval. Iran : Plus de menaces que de sanctions Il y a deux jours à Washington, la Turquie se disait opposée à de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran. Hier, l’Europe a fait part de sa prudence en ce même domaine de sanctions onusiennes alors que cet été, elle avait évoqué sa disposition à adopter enfin des sanctions unilatérales, c’est-à-dire hors l’ONU, comme le lui demandait Washington. L’absence d’une réaction forte des Etats-Unis à ces désistements en chaîne confirme son approbation implicite. Iran : Le plan B de provoc ! Il y a une semaine, les Occidentaux qui cherchent un terrain d’entente avec Téhéran ont décidé de lui envoyer un avertissement via une simple résolution non punitive de l’AIEA. Immédiatement, Téhéran a réagi négativement car cette approche allait à l’encontre de sa stratégie d’amplification de la crise. Il s’est lancé dans une folle course de surenchère de provocations qui s’est retournée contre lui-même. En conséquence, il a légèrement modifié son approche. Iran : Petit aperçu de l’année 2010 Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a rappelé jeudi qu’il restait « jusqu’à fin 2009 à l’Iran pour répondre favorablement à la proposition de transférer 75% de l’uranium iranien faiblement enrichi en Russie puis en France afin qu’il y soit converti en combustible nucléaire ». Téhéran n’a rien répondu car il a la certitude qu’il n’y aura aucune sanction car cela irait à l’encontre des intérêts même des Etats-Unis. Iran : Les mollahs, victimes de leur langage ! Depuis un mois, afin d’éviter l’escalade souhaitée par les mollahs, les Occidentaux ont décidé de diffuser le moins possible les propos délibérément provocateurs ou anxiogènes provenant de l’Iran. C’est un sérieux handicap pour ces derniers, les micros les fuient. Ils ont décidé d’y remédier par une ruse de Sioux, mais leur première tentative qui a lieu hier à Vienne a été un fiasco. Iran : Vers un changement nuancé de la politique nucléaire Téhéran espérait entraîner les Etats-Unis dans une crise aiguë avec l’annonce provocatrice de la construction de 10 centres supplémentaires d’enrichissement nucléaire pour faire reculer les Etats-Unis par peur d’un conflit. Sous Bush, on aurait peut-être assisté à une escalade, mais présentement, il ne s’est rien passé. Obama n’a fait aucune déclaration forte : il a évoqué une possibilité de renforcement des sanctions avant d’appeler à la poursuite du dialogue en parallèle avec les sanctions déjà en place. Cette réaction a jeté un froid sur les ardeurs provocatrices de nos mollahs qui peinent à trouver la bonne réplique. Auraient-ils été déçus au point de renoncer à leur politique de provocations délibérées ? Pour le savoir, il faut passer en revue l’historique des relations chaotiques entre Téhéran et Washington. Iran : Une escalade toujours niée par les Six Vendredi dernier, en réaction au refus de Téhéran de donner une réponse explicite à l’offre de la dernière chance, les Six et surtout les Américains ont opté non pas pour l’adoption de nouvelles sanctions par le Conseil de Sécurité, mais pour un appel à l’apaisement lancé par le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA. Au lieu de saisir l’occasion pour apaiser la situation, Téhéran a annoncé son intention de construire 10 autres usines d’enrichissement, ce qui ne manquera pas d’amplifier la crise. Iran : « d’autres options » déjà vues ! Téhéran avait très mal réagi à l’annonce de l’adoption prochaine d’une nouvelle résolution de l’AIEA contre son programme nucléaire alors que cette formalité était une manière de lui rappeler les soupçons sur son programme nucléaire sans alourdir les batteries de sanctions existantes. Avant l’adoption, il avait menacé de « réduire au minimum sa coopération avec l’AIEA » (synonyme d’un mouvement vers la sortie du TNP), mais après l’adoption, il a rejeté un retrait pour évoquer « d’autres options ». | Décodage d’un flou délibéré | Iran : Les Six encouragent le refus des mollahs En octobre dernier, pour échapper à l’adoption de nouvelles sanctions américaines, le régime des mollahs a accepté un projet de compromis qui lui avait été soumis en avril dernier par les Américains d’échanger de ses réserves d’uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire franco-russe. Il s’agissait d’une reculade tactique iranienne, quand les Américains ont suspendu l’adoption de nouvelles sanctions, Téhéran s’est mis en action pour faire capoter l’accord sans pour autant le refuser ouvertement de peur de faire réactiver la menace de nouvelles sanctions. Depuis chaque jour, il dit une chose et son