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Iran : La semaine en images n°334
Le désordre au pouvoir !

18.07.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 13.07.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédente combinant un bras de fer avec Washington (via la provocation nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Ce choix a été vu comme un retour aux solutions ratées du passé/b>. Les Chefs Pasdaran et les nantis ont boycotté les élections et l’annonce de sa « victoire » a provoqué une folle ruée vers le dollar entraînant une hausse de 40% en quelques heures. Les Pasdaran rebelles ont aussi profité de ce désordre pour commencer des actions de sabotages (sans victime) contre le régime. Rohani n’arrivait pas à former un cabinet. Il a dû s’allier au Clan Larijani qui contrôle les pouvoirs judiciaire et législatif afin qu’il vote la confiance à son cabinet. Pour calmer les hostilités des autres, un bon deal dans moins d’un an !

Washington a alors parlé d’un embargo à 100% et de mandats d’arrêts contre tous les dirigeants avant de proposer un dialogue en direct. Rohani a exclu des négociations tous les responsables d’avant, y compris Ali Larijani, en retirant le dossier nucléaire au Conseil de sécurité du régime. Ali Larijani, exclu des négociations, a pris position contre Rohani tout comme les Chefs Pasdaran, le clan Rafsandjani, tous les insolvables du régime ou encore les nantis paniqués. Mais il n’a pu former de coalition avec les autres car chacun veut avoir la priorité dans l’accès à d’éventuelles garanties américaines. Le système est devenu instable.

Washington a alors proposé le GEL des SANCTIONS pour calmer les inquiets et engager le régime entier dans un plan d’apaisement réciproque. La Grande-Bretagne et la Russie ont contré ce plan d’arrangement en exigeant une coopération nucléaire très stricte de la part des mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé Accord de Genève. Londres a par la suite introduit par l’intermédiaire de l’Europe une résolution sur les violation des droits de l’homme et le terrorisme du régime pour empêcher diverses tentatives de deal de Washington via, l’AIEA, ses alliés arabes ou encore d’Europe de l’Est.

La marge de manoeuvres de Rohani a été réduite au néant. Il n’a cessé de zigzaguer entre la dissidence, la modération et l’offensive pour avancer sans écoper de nouvelles sanctions internes ou internationales. L’absence de coopération nucléaire n’a pas permis de geler les sanctions. Le régime s’est retrouvé en manque de dollars pour importer des carburants nécessaires à la production de l’électricité, il a réquisitionné toutes les eaux du pays au prétexte d’une sécheresse inattendue pour maintenir un minimum de production d’électricité. Les gens du régime ont perdu tout espoir. Tous les événements officiels ont sans cesse été boycottés en interne.

Le 1er mai dernier, les ouvriers iraniens ont aussi pu manifester enfin massivement contre le régime. Washington, inquiet, s’est alors tourné vers les Chefs Pasdaran, mais ces derniers qui manque de troupes n’ont su dominer les clans et stabiliser la situation.

Dans la foulée, la vidéo d’une fille se dévoilant en plein jour sans être à aucun moment inquiété par un policier ou un bon musulman, a montré que le régime et les Pasdaran n’avaient plus aucune force ou autorité !

Le lendemain, 75% des responsables manquaient à l’appel à la fête officielle pour la naissance de l’Islam ! Les chefs Pasdaran ont mis à l’index leur commandant en chef Jaafari pour faciliter l’ouverture à Washington. Les mollahs ont de leur côté envoyé en coma l’ayatollah Mahdavi-Kani le patron du clergé politique pour faciliter le deal avec Washington ! Les nantis ont paniqué à l’idée d’être sacrifié dans les marchandages à venir, la bourse a fait un méga crash de 27%. Les patrons du clergé ont eu peur que leurs adversaires se liguent contre leur poulain Rohani : ils ont créé un nouvel organe dédié aux grandes décisions stratégiques avec à sa tête, leur 1er choix pour la présidence, l’ex-négociateur Jalili, afin de garder le contrôle des marchandages.

Mais la rupture des corporations professionnelles du Bazar et des juges islamiques, ainsi que l’absence de mobilisation pour le Ramadan a rappelé aux dirigeants leur fragilité. Washington a proposé la reprises des marchandages. Rohani a accepté et tous les autres se sont mis à l’attaquer pour lui ravir la directions des marchandages.


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La semaine dernière, on a assisté à de boycotts d’événements officiels, à des ruptures au sein des Pasdaran et à une guerre totale interne entre tous les dirigeants, mais il n’y a pas eu de changement car tous les clans manquent de troupes et son réduit à leurs chefs. Les frères Larijani a alors annoncé la création d’une police judiciaire pour armer leurs fidèles et s’imposer dans le jeu ! Washington a reconduit les marchandages pour arriver à un deal avant que le régime ainsi déstabilisé ne s’effondre.


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Cette semaine la guerre interne devait continuer en raison de la poursuite des négociations entre Washington et Rohani !

Le clergé au pouvoir devait mobiliser ses faux opposants pour célébrer le 15e anniversaire du soi-disant soulèvement estudiantin de 1999 pour montrer qu’il avait un bon joker en réserve, mais ce jeu de déviation pouvait aussi aggraver les tensions internes.

Cette semaine était, de fait, une période d’intenses crises internes. Les divers clans n’ont effectivement pas manqué d’attaquer Rohani et aussi s’attaquer entre eux ! La bourse a sombré dans la crise. Le Guide n’a pas calmer cette tourbillon de panique. Voici le récit en images d’une semaine de chaos qui a mis en valeur les conflits d’intérêts et l’impossibilité d’un deal quel qu’il soit !

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (13.07.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière (27 juin au 03 Juillet 2014 / 6 au 13 Tir 1393), le régime a cumulé les échecs dans la mobilisation de ses membres pour diverses commémorations très importantes. Washington a proposé deux journées de marchandages, mais Rohani n’est pas parvenu à trouver un arrangement. La panique a augmenté. La bourse a sombré dans le chaos. Les frères Larijani, Rafsandjani et les chefs Pasdaran ont tout tenté par la voie des médias pour renverser Rohani et donc le clergé. L’usage des médias était aussi la preuve que les groupes en conflit n’’avaient pas les moyens de concrétiser leur hostilité. Les compagnons du régime ont réalisé que le régime était bloqué. La panique n’a cessé d’enfler.

