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Iran : La semaine en images n°319
Début d’année très critique pour les mollahs

04.04.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 28.03.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux doont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et plan d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections ! L’annonce de la victoire de Rohani a provoqué leur panique et une ruée vers le dollar qui a fait montée le prix du billet vert de 33% en quelques heures. D’un autre côté, les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. La contestation interne ainsi renforcée a été mis Rohani en demeure de trouver un deal avec Washington en demandant moins d’immunité. Il a pris en main les négociations pour exclure de nombreux ayants droits des négociations. Ce qui a exacerbé les hostilités à son égard. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative. Les chefs Pasdaran annoncent des tris de missiles, les ultra-insolvables critiquent son manque d’intégrisme et les Nantis révèlent parfois des chiffres tabous pour entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

Récemment, quand sous les pressions conjuguées des sanctions, des contestations internes, des ruptures des policiers de base, Rohani a reculé un peu en signant l’Accord de Genève, la panique a gagné en amplitude. Ses propres patrons du clergé en commencé à vendre des actions pour préparer leur fuite. Menacé de perdre son job et ne plus bénéficier d’un accès aux négociations pour ses propres intérêts, Rohani a tenté d’isoler Washington en proposant des contrats pétroliers très bon marché à ses partenaires des 5+1, mais n’a pu duper ces derniers. Les gens du régime ont perdu tout espoir. Pour sauver leur peau, ils devaient rompre avec le régime. C’est pourquoi le 11 février dernier, l’anniversaire de la révolution islamique à 100% !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington a tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan au prétexte d’une insulte à l’encontre de leurs 100 habitants du tribu Bakhtiaris. Mais en raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, l’initiative américaine n’a pu mobiliser que 150 « manifestants » dans 2 villes, malgré cela, le régime n’a pas calmer la crise. Il a été prouvé qu’il n’avait plus de policiers fidèles. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique ! Washington a sauvé le régime en arrêtant son agitation.

Washington a renoncé à la pression qui pouvait exploser le régime et a multiplié les offres indirectes de capitulation puis à nouveau un dialogue direct à Oman.. Les Britanniques sont intervenus via Ashton pour casser le deal. Les Pasdaran ont tenté un deal avec cette dernière, sans rien obtenir

La panique des insolvables s’est amplifiée ainsi que la guerre interne pour prendre le pouvoir et être en première ligne de marchandages sur les immunités. Rohani s’est retrouvé contraint de se braquer pour préserver sa place privilégiée.

Washington (inquiet de la chute du régime) a de nouveau proposé un dialogue en direct à Rohani à Oman ! Londres était intervenue via Ashton qui représente aussi les grandes puissances « hostiles » à l’unilatéralisme américain, pour contrer le deal proposé par ces derniers ou affirmer la primauté d’une solution multilatérale. On avait un mini contexte de monde multilatéral que l’on avait plus vu depuis l’effondrement de l’URSS. C’était une situation très favorable pour le régime. Mais ses dirigeants n’ont su en profiter en travaillant ensemble. Rohani et le clergé y ont juste vu une opportunité de faire monter les enchères avec Washington alors que les chefs Pasdaran avaient plaidé en faveur d’un retour dans le giron britannique, sans même songer un instant à des alliances plus ouvertes. In fine en raison de l’absence de solidarité en les dirigeants, le régime n’a rien obtenu. Rohani s’es tourné vers la Russie (alors en conflit avec Washington à propos d’Ukraine) pour obtenir son aide, mais il n’a pu y parvenir.


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La semaine dernière, le régime était en danger car le peuple devait célébrer la Fête du Feu. Washington (inquiet de la chute du système islamique)laissé » entrevoir un deal sur la Syrie pour ne pas devoir sanctionner le régime. La Russie a doublé Washington avec une offre d’alliance absolue. Le régime était à nouveau dans un contexte favorable voire très favorable. Ses dirigeants pouvaient négocier sa survie ou obtenir un bon sursis, mais ils n’ont pu accepter l’offre russe par peur de perdre définitivement les dollars déposés dans les banques occidentales et par ailleurs, ils n’ont su utiliser cette offre pour manipuler Washington et ont de facto surtout mis en évidence leur incompétence.