contraire. Iran : The Six are pushing the mullahs into refusing their offer Last October, in order to escape newer American sanctions, the Mullah regime accepted a compromise project, first offered by Americans last April, of an exchange of their low-enriched uranium stocks against higher enriched nuclear fuel rods supplied by France and Russia. The Mullahs had an explicit tactical retreat, for when the Americans suspended their project of new sanctions Tehran started taking specific actions to sink the agreement. Without clearly refusing the offer, in fear of sanctions, Tehran pointed out a series of clauses they wanted changed knowing that their claims were unacceptable by the Six. Since, Tehran announces on a daily basis newer demands and the next day the contrary. Iran : The Shah and the iranian nuclear project © IRAN-RESIST.ORG – October 1st, 2009 | Three years ago the amount of French investments in Iran totalled at 35 billion dollars. France often tops the list of Iran’s commercial partners. France thus, shows a certain resistance to apply adopted sanctions on Iran, and develops a slight complacent attitude towards the Mullah regime. There is a continuous effort to find excuses for the Mullahs’ acts, including the nuclear issue. That is why the French press often associates the actual Iranian nuclear program with the Shah of Iran. Iran : An improbable revision of U.S. Intelligence Report of 2007 © IRAN-RESIST.ORG – October 17, 2009 | In November 2007, in view of facilitating a dialogue with Tehran to reach an entente, Washington had their Secret Services publish a report announcing that Tehran had ceased its nuclear research program in 2003 ! The National Intelligence Estimate of 2007 had led to the freeze of newer sanctions on Tehran. Now that the Mullahs are refusing an appeasement with Washington, the Obama Administration has announced that it might consider reviewing this report. Iran : L’AIEA invente le rapport dilatoire ! Le dernier rapport de l’AIEA est axé sur le second centre d’enrichissement actuellement en construction à Fordo à proximité de la ville de Qom. On affirme qu’étant donné sa taille, il ne peut pas produire de grandes quantités d’uranium enrichi nécessaires pour du combustible destiné à un réacteur, mais des quantités suffisantes pour la production d’une ou deux bombes nucléaires par an. Iran : An IAEA invention : the dilatory report ! The latest IAEA report on Iranian nuclear activities is focused on Iran’s second uranium enrichment facility in construction in Fordo near the holy city of Qom. It is affirmed that due to the facility’s limited size, it will not have the capacity to produce the necessary quantity of nuclear fuel for an energy plant, but the necessary amount of enriched uranium to produce one or two nuclear warheads per year. Iran : La semaine en images n°91 Cette semaine, le monde n’en a pas fini d’attendre la réponse des mollahs à l’offre américaine d’un échange de leur stock d’uranium enrichi contre du combustible nucléaire franco-russe. Au lieu de les punir pour cette attitude, Washington met un point d’honneur à les choyer : cette semaine, il a demandé à son allié turc de donner une place de choix à Ahmadinejad pendant la conférence économique des pays musulmans. Pour continuer ces manœuvres qui lui donne l’occasion de fanfaronner, le régime des mollahs prétend qu’une réponse est impossible en raison d’une querelle entre le président de la république Ahmadinejad et le président de l’Assemblée Larijani. Les images nous racontent une autre histoire. Iran : Décodages du prochain rapport de l’AIEA Très régulièrement après chaque offre de dialogue faite aux mollahs par le groupe des Six (les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité plus l’Allemagne), l’AIEA doit soumettre à ce groupe un rapport sur l’évolution du parc nucléaire iranien afin de savoir s’il faut ou pas renforcer les sanctions contre ce pays. Alors que Téhéran n’a donné aucune suite constructive aux deux dernières offres de dialogue qui lui ont été soumises depuis la publication du précédent rapport de l’AIEA, cet organisme onusien s’apprête à publier un rapport qui conclut à une vraie volonté de dialogue. | Décodages | Iran : Le régime mêle ses otages à la crise Selon un schéma simple quand Washington évoque des sanctions, Téhéran opte pour une reculade tactique et accepte le dialogue et quand Washington fait preuve d’apaisement, les mollahs repartent en guerre contre les Etats-Unis par des provocations susceptibles de ruiner tout compromis. Ce matin, Washington a fait état de son intention de