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Iran : La semaine en images n°321
La semaine des bouleversements inattendus

18.04.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 14.04.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economiqu contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections ! L’annonce de la « victoire de Rohani » a provoqué leur panique et une ruée vers le dollar qui a fait montée le prix du billet vert de 33% en quelques heures. D’un autre côté, les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. La contestation interne ainsi renforcée a été mis Rohani en demeure de trouver un deal avec Washington en demandant moins d’immunité. Il a pris en main les négociations pour exclure de nombreux ayants droits des négociations. Ce qui a exacerbé les hostilités à son égard. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative. Les chefs Pasdaran annoncent des tirs de missiles, les ultra-insolvables critiquent son manque d’intégrisme et les Nantis révèlent parfois des chiffres tabous pour entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

En octobre dernier Washington eu peur que le système islamique cher à ses projets ne s’effondre par la faute de cette guerre entrer ses dirigeants. Il a proposé le GEL des SANCTIONS pour les calmer et engager le régime dans un plan d’apaisement à son égard. Les autres grandes puissances en particulier la Grande-Bretagne et la Russie, avaient rejeté ce plan de paix de Washington avec les mollahs et durci les clauses de l’accord pour coincer le régime dans la confrontation et ainsi entraîner sa chute.

Nous avions alors parlé d’un retour du Multi-Latéralisme disparu depuis la chute de l’ex-URSS. Rohani avait reculé face à ces deux fronts d’hostilité en signant l’Accord de Genève. La panique avait gagné en amplitude : ses propres patrons du clergé en commencé à vendre des actions pour préparer leur fuite. Menacé de perdre son job et ne plus bénéficier d’un accès aux négociations pour ses propres intérêts, Rohani avait alors tenté en vain d’isoler Washington en intéressant avec quelques pauvres contrats de pétrole bon marché les autres grandes puissances qui sont en lutte pour la domination des ressources énergétiques de la planète. L’échec prévisible de cette politique a déprimé les nantis du régime. Ils ont pris leur distance avec le régime qui semblait condamné en boycottant à 100% le 35e anniversaire de la révolution islamique !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington avait alors tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan. Mais en raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, l’initiative d’agitation américaine n’a pu mobiliser en tout que 150 jeunes dans quelques villes, malgré cela, le régime a été vite dépassé par manque de troupes. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique ! Washington a sauvé le régime en arrêtant son agitation. Il a alors multiplié les offres indirectes de capitulation. Les Britanniques sont alors intervenus via Ashton pour le compte des autres grandes puissances pour insister sur l’approche multi-latéraliste de négociations communes. Après la confirmation du double front d’hostilité contre le régime, la panique des insolvables s’est amplifiée...

Divergences au sein des 5+1| Les pressions ne marchaient pas. Les 5+1 empêchaient Washington d’agir librement. Washington a alors changé d’approche en offrant aux mollahs l’opportunité de participer au règlement de la situation en Syrie Washington sacrifiait son implication (infructueuse ne Syrie) pour engager le régime à ses cotés !

Dans le contexte du conflit sur la Crimée, dont l’enjeu est le retour d’une Russie forte sur la scène, internationale, ce pays a aussi changé son jeu en proposant une alliance à Téhéran. Avec ces deux offres d’alliances de deux grandes puissances internationales en conflit, le régime s’est retrouvé dans un contexte favorable voire très favorable : il pouvait négocier un sursis confortable avec Washington et s’assurer d’une survie potentielle durable mais mouvementée aux côtés de la Russie. Les adversaires de Rohani n’ont pas supporté la possibilité qu’il gagne car ils perdaient toute possibilité de gouverner un jour. Rohani et les patrons du clergé n’ont pu accepter l’offre russe par peur de perdre définitivement les dollars déposés dans les banques occidentales et ont de facto perdu aussi la capacité de marchander avec Washington en miroitant un rapprochement avec Moscou. Les gens du régime ont perdu tout espoir de s’en tirer. La Russie s’est aussi fâchée et s’est posée en adversaires de tout dialogue en aparté entre Téhéran et Washington.

La panique financière s’est davantage amplifiée entraînant aussi une nouvelle panique chez les politiciens responsables de cette situation. Ces derniers ont repris leur lutte pour prendre le pouvoir et être en première ligne de marchandages sur les immunités.


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La semaine dernière, le régime défaillant et enlisé dans ses problèmes a été boycotté en interne pour l’anniversaire du référendum truqué qui mit fin à la monarchie patriote des Pahlavi. Ses compagnons ont aussi pris leur distance en boycottant les cérémonies pu manifestations commémorant la mort en martyr De Fatemeh, la Fille de Mahomet. Dans le même temps, le peuple a célébré joyeusement la fin Norouz par la piquenique rituelle du 13e jour de l’année. Le régime était doublement rejeté et clairement isolé.

Washington a proposé la reprise di dialogue officiel via les 5+1. Les dirigeants du régime ont tout tenté, même une embuscade navale, pour provoquer une escalade constructive pour leurs intérêts. Washington a esquivé pour continuer sa guerre d’usure. L’Europe menée la Britannique Ashton a créé la surprise en ouvrant un nouveau dossier de contentieux avec le régime sur ses violations permanentes des droits de l’homme et son implication dans le terrorisme.. La panique interne s’est amplifiée plus que jamais. La bourse a fini en chute libre ! Washington a proposé la poursuite des dialogues tous les mardi et les mercredi pour laisser une possibilité aux mollahs de faire un deal avec lui.