La contestation joyeuse populaire lors de la fête du feu et par la suite puis lors de la célébration de Norouz a dans le même temps, rappelé leur fragilité du régime.Ce qui a provoqué une nouvelle panique interne. Washington avait envoyé un message de Norouz évoquant la possibilité d’un deal pour éviter une nouvelle panique interne. Le régime y avait vu un signe de faiblesse et avait aussitôt choisi l’attaque.


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Cette semaine, le régime pouvait à nouveau basculer dans la crise, mais il avait droit à un sursis de 3 jours en raison de la fermeture de bourse pour les vacances du nouvel an. Il devait utiliser ces 3 jours pour renforcer son image et ses liens, il n’a su y arriver et a de nouveau sombrer dans la crise et le chaos.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (31.03.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière, 14-21 mars 2014 (23 Esfand 1392 - 1er Farvardin 1393), a été marquée par l’incapacité des dirigeants à surpasser leurs rivalités pour profiter de la situation de guerre froide entre Moscou et Washington afin d’obtenir une garantie de survie pour le régime tout entier en monnayant son adhésion à l’un des deux camps. La semaine a également été marquée par l’incapacité des dirigeants à empêcher la célébration ostentatoire de la Fête du Feu puis de Norouz par le peuple pendant une période de deuil chiite. De fait de l’incapacité des dirigeants à surpasser leurs différents, à saisir les occasions ou à résister au peuple, les nantis ont sombré dans une nouvelle panique. Le régime a dû interdire les retraits de devises et suspendre les vols vers l’étranger pour éviter leurs fuites avec leurs capitaux, mais n’a procédé à aucune arrestation. Chacun a compris que le pouvoir pouvait prendre des mesures administratives, mais n’avait aucun moyen de coercition contre qui que ce soit. Rafsandjani avait repris ses attitudes dissidentes. 

Washington qui ne souhaite pas la chute du régime islamique avait ignoré le peuple et son envie de changement et avait renouvelé sa proposition de capitulation par un message de nouvel an très amical à Rohani. La direction cléricale y avait vu une possibilité de continuer son bras de fer. Il avait placé la nouvelle année sous le signe de la Gestion Djihadiste !

Le lendemain, vendredi (dernier ) 21 Mars 2014 (1er Farvardin 1393), le guide devait développer les grands axes de la Gestion Djihadiste (marchandages jusqu’au boutiste) de la crise , on a constaté (rappel ci-dessous) des images trafiquées : le choix de la fuite en avant était jugé comme étant déraisonnable par les derniers fidèles qui avaient aussi rejeté auparavant la capitulation. Par ailleurs, on a remarqué que les hauts responsables présents étaient aussi moroses. Le choix de résister n’étaient pas validé à 100% par le régime lui-même.

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Rafsandjani a profité de ce doute interne et de l’incapacité avérée des ses camarades au pouvoir pour renouer avec sa dissidence opportuniste. Nulle mesure n’avait été prononcé à l’encontre de sa famille ! Ainsi après une semaine de défaites internationales et nationales, le régime sombrait dans la division au lieu de se ressaisir et profiter de la guerre froide susceptible de la sauver. Il était claire que la semaine à venir ne pouvait être sereine pour les mollahs.

Washington a rappelé aux mollahs leur isolement par l’affirmation que la Russie restait, malgré ses différents avec lui, solidaire des 5+1. Le but était de provoquer une plus forte crise afin de les amener à capituler.

Samedi 22 Mars 2014 (2 Farvardin 1393), le régime n’a pas montré d’ouverture. De plus, Rohani s’est caché au prétexte des 5 jours de fermeture administrative du pays pour Norouz !

Les chefs Pasdaran devaient en ce tout début de l’année aligner selon leur tradition les troupes de la police de Téhéran sur la grande place Azadi. Ils ont annoncé une grande manoeuvres anti-émeutes pour combler le vide politique et se poser en alternative ! Mais le commandant Radan, le chef de la police de Téhéran que l’on n’avait guère vu pendant la fête du Feu ou lors de la célébration de Norouz, a seulement réuni une quarantaine de policiers anti-émeutes ! Il n’a pu cacher sa déception devant si peu de miliciens fidèles et s’est empressé de féliciter ces derniers fidèles pour les encourager à rester à ses côtés. Il a par ailleurs tenté d’inverser les vapeurs et simuler la force en annonçant la reprise des patrouilles de la Police de la Vertu (Ershad), corps démantelé en raison de l’hostilité active du peuple et plusieurs cas d’attaques graves contre ses membres.

