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Iran : La semaine en images n°238

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine…
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créer l’OPEP) et installer à sa place leurs islamistes pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Par ce véritable coup d’Etat pétrolier, Washington allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques. Les mollahs probritanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington. Ils ont aussi verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour les amener à cesser leur diabolisation, à lui ouvrir leur porte pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur. Pour Washington, les choses devaient aller très vite car les mollahs avaient terriblement désorganisé et affaibli l’économie iranienne en s’appropriant les grandes industries et aussi en se partageant la compagnie iranienne de pétrole en plusieurs petites sociétés semi privées destiner à récupérer ses revenus. Il y avait aussi une guerre interne au sein de la caste dirigeante : Rafsandjani (le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny), avait pris le ministère de l’intérieur et les services secrets, pour éliminer les adversaires et étendre sa domination politique et économique. Le régime était affaibli et divisé.

Mais les mollahs ont agi comme des maffieux, ils ont accepté Rafsandjani comme leur parrain et l’ont soutenu ses deux choix pour neutraliser l’ouverture et aussi neutraliser les sanctions. Pour neutraliser l’ouverture et aussi pour intimider Washington, Rafsandjani a opté pour l’entretien des foyers d’hostilité : prises d’otages au Liban, attentats anti-américains et anti-israéliens, soutiens au groupes hostiles aux Etats-Unis, menaces de guerre régionale. Pour neutraliser les sanctions, Rafsandjani a opté pour la menace de fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz et la création d’un front d’alliés anti-sanctions fidélisés par l’importation massive de leurs surplus à prix d’or ce qui a ruiné le pays et détruit la production iranienne, provoquant un chômage et une pauvreté irrépressibles. Quand toutes les réserves cumulées par le Shah ont été épuisées, pour continuer cette politique de monnayage des protections, Rafsandjani (devenu grâce à la présidence du Conseil de Discernement le patron officiel du régime) était en difficulté. Il a baissé le taux officiel du dollar pour acheter le soutien des autres mollahs-affairistes. Il a joué la carte de l’apaisement avec son ami Khatami. Mais il a profité de l’apaisement pour entretenir les foyers d’hostilité en surarmant le Hezbollah. Enfin, il a relancé la politique de monnayage des protections en vendant des contrats d’exploitations pétrolières à très bas prix à un nombre grandissant de pays notamment via ses propres sociétés pétrolières! La fuite en avant dans des mesures de plus en plus clientélistes ont totalement ruiné le pays et ont entraîné la rupture progressive des divers serviteurs du régime…

Ces choix ruineux n’ont pas neutralisé les sanctions. La fausse modération de Khatami a également énervé Washington. Il a parlé de la menace nucléaire pour augmenter ses sanctions. Rafsandjani avait échoué. Pour se maintenir et préserver sa fortune, il a offert des postes clefs à son ennemi Larijani et pour réussir, il a mis en place Ahmadinejad pour radicaliser ses menaces. Il a imprimé des billets privés pour ses amis affairistes (nouveaux Bazaris) et a complété la politique de monnayage des protections par la mise en vente de 50% des grandes entreprises iraniennes aux étrangers !


Ruptures de résistance. Dès l’apparition de la grande disparité entre le peuple et les dirigeants, un grand mécontentement interne est rapidement apparu chez les Pasdaran vétérans de la guerre Iran-Irak. Le régime les a remplacés par des jeunes issus des familles pauvres. Il a ainsi gagné 10 ans, mais ceux-là ont aussi vu que l’avenir était compromis avec ces terroristes affairistes. Mais la milice des Pasdaran a une structure cloisonnée comme des services secrets et le régime avait ses clans, aucune action n’était possible. Cependant quand en 2007, Washington a commencé à évoquer le bombardement de l’Iran, les mécontents devaient agir. Pour éviter les cloisonnements, ils ont fait le choix tactique de boycotter le régime pour l’isoler et se repérer. Au même moment, les Bazaris et les mollahs de base ruinés par les mauvais choix du régime l’ont également lâché. Le régime a riposté en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar sans parvenir à casser ce boycott.

