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Iran : La semaine en images n°264
15.03.2013

intro de base pour comprendre la situation.
mise à jour chaque semaine en rapport avec l’actualité
mais aussi avec de nouveaux éléments sur le passé.
Le tout en gardant une longueur raisonnable
(afin de limiter les fautes dues au manque de temps pour tout relire).

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Origines de la crise | Dès 1951, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs plans pétroliers. Ils espéraient le remplacer par des activistes islamistes (non cléricaux) afin de doubler les Britanniques présents en Iran au travers les mollahs, mais aussi pour renverser grâce à leur souffle révolutionnaire islamiste les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer aussi en Asie Centrale musulmane (soviétique et chinoise).

En 1973, le Shah a annoncé qu’il ne reconduirait plus le contrat de 25 ans obligeant l’Iran à vendre son pétrole en exclusivité aux Américains, aux Britanniques et aux Français selon un prix constant. Ce contrat finissait le 19 août 1979. Les Américains qui possédaient ainsi 40% du pétrole iranien à un prix très bas ont amplifié alors leur hostilité contre le Shah avec l’intention de le renverser avant août 1979. Les Français qui avaient 6% de la production iranienne se sont alignés sur Washington. Les Britanniques, en guerre pétrolière avec Washington depuis 1911 [1], possédaient 47% du contrat, ont participé avec tous leurs pions à ce projet islamisant intitulé Ceinture Verte et ont pu écarter les pions activistes islamistes de Washington. Pour bloquer le retour de ces islamistes non cléricaux, les mollahs ont rompu les relations avec Washington et ont également adopté la doctrine de la Tutelle d’un Grand Ayatollah sur la République Islamique.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs pour les affaiblir économiquement, les mettre devant un risque de soulèvement populaire afin de les amener à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques pour reprendre le pouvoir via des élections du régime (une révolution de couleur).

Mais 1 an après cette révolution doublement manipulée, les jeunes engagés dans la révolution ont compris qu’ils avaient été dupés. Ils ont pris leur distance avec le régime. Ceux qui s’étaient engagés dans les Pasdaran ont aussi montré leur mécontentement en prenant contact avec Reza Pahlavi, le Fils du Shah, mais Washington n’a jamais aidé cette dissidence active. Henry Precht, responsable du bureau iranien du Département d’Etat, a même émis une directive interdisant à la dynastie Pahlavi toute activité hostile au régime islamique sous peine d’expulsion des Etats-Unis, anéantissant ainsi toute possibilité pour les Iraniens de se défaire de ce régime infernal.

Washington a même décidé d’alléger ses sanctions pour éviter un trop fort mécontentement susceptible de balayer le régime impopulaire des mollahs. C’est pourquoi il a souvent laissé ses partenaires (Turquie, Inde, Brésil, etc.) critiquer ses sanctions et les contourner ses sanctions. Pour éviter des sanctions très dures voire fatales, Washington est également resté dans des accusations floues contrebalancées par des rapports et contre-expertises officielles) afin d’esquiver toute escalade susceptible de provoquer une guerre et d’entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses projets régionaux.

Face à cette guerre d’usure économique tactiquement très efficace, les mollahs contrôlés et conseillés par les Britanniques ont opté pour une politique d’escalade délibérée afin de forcer Washington à capituler (par peur d’un grand conflit régional). Rafsandjani, le coordinateur du coup d’Etat anti-américain, devenu avec l’aide des Britanniques patron du régime et de ses services secrets, n’a omis aucun effort en ce sens par un recours immodéré au terrorisme au Moyen-Orient ou par la guerre contre l’Irak pour perturber l’approvisionnement pétrolier de l’Amérique. Mais il n’a pas su faire capituler Washington.

Les rivaux internes de Rafsandjani (mollahs écartés par lui du pouvoir et des meilleurs business) étaient alors en but de le virer, prendre sa place et tenter de réussir par plus de méchanceté pour sauver le régime et en prime le patron économique du régime. Pour les contrer, Rafsandjani a renforcé son pouvoir en s’arrangeant pour nommer son ami Khamenei comme successeur Khomeiny et recevoir de lui les pleins pouvoirs. Cela n’a pas suffi. Il a alors acheté le soutien de plus petits adversaires (comme Asgar-Owladi ou les frères Larijani) (en leur accordant des sièges du Conseil de Discernement, organe plénipotentiaire par lequel il dirigeait le pays). Rafsandjani a aussi acheté la protection des Européens en leur bradant le pétrole iranien. Et il a également acheté le soutien des hommes d’affaires issus du régime en leur offrant des dollars bon marché. Il a aussi mis au pouvoir un ex collaborateur chargé de l’épuration des universités et d’assassinat des opposants, Khatami, pour jouer le rôle du modéré officiel et simuler un faux apaisement en direction de Washington afin d’obtenir un gel des sanctions et aussi avoir le temps de réarmer ses accus notamment en réarmant le Hezbollah.

Mais ce faux apaisement n’a rien donné, il a même incité Washington à parler d’une possible menace nucléaire pour justifier le recours à des sanctions plus lourdes et aussi à des frappes préventives. Rafsandjani a renoué avec la politique de l’amplification de la crise via Ahmadinejad (un autre ex-collaborateur des services secrets) et il a confié la direction des négociations à son jeune rival Ali Larijani pour faire partager les torts. Ce choix a permis à Washington d’impliquer le Conseil de Sécurité et engager un grand nombre de pays à participer à ses nouvelles sanctions bancaires destinées à épuiser toutes les ressources en dollar du régime déjà ruiné par les choix clientélistes de Rafsandjani.

En 2008, le régime déjà très endetté a été confronté au manque de devises pour assurer l’approvisionnement du marché intérieur. Rafsandjani et Larijani (devenus collègues) ont fait le choix de geler les salaires de leurs collaborateurs de base et relever les prix des produits de grande consommation pour diminuer la consommation et ainsi gagner du temps dans l’espoir de parvenir à faire capituler Washington par tous les moyens. Les collaborateurs de base ont été déçus par cette fuite en avant qui méprisait leurs intérêts vitaux : issus du peuple et engagés par pauvreté et non pas conviction, ils ont rompu avec le régime et ont commencé à boycotter ses manifestations officielles.

La caste dirigeante a vite réalisé son isolement et sa vulnérabilité en cas d’une révolte : ses membres devaient négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole des marchandages, Rafsandjani, le patron du régime, a alors écarté Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington.

Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et tous ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son principal lieutenant politique.

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En 2008-2009, on est ainsi passé d’une Guerre pour être le sauveur du régime à une guerre pour l’accès aux marchandages avec Washington !


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En juin 2009, Rafsandjani a tenté un dernier joker : le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur (uniquement hostile à son propre pion Ahmadinejad) pour duper Washington et l’entraîner à abolir ses sanctions. Larijani a soutenu ce projet insensé qui lui semblait efficace.

Mais, le peuple autorisé à manifester a révélé son hostilité au régime tout entier. De plus, les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Les Américains n’ont pas aidé cette contre-révolution contraire à leurs plans régionaux ont même participé aux rumeurs diffusées par le régime pour intimider le peuple et mater leur révolte. Ce qui a brisé le cœur des Iraniens et leur envie de lutter. Mais in fine, chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné. Larijani, mais aussi d’autres, se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages avec Washington pour garantir leur survie au-delà du régime.

Rafsandjani, menacé de toute part, a divisé la coalition informelle à son encontre en offrant le pouvoir judiciaire aux Larijani, puis a tenté un nouveau Joker : relancer son Mouvement Vert avec une version convenant à Washington : nouvelle république islamique hybride formée par ses pions, les pions de Washington et de nouveaux pions venus de Londres. Mais cette monstruosité politique a échoué.

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Rafsandjani a alors oublié ses amis britanniques et a décidé de négocier avec Washington afin d’obtenir des garanties de sécurité pour quitter le pays sans être poursuivi pour son passé terroriste ! Le régime a alors été malmené par les Britanniques. Ali Larijani condamnait aussi toute négociation car il n’y participait pas. Larijani a alors commencé à utiliser le pouvoir Judiciaire contre Rafsandjani et ses pions gouvernementaux chargés des négociations à savoir Ahmadinejad ainsi que son ministre des affaires étrangères Salehi ou encore le négociateur nucléaire Jalili… Chaque clan manoeuvrait pour ses intérêts au mépris de l’intérêt commun de tous les serviteurs du régime. Cette désunion a provoqué de nouvelles ruptures internes.
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Les hommes d’affaires du régime ont jugé qu’ils étaient en danger : ils ont commencé à brader leurs avoirs boursiers et immobiliers pour acheter de l’or et des dollars afin de fuir le pays. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a mis le régime face à un risque de banqueroute de la Banque centrale Iranienne (BCI). Pour calmer la situation, les Larijani, maîtres du Pouvoir Judiciaire, ont commencé des procès contre les candidats à la fuite avec l’accusation de fraude ou de blanchiment d’argent, délit passible de la peine de mort, mais ils n’ont jamais osé appliquer les verdicts annoncés de peur de provoquer une fuite massive des capitaux, susceptible d’entraîner la banqueroute, puis la chute du régime.

