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Iran : Dans les coulisses des 2 Mouvements Verts Il y a deux jours, il s’est passé quelque chose d’énorme en Iran : des milliers de gens sont descendus dans la rue pour célébrer un rituel interdit par le régime. Ils ont dansé et chanté ensemble ce qui est interdit et surtout ils ont refusé de se laisser instrumentaliser par le Mouvement Vert de Moussavi, la fausse opposition interne dont les leaders siègent dans la plus haute instance décisionnaire du pays. Le désaveu a été si puissant que le régime a dû modifier la balance des couleurs des vidéos de la soirée pour les verdir. Mais il n’y a pas que les mollahs pour tout peindre en vert : les Européens et les Américains viennent de consacrer des pages entières de leur presse au Mouvement Vert au travers des longues interviews accordées à Shirin Ebadi et Sazgara qui se posent en chefs en exil de l’opposition verte. | Décodages 19.03.2010 IRAN : WHAT IS BEHIND VITOL’S EMBARGO © IRAN-RESIST.ORG – March 10, 2010 | On Monday 7 March, Vitol Company, whose capital is British and which is Iran’s most important fuel supplier, announced via the Financial Times its decision to “halt to the deliveries” to the mullahs “because of the American sanctions” -according to FT. However, no sanction exists so far and Obama has dismissed expressly any resort to embargo on fuel. In such context, such announcement runs counter to Obama’s wish. | Decoding 19.03.2010 Iran : L’arroseur arrosé, damned ! Depuis un an, Washington n’adopte plus de sanctions contre les mollahs. Dernièrement, il leur a même accordé un contrat de 600 millions de dollars pour des livraisons d’essence à l’Irak, alors que l’Iran importe lui-même 75% de ses besoins en carburant. Washington ménage les mollahs agitateurs car il a besoin d’une entente avec eux pour priver la Chine de ses principaux fournisseurs : les musulmans. À l’issue de cette entente, il dominera l’Iran, accédera à l’Asie Centrale et pourra déstabiliser la région pétrolière de Xinjiang grâce à ses habitants musulmans, les Ouïgours, Il pourra même exploser les pipelines ou les installations des compagnies non américaines par ses nouveaux amis islamistes. L’enjeu est si énorme, qu’il a même mis au point une stratégie pour bloquer toute nouvelle sanction en évoquant le refus de ses alliés mineurs. Ces manigances américaines ont inquiété la Grande-Bretagne, n°1 depuis toujours du marché mondial du pétrole. Pour préserver son leadership, elle a annoncé la rupture de ses gigantesques livraisons d’essence à l’Iran pour forcer Washington à délaisser son approche mielleuse. Washington a tout simplement boycotté la nouvelle dans ses médias, c’est-à-dire sur le net. Londres a recommencé, Washington a renouvelé son exploit. Ce Boycott cynique et massif nous a ramenés des années en arrière. Iran : Washington ne marche pas avec Londres Pour affaiblir la Chine, Washington doit se rendre maître des pays ou des régions qui lui fournissent actuellement du pétrole et du gaz : l’Iran, l’Asie Centrale et la région chinoise de Xinjiang habitée par les musulmans Ouïgours. Le succès de ce projet dépend d’une coopération ferme des mollahs pour refuser le pétrole iranien aux Chinois, désenclaver l’Asie Centrale et encadrer un soulèvement ouïgour. Les mollahs n’acceptent pas de coopérer car leur entente passerait par le démantèlement de leur soutien au Hamas et au Hezbollah, milices qui sont leur assurance vie. Washington se voit donc obligé de sanctionner les mollahs, mais il doit se garder de toute escalade car cela rendrait les mollahs encore plus infréquentables donc impropres pour une entente. Il affirme donc avoir du mal à mobiliser la communauté internationale. La Grande-Bretagne, dont les intérêts pétroliers souffriront de l’entente, a annoncé lundi l’arrêt de livraison d’essence de l’une de ses compagnies vers l’Iran pour contredire Washington et l’engager de force dans cette escalade qu’il veut et doit éviter. Washington a esquivé toute réaction officielle avant de riposter par un article sur l’impossibilité pour Obama d’adopter de nouvelles