2008-2011 : Isolement, panique, zizanie et Guerre interne. Dès 2008, le régime a ainsi été rapidement réduit à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 700 hommes d’affaires et 6000 nervis. Le régime pouvait chuter dans le sang. Il devait envisager de négocier avec les Américains pour obtenir des garanties de sécurité en échange d’un transfert rapide des pouvoirs vers leurs pions. Rafsandjani, le patron du régime, n’a pas pensé pour tout le régime car il a démis Larijani de ses fonctions de négociateurs nucléaires pour avoir le monopole des marchandages avec les Américains afin d’être sûr d’obtenir les meilleures garanties pour sauver sa tête, mais aussi sa fortune (et peut-être des proches alliés). Pour bénéficier de ces avantages exclusifs, Larijani a décidé de prendre le pouvoir par tous les moyens allant même jusqu’à révéler les détails de la corruption de Rafsandjani et de ses vieux alliés pour les écarter. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son plus important lieutenant (Ali Kordan), mais Larijani restait une menace avec ses dossiers sur tout le monde. Rafsandjani devait agir vite avant qu’il ne s’en serve pour trouver des alliés contre lui.

Rafsandjani devait faire fort. Il a eu l’idée folle de sauver le régime avec une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert (en référence à l’Islam). Ce projet a raté car le peuple a utilisé l’occasion de manifester pour scander des slogans hostiles au régime. Le régime a été en danger. Larijani a pu, grâce à ses dossiers, obtenir d’abord le Pouvoir Judiciaire puis la direction politique du régime, mais il n’a pas été officialisé car il fait peur. Il n’a donc pas pu éliminer les pions de Rafsandjani. C’est pourquoi depuis cette promotion non officielle, sa grande préoccupation a été d’utiliser ses dossiers et le pouvoir judiciaire pour intimider Rafsandjani ou éliminer ses pions négociateurs. Les derniers compagnons du régime ont constaté que leur nouveau chef et ses lieutenants, comme les précédents, ne songeaient pas à défendre leur droit.

En mars 2011, une nouvelle grande manifestation hostiles au régime protégée par la passivité des Pasdaran a convaincu tout le monde que ces derniers avaient changé de bord.

Les derniers compagnons du régime ont estimé que le régime était condamné et que leurs dirigeants pouvaient demander des garanties de sécurité pour partir avant une contre-révolution sanglante. Des collaborateurs de bas niveaux qui ne pouvaient pas fuir ont commencé à rompre. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars et quitter le pays. Ces retraits de devises et ces ruptures affaiblissaient davantage le régime. Larijani a alors accentué ses efforts contre Rafsandjani. Il a ainsi admis la vulnérabilité du régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

Depuis, tout signe de faiblesse du régime, toute reprise de la guerre entre Larijani et Rafsandjani ou le moindre de dialogue avec les Américains ou leurs pions régionaux ont toujours provoqué de nouvelles ruptures, mais de nouvelles ruées vers l’or et le dollar…

En 2012, Washington a forcé les Européens à cesser leurs relations protectrices et a parlé d’embargo total pour agiter Larijani, amplifier ces crises de confiance et ainsi épuiser le régime. Le régime était condamné. Les Chinois ont prudemment annoncé la diminution de leurs investissements, puis la suspension de leurs achats pétroliers privant le régime de 50% de ses revenus. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a alors provoqué une ruée vers les denrées alimentaires et le pays (qui ne produit plus rien depuis des années) a vite basculé la pénurie et la révolte : une grande manifestation contre le régime à Neyshabur, des appels à la grève générale au Bazar et des attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le régime a annoncé le démantèlement de la milice en question pour mettre fin à cette humiliation. Afin de rassurer ses derniers compagnons, le régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour de grandes manifestations autour de ses chefs ou dans les rues. On a d’abord vu 250 individus battant le pavé à Téhéran et Ispahan, puis un nombre de moins en moins important n’osant même plus manifester dans les rues et se réunissant uniquement dans la mosquée privée du Guide.

Au cours des dernières semaines, le boycott phénoménal des mosquées pendant le Ramadan, le boycott massif de la Journée de Qods et d’Eyd Fetr ont confirmé la chute drastique du nombre des partisans du régime. Le régime abandonné par ses amis européens et par ses nervis a alors focalisé sa propagande sur l’organisation à Téhéran du Sommet des chefs d’Etats du Mouvement des Non Alignés (MNA) au cours duquel, il devait obtenir la présidence tournante du Mouvement pour 3 ans. Il espérait rassurer les siens sur l’existence d’alliances susceptibles de contourner les sanctions américaines ! Il avait évoqué la signature de dizaines de grands contrats capables de compenser la récente rupture des Chinois. Les mollahs espéraient aussi d’utiliser le Sommet pour agiter la rue arabe contre les Etats-unis et contre Israël afin de retrouver leur leadership de l’opinion musulmane.

