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Iran : La semaine en images n°337
La peur au sommet du pouvoir !

08.08.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 04.08.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédente combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des affairistes paniqués du régime. Fragilisés, Rohani et ses patrons du clergé ont dû s’allier au Clan Larijani qui contrôle les pouvoirs judiciaire et législatif, pour pouvoir gouverner.

Washington a mis sous pression le régime en sursis en évoquant un embargo à 100% et de mandats d’arrêts contre tous les dirigeants avant de proposer un dialogue direct pour voir si quelqu’un était prêt à capituler. Rohani a juste exclu des marchandages tous les responsables d’avant, y compris Ali Larijani, pour préserver les intérêts du clergé qu’il l’avait mis en place. Larijani a rejoint les adversaires de Rohani, mais n’a pu former de coalition avec les autres car chacun veut avoir la priorité dans l’accès à d’éventuelles garanties américaines. Ainsi 3 mois après l’élection de Rohani, le système est devenu très instable. Les ruptures internes se sont multipliés. Le régime a été confronté à un risque de débordement instantané en cas d’un soulèvement..

Washington inquiet par la possible chute de l’islamisme a alors changé d’approche et a proposé le GEL des SANCTIONS pour calmer les inquiets et engager le régime entier dans un plan d’apaisement réciproque. L’Angleterre et la Russie ont contré ce plan d’arrangement en exigeant une coopération nucléaire très stricte de la part des mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé Accord de Genève.

Rohani a accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause ses engagements, mais il n’a pas convaincu ses compagnons d’infortune et surtout il n’a pu parvenir à manipuler les Américains. Les sanctions ont persisté. Par sa faute, le régime s’est retrouvé en manque de dollar pour importer des carburants nécessaires à la production de l’électricité, il a réquisitionné toutes les eaux du pays au prétexte d’une sécheresse inattendue pour maintenir un minimum de production d’électricité. Ce choix a durement affecté les divers secteurs économiques débouchant sur des grèves et des manifestations hostiles. Les filles iraniennes se sont mises à se dévoiler en public. Le régime n’avait pas de troupes pour les arrêter. La panique interne s’est amplifiée.

Près de 75% des hauts responsables, soit 400 personnes ont alors pris leurs distances avec le régime. Les nantis ont commencé à vendre leurs biens pour quitter le pays. Les chefs de clans sont entrés en conflit avec Rohani pour le virer et accéder à la table des marchandages avec Washington pour assurer leurs intérêts. Le clergé et Rohani ont choisi l’escalade (demande de 190,000 centrifugeuses), pour demeurer aux commandes.

Washington, qui a besoin d’un régime islamique en Iran, a esquivé la provocation des mollahs et a proposé un prolongement du sursis pour calmer le jeu.. Rohani le pion inefficace du clergé a accepté un sursis de 4 mois pour s’éviter de nouvelles santions et dans le même avoir un terrain de jeu pour relancer aussi au plus vite son plan insensé d’escalade délibérée censée lui permettre une sortie sécurisée d’Iran.


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La semaine dernière, les compagnons du régime ont rejeté ce choix de rester dans un plan qui ne marche pas par le boycott de grands événements religieux et politiques. Larijani a tenté un coup d’Etat de salon, mais il a manqué de courage pour aller jusqu’au bout... Il n’y avait pas d’alternative à l’incompétence de Rohani : la bourse a chuté de 30% !

Enfin de la semaine, les derniers serviteurs du régime ont confirmé sans équivoque leur désaveu par le boycott de la Journée anti-sioniste de Qods dédiée à la la Palestine alors que les Palestiniens de Gaza étaient sous le feu nourri des Israéliens.


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Cette semaine commençait sous le signe de la peur par la peur de la poursuite du crash et l’aggravation de la situation en raison du boycott, dimanche, d’un grand fait militaire du régime et surtout du boycott mardi, de la fête de FETR qui clôt le Ramadan. Les dirigeants isolés étaient partagés être la prudence et la fuite en avant. Voici le récit en images d’une semaine de doutes et de frayeurs pour les mollahs et leurs derniers compagnons.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (04.08.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière (19-26 Juillet 2014 / 28 Tir - 3 Mordad 1393), a commencé par le boycott du deuil pour Ali, le grand héros du chiisme. La bourse a sombré dans la panique. Ali Larijani a tenté de renverser le gouvernement incompétent de Rohani, mais il n’a pu y arriver. La panique s’est amplifiée. La bourse a fini à -30% ! Les dirigeants ont alors cessé leur lutte pour simuler l’unité dans leur intérêt en commun.