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Cette semaine, le second jour de ce dialogue coïncidait avec la journée de l’Energie Atomique, une des journées de provocation du régime. Washington craignait le pire, les nantis du régime aussi. La Panique a refait surface avant la date et aussi après. Les adversaires de Rohani sont entrés en conflit avec lui pour prendre sa place et ainsi s’assurer le droit de négocier leur fuite sécurisée du pays qui les rejettent. Ils devaient aussi célébrer un des héros miliaires. Les officiers n’ont pas été au rendez-vous... Voici le compte-rendu en images d’une semaine rythmée par les moments inquiétudes et les mouvements de panique ou de bagarre générale. Signes habituels dans les entreprises en déliquescence.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (14.04.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière, 29 Mars-5 Avril 2014 (9-16 Farvardin 1393), a été marquée d’un sceau noir pour les dirigeants du régime car ils ont subi que des défaites humiliantes : ils n’ont trouvé personne pour aller fleurir le tombeau de Khomeiny à l’occasion de l’anniversaire du referendum truqué qui a permis l’établissement de la république islamique, ainsi isolé ils n’ont trouvé en eux-mêmes le courage de s’y rendre seuls. Les leurs ont aussi zappé les cérémonies de deuil pour la mort en martyr de Fatemeh, la fille de Mahomet, ils ont encore une fois manqué de courage pour s’afficher seuls dans les rues à cette occasion. Au même moment, le peuple a célébré joyeusement la fin de Norouz alors que le régime avait demandé de la discrétion en raison des deuils officiels pour Fatemeh. Personne n’a trouvé le courage de verbaliser les contrevenants. Ainsi il y avait une humiliation par la contestation interne et populaire, mais aussi de l’humiliation par la lâcheté des dirigeants.

Les mollahs ont également pas su profiter du retour de la Russie (par peur de perdre leurs avoirs en occident) et n’ont pu provoquer une escalade avec Washington. Ce dernier a évité l’escalade en les punissant via ses alliés ou ses terroristes locaux de Jeysh-al-Adl. Ainsi il y avait une humiliation par leur peur d’agir et leur incompétence dans l’action. Le régime a alors eu droit à une nouvelle panique financière et plusieurs journée de crash boursier.

Enfin alors que le régime était bien mal en point, Londres qui a jadis été son mentor, mais craint qu’il capitule in fine et passe dans le camps américain, a convaincu l’Europe de l’attaquer sur sa violation permanente des droits de l’homme et son usage fondamental du terrorisme.

Washington n’a rien dit car il avait utilisé avec l’aide de Londres cette arme des violations des droits de l’homme contre le Shah pour le renverser. Les allégations alors formulées par les pions de Washington et Londres étaient fausses, mais l’opinion occidentale avait haï le Shah et soutenu ses opposants infâmes. Les mollahs qui ont un bilan très lourd dans tous les domaines ne pouvaient s’en tirer.

D’ailleurs conscients de ce fait, les dirigeants avaient commencé à s’agiter alors que leurs compagnons de route financiers étaient en panique et la bourse, vitrine leur état d’âme était en chute libre ! Washington s’attendait à une fuite vers l’avant par la provocation notamment mercredi 9 Avril (20 Farvardin) à l’occasion de Journée de l’Energie Atomique !

Vendredi 4 Avril 2014 (15 Farvardin 1393), le régime était sur les nerfs en raison car l’introduction du thème des violations des droits de l’homme par Londres et l’Europe l’exposait à de nouvelles sanctions européennes susceptibles de limiter ses gains en devises et mettre en péril son approvisionnement en vivres et en carburants dont le kérosène pour la production de l’électricité.

Le mollah Rayissi, pion des Larijani à la tête du Tribunal Spécial du Clergé, a pris la parole dans le cadre de la Prière de Vendredi, pour exiger du mollah Rohani une réponse très ferme à l’Europe. Le clergé politisé (présent aux Conseils des Experts) qui soutient Rohani a aussi évoqué à demi-mot des prises d’otages des ambassadeurs européens en Iran. Le clergé et les adversaires de Rohani avaient aussi annoncé une marche hostile à l’Europe après la Prière de Vendredi.

Mais la prise en otage des diplomates américains avait eu lieu à un moment le pays hérité du régime du Shah était richissime et en pleine possession de son pétrole, ce qui n’est pas le cas après la gestion défectueuse et mafieuse de ce régime. Aujourd’hui, par la faute de la mauvaise gestion de l’exploitation du pétrole par le régime, c’est l’Iran qui dépend du monde et non l’inverse ! C’est pourquoi la manifestation a été un échec et le régime a dû utiliser des images d’archives. Les organisateurs n’ont même pas osé montrer une foule conséquente de peur de déplaire à leurs compagnons réticents et provoquer une plus forte encore de rupture chez eux.

Le mollah Rohani, ex-gestionnaire bureaucratique des plans terroristes de Rafsandjani, s’est aussi caché après la débandade de ses mentors du clergé politisé. Son gouvernement a seulement annoncé une forte augmentation de la consommation en essence pour justifier la libération du prix de ce carburant consommé par tous les Iraniens afin de ménager les maigres avoirs en devises du régime pour l’importation du kérosène, utilisé pour la production de l’électricité. Ce choix était l’aveu de l’impuissance du régime, l’anti-chambre d’une défaite, voire d’une capitulation annoncé. Rien qui puisse rassurer les nantis paniqués. Ils devaient certainement continuer à vendre leurs actions à perte pour préparer leurs fuite. Le régime et ses dirigeants devaient en conséquence s’attendre à une nouvelle crise de panique financière susceptible de déprimer tous leurs derniers collaborateurs...

Washington a choisi l’apaisement ou l’élimination des sources de conflits ouverts par ses propres soins. Ainsi, il avait demandé à ses pions islamistes de Jeysh-al-Adl de prendre en otages des soldats iraniens pour montrer l’impuissance des mollahs et encourager les ruptures internes. Il a mis fin à cette pression par la décision inattendue et illogique de Jeysh al-Adl de libérer ses otages. Washington a aussi annoncé qu’il avait autorisé Boeing à vendre des pièces détachées réclamées par le régime. Washington qui avait condamné la nomination du terroriste Aboutalebi comme représentant du régime à l’ONU a reculé un peu en annonçant l’opposition de seulement 29 sénateurs à cette nomination. Il a aussi desserré la pression en ne donnant aucune publicité à une grande manoeuvre militaire commune avec l’Arabie saoudite qui devait démarrer le lendemain. Mais il a rappelé discrètement sa fermeté en sanctionnant 2 compagnies iraniennes et un homme d’affaires du régime installés aux Etats-Unis qui avaient oeuvré pour contourner les sanctions.

Rohani et les autres responsables (amis ou adversaires) n’ont nullement commenté les deux éléments importants de ce plan d’apaisement à savoir la libération des otages par Jeysh al Adl et la décision de vente des pièces détachées par Boeing car on pouvait y voir des cadeaux en récompense d’une capitulation soudaine en raison de l’impossibilité de gagner la partie avec l’arrivée des sanctions européennes pour les violations des droits de l’homme.