Vendredi dernier (03 Juillet 2014 - 13 Tir 1393), le régime a commencé des négociations avec les 5+1 après l’échec de ses marchandages avec Washington. Rohani n’a pu proposer une solution pour diviser ce groupe.

Conscient des risques de nouvelles sanctions, il devait ménager les réserves de dollars, de carburants et de l’électricité du régime. Son ministre de l’énergie a annoncé la possibilité de grandes coupures d’électricité à Téhéran.

Les réserves étaient très en baisse pour que Rohani prenne le risque d’aller vers une solution aussi risquée.

Ali Larijani devait renouer avec ses attaques sur le bilan du gouvernement. Il avait aussi annoncé la création d’une police judiciaire pour arrêter les ennemis du clan. Certains Parlementaires ont laissé entendre qu’il avait obtenu un deal avec le clergé, mais que pour leur part (étant exclus du deal) ils n’abandonneraient pas la remise en cause du gouvernement pro-clergé. Rohani inquiet par ce deal et sa remise en cause par les Parlementaires a demandé une audience aux patrons du clergé : ils ont refusé ! Le clergé était en conflit avec son pion. Le système était en crise avec l’avancée des Larijani vers la direction effective et officielle du jeu.

Washington a proposé un dialogue en direct aux mollahs en sursis dans l’espoir d’une capitulation ou un deal ! Le clergé a accepté. Ali Larijani devait confirmer son ascension, les autres composants du régime devaient continuer leurs attaques pour renverser l’ordre établi afin d’accéder aux marchandages pour l’obtention des garanties de sécurité nécessaires pour quitter le pays où ils n’ont plus de partisans.

Samedi 04 Juillet 2014 (14 Tir 1393), comme la semaine dernière, Rafsandjani, ex-patron absolu du régime, rejeté par le clergé et menacé d’arrestation par les Larijani, est entré en scène via ses médias dans une posture pro-peuple.
- L’agence de presse ISNA (agence des étudiants islamistes « réformateurs ») a parlé du prix élevé de la pomme de terre !
- Le quotidien Shargh (Khatamiste, puis Moussaviste) a affirmé que les écarts sociaux s’était beaucoup aggravé depuis l’arrivée de Rohani !
- Le quotidien Etemad (Moussaviste) a parlé de la hausse de la popularité d’Ahmadinejad, qui a toujours été considéré comme un rival par Larijani. Etant donné, qu’il avait joué le rôle l’intégriste de service pour Rafsandjani afin de justifier son retour au pouvoir, on a compris qu’il était promu populaire pour lui ravir le monopole d’hostilité à Rohani et créer une situation délétère propre à promouvoir le retour de Rafsandjani dans une posture de modéré !

- Enfin le site Fararou (« Au devant » se disant de tendance alternative) a demandé où en était la révocation du très mauvais ministre des Sciences de Rohani pour amener Larijani à attaquer le gouvernement et provoquer la crise permettant l’entrée en jeu d’Ahmadinejad comme agitateur pour contrer Larijani et permettre l’arrivée de Rafsandjani comme sauveur modéré !

Le commandant des Pasdaran Ghalibaf, le maire de Téhéran, qui fut longtemps un pion de Rafsandjani avant d’être largué par lui en raison à la suite d’une menace d’arrestation pour corruption, a parlé sur son site d’info nommé Shaffaf (« Transparent ») de l’incompétence de Rohani et de la popularité d’Ahmadinejad pour avoir une place dans le scénario imparable du retour de Rafsandjani ! Il a aussi déclaré le restaurant très luxueux de la tour de Milad à Téhéran gratuit pour les pauvres et les familles des martyrs afin de faire miroiter à Rafsandjani sa capacité à mobiliser des pauvres gens pour aider son retour au pouvoir !

ohani n’a pas réagi. Ali Larijani est aussi resté invisible. En réponse à Fararou qui voulait l’entraîner à provoquer la crise nécessaire au déclenchement du plan de Rafsandjani, le Parlement a publié le programme très chargé pour la semaine avec d’autres urgences que la révocation du ministre des sciences Faraji-Dana. Aucun des parlementaires qui avaient affirmé leur intention de continuer la cabale contre ce ministre n’a parlé. Ils avaient sans doute été assurés d’avoir leur part ou encore ils ne voyaient aucun bénéfice à aider Rafsandjani.

Les chefs Pasdaran sont alors entrés en scène contre Rohani.
- L’agence FÂRS a mis l’accent sur la mauvaise gestion de Rohani en décrivant la ville portuaire Anzali (ultra modernisée par le père du Shah) comme une zone sinistrée rappelant des pays en guerre.
- FARS a aussi déploré le manque de sécurité pour les agents d’entretien des sites chiites en Irak par la révélation de l’assassinat de l’un d’eux à Samara d’un milicien chargé de la reconstruction des sites chiites irakiens pour rappeler que la guerre par Daesh. Vu que les Pasdaran mettaient ainsi leur propre réputation militaire en péril, on a compris qu’ils étaient prêts à tout pour déstabiliser le gouvernement et se placer au-dessus de Rafsandjani !

Le système tout entier était en péril ! Les nantis du régime y compris les super-nantis du clergé ont paniqué. La bourse de Téhéran a de nouveau chuté !

Le n°2 des négociations, Araghtchi, a alors parlé de désaccords du régime sur tous les sujets avec les 5+1 pour insinuer que le gouvernement n’allait pas à Vienne pour un deal mais pour un gros bras de fern c’est-à-dire pour défendre les intérêts du régime et de tous ses fidèles.

Washington est intervenu via Davis Ignatius, une des plumes de la CIA, pour affirmer que les Pasdaran faisaient fausse route au Moyen-Orient en jouant la carte du chiisme (la carte du régime) sous-entendu qu’ils seraient dans la bonne voie s’ils roulaient pour Washington. Les Chefs Pasdaran n’ont pas répondu à cet appel du pied car ils sont très et ne peuvent faire un coup d’Etat et dominer le jeu.

En fin de la journée, le journal Keyhan, la voix des insolvables du régime, a sévèrement critiqué les extrémistes qui critiquaient le gouvernement pour prendre sa place et négocier leur survie par un deal avec Washington. Ce journal n’étant pas initialement favorable à Rohani, mais critique à l’égard des manœuvre de ce dernier pour arriver à un deal, on avait la preuve les insolvables n’étaient pas derrière Rafsandjani !