sanctions en citant le maintien de la coopération entre Shell et l’Iran. Mercredi, Londres a annoncé le retrait de Shell ! Cette fois Washington a encore esquivé sur le plan politique, mais il a riposté non pas par un seul article, mais par un gigantesque plan médiatique visant à contrer tous les sous-entendus du coup médiatique de Londres. Iran-Shell : Les réactions de Téhéran et de Washington Soucieux de parvenir à une entente avec les mollahs qui lui sera stratégiquement bénéfique, Washington se garde d’appliquer des sanctions très dures contre Téhéran. Il affirme avoir du mal à mobiliser la communauté internationale. La Grande-Bretagne, dont les intérêts pétroliers souffriraient de l’entente entre les Etats-unis et l’Iran, a annoncé lundi l’arrêt de livraison de l’une de ses compagnies contre Téhéran. Washington a esquivé la pique. La Grande-Bretagne est revenue à la charge avec l’annonce de l’arrêt des livraisons d’essence de Shell en direction de Téhéran. Iran : Ce que cache l’embargo de Vitol Le lundi 7 mars, la compagnie Vitol, de capitaux britanniques, qui est le plus important fournisseur de carburant à l’Iran, a annoncé, via le Financial Times, sa décision de marquer « une pause dans ses livraisons » aux mollahs « en raison de sanctions américaines » (selon FT). Or, il n’existe aucune sanction en ce sens et Obama a expressément écarté le recours à un embargo sur l’essence. Dans ce contexte, l’annonce va donc à l’encontre des souhaits d’Obama. | Décodages 10.03.2010 Iran-sanctions : Nouvelle tentative ratée de Washington La journée d’hier a été marquée par une forte agitation autour du thème des sanctions contre Téhéran au Conseil de Sécurité. Des dizaines de dépêches des agences occidentales ont rapporté d’heure en heure l’évolution des efforts entrepris par Washington et l’opposition affichée par d’autres pays comme la Chine ou le Brésil. Vu sous cet angle, cela donnait l’impression d’une cause perdue, mais la vue était différente depuis Téhéran car les sections persanes de ces mêmes agences diffusaient des rumeurs anxiogènes sur le contenu exact d’une résolution en préparation... IRAN-ARTE : A BACKGROUND AND THREE PRESENTS © IRAN-RESIST.ORG – Feb 12, 2009 | Usually, to mark the anniversary of the Islamic revolution, we are served by a plethoric number of articles in the written press describing the event as an extraordinary opportunity for Iran. This year, we were spoilt with 14 hours of disinformation in the form of apparently impartial reports on all topics dear to Islamic regime, aired on the Franco-German channel Arte. Such simplistic themes as : The bipolarisation of Iranian politics since the revolution in conservative and reformist camps…University is more accessible to the masses…Women have become omnipresent in the social sphere…Young Iranians are enjoying themselves : All lies, repeatedly reported in order to mask the harsh laws of the Sharia and the unpopularity of the regime and the revolution itself... Iran : La GRS d’Amano n’amuse pas les mollahs ! Il y a une semaine, la direction pro-américaine de l’AIEA accusait Téhéran de développement d’ogives nucléaires. Cette semaine, elle parle de ses doutes ou encore du temps pour comprendre la nature du programme nucléaire d’Iran. Washington laisserait donc du temps de réflexion aux mollahs. Plongée dans les coulisses d’un retournement spectaculaire du nouveau patron pro-américain de l’AIEA. IRAN : THE SECRET HISTORY OF THE GREEN MOVEMENT © IRAN-RESIST.ORG – Dec 30, 2009 | The Green Movement is in a mad rush ! This movement that was described as a democratic one because of the criticism it levelled at Ahmadinejad or the Supreme Guide confessed at last that it never had any vague desire to change the regime but solely a will to criticize Ahmadinejad or the Supreme Guide so they don’t forget the founding principles of the Islamic Revolution ! This movement the regime conceived in order to give a democratic hint to any compromise refusal, notably regarding nuclear field, blocked any Western speculations right before they went too far such as it happened on the last June. While we