Dans la soirée, le gouvernement et tous les hauts responsables du régime devaient se réunir autour du Guide pour la dernière veillée de deuil en mémoire de Fatemeh, la fille martyr de Mahomet. La foule dans la salle était composée d’anonymes et surtout Rohani et de nombreux membres du clergé politisé n’étaient pas présent aux côtés du Guide. En revanche Larijani était là ainsi que Jaafari, le chef des Pasdaran, mais avec un air d’inquiétude inattendue. La direction du régime était en crise et en panique !

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Samedi 5 Avril 2014 (16 Farvardin 1393), la bourse a démarré en panique : les indices en chute libre. Les nantis du régime étaient paniqués par la division interne apparente et possibilité d’une capitulation décidée par Rohani face au péril des sanctions fatales à venir.

Les médias officiels (régis par Rohani) ont balayé les soupçons de deal avec Washington en affirmant que les otages avaient été libérés suite à une semaine d’effort des mollahs sunnites de Baloutchistan !

Rohani et son rival Larijani se sont réunis sourires aux lèvres à côté de Rafsandjani au sein du Conseil de Discernement, officiellement principal centre des décisions du régime, pour se montrer unis et dissiper la panique née de la fuite en avant de Rafsandjani. Mais, ils n’ont pu garder leur sourire tout le temps et surtout, ils se sont séparés sans aucune décision forte par rapport à l’Europe, ce qui indiquait l’absence totale de consensus entre eux.

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En l’absence d’un vrai consensus, la panique des nantis a perduré, la bourse a continué sa chute libre. Rohani a continué sur sa ligne de gestion de la défaite en encourageant la baisse de consommation de carburant en affirmant via un rapport universitaire que l’essence et le diesel produits en Iran étaient respectivement 20 fois et 800 fois plus cancérigènes que leurs homonymes européens.

Larijani a estimé qu’il ne pouvait guère rassurer les paniqués par cette attitude défaitiste. Il a oublié son consensus feint deux heures plus tôt au Conseil de discernement et il est revenu à son choix de confrontation en annonçant qu’il allait proposé dès le lendemain (date de réouverture du Parlement), un projet de loi demandant à Rohani de rompre les négociations sur le nucléaire avec les Européens et tout refus de coopération le conduirait à imposer ce choix à Rohani !

Rafsandjani qui est le seul dirigeant politique a être déjà sous mandat d’arrêt international pour son bilan désastreux en matière des droits de l’homme et du terrorisme a surpris ses compagnons en saluant la décision de l’Europe d’ouvrir un bureau dédié aux respects des droits de l’homme en Iran. Il a dit que cela serait une opportunité pour le régime d’évoluer comme sous sa présidence modérée ! Il soutenait l’ennemi dans son entreprise troyenne en échange d’une remise de peine ! Puis, le quotidien Shargh qui fait parti de ses outils a promu son retour en pouvoir en insistant sur le retour au pouvoir d’Ahmadinejad, le Hezbollahi (très mal vu en Europe) !

Nous rappelons qu’Ahmadinejad a fait carrière dans le sillage de Rafsandjani et avait été « placé » par lui comme président après l’échec des fausses réformes de Rafsandjani pour réhabiliter ce projet par une posture d’intégriste, populiste et belliqueux. Puis, Ahmadinejad a joué au grand méchant loup pour promouvoir le succès du Mouvement Vert de Rafsandjani. Enfin, quand Rafsandjani a été mis à l’écart en raison de l’échec de cette fausse révolution de couleur et qu’il a eu besoin de rompre avec le système, Ahmadinejad est devenu partisan de la déviance qu’il espérait pour lui donner l’espace nécessaire à son nouveau projet. Mais ce projet de rupture n’a eu aucun succès interne car les nantis du régime craignaient d’être sacrifié dans l’opération. A présent, Rafsandjani revenait à un scénario de diabolisation de son docile larbin Ahmadinejad pour obtenir des soutiens pour son propre retour comme modéré et pour passer un deal avec les Européens afin de sauver sa propre peau ! C’est pourquoi cette tentative n’eut aucun écho ou promotion même parmi les amis de Rafsandjani !

En parallèle avec cette manipulation médiatique très poussive, Rafsandjani a aussi révélé via le quotidien Arman (financé par son clan) que Nahavandian (placé par Larijani à la tête de la chambre de Commerce iranienne et dernièrement à la tête du bureau de la présidence) s’était rendu à Qom jeudi dernier afin de préparer la visite projetée par Rohani pour rencontrer les chefs spirituels du clergé.

Cette visite n’ayant pas été annoncée par Rohani, Rafsandjani révélait que le président entendait obtenir le soutien des chefs du clergé qui ne font pas partie du clergé politisé, peut-être parce qu’il se croyait en danger d’être éliminé par ces derniers.

Par ailleurs, Nahavandian n’étant pas un ami du président Rohani, mais un mouchard placé à ses côtés par son rival Larijani, son voyage ne pouvait pas être « pour préparer les rencontres du président » mais pour les saboter. Rafsandjani qui se voyait en danger par les nouvelles sanctions ciblant la violation des droits de l’homme et le terrorisme n’avait seulement promu la pertinence de son retour en parlant du méchant Ahmadinejad, mais il avait aussi tenté de diviser ses rivaux, à savoir le clergé spirituel et le clergé politisé, ainsi que Rohani et Larijani, pour les entraîner dans une guerre interne et ainsi s’en débarrasser.

Rafsandjani était prêt à sacrifier tout le monde pour sa propre survie ! Ses adversaires et rivaux n’ont pas tenté de le bloquer en suspendant ses médias ou en le menaçant et cette absence de réaction a confirmé l’impuissance des clans par manque de personnels.

Cette tentative de cavalier seul de Rafsandjani l’a non seulement disqualifié, mais a également confirmé l’extrême l’isolement de la classe dirigeante, que nous avons constaté ensemble à maintes reprises lors de différentes manifestations officielles comme l’anniversaire de la révolution islamique !