Dès lors, en combinaison avec les Chefs Pasdaran, les Larijani ont sans cesse tenté d’intimider les nantis paniqués en évoquant la puissance policière du régime, mais en absence de troupes fidèles visibles, ces menaces n’ont pas réussi à calmer les paniqués. Finalement, les Larijani ont tenté d’atteindre le même but en annonçant des pendaisons publiques (mais en les exécutant très tôt le matin de peur d’être pris à partie par le peuple). Ce processus d’intimidation à reculons a été avant tout un constat permanent d’impuissance et de vulnérabilité du régime. C’est pourquoi chaque clan a dans le même temps accéléré ses efforts pour arriver à un accord avec Washington. L’Etat américain a apprécié cela, mais il ne peut pas accorder les garanties souhaitées par ces gens. Ils n’ont rien obtenu.


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En décembre dernier, à l’issue d’une offre américaine d’un semi-arrangement sur l’attentat d’AMIA, Rafsandjani, convaincu qu’il n’obtiendrait rien des Américains, a commencé à se dire proche du peuple. Il a aussi chargé ses pions Verts à scander « Mort à la République islamique ». Il a commencé à parler d’Elections Libres. Ses adversaires ont compris qu’il entendait changer de bord. Quand ses pions gouvernementaux ont annoncé de nouvelles anxiogènes de hausses de prix, ses adversaires ont été convaincus qu’il entendait provoquer un soulèvement afin de s’y engouffrer par « amour du peuple » : devenir (malgré le risque évident d’y rester) l’instrument d’un changement qu’il ne peut éviter espérant bénéficier d’un pardon en Iran. Cette solution permettait aussi de bloquer le retour aux affaires des pions islamistes de Washington et de satisfaire les intérêts pétroliers de la Grande-Bretagne garantissant de facto les avoirs financiers de Rafsandjani dans les pays britanniques. La participation des médias persanophones britanniques dans la promotion de cette solution montra que ce revirement très bénéfique aux Britanniques avait leur accord et leur soutien.

Les nantis du régime ont immédiatement saisi l’intérêt de cette solution de "Réconciliation Nationale". Mais les Chefs Pasdaran du Bassidj et de la Police dont les noms restent associés à toutes les répressions, les Frères Larijani complices de leurs derniers forfaits, notamment les pendaisons publiques, ont refusé cette solution, car ils ne peuvent bénéficier d’aucun pardon. Ces insolvables ont créé une coalition mais n’ayant pas de troupes actives, leur fronde est restée une nuisance purement politique.

Cependant leur nuisance a bloqué le bon déroulement de la seule issue possible pour tous les gens coincés au côté du régime provoquant leur profonde déception. Dans le contexte de l’affaiblissement du régime et l’urgence d’agir, cette déception a provoqué une nouvelle crise panique politique et financière, de nouvelles ruptures internes, des boycotts de toutes les manifestations officielles, aussi bien religieuses que politiques, dont l’anniversaire de la révolution islamique.


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Lors de ce dernier boycott survenu début février (2013), les membres du clergé, alliés historiques de la Grande-Bretagne, ont été absents laissant présager la possibilité d’une Fatwa pour sortir du régime bloqué. Les derniers collaborateurs du régime, mis face à l’imminence d’une chute, se sont mis à acheter des dollars au point de menacer les réserves en devises du régime. De nombreux dirigeants périphériques au passé sale ont alors commencé à critiquer le régime pour pouvoir s’engouffrer dans le projet de la Réconciliation Nationale !

Rafsandjani pris de vitesse par cette fuite en avant des derniers serviteurs du régime a rejoint Larijani pour annoncer l’interdiction d’acheter des dollars et la peine de mort pour les contrevenants. Mais Rafsandjani a aussi chargé ses pions gouvernementaux de diffuser des chiffres économiques inquiétants et à évoquer une nouvelle libération (hausse) des prix afin de parvenir le plus rapidement possible à mettre en place les conditions de crise de panique interne nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction. Larijani avait utilisé les mêmes chiffres pour demander la déposition du Gouvernement lié à Rafsandjani, mais en raison de son manque de troupes pour gérer la crise qui en découlera, il n’avait pas pu concrétiser cette offensive.


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La semaine dernière, les pions gouvernementaux de Rafsandjani ont réussi à amplifier la panique interne bloquant les négociations nucléaires et exposant le régime à de nouvelles sanctions. Larijani avait alors arrêté un des plus importants gestionnaire secret des affaires de Rafsandjani et aussi pris des mesures judiciaires fortes contre ses proches.

Mais au même moment, les paysans ruinés et affamés d’Ispahan se sont révoltés contre le régime. Il n’y a eu aucune réaction de la part du régime : ce qui a confirmé son manque de troupes fidèles. Les chefs Pasdaran, alliés de Larijani, dévalorisés par cette révolte restée impunie, ont tenté de reprendre le terrain à la fin de la semaine, mais leur initiative s’est soldée par une défaite cuisante suivie d’une attaque en règle contre les mosquées d’Ispahan. Le clan des Pasdaran et des Larijani n’a de nouveau annoncé aucune mesure répressive ou intimidante. Ils ont seulement tenté de minimiser cette défaite en dissimulant les faits et en annonçant des manœuvres anti-émeutes, mais dans une autre région, admettant ainsi qu’ils considéraient Ispahan comme perdue.

Par ailleurs, le clan Rafsandjani qui se veut le défenseur du peuple a aussi dissimulé cette révolte libre échappant à ses plans. Le Gouvernement lié à Rafsandjani a même vite programmé des ventes de produits à très bas prix voire des distributions de riz pour éviter d’autres révoltes du même type.


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Cette semaine, Rafsandjani, alarmé par la révélation de contestation réelle, devait intensifier ses efforts pour provoquer la crise nécessaire à sa reconversion. Il a repris avec plus de vigueur la diffusion des mauvais chiffres économiques (du bilan de ses propres pions) ! Les gouverneurs de l’AIEA devaient aussi se réunir pour statuer sur la nécessité ou non de nouvelles sanctions. Il a chargé ses pions de faire des annonces nucléaires anxiogènes pour amplifier la panique existante... L’Assemblée des Experts qui doit veiller à l’identité islamique du régime devait aussi se réunir. Pour la réélection de son président, les agitateurs de Rafsandjani ont saisi l’occasion pour insinuer un programme anti-islamique.

Face à cette offensive, les Larijani devaient aussi sortir une grosse contre-offensive. Par manque de troupes, comme d’habitude, ils ont renoncé à poursuivre les attaques judiciaires de la semaine dernière et ont commencé d’autres initiatives. Ils ont aussi tenté d’affirmer leur force en annonçant de nombreux rassemblements en collaboration avec les Chefs Pasdaran pour suggérer ce qui leur manque : une supériorité numérique commune. Mais les images ont surtout confirmé une plus grosse perte de troupes à haut niveau. Voici le récit en images d’une semaine de guerre virtuelle au sommet alors que le pays va vers une contestation réelle.



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L’événement le plus important de la semaine dernière a sans doute été la révolte des paysans d’Ispahan qui a duré 5 jours. Jeudi, les contestataires s’en étaient pris aux mosquées d’Ispahan, symbole suprême du régime islamique, montrant que leur contestation n’avait pas un caractère professionnel, mais politique. Tous les dirigeants du régime avaient d’un coup été mis face à la puissance et la dureté de la contestation populaire et face leurs propres limites en matière de répression. Apeurés, ils ont chacun accélérés leurs plans pour gérer la fin du régime, mais ont aussi tenté d’apaiser le peuple en organisant des ventes de produits à prix producteur un peu partout en Iran et en particulier à Téhéran, qui avec ses 15 millions d’habitants, de toutes les villes du pays détient le triste record du plus grand nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

La semaine dernière nous avons publié quelques images de cette braderie où l’on voyait des gens passer sans acheter car les prix étaient encore trop élevés. Pour amorcer la nouvelle semaine, les voici avec d’autres où l’on voit les gens regarder avec envie quelques oranges devant un stand offrant gratuitement des verres d’oranges pressés (aucun prix n’est affiché nulle part) !

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Avec cet accueil évoquant la haine, la colère, l’envie et le désespoir, les dirigeants ont réalisé qu’ils ne pouvaient pas duper le peuple. Ils devaient accélérer leur plan pour atteindre leur objectif avant que cette colère retenue ne se manifeste comme à Ispahan, mais à l’échelle nationale.