Mais vendredi, le dernier jour de la semaine, leurs derniers serviteurs et leurs derniers complices ont confirmé sans équivoque leur envie de rupture par leur absence à la journée anti-sioniste Qods !

Dans un premier temps, le gouvernement incompétent de Rohani s’est réfugié dans lao propagande avec de nombreux récits pour inventer une journée de Qods réussie ! Mais le poids des mots ne s’accompagnait pas du choc des photos. Elles étaient bien décevantes.

Dans l’après midi, le gouvernement a tenté de faire diversion par l’impossibilité de manifestations en l’honneur du poète gauchiste d’avant la révolution Shamlou qui a rejoint la tendance. Par envie de se faire bien voir, il a par la suite attaqué le Livre des Rois qui est considéré comme un chef d’oeuvre par les Iraniens ! Il a perdu de sa propre popularité. Ce choix d’un personnage controversé de la gauche était en soi l’aveu de la rupture des faux opposants habituels avec le régime… La panique pouvait s’amplifier samedi à la bourse de Téhéran.

Dans la soirée, le régime a sorti de sa poche l’annonce d’arrestation de 2 journalistes américains et 2 journalistes irano-américains 1 jour plus tôt pour faire diversion par rapport à la manifestation ratée qui le ridiculisait et aussi pour détourner l’attention des problèmes à venir (la poursuite du crash, le boycott de la victoire du régime sur les Moudjahidines alliés à Saddam et enfin comme les années précédentes, le boycott de la fête de la fin du Ramadan.

Washington n’a alors pas réagi de peur de se retrouver dans un contexte problématique propice à la reculade. Le régime a changé de récit : ils ont affirmé la libération des 2 Américains et aussi la poursuite de la détention des 2 Irano-américains : « Jason Rezaian, reporter pour le Washington Post » et son épouse « Yeganeh Salehi, journaliste au quotidien ’’The National’’ des Emirats ».

Nous avons évidemment vérifié alors l’info et avons découvert que ces deux-là n’étaient pas des journalistes redoutés par le régime parlant de liberté et des conditions terribles de la vie des Iraniens, mais des amis du régime, auteurs d’articles en faveur de Rohani, du régime, du business avec les mollahs et d’une entente avec Washington pour sauver le régime inhumain des mollahs ! Un exemple parmi beaucoup d’articles présents sur le compte twitter de Yeganeh Salehi, cette dernière a qualifié la récente voyage de Rohani dans la région de Sistan-Baloutchistan d’un grand succès alors qu’il avait été boycotté à 100% et son insuccès a provoqué une nouvelle panique boursière.

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- Jason Rezaian : Il faut du « Made in USA » en Iran | Slate.fr

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- /font size="2" face="Arial">Jason Rezaian : Jeune et Femme (sous-entendu heureuse) en Iran | Le Figaro

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- Yeganeh Salehi : Le Show Ahmadinejad | Slate.fr

Mais le cas le plus intéressant est celui de Jason Rezaian car en dehors de quelques articles du même tonneau, un accès au Twitter depuis l’Iran (chose réservée à ceux du régime), son premier business (sur sa page Linkedln) est l’exportation de tapis d’Iran vers les Etats-Unis ! Puis vient un job de fixeur pour les journalistes américains à Téhéran !

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Jason Rezaian a aussi participé en présence de sa soi-disant épouse à l’organisation du voyage en Iran du chef américain Anthony Bourdain pour un reportage de propagande sur l’amabilité des mollahs ! On voit les deux propagandistes du régime en tenue violet, couleur électorale de Rohani !

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Washington n’a pas trop réagi vu le profil agent-double de ce personnage et de son « épouse » ! La diversion n’avait pas pris ! Le régime restait donc avec comme seule actualité son échec à la journée de Qods et la perspective d’un nouveau crash due à une nouvelle panique de ses riches effrayés par son affaiblissement.