Lors de cette journée de crise, on n’a guère vu les chefs des divers courants en lutte car aucun n’a de réelles de troupes et ne pouvait pavaner devant les caméras sans révéler ce manque de partisans et aussi le boycott en cours du Ramadan, preuve de l’impopularité de l’Islam en Iran. L’absent le plus notoire était Ahmadinejad qui était censé être très populaire.

En revanche, chacun des belligérants a annoncé de grands rassemblements pour le Ramadan dans ses médias pour laisser supposer qu’il avait des partisans et que le régime était encore viable pour éviter de perdre plus de troupes par son inaction. Mais cependant on a que 2 reportages pour des dizaines d’annonces !

Le premier devait nous montrer une grande mobilisation pour une séance de lecture collective de Coran à Tabriz, mais on y a vu à peine très peu de personnes.

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Le second devait montrer la mobilisation des croyants à Hamedan, mais la mosquée n’a pu ouvrir faute de participants. Le gouverneur de la région s’est proposé et n’a pu réunir plus d’une dizaines de personnes, ces 4 gardes inclus. En fait, ces deux reportages ont surtout confirmé le déclin de l’islam et l’effondrement du nombre des serviteurs du régime, déprimant les gens et les encourageant à privilégier la rupture et la fuite !

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Dimanche 05 Juillet 2014 (15 Tir 1393), on avait une guerre interne absolue, une panique à la bourse, la preuve du déclin de l’islam et on était à la veille d’un nouveau round de négociations proposées par Washington. Rafsandjani a continué son offensive via ses médias :
- L’agence ISNA (réformateur) a enté de rallier les nantis paniqués en critiquant la libération du prix du billets d’avion (mesure destinée à réduire lac consommation de kérosène et à empêcher leur fuite).
- Le site Sarat news (« Route » en arabe - tendance déviationniste) a critiqué à la manière des conservateurs l’adhésion opportuniste d’Ali Jannati au parti Mardom Salari (Khatami) pour neutraliser cette adhésion susceptible de perturber le plan de Rafsandjani.
- Le site Arman (qui se veut partisan de la modération pragmatique de Rafsandjani) a donné la parole à l’ex-ambassadeur du régime à Paris, Sadegh Karrazi, membre du clan Rafsandjani) pour parler des opportunités perdues pour un deal sous Ahmadinejad afin de bien montrer que l’objectif du clan n’était pas Ahmadinejad et aussi pour paire à l’Etat Français qui ne cesse de parler de Business en Iran via d’obscurs journalistes groupés en lobbyistes...

Les Pasdaran ont aussi continué leur attaque contre le gouvernement sur le thème de mauvaise gestion.
- L’agence Fârs a affirmé que l’absence d’intervention promise sur le lac Rezayieh mettait à présent les habitants de Téhéran à un risque de pollution de particules salées très nocives pour la santé des Iraniens !
- L’agence Fârs a aussi donné la parole au Commandant Naghdi, chef de la milice urbaine, pour demander la révocation du ministre des sciences par le Parlement !
- Enfin le site Tabnak (n°1 en Iran), créé par Mohsen Rezaï, un des premiers chefs des Pasdaran et par ailleurs complice de longue date de Rafsandjani, a aussi opté la critique de la gestion de Rohani en dénonçant un projet d’un barrage susceptible d’inonder des centaines de villages ! Là on a un bien rit car ce même site avait aussi fustigé la pénurie d’eau dans le pays !

En parallèle à ce bombardement médiatique (au contenu parfois farfelu), 1400 mineurs des mines de charbon Alborz Sharghi (Alborz orientale) ont arrêté le travail pour protester contre la fermeture du site. Le gouvernement a réuni une réunion d’urgence sur l’emploi. L’ambiance y était morose. A l’issue de la réunion, le gouvernement a annoncé l’annulation de l’assurance chômage, système hérité de l’ère du Shah et sans cesse modifié qui ne concernait que 200,000 personnes haut-placées. Le régime était réduit à diminuer le pouvoir d’achat de ses propres serviteurs pour préserver ses stocks. Les réserves devaient être bien basses.

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Le régime a aussi insisté sur la sécheresse pour rationner l’eau et la réserver à la production de l’électricité. On a vu deux reportages à ce sujet : la disparition des eaux de la rivière de Karadj et la baisse de l’eau du barrage de Karaj d’au moins 10 mètres. Mais les photos n’ont pas confirmé la sécheresse car les arbres et le sol restaient très verts.

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Le régime a aussi annoncé l’assèchement de plus de 70 marais. Pour confirmer cela il a annoncé la perte de milliers d’oiseaux migrateurs, mais là encore on n’a pu y croire car l seul oiseau était mort et portait une trace de blessure sur sa poitrine. Il nous a semblés que les photographes du régime avait tué un oiseau pour justifier cette thèse invraisemblable d’assèchement de tous les marais iraniens !


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Enfin, pour se prémunir contre une amplification des grèves, le gouvernement a tenté de relancer la fausse opposition par l’annonce de l’arrestation d’un étudiant opposant actif sur Face-Book. Nous parlons de faux opposant car l’activité sur Face-Book est réservée aux gens du régime. Là le régime a ajouté le mot étudiant à cette annonce pour relancer la fausse opposition estudiantine qui n’a plus d’animateurs et devait célébrer son 15e anniversaire le jeudi 9 Juillet. Il n’y a eu aucune activité de soutien virtuel à cet étudiant et le régime a compris que ce 1er joker était périmé et ne pouvait être utile pour la relance du second joker que fut le Mouvement Vert.

Le clan Larijani, partisan de la rigueur, a vu un danger dans cette option surtout avec la volonté de Rafsandjani à utiliser ce mouvement pour aller vers Washington. Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, a vite promis l’arrestation à tous les faux opposants sortis avec l’aide du clan Rafsandjani du pays au cas où ils reviendraient (pour une révolution de couleur en faveur de Washington). L’annonce a refroidi ces derniers et ils se sont gardés de s’exprimer. Ali Larijani a aussi demandé via le Parlement une limitation d’accès aux médias de Khatami pour montrer qu’il ne se contenter pas de menacer des pions et pouvaient aussi s’en prendre à ses vrais ennemis !