Dans la nuit, le régime a fait face à un nouveau problème : plus d’un milliard de tomans d’équipements agricoles lui appartenant ont été dérobés dans la région de Boyer-Ahmadi. Encore une fois, le régime, en particulier ses chefs Pasdaran ont préféré zapper la nouvelle pour minimiser leur impuissance sur le terrain.

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Samedi 2 Mars 2013 (12 Esfand 1391), Washington a jugé le moment opportun pour secouer le régime : généralement, Washington fait circuler des rumeurs sur les progrès nucléaires du régime pour insinuer l’adoption de nouvelles sanctions plus fortes ou il demande à l’un de ses alliés d’annoncer la fin d’un contrat, contraire à ses sanctions, qu’il avait pourtant autorisé pour éviter la banqueroute des mollahs.

Cette fois, le finlandais Olli Heinonen, un ex-membre de l’AIEA, jadis l’agent de complaisance avec les mollahs, aujourd’hui travaillant aux Etats-Unis (Centre Belfer de Harvard [2], un think tank regroupant quelques pointures de Council on Foreign Relations), a annoncé que les mollahs étaient en train de fabriquer une bombe atomique dans le désert iranien. Pour affirmer la fiabilité de sa déclaration, il a affirmé qu’il avait révélé dès 2003 l’existence du centre d’enrichissement de Fordo, alors que ce centre a été annoncé par le régime lui-même en 2011 au moment de sa construction. Malgré le manque de fiabilité de ce personnage, Téhéran s’est gardé de tout commentaire car il a compris que Washington tentait de relever le niveau de la menace pour réactualiser ses annonces d’options militaires qui dans l’état actuel du régime peuvent provoquer la fuite de ses derniers généraux fidèles.

Mais Washington ne s’est pas contenté d’esquisser un retour à l’option militaire, il a aussi infligé une vraie punition économique au régime : l’Inde, qui avait dernièrement annoncé la fin d’une partie de ses achats pétroliers en Iran, a ajouté qu’il ne louerait plus de pétroliers aux mollahs. Autrement dit, il a mis fin à un arrangement autorisé par Washington permettant aux mollahs de contourner son embargo maritime et ne pas suffoquer sous l’effet d’une sanction trop parfaite. Téhéran, privé d’un accès à l’exportation des rares barils qu’il parvient à extraire malgré la vétusté de ses équipements n’a également guère commenté cette annonce de peur de provoquer une panique interne plus forte ou également une nouvelle vague de rupture à haut niveau.

Le clan Rafsandjani qui a besoin d’une crise interne pour se recycler en opposants n’a nullement évoqué ces deux sujets de peur qu’ils ne provoquent des crises structurelles susceptibles d’exploser le régime avant qu’il n’ait eu le temps de se recycler en opposant. Mais les répercussions réelles de la sanction indienne l’ont mis devant la nécessité de parvenir le plus rapidement possible à mettre en place les conditions d’une forte crise de panique interne, nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction.

Le clan et les réseaux liés à Rafsandjani ont alors commencé à diffuser des informations délibérément anxiogènes liées à l’actualité. Le point chaud de cette journée étant la difficulté des Iraniens face à la hausse des prix, les médias ou les pions du clan ont tenté d’accentuer ce malaise en "dénonçant" les hausses des produits de grandes consommations comme le poulet, les oeufs. On a aussi annoncé une très forte hausse du prix des champignons, produit consommé en raison de son bas prix.

Ali Larijani devait contrer cette offensive, tout comme les Chefs Pasdaran qui seront en première ligne à ses côtés.

Ahmadi-Moghadam, le chef Pasdaran de la police, devait évoquer des mesures fortes contre les déviationnistes comme Rafsandjani, ou encore à propos des saccages à Ispahan ou du vol des équipements d’Etat à Boyer-Ahmadi. Mais il a été très mou. Il s’est bien gardé d’attaquer Rafsandjani.

A propos d’Ispahan, Ahmadi-Moghadam, le chef Pasdaran de la police, a été très flou : il a réduit la contestation des paysans à une pénurie due au manque de la pluie, précisant qu’avant les paysans priaient pour la pluie, laissant entrevoir qu’il allait lui-même faire une petite danse de pluie ! Puis il a zappé la démolition de la canalisation d’alimentation des cimenteries du régime dans la région voisine de Yazd et sans évoquer cette démolition, il a déploré une pénurie d’eau potable dans la région de Yazd, mas sans inviter ses habitants à prier pour plus de pluie. L’agence Mehr, liée à Larijani, a aussi évoqué la pénurie d’eau à Yazd pour aller dans le sens du chef de la police du régime. Mais le fait est que les paysans ont rompu une canalisation d’eau non potable et que par ailleurs, les habitants de Yazd n’ont jamais manqué d’eau potable avant le détournement du fleuve irriguant la région d’Ispahan, c’est pourquoi l’agence n’a pas pu trouver beaucoup de monde pour mettre en scène une pénurie à Yazd pour illustrer la pénurie qu’elle annonçait pour appuyer la version édulcorée de la perte du contrôle à Ispahan et a dû disposer des bouteilles d’eau dans les rues pour simuler une pénurie sans expliquer l’absence de foule pour ramasser ces bouteilles chères distribuées gratuitement !

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A propos du vol à Boyer Ahmadi, Ahmadi-Moghadam, le chef Pasdaran de la police, est resté silencieux. il n’y a eu aucune mesure d’intimidation, ce qui a confirmé un vrai manque de moyen dans cette région. Le régime a cependant annoncé une arrestation massive de voyous un peu plus loin, à Khorram-Abad, où il dispose de grandes bases des Pasdaran. Les photos de cette arrestation annoncée, le nombre des policiers et des voyous arrêtés, nous ont surtout montré que le régime avait aussi perdu des effectifs dans ce coin-ci.

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La semaine commençait très fort avec la nouvelle sanction pétrolière indienne, l’offensive du clan Rafsandjani pour provoquer une révolution sous sa direction et l’incapacité des chefs Pasdaran à affirmer leur puissance. Larijani a manqué d’argument. Il a pris deux initiatives.

1ère contre-offensive de Larijani pour stopper la fuite en avant du clan Rafsandjani : le Parlement a critiqué le bilan du Gouvernement (lié Rafsandjani) en matière d’emploi, révélant que même en modifiant les critères de durée d’activité de 8 heures par mois (2h/ semaine - ce n’est pas une blague-) à 4 heures par mois (1h/semaine) pour éliminer de nombreux chômeurs des statistiques et comptabiliser tous les emplois occasionnels comme des emplois à part entière, le Gouvernement n’avait pas pu réaliser sa promesse de créer 6 millions d’emplois.

On a ainsi appris la définition de l’emploi sous le régime des mollahs qui selon ses fans parisiens serait la meilleure chose arrivée aux Iraniens depuis 2500 ans ! On comprend pourquoi la production est arrêté dans ce pays. Mais le plus drôle est que Larijani a lui-même voté cette modification pour que le régime puisse dissimuler l’ampleur de ses problèmes à ses partenaires étrangers, mais à présent que tout s’écroule, il utilise cette tricherie pour attaquer le groupe rival.

2nde contre-offensive de Larijani : il s’est affiché main dans la main avec le maire de Téhéran Ghalibaf, ex lieutenant de Rafsandjani et forcément au courant de ses dossiers de corruption. Larijani et Ghalibaf qui ne pouvaient se supporter en public lors des manifestations officielles sont apparus très unis pour l’inauguration d’une exposition (bidon) de livres scolaires. Cependant, sur la dernière photo, on voit qu’il est un peu moins volontaire que Larijani.

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Ce rapprochement nous a paru peu sincère car très récemment ce même Ghalibaf s’est lancé dans la campagne présidentielle en se positionnant en "ami du peuple" pour se détacher du régime agonisant. Etant donné que le régime va plus mal, il devrait accentuer cette campagne et non d’aller dans le sens contraire en s’alignant sur Larijani qui est hostile à la solution de révolution contrôlée. On peut d’ailleurs voir sur la dernière photo qu’il semble réticent à embrasser Larijani et ainsi sceller son obédience. De fait, il nous sembla qu’il s’approchait de Larijani non parce qu’il croyait en lui (car il l’aurait embrassé de la tête au pieds), mais pour être vu ou pour relancer sa candidature qui avouons-le n’a aucun intérêt.