should have witnessed a denunciation for mendacious advertisement, many pro-American journalists such as Michel Taubmann took up their pen to defend the Green Movement, a fact which requires serious decoding. IRAN : THE NUCLEAR ISSUE ACCORDING TO MUSSAVI © IRAN-RESIST.ORG – Feb 10, 2010 | At a time when, in order to force Westerners to give in, the Islamic Republic is intending to induce an escalation that would be susceptible to threaten the security of the Ormuz, it would have been interesting to know the opinion of the regime’s moderate people. Mir Hussein Mussavi who is described by Western States as an opponent or even a moderate mentioned the issue in a speech about the Green Movement’s objectives. Western media censured his words. IRAN : THE BIRTHDAY PRESENT AMERICANS ALREADY FEEL SORRY ABOUT © IRAN-RESIST.ORG – Feb 2, 2010 | One week ago, Washington caused much surprise by authorizing Iraq to close a 600 millions dollars oil deal with the mullahs at a time when the latter gave signs of exhaustion few days before their revolution’s anniversary. The sum gave the mullahs their smile back since they started to use the offensive mode again against this America that provided them with the proof it’s not willing to overthrow them. But the question is what would be the use of those 600 millions dollars for such a ruined regime. To what were those petrodollars allocated ? The answer is disconcerting and much instructive for those who wish to cook something up with the mullahs. Iran : Ebadi a oublié de parler de l’essentiel Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2003, qui est vue comme une bonne personne en Occident, est jugée par les Iraniens comme une lobbyiste du régime des mollahs. Au moment où le régime fait face à de graves problèmes économiques, elle a pris sa plume pour engager les grandes puissances à « adopter des sanctions diplomatiques mineures contre les mollahs pour éviter de nouvelles sanctions économiques », un comportement qui lui vaut en Iran le surnom de l’ayatollah Ebadi. Iran : Moussavi s’est exprimé sur le nucléaire À l’heure où pour forcer les Occidentaux à capituler, la république islamique cherche à provoquer une escalade susceptible de menacer la sécurité du détroit d’Ormuz, il aurait été intéressant d’avoir l’avis des modérés du régime. Mir Hossein Moussavi, que les Etats occidentaux qualifient d’opposant ou encore de modéré, a abordé le sujet dans un discours sur les objectifs du Mouvement Vert. Les médias occidentaux ont censuré ses propos. 10.02.2010 Iran : Violations devant témoins ! Epuisé par les sanctions américaines, Téhéran veut une escalade, une confrontation, une menace guerrière sur le détroit d’Ormuz, artère pétrolière des alliés de Washington pour forcer ces derniers à demander la levée des sanctions américaines. Hier, Ahmadinejad donnait ordre à Salehi, le directeur de l’organisation iranienne de l’énergie atomique, de commencer l’enrichissement au-delà du seuil réservé aux usages civils. Les Occidentaux ont esquivé cette provocation, Téhéran repart à la recherche d’une escalade avec deux nouvelles annonces nucléaires. Iran : Une escalade prévisible Téhéran vient d’annoncer sa décision (réversible) de se lancer dans deux jours dans l’enrichissement à 20% pour produire du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche. Si on enlève les fioritures, il vient en fait d’annoncer qu’il veut enrichir de l’uranium au-delà du seuil réservé à un usage civil. Téhéran cherche la confrontation. | Retour chronologique sur une escalade prévisible 08.02.2010 Iran : La grande mobilisation Bien que le Mouvement Vert ait explicitement annoncé à plusieurs reprises son attachement à la révolution islamique et au modèle en place, depuis 15 jours, tous les opposants iraniens pro-américains que nous avons dénoncés sur ce site en avril 2007 font campagne depuis les Etats-Unis et l’Europe pour encourager les Iraniens du pays ou en exil à manifester sous la bannière verte le 11 février, date de commémoration de la révolution islamique.