Enfin, Ali Larijani s’est rendu au Conseil de Sécurité de la république Islamique, organe officiel des négociations avec les 5+1 et a pris la présidence de l’organe, laissée vacante par la maladie de son directeur actuel, pour montrer qu’il pouvait à tout moment neutraliser les marchandages à venir afin d’encourager ses nouveaux amis du gouvernement de ne pas louvoyer entre les options et rester fermes dans des positions intransigeantes.

Le deal entre le clergé et Larijani n’était pas parfait, il n’y avait pas une parfaire entente. Le clergé avait pactisé avec un ennemi sans être d’accord sur ses objectifs. Ali Larijani et son frère avaient arrêté leur bombardement pour avoir une part du gâteau, mais se montraient prêts rompre le deal si l’action du gouvernement ne leur convenait pas ! Les négociations à venir s’annonçaient comme le début d’une nouvelle crise ! La bourse est restée en crise !

Washington a laissé le clergé et les Larijani à leurs problèmes. Ses alliés saoudiens ont annoncé leur ouverture à un travail en commun sur l’Irak, c’est-à-dire avec les Pasdaran. Le gouvernement lié au clergé a coupé net à la possibilité d’un rapprochement entre les Pasdaran et les Etats-Unis en démentant cette coopération. Encore une fois, les chefs Pasdaran sont restés silencieux car ils n’ont pas le poids nécessaire pour affirmer une action différente.

Dans la soirée, le régime a annoncé le début du banquet de Ramadan pour ses artistes (acteurs, réalisateurs chanteurs, peintres...). La mobilisation a été très basse et les visages étaient inconnus. On avait un boycott massif des artistes officiels, la preuve que les subalternes du régime le voyaient comme perdu avec la guerre interne et les divisions entre le clergé et les Larijani !

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Lundi 06 Juillet 2014 (16 Tir 1393), on avait un gouvernement à nouveau en sursis par hostilité de ses rivaux et le manque de confiance de son dernier allié, on avait aussi la crise de la bourse et la rupture des larbins médiatiques comme preuve du déclin du régime... au moment où ses dirigeants devaient démarrer de nouveaux marchandages avec Washington. Ils ne pouvaient pas parler en position de force et refuser en toute tranquillité la transition des pouvoirs vers les pions de Washington pour l’enrager et le forcer à leur accorder des garanties d’immunité ! Washington avait la voie libre pour les menacer.

Les négociateurs du régime ont gardé le silence sur le dialogue en cours : tous les composants du régime ont conclu qu’ils étaient en difficulté et voulaient s’éviter plus d’hostilité interne !

Le site Fararou (proche de Rafsandjani) a confirmé la difficulté des négociateurs en affirmant que le site Hill proche du Congrès américain avait évoqué des nouvelles sanctions ! Le site Fârs proche des chefs Pasdaran a repris la même nouvelle déstabilisante !

Via ILNA, Rafsandjani a annoncé le licenciement de 40 des 50 techniciens des raffineries de Bouchehr qui avaient protesté contre 6 mois de salaires en retard !

Les Pasdaran ont annoncé via le site Tasnim, l’absence de cérémonie pour l’équipe du foot iranienne, preuve de la peur du clergé d’une mobilisation qui ne serait pas en sa faveur mais dans un contexte patriotique. Les Pasdaran jouaient vraiment avec le feu : ils étaient de plus en plus désespérés.

Ali Larijani a affirmé que les partisans d’Ahmadinejad étaient des corrompus enrichis sous sa présidence afin de montrer qu’ils étaient prêts à entrer en guerre totale avec ses adversaires, mais il n’est pas allé plus loin car les plus gros corrompus du régime sont les hauts membres du clergé avec qui il a pactisé pour avoir aussi droit à immunités que le clergé essaie d’obtenir des Américains.

Ali Larijani ne pouvait pas agir. Il était bloqué par « ses engagements », cela offrait un espace d’immunité à ses adversaires, mais ceux-là ne bougeaient pas par manque de troupes.

D’ailleurs, en ce jour critique, le chef de la police du régime, le général des Pasdaran Ahmadi-Moghadam a annoncé le remplacement du commandant des renseignements de la police et le remplacement du chef de la police des frontières. Lors de la cérémonies les sortant n’étaient pas là et on a compris qu’il remplaçait deux commandants qui avaient rompu avec la milice des Pasdaran et avec le régime !

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Londres a insisté (via le site Digarbân) sur les divisions internes en annonçant que Mottahari, fils d’un ex-pion américain tué par Rafsandjani, et par ailleurs beau-frère d’Ali Larijani avait demandé une audience au Guide pour obtenir la libération de Moussavi au prétexte de ne pas en faire un martyr, mais n’avait rien obtenu. Londres espérait paniquer les gens du régime pour amplifier la crise et surprendre les responsables empêtrés dans leurs craintes ou leurs doutes. La bourse a enregistré une nouvelle baisse !

Le gouvernement a tenté de rassurer avec l’annonce de la hausse de la production d’acier (déclaration propre à faire revenir les producteurs français d’automobiles) alors que les usines iraniennes d’acier sont en panne depuis plusieurs mois. Le régime a aussi parlé d’importante rentrées d’argent pour pour IRIB (Islamic Republic of Iran Broadcasting) alors que nul annonceur étranger n’a d’intérêt de venir en Iran où 90% des gens sont sous le seuil de la pauvreté. De fait, il n’y a pas eu d’amélioration. Le gouvernement a alors changé son fusil d’épaule : il a annoncé une visite du ministre de l’intérieur à la prison d’Evin pour montrer qu’il avait encore des policiers. La visite a seulement permis de voir qu’il y avait peu de gardes dans cette prison qui fait si peur !

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En fin de l’après-midi, le clergé a eu une nouvelle confirmation de son déclin dans son incapacité à mobiliser le peuple et surtout les siens dans un grand banquet de Ramadan sur les parvis géant du mausolée de Reza à Mashad. Il n’y a eu que 50 participants, soit le personnel du mausolée.

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Dans la soirée, le clergé a annoncé la rencontre grandiose du Guide avec Rohani, les membres de son gouvernement, les chefs Pasdaran, les frères Larijani (chefs du pouvoir législatif et judiciaire) et tous les hauts responsables du régime pour montrer l’image d’une famille unie afin de calmer la crise de panique à la bourse. On avait là les 500 hauts responsables du régime dont 75% avaient disparu il y a 5 semaines après la levée du voile d’une fille dans une rue iranienne sans que la police ne l’intercepte.