Samedi (25 Juillet 2014 – 03 Mordad 1393), la guerre continuait à Gaza. Il n’y avait aucun action militaire des mollahs et des Pasdaran, seulement un soutien moral apporté par un adjoint du mae à un responsable des brigades militaires du Hamas ! Le régime et ses chefs militaires n’avaient pas de troupes ou encore les missiles dont ils avaient parlés auparavant. Le régime était faible et exposé au pire.

On n’a rien vu dans la presse contre Rohani, le pion inefficace du clergé : les clans qui lui sont hostiles (les Larijani, Rafsandjani, les Chefs Pasdaran) avaient jugé plus prudent de ne rien faire qui puisse donner lieu à un nouveau crash boursier.

Mais dans le même temps, les chefs Pasdaran, qui avaient été rudement humiliés par l’absence de miliciens dans les rues à l’occasion de la journée de Qods en solidarité avec les Palestiniens, ont consacré leur revue mensuelle Ramz-Obour (« Mot de passe » ou « Méthode pour traverser -la crise- ») à l’ambition dévorante de Rafsandjani, se rapprochant ainsi des Larijani qui ont les moyens légaux d’agir contre le clergé mais manquent de moyens pour le faire.

Rafsandjani n’a répondu à cette attaque de peur de se retrouver en danger d’autant que son fils Mehdi doit bientôt être jugé pour corruption car il a servi d’intermédiaire dans ses deals secrets avec des pétroliers tels que Statoil.

Le clergé est également resté silencieux par prudence, ses membres n’ont montré aucun signe de soutien à Rohani.

Rohani s’est senti en danger. Son gouvernement a organisé une réunion avec les 32 gouverneurs du pays ainsi que les chefs de partis et des formations politiques pour inviter tout le monde à rester calmes. Le nombre des participants était bien inférieur aux nombres des responsables concernés : sur les 125 dirigeants encore fidèles au régime certains avaient pris leurs distances. Le ministre l’intérieur (dernière photo, à gauche) chargé de cette réunion n’a pas pu esquisser un seul sourire.

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Rohani s’est senti encore plus en danger : il a annoncé une grande réunion avec les ayatollahs. Nous avons cru qu’il avait enfin obtenu le rendez-vous qu’il a sollicité depuis plusieurs semaines, mais on l’a pas vu à Qom, mais à Téhéran entouré de mollahs de second ordre qui en plus n’étaient pas très rassurés.

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La bourse a fini en chute libre. Les compagnons financiers du régime étaient très inquiets. Les Anglais ont bien aimé cette nouvelle crise. Le site anglais et persanophone de Digarbân a qualifié Rafsandjani de rouleau compresseur de l’occident pour l’affaiblir et renforcer la coalition déstabilisante des Pasdaran et des Larijani pour aggraver la crise. Dans le même temps, Daily Mail a fait état de « 5 bouches cousues par le pouvoir judiciaire » des Larijani... afin de bien diaboliser ce clan et empêcher son accession au pouvoir puis un deal avec Washington !

Washington s’est mis aux abonnés absents avec le délire peu vraisemblable du projet de l’amendement des pouvoirs d’Obama par les représentants républicains qui n’a aucune chance d’aboutir avec le Sénat, actuellement démocrate ! En parallèle, Washington a tenté de justifier sa passivité en affirmant via l’Associated Press que le régime des mollahs avait aussi demandé à al-Maliki de partir ! Enfin Washington a encore tendu la perche d’un deal ou un nouvel apaisement aux mollahs en évoquant la disponibilité du Boeing pour un contrat avec le régime. Mais l’objectif des mollahs n’étant pas de demeurer au pouvoir, mais fuir le pays en toute sécurité, cet apaisement n’a pas trouvé de preneur. Le régime a fin la journée dans le tourment.

Le régime n’a rien annoncé pour les cérémonies à venir de la victoire (ci-dessous) en juillet 1988 de l’armée iranienne qui l’avait sauvé d’une chute certaine en stoppant l’attaque surprise de 7000 Moudjahidines du peuple appuyés par l’armée irakienne après l’armistice signée entre les deux pays sous l’égide de l’ONU.