donner « un peu de marge » aux mollahs dans leurs négociations, immédiatement, Téhéran s’est mis en position offensive. Iran nucléaire : Mollahs, mode d’emploi Il y a deux semaines, Téhéran n’avait pas rejeté l’offre des Six d’un échange d’une partie de son stock d’uranium faiblement enrichi contre du combustible franco-russe à base d’uranium moyennement enrichi. Il y a deux jours, il a rejeté catégoriquement l’offre par la voix de son président ainsi que du chef de la commission des affaires étrangères du Parlement, avant de revenir encore sur cette position. A chaque fois, sa réponse était prévisible car en réaction à l’attitude adoptée quelques jours plus tôt par les Américains. Iran-USA : Time for decisions As Obama recalled this week, the United States wants an entente with the Mullahs. The purpose of this entente being the territorial and political control of Central Asia, in order to put a lock on the region’s natural resources highly important to the Russian and Chinese economies. In exchange for this decisive entente the Mullahs demand the lift of sanctions against the Hezbollah and the abandon of the U.S. requirement of their demilitarization in order to maintain their threat on Israel as a levy in case of a later discord with Washington. This demand being unacceptable, Washington is leading a strategy of intimidations, economic sanctions and regional destabilization combined with regular offers to resume dialogue. Washington led actions this week that perfectly illustrate the different shades of their strategy. Iran : Obama ne veut pas d’excuses ! Deux jours avant la manifestation du 30ième anniversaire de la prise de l’ambassade américaine par les partisans de Khomeiny, le Mouvement Vert a exprimé le souhait de présenter des excuses au peuple américain. Obama n’a pas relevé cette proposition et il s’est même empressé d’exclure la nécessité de toute excuse ! Iran : Les vertes excuses de Moussavi Le porte-parole en exil de Moussavi, chef de file du Mouvement Vert, a annoncé son intention de remettre une lettre ouverte d’excuse de la part du peuple iranien à la représentation diplomatique américaine à Londres en marge de la manifestation de soutien à la commémoration du 30ième anniversaire de la prise en otage de l’ambassade américaine le 4 novembre 1979. Ce non-sens a une explication très simple. Iran : A profound mistrust for the West Two days after the regime’s near-negative response to the “uranium against fuel rods” offer, several Iranian MPs stated their preference for no compromise. However, they kept away from officialising their position, remaining ambiguous on Iran’s response, a typical mark of the mullah diplomacy. Iran : Une profonde méfiance vis-à-vis des Occidentaux Deux jours après la réponse presque négative du régime des mollahs à l’offre « stock contre combustible », plusieurs députés de l’Assemblée Islamique d’Iran ont évoqué leur préférence pour une absence de compromis. Ils se sont pourtant gardés d’officialiser ce refus, laissant une part à l’ambiguïté, marque de fabrique du régime des mollahs. Iran : La semaine en images n°89 Cette semaine Téhéran devait donner « sa réponse » à l’offre internationale pour la réduction de son stock d’uranium enrichi. Les Américains et les Occidentaux qui s’attendaient à une réponse positive avaient joué l’apaisement à fond : Obama avait envoyé son ami Erdogan en Iran avec les éloges plein la bouche et les Six dans leur totalité s’étaient gardés de faire connaître l’avis des inspecteurs de l’AIEA sur la visite de l’usine d’enrichissement de Fordo. Cette complaisance a convaincu Téhéran que les Américains étaient en position de faiblesse et qu’il pouvait répondre négativement. C’est ce qu’il a fait en soignant la mise en scène : en faisant prévaloir une unité nationale sur la question de l’enrichissement. Ce fut un rendez-vous raté. Le tout et un peu plus en images avec des ratés et aussi de grandes surprises. Iran : A little riding lesson on mullah back Following the mullahs’ negative response to the P5+1 appeasement offer, we should have seen strong reactions from the latter. Instead, IAEA has gone dumb, President Sarkozy who in the past had been an advocate of further sanctions is silent, as are the British, Germans and Russians. As usual, the Chinese make no public statements. However, The Americans are talkative : In the past 24 hours they have expressed their opinion several times in different and contradictory statements. No panic : it’s calculated. Iran : Petite leçon d’équitation à dos de mollahs Après la réponse négative des mollahs au processus