La tentative ratée de rupture de Rafsandjani et l’absence de réaction de la part de ses rivaux a convaincu les nantis du régime que le système malade de ses divisions et en déliquescence par les ruptures n’avait aucune chance de survivre !

La bourse a fini à 16h sur des indices négatifs de minimum -15% par secteur. Le secteur le plus touché était les produits pétroliers privés : les gros bonnets du régime étaient aussi en train de vendre leurs actions sans trouver de repreneur.

Enfin l’indice des banques qui devait être très positif de fait de leur spéculation a fini à zéro (+0,1%) : tout le système était en déprime et en panique. Le régime courrait à sa perte par la peur des sanctions basées sur ses violations des droits de l’homme et sur son terrorisme. L’Europe avait pris l’ascendant sur Washington en terme de pression sur le régime et était exclu comme principal interlocuteur pour un deal.

Israël, allié aux Etats-Unis, mais inquiet par son penchant pour l’islamisme dans cette région a agi dans le sens de Londres et de l’Europe en insistant sur le terrorisme du par l’affirmation qu’il avait repris le financement du Hamas et cette branche palestinienne des Frères Musulmans avait procédé grâce à ce soutien à son premier essaie de missile longue portée ! Israël espérait pousser Washington qui a instauré ses premières sanctions en ciblant le terrorisme du régime à s’inscrire dans une guerre totale à son encontre.

Le régime n’avait clairement aucune chance de survivre avec une telle pression internationale contre le deal souhaité par Washington. Les dirigeants régime ne pouvaient espérer des immunités américaines pour fuir. Rohani a mis en avant l’actuel principal faux opposant du régime, Tabarzadi, s’engageant dans une interminable lettre soi-disant écrite dans sa cellule à Ban Ki Moon de faire de la nouvelle année iranienne celle de la défense des droits de l’homme. Rohani estimait donc que le régime était perdu et agissait en gestionnaire de la défaite ! En complément à ce plan d’infiltration de l’opposition populaire, le régime géré par Rohani a fait état de nombreux crimes en diffusant des vidéos tournées en 2009 par Reza Malekian, un ex-n°2 des services secrets du régime, pour infiltrer alors le mouvement populaire né en marge du Mouvement Vert. Il a ainsi montré qu’il n’avait plus de volontaires pour jouer le faux opposant et sa gestion de défaite était plus qu’incertaine. La situation du régime ne pouvait que péricliter : outre la poursuite de la panique des nantis, le régime pouvait perdre encre des collaborateurs.

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Washington qui veut préserver le régime a zappé les accusations d’Israël à son encontre pour ne pas être obligé de le sanctionner ou abandonner son soutien à l’Islamisme surtout aux Frères-Musulmans qui sont ses alliés en Syrie contre Assad. Washington devait se rétablir dans le rôle du principal interlocuteur pour un deal. Pour restaurer sa suprématie, il devait en principe rehausser le niveau de ses pressions, mais cela risquait de déstabiliser davantage le régime en crise. Washington a rappelé qu’il était le principal actuel sanctionneur en affirmant que l’autorisation au Boeing n’était pas acquise, mais soumise à un accord mardi à Vienne. Par ailleurs Washington s’est montré prêt à composer avec le régime en offrant une tribune complaisante à Thomas Pickering, ex-diplomate à l’ONU et ex-vice président de Boeing, surtout membre d’American Iranian Council (lobby des mollahs aux Etats-Unis) et proche de Jimmy Carter, le grand manipulateur pro-islamisme de Washington, pour affirmer que l’intérêt des Etats-Unis était dans l’arrêt de son opposition à la nomination du terroriste Abou-Talebi à la représentation du régime à l’ONU par respect pour le droit international.

Ce choix de Washington a déçu le régime et surtout ses compagnons paniqués car il n’y avait aucune franche ouverture à un deal, Washington n’allait pas à l’encontre de la résolution Européenne évoquant le terrorisme et les violations des droits de l’homme par le régime. Il s’estimait donc moralement coincé vis-à-vis de son opinion publique et de fait, politiquement condamné à s’aligner sur la résolution européenne,. La seule conclusion que l’on pouvait en tirer était qu’il retardait l’échéance de cette adhésion contraire à ses intérêts le temps nécessaire pour repenser sa politique iranienne et replacer ses pions dans l’optique de l’effondrement de l’islamisme.

Dimanche 6 Avril 2014 (17 Farvardin 1393), après la journée marquée par les divisions du régime, l’intervention d’Israël en faveur de la résolution européenne et l’incapacité de Washington de se démarquer, la bourse a démarré dans le rouge et les indices ont encore chuté ! Le secteur le plus touché a encore été celui des pétroliers privés appartenant aux gros bonnets du régime. La panique était encore plus généralisée que la veille.

Rohani a focalisé les médias sur le retour des 4 otages survivants à Téhéran pour affirmer sa bonne gestion de la crise, mais l’opération n’a pu être un succès car l’accent a été mis sur les remerciements des otages et leurs familles et il n’y avait aucun détail de la dite libération grâce au régime ou encore grâces aux mollahs sunnites qui auraient aidé le régime.

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La crise de panique a perduré. On a aussi constaté une hausse du dollar chez les agents de change officiels le taux est régulée par le plafonnement des ventes. La hausse malgré cette mesure signifiait une ruée massive de tous les agents du régime sur le dollar. Les réserves en devises du régime étaient donc en péril. Rohani risquait de ne pouvoir assurer le réapprovisionnement des stocks de vivres et de carburants. Il devait vite augmenter les prix en annonçant enfin le démarrage de la seconde phase du plan de libération des prix subventionnés afin de limiter la consommation du peuple. Mais il a eu peur de pousser à bout les Iraniens a remonté le TVA de 5,3% à 8% pour une mini hausse de tous les prix. Il était encore dans la gestion de la défaite.

Le Parlement présidé par Ali Larijani devait reprendre ses activités interrompues pour Norouz et forcer Rohani à rompre les relations avec les 5+1 pour engager le régime dans une crise avec Washington dans l’espoir de lui arracher un deal assorti à des garanties de sécurité pour les dirigeants.

Depuis deux ans, nous avons sans cesse constaté la présence d’une quarantaine de membres au Parlement, mais là, nous avons vu une vingtaine de parlementaires dont des éléments issus du clan Rafsandjani. Larijani affaibli par cette rupture a adopté un projet de proposition de loi au sein de la commission des affaires étrangères du Parlement, mais n’a pas pris le régime de monter au créneau.