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Le régime était certain d’un boycott car il n’avait pas pu trouver d’officiers de l’Armée et des Pasdaran pour la célébration de la mémoire de Sayyad Shirazi, l’architecte de cette victoire, au moment de l’anniversaire de son assassinat par un commando des Moudjahidines en 1999, ce qui signifiait que ses officiers rejetaient jusqu’à l’idée de défendre le pays si cela lui profitait. Il avait alors fait appel à des bidasses pour remplir ses célébration !

Le régime faisait donc le mort dans l’espoir que ses compagnons oublient cet anniversaire impossible à célébrer faute de militaires, miliciens et officiers de haut rang encore fidèles au régime !

Dimanche (26 Juillet 2014 – 04 Mordad 1393), il n’y a eu même pas une ligne sur la victoire de 88 qui avait sauvé le régime. Les 20 chefs Pasdaran n’avaient visiblement même pas pu rassembler des bidasses ou les membres de la fanfare comme lors des rassemblements en mémoire de Sayyad Shirazi ! Les 20 chefs Pasdaran étaient 20 fossiles déchues.

Le crash devait sans doute devenir plus prononcé. Les clans hostiles à l’ordre en place ont oublié leur réserve et repris la lutte pour prendre le pouvoir afin d’assurer en priorité leurs propres intérêts.

-Le clan Rafsandjani est intervenu via le quotidien Mardom-Salari pour signaler des mouvements suspects chez le plus grand agent de change du pays pour provoquer une forte panique chez les nantis afin d’aggraver la crise et faire tomber l’ordre actuel.

- Via l’agence ILNA (normalement dédiée aux ouvriers), le clan Rafsandjani a aussi souligné la détresse financière de Rohani en révélant qu’il importait des fils textiles de l’Inde en échange de barils pas chers pour cacher la faillite de la filière textile et l’arrêt des importations de fil depuis la Turquie en raison de son incapacité à payer les nouveaux droits des droits de douane turcs sur le fil !

- Le clan Rafsandjani est intervenu aussi via les sites ILNA et ARIA ainsi que le député opportuniste Mottahari (pourtant beau-frère de Larijani) pour insister sur le retour du méchant Ahmadinejad (issu de ce même clan) afin d’encourager les rivaux à accepter le retour de Rafsandjani, en cette période de crise... la politique de la crise délibérée appliquée à la gestion interne du régime !

- Le clan Larijani devait dépasser le clan Rafsandjani pour demeurer dans le jeu. Le procureur général Ejei, au service du clan, a affirmé dans le site Tasnim des Chefs Pasdaran que la libération des chefs du Complot (Moussavi et Karroubi, les pion de Rafsandjani) était exclue et ils devaient même être jugés et punis pour leurs trahison !

- Dans le même temps, le clan Larijani a donné sur son propre média, le site Mehr, la parole au ministre de l’emploi de Rohani pour affirmer que le taux de 45% de chômage des jeunes était l’oeuvre d’Ahmadinejad et ainsi démonter le plan alambiqué de Rafsandjani pour promouvoir son retour !

Ainsi Ali Larijani a repris son offensive sans dépendre à 100% des chefs Pasdaran afin de ne pas leur être redevable et pouvoir dominer le jeu au-dessus du mêlé ! Mais par cette approche, dans son propre intérêt, il refusait une coalition susceptible de stabiliser un peu la situation : la bourse a plongé encore !

Le gouvernement a eu peur d’être à nouveau la cible du Parlement dirigé par Ali Larijani. L’attaché parlementaire de la présidence (Rohani) a pris la parole pour affirmer selon l’usage international nul gouvernement n’était tenu à rendre compte en détail de ses pourparler et négociations aux Parlement !

Les Chefs Pasdaran dépités par le solo de Larijani ont révélé que d’après le dernier rapport des douanes chinoises, les rapports commerciaux entre les deux pays profitaient pleinement à la Chine et non à l’Iran pour se placer au-dessus des autres en termes de pression sur Rohani !