Mais, le Mouvement des Non Alignés (MNA), qui était jadis proche du bloc communiste, est aujourd’hui dominé par des grands alliés aux Etats-Unis. Washington a facilement volé la vedette au régime en s’opposant à la participation de ces dirigeants souvent influents au sein du Mouvement. Il a ainsi fait baisser la participation de 75% ! Mais Washington est allé plus loin : pour perturber la passation des pouvoirs aux mollahs, il s’est surtout opposé à la participation du président islamiste d’Egypte Morsi, qui a hérité la présidence tournante du MNA, mais aussi à la participation de Ban Ki-moon, qui devait bénir cette présidence, avant d’humilier davantage le régime en autorisant ces derniers d’y aller à condition de le critiquer chez lui pendant le Sommet ! Washington espérait mettre la pression au régime afin de profiter du Sommet pour entamer des négociations via ses nombreux alliés présents en Iran. C’est pourquoi de nombreux alliés comme l’Inde, le Qatar ou les Emirats, qui l’aident à contourner ses propres sanctions (pour éviter la chute du système islamique ou pour tenter un deal), ont été autorisés d’y aller, mais sans de grandes délégations, pour laisser une place à une entente sans lui donner de cadeaux pour encourager le marchandage. Le sommet était confisqué par Washington.

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Poutine a décliné l’invitation à ce Sommet boycotté par une majorité écrasante des membres et dominé par Washington (de peur d’y être contraint de voter une résolution contre Assad). Les Chinois ont aussi garder leur distance en y envoyant qu’un seul représente de second ordre.

Les intrusions et la domination à distance de Washington ont révélé la faiblesse et l’isolement du régime ainsi que son manque de stratégie de rechange. Il y a eu une nouvelle ruée vers l’or et le dollar. La base était paniquée. Le régime a eu peur que le peuple utilise la présence en Iran de Ban Ki-moon pour manifester. Il a annoncé des mesures sécuritaires fortes avec le déploiement de dizaines de milliers de Pasdaran, mais il n’a pas pu montrer des images authentifiant ces annonces. Il a réveillé la fausse opposition interne pour qu’elle intervenir et dérouter cette action. Cette mesure a, in fine, refroidi le peuple, mais les précautions prises par le régime a inquiété ses derniers compagnons. La panique existante s’est encore amplifiée. Le régime était encore en difficulté : il devait atteindre ses objectifs pendant le Sommet ou alors négocier.

Ali Larijani était officiellement exclu de ces négociations car le Sommet était réservé aux chefs d’Etats (Rois, présidents, Premier ministres) et aux ministres des affaires étrangères. Cette configuration favorisait Rafsandjani dont les pions forment le Gouvernement du régime ! Rafsandjani a demandé à Jalili, un de Larijani de donner un coup de main à Salehi afin que Larijani ne puisse pas récupérer des invités en attente. Washington a demandé à l’Algérie (un pays intermédiaire pour dialoguer avec les mollahs) d’inclure le chef de son Parlement dans sa délégation pour pouvoir également discuter avec Larijani.

Au cours des rencontres, Salehi et Jalili, les deux pions de Rafsandjani, ne sont pas allés dans le sens espéré par Washington, ils ont présenté les rencontres apaisées avec ses alliés comme la preuve de leur popularité afin de rassurer leurs derniers compagnons. Washington n’a pas apprécié : il a multiplié les signaux laissant supposer de nouvelles accusations nucléaires et de nouvelles sanctions. Mais puisque, depuis près de 3 ans, Washington évite l’adoption de nouvelles sanctions et contourne lui-même ses propres sanctions par peur de voir le régime islamique chuter, Rafsandjani et ses pions (alors maîtres des négociations) n’ont prêté attention à ses menaces en se disant qu’ils avaient encore le temps pour continuer leur politique de menaces régionales pour intimider Washington pour le faire reculer ou à défaut, le pousser par dépit à composer son avenir islamiste dans la région avec eux (avec ou sans la Grande-Bretagne).

Mais on ne peut devenir le patron du monde, en renonçant à la domination du marché pétrolier ou en restant toujours le n°2 derrière les Britanniques, Washington a décidé d’éliminer l’impétueux Rafsandjani et ses pions de son équation : (mercredi dernier -28 août 2012-) à son arrivée à Téhéran, Ban Ki-moon s’est adressé en priorité à Larijani au mépris des règles protocolaires lui imposant de s’adresser en priorité au Président et au ministre des affaires étrangères. Mais Larijani a les mêmes attentes que Rafsandjani et en l’absence d’un durcissement américain, il n’a fait aucun geste d’ouverture.