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Washington a vu une opportunité dans ce revers ! : il devait augmenter sa pression pour intimider le régime et l’amener à plier. Mais il devait éviter d’annoncer des sanctions afin de ne pas entraîner une nouvelle panique susceptible de mettre en péril le système islamique indispensable à ses dessins régionaux. Washington devait juste insinuer d’éventuelles punitions .

La CNN a alors publié une photo satellite d’origine inconnue pour affirmer que les mollahs étaient en train de construire une copie de la porte-avion nucléaire USS Nimitz !, attribuant ainsi des visées militaires au programme nucléaire iranien et laissant entrevoir de nouvelles accusations officielles suivies de nouvelles sanctions voire même des promesses de frappes préventives...

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L’annonce ne pouvait être vraie car sur la photo tout avait une ombre portée au sol sauf la soi-disant réplique iranienne de Nimitz dont le pont supérieur était censé être à 40 m du sol. Mais le régime n’a rien dit car toute polémique pouvait assurer un développement nocif à cette fausse nouvelle et aggraver ses tensions internes. Washington a aussi vite abandonné le sujet puisque le message avait été bien reçu par les mollahs.

Mais les mollahs n’ont pas bougé. Washington a aussi abandonné la piste car il ne veut pas sanctionner le régime. Il a changé radicalement d’approche. Il a fait appel au Canada (pays britannique, mais depuis longtemps son allié) pour saisir 7 millions de dollars des avoirs du régime pour un acte terroriste perpétué sous Rafsandjani. Ce dernier étant par ailleurs, le plus grand investisseur du régime au Canada, la menace le concernait. Via le Canada, Washington laissait supposer la saisie ses milliards de dollars d’avoirs en dehors de l’Iran afin de l’encourager à prendre position contre le régime.

Le ripoux Rafsandjani qui risque de perdre plus de 50 milliards de dollars a saisi le message et a (comme l’espérait Washington) activé son équipe de pseudo-dissidents par un message tardif pour Norouz de la part de son pion,le mollah corrompu Karroubi,qui co-préside l’opposition officielle avec Moussavi. Le clan a aussi insisté sur la célébration contestataire de Norouz en diffusant la vidéo de cette célébration à Shiraz sur le tombeau du poète anti-clérical Hafez !

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Rohani (ex-Rafsandjaniste) est resté silencieux alors que Washington invitait son ex-pygmalion corrompu à promouvoir un changement de régime ! Il avait peur de se planter encore et aggraver la panique interne ou alors il agissait par opportunisme...

Dans le même temps, Ali Mottahari, (beau frère d’Ali Larijani) et surtout le fils de Morteza Mottahari, un mollah pro-américain en 1979 et éliminé alors par Rafsandjani, a rappelé son pédigrée, posant sa candidature pour servir Washington ! Ali Larijani n’a pris aucune mesure contre son beau-frère qui dénigrait le régime sans aucun respect pour son autorité de chef du clan !

Les chefs Pasdaran ont vu dans le silence de Rohani et la gêne de Larijani une opportunité pour se poser en alternative cohérente pour le régime. Cependant par manque de troupes, ils ne pouvaient arrêter Rafsandjani et ses proches ou Motahari et dans le même temps contenir la panique provoquée par ces arrestations en particulier celle de Rafsandjani. Ils ont alors annoncé la sortie du second numéro de leur nouvelle et très volumineuse publication politique appelée « Ramz Obour » qui signifie « mot de passe » ou « méthode pour traverser » (la crise), numéro consacré aux complaintes d’un des leurs, patrons du terrorisme du régime en Afghanistan à l’époque de Rafsandjani, se disant sacrifié par ce dernier. L’annonce très polémique visant l’intégrité de Rafsandjani envers ses meilleurs pions que sont les agents des services secrets était très malin.

