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کلاهبرداران از سر لوح کوروش هم نمی گذرند

اندکی پیش از اعتصاب گستردۀ بازار در روزهای گذشته، در حالی که نظام اسلامی در تهران رو به فروپاشی می بود و از شورش مردمی می هراسید، حکومت از یکسو ابزار ترس و سرکوب را به کار می برد و از سوئی دیگر به دنبال بدست آوردن دل ایرانیان می رفت. در این راستا، انگلیسیها که از دیرباز پشتیبان آخوندها هستند، لوح کوروش، این نخستین منشور حقوق بشر در تاریخ را به آنان وام دادند تا ایشان هم به نوبۀ خود آنرا پیشکش ایرانیان کنند، ایرانیانی که ریشه‌های خود را در چنین چیزهائی که یادآور میهنی بسی متمدنتر است، می بینند. امّا اینکار چندان به جائی نرسید چرا که وام دادن دزدِ این لوحه به دزدِ هوّیت ایرانی تنها مایۀ ننگ مردم گشت و آنان را از جشن اسلامی برای بازگشت آن رو گرداند. ما، با شادی فراوان می توانیم به هم میهنانمان اعلام داریم که این لوحۀ وام داده شده قلابّی است!


12.11.2010

Iran-GB : Ils ne respectent rien !

Récemment, peu avant la seconde grande grève du Bazar, le régime était en déconfiture. Il craignait un soulèvement populaire, il cherchait à faire peur, mais aussi à plaire au peuple. Les Britanniques, qui sont les alliés historiques des mollahs, leur ont prêté le Cylindre de Cyrus (la première déclaration universelle des droits de l’homme) pour qu’ils l’offrent à leur tour au peuple iranien qui se reconnaît dans ce symbole d’un Iran autrement plus civilisé. Cela n’avait pas été concluant car le prêt par le voleur du cylindre au voleur de l’identité iranienne avait indigné le peuple. Il avait détourné le regard de la cérémonie islamisante organisée en honneur de l’arrivée du Cylindre. Nous avons l’immense plaisir d’annoncer une grande nouvelle à nos compatriotes : le Cylindre prêté aux mollahs est un faux !


11.11.2010

IRAN : THE NEW STRIKE OF THE BAZAAR & SAKINEH

© IRAN-RESIST.ORG – October 13, 2010 | At the time of the first strike of the Bazaar on the last July, the regime which usually hides its violation of Human Rights told about some scheduled stoning sentence in order to divert people’s attention from the Bazaar which would be able to overthrow it if it managed to maintain a long strike. Westerners who repeat relentlessly their desire of an entente with the mullahs applied quickly this media manipulation : the proof is that they never tell about the strike of the Bazaar but they mention a lot Sakineh’s affair while the Bazaar is in a state of unrest. This is due to the fact that the United States need an Islamist ally [1] to control the Muslim street and that Europeans dispose of much advantageous oil contract in Iran. That’s why on the last August when the Bazaar tried to strike again, the affair was mentioned again by Tehran and the West. This affair which finally exhausted Western opinion has just been launched again with the so-called arrest of Sakineh’s son because the Bazaar is striking again and on the last week, the regime didn’t manage to break this strike ; it even contributed to its intensification.


10.11.2010

Iran : Les mollahs restent zen dans l’oeil du cyclone !

En 1979, les Américains ont aidé l’arrivée au pouvoir d’une république islamique en Iran, mais aussi ailleurs, pour provoquer une réaction en chaîne afin de conquérir l’Asie Centrale alors soviétique avec l’arrière pensée de priver in fine la Chine de ses ressources gazières et détruire ce futur adversaire économique. Afin de mener leurs pions au pouvoir en Iran, les Américains ont eu besoin des mollahs. Six mois après leur victoire commune, les mollahs ont expulsé les pions de Washington pour prendre le pouvoir. Depuis, Washington utilise divers moyens de pression pour les forcer à ouvrir leur espace politique à ses islamistes. Il insiste sur le dialogue, les mollahs refusent par tous les moyens et aussi parce qu’ils ne craignent pas Washington car ce dernier évite les sanctions très fortes de peur de renverser ce régime. En réponse à cette attitude doublement impertinente, lundi dernier, Washington a commencé à organiser des « attentats anti-chiites avec une signature sunnite » pour les fâcher avec les sunnites afin de les priver du soutien de la rue arabe : les isoler pour les pousser à composer. Téhéran qui a vu venir le coup n’a pris aucune position hostile contre les sunnites. Nous avions alors évoqué la nécessité pour Washington de le provoquer davantage. Ce lundi, une semaine après cette première vague, d’autres attentats anti-chiites avec une signature sunnite ont visé plus explicitement les Iraniens en Irak.


10.11.2010

IRAN and NAZISM : FRANCE 24 MAY BE SUED FOR LIBEL

© IRAN-RESIST.ORG – November 27, 2010 | Iranian nationalists have a Nazis mindset and the origins of this ideology go back more than two millennia, according to an article by an “Iranian journalist” writing on France 24, a journalist close to the “Green Movement”, the counterfeit opposition which, contrary to the advertisements, advocates the application of Ayatollah Khomeini’s programme to the letter !


27.10.2010

IRAN : STUXNET SPREADING METHOD IS SOLVED

© IRAN-RESIST.ORG – October 7, 2010 | Recently, based on American information source (Symantec), Western media have been relentlessly telling about the sabotage of the Iranian nuclear programme by Stuxnet virus which is considered to have contaminated around 30,000 laptops belonging to the employees of Buchehr power plant. In a past article, we highlighted the inconsistencies of the first American tale of such contamination. The Western media machinery went back onto the offensive with new American expertises and reported exactly the same conclusions. This intrigued us. By examining unvarying conclusions, we noticed there was a defect : they tell about Buchehr ! However, the Iranian nuclear programme which is facing American sanctions is entirely independent from Buchehr and is located somewhere else in Natanz, Tehran or even in Esfahan and it is ongoing. The authors of the Stuxnet campaign are trying to make people confused. This doesn’t happen by chance but at a time when Washington needs an entente with the mullahs and tries to avoid any conflict in order to continue dialogue.