Au lendemain de cet échec (jeudi dernier -29 août 2012-), Washington a déchaîné une tempête médiatique contre le régime par des discours cinglants de ses pions, Morsi et Ban Ki-moon, contre les mollahs lors de la séance d’ouverture du Sommet, puis par le départ en groupe de l’ensemble de ses alliés après le transfert de la présidence tournante à Ahmadinejad ! Aucun Etat allié au régime n’a protesté contre ce traitement humiliant. Washington a littéralement mouché le régime, mais sans ajouter de sanctions. Il a alors encore envoyé un émissaire chez Larijani pour voir sa réaction. Or, le régime était sonné et humilié mais pas davantage (économiquement) sanctionné : il n’a pas flanché. Rafsandjani n’a pas aimé la consécration de son rival comme l’interlocuteur privilégié du régime, il a continué ses efforts pour l’isoler !

Ainsi du 23 à 29 août 2012, le régime a vécu une semaine de désunion et d’échecs graves. Cela pouvait entraîner de nouvelles ruptures. Face à ce genre de perspective, le régime a une tactique précise : les dirigeants se cachent et les médias tentent de calmer le jeu en détournant l’opinion vers d’autres sujets évoquant la normalité.

Cette semaine, on devait normalement avoir une actualité calme. Mais Rafsandjani n’a pas suivi le schéma, il a continué à enquiquiner Larijani. Ce dernier a rouvert des procès visant les membres du clan Rafsandjani pour le forcer à abandonner la partie et les postes de négociations. Il y avait d’un côté un déni des échecs et de l’autre côté la guerre pour avoir le monopole d’accès à la porte de secours. Cela a provoqué une très forte panique financière exprimant une très grande crise de confiance. La Chine, très sensible à la stabilité de ses partenaires, a annoncé la fin de ses investissements dans le gaz iranien. Le régime a commencé à faire diversion, ce qui a amplifié la crise. Washington a également annoncé des sanctions contre une compagnie pétrolière de Rafsandjani pour l’inciter à combattre avec plus de vigueur pour garder le contrôle des négociations. La guerre a fait rage entre les deux clans. La crise de confiance s’est amplifiée, la ruée vers le dollar a vide les comptes du régime tout en faisant monter le prix du billet vers des taux jamais atteints !

Cette semaine, le régime a été secoué simultanément par plusieurs crises. Voici les images d’une nouvelle semaine chaotique d’un régime en décomposition.


13.09.2012

Iran : La semaine en images n°201

La semaine dernière, les hommes d’affaires du régime, issus des clans au pouvoir, se sont massivement mis à acheter de l’or et des dollars car les deuils d’Achoura, un des éléments fondateurs du chiisme, ont été massivement boycottés par le peuple, mais aussi et surtout par les Pasdaran et les mollahs de base. Sous l’effet de la demande, le dollar a battu son record de prix et de hausse sur le marché libre du bazar. Avec environ 6% en 6 jours, il est passé de 1320 à 1384 tomans. Quant à l’or, les quantités vendues au Bazar par l’Etat étant limitées, les acheteurs se sont orientés vers l’achat à la bourse avec de pièces d’or livrables dans les mois à venir. Malgré l’exigence de la totalité du prix à l’achat au lieu d’un acompte et le solde à la livraison, le prix de ces pièces virtuelles est monté de 20 à 40% selon la date de la livraison !

Grâce à ces hausses, chacun pouvait constater que les hommes d’affaires du régime étaient paniqués. Le régime devait intervenir pour calmer la ruée vers l’or qui fait état d’une nouvelle scission interne. Par le passé, le régime avait augmenté les quantités d’or et de dollars sur le marché pour résorber la crise, mais cette fois, il n’a pas agi de cette manière confirmant ainsi la fonte des réserves et des problèmes de liquidités à la Banque Centrale Iranienne. Le régime manque en fait de revenus en devises car les sanctions américaines adoptées en 1996 l’empêchent de finaliser les protocoles d’accord pétroliers qu’il signe.

Pour résumer la situation, avec le boycott d’Achoura, les associés du régime avaient acquis la certitude que le régime manquait définitivement de réserves humaines pour assurer sa sécurité et la leur. Et avec la hausse effrénée du dollar et l’absence de mesures d’urgence, ils ont acquis la certitude que ce régime incapable de les défendre manquait aussi de réserves financières et qu’ils risquaient aussi de tout perdre avec un effondrement bancaire. Il va sans dire qu’ils ont intensifié leurs achats de dollar. On a connu une semaine de folie. Cette semaine, le dollar montait de 17,7%, presque le triple de la hausse de la semaine précédente.