La bourse a continué à chuter malgré l’intervention du gouvernement par des achats massifs d’actions pour faire remonter les indices. L’index du 1er marché (les 30 plus grandes entreprises) est resté négatif ainsi que l’indice du marché flottant. Les gros patrons étaient paniqués et il y avait moins de liquidités : l’activité était réduite par la faute d’une vraisemblable réduction du nombre des intervenants et d’actions encore invendues !

Zarif a appelé le patron du Hezbollah pour enter en guerre contre Israël. Mais le Hezbollah en froid avec le régime n’a pas bougé ! Aï ! Le gouvernement a appelé à une manifestation pro-palestinienne anti-française devant l’ambassade de France à Téhéran mais n’a pu trouver plus de 7 personnes pour son show !

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Alors que le régime était sans dessus-dessous et plongé dans une grosse crise en raison de ses faiblesses (notamment contre Israël), Washington l’a accusé d’armer le Hamas avec l’argent du dégel reçu dans le cadre de l’Accord de Genève laissant supposer ainsi un régime fort pour stopper la crise et laissant aussi supposer une possible remise en cause du dernier sursis obtenu pour l’amener à coopérer !

Mais au même moment, un fait interne a déclassé en importance cette double insinuation américaine. Les médias hostiles à Rohani ont diffusé la photo d’un bébé né en bordure d’une voie rapide urbaine de parents toxicos pour montrer qu’il n’était pas un bon président. L’opinion a été choquée.

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La panique interne a pris le dessus sur la peur des Etats-Unis et ses menaces en suspension. Les déclarations pro-peuple et populistes se sont multipliés. Le ministre de l’emploi a couru dans une crèche pour embrasser des bébés (des gens du régime). Mohsen Rezaï un ancien patron des Pasdaran qui ne cesse de tourner dans toutes les directions en a fait de même entourés de ses gardes par peur d’être agressé par un parent en colère.

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En fin de la journée, le régime a aussi proposé un grand banquet de ramadan aux SDF alors que l’on était la dernière nuit de ce mois. Les SDF devaient en remerciement participer à une prière collective. On a eu les images d’une seule hospice de Téhéran. Moins de 50% des résidents sont allés au dîner mais ont dû refusé de prier pour le régime car il a fait appel au responsable de l’hospice pour cette prière !

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La journée s’était commencée par la preuve de l’isolement et l’impopularité du régime aux plus hauts niveaux militaire, politique et financier ; elle est terminée sur la preuve de l’isolement et l’impopularité aux plus bas de l’échelle sociale. Lundi devait donc être une journée de crise, de guerre interne, de panique et de crashs.

Lundi (27 Juillet 2014 – 05 Mordad 1393), a commencé bien mal pour le régime par une nouvelle grève illimitée des 700 derniers ouvriers de l’usine de raffinage de sucre de Haft-Tappeh, des vétérans de la lutte syndicale sous les mollahs, précurseurs par ailleurs de tous les mouvements de ces derniers mois dans la région pétrolifère de Khouzestan. La bourse continué à chuter...

Les chefs Pasdaran qui avaient manqué de peps la veille ont intensifié leur attaque contre le gouvernement en place.

- Tout d’abord Javan, l’un des médias officiels des Pasdaran a affirmé qu’aucune sanction n’avait été supprimée grâce à l’accord de Genève.

- Les Chefs Pasdaran ont eux-même affirmé qu’ils maîtrisaient pleinement la répression à Ispahan (une ville qui est à la tête de contestation passive du régime).

- Le Club des Journalistes, un autre média de ce clan a apporté son soutien aux habitants démunis de la région pétrolifère de Khouzestan pour récupérer ses grévistes !

- Tasnim a aussi pleuré pour les habitants de la région du Lac Rezayieh pour récupérer les ouvriers en colère de la région d’Azerbaïdjan, le premier pôle industriel du pays.

- Enfin, Ziba-kalam, ex-intello-propagandiste du clan en déclin de Rafsandjani, a accusé le Parlement de lâcheté pour montrer son impuissance à le punir.

Enfin, Shafaf, site de Ghalibaf, maire de Téhéran, un chef Pasdaran exclu du clan en raison de ses liens avec Rafsandjani, a aussi accusé les riches du régime de corruption pour gagner le soutien des siens.