Mais ce revirement n’a pas plu à un certain Asgar-Owladi, ex-allié politique et business de Rafsandjani qui a coupé avec ce dernier pour s’approcher de Larijani car Ghalibaf se situe dans le même créneau politique que lui. Il a eu l’impression d’avoir été remplacé. Ce revirement est aussi peut-être dû au fait que récemment, Larijani et ses amis ont évoqué le stockage spéculatif de la pistache (principalement produite par Rafsandjani) pour atteindre ce dernier sans prendre de précaution à l’encontre d’Asgar-Owladi qui est le plus grand revendeur de pistache en Iran. Il avait eu l’impression d’être sacrifié. Le rapprochement médiatisé de Larijani avec un jeune rival aurait été une raison supplémentaire de rompre comme l’absence de réaction du clan Larijani face à la contestation réelle. C’est pourquoi Asgar-Owladi a pris la mesure de se rapprocher à nouveau un peu de Rafsandjani en défendant son pion le Guide Khamenei !

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Dimanche 3 Mars 2013 (13 Esfand 1391), Larijani a continué sa contre-offensive d’intimidation indirecte évoquant de possibles nouvelles accusations de corruption en annonçant la conférence annuelle des agents de la Cour des Comptes qui selon la loi dépendent du Parlement et sont de facto placés sous sa direction. Mais en agissant ainsi, il a commis une faute car sur les images qui devaient illustrer ce déploiement de force, on n’a pas vu le millier d’agents comptables et d’inspecteurs que compte cet organe, mais seulement une cinquantaine d’entre eux, ce qui veut dire que 95% des employés de cet organe ont rompu avec le régime.

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Cependant Larijani n’aura pas besoin de vrais enquêteurs pour accuser Rafsandjani, mais seulement de publier par le biais de la Cour des Comptes les documents dont il dispose sur lui. Rafsandjani a décidé de riposter sur les points faibles des Larijani et de Ghalibaf. Les Larijani ont récemment été accusés d’avoir détourné des terres appartenant à l’Etat et aussi de s’enrichir par l’importation et la vente à très hauts prix de médicaments. Par ailleurs, Ghalibaf est de notoriété publique le parrain des marchés noirs de médicaments à Téhéran.

La riposte a été effectuée en deux temps. D’abord, Bahmani, le pion de Rafsandjani à la tête de la Banque Centrale Iranienne (BCI), a pris la parole pour dénoncer... « des "gens" qui s’enrichissaient sur le dos du peuple en important des médicaments avec des dollars bon marché distribués par la BCI pour les vendre à 4 fois leurs prix au nom de la hausse du dollar sur le marché intérieur ». Après ces déclarations, le mollah Pourmohammadi, pion de Rafsandjani à la tête de l’Inspection Interne chargée de punir les politiciens ripoux a annoncé la tenue de la Conférence annuelle de l’Inspection Interne pour affirmer qu’au cours des 4 dernières années, « ses agents avait mené 60,000 inspections (60 par jours ouvrés) et écrit 13,000 rapports, annulé 6000 contrats financiers établis par des hommes politiques issus du régime, saisi les avoirs de 1250 politiciens ripoux et surtout identifié tous les fraudeurs financiers, bancaires et fonciers du régime ». Le clan Rafsandjani a ainsi averti les frères Larijani et Ghalibaf qu’ils n’étaient pas très cleans et pouvaient aussi être attaqués s’ils l’attaquaient sur ce thème. Rafsandjani s’est gardé d’en dire trop pour ne pas déclencher une escalade ou plus grave, une nouvelle panique interne, provoquant l’effondrement du régime.

Il est toutefois intéressant de noter qu’aucun des médias du clan Rafsadjani n’a montré une image de cette Conférence annuelle de l’Inspection interne, ce qui laisse supposer qu’elle n’a jamais également eu lieu par manque d’effectif, mais là aussi, les inspecteurs n’étant pas utiles pour les accusations contre Larijani et ses frères, ces derniers n’ont pas utilisé leurs innombrables sites d’info pour remettre en cause la tenue de cette conférence, mais ont bien compris la menace planant sur eux et ont laissé tomber le thème des insinuations de corruption visant Rafsandjani et ses pions !

Rafsandjani a saisi cette reculade de ses adversaires pour reprendre son offensive et mettre en place les conditions d’une forte crise de panique interne, nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction. On a eu droit à une nouvelle salve d’informations délibérément anxiogènes liées à l’actualité :

- 1 | Les media papier, les sites et les blogs du clan Rafsandjani ont évoqué une forte hausse des prix de l’immobilier, ce qui insinue hausse des loyers. En fait, en raison de manque de devises, les importations de ferrailles ont diminué. La rareté de ce matériau de construction a augmenté son prix entraînant la hausse du neuf. Tous les propriétaires se sont alignés alors qu’en raison de la panique interne et d’un nombre très élevé de mises en vente pour financer des achats de dollars, il y a une pénurie d’acheteurs et presque aucune vente. Ce fait contribue d’ailleurs à des locations de plus en plus chères. En fait, en évoquant « la forte hausse des prix de l’immobilier », les médias de Rafsandjani malicieusement ont rafraîchi la mémoire des derniers compagnons paniqués du régime sur le chaos qu’ils vivent quotidiennement.

- 2 | Les media papier, les sites et les blogs du clan Rafsandjani ont annoncé que 230 ouvriers de travaux routiers travaillant pour le régime dans l’Ouest du pays ont bloqué une importante route régionale pendant plusieurs heures pour protester contre la rupture de paiement de leur salaire depuis 7 mois qui les plongent dans une misère noire.

- 3 | La BCI a annoncé la mise en service prochaine des billets de 20,000 & 50,000 tomans, mettant le peuple tout entier devant la réalité de l’effondrement de la valeur de la monnaie iranienne !

- 4 | Le journal Shargh, proche de Rafsandjani, a annoncé que la BCI avait, en raison de ses difficultés, refusé de verser au Gouvernement 54 milliards de dollars soit 1/3 des crédits consacrés au budget en cours !

- 5 | Le Gouvernement (lié à Rafsandjani) a annoncé la baisse de ses échanges avec la Chine !

- 6 | Le Gouvernement (lié à Rafsandjani) a multiplié par 4 les prix des billets des sites touristiques non islamiques qui sont les seuls joies du peuple pendant les vacances de Norouz. Désormais une visite des sites de Passargad (Persépolis) s’élève à 8500 Tomans par personne, une fortune par rapport au salaire réellement perçu par ceux qui ont un travail et sont encore payés.

Rafsandjani a ainsi mis le petit peuple devant la réalité de sa misère pour le pousser à réclamer des droits (non politiques) et obtenir une bonne agitation sociale lui permettant d’intervenir et se recycler en opposant et survivre à la chute du régime.

- 7 | Pour mieux pousser le peuple notamment ceux de Téhéran vers la protestation (mais sur un sujet non politique pour éviter tout dérapage vers une solution autre que la sienne), un SMS collectif annonça aux instituteurs (de Téhéran) qui sont des fonctionnaires très mal payés et souvent pas payés : une vente de riz à crédit dans leur centre de vente coopérative...

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- 8 | Enfin Tavakkoli, agent régulateur des Britanniques, a déploré un budget trop dépensier pour l’année prochaine !

Par ailleurs, pour agiter le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA qui devait se réunir, Abbassi, patron du programme nucléaire iranien et ex-agent des services secrets dirigés par Rafsandjani, a annoncé l’autosuffisance scientifique complète du régime en matière nucléaire notamment la « capacité de fabriquer des réacteurs nucléaires et la maîtrise des rayons Gamma » pour insinuer l’existence de recherche en matière de fission nucléaire !

Les Larijani devaient prendre des mesures pour intimider Rafsandjani pour qu’il cesse cette offensive destinée à lui offrir une crise pour joindre l’opposition populaire. Ali Larijani a manqué d’argument car il avait été menacé d’une possible accusation de fraudes sur des ventes de médicaments, un sujet très grave. Il a tenté de redresser sa situation en insistant sur la capacité répressive du pouvoir judiciaire dirigé par son frère Sadegh Larijani. Les médias du clan ont annoncé que Sadegh Larijani avait été ovationné par les membres des familles de 3000 martyrs lors de son récent voyage dans la région de Golestân située le nord du pays. Puis, le pouvoir judiciaire a annoncé deux pendaisons, mais dans une région reculée du pays. Larijani disait ainsi : Regardez ! Mon frère est capable de punir et il est en plus très populaire, avec le soutien du peuple il peut tout faire !

Quelques blogs du clan Rafsandjani ont pulvérisé cette publicité en rappelant que la région de Golestân n’avait même pas ce nombre de martyrs... Mais au-delà des statistiques officielles, chacun avait pu voire au grès des images d’actualité que Sadegh Larijani n’avait même pas pu mobiliser les quelques dizaines de juges de la région et s’était retrouvé avec un public de 15 personnes !