Le sujet était aussi une pub pour le premier numéro de la revue (ci-dessous) qui avait été consacré à la corruption du clan Rafsandjani et celle de Zanganeh, actuel ministre de pétrole issu du clan Rafsandjani. Mais Rohani lui-même n’avait pas été alors accusé de corruption.

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On retrouvait cette ligne dans le second numéro. Les Chefs Pasdaran n’essayaient pas de prendre le pouvoir : conscients de leur faiblesse numérique, ils mettaient la pression sur Rohani pour l’obliger à leur accorder des places dans un nouvel gouvernement ou au sein de l’équipe de négociations avec Washington.

Pour promouvoir leur utilité, les chefs Pasdaran ont aussi annoncé la mobilisation de milliers de jeunes écoliers (intégristes) dans le cadre des pèlerinages islamo-kamikazes des Rahian Nour, les Marcheurs Vers la Lumière (vers la mort). Cependant on n’a vu aucune image du départ des milliers de miliciens annoncés, ce qui laissait supposer que comme d’habitude, il y avait à peine une trentaine de volontaire voire encore moins. Le clergé qui soutient Rohani n’avait alors rien dit, ne sachant qui choisir : Rohani (élu pour marchander), Rafsandjani (proposant une déviation) ou les chefs Pasdaran (qui ne proposaient rien d’autres que leur coopération) !

On avait là un régime divisé au plus haut degré et sans aucune option salvatrice, on avait donc une situation très grave, mais on n’a pu mesurer le niveau de l’inquiétude interne car la bourse était fermée pour les vacances administratives de Norouz jusqu’à mardi matin. Les grands du clergé avaient donc 48h pour trouver une solution de consensus entre les diverses tendances qui sont tout de même en lutte depuis 34 ans et en guerre ouverte depuis 2009 ! La cause était perdue d’avance. On s’attendait à la persistance des luttes pour le contrôle des marchandages donc à plus d’inquiétudes et plus d’agitations à tous les niveaux.

Dimanche 23 Mars 2014 (3 Farvardin 1393), Rohani est resté encore invisible ! Ali Larijani contesté par son beau-frère est aussi resté silencieux. Les chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et de fait incapables de réaliser un quelconque exploit (mis à part des slogans) sont également restés en retrait.

Washington a repris ses pressions à fleurets mouchetés en affirmant l’adhésion de 23 sénateurs démocrates au projet de sanctions souvent évoqués parcertains sénateurs républicains. Or, il y a une semaine, Washington avait parlé de l’adhésion de 41 sénateurs démocrates aux républicains pro-sanctions, et avait aussi fait part d’une lettre ouverte de 90% des congressmen à Obama lui demandant plus de vigilance vis-à-vis des mollahs ! Washington modulait donc ses pressions non pour reverser le régime, mais uniquement pour le faire plier. La diminution du nombre des menaces signifiait donc une aggravation de la panique interne. La situation du régime était donc jugée par Washington comme étant très critique.

Le régime avait besoin de se montrer fort pour restaurer son image auprès de ses compagnons. Le Guide, initialement pion de Rafsandjani, mais aujourd’hui de facto au service du clergé au pouvoir, a seulement annoncé un « Rendez-vous avec les chefs du tribu des Bakhtiaris pour un hommage à leur unité passé contre ’’Reza Khan’’ (le surnom péjoratif aux accents despotiques (Reza le féodal) utilisé pour le père du Shah par ses ennemis étrangers et leurs pions iraniens) ». L’annonce laissait supposer que le régime avait gardé des liens jadis crées par les Britanniques, mais pragmatiquement, en alignant 3 inconnus en costume tribal, le régime n’avait rien trouvé de solide pour simuler la force et par ailleurs, son annonce laissait deviner qu’il considérait une contre-révolution pro-royaliste comme la principale menace à son encontre.

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Le régime ne pouvait mieux afficher ses difficultés et ses craintes. Le reste de la journée, on n’a guère vu les dirigeants du régime gaffeur s’exprimer. Ils manquaient d’idées pour simuler la force malgré leur isolement.