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La bourse s’est clairement crashée. Rohani devait faire preuve de fermeté pour calmer les paniqués, mais sans prendre une position dure incitant l’Europe à annoncer ses premières sanctions. Rohani a fait appel à la milice très politisée de Bassidj universitaire (organe aujourd’hui dépeuplée) pour annoncer une manifestation hostile à l’Europe mardi au moment où l’équipe de ses négociateurs devait reprendre les négociations à Vienne. Rohani entendait rompre les négociations voire même l’accord de Genève en prétextant « la pression du « peuple » pour provoquer une escalade internationale propice à toutes sortes de menaces afin de dépasser sur les droits de l’homme et forcer Washington à lui accorder un deal assorti à des immunités.

Mais au même moment, un autre jeune Bassidji membre de la milice de la vertu, Ali Madad-khani, a perdu la vie suite aux blessures qui lui avait été infligées quelques mois plutôt par des jeunes rejetant le port du voile. Bien que la milice universitaire ne soit pas un corps de la police, ses membres devaient tout de même se rassembler par solidarité aux côtés des autres membres de la police. Mais il n’y eu aucun rassemblement en mémoire de Madad-khani et il est devenu clair que le régime n’avait aucun milicien d’aucune sorte à ses côtés. La manifestation projetée par Rohani ne pouvait être un succès. Rohani devait opter pour un clash plus direct.

Washington a mis la pression sur le régime sur le plan du terrorisme via un communiqué de son allié les Emirats annonçant la finalisation du dossier d’un assassinat organisé par le régime dans ce pays. La Russie a profité de la mauvaise posture du régime pour annoncer via un expert en défense que les deux pays pouvaient s’associer dans le contexte international actuel L’approche indirecte était motivée par les refus de dirigeants qui craignent la perte de leur accès immenses avoirs détournés depuis 35 ans et déposés dans les comptes bancaires en Occident.

Personne n’a réagi ni à l’arrestation des assassins du régime ni à l’offre russe. Il y avait un consensus sur le sacrifice des éléments en difficulté et aussi un consensus sur l’impertinence d’un accord avec la Russie.

Lundi 7 Avril 2014 (18 Farvardin 1393), le régime dirigé par Rohani avait opté pour une escalade grâce à la rupture de l’accord de Genève après une manifestation des agents intégristes du régime, mais la mort de l’un de ces agents et l’absence de manifestation de solidarité en sa mémoire avait démontré l’impossibilité du plan. L’escalade tant espérée par tous les ripoux de régime pour forcer Washington à leur accorder une fuite sécurisée ne pouvait avoir lieu : sous l’effet de leur panique, la bourse a démarré en négatif et a connu une nouvelle journée de crash et une nouvelle ruée vers le dollar. Rohani devait démarrer la seconde phase de libération des prix.

Il fait préciser que ce plan avait initialement été justifié comme une mesure de justice sociale prévoyant la suppression des subventions bénéficiant à tous les Iraniens et la distribution par des allocations aux plus démunies afin que les riches paient plus que les pauvres. Mais la mesure n’avait pas été efficace car l’allocation promise était bien insuffisante et engendrait plus de colère exposant le régime à un important risque d’émeutes, un risque aussi élevé que les pénuries que le régime voulait éviter avec cette approche. Le régime avait alors augmenté l’allocation pour le pain pour contenir cette colère. Puis sous le poids des sanctions, le régime avait eu encore plus de difficultés pour gérer ses stocks de vivres et de carburants, il avait attribué la faute à la distribution des allocations à tous les iraniens y compris les riches pour justifier l’arrêt du programmes d’allocation, reprenant occasionnellement ce paiement parfois pour s’éviter des risques d’une amplification de la contestation interne. Ce lundi, Rohani a repris les arguments fallacieux de paiement d’allocation à tout le monde afin de justifier la baisse du nombre des allocataires laissant entrevoir sa peur d’annoncer les hausses de prix nécessaires pour préserver les stocks du régime d’une fonte rapide. Rohani était clairement dans la gestion de la défaite, mais avec la peur au ventre.

Il a alors renoncé le report indéfini de son voyage à Qom : on a compris qu’il n’avait peu les audiences espérées. L’annonce étant apparue non pas après la révélation du projet par Rafsandjani, mais après son échec à mobiliser les derniers miliciens du régime : on pouvait y lire la déception des grands du clergé.

Rafsandjani a alors annoncé dans son quotidien Arman (objectif), que le plus grand péril au sein du régime était les coups de couteaux dans le dos. Etant donné qu’il avait lui-même poignardé Rohani dans le dos par deux fois : tout d’abord, en ne l’informant pas du sabotage initié par les Larijani puis en révélant l’affaire publiquement pour mettre en valeur son incapacité à gérer ses intérêts ; Rafsandjani tournait le couteau dans la plaie pour inciter Rohani à faire appel à lui pour bénéficier de ses bonnes informations.

Rohani n’a rien dit sur Rafsandjani et a tenté de se montrer soutenu en organisant un rassemblement avec les 170 gouverneurs et sous-gouverneurs du pays. Mais l’initiative a réuni moins de la moitié des gouverneurs du régime laissant supposer la moitié du pays était prête à basculer dans l’opposition au régime.

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Le régime a tenté de mobiliser en interne pour un enterrement digne pour le bassidji qui avait trépassé : mais ce fut encore un échec.

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Au prétexte de la journée Islamique d’Art, Ayoubi, le ministre de la culture de Rohani, a fait appel aux très nombreux gens du cinéma du régime. Il s’attendait à 200 personnes, il a réuni une quarantaine.

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A quelques heures du début des négociations, Rohani était informé par ces échecs de mobilisation que le régime s’effondrait doucement ou qu’il n’avait plus aucun personnel pour ses propagandes ou ses projets d’escalade. La seule solution était de provoquer l’escalade par des annonces nucléaires grandiloquentes, le mercredi 20 Farvardin (9 Avril) à l’occasion de la journée de l’Energie Atomique, en deuxième jour des négociations.