D’habitude quand les choses vont mal, les gros dirigeants responsables des problèmes se cachent. Leurs lieutenants prennent le relais et enchaînent les activités positives permettant au régime de simuler une certaine normalité afin de pouvoir nier l’existence d’une crise. Le régime devait donc évoquer l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve. Puisque la crise était née de la certitude que le régime manque de réserves humaines combattantes et de réserves bancaires, le patron du régime Ali Larijani a focalisé son effort sur des activités suggérant l’existence d’une base de miliciens fidèles et une santé économique à toute épreuve.

Mais il n’a pas su trouver assez de miliciens pour donner du poids à sa propagande. Par ailleurs, ce mercredi, conformément à la tradition préislamique iranienne de Yalda, les Iraniens devaient veiller pour enterrer la nuit la plus longue de l’année. Selon la tradition, ils devaient consommer des fruits locaux hors saison, ainsi que des fruits secs locaux comme la pistache. Mais les marchés étaient vides et les prix très élevés, ce qui n’arrive pas dans les pays en bonne santé économique.

Cette semaine, le régime a échoué dans ses propagandes et par son inaction sur le plan pragmatique, il il a non seulement été incapable de calmer la crise, mais encore il a donné à ses associés des raisons d’intensifier leurs achats. Cela a nuit à Larijani, son adversaire Rafsandjani a tenté d’en profiter.

Par ailleurs, une action de Reza Pahlavi a permis de croire à la possibilité d’un soulèvement. Le régime a dû réorienter son action sur le sécuritaire, là où il est très ridicule. Il a ainsi été obligé de réunir ses derniers combattants dans l’une des casernes centrales de Téhéran, offrant à ses associés paniqués une autre raison de continuer à acheter des dollars pour s’enfuir au plus vite.

Voici un rappel des derniers événements de la semaine dernière, suivi d’un cocktail des faits qui ont secoué le régime et des actions médiatiques qui devaient le sauver, mais n’ont réussi qu’à l’enfoncer davantage.


26.12.2011

Iran : L’incroyable révolution des Pasdaran !

Il y a une semaine, les médias iraniens évoquaient la mauvaise attitude d’Ahmadinejad et ses amis les Pasdaran vis-à-vis du Guide en dénonçant les « ambitions cachées des Pasdaran » de prendre le pouvoir par la force. La polémique revient avec la dénonciation du manque de respect vis-à-vis de la constitution et du Parlement. On parle de plus en plus des ambitions dévorantes des Pasdaran d’accaparer le pouvoir par la force. En fait, les Pasdaran ont quitté le régime pour s’approcher du peuple, le régime cherche à les montrer comme des ambitieux au service de leurs propres intérêts afin d’empêcher une union sacrée capable d’une nouvelle révolution. Les détails de l’affaire sont extrêmement intéressants. Les voici.


13.05.2011

تحلیل پنجشنبه ۵ اسفند ۱۳۸۹ توسط کاوه محسنی در پایگاه طلوع

۱ - آزادی خبرنگاران آلمانی‌ در ازای عطای جایزه خرس طلایی‌ به اصغر فرهادی :
تحلیلی بر پایه تاریخچه همکاریهای پایدار فستیوالهای سینمایی غربی با جمهوری اسلامی
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۲- تاریخ کشور لیبی‌ و نقش نفت در تحولات سیاسی این کشور در ۴۰ سال اخیر
(دلایل خصومت آمریکا با قذافی)

© WWW.IRAN-RESIST.ORG
۳- مقایسه رفتار شاه و ارتش در سال ۱۳۵۷ با مبارک و ارتش مصر در سال اخیر


24.02.2011

Iran : La semaine en images n°151

La semaine dernière a été marquée par la nouvelle du suicide du prince Ali-Reza Pahlavi, connu pour son attachement à l’identité iranienne non-slamique, une des choses à laquelle s’agrippe le peuple pour supporter les mollahs. Ce suicide a donné lieu à une grande vague de sympathie vis-à-vis des Pahlavi qui ont toujours défendu cette identité patriotique qui leur a valu l’animosité des grandes puissances étrangères. Les Iraniens sont même montés sur les toits de leurs logements pour scander le nom de Reza Pahlavi ! Le suicide a pris des dimensions politiques insoupçonnables poussant les grandes puissances à nier le soutien exprimé en grande partie par ceux du pays afin de nier le rôle central de Reza Pahlavi dans l’avenir du pays.

Ce suicide, mais aussi la vague de soutiens à Reza Pahlavi, ont contribué à faire oublier ce qui se passait en Iran même. Il s’en est quand même passé des choses très intéressantes dans ce pays.