d’apaisement des Six, on aurait dû assister à des réactions fortes. Il n’en est rien, l’AIEA est devenue muette, le président Sarkozy qui avait si souvent parlé de sanctions est à présent très calme, il en va de même du côté des Britanniques, Allemands et Russes. Les Chinois sont hors-jeu, ils ne disent jamais rien. En revanche, les Américains sont volubiles : en 24 heures, ils ont émis plusieurs avis différents et contradictoires. Pas de panique : c’est calculé. Iran : A very offensive response It was due October 23, and Tehran just handed in their response to the P5+1 (U.S, France, Great Britain, Germany, Russia and China) proposal on an exchange of enriched uranium against fuel rods for a research reactor to the IAEA. According to our sources, the response is an open war declaration, so unacceptable that the UN agency is embarrassed to divulge its content. The P5+1 have gone into mute mode. In order to temporize they have instead turned their attention towards Ahmadinejad’s speech of the day by analyzing it as a prelude to an agreement. In order to achieve this analysis, they have slightly censored the speech. | Revelations and comments on a deadlock | Iran : Une réponse très offensive Elle était attendue pour le 23 octobre, Téhéran a enfin remis à l’AIEA sa réponse à l’offre des Six d’un échange d’uranium contre du combustible. D’après nos informations, c’est une vraie déclaration de guerre, une réponse si peu formidable que l’agence onusienne a eu peine à divulguer son contenu. Les Six sont passés en mode silence. Pour tempérer, ils ont orienté les regards vers un discours d’Ahmadinejad en l’analysant comme annonciateur d’un accord. Pour cela aussi, il a fallu censurer légèrement le discours en question. | Révélations et commentaires sur une impasse | Iran : Téhéran contre-attaque ! Il y a un mois, Téhéran acceptait de reprendre le dialogue pour échapper à de nouvelles sanctions américaines. Dans le cadre de ce dialogue, il s’était engagé, selon un plan américain, à échanger 75% de son stock d’uranium enrichi à 3,5% contre 200 à 300 kg de combustible nucléaire à base d’uranium enrichi à 20% pour alimenter le réacteur iranien de recherche de l’université de Téhéran en activité depuis 1967. Washington espérait ainsi réduire le stock iranien d’uranium faiblement enrichi pour baisser le niveau de gravité du programme nucléaire iranien pour éviter l’adoption de nouvelles sanctions. Téhéran vient de faire savoir qu’il ne veut pas de cette solution. Iran - nucléaire : Téhéran dans le doute Dans le but de rassurer la communauté internationale sur l’usage pacifique de son uranium faiblement enrichi, l’AIEA avait proposé au régime des mollahs d’échanger ce stock contre du combustible nucléaire de fabrication franco-russe. Téhéran devait répondre ce vendredi avant 19 heures. Comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas accepté la proposition. Il n’a pas non plus refusé. | Décodages | Iran : Aucun accord sur rien ! La houleuse rencontre qui se tenait à Vienne sous l’égide de l’AIEA entre l’Iran, la France, les Etats-Unis et la Russie s’est achevée par la rédaction d’un projet d’accord par Mohamed El Baradai, le directeur dénéral de l’AIEA. L’auteur affirme que cet accord qui doit être approuvé par les 4 pays pourrait « ouvrir la voie à une normalisation complète entre l’Iran et la communauté internationale ». D’ores et déjà, Téhéran semble peu engagé dans cette voie car il a donné une autre version des faits. Iran : France, an excuse to refuse appeasement On October 1st, during the resumption of the dialogue with the P5+1, Tehran accepted to cooperate on two points, the first point being the exchange of its low enriched uranium stock against fuel rods for its medical research reactor. France and Russia were to supply Iran with the rods. At the meeting scheduled to put down the basis of this exchange, Iran deliberately blocked the appeasement process by refusing any dialogue with France. Iran : la France, un prétexte pour refuser l’apaisement Le 1er octobre dernier, lors de la reprise du dialogue avec les Six, Téhéran avait accepté de coopérer sur deux points dont le premier était l’échange de son stock d’uranium faiblement enrichi contre 300 Kg de combustible nucléaire à base d’uranium moyennement enrichi par la France et la Russie. A la rencontre prévue pour fixer les modalités de l’échange, Téhéran a refusé tout dialogue ou accord avec les Français, une manœuvre délibérée visant à bloquer le processus d’apaisement engagé le 1er octobre à Genève. 0 | 50 | 100 | 150 | 200 | 250 | 300 [Retour à l'index des mots-clés] |