La direction des relations publiques des Pasdaran a alors annoncé l’arrestation d’une équipe de terrorises liés à l’étranger dans la région pétrolière de Khouzestan afin de permettre la rupture des négociations et une escalade rapide sur son initiative pour doubler Rohani et se ménager une place à ses côtés à la table des marchandages avec Washington. Rohani a zappé l’info pour garder la direction exclusive des opérations. Son rejet de cette accusation de terrorisme a aussi laissé entendre qu’il avait un bon plan alternative d’action. Le pouvoir judiciaire dirigé par l’ayatollah Sadegh Larijani a aussi zappé l’info pour rester le seul rival de Rohani. Le régime restait divisé malgré son affaiblissement.

Moscou a affirmé via son vice ministre des affaires étrangères son pessimisme quant au succès des négociations à venir, pour souligner le manque de solutions claires du régime pour provoquer une escalade ou tenir face à de nouvelles sanctions afin de rappeler sa présence comme amie et alliée. Mais cette offre n’a guère eu de succès même parmi les chefs Pasdaran.

Mardi 8 Avril 2014 (19 Farvardin 1393), la bourse est restée globalement à + 0,1 % donc en stand bye : les nantis du régime et les gros bonnets paniqués espéraient une solution miracle en ce jour de paix de relative -avant les provocations du 6 avril-.

Les négociations ont débuté dans le secret et ont continué ainsi. L’annonce soudaine par le gouvernement d’une possible pénurie d’eau cet été à Téhéran a laissé a supposer un plan de rationnement destiné à réserver l’eau pour la production de l’électricité car la partie adverse avait annoncé des sanctions ou avait remis en cause la restitution des avoirs dans le cadre de l’accord de Genève : ce qui laissait supposer que l’équipe du régime avait aussi remis en cause ses engagements dans le cadre de cet accord pour pousser à bout ses interlocuteurs. Il n’y avait aucune innovations dans sa réponse, Il était dans une approche classique sans aucune originalité. Il l’avait gardée pour dissimuler sa médiocrité à ses patrons en espérant réussir grâce à la nécessité pour Washington de conclure un accord avant que l’Europe nez deviennent plus active.

La bourse avait alors fini ses activités et de fait, le régime a échappé à un nouveau crash faisant état du pessimisme de ses membres face à l’inefficacité de Rohani. Mais on pouvait s’attendre à un nouveau crash dès le lendemain matin si le coup de poker de Rohani échouait ou encore l’Europe passait à l’offensive !

Rafsandjani a alors mis en avant les baisses de production de l’acier et de l’automobile pour plaider en faveur de son plan de coopération avec l’Europe. Ce plan n’étant profitable qu’à lui, il n’y a bénéficié d’aucun soutien. Par ailleurs, le Parlement d’Ali Larijani a annoncé que Zandjani, le pion affairiste de Rafsandjani, arrêté récemment pour corruption, avait avoué qu’il n’avait jamais été pas un vrai riche, mais l’instrument des gens plus puissants. eE qui revenait à dire qu’il serait relâché et les accusations seraient adressées à Rafsandjani.

Rohani a tenté de relancer son coup de poker grâce son plan d’agitation par les derniers membres de la milice universitaire. Mais la mobilisation a été très basse.

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Le clergé a volé à son secours en demandant aux mollahs de base de se réunir pour manifester contre l’Europe. Sur des milliers de jeunes mollahs que compte le clergé : une cinquantaine a participé au rassemblement demandé. Ce qui a confirmé la rupture des Pasdaran et des mollahs de base avec le régime.

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Washington a envoyé Kerry au Congrès pour annoncer que le régime était à deux mois de sa première bombe nucléaire s’il le désirait. Mais il a ajouté qu’il n’y avait aucun signe en ce sens, c’est pourquoi les Etats-Unis allaient continuer au-delà du délais de 6 mois de gel et négociations sans doute jusqu’en 2015 ! Les sénateurs américains ont aussi voté une loi interdisant l’octroi de visa à Aboutalebi. Enfin la Maison Blanche s’est dit opposé à la nomination d’Aboutalebi pour montrer qu’il pouvait aussi s’aligner sur la résolution de l’Europe sur le terrorisme du régime.

Rohani n’avait pas prévu une telle réaction médiatique de Washington. Son coup de poker était donc fichu. Une nouvelle grosse panique était à prévoir à la bourse de Téhéran.

La Grande-Bretagne a aggravé ce risque de panique et de crise interne en affirmant via son gouvernement que le programme nucléaire du régime n’était point pacifique et que le régime était une source d’instabilité dans la région par son ingérence dans ses pays voisins et aussi en Syrie.

Au même moment, la Hollande, alliée historique des Britanniques dans le domaine pétrolier a demandé un visa pour certains de ses parlementaires désireux de rencontrer les opposants officies du régime pour évoquer avec eux les violations des droits de droit de l’homme. L’Europe réagissait avec malice à l’introduction des faux opposants dans le jeu pour neutraliser son action. Le but était de coincer les faux opposants et le régime dans leurs jeux de dupes et exposer le régime à des nouvelles sanctions par l’intermédiaires de ses manipulations. Le gouvernement Rohani a refusé le visa aux Hollandais avouant ainsi l’échec de plan de neutralisation de l’action européenne à son encontre !

Le régime a voulu organiser un rassemblement de jeunes pro-nucléaire pour donner une facture démocratique à ses projets. Il n’a trouvé qu’une dizaine de personnes !

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Le régime devait aussi réunir ses artistes (cinéastes, acteurs, musiciens, graphistes, gens de théâtre et de TV etc) pour la journée de l’art islamique, mais seulement 20 d’entre eux soit moins d’1% de ses fonctionnaires de la propagande ont fait le déplacement pour s’afficher à ses côtés.

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Le régime privé de son joker et gravement remis en cause par son ex-allié britannique, n’avait plus la cote parmi ses larbins.

Mercredi 9 Avril 2014 (20 Farvardin 1393), Rohani a persisté dans le refus de ses engagements dans l’accord de Genève par l’intervention de son responsable du programme nucléaire, Salehi insistant sur les droits nucléaires du régime pour exclure la suspension du programme et annoncer la poursuite de son développement via des recherches de plus en plus poussées.