Rafsandjani a aussi intensifié sa fuite en avant par une attaque indirecte sur Faraji-Dana, pour amplifier la crise interne et pour intimider les nantis paniqués. Dans le même temps, le site de Moussavi (clan Rafsandjani) a mis en avant Bahareh Hedayat, une fausse opposante ultra-islamiste, qui a le soutien des dirigeants américains, montrant ainsi la disposition du clan à rouler pour Washington !

La bourse a continué à chuter. La seule consolation du régime était la fin en ce jour de l’activité hebdomadaire de la bourse avec deux jours d’avance en raison de la fermeture administrative de deux jours de la fête de FETR marquant la fin du Ramadan. Le régime a dû se féliciter d’avoir décréter ces deux jours de fermeture car il allait échapper à un nouveau crash au lendemain du boycott prévisible de la fête de FETR par le peuple et par les siens. Mais le crash de ce jour a été phénoménal car selon le rapport hebdo publié en fin de la journée : en cette semaine de 3 jours (au lieu de 5) la bourse de Téhéran a chuté de 32% !

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Le régime a annoncé une forte pollution pour le lendemain dans l’ensemble du pays afin d’expliquer le boycott à venir ! Washington a insinué de nouvelles sanctions en évoquant l’affaiblissement d’Obama, la situation des plusieurs faux opposants (notamment via RSF) pour intimider les mollahs et les amener à coopérer sans pour autant aggraver la crise interne. Mais le clergé au pouvoir n’a pas accepté de rendre le pouvoir par ce biais.

Dans le même temps, Israël a lancé une attaque contre la maison d’Ismaël Haniyeh, un des anciens patrons du Hamas proches des mollahs, faisant des morts dans le voisinage. Il n’y a eu aucune riposte de la part du du clergé, des Pasdaran ou des divers clans qui se disputent le pouvoir, ce qui a confirmé le manque de troupes et de moyens militaires de tous ces composants du régime.

Le clergé au pouvoir a simulé une totale normalité en s’affairant à constaté calmement la fin du mois du Ramadan ! Les autres clans ont cessé de s’agiter dans l’espoir que cela soit interprété comme une union nationale et évite au régime un nouveau boycott de la fête de FETR comme les années précédentes et sans doute aussi à très haut niveau !

Mardi (28 Juillet 2014 – 06 Mordad 1393), la fête de FETR devait selon la tradition de l’islam donner lieu à des prières collectives et exclusivement urbaines et masculines, pieds sur le sol à midi pile. Les divers dirigeants sont restés zen dans la matinée pour simuler encore l’unité.

A midi, comme la semaine dernière pour la journée de Qods, tous les médias ont annoncé une mobilisation gigantesque autour du Guide sur les esplanades du Mausolée de Khomeiny près de Téhéran à l’occasion d’Eyd FETR ! Puis, ils ont rapporté que le Guide avait pleuré pour Gaza traitant les israéliens de Chiens enragés... Le slogan était inédit, mais pas le processus : une grosse provocation pour faire oublier l’impuissance du régime.

Nous avons aussi vérifié les dimensions du site et du premier coup d’oeil avons détecté 3 énormes tricheries : Dans la partie nord du site, on a vu de la foule là où il a une zone boisée et les espaces étaient étirés en largeur de manière exagéré et par ailleurs, dans la partie sud, on a vue une immense esplanade d’au moins 100 m en profondeur par au moins 400 mètres en largeur devant la tribune alors que l’endroit un couloir d’environ 60 m en profondeur par au plus 40 mètres en largeur ! Nous avons d’ailleurs entrevu les dimension de « ce parvis » entre le 14e et 20e secondes du reportage sur le discours tonitruant du Guide !

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Parvis central ce mardi !


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Parvis central, image d’archive : vrais dimensions


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Au final, on avait là 500 places disponibles (sur l’ensemble du site) et non des milliers. La tricherie faisait état d’espaces que le régime n’avait pas pu combler. Par ailleurs, sur la vidéo ci-dessus, on a aussi vu seulement 3 rangés peu denses de VIP soit une centaine de personnes. Mais il y avait là de nombreux inconnus : des gardes du corps). En considérant qu’il y ait eu 2 couloirs de circulation aux extrémités latéraux de ce grand couloir, on arriverait à 50 participants soit une baisse de 60% du nombre des hauts responsables encore fidèles au système en moins de 2 mois et une baisse de 90% en l’espace de 3 mois ! Le régime avait perdu beaucoup de terrain !