Le principal événement de cette semaine oubliée a été sans aucun doute l’absence de tout commentaire de la part des mollahs sur cette disparition et ses effets. On n’a entendu aucun commentaire désobligeant de la part des mollahs dirigeants !

On s’abstient de tout commentaire désobligeant en cas de disparition d’un adversaire quand il y a du respect ou de la crainte d’un envenimement du conflit. Dans ce cas, on ne peut guère évoquer le respect des mollahs pour la famille Pahlavi, il ne reste que la crainte.

Ce silence que nul n’a signalé dans la presse occidentale (et pour cause) trouve son explication dans les faits que nous avons exposés depuis des mois dans nos articles de la rubrique de la « Semaine En Images » : depuis plus d’un an, le régime a perdu le soutien de ses miliciens : il est fragilisé. Il ne peut pas se permettre de provoquer une situation agitée nécessitant le déploiement des troupes qu’il n’a plus car on verrait clairement qu’il est fini. Il se tait, mais pour affirmer son autorité et intimider le peuple, le régime annonce régulièrement des pendaisons collectives visant parfois des groupes d’opposition.

Dans ce contexte, après le suicide survenu le mardi soir, avec des crieurs sur les toits et ceux qui avaient bravé la peur d’être arrêtés pour s’exprimer sur le site de Reza Pahlavi, le régime s’est retrouvé dès mercredi dans une situation inédite d’agitation. Il a laissé couler en évitant tout commentaire, mais il a aussi reprogrammé immédiatement une pendaison publique qu’il avait reportée en début de la semaine. Voici les images d’une semaine très mouvementée.


10.01.2011

Iran : Les Iraniens rendent hommage à un prince contestataire

Il y a deux jours, S.A.R Ali-Reza Pahlavi, spécialiste de l’histoire pré-islamique iranienne, se donnait la mort aux Etats-Unis en demandant que son corps soit immolé et ses cendres répandues sur la mer Caspienne, à proximité de la région d’origine de son illustre grand-père, Reza Shah, fondateur de l’Iran moderne et figure dont rêvent les Iraniens pour restaurer le pays. De fait, le suicide de ce défenseur de l’identité iranienne était un acte politique. Les médias occidentaux n’ont eu de cesse de prétendre le contraire en insistant sur son oisiveté et une « dépression due à la perte de sa sœur ». Cette indifférence face à la réalité a provoqué une prise de conscience chez les Iraniens. Des manifestations de soutien affluent de partout en faveur de ce qu’il partageait avec ses compatriotes : le retour à l’identité pré-islamique iranienne. Un rassemblement en sa mémoire était prévu ce vendredi 7 janvier à 18h à Trocadéro à Paris, mais par un mystère qui nous échappe, elle s’est transformée en une marche silencieuse le samedi 8 au même endroit !


07.01.2011

Iran : Le prince Ali-Reza Pahlavi a quitté ce monde

Le prince Ali-Reza Pahlavi, frère de l’actuel roi d’Iran, Reza Pahlavi, s’est donné la mort ce matin à son domicile aux Etats-Unis.


05.01.2011

Iran : A propos de l’interdiction ostentatoire des médias

Le régime des mollahs vient d’interdire aux Iraniens tout « contact » avec des dizaines d’ONG occidentales ou médias étrangers en persan qui défendent le Mouvement Vert, fausse opposition pro-Khomeiny inventée par lui-même. Il y a là une tentative de blanchiment du Mouvement Vert qui après avoir été boycotté en Iran est discrédité dans l’opinion occidentale en raison de ses prises de positions en faveur de Khomeiny. Mais ce n’est pas tout, il s’agit aussi de faire de la publicité pour deux chaînes proches du régime incluses sur la liste.


07.01.2010

Reza Pahlavi : Appels pour la démocratie en Iran

Cette année marque le trentième anniversaire de la révolution Islamique en Iran. Il y a tente ans, Khomeini est revenu en Iran d’exil pour créer une théocratie totalitaire d’une sorte que nous n’avions plus vu depuis des siècles, peut-être même depuis les temps médiévaux en Europe. Il y a trente ans des militants iraniens ont pris otage le personnel de l’ambassade américaine à Téhéran. Il y a trente ans que j’ai vu pour la dernière fois l’Iran. A ce jour je n’ai pas pu y retourner.

par Reza Pahlavi


31.10.2009

Iran : La lettre qui a mis le feu au régime

Selon Courrier International, l’hebdomadaire qui participe -et nous en avons la preuve- à la désinformation des mollahs en Europe, Hassan Khomeiny, petit-fils du fondateur de la République islamique, serait la cible d’attaques répétées de la part de la presse conservatrice. Courrier International parle aussi de pressions sur les petits-fils de Montazéri, le n°2 de la révolution islamique. Via ses lobbies médiatiques, Téhéran cherche à améliorer l’image des pères fondateurs de la révolution islamique. A l’origine de cette opération se trouve une simple lettre.