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Larijani manquait d’argument pour contrer Rafsandjani ! Il a été secouru par un certain SERAJ, ex-chef de la milice universitaire, qui comme tous les chefs Pasdaran, ne peut espérer bénéficier d’un pardon du peuple dans le cadre du projet de la réconciliation Nationale de Rafsandjani.

Seraj, issu du système de répression voulue par Rafsandjani pour contrôler et démanteler la contestation réelle au sein des universités, n’a pas attaqué directement son ex-mentor, Rafsadjani, mais il a tenté de le bloquer en liguant toutes les futures victimes de son plan contre son pion Ahmadinejad en accusant ce dernier de mener depuis des mois un dialogue secret avec Washington par l’intermédiaire de Kerry avant qu’il soit nommé à la tête de la diplomatie américaine dans un processus secret appelé « Canal 2 diplomatique ».

Seraj a aussi accusé Ahmadinejad de vouloir « imposer le déviant Mashaï comme candidat à sa succession en comptant sur le rejet de sa candidature pour annoncer sa rupture avec le régime » (et le début d’une nouvelle fausse révolution de couleur permettant à beaucoup de se recycler en opposant pour survivre à la chute du régime).

Cette sortie médiatique visant à affaiblir Rafsandjani en liguant tous ses adversaires contre son pion a sans doute été l’une des meilleures contre-offensives hostiles au plan de Rafsandjani.

Washington qui ne veut pas la chute du régime, a décidé de combiner une attaque avec une petite punition et une ouverture : il a mis en avant la publication d’un nouveau rapport onusien sur les violations des droits de l’homme en Iran et a rappelé à son interlocuteur Rafsandjani que l’Argentine qui avait accepté de réviser les résultats de l’enquête sur AMIA venait de ratifier ce choix et décréter la nomination d’une commission neutre pour le processus. Comme signe de bienveillance envers le régime, RSF qui a longtemps été financé par le Département d’Etat américain a aussi nommé la fausse opposante, Shiva Nazar-Ahari, fan du très sanguinaire ayatollah Montazéri comme sa future lauréate du prix NETIZEN pour la défense des libertés.

Ces initiatives de Washington ont deux résultats intéressantes. Sadegh Larijani a libéré 14 des 18 journalistes arrêtés récemment dans le cadre d’une diversion médiatique pour dissimuler un important boycott interne. Le clan Larijani a ainsi montré qu’il avait peur de nouvelles sanctions américaines visant l’un de ses membres et compromettant ses chances d’un marchandage serein avec Washington au cas où il parviendrait à prendre le pouvoir pour engager ce marchandage.

Par ailleurs, Rafsandjani a demandé à ses derniers pions parlementaires de dénoncer l’accord que ses pions du Gouvernement ont signé avec les Argentins sur la révision de l’enquête sur AMIA. Il a ainsi montré qu’il n’envisageait plus aucun marchandage et ne pensait qu’à son plan de se recycler en opposant pour survivre après la chute du régime en Iran et pourquoi pas aider les futurs dirigeants en échange de ses immenses avoirs.

Par ce choix, Rafsandjani a mis tous les dirigeants face à sa détermination. Cette volonté de revirement + la contestation réelle a mis ses adversaires devant la réalité de la fin du régime. Le commandant de police Ahmadi-Moghadam, un de ceux qui ne peut espérer un pardon et le montre par son faciès dévasté, a tenté un geste d’apaisement en direction du peuple en oubliant ses menaces habituelles de répression à l’occasion de la prochaine Fête du Feu (qui aura lieu le 19 mars) pour affirmer qu’il avait la « certitude que cette Fête du Feu sera organisée sans heurts et dans un climat de respect mutuel. »

Dans ce contexte crépusculaire, les médias ont tenté de montrer une image sereine du régime en parlant de ses activités culturelles. Ils ont ainsi annoncé un grand rassemblement pour un défilé de mode et une jolie fin pour le festival des arts visuels de Fajr. Les deux initiatives nous permettent de voir que le régime avait de moins en moins de partisans et parmi eux pratiquement plus aucun jeune !

Défilé Fashion du régime avec un styliste tendance mauve !


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Cérémonie de remise des 30 prix, mais seulement 6 "artistes" retraités !


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Rafsandjani qui, le matin, avait repoussé une attaque des Larijani avant de se lancer dans une super offensive pour accélérer le processus de sabordage du régime (avant qu’il ne s’effondre) a fini la journée par une initiative plus forte : la diffusion d’un documentaire comparant Ahmadinejad à Bani-Sadr (le 1er président du régime qui a tenté de renverser Khomeiny et rétablir le modèle islamique américain). Le documentaire donnait l’illusion qu’Ahmadinejad cherchait à renverser le régime pour déchaîner les passions et permettre l’agitation sociale lui permettant d’intervenir en sauveur du peuple et se recycler en opposant (afin de survivre à la chute désormais inévitable du régime).

On n’a guère entendu Larijani alors qu’il n’avait cessé de parler d’Ahmadinejad comme un élément déviant. Il n’a rien dit car il a compris que le clan Rafsandjani avait intégré cette critique et entendait l’utiliser pour obtenir l’agitation nécessaire à son recyclage et sauver au passage Ahmadinejad pour s’assurer de sa coopération. Il faut avouer que Rafsandjani et ses conseillers Britanniques se sont surpassés. Le vieux Asgar-Owladi a compris que Rafsandjani avait toutes les chances d’emporter la partie interne, il a esquissé une approche dans son sens saluant ce documentaire et en apportant son plein soutien au Guide Khamenei qui sera sans doute le prochain élément à être sauvé par une nouvelle figure de style du genre, le guide choisit le peuple !

Le lendemain, le Conseil des Gouverneurs devait aussi se réunir pour annoncer une punition exemplaire après le refus de dialogue et les propos tenus par Abbassi sur l’autosuffisance scientifique du régime pour insinuer la maîtrise du nucléaire militaire.

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Rafsandjani pensait qu’il avait toutes les cartes en main pour obtenir des revirements internes, des vagues d’adhésion en sa faveur et une forte panique du côté de ses adversaires insolvables, de quoi provoquer des remous susceptibles de déboucher sur une forte agitation sociale lui permettant d’intervenir en sauveur (et ainsi se recycler en opposant afin de survivre à la chute du régime).

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Lundi 4 Mars 2013 (14 Esfand 1391), l’accélération imprimée par Rafsandjani et la nécessité pour Larijani de le rattraper a fait bouger beaucoup de monde ! Le Commandant en chef des Pasdaran a viré le haut commandant Mozaffari qui gérait des affaires pétrolières en connexion avec Hamzeh-lou, le gestionnaire du clan Rafsandjani, arrêté la semaine dernière, afin qu’une éventuelle riposte judiciaire forte contre ce gestionnaire n’entraîne pas de problèmes pour lui-même.

La peur d’une action judiciaire forte a également poussé l’homme d’affaire Mah-Afarid, lié à Rafsandjani, qui a été arrêté et condamné à mort par les Larijani pour l’exemple, a eu peur que la radicalisation de la situation le conduise à l’échafaud. Par l’intermédiaire de son avocat, il a annoncé qu’il avait consulté les grands ayatollahs et ces derniers lui avaient confirmé que la corruption n’était pas passible de mort et que par ailleurs il acceptait de rembourser le montant global de 3000 milliards de Tomans de fraude que l’on reprochait à lui et à l’ensemble des 80 autres accusés !

La nécessité pour Larijani de faire des choses extraordinaires a aussi eu un effet sur l’ayatollah Jannati. Il est le chef du Conseil des Gardiens de la Constitution, mais également le patron occulte du marché du sucre, l’homme qui a saigné à blanc les Iraniens avec du sucre cher. Jannati a eu peur que Larijani exploite ses trafics afin de l’écarter de ses charges officielles pour nommer à sa place son propre frère ou encore son beau-père et avoir ainsi la possibilité de modifier la constitution en instaurant un régime Parlementaire lui donnant le pouvoir de négocier avec Washington à la place de l’équipe actuelle. L’ayatollah Jannati est parti en Irak, officiellement pour inaugurer la cage en or offerte par le régime pour un mausolée, mais sans doute pour demander la protection de grands ayatollahs du chiisme basés en Irak ou encore pour négocier des garanties de sécurité pour partir avant de subir la colère des Larijani.

Mais le commandant en chef des Pasdaran, Jannati et l’homme d’affaire Mah-Afarid ont cédé pour rien à la panique car Larijani n’a guère utilisé le levier judiciaire qui panique à une telle échelle les derniers composants du régime, conscient qu’il ne devait pas paniquer ce qu’il reste du régime, il a tenté de se montrer fort pour empêcher l’érosion de ses troupes. Sa première action pour marquer son autorité a été assez ridicule car la Cour des Comptes placée sous sa direction a déclaré Ahmadinejad hors la loi pour avoir mis en place un projet de création d’emploi susceptible d’alourdir le déficit du budget de l’année en cours (qui finira dans 15 jours) ! C’était là une action pitoyable. Larijani a surtout montré qu’il avait été surpris et n’avait pas prévu un joker pour riposter au tac au tac à une grosse offensive de son adversaire !