23.10.2010

IRAN: THE REGIME APPEARS POWERLESS FACED WITH THE BAZAR

© IRAN-RESIST.ORG – October 6, 2010 | The Bazar’s strike is gaining ground and Western media still hasn’t referred to it. Henceforth, there are two fronts: on the one hand, the regime is trying to break the strike by any mean of intimidation and tricks and on the other hand, Westerners don’t tell about the strike in order to let the regime make people feel disheartened. It results in media coverage of some affairs such as Sakineh’s stoning and whenever the affair appears to be loosing momentum, it is revived with some new development. | Aspects of both fronts |


21.10.2010

Iran : La grève du Bazar se radicalise (J+20)

Au moment de la première grande grève du Bazar en juillet dernier, le régime qui cache ses violations des droits de l’homme a fait état d’une lapidation programmée pour détourner les attentions du Bazar qui a la possibilité de le renverser s’il parvient à maintenir une longue grève. Les Occidentaux qui répètent à volonté leur désir d’une entente avec les mollahs ont vite adopté cette manipulation médiatique : la preuve est qu’ils ne parlent jamais de la grève du Bazar, mais parlent beaucoup de l’affaire Sakineh quand le Bazar s’agite. Cela est dû au fait que les Etats-Unis ont besoin d’un allié islamiste [2] pour contrôler la rue musulmane et que les Européens ont des contrats pétroliers très avantageux en Iran. C’est pourquoi en août dernier quand le Bazar a tenté de se mettre en grève, nous avons eu droit à une grande relance de l’affaire par Téhéran et l’Occident. L’affaire qui avait fini par lasser l’opinion occidentale vient d’être relancée avec une soi-disant arrestation du fils de Sakineh car le Bazar est à nouveau en grève et au cours de la semaine dernière, le régime n’a pas réussi à casser cette grève, il a même contribué à son renforcement.


13.10.2010

Iran : La semaine en images n°138

Le principal événement de la semaine dont il n’existe aucune image a été la grève du Bazar iranien. Les négociants en or et diamant, ainsi que les négociants en acier et en textile, c’est-à-dire tous ceux qui en faisant grève avaient contribué à la victoire des mollahs en 1979, étaient pour la deuxième semaine en grève, paralysant les secteur-clefs de l’économie iranienne : la spéculation financière, le bâtiment et l’habillement. Le mouvement a démarré quand par son discours provocateur Ahmadinejad a fermé la porte à tout apaisement avec Washington présageant de nouvelles sanctions américaines ainsi qu’un renforcement du plan iranien de rigueur pour atténuer l’impact des sanctions par une baisse forcée de la consommation. Le régime a immédiatement choisi le recours à l’intimidation car il sait qu’il ne veut d’aucun apaisement avec Washington. Mais il n’est pas parvenu à rétablir l’ordre car depuis plus d’un an, il a perdu le soutien de ses jeunes miliciens, les Bassidjis, à la suite de la mise en place de son plan de paupérisation visant à réduire la consommation. Il s’est alors retrouvé avec le risque que son incapacité à rétablir l’ordre soit interprétée comme les prémices d’une chute encourageant les gradés de la milice qui sont ses derniers alliés à le laisser tomber pour ne pas disparaître avec lui. Cette peur présente depuis plusieurs mois avait initialement poussé le régime à jouer le profil bas sur le plan politique pour récupérer les Bazaris et les Bassidjis. Ce ramollissement n’avait non seulement pas déclenché le retour de ces forces devenues dissidentes, mais encore il avait renforcé leur boycott du pouvoir et de ses manifestations. Le régime a dû penser que la présente grève était une suite de ce boycott, cette semaine, il a rompu avec son profil bas pour réinvestir en force le terrain qu’il avait abandonné. Le régime a eu une semaine chargée pour avancer étapes par étapes dans une explosion de violence retenue avec trois coups d’éclat en milieu et fin de semaine, mais il n’a pas réussi à atteindre ses objectifs. Voici les images d’une semaine très intéressante. (vous pouvez cliquer puis zoomer sur les images pour les agrandir une ou deux fois).


10.10.2010

Iran : Nouveauté : la France a inventé son propre faux opposant !

Le Bazar est en grève, l’économie iranienne est arrêtée, mais les Occidentaux n’en parlent pas. Le régime est contesté : il tue de plus en plus, Il y a actuellement en moyenne 20 pendaisons par jour. Les Occidentaux n’en parlent pas non plus. Nous avons dénoncé cette attitude, ils ont été contraints d’évoquer le sujet : ils ont annoncé 8 pendaisons à Kermân, tout en oubliant de préciser l’ampleur des exécutions, mais ils ont minimisé le nombre total des pendaisons et en enfin en inventant un nouvel faux opposant pour réorienter l’attention ailleurs.


08.10.2010

Iran : La méthode de contamination de Stuxnet est percée !