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Puis, Salehi a inauguré une exposition annonçant par l’intervention d’un « un savant nucléaire » deux grands progrès ainsi que la />maitrise de la production d’uranium enrichi à 20%, mais aussi bien que les images de l’expo que sur la vidéo d’explication, on n’a pu voir ce qui était annoncé, mais des produits nucléaires basiques comme l’éponge de zirconium, de vieilles maquettes ou encore des locaux sans intérêt.

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Après ces annonces fortes mais non vérifiables, on a vu Salehi faire un compte rendu au Guide. Puis ce dernier a rejeté la possibilité de revenir sur les acquis du régime comme l’enrichissement à 20% dont le démantèlement été un des piliers de l’Accord de Genève. Rohani revenait sur l’accord pour provoquer une grande escalade alors que l’Europe avait radicalement changé la donne et mis le régime en péril par l’insistance sur les droits de l’homme ou le terrorisme.

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Rohani était non pas dans la gestion de la défaite mais dans une approche (désespérée) de fuite en avant puisqu’il n’avait pas la possibilité de vaincre ou de résister ! Il était dans le rôle jadis attribué à Ahmadinejad. Sa mission de sauvetage du régime avait clairement échoué avec le retour à la fuite en avant, marque de la fin de règne de Rafsandjani. Le régime était aussi dans une totale impasse.

La bourse a démarré en chute libre et il y a une plus forte ruée vers le dollar. Tout le monde était en panique avec l’échec sans appel de Rohani !

Rohani a tenté d’intimider les paniqués en annonçant un droit de surveillance de leurs comptes bancaires au prétexte d’une enquête de leur éligibilité comme allocataire ! Le voilà qu’il optait pour la fuite en avant vis-à-vis de ses compagnons de route !

Washington devait se montrer capable de déstabiliser le régime pour qu’il abandonne cette fuite en avant avant la fin des négociations en cours. Jeysh al Adl a affirmé que les chefs Pasdaran lui avaient de tuer les otages car ils n’en avaient que faire. Par cette annonce, Washington discréditait les chefs Pasdaran qui étaient des adversaires pleins de potentiels ne serait-ce par leur maîtrise des armes, des caméras de surveillance urbaine.

Dans le même temps, AP a aussi discrédité la classe politique par l’annonce déplaisante d’une aide en vivres de 30,000 tonnes à la Syrie (soit le montant approximatif de ce que l’on peut s’acheter avec l’Allocation en vigueur.

Puis, il a expédié son allié, le président de l’Azerbaïdjan en Iran avec une belle proposition de coopération entre les deux pays.

Le vice ministre russe des affaires étrangères Ryabkov a alors affirmé que son pays était prêt à accepter l’offre de coopération des mollahs pour échanger 500,000 barils de pétrole contre des vivres et des médicaments. Washington a critiqué ce deal via quelques sénateurs alors qu’il autorisait son allié à tirer les mollahs d’affaires. Anton Siluanov, le ministre des finances de la Russie, a affirmé que l’offre n’était pas en conflit avec les sanctions onusiennes. Mais les mollahs n’ont pas répondu à l’offre (qui pouvait déboucher sur d’autres initiatives d’autres pays et ont privilégié la rencontre avec l’émissaire azéri de Washington, espérant y retrouver un deal plus intéressant leur permettant d’accéder à leurs avoirs bloqués et aussi bénéficier d’immunité pour vivre et jouir de leur fortune.

Rohani (qui est lui-même depuis longtemps en danger comme agent de promotion de terrorisme et depuis pe, aussi comme recordman des pendaisons) a reçu son hôte en grande pompe. Et avec beaucoup d’amabilité... Mais l’offre ne contenait visiblement pas les garanties attendues pour la sécurité des patrons du régime car il n’y a eu aucune accord sauf un mémo sur la nécessité de bonnes relations entre les deux pays.

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L’émissaire de Washington a été aussi reçu par le Guide, mais l’ambiance y été plus que morose car les négociations s’étaient terminées à Vienne sur un constat d’échec de l’Accord de Genève, privant le régime des investissements prévus dans l’Accord de Genève ainsi que du dégel d’une partie des ses avoirs dans les banques étrangères.

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A Vienne, Zarif, le toujours ricanant ministre des affaires étrangères du régime, est paru tendu aux côtés d’Ashton. Les membres de son équipes étaient aussi tendus car ils n’avaient pas réussi leur mission de chantage et avaient aussi perdu les maigres avoirs obtenus en signant l’Accord de Genève.

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Rohani s’est vu condamné par cet échec : sans argent il ne pouvait approvisionner les réserves vitales du pays et devait s’attendre à des émeutes pour sortes de pénuries dans les mois chauds de l’été iranien qui seront surchauffées pour cause de la coupe du monde foot à Rio. Il a tenté de réanimer l’attrait interne pour la fausse opposition par une annonce de Karroubi faisant état de la bienveillance de ses gardes issus des Pasdaran à son égard : ce qui signifiait une révolution interne pilotée par les Pasdaran donc sans risque de débordement.

Dans la soirée, la ville de Masjed Soleyman, première cité pétrolière iranienne, abandonné par le régime, a basculé dans le désordre en raison de la victoire de l’équipe du foot de la ville et son ascension en première division.

Rohani a alors zappé son idée d’une révolution interne avec les Pasdaran pour une version pro-américaine de la fausse opposition interne en posant Tabarzadi, ex-milicien intégriste, chargé de moucharder les étudiants comme le grand défenseurs des Bahaïs, qui ont le soutien officiel des Etats-Unis. Rohani, le dernier espoir du régime, était à nouveau dans la gestion de la défaite. La panique interne ne pouvait que s’amplifier aussi bien chez les nantis paniqués que chez les patrons du régime.

Jeudi 10 Avril 2014 (21 Farvardin 1393), la bourse a connu un méga crash ! Les gens du régime n’y croyait plus avec l’absence de solidarité entre les dirigeants, les échecs de Rohani et enfin son approche indécise ou encore défaitiste.

Londres a frappé le régime ainsi en crise en affirmant via son ministre des affaires étrangères sa préoccupation à propos de sa situation catastrophique en matière de respect des droits de l’homme.