Larijani devait nécessairement passer à la vitesse supérieure pour ne pas se laisser distancer. Mais il a manqué d’audace car ses seules autres initiatives de la journée ont été une rencontre avec le n°2 du Hamas (duquel il n’a rien obtenu) et une tentative pour retenir Asgar-Owladi en le laissant organiser dans l’enceinte du Parlement sa cérémonie de remise annuelle de prix d’excellence aux jeunes lauréats de sa fondation, le Comité de Secours de l’Emam Khomeiny (qui est en fait un organe de financement des centres de propagande chiite en Asie Centrale et dans les Comores). Cette seconde initiative a aussi été stérile car Asgar-Owladi n’a fait aucune déclaration en faveur de Larijani ou contre Rafsandjani. L’opération a par ailleurs montré que le régime n’attirait plus les jeunes, même en leur offrant des bourses d’études, car on n’a vu que des personnes âgées à cette remise de prix et seulement un jeune lauréat !

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Les Américains et leurs alliés réunis pour le conseil des Gouverneurs de l’AIEA n’ont pas jugé le moment opportun pour évoquer de nouvelles sanctions. Ils ont très discrètement évoqué la poursuite des sanctions existantes avant d’occuper l’opinion en insistant un peu sur la nécessité d’inspecter la base militaire de Partchin, un faux sujet car ce site a déjà été innocenté par l’AIEA…

Rafsandjani a été déçu par la douceur apaisante de AIEA. il a décidé de continuer à agiter l’opinion pour déboucher enfin sur la forte crise de panique interne nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction. Avec la faiblesse de Larijani, Rafsandjani était plus libre que jamais : il a essayé de nouvelles pistes :

- 1 | Le Gouvernement Ahmadinejad (gouvernement que l’on peut qualifier de Transition) a mis en avant ses problèmes pour trouver des partenaires pétroliers en annonçant le blocage de 3,5 milliards de dollars de ses gains pétroliers dans les banques chinoises. Par des images, d’une rencontre pétrolière avec peu de participants étrangers, le Gouvernement a aussi mis en avant sa difficulté de trouver des partenaires alternatifs en Asie Centrale.

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- 2 | Le site anglais en langue persane de Digarbân a annoncé de très forte baisse de budget accordé par le Gouvernement (de transition) Ahmadinejad aux institutions d’Etat, préparant l’opinion à d’éventuelles querelles internes déstabilisatrices.

- 3 | Le quotidien Shargh très proche de Rafsandjani a consacré un long article à une chute du pouvoir d’achat de 72% (soit dans le langage officiel pratiqué par le régime : une division du pouvoir d’achat par 4) !

- 4 | Dans le même temps, le Gouvernement Ahmadinejad a annoncé l’ouverture de la plus grande bibliothèque islamique au monde en Iran, laissant supposer des dépenses injustifiées. En fait, il s’agissait juste d’un moyen d’agiter l’opinion car le bâtiment inauguré a la taille d’une bibliothèque municipale d’une petite ville.

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Rafsandjani a alors remarqué des signes positifs car l’ayatollah Haeri-Shirazi a rejoint le débat sur la déviance et le parti Motalefeh dirigé par Asgar-Owladi a affirmé qu’Ahmadinejad voulait faire un coup d’Etat social (sans dire qu’il le condamnait). Le clan Rafsandjani a alors commencé une nouvelle initiative : il a mis en lumière une contestation au sein du faux syndicat des conducteurs de bus, dirigé par son pion Mansour Ossanlou, pour permettre à ce dernier d’entrer dans le processus d’agitation pour limiter tout dérapage grâce à la contestation réelle comme en juin 2009 et plus proche de nous, la semaine dernière à Ispahan.

Cette dernière initiative du Clan Rafsandjani a montré l’existence d’un plan avec les habituels pions de Rafsandjani. Le lendemain devait démarrer la 2nde réunion annuelle de l’Assemblée des Experts où siègent les mollahs pro-britanniques pour veiller au bon fonctionnement du régime selon les règles islamiques, leurs intérêts et aussi celles des Britanniques. L’existence d’un plan pouvait laisser supposer une prise de position indiquant une future participation de cet organe au projet de la nouvelle révolution contrôlée dans l’intérêt de tous.

La brigade d’intervention anti-sioniste de Qods, qui a toujours servi Rafsandjani, mais ne peut bénéficier de son plan pour demander pardon au peuple, a exprimé son mécontentement par une courte déclaration de l’un de ses plus hauts dirigeants : « Attention messieurs ! Ne rompez pas sous la pression telle une culotte usée ! »

Il n’y a eu aucune déclaration de la part des ayatollahs ou des dirigeants politiques, ce qui indiquait une forte envie de jeter le régime telle une vieille culotte usée. Les éléments insolvables devaient réagir. Les chefs Pasdaran militaires (qui ne sont pas parmi les plus insolvables) ont réagi en premier en annonçant de grandes manœuvres dans les prochains jours pour signifier qu’ils n’allaient pas rompre ou encore que l’on devait tout simplement prendre en compte leurs attentes et leurs intérêts.

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Mardi 5 Mars 2013 (15 Esfand 1391), la 2nde réunion annuelle de l’Assemblée des Experts a commencé. Nous avons remarqué l’absence de 27 des 91 membres à vie de cette institution. Le cadavérique Mahadavi-kani, qui est par ailleurs le patron de la loge maçonnique du clergé iranien, a été réélu pour une seconde fois et sans surprise car il était le seul candidat en lice. Rafsandjani a eu un moment de spleen car il avait dirigé l’institution, mais a dû s’écarter après le dérapage incontrôlable de sa fausse révolution de couleur.

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Cependant, Rafsandjani a sans doute retrouvé le sourire car son vieux complice Mahdavi-Kani, représentant directe des Britanniques en Iran, a montré sa disposition à participer à son plan et à provoquer l’agitation nécessaire car il a cité le nom de Bani-Sadr et a affirmé qu’il invaliderait les mauvais candidats (quelle qu’en soient les conséquences), s’inscrivant dans le scénario révélé par l’ex n°2 de la milice universitaire.

Larijani qui devait s’y attendre avait préparé plusieurs ripostes : la cour des comptes (qu’il dirige) a vivement critiqué la gestion du budget par Ahmadinejad l’accusant d’un déficit de 54% et d’avoir, par manque de moyens, baissé de 30% le budget de la santé au détriment du peuple.

Par ailleurs, Larijani a été reçu tel le patron du régime par le commandant en chef de la Police, Ahmadi-Moghadam, pour la Réunion annuelle des commandants de la Police. Dans son discours, il a annoncé l’échec du dialogue avec les 5+1 et la nécessité de trouver une autre approche, peut-être le dialogue en direct avec Washington. Mais personne n’a développé cette suggestion car les policiers présents n’étaient pas les commandants chargés de la répression et susceptibles de lui assurer une prise de pouvoir, mais des commandants chargés de la circulation !

Autrement dit, il a joué les gros bras à la tête de miliciens non formés pour la lutte anti-émeutes. Si l’image de passer en revue les troupes était forte, elle était dépourvue de contenu : Larijani et Ahmadi-moghadam n’avaient pas pu trouver des commandants fidèles au régime et chargés de la lutte anti-émeutes. L’absence d’un rassemblement parallèle de ces policiers était le signe qu’ils avaient enfin rompu avec le régime agonisant qui n’acceptent pas sa défaite et entend les entraîner dans sa chute.

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Par ailleurs, un coup d’œil sur les images de la salle a montré de la triche car on ne voit aucun alignement de têtes dans la salle soi-disant pleine derrière Larijani au-delà du deuxième rang ! Larijani et Ahmadi-Moghadam ont dû réunir seulement 10 policiers et le reste de la salle était vide d’où leur mine morose et la présence protectrice du garde du corps de Larijani derrière lui.

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En face, Rafsandjani, a dû éclater de rire. Profitant de la faiblesse évidente de son adversaire et fort du soutien tactique de l’Assemblée des Experts, il a multiplié les annonces anxiogènes via ses pions gouvernementaux ou médiatiques afin de parvenir à excéder le peuple, afin de le pousser à bouger malgré l’appréhension d’une nouvelle fausse révolution de couleur…

- 1 | Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Gouvernement (de transition) d’Ahmadinejad a qualifié le rapport de l’observateur onusien Shaheed de document sioniste, exposant de facto le régime à un risque de sanctions, fait idéal pour la provocation de la forte crise interne nécessaire à son revirement.