06.02.2010 IRAN : THE GREAT MOBILIZATION Despite the Green Movement announced explicitly on several occasions its attachment to the Islamic Revolution and to the established model, since 15 days, every pro-American Iranian opponent we denounced on this website in April 2007 are campaigning from the United States and Europe to encourage Iranians who are in the country or in exile to demonstrate under the Green banner on the 11 February, date of the commemoration of the Islamic Republic. | Decoding 06.02.2010 Décodages des propos modérés d’Ahmadinejad et des réactions Hier lors d’une interview à la télévision iranienne, Ahmadinejad a exposé les résultats de ses conversations secrètes avec les Occidentaux, révélant des reculades occidentales sur des points essentiels avant d’annoncer que dans ces conditions, l’on pourrait envisager une certaine coopération. Alors qu’il était resté sur ses positions d’avant (coopération à mes conditions), les médias occidentaux ont parlé d’une volonté d’apaisement alors que les politiques ont parlé de la nécessité d’attendre. Il y avait pourtant dans les propos tenus par ce dernier de quoi évoquer l’absence de toute volonté d’apaisement et la nécessité de ne plus attendre. | Décodage des réactions 04.02.2010 Iran : Le cadeau d’anniversaire que les Américains regrettent déjà Il y a une semaine, Washington a surpris en autorisant l’Irak à passer un joli contrat pétrolier de 600 millions de dollars avec les mollahs à un moment où ces derniers donnaient des signes d’épuisement à quelques jours de l’anniversaire de leur révolution. La somme a donné le sourire aux mollahs puisqu’ils sont repartis en mode offensif contre cette Amérique qui leur avait donné la preuve qu’elle ne souhaitait pas leur renversement. Mais la question est à quoi peuvent servir ces 600 millions pour un régime ruiné ? A quoi ont été affectés ces pétrodollars ? La réponse est déconcertante et fort instructive pour ceux qui espèrent fricoter avec les mollahs. IRAN : RUSSIA WOULD CONSIDER TO DELIVER THE S-300 © IRAN-RESIST.ORG – Feb 1st, 2010 | For years, the Islamic Republic asked Russia to deliver it the defensive system of S-300 anti-missile missiles that would make it invulnerable to any air strike against its military and nuclear installations. Despite the absence of sanctions that would be applicable to defensive equipments, the Russian political leaders as well as the persons in charge of the Russian agency of arms export, “RosOboranExport”, have always denied such requests and Washington has always paid tribute to such refusal. However, on the last Thursday, “RosOboranExport”’s manager announced there was “no obstacle to any military and technical cooperation in the fields that concern Moscow and Tehran” and such sentiments didn’t trigger any negative reaction from Washington. 01.02.2010 Iran : La Russie envisagerait la livraison des S-300 Depuis des années, la république islamique demande à la Russie de lui livrer le système défensif de missiles anti-missiles S-300 qui la rendrait invulnérable face à une frappe aérienne de ses installations militaires et nucléaires. Malgré l’absence de sanctions applicables à des équipements défensifs, les dirigeants politiques russes ainsi que les responsables de l’agence russe d’exportation d’armements « RosOboronExport » avaient toujours refusé ses demandes et ce refus a toujours été salué par Washington. Or, jeudi dernier, le directeur de RosOboronExport a annoncé qu’il n’y avait « aucun obstacle à la coopération militaire et technique dans les domaines qui intéressent Moscou et Téhéran » sans que ces propos ne déclenchent une réaction négative de Washington. | Décodages 01.02.2010 Iran : Heading to an impasse Throughout 2009, Americans alternated reconciliation offers with American embargo threats but they did so without adopting the necessary law at the Chamber and then at the Senate because their goal have never been the mullahs’ overthrowing as long as they wish to force them to become their regional allies. When the adoption by the American Senate of an embargo bill was announced, we could believe that Americans changed their attitude towards the mullahs. This is not the