La rencontre a débuté par un discours de Rohani sur la fermeté de son équipe face aux Américains et son effort pour arriver à un accord win-win, c’est-à-dire obtenir la survie du régime. Puis le Guide a déclaré que le nucléaire a toujours été un prétexte pour Washington afin de soumettre le régime. Il ne fallait céder car Washington comprendrait que le régime est faible et l’attaquerait pour d’autres prétextes tels que les droits de l’homme ou les droits de la femme. Il a précisé que nulle entente n’était possible entre l’Amérique et le régime car ce dernier était attaché à son indépendance. Il a ajouté que Washington ne pouvait aussi permettre d’attaquer car cela avec un coût très élevé. Il fallait donc résister et aider Rohani dans ses efforts.

Khamenei a aussi insisté sur la coopération interne entre les Pasdaran, les Larijani et Rohani avant d’apporter un soutien absolu et sans faille à ce dernier qui avait été élu par le peuple. Il a précisé qu’il avait toujours soutenu tous les président car ils avaient tous étaient élus par le peuple et qu’il étai fier d’eux malgré leurs différentes ! Il a interdit toute critique politique non constructive du gouvernement de la part des autres groupes ou composants du régime ! Il a aussi invité les banquiers et les industriels (les nantis paniqués) à cesser leur attitude critique pour aider le Gouvernement à mener une économie de résistance.

Khamenei a aussi précisé que le slogan de Pondération utilisé par Rohani renvoyait au pacifisme de l’islam : la pondération signifiait l’Islam, la modération dans la confrontation avec les musulmans qui auraient fauter mais aucune tolérance pour les mécréants hostiles à l’islam. De fait, le gouvernement devait aussi oeuvrer dans le sens de l’islam avec les bons croyants (c’est-à-dire les super intégristes). Il a enfin conseillé au médias de ne pas exciter le peuple. Il visait Rafsandjani et les Chefs Pasdaran. Rafsandjani assis à côté de Larijani près du Guide est paru très mécontent et amer car il ne pouvait agir sans entrer en conflit avec le Guide et s’exposer à une action en justice de la part de son ennemi de toujours Ali Larijani.

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Khamenei a terminé ce discours de maître d’école aux élèves agités du régime en affirmant que les besoins annuels du pays en uranium enrichi pour le fonctionnement de la centrale de Bouchehr nécessitaient 190,000 centrifugeuses et c’est ce que les négociateurs avaient proposé ce jour aux Américains ! Khamenei a justifier ce nombre très élevé par la faiblesse du rendement des centrifugeuses actuelles du régime proposant une baisse du nombre par le développement de centrifugeuses plus puissantes, un point interdit par l’Accord de Genève, créant de facto deux sujets de désaccord avec les 5+1 !

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En évoquant l’alimentation de Bouchehr et du fait de l’existence des projets d’extension de parc nucléaire iranien, le clergé a laissé supposer une remise en cause permanente du nombre de ses centrifugeuses ouvrant un point inédit dans les désaccords ! Il est de facto sorti de l’Accord de Genève pour se retrouver dans un face à face sérieux avec Washington dans l’espoir que le retard de la mainmise sur l’Iran l’amène à se montrer généraux sur les garanties de sécurité nécessaires pour quitter le pouvoir.

En résumé, on avait là un appel à l’ordre aux agitateurs, un engagement de fermeté face à Washington de la part du clergé et du gouvernement et la présence de tous les responsables comme preuve d’un pacte d’unité donnant donnant. L’accord a été publiquement scellé par une prière collective des responsables derrière le Guide puis l’annonce de l’abandon de la cabale du Parlement contre le ministre des sciences. On avait jamais vu une telle unité fondée ouvertement sur la coopération entre les dirigeants.

Cette unité nous a intrigués. En regardant bien les images nous avons remarqué que les principaux personnages du régime étaient dans le bas-côté droite de la salle et non dans la partie centrale face au Guide et aux très hauts responsables du régime. De plus le nombre des rangées dans cet petit couloir ne correspondait pas au nombre des gens assis au dans la partie centrale. Le régime avait fait la transition entre les masses de participants grâce à la coupure visuelle des colonnes.

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Du beau travail. Mais cela signifiait que la partie centrale était remplie grâce au logiciel photoshop et qu’il n’y avait pas là les 500 hauts responsables du régime, mais les gens assis à droite de la salle. Le régime avait placé ses derniers fidèles dans cette partie et meublé le reste avec le logiciel photoshop. Cette partie à droite de la salle étant de le quart de la partie centrale on avait au mieux 1/5 ou 20% des hauts responsables du régime dans la salle. La distance entre les gens étant plus importante que d’habitude, la densité de la foule était de 70% donc on avait au mieux 15% des responsables du régime soit une perte de 30% depuis la dernière grande rupture survenue il y a 5 semaines. Le vrai nombre des participants était donc de 75 personnes et non 500. C’est pourquoi il n’y a pas eu de photo montrant la salle du haut dans la phase de la prière derrière le Guide. On avait en fait là une réunion organisée par le clergé pour rappeler aux divers dirigeants l’état grave de la caste dirigeante pour les amener à se calmer !

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Nous avons décryptés les images après un bon moment d’observation, mais les gens du régime, devaient le savoir instantanément. Les derniers dirigeants isolés à l’extrême venaient d’accepter une trêve sur une base donnant-donnant pour éviter d’autres ruptures dues à leur absence d’unité en temps d’encerclement par les problèmes. Il restait à savoir si leur unité affichée tardivement tiendrait et pourrait stopper la crise de confiance internes et la panique destructrice des nantis du régime.

Mardi 07 Juillet 2014 (17 Tir 1393), le régime allait entamer sa seconde journée de bras de fer et marchandages avec Washington.

Rafsandjani a continué son bombardement anti-Rohani car le discours du Guide ne changeait rien à l’état d’impuissance effective du clergé, des Pasdaran ou des frères Larijani. Sa première initiative a été la couverture via Bulletin-News et ISNA la tentative de suicide d’un jeune qui portait un tissu avec l’inscription « Pauvreté, Mensonge, Chape de plomb ». Nous pensons même que le clan Rafsandjani a organisé un spectacle de tentative de suicide car la banderole du suicidé n’était pas fait main mais un produit professionnel et le mat où était monté le suicidaire était entouré d’une très haute barrière dotée de piques dont il n’a pas descendre sans l’aide d’une grue de pompiers.