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- 2 | Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Gouvernement (de transition) d’Ahmadinejad a aussi rejeté la demande d’inspection de Partchin, exposant le régime à un autre risque de sanctions, dans l’espoir de la forte crise interne nécessaire à son plus de déviation.

Les marchés des l’or et du dollar sont passés dans le rouge !

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Face à l’agitation évidente de la rue, la police (où ce qu’il en reste) a annoncé la reconstitution du braquage en plein jour d’un marchand d’or, pour insinuer un risque physique pour les clients et insister sur ses capacités de répression. Ce fut une occasion pour constater le manque de troupes au sein la Police chargée de la répression. On a également constaté une vingtaine de figurants pour jouer le rôle de la foule alors que la police en avait le double il y a une semaine.

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- 3 | Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Gouvernement (de transition) d’Ahmadinejad a continué sa mission de sape en rejetant tout dialogue en secret ou la possibilité même d’une entente avec Washington.

- 4 | Le ministère du pétrole du Gouvernement (de transition) d’Ahmadinejad annoncé la fin des sanctions des 5+1 pour les pousser à affirmer plus fort la poursuite des sanctions. Ils ont refusé d’aller en ce sens. La Britannique Catherine Ashton a remédié à cela en annonçant un peu plus fort le maintien bien anxiogène des sanctions contre le régime.

- 5 | Un ami du Gouvernement (de transition) d’Ahmadinejad a sans cesse rappelé que ce dernier avait qualifié les résolutions contre le régime de bout de papier !

- 6 | Un ami d’Ahmadinejad a sans cesse rappelé que ce dernier avait qualifié les résolutions onusiennes annonçant des sanctions contre le régime de bout de papier !

- 7 | De nombreux sites et blogs proches de Rafsandjani ont aussi révélé que les employés du tuyauteries d’Ahwaz n’étaient pas payés depuis 30 mois, rafraîchissant les mémoires sur la détresse des travailleurs iranien. Puis la presse et les médias virtuels ont consacré beaucoup de papiers au manque de clients dans les marchés de Norouz, aussi bien à Téhéran que dans des régions où les produits vendus par les producteurs sont forcément moins chers… Les rares clients n’achètent d’ailleurs que du riz par peur d’une banqueroute du régime sanctionné.

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- 8 | Après l’annonce délibérée des Bazars boycottés, le régime a tenté de provoquer l’illusion d’une pénurie de riz par une annonce de distribution préventive d’un sac de riz bon marché dans plusieurs villes du pays notamment les villes comme Sabzévar qui lui résiste et sont plus disposée à bouger. En l’absence d’une agitation, les responsables régime a annulé la distribution pour faire bouger les gens.

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- 9 | Ce même jour, divers dirigeants du régime notamment le Guide Khamenei devaient, entourés par leurs fans, célébrer leur Fête de l’Arbre, en plantant des arbres. Mais le régime a manqué de volontaires pour accompagner le Guide ainsi que d’autres responsables. Les services de propagande du régime ont limité le nombre de reportages pour ne pas mettre en valeur son manque de troupes.

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- 10 | Le clan Rafsandjani a même utilisé ce contexte pour agiter l’opinion : on a prétendu qu’Ahmadinejad avait planté un arbre tout en affirmant que bientôt le pays connaîtrait un nouveau printemps. Vraisemblablement, cette plantation n’a pas eu lieu car on n’a vu aucune photo de lui.

Mais le message était clair et la situation grave à tout point de vue., Washington qui a besoin d’un régime islamique en Iran, ne pouvait qu’encore insister sur la nécessité d’une plus grande fermeté de la part de BCE contre les mollahs afin d’insinuer sa capacité à provoquer une très grande crise dévastatrice afin d’amener Rafsandjani à cesser son plan (contraire aux intérêts américains).

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Mercredi 6 Mars 2013 (16 Esfand 1391), la journée a commencé par la mort d’Hugo Chavez (le Mossadegh d’Amérique Latine, c’est-à-dire en apparence anti-US, mais œuvrant pleinement avec eux sur le plan pétrolier et bloquant par ses discours tout possibilité d’une opposition constructive aux Américains). Ahmadinejad a déclaré une journée de deuil national. Il a aussi annoncé son départ dans la soirée vers le Venezuela pour pleurer la mort de cet « ami du régime » et faire des discours anxiogènes dans l’intérêt du plan en cours de Rafsandjani. Larijani et autres adversaires du plan devaient se manifester.

Larijani en manque de soutien s’est retourné vers le maire corrompu et isolé de Téhéran Ghalibaf. Ils ont annoncé la plantation de centaines d’arbres, mais au final, il s’agissait d’un projet à venir de planter quelques centaines d’arbres et ils n’en ont planté qu’un seul.

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Mais l’opération n’a donné lieu à aucune déclaration car Ghalibaf a lâché son allié essoufflé pour former une coalition trilatérale avec Velayati, le lieutenant de Rafsandjani chargé des négociations et Haddad-Adel (qui hésite entre Rafsandjani et Larijani).

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Ce ne fut pas la seule surprise de la journée car l’insolvable Naghdi, chef désormais isolé de la milice Bassidj, le plus farouche opposant au plan de Rafsandjani, a organisé un Rassemblement en Mémoire des 7000 femmes martyrs de la révolution islamique dans le nord du pays. A ce rassemblement qui ne réunissait pas 7000 personnes mais une cinquantaine de femmes voilées et seulement une dizaine de miliciens, Naghdi et l’ex-commandant de Bassidj le très gros Firouz-Abadi, qui a toujours roulé pour Rafsandjani, ont dénoncé ce dernier et son plan, mais en affirmant que le dialogue avec Washington restait envisageable. Le message était celui du discours de Larijani un jour plus tôt, mais sans lui. Ainsi à l’heure où tout semble fini, Naghdi et ses derniers collègues du Bassidj se sont détachés pour jouer leur propre partition en espérant obtenir des garanties de sécurité et partir se planquer quelque part.

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Washington a saisi l’occasion pour annoncer que la fenêtre du dialogue restait ouverte. Le clan Rafsandjani qui a bloqué son choix sur la sortie du système islamique pour s’aligner sur le peuple et gagner son pardon et aussi satisfaire les intérêts géopolitiques de Londres, a repris les manipulations pour relancer ses faux opposants et les annonces anxiogènes pour excéder le peuple, le pousser à bouger afin qu’il puisse opérer sa reconversion…

- 1 | L’ex-ministre des affaires étrangères d’Ahmadinejad, Mottaki a vivement critiqué les derniers choix de son ex-patron en matière budgétaire.

- 2 | La Banque Centrale Iranienne a joué la provocation en annonçant 2% de croissance alors que la croissance est négative depuis des années.

- 3 | Ahmadinejad s’est invité à l’université provoquant la colère des « étudiants » et permettant la relance des faux opposants estudiantins du clan Rafsandjani.

- 4 | Le site de Moussavi a annoncé la fermeture de 3 journaux réformateurs ainsi que l’arrestation de leurs illustres rédacteurs. Trois jours après, les sites de trois journaux étaient actifs confirmant que l’annonce était un moyen pour relancer les faux opposants journalistes du clan Rafsandjani.

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- 5 | Le clan Rafsandjani a aussi évoqué les malheurs de la maman du faux opposant fictif Sattar Beheshti pour relancer la carrière des très nombreux faux opposants exploitant cette affaire pour exister.

- 6 | Enfin, des blogs bien informés ont annoncé l’entrée du candidat de la rupture, Rahim-Mashaï, dans un concert d’un groupe de musique pop-mystique au moment où le chanteur vedette entonnait un chant patriotique : Je suis un enfant de l’Iran Perse !

Rafsandjani avait encore accéléré (sans doute par certitude qu’avec les problèmes économiques qui ne cessent de s’amplifier, l’explosion sociale est imminente). Larijani devait aussi accélérer et de préférence impressionner enfin les derniers éléments du régime et non tenter de les duper en jouant sur les qualificatifs ou en trichant avec photoshop).

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Jeudi 7 Mars 2013 (17 Esfand 1391), Larijani s’est lancé dans une grosse contre-attaque avec la Conférence de la Défense Nationale Tous azimuts réunissant tous les commandants de toutes les forces armées à ses côtés pour proposer des solutions contre tous les menaces tant extérieures qu’intérieures.

Larijani a par ailleurs organisé sous l’égide, de l’ex-pion de Rafsandjani, le procureur général Ejei, la Conférence annuelle des procureurs avec l’arrière pensée de rappeler qu’en dehors des forces armées qu’il venait de rassembler, il avait le levier des accusations et des tribunaux.