18.09.2009

سخن شاهزاده رضا پهلوی با روحانیون وابسته به حکومت

دبیرخانۀ رضا پهلوی
سه شنبه 17 شهريور 1388


12.09.2009

IRAN : PEOPLE EXPECTS INTERNATIONAL SUPPORT

© IRAN-RESIST.ORG – June 16 2009 | There was around one million and a half people in the streets of Tehran, which goes beyond the mobilization abilities of the regime for its mandatory demonstrations of the Revolution’s aniversary or the anti-Israeli day. Iranians would be following the request expressed the day before yesterday by Reza Pahlavi saying they should take advantage of the situation to show they reject the regime.


17.06.2009

Iran : Le peuple attend le soutien international

Il y avait près d’un million et demi de personnes dans les rues de Téhéran, ce qui va au-delà des capacités de mobilisation du régime pour ses manifestations obligatoires de l’anniversaire de la révolution ou de la journée anti-israélienne. Les Iraniens seraient peut-être en train de suivre la demande formulée dès avant-hier par Reza Pahlavi de profiter de la situation pour manifester massivement leur rejet du régime.


16.06.2009

JDD | Reza Pahlavi : « Ne bombardez pas mon pays »

Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, adjure Israël et l’Occident de ne pas faire la guerre. Et espère une révolte populaire contre les mollahs. Face au régime, il brandit les valeurs démocratiques occidentales, au nom d’une si vieille idée de la Perse. Au moment où commence la campagne présidentielle iranienne, le roi sans terre parle au JDD.


26.05.2009

Iran : Le régime accuse les monarchistes d’un attentat à Chiraz

Le 12 avril dernier, peu avant le second tour des élections législatives, une explosion suspecte avait eu lieu dans la dépendance d’une mosquée au cours d’une soirée de prière. Aussitôt, le régime avait mis online les images vidéo-amateur de l’attentat sur ses propres sites d’info mais aussi sur un site soi-disant monarchiste. Il avait par la suite parlé d’un attentat avant d’affirmer qu’il s’agissait en fait d’un accident. Il a à nouveau parlé d’attentat et affirmé avoir arrêté son auteur, « un monarchiste lié aux britanniques et aux américains ».


09.05.2008

Le Figaro | Reza Pahlavi : L’Iran doit devenir un État laïque et démocratique

Pour Reza Pahlavi, fils aîné de Mohammed Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran, « l’Iran des mille et un désirs inaugurera une ère nouvelle pour son peuple ».


01.04.2008

Iran : Reza Pahlavi recommande de sanctionner les mollahs

Reza Pahlavi s’est prononcé en faveur d’un renforcement de la pression sur le régime de Téhéran et des sanctions contre les dirigeants dans le cadre du dossier nucléaire, dans une interview à l’agence de presse autrichienne APA diffusée le 24 octobre 2007.


28.10.2007

Reza Pahlavi : une troisième voie, pour éviter la catastrophe

Le prince Reza Pahlavi, 46 ans, qui vit en exil aux États-Unis, est le fils aîné du Chah d’Iran, l’artisan de la modernité en Iran. Il veut fédérer l’opposition démocratique et laïque contre le régime des mollahs. Il a adressé un message au Président Sarkozy pour soutenir le peuple iranien. Il propose une troisième voie comme nous l’avons fait dans une lettre ouverte au Président Sarkozy à la veille de la nomination de son ministre des affaires Etrangères. Cette voie est celle de l’amitié franco-iranienne, de deux Etats-Nations tournés vers la laïcité et la modernité. D’autres voix comme celle de Chahdortt Djavann appellent à cette troisième voie. Ecoutez-nous Monsieur le Président, si nous critiquons l’actuelle diplomatie Française, c’est parce que nous voulons recréer les liens tissés par le Général de Gaulle, et qu’un Iran libre aura besoin d’un allié Européen de grande envergure.