case because the Senate just adopted a text that appears different from the one that was adopted on the last October by the Chamber : it’s the beginning of a new procedure. Iran : Vers une impasse Tout au long de l’année 2009, les Américains ont alterné les offres de réconciliation et la menace d’un embargo américain, mais sans adopter les lois nécessaires à la Chambre puis au Sénat car leur objectif n’a jamais été de renverser les mollahs, mais de les forcer à devenir leurs alliés régionaux. A l’annonce de l’adoption par le Sénat américain d’un projet de loi d’embargo, on pourrait croire que les Américains ont changé d’attitude vis-à-vis des mollahs. Ce n’est pas le cas car le Sénat vient d’adopter un texte différent de celui qui avait été adopté en octobre dernier par la Chambre : c’est le début d’une nouvelle procédure. Iran : Karroubi, par la petite porte ! Il y a deux jours, le fils de Karroubi s’est confié à l’AFP pour affirmer que son père reconnaissait Ahmadinejad comme le président légitime de la république islamique. L’info n’a donné lieu à aucun commentaire dans les médias français. | décodage d’un silence gêné 27.01.2010 Iran : 2010, l’année des bonnes nouvelles d’Ahmadinejad Alors que Washington a encore mis en avant la recherche de consensus via le dialogue, Téhéran a opté pour le contre-pied puisque Ahmadinejad a promis que le 11 février, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique, il annoncerait la « bonne nouvelle » que le pays est en mesure de produire de l’uranium hautement enrichi. Iran-EU : On reparle d’une révision du rapport NIE 2007 Les négociations dans le dossier nucléaire iranien sont dans l’impasse : il suffit que les Six lâchent un peu la pression pour que Téhéran affirme avoir gagné et exige une solution à ses conditions [1]. Mais la situation n’est pas près d’évoluer car Washington a rappelé hier qu’il restait « fidèle à sa double approche : dialogue et menace de sanctions ». Le dialogue étant l’objectif et la menace des sanctions le moyen d’y parvenir, il ne reste comme possibilité d’évolution que des changements de tons dans la menace des sanction . C’est pourquoi on évoque de plus en plus une possible mise à jour du rapport NIE 2007 regroupant les estimations des services secrets américains sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien et la menace qu’il représente. Obama - Iran : Appeasement and confusion ! According to every press agency, “the representatives of the Six group -United States, Russia, China, United Kingdom, France and Germany- didn’t manage to agree on Saturday on new sanctions against Iran. However they agreed to meet again with Iranian representatives in order to discuss IAEA’s proposal that offers to enrich abroad a part of the Iranian uranium”. This would have been simpler to state at the end of this meeting whose agenda was the Iranian refusal that the Six decided to go on with this deaf dialogue. Obama - Iran : Apaisement et embarras Selon les différentes agences de presse, « les représentants du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne) ne sont pas parvenus à s’entendre samedi sur de nouvelles sanctions contre l’Iran. Ils ont toutefois convenu de se réunir à nouveau avec des représentants iraniens pour débattre de la proposition de l’AIEA prévoyant l’enrichissement à l’étranger d’une partie de l’uranium iranien ». Il aurait été plus simple de dire qu’à l’issue de leur rencontre pour évoquer le refus iranien de tout dialogue, les Six ont décidé de poursuivre ce dialogue de sourds. Petraeus, Obama’s spare wheel ! David Petraeus, the commander of the American Army who is in charge of the Middle-East, stated on Sunday on CNN that his general staff “considered several scenarios” and among them the “bombing of Iranian nuclear plants”. But Petraeus specified that the “Iranian nuclear crisis could be still resolved through the diplomatic way” because “some delay is still remaining before we reach this crucial point”. His sentiments kindled the web while Washington has always taken this yes-but line. Iran : Petraeus, roue de secours d’Obama ! David Petraeus, le