Washington ne s’est pas aligné. Mais l’organisation RSF qui a des positions pro-américaines a apporté son soutien à la résolution européenne avec une semaine de retard. L’ONU a aussi apporté son soutien au mollah pro-américain Boroudjerdi et le faux opposant iranien soi-disant laïque Pour-Shajari pour pousser Londres à promouvoir soit un islamisme bon teint soit le Mouvement Vert issu du régime. Dans le même temps, Carter, le parrain de la révolution islamique, a affirmé qu’Israël n’était pas en mesure d’attaquer le régime et que seul Washington avait ce pouvoir mais ne devrait pas l’utiliser. Il a ajouté qu’il ne changerait pas d’avis même au cas où le régime obtiendrait une bombe car Israël était protégé par un arsenal de 300 bombes nucléaires et que les mollahs étaient sans doute au courant que l’usage de l’arme atomique serait suicidaire pour eux. Ainsi Washington neutralisa une éventuelle cavalier seul d’Israël pour rassurer les mollahs en espérant qu’ils se montrent raisonnables et passent la main !!!!! Il est évident qu’ils n’ont même pas répondu à Carter !

Ce même jour, le régime devait rendre hommage à Ali Sayyad-Shirazi, un jeune brillant militaire de carrière sous le Shah qui par patriotisme a rejoint le régime au moment de la guerre Iran-Irak et l’avait sauvé d’une défaite par son ingéniosité avant s’écarter du pouvoir puis périr par un attentat des Moudjhadines du peuple. Tous les gauts responsables se sont déplacés dans l’espoir que le nom de Sayyad-Shirazi attire là les officiers patriotes qui sont en rébellion sur le régime et boycottent ses manifestations. Mais en raison de cette présence des responsables, les officiers ont boudé la cérémonie. Le régime a déplacé l’hommage dans la petite salle de prière d’une caserne pour avoir de facto quelques officiers et faire le plein dans peine, mais son plan n’a pas pris et il a finalement pu dégoter une vingtaine de conscrits enrôlés dans la police municipale (épaulette rouge) pour échapper à la honte.

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Vendredi 11 Avril 2014 (22 Farvardin 1393), le régime était sur les genoux. Le régime avait annoncé une prêche musclée contre la résolution européenne qui avait empêché Washington de continuer ses marchandages et avait aussi semé la panique du haut en bas du régime. Le régime avait aussi appelé ses membres ainsi que ses officiers des Pasdaran ou de l’armée à y participer.

Dans l’espace de la Prière de Vendredi, nous avons remarqué la même vingtaine de conscrits vue la veille à la cérémonie ratée pour Sayyad Shirazi, les militaires n’étaient pas là, la manifestation ne pouvait être une réussite. Le régime était désavoué et surtout très affaibli et donc condamné à une chute rapide et sanglante.

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L’ayatollah Emami-Kashani, l’un des ténors du clergé politisé, qui devait animer cette journée a évidement attaqué l’Europe, mais il a aussi essayé de remotiver les militaires en affirmant qu’à l’époque de la révolution, Khomeiny avait sauvé l’armée (du Shah) alors que les Moudjahidines voulaient son démantèlement ! Ce qui est une pure mensonge : Khomeiny avait été contraint de sauver l’armée pour après les premières défaites militaires de ses miliciens venues des bas fonds face à l’Irak. Dans son discours, Khashani a aussi remis en cause le devoir du régime de payer des allocations au peuple, ce qui laissa supposer que le régime avait du mal à joindre les deux bouts et montrait aussi l’agacement des vieux patrons du régime.

Après cette prière de vendredi sans éclat et tourmentée, la manifestation avec une dizaine de badauds cachés derrière une banderole a confirmé l’isolement des dirigeants.

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Mauvaise ruse car vraiment peu de pieds sous la banderole !


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Le régime a alors annoncé une grande manifestation des prieurs de Vendredi à Mashad, mais les images des agences du régime ont montré qu’il y avait là seulement une une quinzaines de personnes et quelques enfants !

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Le régime humilié a tenté de se valoriser en annonçant des millions d’inscriptions pour ses nouvelles allocations. Mais sur les images parues sur ce thème, on ne voyait des queues interminables devant les centres d’inscription. On ne voyait non plus des jeunes ou des quarantenaires ni même des cinquantenaires, mais des gens très âges. Les actifs n’avaient pas cru à la promesse de ses nouvelles allocations qui ne pouvaient qu’être insuffisantes et d’un paiement aléatoire. Le régime avait là la preuve que la société ne croyait à aucun de ses promesses.

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Samedi 12 Avril 2014 (23 Farvardin 1393), .la bourse qui avait fini en chute libre a repris dans le même état de crise et de panique avec toutes les indices en négative !

Rafsandjani a encore tenté des promouvoir sa candidature avec son scénario basé sur le risque de retour d’Ahmadinejad. Rohani a continué sa gestion de la défait e par la remise en cause du nombre des allocataires...

L’agence Fars dirigée par les officiers des Pasdaran encore présents aux côtés du régime a surpris par la publication de 2 reportages d’archives consacrée à la date du 23 Farvardin avec comme vedette le Shah !

Dans le premier, on le voyait recevant le roi Hassan 2 et se baladant avec lui dans les rues dans une voiture décapotable...

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Le second reportage saluait l’un de ses plus grands succès diplomatiques : la signature d’un accord avec la Russie soviétique pour acheminer le gaz iranien vers l’Allemagne.

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Les officiers des Pasdaran qui sont encore "fidèles" au régime se disaient partisans de l’Iran qui sous la férule du shah avait acquis la force militaire et l’indépendance nécessaire pour aller à l’encontre des exigences de Washington et des dangers de Moscou pour décrocher de grands projets très rémunérateurs pour le pays.

Alors que le régime se meurt par ses querelles internes, sa corruption ou l’incompétence de ses dirigeants décrépis, on a chaque semaine des preuves supplémentaires annonçant sa chute. Cette fois, sa déliquescence, nous apporte la belle surprise d’un éveil politique sans précédent : un vrai geste de désobéissance parmi ses derniers soldats fidèles sous la forme d’une déclaration d’amour à la figure qui hante les mollahs depuis sa tombe par l’éclat de ses réussites. Cette année (du cheval) semble vouée à des bouleversements inattendus pour l’Iran et les Iraniens..