Lundi 24 Mars 2014 (4 Farvardin 1393), à 24 heures de la réouverture de la bourse, qui est devenue l’appareil de mesure de la panique interne, les dirigeants du régime, en manque d’idées pour rassurer leurs derniers compagnons, sont encore restés en retrait.

Pour combler le vide, ils ont focalisé leurs médias respectifs sur les départs en vacances, gonflant même les chiffres de la consommation d’essence de 20% par rapport à l’année dernière, pour insinuer que tout allait bien et le peuple n’était pas dans une posture hostile mais axé sur les loisirs. L’annonce de la consommation d’essence ne pouvait être vraie car ils n’ont pu montrer des images du peuple massivement en vacance avec des plages ou des parcs envahis par les tentes. Les rares images sur ce thème ont au contraire montrer une forte forte baisse du nombre des vacanciers. A l’occasion de ces reportages, on a aussi pu constater que les annonces de pollution, comme ici dans le cas de Bouchehr, étaient fausses !

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Washington a alors rappelé son hostilité en traitant les mollahs en paria par leur exclusion de la conférence internationale de la sûreté nucléaire organisée par le pion Amano, patron de l’AIEA à La Haye. Par ailleurs, Washington a mis la pression sur les derniers policiers fidèles aux mollahs avec la nouvelle déchirante de l’exécution du Sergent Jamshid Danayi-Far, l’un des 5 soldats otages de son pion régional le Jeysh al Adl. La nouvelle précisait que les pions islamistes de Washington avait choisi « le jeune sergent comme 1er otage à abattre car il était depuis 10 jours le père d’un enfant qu’il n’avait jamais vu ».

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Sergent Jamshid Danayi-Far, 2nd à partir de gauche


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Mal à l’aise à l’idée d’une perte de leurs derniers soldats fidèles après cette annonce malsaine, les dirigeants ont tous en choeur remis en cause l’authenticité de l’annonce. Mais ils n’ont guère développé le sujet car ils n’étaient pas en mesure de libérer les otages.

Le même jour, le gouvernement pro-britannique au pouvoir en Egypte a annoncé la condamnation à mort de 529 responsables islamistes qui avaient pris le pouvoir avec l’aide médiatique et diplomatique de Washington quelques mois plus tôt. Les dirigeants du régime se sont dits que la solution d’un alignement sur Washington ne pouvait pas garantir leur survie. Le clergé et son pion Rohani ont alors misé sur l’intimidation en annonçant l’exécution programmée de 2 Iraniens d’origine arabe pour un attentat à la bombe contre une pipeline du sud du pays.

Par ailleurs, le commandant en chef des Pasdaran Jaafari, mal à l’aide à l’idée d’une rupture des derniers fidèles et sa propre condamnation à mort en cas de la chute du régime, a annoncé la mobilisation d’un grand nombre de volontaires pour une cérémonie d’hommage aux martyrs de la guerre Iran-Irak, pour insinuer l’existence de troupes civiles prêtes comme lui de résister jusqu’à la mort. Mais on n’a vu aucune image de cette mobilisation en faveur du régime.

Rafsandjani a au contraire été ravi par ces échecs des Pasdaran. Il s’est posé en recours par l’affirmation de sa dissidence, mais aussi son islamisme par l’affirmation que cet été il avait consulté le Coran avant d’annoncer sa décision de se présenter !

Enfin Ali Larijani qui avait été lâché par son beau-frère, s’est gentiment prononcé en faveur d’’une allocation pour tous afin de s’assurer le soutien de des derniers fidèles. Encore une fois, il n’y avait aucune unité, chacun songeait à ses intérêts !

Dans la soirée, Ali Khalili, un milicien de la police de la vertu, gravement tabassé par des jeunes en juin dernier, est mort après plusieurs mois de coma. Il n’y a eu aucun rassemblement spontané en sa mémoire de la part de ses collègues ou des milliers de kamikazes ou volontaires annoncés par les chefs Pasdaran depuis 3 jours. Il est devenu clair que les chefs Pasdaran mentaient : le régime n’avait aucune troupe et avait donc une espérance de vie forcément limitée en cas du moindre manifestation sérieuse.