commandant de l’armée américaine en charge du Moyen-Orient, a affirmé dimanche sur CNN que son Etat major avait « envisagé plusieurs scénarii » dont des « bombardements des installations nucléaires iraniennes ». Mais Petraeus a précisé que la « crise nucléaire iranienne pouvait toujours être résolue par la voie diplomatique » car il restait « encore du temps avant qu’on n’atteigne un point critique ». Ces propos ont enflammé le web alors que Washington a toujours tenu ce discours de oui-mais. Iran : Pas de sanctions, mais un nouveau Khomeiny made in US ! Washington avait laissé jusqu’au 31 décembre 2009 aux mollahs pour accepter sa proposition d’un allégement de son stock d’uranium pour mettre fin à la crise nucléaire. Nous avions affirmé que Téhéran refuserait, mais aussi que Washington ne prendrait aucune mesure hostile suite à cette réponse négative et c’est ce qui arrive : Hillary Clinton a exclu toutes nouvelles sanctions, mais aussi elle a refusé de définir une nouvelle date butoir ! Iran : La contre-proposition inacceptable Téhéran avait jusqu’au 31 décembre 2009 pour répondre positivement à l’offre qui lui avait été faite par les Américains via les Six d’échanger son stock d’uranium contre du combustible nucléaire franco-russe. Mais, non seulement, il n’y a pas répondu, mais il a inversé l’ultimatum en donnant jusqu’au 31 janvier aux Américains pour accepter sa contre-proposition. | Décodages 04.01.2010 Iran : Mussavi breaks up the Greens Since 6 months, we have explained endlessly that the Green Movement declares itself as a pro-regime movement and even as the true heir of Khomeini which is struggling to get a pure and harsh Islamic Republic that would be also hostile to any appeasement with the West. Despite such warnings, 5 days ago, while we were viewing the videos that were sent from Iran, many media declared this was an anti-regime revolution lead by the Green Movement. In order to close this subject that was never part of Tehran’s intentions, the assumed leader of the Green Movement, Mussavi, published a 5 points plan to get over the crisis in which everything is about the “safeguard of Islam and the regime in order to resist in foreign dictate !” Iran : Moussavi divise les Verts Depuis 6 mois, nous ne cessons d’expliquer que le Mouvement Vert se dit pleinement pro-régime voire le vrai héritier de Khomeiny en lutte pour une république islamique pure et dure, mais aussi hostile à tout apaisement avec l’Occident. Malgré ces mises en garde, il y a 5 jours, en visionnant les vidéos qui nous parvenaient de l’Iran, de nombreux médias ont crié à une révolution anti-régime menée par le Mouvement Vert. Pour clore ce sujet qui n’a jamais été dans les objectifs de Téhéran, le chef présumé du Mouvement Vert Moussavi a publié un plan en 5 points pour sortir de la crise où tout tourne autour de la « sauvegarde de l’Islam et du régime pour résister au dictat des étrangers ! » Iran : Why Le Monde is getting restless ? Since yesterday, Le Monde publishes every three hours an article about Iran. This newspaper that used to appear very respectful towards the mullahs’ regime changed its speech. There’s no mention anymore of any running revolution in Iran, the regime would still have two months left… Such mood reminds us the year 1979 when Le Monde was one of the media to be at the forefront of the struggle against the Shah, on the side of Khomeini’s supporters. The regime maker switched presently to the opposite side. We can consider it as a warning. In order to understand the importance of such warning, we need to go back to 1979 and look into the part Le Monde played in the fall of the Shah of Iran, an ally who didn’t suit then Westerners. Iran : Pourquoi le Monde s’agite ? Depuis hier, Le Monde publie toutes les trois heures un article sur l’Iran. Ce journal qui se distinguait par un ton très respectueux vis-à-vis du régime des mollahs a changé de ton. On n’y parle plus que d’une révolution en marche en Iran, le régime aurait deux mois à vivre… L’ambiance nous rappelle l’année 1979 quand le Monde était un des médias à la pointe de la lutte