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- Via ISNA, Rafsandjani a aussi remis en cause les ministres de Rohani en rappelant leur incapacité à des investissements chinois dans le pétrole iranien (notamment sur le gisement de Yâdâvaân) insinuant la nécessité de trouver des investisseurs en cédant sur le nucléaire.
- Via le quotidien économique Donya-e Eghtessad (le monde économique), le clan Rafsandjani a aussi désobéi au Guide en affirmant le dollar était en crise en raison des négociations en cours avec Washington et la menace de nouvelles sanctions évoquées par le Congrès. Rafsandjani avait sans doute conclu que le discours du Guide ne valait rien puisque le clergé n’avait pas de partisans pour attaquer son clan.
- Enfin via le quotidien Jomhuri Eslami (république islamique) Rafsandjani a signalé la fragilité de la trêve et une durée d’un mois en révélant que Larijani n’avait pas annulé son projet de révocation, mais seulement accepté de le reporter d’un mois en échange d’un droit de surveillance sur le ministère des sciences dont l’enjeu est la gestion des faux opposants estudiantins et des revenues des universités. Le clergé et les Larijani n’ont pas réagi confirmant par ce silence leur impuissance !

Les chefs Pasdaran qui avaient été sermonnés par le clergé la veille sans recevoir le droit de se placer derrière lui pour la prière collective ont également désobéi aux directives annoncées la veille et ont aussi attaqué la gestion des relations avec la Chine en l’accusant d’augmenter sans cesse l’exportation de ses produits bas de gamme vers l’Iran sans l’aider au retour le régime, laissant ainsi insinuer la nécessité impérative de changer de camp (+67% le mois dernier). Le club des journalistes, un autre site de la milice, a accusé Rohani de ne pas avoir traité à temps l’assèchement du lac Rezayieh exposant à présent le peuple iranien à des nouvelles maladies selon une étude publiée récemment en Angleterre. Le pouvoir judiciaire a riposté en fustigeants l’inaction des Pasdaran contre les mangeurs du Ramadan. Mais le clan Larijani a évité les tensions supplémentaires pour rester dans le cadre de la trêve conclue la veille.

Le clergé a aussi rappelé sa trêve interne par l’annonce d’un assouplissement des taux d’imposition, ainsi que la décision inattendue de la banque centrale de proposer via le système bancaire des lettres de crédit d’1 milliard de tomans (équivalent de 30,000 $) aux nantis paniqués pour leurs transactions ! Le clergé a aussi affiché un visage plus fort en annonçant l’arrestation de 3 agitateurs Baloutches et l’arrivée des patrouilles d’intégristes motorisés pour molester des mal-voilées qui sont vues comme le vrai fer de lance populaire contre le régime. Enfin, Salehi, le responsables du programme nucléaire au sein du régime a annoncé un ultimatum à Washington sur les 190,000 centrifugeuses pour montrer que le clergé avait tenu sa parole.

La bourse a cessé de chuter et elle est même devenue positive. L’unité à toute épreuve du clergé et de ses derniers partisans avait été vue comme un fait très rassurant. Vu que le clan Rafsandjani avait durci son bombardement avec le faux suicide ou l’affirmation de la crise du dollar, on a compris que l’élément clef pour déclencher la panique avait été l’absence d’un front uni et fort face aux problèmes.

Washington qui n’avait pas réussi à faire plier le régime a riposté dans une interview accordée par Obama à Haaretz pour annoncer une possible recours à des frappes contre les installations nucléaires du régime. Le Washington-Post a aussi insinué de nouvelles sanctions en se disant très pessimiste sur l’issue du 6e round des négociations avec les 5+1 qui devait débuter le lendemain. Washington a aussi sanctionné la 2e banque allemande pour relations avec l’Iran pour occuper sa propre opinion publique et aussi en raison de ses problèmes avec les Allemands. Mais il a éviter de polémiquer sur les propos nucléaires très gênants de Khamenei afin de laisser la porte ouverte à des marchandages. Il a aussi annoncé une conférence en août sur le thème de la Renaissance iranienne pour montrer qu’il restait intéressée par un deal et qu’il était prêt à fournir les intellectuels pour embellir l’image du régime ! Il a cependant inclus des éléments agités au panel des orateurs pour fermer aussi cette fenêtre d’opportunité !

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Mercredi 08 Juillet 2014 (18 Tir 1393), le régime devait rencontrer les 5+1 et aussi mettre en valeur ses faux opposants à l’occasion du 15e anniversaire de la fausse révolte des étudiants en 1999 car ils sont ses jokers en cas de révolte, mais aussi des jokers dans le contexte nucléaire par leur soutien au programme nucléaire au nom de l’indépendance de la république islamique. Mais, il n’y a eu aucune effervescence autour de l’anniversaire de s première fausse opposition dans les universités ou encore sur les blogs de son actuelle fausse opposition, le Mouvement Vert. Les dirigeants religieux ont eu ainsi une nouvelle confirmation déprimante de la rupture des animateurs de leur fausse opposition ou de leur réticence à s’engager par peur de couler avec eux. Les dirigeants n’avaient pas de joker pour appuyer leur bras de fer nucléaire ou pour contenir la crise née de leur échec prévisible. Ils allaient évoluer sans filet. Ils devaient réussir à obtenir au plus vite un deal. Ils devaient ont maintenu leur bras de fer avec les 5+1 et à travers eux avec les Américains, avec leur peur au ventre !

Le Ministre anglais des affaires étrangères a affirmé que les négociations à venir étaient « sans espoir » pour semer la panique au sein du régime.

Washington a condamné le régime à payer 1,75 milliards de dollars en dommages et intérêts aux victimes de ses attentats pour rappeler à ses dirigeants apeurés qu’il pouvait aussi activer ses mandats d’arrêts contre eux !