Mardi 25 Mars 2014 (5 Farvardin 1393), la bourse a repris avec toutes les indices en chute libre dans toutes les catégories (comme le montre ce bulletin publié le lendemain).

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Par ailleurs, 6 écoliers ont trouvé la mort dans l’accident du bus qui les acheminait vers le sud du pays dans le cadre du programme de propagande intitulé les Marcheurs vers la lumière. Il n’y eut aucun rassemblement pour ces malheureux recrutés sans doute pour quelques dollars, ce qui a confirmé le manque de troupes du régime. Le gouvernement a nié cette réalité en annonçant un grand enterrement national à Téhéran pour Ali Khalili, le milicien de la police de la vertu mort la veille. Le grand enterrement qui devait réunir des miliciens de Téhéran ainsi que des collègues de toutes les régions a rassemblé environ 150 personnes. Le régime a dû placer un bus au travers de la rue derrière cette petite foule pour dissimuler le nombre très peu important des participants qui confirmait son isolement.

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Le régime était doublement en danger par le crash boursier et le manque de troupe : il a alors choisi le repli tactique : les dirigeants ont cessé de s’exhiber ou de parler.

Londres a jugé le moment opportun pour attaquer : le très sérieux quotidien britannique Financial Times a tenté de provoquer une grande crise en Iran et sur le plan international en évoquant dans une analyse la possibilité pour la Russie de livrer les S-300 aux mollahs. Londres espérait agiter les milieux financiers et engager Washington plus sérieusement contre les mollahs. Washington n’a guère commenté cette « nouvelle de la livraison des S-300) et a continué ses pression à fleurets mouchetés en faisant dire au Pakistan qu’il avait proposé son aide aux mollahs pour la libération de leurs otages, mais que ces derniers n’avaient jamais profité de l’offre, autrement qu’ils avaient sacrifié les otages pour ne pas faire de concessions en échange de leur libération). Mais le régime n’a pas reculé.

Washington devait durcir le ton tout en restant dans l’insinuation : il a alors activé ses pions iraniens « les mères du Parc Laleh » (qui sont des agents -théoriquement- féminins de promotion d’une révolution de couleur islamique et pro-américaine). Elles ont dénoncé le refus des autorités de laisser les familles des jeunes Moudjahiddines exécutés en 1988 passer la nuit de Norouz sur leur tombe ! Washington a ainsi fait miroiter une aide aux Moudjahiddines du peuple, ennemis jurés des mollahs et capables d’une épuration sanglante, pour inciter les mollahs à plier.

Le régime a mis en avant le faux opposant, l’ex-barbouze Tabarzadi, et ses soi-disant avocats humanistes (Sotoudeh, Ebadi, Mostafaï) avec un projet écrit de plainte internationale contre le Guide et le principe de la tutelle du clergé (que Washington déteste), comme un facteur anti-démocratique d’usurpation des pouvoirs du Gouvernement, des élus, des Pasdaran et du Pouvoir Judiciaire. Tout le monde été excusé et tous les maux été attribués au Guide et au principe fondateur du régime. Les grands du clergé auraient dû dénoncer ce point de vue : mais ils n’ont rien dit ! On a compris que par pur pragmatisme face à la menace née de la panique boursière, des pressions de Washington et de la contestation populaire, les grands du clergé adoptaient la position de Rafsandjani, préparant eux-mêmes la transition pour se recycler en démocrates !

En parallèle, le régime a mis en scène le soi-disant bloggeur anti-clérical Mohammad-Reza Pour-Shajari par une lettre ouverte à l’ONU contre le régime en prévision à l’échec de sa tentative d’infiltration de l’opposition avec Tabarzadi.

Rafsandjani n’a pas aimé cet alignement de ses rivaux sur ses projets, choix qui lui volait l’exclusivité de la déviation opportuniste. Il est parti à la zone libre de Kish, lieu de villégiature des nantis du régime pour se poser en leader de l’infiltration. Mais on l’a empêché de parler.

Le régime était dans une nouvelle crise avec cet empressement de ses chefs de se recycler en opposants ! Nous étions impatients de voir les chiffres de la bourse pour savoir si les nantis du régime approuvaient ou pas ce choix qui laisser entrevoir non pas un éveil pragmatique, mais plutôt un sursaut paniqué !