Sur cette dernière photo, on voit les plus hauts dirigeants en train de prier avec leurs gardes (grands et jeunes en costume) à leur côté, clairement effrayés à l’idée que leurs figurants se trouvant derrière eux ne les assassinent pour devenir des héros et ainsi assurer leur propre survie !

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Par la suite, les médias de tout bord ont aussi annoncé de grands rassemblements populaires à Téhéran (3 premières photos) et dans les grandes villes de province comme Ispahan mais les images n’étaient pas conformes aux règles de la prière de ce jour, par ailleurs les ombres étaient longues : les prières que l’on voyait ne pouvaient avoir eu lieu à midi ! Sur l’image d’Ispahan, nous sommes amusés à souligné également les irrégularités visuelles produites dans la précipitation pour les derniers ou les derniers spécialistes picturaux du régime.

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La diminution du nombre de fidèles du régime a été confirmée 2 heures plus tard par l’état de la salle de prière du Guide pour le discours devant les hauts responsables et ambassadeurs des Etats islamiques : on a vu seulement 2 rangés de 20 de VIP et une dizaines de VIP à droite de la salle et le reste était comblé par des inconnues !

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Washington a évité les sanctions pour le discours menaçant du Guide en évoquant seulement ses inquiétudes via Susan Rice et son manque de confiance aux mollahs lors d’une déposition de la négociatrice Wendy Sherman devant le Sénat. Il a aussi éludé la question du faux journaliste Jason Rezaian en demandant aux Suisses que le présentent en Iran de tout mettre en œuvre pour sa libération ! Enfin, l’administration Obama a encore évoqué la fermeture administrative du pays par manque d’argent pour se retirer du jeu si les mollahs et leurs rivaux décidaient une fuite en avant ensemble ou rangs dispersés.

Mercredi (29 Juillet 2014 – 07 Mordad 1393) était dérié pour Eyd FETtR. L’ensemble des clans au pouvoir étaient en état de choc par l’aggravation de l’effondrement interne du régime. Personne n’a bougé.

L’agence anglaise Reuters a tenté de relancer la panique en annonçant que le régime brader son pétrole léger et de super qualité ! Mais personne n’a bougé.

Au même moment, Israël a bombardé une école dans sa guerre absurde contre le Hamas ! Les mollahs sont restés cachés car ils ne pouvaient pas mobiliser. Les chefs Pasdaran n’ont également pas bougés car ils n’ont pas de troupes ou des moyens militaires. Ils ont à la place annoncé des missiles susceptibles de surprendre le monde entier ! Soleymani, le patron des forces de Qods, a maudit Israël et a promis de lutter jusqu’au bout ! Le Hezbollah a aussi été gêné : il a seulement annoncé une participation si le Hamas le lui demander ! Mais en concret personne n’a rien fait pour les Palestiniens du Gaza.

Mais bien que le régime se soit contenté de juste menacer Israël, ses chefs Pasdaran fossilisés avaient parlé de missiles surprenants ! Washington devait le sanctionner. Wendy Sherman est alors passée devant une autre commission au Congrès pour affirmer que les missiles étaient au centre des négociations sur le nucléaire et ainsi faire baisser les tensions internes.

Mais Washington s’est montré plus prêt à un revirement vers de nouvelles sanctions par le dépôt historique et inédit d’une plainte par les représentants Républicains contre Obama !

Jeudi (30 Juillet 2014 – 08 Mordad 1393), la journée était fériée, mais la menace de nouvelles sanctions am is tout le monde au boulot !

Le gouvernement a annoncé une dette de 250 milliards de dollars (selon ses propres critères de conversion Rial/$) pour justifier la diminution du nombre des bénéficiaires des allocations afin de baisser le pouvoir d’achat des plus riches et ainsi diminuer les risques pour ses propres réserves.