Rafsandjani est aussi passé la vitesse supérieure en affirmant sur le site pro-déviation de Sarat-News que Rohani était dépassé par les crash de la bourse alors que la bourse avait remonté la veille. Le site Bâlâtarin, créé par Mehdi Yahya-nejad un des agents de Rafsandjani actuellement basé en Californie et roulant pour le projet américain, a aussi révélé que le nombre des propriétaires était en baisse de 20%, ce qui revient à dire que les gens vendaient leurs logements pour subvenir à leur besoin ou dans le cas des nantis pour fuir le pays.

Au même moment, la chaleur estivale a provoqué des incendies à la chaîne dans les forêts et les vergers privés d’eau ainsi que dans les entrepôts surchauffés privés de systèmes de rafraîchissement par manque d’électricité. Le régime a accordé très peu d’eau aux arbres de Golestan (4 premières photos) et les vergers de Ghazwin en danger, mais beaucoup d’eau pour ses entrepôts de Takestan provoquant la colère des habitants des régions verts et de nombreux agriculteurs.

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Un peu plus tard, le gouvernement a annoncé une longue coupure d’électricité en fin de l’après-midi dans l’ouest de Téhéran ! Les compagnons du régime ont compris que le régime avait été sérieusement menacé de nouvelles sanctions par les Etats non-américains des 5+1 !

Le régime était pris entre les pressions externes, la pénurie d’électricité et le rationnement des eaux dans un été très chaud et enfin le risque d’un embrasement populaire. Il pouvait sombrer dans la panique.

Deux des animateurs initiaux du faux mouvement estudiantin de 1999, expédiés par le régime aux Etats-Unis et désormais roulant pour Washington, ont affirmé que leur mouvement né dans la milice universitaire ultra intégriste de BCU n’avait jamais été au service du régime mais hostile à la mainmise du clergé sur la révolution islamique ! Washington proposait une révolution de couleur ou un Printemps Iranien aux mollahs ou à leurs faux opposants qui n’y croyaient plus. Mais aucun n’a saisi cette offre d’une république islamique démocratisée car le peuple n’en veut pas, mais espère le retour des Pahlavi et leurs projets patriotiques, modernes et laïques pour l’Iran. Même Rafsandjani n’a pas bougé !

Au même moment, on a appris la mort de l’ayatollah sanguinaire Guilani, qui sous les ordres de Rafsandjani avait été chargé su procès de l’in des principaux agents islamistes de Washington Amir-Entezam puis du procès et de condamnation à mort des milliers de partisans de l’OMPI qui devaient rétablir l’ordre américain au sein du régime. Le clergé n’a accordé aucun hommage à ce bon soldat qui avait assuré son pouvoir et en cela, il a montré qu’il n’était pas engagé contre les Américains, mais espérait parvenir à un deal avec eux. Les autres composants du régime ont aussi oublié de rendre hommage à leur camarade disparu. Tous les dirigeants se sont aussi caché et choisi le silence pour fuir la participation à son enterrement !

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Jeudi 09 Juillet 2014 (19 Tir 1393), le régime était menacé de sanctions alors qu’il avait un sérieux problèmes économiques et politiques. Les grands du clergé devaient oeuvrer pour un deal avec Washington avant qu’il ne soit trop tard. Ils ne sont pas allés à l’enterrement de Guilani par peur de déplaire à Washington ! Rafsandjani n’était également pas là ! La procession a réuni peu de monde.

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Les Anglais qui espèrent la chute des mollahs car ils ne roulent plus pour eux ont poussé via Ashton à la poursuite du dialogue stérile en cours pour exacerber les désaccords et provoquer un front pro-sanctions chez les citoyens américains afin de contraindre Obama ou le Congrès à sanctionner les mollahs, les précipitant dans une nouvelle crise interne !

Washington a esquivé en annonçant par l’intermédiaire de seulement 2 sénateurs un projet de sanctions axées sur les violations des droits de l’homme visant Khamenei et Rohani ! Washington a aussi parlé de tensions en Iran en raison de l’anniversaire de l’assassinat du leader Kurde Ghassemlou par Rafsandjani (mais sans citer ce dernier qui est favorable à une américanisation du régime).
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Washington a ainsi évité l’escalade souhaitée par Londres tout en mettant discrètement sous pression le clergé, le gouvernement qui le représente mais aussi Rafsandjani qui pourrait oeuvrer dans son sens.

Rafsandjani a repris avec plus de force ses attaques contre le clergé en qualifiant le Guide Khamenei de girouette politique par l’intermédiaire de Kalameh, le site de Moussavi ! Le clergé n’a pas réagi.

Larijani n’a pas aimé les perches tendues au clergé, à son pion Rohani, mais aussi à Rafsandjani. Il n’a pas défendu le Guide. Il a même pris ses distance avec ce dernier en ouvrant contre de précédentes recommandations de sa part un débat au Parlement sur le rétablissement de la fonction du Premier-Ministre qui lui permettrait de prendre la direction du régime ! Le Parlement a aussi pris la direction des négociations en annonçant qu’il voterait un retour définitif à l’enrichissement à 20% si les négociateurs n’obtenaient les 190,000 centrifugeuses nécessaires au régime ! Il est aussi parti à Qom pour la prière en mémoire de l’ayatollah Guilani pour se poser davantage en challenger de Washington et l’amener à négocier avec lui !

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Le clergé et le Guide n’ont pas réagi à son débat sur la restauration de la fonction du Premier ministre ou à son intervention à distance dans les négociations en cours ! Ils ne pouvaient le contrer. La trêve était morte ou déformée en faveur des Larijani ! Les chefs Pasdaran ont alors esquissé un pas vers le clan Larijani en se montrant hostile à la présence politique de Rafsandjani à haut niveau au sein de l’assemblée des Experts.

Rafsandjani qui se voyait en voie de défier le clergé était mis en minorité. Il a fait appel à son pion Homayoun Hashemi à la tête de l’organisation des affaires sociales (Behzisti) pour lui amener le milliers d’orphelins pris en charge par cet organe officiel pour un diner de Ramadan et une prière collective, afin de pouvoir pavaner au milieu d’une foule acquise et par un bain de foule, que ses rivaux n’ont pu réaliser, se donner une forte image populaire et poser sa candidature pour une direction alternative du régime.

Mais l’opération a été un échec car on n’a pas vu un millier d’enfants ou ados, mais seulement 15 filles et 22 de garçons et par ailleurs aucun de ces figurants en train de souper ou en train de prier derrière Rafsandjani. Ce dernier est devenu l’orphelin de sa propre ambition ! On en a conclu qu’il avait recyclé des images d’archives pour cacher son rejet même par des ceux qui n’ont rien !