Mercredi 26 Mars 2014 (6 Farvardin 1393), la bourse a repris, mais les indices ont été censurés : la panique s’était donc vraisemblablement amplifiée. Les nantis n’approuvaient pas l’empressement des dirigeants de se recycler en démocrates par peur d’être aussi sacrifiés par eux comme les bouc-émissaires de leur corruption !

En prévision à une ruée vers le dollar et la flambée du billet vert, le régime a alors publié l’avis d’un expert prédisant la hausse du dollar en cette nouvelle année et l’attribuant à un renouveau économique pour nier au passage la panique des nantis. Par ailleurs, en prévision à la baisse des réserves de dollars et la baisse de facto des importations, le régime devait réduire les allocations pour diminuer le pouvoir d’achat afin de préserver le plus longtemps possible ses stocks énergétiques ou alimentaires : un autre expert officiel a prédit une certaine paupérisation due à la récession prévisible en cette nouvelle année (1393) !

Alors que le régime tentait de préparer l’opinion à ses futurs échecs économiques par des expertises contradictoires, encore 5 écoliers entraînés par les Pasdaran dans leurs pèlerinages intégristes ont trouvé la mort sur les routes. Le régime ne risquait pas de préserver ses rares serviteurs à ses côtés avec ces nouvelles. Washington a augmenté la pression interne par une annonce Jeysh al Adl promettant une nouvelle exécution dans une semaine, le 13 Farvardin, Sizdeh Beh Dar (« 13 au champ »), la pique-nique rituelle anti-mauvais oeil de Norouz qui est aussi une journée de contestation populaire.

Les ayatollahs du clergé ont alors oublié leurs projets hâtif de sacrifice du Guide et de recyclage démocratique opportuniste qui avaient paniqué leurs compagnons nantis, et pour les rassurer qu’ils tenaient la barre sans flancher comme Rafsandjani, ils ont annoncé un grand rassemblement de milliers de jeunes pèlerins kamikazes de Rahian Nour autour du Guide ! Leur retournement était pitoyable. Ils étaient désespérés. Les images du rassemblement avec trois rangés de participants nets et le reste très flou a aussi révélé qu’il y avait là très peu de gens ! Les têtes étaient aussi très souvent chauves. Le régime revenait à la résistance pour le bien être de ses compagnons alors qu’il avait réellement très peu de fidèles. La situation ne pouvait que péricliter avec ces images.

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Jeudi 27 Mars 2014 (7 Farvardin 1393), la direction du régime était indécise. Le clergé ne savait réellement que choisir ! Washington pouvait espérer proposer son offre de capitulation et le recyclage de certains en démocrates à l’occasion de la visite prévue de Rohani en Afghanistan pour le Festival régional de Norouz qui s’y tenait cette année. Les nantis ont paniqué : la bourse a chuté à nouveau !

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L’ONG britannique Amnesty International a alors publié un rapport accablant sur les pendaisons en Iran depuis l’élection de Rohani afin d’empêcher un rapprochement entre Washington et Rohani à Kaboul. Reuters a aussi insisté sur l’anti islamisme des Iraniens en publiant un article sur la production de vin chez les gens.

En interne, Sadegh Larijani, le chef du Pouvoir judiciaire a pris à partie Zarif, le ministre des affaires étrangères de Rohani et l’a rendu responsable du rapport d’Amnesty en l’accusant d’avoir autorisé Ashton à rencontrer des opposants officiels. Larijani junior a mis en garde Zarif donc le gouvernement pour empêcher le deal prévisible à Kaboul qui ne pouvait pas satisfaire le clan Larijani exclu du processus.

Les chefs Pasdaran ont aussi paniqué à l’idée de ce deal que pouvait accepter le clergé déboussolé ! Ils ont tenté de montrer leur force par un hommage au milicien de vertu Ali Khalili, mais ils ne purent rassembler qu’une cinquantaine de vieux miliciens.

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Vers midi, Rohani est arrivé à Kaboul avec son ami et mae Zarif. Tous les deux étaient souriants, confiants, certains que Washington allait leur proposait via Karzaï une offre intéressante avec une bonne dose d’immunité pour conclure l’affaire.