Actuellement, sur la base d’informations d’origine américaine (Symantec), tous les médias occidentaux évoquent sans cesse le sabotage du programme nucléaire iranien par le virus Stuxnet qui aurait contaminé quelque 30,000 ordinateurs portables des employés de la centrale nucléaire de Bouchehr. Dans un premier article, nous avons souligné les incohérences du premier récit américain de la contamination, la machine médiatique occidentale est revenue en force avec de nouvelles expertises américaines pour évoquer exactement les mêmes conclusions. Cela nous a intrigués. En nous concentrant sur ces conclusions invariables, nous avons constaté un défaut : on parle de Bouchehr ! Or, le programme nucléaire iranien qui est sanctionné par les Américains est totalement indépendant de Bouchehr et se trouve ailleurs à Natanz, à Téhéran ou encore à Ispahan et il se porte très bien. Les auteurs de la campagne Stuxnet tentent de créer une confusion. Cela n’arrive pas fortuitement, mais à un moment où Washington qui a besoin d’une entente avec les mollahs tente d’éviter le conflit pour continuer le dialogue.


07.10.2010

Iran : Le régime est impuissant face au Bazar !

La grève du Bazar gagne toujours du terrain et il n’y a toujours rien sur le sujet dans les médias occidentaux. Il y a désormais deux fronts : d’une part, le régime qui tente de casser la grève par toutes sortes d’intimidations et de ruses d’autre part, les Occidentaux qui n’en parlent pas pour le laisser démoraliser le peuple. Cela se traduit par la médiatisation de quelques affaires comme la lapidation de Sakineh et quand l’affaire est en perte de vitesse, on la relance avec des rebondissements | Tour d’horizon des deux fronts |


06.10.2010

Iran : Controverse à propos de la Plume d’or 2010

Le Bazar qui a porté les islamistes au pouvoir avec une grève qui a paralysé l’économie iranienne est à nouveau en grève. La milice n’est pas intervenue pour casser cette grève susceptible de renverser le régime. Les mollahs sont réduits à formuler des menaces ou à lancer des opérations punitives ponctuelles. Il n’y a pas un mot sur ces faits dans la presse occidentale. Pendant ce temps, les Occidentaux parlent d’affaires spectaculaires et fictives afin que leur population ne soit informée de la vraie situation en Iran et que la contestation s’essouffle faute de soutien. On a d’abord eu la lapidation de Sakineh, puis la condamnation à mort d’un bloggeur ou encore le Ver information Stuxnet. A présent, le buzz de la semaine sera l’octroi du prix occidental de la presse libre à un iranien : Ahmad Zeydabadi, un islamiste notoir. Un de ceux que le peuple rêve de pendre quand il renversera le régime des mollahs.


05.10.2010

Iran : La semaine en images n°137

Le Bazar, principale entité sociale, qui a aidé les mollahs à prendre le pouvoir est en grève dans les grandes villes du pays depuis une semaine et la milice composée de jeunes qui doivent défendre le régime n’intervient pas. Le régime des mollahs est dans une situation grave. Son incapacité à rétablir l’ordre peut donner lieu à un élargissement du mouvement aux entreprises publiques et aux administrations. Cela pourrait signifier la fin du régime. Pour forcer les Bazaris à cesser leur grève, le régime a tenté de les intimider en incendiant les Bazars, en les accusant de voler le peuple et enfin en menaçant d’abord implicitement puis très ouvertement des arrestations musclées. Dans le même temps, le régime a tout fait pour minimiser la gravité des faits pour éviter l’adhésion du peuple ou l’abandon de ses partenaires économiques étrangers. De fait, alors que le pays brûle, il n’y a aucune image des grèves, des incendies, le régime a tenté de montrer des images faisant état de sa force basée sur le soutien d’un peuple heureux et d’une milice fidèle. Mais les images ne sont jamais neutres et nos amis les photographes iraniens nous ont envoyé des messages faisant état du contraire pour qui sait lire les images. C’est ce que nous vous proposons.


03.10.2010

Iran : La guerre est déclarée au Bazar !

La grève a gagné du terrain au Bazar de Téhéran et les autres grandes villes du pays. Cela met le régime très mal à l’aise car il est arrivé au pouvoir grâce à une longue grève du Bazar qui a ainsi désoeuvré des millions de personnes pour les verser en colère dans les rues. Il a peur que ses partenaires occidentaux supposent que sa fin est proche et le lâchent, mais aussi que le peuple adhère au mouvement pour accélérer sa chute. Il tente d’endiguer ses diverses menaces en accusant les Bazaris d’avoir ruiné les Iraniens, il lui arrive aussi de minimiser l’affaire et faire état de sa solidité économique ou encore militaire… ! Les propos sont contradictoires, le régime semble dépassé face à la crise.


30.09.2010

Iran : Le Bazar est en grève dans 5 grandes villes !

Depuis hier, les Bazars de plus de 8 villes d’Iran sont en grève. Alors que la nouvelle est en tête des unes de tous les sites d’infos en persan, on n’en voit trace dans les médias occidentaux. Les Etats Occidentaux qui cherchent une bonne entente avec ce régime censurent l’info comme au moment du soulèvement du peuple iranien durant l’été 2009.


28.09.2010

Iran : Un attentat, 3 hypothèses

Washington a besoin des mollahs, mais ces derniers ne peuvent l’accepter car en cas d’entente, ils devraient céder les pouvoirs clefs aux pions des Etats-Unis. Pour les soumettre, parallèlement à ses pressions économiques, Washington utilise des frappes terroristes contre les Pasdaran, milice chargée de la sécurité des mollahs. Hier, une bombe a explosé lors d’un défilé des Pasdaran à Mahabad dans le nord-ouest de l’Iran faisant 12 morts et 75 blessés selon les dernières estimations officielles. Téhéran a aussitôt accusé l’OMPI, groupe armé protégé par les Etats-Unis et le PKK financé par ces derniers alors que l’attentat n’a été revendiqué par aucun groupe. Les Kurdes affirment que le coup a été organisé par le régime pour lancer un vaste coup de filet dans la région. Les caractéristiques de l’attentat confirmeraient cette hypothèse.