Mais nous avons relevé un défaut majeur à la Conférence de la Défense Nationale Tous Azimuts : très peu de militaires dans les gradins, par ailleurs très peu d’officiers supérieurs et quasiment aucun jeune officiers parmi les rares militaires présents dans un amas difforme de civils vieillissants et encore aucun alignement ce qui signifié le remplissage des zone vides par Photoshop. En résumé, une conférence militaire totalement ratée inspirant du dégoût d’eux-mêmes à ses participants !

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Nous avons relevé le même défaut majeur chez les procureurs du régime : très peu de monde et très peu de turbans !

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Par l’approximation de ces attaques, Larijani a non seulement anéanti ses chances, mais il a encore confirmé le manque de troupe parmi les hauts commandants du régime. Rafsanjani a profité de la situation pou accentué ses provocations :

- 1 | Le quotidien Entekhab (auteur du SMS anxiogène du riz à crédit) a affirmé que le dollar était en forte hausse.

- 2 | Une source proche de la BCI a affirmé que la braderie de pièces d’or émises dans 6 mois à 60% du prix du marché n’avait pas pu détourner les gens du marché du dollar et l’or au Bazar. Il semble même que cette offre hypothétique a renforcé les doutes quant à ‘existence de bonnes réserves d’or, encourageant des achats frénétiques qui ont finalement hissé le dollar, mais aussi l’or vers des sommets.

- 3 | Après une semaine de mensonges, le Gouvernement (de transition) a admit que les ventes d’automobiles étaient nulles depuis quelques mois, ce qui est en fait dû à l’arrêt de la production après la faillite de l’usine iranienne de roulement à billes.

- 4 | On a été informé que la chaîne iranienne de télévision IRIB n’arrivait plus à rémunérer ces employés.

- 5 | Enfin, le candidat de la rupture, Rahim-Mashaï, a révélé son slogan : « Nous attendons le Printemps, le Printemps des humains ! »

Le clan Larijani a annoncé par intermédiaire de son lieutenant Mottahai que la révolution islamique allait être liquidée avec Mashaï !

Puis dans un véritable accès de folie, il a répandu la rumeur que l’Assemblée des Experts venait de donner son accord et le signal pour la révision de la constitution et le remplacement du système présidentiel par le système parlementaire faisant de lui le patron du régime. Mais le bluff a vite été démenti et pour le calmer, des parlementaires liés à Rafsndjani ont annoncé que l’idée était depuis longtemps à l’étude, qu’il n’avait pas été décidé et qu’elle nécessitait de toute façon l’accord explicité du Guide !

Après ce grand bluff raté, Larijani est devenu plus fou et a choisi la carte de l’escalade délibérée en affirmant qu’il avait aussi sur sa table une option militaire contre Washington ! Un des rares commandants présent a précisé que toutes les cibles stratégiques de l’ennemi pouvaient être anéanti en très peu de temps. Washington qui n’entend pas se laisser entraîner dans une escalade a annoncé au même moment la nomination d’un nouveau chef à la tête de la CIA prônant l’usage de drones pour des mini frappes préventives contre les Ennemis des Etats-Unis. Notre nouveau guerrier et les rares officiers qu’il a pu mobiliser autour de lui ont gardé le silence de peur que l’une de ses frappes ne les ridiculisent définitivement.

On n’a également pas entendu le clan Rafsandjani exploiter ce sujet aux conséquences imprévisibles. Le clan Rafsandjani a d’ailleurs décidé de reprendre l’avantage dans la lutte interne en critiquant le discours de son pion Ahmadinejad en mémoire de Chavez, Comparant ce dernier à un compagnon digne de l’Imam caché ! ainsi, le clan Rafsandjani a montré sa réactivité, mais il a aussi utilisé un sujet qui n’est guère susceptible de provoquer une crise financière. En quelques sortes, après une semaine d’actions très fortes et très efficaces, il a manqué d’imagination sans doute sous l’effet de la fatigue.

Au même moment, l’Europe a annoncé de nouvelles sanctions pour les cas de violation des droits de l’homme aggravant la panique réelle et exposant le pays à une nouvelle contestation 100% populaire. Alors Shirin Ebadi, membre du parti pro-Britannique de Jebheh Melli, a comme d’habitude commencé une campagne contre les sanctions économiques qui ont réussi à chambouler le régime. En France, le message a été livré par un certain A.A qui est aussi l’agent de promotion d’Ahmadinejad en tant que nouveau pourfendeur de mollahs !

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Vendredi 8 Mars 2013 (18 Esfand 1391), généralement en ce jour férié, les dirigeants continuent à s’agiter car leur action est axée sur l’Occident où on travaille encore. ’est pourquoi le régime programme souvent des actions fortes pendant cette journée afin de gâcher la fin de la semaine des Occidentaux. Longtemps : il a utilisé les prêches de prière du Vendredi, mais ce rendez-vous hebdomadaire ne fait plus recette depuis longtemps. Puis il a utilisé des matchs de Derby pour occuper les jeunes, les mobiliser derrière sa fausse opposition (le Mouvement Vert) ou tout simplement faire diversion au moment où il devait dissimuler des boycotts ou des actions hostiles à son encontre. Dernièrement, les insolvables du Bassidj tentaient de monopoliser le vendredi par des manœuvres paramilitaires aux abords de Téhéran ou de Qom pour impressionner leur adversaires et faire diversion par rapport à leur défaites actuelles.

Pour ce vendredi, le clan des insolvables avait programmé une nouvelle manœuvre aux abords de Qom et un Derby nocturne à Téhéran pour faire diversion en cas d’une faible mobilisation. Mais de fortes chutes de neige à Téhéran et à Qom ont contrecarré les deux plans.

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Nos insolvables qui ont multiplié les bourdes tout au long de la semaine ont déplacé les manœuvres à Yazd, et ont maintenu le match prévu.

Pour les manœuvres, on a encore eu droit à des images de quelques miliciens, des femmes en tchador, mais dans l’action, on n’a vu que des ados, signe qu’après la défaite de ses derniers miliciens à Ispahan face à de simple paysans, ces gens l’ont aussi laissé tomber.

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Pour le match, on a encore eu droit à des images de stade remplis de jeunes heureux, mais le problème est que l’on ne voit aucune trace de neige alors qu’il continuait de neiger à Téhéran. Le régime manquant par ailleurs d’image de spectateur arrivant à la nuit tombée au stade pour acheter ses billets a décidé de diffuser des images diurnes d’arrivée des spectateurs où encore une fois, le ciel est bleu et les sols bien secs !

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Ce même jour, l’Occident fêtait la journée internationale de la femme, instaurée 41 ans après la journée iranienne de la femme axée sur l’émancipation des règles machistes et islamiques. Le régime qui avait été trop occupé avait oublié de nous programmer quelque chose avec nos fausses féministes islamiques ! Fait drôle : dans une faute de goût invraisemblable : le bloggeur Hossein Derakhshan, agent d’infiltration du régime, adulé notamment en France, a publié une lettre depuis sa « cellule de prison » pour demander à son héros Ahmadinejad de redevenir l’islamiste pur et dur qui l’avait réconcilié avec la révolution islamique ! La France et RSF n’ont évidemment pas vu cette lettre qui révèle le visage réel de Derakhshan. Les Britanniques qui pensent à tout sont intervenus avec un documentaire de la BBC rendant hommage à Ebadi pour sa lutte invisible pour les femmes et pour l’Iran alors qu’elle défend le port du voile, ne parle jamais de la pauvreté extrême qui pousse les Iraniens à vendre leur corps, leur rein, leurs enfants et dépeint un Iran apaisé capable de se réformer où changer sans l’aide extérieure.

C’est bien triste que l’issue d’une semaine pendant laquelle les dirigeants ont assisté avec impuissance à la rupture de leurs commandants de police anti-émeutes soit une opération de marketing de la BBC totalement déconnectée de la réalité dure qui a provoqué cette rupture. Mais cela ne change pas la donne car le régime va mal et ses dirigeants n’arrivent même plus pas à dissimuler leur désarroi.

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[1LA GUERRE DU PETROLE, écrit en 1973 par le journaliste anglais Leonard Mosley. Le 2nd chapitre de ce livre exceptionnel en terme de références raconte le démarrage en 1911 du conflit entre les Américains et les Britanniques à propos de la domination du pétrole ottoman. A lire et à recommander !

[2Harvard’s Belfer Center est un véritable outil de manipulation d’opinion pour parvenir à un deal avec les mollahs, lire sa composition sur Land Destroyer.blogspot.com. Mais dans ce contexte, on ne peut que rire à l’annonce du fait que selon une source britannique, le président François Hollande a invité Joseph Biden à Paris pour s’assurer que Washington ne menait pas de négociations secrètes avec les mollahs pour parvenir à un deal secret ; acceptant la parole d’honneur de Biden rejetant de telles démarche !