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Sur les photos de la rencontre avec Karzaï, Nahavandian, l’homme de confiance des Larijani était là à ses côtés. L’engueulade du matin avait était efficace.

Mais la rencontre pour un deal a été sabotée par la présence indésirable du président Tadjik pro-russe et pro-chinois Emam-Ali Rahmon ! Rohani et ses accompagnateurs ne purent cacher leur désarroi !

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Au retour la tristesse régnait en maître sur tous les visages des membres de son équipe et des collaborateurs venus les accueillir à l’aéroport de Téhéran.

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Washington déçu par ce contre-temps devait renforcer ses pression contre le régime. Obama a annoncé une visite en Arabie Saoudite pour renforcer des liens avec ce pays qui glisse lentement vers les Britanniques par ses choix en Egypte ou de récents investissements aux Malouines.

Par ailleurs, le gouvernement islamiste pro-américain de la Turquie a oublié son islamisme et il est à la la¨cité fondamentale de la république turque pour annoncer que la principale menace à son encontre était la présence sur son territoire d’un groupe islamiste anti-laïque financé par les mollahs, ouvrant ainsi la voie à une restriction des échanges entre les deux pays qui pourrait exposer les mollahs à une réelle pénurie énergétique et alimentaire.

Le clergé ne pouvait tenir tête à Washington en raison des risques, ni reculer de peur récolter une nouvelle panique et aussi de peur de perdre ainsi définitivement la possibilité de négocier des immunités pour ses membres. Il est resté en retrait et a relancé le bras de fer en présentant Rohani comme un homme fort par l’affirmation qu’à Kaboul, il avait critiqué la double invasion de ce pays (devant les représentants de deux envahisseurs). La bourse a fini en chute libre car le régime fanfaronnait et essayait enfin d’utiliser le contexte de la guerre froide pour améliorer ses chances alors que les russes et surtout les Américains avaient tourné la page et que les conditions internes étaient plus catastrophiques que jamais.

Vendredi 28 Mars 2014 (8 Farvardin 1393), Washington a repris ses attaques en insinuant la perte de Baloutchistan par une nouvelle annonce Jeysh Al Adl affirmant qu’il opérait depuis l’Iran ! Par ailleurs, Condy Rice a appelé à un renforcement des mesures contre le régime. Enfin, Washington a aussi renouvelé le mandat Ahmed Shaheed, son observateur des droits de l’homme en Iran, pour rappeler qu’il pouvait aussi utiliser ce thème contre le régime agonisant mais refusant de lui céder.

Une nouvelle panique était prévisible. On n’a pas vu ou entendu quelqu’un du gouvernement. Les chefs Pasdaran ont encore comblé le vide en annonçant cette fois leur engagement pour la gestion Djihadiste du régime, ainsi qu’un déploiement de leurs forces commandos au Baloutchistan et des dizaines d’arrestations, mais on n’a vu aucune image de troupes ou des exploits répressifs annoncés.

Conclusion... On peut ainsi dire que l’on avait juste des slogans pour un régime et des dirigeants désemparé alors que ces derniers bénéficiaient encore d’un contexte de guerre froide grâce au conflit sur la Crimée et auraient pu tirer leur épingle du jeu et monnayaient leur survie en échange d’une adhésion à l’un des deux camps en restant unis et non dominés par leurs intérêts ou des querelles qui remontent à la naissance du régime.

Ainsi cette semaine, le régime a encore montré l’aberration qui encourage ses derniers composants à juger sa survie impossible. Cette semaine, l’empressement de ses patrons à changer de ligne politique pour sacrifier les plus exposer pour sauver leur vie a sans doute déprimé ses compagnons les plus agressifs et utiles à sa survie. Enfin, la panique à la bourse, la chute du nombre de ses partisans et du nombre des vacanciers a montré une dépression généralisée. Cette semaine, le régime a encore fait un pas vers sa chute alors qu’il avait tout à gagner. Sa chute n’est plus à discuter. Il est en préavis de départ avec ses dirigeants dissonants et les quelques vieux miliciens cinquantenaires qui lui restent encore fidèles...