contre le Chah, aux côtés des partisans de Khomeiny. Le faiseur du régime est à présent dans le camp opposé. On peut appeler cela un avertissement. Pour comprendre l’importance de cet avertissement, il faut retourner en 1979 et se pencher sur le rôle joué par le Monde dans la chute du Chah d’Iran, l’allié qui ne convenait plus aux Occidentaux. Iran : L’histoire secrète du Mouvement Vert C’est la débandade pour le Mouvement Vert ! Ce mouvement, que l’on disait démocratique parce qu’il critiquait Ahmadinejad ou le Guide Suprême, a enfin avoué qu’il n’avait jamais eu la moindre velléité de changement de régime, mais juste un désir de critiquer Ahmadinejad ou le Guide Suprême pour qu’ils n’oublient pas les principes fondateurs de la révolution islamique ! Ce Mouvement conçu par le régime pour donner une couleur démocratique au refus de tout compromis, notamment sur le nucléaire, a mis un frein aux spéculations Occidentales avant que cela n’aille trop loin comme en juin dernier. Alors que l’on devrait assister à une dénonciation pour publicité mensongère, de nombreux journalistes pro-américains comme Michel Taubmann ont saisi leur plume pour défendre le Mouvement Vert, ce qui nécessite un sérieux décodage. Iran : La peur de l’embargo a fait bouger les mollahs Un jour après l’annonce américaine de l’adoption par le Sénat du projet de loi relatif à un embargo sur l’essence, le régime des mollahs a fait état de sa disposition à accepter la proposition d’un échange d’une partie de son stock d’uranium enrichi contre du combustible nucléaire fabriqué par les Français et les Russes. Iran : Les effets du voyage de John Kerry à Téhéran Le sénateur démocrate John Kerry a proposé de faire une visite officielle à Téhéran, a rapporté jeudi The Wall Street Journal. La Maison-Blanche a indiqué qu’elle ne s’y opposerait pas, mais n’a pas encore tranché si elle faisait du sénateur son représentant officiel si celui-ci devait partir. | Décodages de cet usage immodéré du conditionnel 25.12.2009 IRAN-TIMES : CROSS SHOOTINGS OF MEDIA BOMBS Two days ago, the Times published an undated Iranian document, without any heading or signature, stating that Iran disposed of a sophisticated atomic bomb. We noticed then it was a frame-up from Tehran because it would just have needed to notify the document’s characteristics to deny those allegations. Our analysis was right because 24 hours after it forgot to deny the Times’ allegations, Tehran announced the successful shooting of a long-range missile ; announce which is completely in line with its anti-appeasement strategy. Iran-Times : Tirs croisés de bombes médiatiques Il y a deux jours, le Times publiait un document iranien non daté, sans entête ni signature faisant état de la possession par l’Iran d’une bombe atomique sophistiquée. Nous y avions vu un coup monté de Téhéran car il lui aurait suffi de signaler les caractéristiques du document pour rejeter ces allégations. Notre analyse était juste car 24 heurs après le non-démenti des allégations du Times, Téhéran a annoncé le succès d’un tir de missile longue portée, une annonce dans la parfaite ligne de sa stratégie anti-apaisement. Iran : Un nouveau facteur entre en jeu Le régime des mollahs a annoncé vendredi dernier sa volonté d’accepter l’offre de compromis sur l’échange de ses réserves d’uranium contre du combustible sur le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Ce changement n’a pas été dû à la menace des sanctions car pendant ce temps, Téhéran était courtisé par des émissaires arabes des Etats-Unis. Ce changement est survenu grâce à un nouveau facteur dans la crise nucléaire iranienne : la grogne sociale provoquée par les sanctions. Iran : Toward a nuanced change of nuclear policy-off Tehran hoped for dragging United States into some acute crisis as it announced in a provocative way the building of 10 new additional nuclear enrichment centres in order to urge the United States to make a step backward for fear of a conflict. Under Bush, we would have assisted in some escalation but presently nothing happened. Obama didn’t make any big statement : he mentioned