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Cet échec a montré que le régime n’avait aucune alternative interne ! Il devait continuer sa fuite en avant et probablement finir par se désintégrer sous l’effet de ses divisions, les sanctions et une action populaire spontanée.

Vendredi 10 Juillet 2014 (20 Tir 1393), Rafsandjani n’a pas abandonné<. Via le site déviationniste de Bahar (Printemps), il a révélé que presque tous les Iraniens étaient sous le seuil de pauvreté pour obtenir leur voix et aussi pour effrayer les nantis paniqués. Bahar a aussi révélé que 70% des gens avaient accès aux télévision par satellite ! Par ailleurs, le site du quotidien Shargh a révélé que 16 millions d’ouvriers étaient au chômage !

Lors de la Prière de Vendredi, le clergé a continué à évoquer la nécessité de rationner l’eau par l’intermédiaire du ministre de l’énergie. Puis l’orateur du jour, Jannati a repris les thèmes développés lundi par le Guide afin d’insister sur la trêve interne. Dans ce discours, Jannati a aussi encouragé les Larijani à attaquer et anéantir Rafsandjani en démarrant enfin le procès contre son fils Mehdi pour provoquer un clash entre es deux ennemis du clergé les entraîner à s’entretuer !

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Ce discours a bien montré que le clergé était incapable de se défendre par ses propres moyens. On regardant les photos de cette prière collective nous avons remarqué que l’on ne voyait pas les m^mes gens en premières lignes devant la tribune. La longueur du premier rang n’était pas aussi identique sur la vue de derrière iu du profil. L’arrière plan était aussi fantaisiste d’un alignement irrégulier sur la vue de profil. On avait une foule face inventée par Photoshop. Le discours avait été fait devant une salle vide !

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Dans ce discours de principe, Jannati a aussi insisté longuement sur la nécessité de veiller au port du voile car on était la veille de la journée du voile. Par ailleurs, en réaction aux attaques israéliennes contre le Hamas, Jannati n’a évoqué aucune intervention puis que le régime n’a plus de troupes. Il a seulement invité les Palestiniens à accepter leur destin de martyr en tant qu’islamistes sans se plaindre. Le discours risible n’a provoqué aucune indignation chez les autres composants du régime. Tous était d’accord pour zapper les malheurs des Palestiniens afin de s’occuper d’eux-mêmes.

On avait là un régime affaibli par ses rivalités internes et par la rupture de ses partisans. Washington a alors révélé via l’agence internationale de l’énergie que la Chine avait drastiquement réduit ses achats pétroliers à l’Iran afin de semer davantage le désordre dans le système en crise. Washington a aussi affirmé via Gary Seymour, être prêt pour une intervention militaire, pour casser la résistance des plus durs forcer les dirigeants du régime à signer un deal avant de se retrouver plus en difficulté.

Les Anglais ont proposé le dialogue via les 5+1 pour empêcher les Américains d’avoir des rencontre directes avec les mollahs à ce moment délicat pour le régime.

La France qui espère des contrats avec ce régime finissant et désargenté a annoncé la présence de son mae Fabius dimanche dans le round des négociations des 5+1 pour encourager l’apaisement et le business sans se douter qu’il n’aurait au mieux que des miettes. Les mae de la Russie et la Chine ont en revanche annoncé leur absence pour empêcher tout deal susceptible de préserver ce régime qui leur échappe.

On a eu un constat amer que le régime était sur le point de s’effondrer mais trouvait encore des alliés comme la France pour continuer son existence ou son agonie.

Samedi 11 Juillet 2014 (21 Tir 1393), on a eu une nouvelle confirmation du déclin absolu du régime par l’absence de mobilisation pour la journée du voile. On a des images très mal composées par Photoshop (manque de temps et de bons techniciens).

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La bourse s’est encore effondrée en réaction aux querelles inédites apparues entre les dirigeants... Les Américains ont continué à insister sur le dialogue. Fabius a continué à mettre en avant le Business...

Conclusions... cette semaine, tous les composants du régime étaient en guerre les uns contre les autres pour accéder aux marchandages avec Washington avant que le délai accordé par ce dernier ne s’achève sur de nouvelles sanctions susceptibles de les renverser. Cette guerre a paniqué les nantis du régime entraînant encore la chute de la bourse de Téhéran. Le clergé a tenté de calmer le jeu par un deal avec Ali Larijani son plus important ennemi puis par un discours d’unité et de force pour un grand clash commun avec les 5+1 et avec Washington. Rafsandjani a écouté le discours mais il a continué la guerre. Les Chefs Pasdaran en ont fait de même. Le clergé et le Guide ne faisaient pas le poids !

Washington a tendue la perche à Rafsandjani ! Ali Larijani s’est senti isolé, il a alors rompu son deal et parlé de la restauration de la fonction du premier ministre pour prendre le pouvoir en tant que chef du législatif et doubler Rafsandjani !

Rafsandjani a alors révélé la faillite du régime pour se poser en avocat du peuple, mais il n’a pu trouver des alliés au sein du régime ou des partisans parmi le peuple. L’échec de sa conversion radicale a prouvé que le peuple ne voyait pas son avenir passer par ceux de ce régime ! Rafsandjani a cependant continué à draguer le peuple par de nouvelles révélations engageant de facto le régime et ses rivaux dans une fuite en avant donc on peut prédit le contenu : le régime peut à présent aller vers la radicalisation des positions existantes ou une course à la dissidence. Ainsi cette semaine, on est passé d’une guerre interne déstabilisante à une instabilité incontrôlable.

Nous l’avions prévue. Désormais tout devient possible dans le domaine du pire pour le régime et ses dirigeants isolés et désespérés. Ainsi, cette semaine on a par exemple eu un faux suicide mis en scène par le clan Rafsandjani pour déclencher un mouvement de foule, on pourrait assister à des vrais suicides a ou encore des mini-attentats avec un message fort pour provoquer le mouvement de foule nécessaire à Rafsanjani pour se poser en avocat de la démocratie. Le peuple risque d’avoir à nouveau l’occasion de s’exprimer et là ce ne sera pas juste un show ! Attention chaud devant !