23.09.2010

Iran : La semaine en images n°135

__le contexte actuel__| Il y a deux semaines, les miliciens du Bassidj, les Pasdaran de base ainsi que les Bazaris ont comme le peuple boycotté la Journée de Qods qui doit être la vitrine de l’islamisme du régime, la vitrine du soutien au Hezbollah qui au retour doit garantir le soutien de la rue arabe aux mollahs. Par leur boycott, les Iraniens ont mis en danger le régime dont la seule force de dissuasion est le soutien de la rue arabe à ses agitations via le Hezbollah ou le Hamas. Ce boycott résulte de la décision du régime de supprimer les prix subventionnés, c’est-à-dire les produits vendus à perte, pour faire des économies afin de garder des devises en réserve pour continuer à refuser tout compromis avec les Américains. Avec le boycott de la journée de Qods, Téhéran a réalisé qu’il était très menacé, mais il n’a pas reculé car un compromis avec Washington équivaut à un transfert de tous les pouvoirs vers des pions iraniens des Etats-Unis, une sorte de capitulation dans laquelle les mollahs se retrouveront encore plus menacés. Ils ont alors tenté de provoquer une crise avec Washington pour que ce dernier recule et abandonne ses sanctions par peur d’une guerre perturbant l’approvisionnement pétrolier de l’Occident.

Les Américains qui ont besoin d’une entente avec les mollahs pour contrôler la région ont fui l’escalade souhaitée par Téhéran, mais ils ont tenté de le pousser à la capitulation en demandant à la Turquie de cesser ses livraisons de carburant et de fermer discrètement toutes les banques d’affaires iraniennes. En choisissant de rester sur sa ligne de refus de compromis, le régime a écopé d’un nouveau boycott encore plus important lors de la fête de fin du Ramadan. Le régime a alors reconsidéré sa position car pour la masse musulmane, il est « officiellement » arrivé au pouvoir grâce à une révolution du peuple : il tire sa légitimité de la rue. Le boycott de la rue équivaut à la perte d’une légitimité qui lui assure le soutien de l’Ouma. Il fallait récupérer le coup : le régime a décidé de séduire la rue tout en continuant à provoquer les Etats-Unis pour arriver à une escalade pour faire reculer ces derniers.

__cette semaine__| Le boycott d’un événement islamique par les Iraniens a alerté les Etats-Unis : ils ont craint la chute de ce régime dont ils ont besoin pour contrôler les musulmans. C’est pourquoi alors que Téhéran cherchait l’escalade, ils ont tout d’un coup cessé de demander de nouvelles sanctions. Pour permettre aux mollahs de rassurer le peuple : la docile Turquie a annoncé qu’elle avait envie d’étendre ses relations commerciales avec Téhéran. La Grande-Bretagne qui est l’alliée des mollahs (canal historique) est aussi intervenue en leur livrant le Cylindre de Cyrus pour permettre au régime de séduire le peuple avec une exposition axée sur le respect de l’identité dans laquelle se reconnaît le peuple.

La semaine était modelée pour permettre aux mollahs de séduire la rue et éviter le soulèvement. Cela devait lui permettre de renforcer son autorité sur les forces qui se sont détachées pour ne pas perdre avec eux les derniers éléments encore fidèles comme les miliciens de l’armée de Qods ou ceux de la milice universitaire (l’ENA du régime).

Un fait inattendu a gâché cette semaine de séduction autoritaire : la menace lancée le 10 septembre par le pasteur Jones de brûler des Corans ! L’annonce a enflammé le monde islamique, mais il ne s’est rien passé en Iran ! Personne n’est venu spontanément dans les rues ! On a alors perdu le signal du régime ! La semaine de séduction a changé du tout au tout ! Le régime a, d’une part, tenté d’exister dans l’espace news avec autre chose pour faire diversion et d’autre part, il a couru sans succès après une manifestation de masse à Téhéran contre l’inattendu Mister Jones. On avait connu cela pendant la guerre de Gaza, les manifs de soutien avaient déjà été boycottées par le peuple, le clergé et la milice. À cette occasion, le régime avait fini par y parvenir au bout d’une semaine en faisant venir des figurants de partout, cette fois-ci il y est aussi parvenu péniblement en fin de semaine, 8 jours après les faits. __La preuve en images.__


19.09.2010

Iran : Farzad Farhangian, le porte-parole du cynisme

Farzad Farhangian (ci-dessous), un autre « diplomate iranien », a fait défection dans le cadre de l’« Opération Ambassades Vertes ». Lors de sa conférence de presse en Europe et une interview sur la Voice of America (VOA), la chaîne en persan du Département d’Etat, Farhangian a parlé des « dérives récentes de la république iranienne qu’il a servi depuis 31 ans » avant d’annoncer son adhésion au Mouvement Vert de Moussavi et Karroubi. Farhangian a dit qu’il allait « occuper la fonction du porte-parole de toute l’opposition iranienne à l’étranger. » Les médias occidentaux surtout la Voice of America (VOA) se sont montrés enthousiastes en évoquant un « renforcement de l’opposition iranienne ». Les Iraniens ont en revanche été choqués car les employés des ambassades du régime sont tous issus des services secrets des Pasdaran et par ailleurs, le Mouvement Vert prône un retour aux principes fondateurs de la révolution islamique ! L’opposition en exil vient de se faire imposer un porte-parole au service du régime ! Les Iraniens ont certes été choqués, mais ils n’ont pas été déprimés, ils ont trouvé la parade pour confondre cet opportuniste et d’autres coquins de son espace. D’une manière générale, ce genre d’actions cyniques ont toujours créé plus d’opportunités que des obstacles.