the possibility to reinforce sanctions right before he called for the dialogue’s continuation in parallel with the sanctions that are already implemented. Such reaction cast a chill over the provocative ardours of the mullahs who find it difficult to make the right answer. Are they so disappointed to the point of renouncing to their policy of deliberate provocations ? To know it, it’s necessary to review the background history of the chaotic relations between Tehran and Washington. IRAN-USA : MORE THREATS THAN SANCTIONS Two days ago in Washington, Turkey announced it was opposed to new UNO sanctions against Tehran. Yesterday Europe informed it would remain careful in the field of UNO sanctions although it mentioned last summer it was ready to adopt at last unilateral sanctions, i.e. out of UNO support, such as it was required by Washington. The absence of any forcible reaction from the United States to this series of withdrawals confirms its implicit approval. Iran : Plus de menaces que de sanctions Il y a deux jours à Washington, la Turquie se disait opposée à de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran. Hier, l’Europe a fait part de sa prudence en ce même domaine de sanctions onusiennes alors que cet été, elle avait évoqué sa disposition à adopter enfin des sanctions unilatérales, c’est-à-dire hors l’ONU, comme le lui demandait Washington. L’absence d’une réaction forte des Etats-Unis à ces désistements en chaîne confirme son approbation implicite. Iran : Le chant lancinant d’Obama et les paillassons Hier, à Washington, le 1ier ministre turc Erdogan dont le pays siège au Conseil de Sécurité jusqu’à fin 2010 s’est dit opposé à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Obama a affirmé qu’il avait échoué à le convaincre, insinuant ainsi son impuissance à imposer de nouvelles sanctions qu’il avait promises pour le 1ier janvier 2010 en cas d’échec de la diplomatie. L’argument est faux car il avait promis des sanctions unilatérales américaines qui ne demandent aucune autorisation d’un pays allié. Washington cherche des excuses. |Décodages| Iran : Obama’s throbbing chant and the doormats Yesterday in Washington, the Turkish Prime Minister Erdogan, whose country sieges in the Security Council until end 2010, expressed his opposition to newer sanctions on Iran. Obama announced that he had failed to convince Erdogan of the necessity of newer sanctions that he had promised for the beginning of 2010 in case of a diplomatic failure of a nuclear agreement. The argument is faulty, for he had promised American unilateral sanctions for which he needs no authorisation from an allied country. Washington is looking for excuses. | Deciphering | Iran : Petit aperçu de l’année 2010 Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a rappelé jeudi qu’il restait « jusqu’à fin 2009 à l’Iran pour répondre favorablement à la proposition de transférer 75% de l’uranium iranien faiblement enrichi en Russie puis en France afin qu’il y soit converti en combustible nucléaire ». Téhéran n’a rien répondu car il a la certitude qu’il n’y aura aucune sanction car cela irait à l’encontre des intérêts même des Etats-Unis. Iran : Vers un changement nuancé de la politique nucléaire Téhéran espérait entraîner les Etats-Unis dans une crise aiguë avec l’annonce provocatrice de la construction de 10 centres supplémentaires d’enrichissement nucléaire pour faire reculer les Etats-Unis par peur d’un conflit. Sous Bush, on aurait peut-être assisté à une escalade, mais présentement, il ne s’est rien passé. Obama n’a fait aucune déclaration forte : il a évoqué une possibilité de renforcement des sanctions avant d’appeler à la poursuite du dialogue en parallèle avec les sanctions déjà en place. Cette réaction a jeté un froid sur les ardeurs provocatrices de nos mollahs qui peinent à trouver la bonne réplique. Auraient-ils été déçus au point de renoncer à leur politique de provocations délibérées ? Pour le savoir, il faut passer en revue l’historique des relations chaotiques entre Téhéran et Washington. 0 | 50 | 100 | 150 | 200 | 250 [Retour à l'index des mots-clés] |