La Chambre de Commerce d’Iran, qui représente les affairistes du régime, a révélé l’annulation de deux grands contrats avec la Chine en raison de son manque d’assiduité dans ses engagements, exprimant implicitement le besoin pour Rohani de trouver d’autres alliés (comme la Russie) ou de d’accepter de capituler face à Washington !

Le Parlement d’Ali Larijani a esquissé une nouvelle offensive contre Rohani (mais pas contre le clergé) en affirmant que Salehi, le responsable du programme nucléaire de Rohani, oeuvrait pour le démantèlement de l’usine d’enrichissement de Fordo en total désaccord avec la ligne d’intransigeance tactique souhaitée par le clergé !

Des médias mineurs du clan Rafsandjani ont mis l’accent sur la torture et les pendaisons pour excéder la patience des Iraniens et les pousser à se révolter.

Une date possible d’action parut alors comme étant le mardi suivant, 14 Mordad / 5 Août, l’anniversaire de la révolution constitutionnaliste car malgré son origine anglaise, est aujourd’hui devenu une des rares dates pro-monarchie. Le clergé qui a conscience de la popularité de la monarchie en Iran a annoncé pour ce jour un hommage à Seyd Hassan Âyat, un islamiste ambitieux tué (probablement par Rafsandjani) à cette date en début de la révolution. Puis, le clergé a été précisé qu’il était un ennemi de Moussavi pour introduire ce dernier dans la possible contestation de cette date (14 Mordad / 5 août).

On avait ainsi de tout au sein du régime en crise. Les clans au pouvoir tentaient tout pour accéder au pouvoir ou à une révolution de couleur interne afin d’assurer leurs intérêts.

Washington qui en début de la semaine avait donné une image positive des Pasdaran en Irak par l’évocation de pression sur les Al Maliki a terminé la semaine par l’annonce de massacre de sunnites civiles par des mercenaires payés par le chef des Pasdaran Soleymani (qui n’avait pas été très coopératif, au moins par le verbe).

Vendredi (31 Juillet 2014 – 09 Mordad 1393), les dirigeants se retrouver pour la prière de Vendredi. Mais les fidèles étant peu nombreux on n’a pas vu de photos détaillant les premiers rangs. Le régime a caché ce nouvel échec par l’annonces de grandes manifestations après les prières de vendredi et a fait aussi diversion par un prêche musclé très hostile aux sionistes en criant « honte aux Arabes qui ne font rien »... alors que le plus grand absent du conflit était lui-même.

Après ce discours, les dirigeants devaient défiler pour Gaza avec leurs partisans ! Les médias ont annoncé une belle mobilisation çà travers le pays notamment à Mashad avec des kamikazes islamistes, mais in ’y a eu aucune photo pour le confirmer. En fait, il n’y a eu qu’un seul reportage consacré à la marche à Téhéran. On y a vu une cinquantaine de vieux et aucun des VIP vus à la prière. Ce qui signifiait qu’ils ne se sentaient rassurés de sortir avec si peu de partisans.

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Les Anglais ont publié une liste des 6 juges les plus sanguinaires du régime dans le Guardian pour amener les Américains à cibler la question des droits de l’homme et ainsi se retrouver dans l’incapacité de parvenir à un deal avec les mollahs. Washington, piégé, a réduit la casse en affirmant sa détermination à mieux appliquer les sanctions existantes semant la déprime chez derniers dirigeants apeurés du régime !

Cette semaine a été une véritable suite de désaveux et d’échecs pour le régime : il a perdu 30% des capitaux de la bourse et 50 de ses hauts dirigeants. Le régime est devenu plus fragile que jamais. On a vu les plus hauts dirigeants en train de prier avec leurs gardes à leur côtés, effrayés à l’idée que leurs figurants se trouvant derrière eux ne les assassinent pour assurer leurs propres survie !

Washington a cessé le financement de deux chaînes de l’opposition, pourtant très consensuelles, de peur qu’elles n’encouragent l’envie de révolte chez le peuple et n’entrainent la chute de ce régime dont les dirigeants craignent leurs derniers partisans et ne peuvent se séparer de leurs gardes même quand ils sont entre eux-mêmes !