16.09.2010

Iran : Autosuffisance en essence, une intox lourde

Pendant des années, les Américains ont intimidé les mollahs en se disant prêts à les sanctionner pour l’importation d’essence car ces derniers ont des capacités limitées de raffinage. Téhéran avait toujours déclaré qu’il allait atteindre l’autosuffisance, mais on ne voyait rien venir. Alors qu’il est très affaibli et contesté à l’intérieur notamment par les commerçants du Bazar, le régime a annoncé hier qu’il avait « atteint l’autosuffisance en matière de production d’essence, de gazole et de fuel grâce à un projet innovant » [3]. Info ou intox ?


11.09.2010

Iran : La semaine en images n°133

Cette semaine, le régime des mollahs a continué d’affirmer son refus de tout compromis nucléaire. Les Etats-Unis ont augmenté leurs pressions économiques sur le régime notamment en demandant au Japon de réduire ses échanges commerciaux avec Téhéran et en demandant à la Turquie de diminuer encore ses livraisons d’essence à l’Iran. La situation économique du pays s’en est trouvée plus mal provoquant une instabilité qui pousse le régime à procéder à des pendaisons massives. A une exception près dont nous parlerons plus bas, on n’a rien vu sur ces sujets par les médias occidentaux. Ces derniers sont restés focalisés sur Sakineh, la femme condamnée à la lapidation. Pour les Iraniens, les Etats Occidentaux, qui n’ont jamais caché leur intention de parvenir à une entente avec ce régime, utilisent Sakineh pour accaparer l’attention de leurs citoyens afin qu’ils ne s’intéressent pas à la situation économique et politique de l’Iran et ne se mobilisent pas pour aider un changement de régime. Nous avons une nouvelle preuve de ce choix quand, à la fin de la semaine pendant la journée de Qods, le régime a échoué dans sa tentative de mobiliser le peuple sous sa bannière ou sous la bannière de la fausse opposition interne, le Mouvement vert. Aucun media occidental n’a parlé de cet échec : ils ont même évoqué une bonne mobilisation dans les deux cas. Nous avons la preuve du contraire en images et bien plus dans ce 133e numéro de la semaine en images placée sous le signe de ruptures et d’incertitudes pour le régime des mollahs.


06.09.2010

Iran : Deux ou trois avertissements américains en douce

Washington qui a besoin d’une entente avec les mollahs pour contrôler l’Asie Centrale et les chiites a privilégié le dialogue depuis l’accession d’Obama au pouvoir, en janvier 2009. Après 17 mois, cette approche n’a non seulement pas affaibli Téhéran, mais encore, elle a donné l’impression d’une faiblesse des Etats-Unis, ce qui a renforcé l’image de puissance régionale des mollahs. Cette semaine, Washington a tenté de corriger le tir sans toutefois nuire au dialogue.


07.08.2010

Iran : La semaine en images n°126

La semaine qui s’est terminée a été riche en évènements : la grève générale dans les Bazars des principales grandes villes du pays, le geste conciliant des Etats-Unis de restituer un homme qui affirmait être enlevé et finalement l’attentat contre les Pasdaran dans une mosquée de la ville de Zahédan qui est l’œuvre d’un groupe financé par Washington. L’ensemble de ces évènements ont un point commun : ils sont liés et malgré leurs intérêts, il existe une palette très réduite d’images les concernant. Cette décision du régime tient au fait que les images racontent bien plus qu’elles ne sont supposées montrer. Le régime a réduit le champ d’investigation des Iraniens pour éviter certaines réactions populaires qu’il juge désagréables. Dans ce 126e numéro de la semaine en images, nous pourrons cerner certains de ces sujets d’inquiétudes.


18.07.2010

Iran-Jundallah : La gestion médiatique des attentats par les mollahs

Jeudi soir, le groupe armé Jundallah financé par les Etats-Unis a frappé les Pasdaran par un double attentat suicide contre une mosquée de la ville de Zahédan où ils se réunissaient pour prier. Quelques minutes après, dans un communiqué, le Jundallah a expliqué son geste tout en annonçant plus de 100 victimes, tous des miliciens. Téhéran a démenti. À l’heure de ce démenti, on ne pouvait pas se faire une idée de l’attentat car Téhéran ne diffusait pas ses images. Elles ont été finalement publiées vendredi à une heure assez tardive sur plusieurs sites. Elles sont les mêmes sur tous les sites d’info du régime, seules les signatures en bas à gauche changent. Elles correspondent à une version particulière. Selon Téhéran, aucun Pasdaran n’est mort jeudi soir à Zahédan, toutes les victimes seraient toutes des croyants locaux.


17.07.2010

Iran : Le Bazar entre dans son 9ème jour de grève

Hier soir, le Grand Bazar de Téhéran a vécu sa huitième journée de grève consécutive. Selon les rumeurs, les Bazars d’autres grandes villes, en particulier celui d’Ispahan – seconde ville iranienne-, auraient fait état de leur intention de se joindre au mouvement. Le malaise règne au sein du régime car le monde entier est au courant de cette grève. Le régime ne peut pas nier l’évidence : il le reconnaît désormais, mais en parlant d’une grève finissante. Le Mouvement Vert confirme son statut de fausse opposition en répétant le discours officiel. La grève a déstabilisé le régime.