21.09.2007

Iran : Bush ne soutient pas le peuple iranien

A l’occasion d’une conférence sur la démocratie et la Sécurité qui se tenait à Prague, le Prince Reza Pahlavi s’est adressé aux participants parmi lesquels on pouvait retrouver Natan Sharansky, le sénateur démocrate Joseph Lieberman, José Maria Aznar et Vaclav Havel pour solliciter leur soutien pour le peuple iranien engagé à déposer les mollahs.


08.06.2007

Iran : Reza Pahlavi s’exprime à propos de la crise iranienne

Reza Pahlavi : « Adopter la voie de la raison pour sortir enfin de la crise iranienne ».

Le Figaro | Débats & Opinions | Publié le 30 mai 2007


01.06.2007

Newsweek Int. | interview de Reza Pahlavi

La réponse du régime à la résolution 1696 du Conseil de Sécurité de l’ONU était prévisible, puisqu’il ne s’agit que une nouvelle variation de leur double langage, une tactique qu’ils maîtrisent maintenant à merveille.


01.09.2006

Figaro : Reza Pahlavi conjure les pays occidentaux de soutenir l'instauration de la démocratie en Iran

Le prince Reza Pahlavi, 45 ans, qui vit en exil aux États-Unis, est le fils aîné du dernier chah d’Iran. Il veut fédérer l’opposition démocratique et laïque au régime issu de la révolution islamique de 1979. De passage à Paris, il a été reçu hier par une quarantaine de députés au Palais Bourbon pour évoquer la crise nucléaire iranienne. Pour lui, ni la diplomatie ni l’action militaire ne peuvent résoudre le conflit, mais un soulèvement populaire en Iran.


09.06.2006

Reza Pahlavi contre un «arrangement» aux dépens d'un changement démocratique

Le fils aîné Chah d’Iran, Reza Pahlavi, a mis en garde mercredi contre un dialogue des occidentaux avec Téhéran sur le dossier nucléaire qui se ferait aux dépens d’un changement démocratique en Iran.


08.06.2006

REZA PAHLAVI dans les Izvestia (Известия - ИРAH)

Il ne semble pas qu’il y ait une voie de sortie dans la crise du nucléaire iranien en dépit de tous les efforts entrepris au niveau international. Téhéran et Washington s’échangent des propos de plus en plus menaçants et la communauté internationale cherche comment sortir de l’impasse. Les USA useront-ils de la force militaire contre l’Iran et dans ce cas que se passera-t-il ? Combien de temps le régime en place à Téhéran pourra-t-il encore se tenir au pouvoir ?


06.06.2006

Wall Street Journal: Reza Pahlavi, un Démocrate Royal

C’est un jour noir pour les patriotes iraniens. Lundi, l’ambassadeur des USA auprès de l’ONU, John Bolton, a suggéré que si l’Iran des mollahs arrêtait ses activités pour obtenir une bombe atomique ce pays pourrait revenir aux affaires.


05.06.2006

L'interview de Reza Pahlavi (Reuters)

Reza Pahlavi, 45, le fils aîné de l’ancien Shah d’Iran lors d’une interview avec les journalistes de Reuters a dit que les iraniens sont prêts à s’opposer au régime d’Ahmadinejad mais qu’ils ont besoin de plus de signes pro démocratiques venant des divers chefs d’État du monde comme George Bush.


01.06.2006

رضا پهلوی فرزند شاه ايران طرح بر اندازی رژيم را می کشد

رضا پهلوی فرزند شاه ايران،هفته پيش به ويراستار نشريه وقايع انسانی "هومن ايونتس" گفت در دو سه ماه آينده اميد وار است تشکيل سازمانی را به پايان رساند که هدفش سرنگون کردن رژيم جمهوری اسلامی است و جايگزينی آن با يک حکومت دموکراتيک


03.05.2006

Reza Pahlavi : Ni diplomatie ni action militaire pour résoudre la crise iranienne

Reza Pahlavi, fils aîné du Chah d’Iran, SMI Mohammad Reza Pahlavi, a appelé mercredi « le monde libre » à soutenir des réseaux d’opposition à l’intérieur de l’Iran, estimant que ni la diplomatie ni l’action militaire ne résoudront la crise actuelle.


01.03.2006

Le régime est archaïque. Le pays est prêt à exploser !

Le Monde, Entretien avec Reza Pahlavi. Reza Pahlavi, fils aîné du chah d’Iran et de l’impératrice Farah Diba, en exil aux Etats-Unis déclare au Journal Le Monde : "Il faut une campagne de désobéissance civile et démocratique appuyée par la communauté internationale. La confrontation est désormais inévitable... La violence est inutile. La désobéissance civile est un outil de travail nécessaire et efficace...."


17.06.2005



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