14.07.2010

Lapidation : L’horreur comme outil politique

Il y a une semaine, l’information iranienne la plus lue sur Google News a été la nouvelle de l’amputation d’un voleur récidiviste. Cette nouvelle horrible a été oubliée par l’annonce de la pendaison imminente d’un meurtrier mineur au moment des faits, puis celle de lapidation imminente d’une femme accusée du délit d’adultère en 2006. C’est une autre réalité de l’Iran, une réalité d’autant plus choquante que les soi-disant modérés du régime ne les ont nullement condamnées. Shirin Ebadi que nous dénonçons comme une fausse dissidente a également brillé par son silence. Ces infos qui donnent la chair de poule et une bien mauvaise image du régime et de ses faux opposants ne vous sont pas parvenues grâce à l’investigation de quelques journalistes intrépides, elles ont été délibérément diffusées par les mollahs eux-mêmes. Il s’agit de diversions médiatiques, un écran de fumée pour faire oublier une suite inédite du soulèvement populaire de juin 2009.


10.07.2010

Iran : Grève générale au Bazar de Téhéran

Le Bazar de Téhéran est en grève depuis trois jours en raison de l’entrée en vigueur d’une augmentation des impôts sur les chiffres d’affaires : le taux d’imposition a été multiplié par trois ! Le Mouvement Vert, la fausse opposition interne, qui en raison de son alignement sur la révolution islamique n’arrive pas à mobiliser les Iraniens vient de se greffer tardivement sur ce mouvement social dans l’espoir d’attirer nos compatriotes dans les rues sous sa bannière.


08.07.2010

Iran : La semaine en images n°124

Cette semaine, Téhéran a sans cesse multiplié les provocations afin d’engager les Américains dans une escalade afin que par la peur d’une guerre suivie d’une fermeture du détroit pétrolier d’Ormuz les grandes puissances cessent leur pression à son encontre. Cela devait commencer lundi par Ahmadinejad pour finir en apothéose jeudi par des déclarations d’Ali Larijani, le probable nouveau directeur du Conseil de Discernement, donc nouveau patron politique du régime. Il avait d’ailleurs été présent tout au long de la semaine dans les évènements marquants du régime. Mais ce projet a échoué car les Occidentaux ont censuré les étapes préliminaires, privant ainsi Ali Larijani d’une entrée fracassante sur la scène internationale.


04.07.2010

Iran : La semaine en images n°123

la terre a enfin bougé en Iran | Depuis près d’un an, l’actualité politique iranienne est focalisée sur le Mouvement Vert et ses dirigeants Moussavi et Karroubi qui prônent un retour aux valeurs fondamentales de la révolution islamique, c’est-à-dire le refus de tout compromis avec l’Occident. Il n’y a là rien d’étonnant : les deux hommes sont membres à vie du Conseil de Discernement, une sorte de conseil d’administration plénipotentiaire qui depuis 22 ans décide de l’ensemble des politiques du régime sous la direction de Rafsandjani. Ce dernier qui est vu comme le véritable patron du régime a d’ailleurs soutenu le Mouvement Vert (on pense qu’il en a été l’architecte). Ainsi au travers de cette imitation de révolution de couleur, le régime espérait que ce mouvement hostile au dialogue obtiendrait le soutien d’Obama : logiquement, le président américain n’aurait alors pas pu continuer ses sanctions devant leur refus de négocier. Mais ce projet a été un double échec. Tout d’abord, les Iraniens, qui connaissaient Moussavi, Karroubi et Rafsandjani, n’ont pas adhéré à cette révolution de couleur, mais ils ont profité de l’occasion pour contester le régime. Parallèlement, Washington, qui a besoin de ses sanctions pour forcer les mollahs à devenir ses alliés régionaux, n’a pas marché, mais il a profité de l’occasion pour incruster ses pions dans le processus pour prendre la direction de l’opposition la plus démocratique du régime, s’offrant l’option de prendre le pouvoir de l’intérieur pour mettre les mollahs à son service ! Pour restaurer sa mainmise sur son projet, le régime a essayé d’attirer les Iraniens dans les rues sous la bannière verte par des slogans hostiles à Khamenei : il a provoqué la colère des grands ayatollahs, sans parvenir à duper les Iraniens. En désespoir de cause, la semaine dernière, le Mouvement Vert a tenté d’attirer les Iraniens dans les rues en appelant à une mobilisation en mémoire des victimes du soulèvement anti-régime de l’année dernière. Personne ne s’est déplacé. Ce boycott a achevé tous les espoirs des responsables du Mouvement Vert. Dans le même temps, les pions de Washington ont encore une fois occupé le terrain médiatique pour revendiquer la direction du Mouvement Vert. Moussavi a publié une lettre d’information pour rappeler son attachement au système. La lettre a été boycottée par les médias américains. Cela ne pouvait pas être sans conséquence : cette semaine, Rafsandjani a officiellement fait part de son intention de se retirer de la vie politique.

C’est l’info de la semaine. Toutes les images importantes de la semaine s’y rapportent.


27.06.2010

Iran : vers une acceptation d’un Iran nucléaire militaire ?

À chaque fois que s’approche l’échéance d’adoption de nouvelles sanctions contre les mollahs, on entend ou on lit des analyses qui plaident en faveur de l’acceptation d’un Iran nucléaire militaire. Hier, on en a de nouveau entendu parler aux Etats-Unis, mais aussi en France sur France 24, la chaîne du Quai d’Orsay dans un dialogue entre Bernard Hourcade, un lobbyiste des mollahs en France et le journaliste Sylvain Attal. On commence à préparer l’opinion à l’acceptation d’un Iran nucléaire militaire.


05.05.2010

Iran : La renaissance endeuillée

Samedi dernier (17 avril), disparaissait à Paris à l’âge de 92 ans, Shoja’eddin Shafa, l’intellectuel iranien le plus influent des 30 dernières années qui resta pourtant méconnu de l’opinion publique internationale.

par Babak Khandani


21.04.2010

IRAN : THE BIRTHDAY PRESENT AMERICANS ALREADY FEEL SORRY ABOUT

One week ago, Washington caused much surprise by authorizing Iraq to close a 600 millions dollars oil deal with the mullahs at a time when the latter gave signs of exhaustion few days before their revolution’s anniversary. The sum gave the mullahs their smile back since they started to use the offensive mode again against this America that provided them with the proof it’s not willing to overthrow them. But the question is what would be the use of those 600 millions dollars for such a ruined regime. To what were those petrodollars allocated ? The answer is disconcerting and much instructive for those who wish to cook something up with the mullahs.


02.02.2010

Iran : Le cadeau d’anniversaire que les Américains regrettent déjà

Il y a une semaine, Washington a surpris en autorisant l’Irak à passer un joli contrat pétrolier de 600 millions de dollars avec les mollahs à un moment où ces derniers donnaient des signes d’épuisement à quelques jours de l’anniversaire de leur révolution. La somme a donné le sourire aux mollahs puisqu’ils sont repartis en mode offensif contre cette Amérique qui leur avait donné la preuve qu’elle ne souhaitait pas leur renversement. Mais la question est à quoi peuvent servir ces 600 millions pour un régime ruiné ? A quoi ont été affectés ces pétrodollars ? La réponse est déconcertante et fort instructive pour ceux qui espèrent fricoter avec les mollahs.


02.02.2010

Iran : Discrétion sur un assassinat humiliant

Il y a une semaine, le directeur de la section atomique de l’université de Téhéran a été tué dans l’explosion d’une bombe devant son domicile. Le régime a immédiatement accusé Washington. Il y a trois jours, le procureur du régime des mollahs dans la région iranienne frontalière de la Turquie a été abattu par balles devant son domicile et le groupe armé Pejak que Téhéran associe à Washington a revendiqué l’assassinat, mais le régime se garde d’accuser le Pejak ou Washington et attribue le coup à des usuriers organisés en bande jadis arrêtés par le procureur. Une explication s’impose.


21.01.2010

Iran : the Bazaar in a mess

The American bank sanctions made Iranian economy go wrong because it’s based on foreign investments as well as import-export activities. Without this true fuel that made it go for around 30 years, nothing goes well : debts are piling up, banks are going bankrupt. As it expects for the worse, the regime publicized last Monday some balance that appeared closer to reality in order to prepare its domestic partners. Such announcement has spread panic and caused a chain reaction whose effects were unexpected. Iran is on the move.


16.01.2010

Iran : C’est le bazar au Bazar !

Les sanctions bancaires américaines ont détraqué l’économie iranienne basée sur l’investissement étranger ou l’import-export. En l’absence de ce vrai carburant qui l’a fait tourner pendant 30 ans, rien ne va plus : les dettes s’accumulent, les banques vont à la faillite. S’attendant au pire, le régime a diffusé lundi dernier quelques bilans plus réalistes en ce sens pour préparer ses partenaires intérieurs, des annonces qui ont semé la panique, provoquant une réaction en chaîne aux effets inattendus. Ça bouge en Iran.


16.01.2010

Iran : Un nouveau facteur entre en jeu

Le régime des mollahs a annoncé vendredi dernier sa volonté d’accepter l’offre de compromis sur l’échange de ses réserves d’uranium contre du combustible sur le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Ce changement n’a pas été dû à la menace des sanctions car pendant ce temps, Téhéran était courtisé par des émissaires arabes des Etats-Unis. Ce changement est survenu grâce à un nouveau facteur dans la crise nucléaire iranienne : la grogne sociale provoquée par les sanctions.


15.12.2009

Iran : La semaine en images n°94

Il y a une semaine, les médias occidentaux pleuraient pour la médaille volée de Shirin Ebadi. Les Iraniens se sont alors rappelés qu’elle existait, mais continuait à ne rien dire de déplaisant sur le régime qui les opprime. Ebadi est une figure positive en Occident mais pas en Iran. Ce qui explique qu’il n’y ait pas eu la moindre manif en sa faveur en Iran. Cette semaine ces mêmes médias vibrent pour la manif du 7 décembre alors qu’elle n’est qu’une nouvelle tentative du régime pour relancer le Mouvement Vert, fausse opposition interne hostile à toute négociation nucléaire et donc à la fin des sanctions qui pèsent sur le peuple iranien. Puisque l’on oublie si souvent les habitants de ce pays, les voici.


06.12.2009

Iran : Le désamour entre le Bassidj et le pouvoir

Il y a un mois, nous avons signalé une absence des cadets de la milice Bassidj, jeunes chargés de la sécurité intérieure, dans les manifestations officielles du régime. Au fil des jours, des indices se sont amassés faisant état d’un malaise entre le pouvoir et ces jeunes, non seulement dans le Bassidj, mais aussi dans d’autres armes. Le régime a confirmé notre hypothèse en relevant de leurs fonctions les bataillons de jeunes chargés de la sécurité urbaine.


01.12.2009

Iran : The dissension between the Basij and the power

One month ago, we reported the absence of Basij militia cadets, those young people who are responsible for national security, into the regime’s official demonstrations. As days went by, clues were amassed which denoted some awkwardness between the power and those young people not only inside the Basij itself but also into other armed branches. The regime confirmed our hypothesis by relieving of their post battalions of young people who were in charge of urban security.


01.12.2009

Iran : La semaine en images n°93

La semaine en images est une véritable aubaine pour nous. Elle montre la république islamique sans son masque de slogans et d’annonces grandiloquentes et nous rappelle qu’elle est de plus en plus faible. Cette semaine par exemple, le régime célébrait la création de la milice Bassidj qui est réputée d’avoir au moins 10 millions de membres. Nous ne les avons pas vus manifester dans les rues. Modestement, le régime a revendiqué un rassemblement de 60,000 miliciens dans une salle de prière qui peut contenir 10,000 personnes. Ils étaient en vérité moins de 5,000, principalement des vieux et non ces jeunes costauds qui devraient défendre le régime. Cette semaine, Téhéran devait aussi déployer des centaines d’avions et de missiles, mais nous ne les avons pas vus non plus.


29.11.2009

Iran : The week in images n°93

The Week in images is a true golden opportunity for us. It shows the Islamic Republic without its slogan pack and pompous statements and reminds us it’s getting weaker and weaker. This week for example, the regime celebrated the creation of the Bassij militia which is reputed to count at least 10 millions of members. We didn’t see them demonstrating in the streets. Modestly the regime claimed a gathering of 60,000 militiamen in a prayer room that can hold 10,000 people. Actually they were less than 5,000, mainly old people and not those young fellows who are supposed to defend the regime. This week, Tehran needed also to deploy hundreds of planes and missiles but we didn’t see them either.


29.11.2009

Iran : La semaine en images n°90

L’événement central de cette semaine était sans nul doute le 30ième anniversaire de la prise d’otages de l’ambassade américaine qui a eu lieu le 4 novembre 1979. A cette date, les partisans de Khomeiny ont pris le dessus sur les autres composants de la coalition révolutionnaire islamique. Khomeiny a baptisé le 4 novembre (13 Abân) : Journée Divine, Youm Allah. Cette année, le régime a eu droit à une journée infernale. (Vous pouvez cliquer puis zoomer sur certaines images pour les agrandir une ou deux fois)


08.11.2009

Iran : Mauvais deal au Baloutchistan !

Il y a un mois, le Jundallah, groupe armé financé par Washington, décimait l’Etat major des Pasdaran, milice chargée (selon sa charte) de la sécurité du régime. En guise d’apaisement et afin d’encourager Téhéran à reprendre le dialogue, Washington a poussé le Pakistan à annoncer la capture de trois suspects iraniens dans ce pays.


07.11.2009

Reza Pahlavi : Appels pour la démocratie en Iran

Cette année marque le trentième anniversaire de la révolution Islamique en Iran. Il y a tente ans, Khomeini est revenu en Iran d’exil pour créer une théocratie totalitaire d’une sorte que nous n’avions plus vu depuis des siècles, peut-être même depuis les temps médiévaux en Europe. Il y a trente ans des militants iraniens ont pris otage le personnel de l’ambassade américaine à Téhéran. Il y a trente ans que j’ai vu pour la dernière fois l’Iran. A ce jour je n’ai pas pu y retourner.

par Reza Pahlavi


31.10.2009

Iran : Washington frappe les Pasdaran via le Jundallah

Plus d’une trentaine de commandants des Pasdaran dont le vice commandant des forces terrestres de cette milice et 9 chefs tribaux ont trouvé la mort dans un attentat à l’explosif dans la région de Sistan et Baloutchistan. Le groupe armé du Jundallah dont les membres se réfugient régulièrement au Pakistan a revendiqué l’attentat. Téhéran a accusé les Etats-Unis.


19.10.2009

Iran : Washington strikes the Pasdaran via the Jundallah

More than 30 commanders of the Pasdaran, including the vice-commander of the ground forces of the militia and 9 tribal chiefs were killed in a terrorist bomb attack in the Sistan-Baluchistan region of Iran. The armed terrorist group Jundullah has claimed the attack. This group regularly carries out attacks in the region from the Pakistani border. Tehran has accused the United States of carrying out the attack.


19.10.2009

Iran : La semaine en images n°86

Le principal événement de cette semaine a eu lieu la semaine dernière : le régime des mollahs a été obligé d’envoyer une délégation à Genève pour reprendre le dialogue afin de s’éviter l’adoption de nouvelles sanctions. Il a de facto admis qu’il craignait les sanctions alors qu’il avait toujours affirmé le contraire. Le régime a implicitement admis sa fragilité. Craignant que cela n’incite les mécontents à s’éloigner du régime, les mollahs ont lancé une opération punitive contre les commerçants d’Or qui l’année dernière avaient défié leur autorité. Sur le plan international, pour ne pas décevoir la rue arabe, le régime a sans cesse nié avoir parlé du nucléaire à Genève pour nier sa reculade par peur des sanctions. Cette semaine, nous avons eu droit à 2 bis avec un nouvel incendie dans une section très rebelle du Bazar et aussi à une remise en cause de l’ordre du jour à Genève.
(Vous pouvez cliquer sur certaines images pour les agrandir)


11.10.2009

Iran : Une perte progressive de contrôle

Le 1er octobre, la délégation iranienne s’est engagée à coopérer avec l’AIEA pour permettre aux Six de parvenir à un compromis sur le programme nucléaire iranien. De retour en Iran le 2 octobre, cette délégation a nié avoir agi en ce sens. Le 3 octobre, El Baradai est arrivé en Iran pour convaincre les mollahs de tenir parole, le 4 octobre, Téhéran a acquiescé, mais le 5 octobre, il a à nouveau nié tout engagement. Téhéran nie avec force car il ne veut pas admettre qu’il ait reculé face aux Etats-Unis.


06.10.2009

Iran : 4 jours, 3 revirements

Après la conférence Genève 2, les mollahs ont nié avoir pris des engagements nucléaires dans leurs discussions avec les Six. Cette remise en cause a inquiété les Six. Ils ont expédié en Iran Mohammad El Baradai, le directeur sortant de l’AIEA, pour confirmer les engagements de Téhéran. 24 heures après, Téhéran est revenu sur ses démentis. | Décodage d’un week-end chargé |


05.10.2009



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