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Iran : La semaine en images n°267
04.04.2013

intro de base pour comprendre la situation.
mise à jour chaque semaine en rapport avec l’actualité
mais aussi avec de nouveaux éléments sur le passé.
Le tout en gardant une longueur raisonnable
(afin de limiter les fautes dues au manque de temps pour tout relire).

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Origines de la crise | Dès 1951, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs plans pétroliers. Ils espéraient le remplacer par des activistes islamistes (non cléricaux) afin de doubler les Britanniques présents en Iran au travers les mollahs, mais aussi pour renverser grâce à leur souffle révolutionnaire islamiste les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer aussi en Asie Centrale musulmane (soviétique et chinoise).

En 1973, le Shah a annoncé qu’il ne reconduirait plus le contrat de 25 ans obligeant l’Iran à vendre son pétrole en exclusivité aux Américains, aux Britanniques et aux Français selon un prix constant. Ce contrat finissait le 19 août 1979. Les Américains qui possédaient ainsi 40% du pétrole iranien à un prix très bas ont amplifié alors leur hostilité contre le Shah avec l’intention de le renverser avant août 1979. Les Français qui avaient 6% de la production iranienne se sont alignés sur Washington. Les Britanniques, en guerre pétrolière avec Washington depuis 1911 [1], possédaient 47% du contrat, ont participé avec tous leurs pions à ce projet islamisant intitulé Ceinture Verte et ont pu écarter les pions activistes islamistes de Washington. Pour bloquer le retour de ces islamistes non cléricaux, les mollahs ont rompu les relations avec Washington et ont également adopté la doctrine de la Tutelle d’un Grand Ayatollah sur la République Islamique.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs pour les affaiblir économiquement, les mettre devant un risque de soulèvement populaire afin de les amener à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques pour reprendre le pouvoir via des élections du régime (une révolution de couleur).

Mais 1 an après cette révolution doublement manipulée, les jeunes engagés dans la révolution ont compris qu’ils avaient été dupés. Ils ont pris leur distance avec le régime. Ceux qui s’étaient engagés dans les Pasdaran ont aussi montré leur mécontentement en prenant contact avec Reza Pahlavi, le Fils du Shah, mais Washington n’a jamais aidé cette dissidence active. Henry Precht, responsable du bureau iranien du Département d’Etat, a même émis une directive interdisant à la dynastie Pahlavi toute activité hostile au régime islamique sous peine d’expulsion des Etats-Unis, anéantissant ainsi toute possibilité pour les Iraniens de se défaire de ce régime infernal.

Washington a même décidé d’alléger ses sanctions pour éviter un trop fort mécontentement susceptible de balayer le régime impopulaire des mollahs. C’est pourquoi il a souvent laissé ses partenaires (Turquie, Inde, Brésil, etc.) critiquer ses sanctions et les contourner. Pour éviter des sanctions très dures voire fatales, Washington est également resté dans des accusations floues contrebalancées par des rapports et contre-expertises officielles) afin d’esquiver toute escalade susceptible de provoquer une guerre et d’entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses projets régionaux.

Face à cette guerre d’usure économique tactiquement très efficace, les mollahs contrôlés et conseillés par les Britanniques ont opté pour une politique d’escalade délibérée afin de forcer Washington à capituler (par peur d’un grand conflit régional). Rafsandjani, le coordinateur du coup d’Etat anti-américain, devenu avec l’aide des Britanniques patron du régime et de ses services secrets, n’a omis aucun effort en ce sens par un recours immodéré au terrorisme au Moyen-Orient ou par la guerre contre l’Irak pour perturber l’approvisionnement pétrolier de l’Amérique. Mais il n’a pas su faire capituler Washington.

Les rivaux internes de Rafsandjani (mollahs écartés par lui du pouvoir et des meilleurs business) étaient alors en but de le virer, prendre sa place et tenter de réussir par plus de méchanceté pour sauver le régime et en prime le patron économique du régime. Pour les contrer, Rafsandjani a renforcé son pouvoir en s’arrangeant pour nommer son ami Khamenei comme successeur Khomeiny et recevoir de lui les pleins pouvoirs. Cela n’a pas suffi. Il a alors acheté le soutien de plus petits adversaires (comme Asgar-Owladi ou les frères Larijani) (en leur accordant des sièges du Conseil de Discernement, organe par lequel il dirigeait le pays). Rafsandjani a aussi acheté la protection des Européens en leur bradant le pétrole iranien. Et il a également acheté le soutien des hommes d’affaires issus du régime en leur offrant des dollars bon marché. Il a aussi mis au pouvoir un ex collaborateur chargé de l’épuration des universités et d’assassinat des opposants, Khatami, pour jouer le rôle du modéré officiel et simuler un faux apaisement en direction de Washington afin d’obtenir un gel des sanctions et aussi avoir le temps de réarmer ses accus notamment en réarmant le Hezbollah.

Mais ce faux apaisement n’a rien donné, il a même incité Washington à parler d’une possible menace nucléaire pour justifier le recours à des sanctions plus lourdes et aussi à des frappes préventives. Rafsandjani a renoué avec la politique de l’amplification de la crise via Ahmadinejad (un autre ex-collaborateur des services secrets) et il a confié la direction des négociations à son jeune rival Ali Larijani pour faire partager les torts.

Ce retour à la confrontation en 2007 a déplu aux miliciens de base, conscients de la faiblesse militaire du régime. Le choix suicidaire a aussi déplu aux Bazaris, conscients de la faiblesse économique du pays. Les deux groupes piliers du régime ont manifesté leur rejet par le boycott des manifestations officielles.

Le choix de la confrontation en 2007 d’ailleurs s’est révélé tactiquement désastreux car il seulement a permis à Washington d’impliquer le Conseil de Sécurité et engager un grand nombre de pays à participer à ses nouvelles sanctions bancaires destinées à épuiser toutes les ressources en dollar du régime déjà ruiné par les choix clientélistes de Rafsandjani.

En 2008, le régime déjà très endetté a été confronté au manque de devises pour assurer l’approvisionnement du marché intérieur. Rafsandjani et Larijani (devenus collègues) ont fait le choix de geler les salaires de leurs collaborateurs les mieux payés et relever les prix des produits de grande consommation pour diminuer la consommation et ainsi gagner du temps dans l’espoir de parvenir à faire capituler Washington par tous les moyens. Ce choix a entraîné de nouvelles ruptures internes. La participation interne aux manifestations officielles a chuté.

La caste dirigeante a vite réalisé son isolement et sa vulnérabilité en cas d’une révolte : ses membres devaient négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole des marchandages, Rafsandjani, le patron du régime, a alors écarté Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington.

Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et tous ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son principal lieutenant politique.

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En 2008-2009, on est ainsi passé d’une Guerre pour être le sauveur du régime à une guerre pour l’accès aux marchandages avec Washington !


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En juin 2009, Rafsandjani a tenté un dernier joker : le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur (uniquement hostile à son propre pion Ahmadinejad) pour duper Washington et l’entraîner à abolir ses sanctions. Larijani a soutenu ce projet insensé qui lui semblait efficace.

Mais, le peuple autorisé à manifester a révélé son hostilité au régime tout entier. De plus, les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Les Américains n’ont pas aidé cette contre-révolution contraire à leurs plans régionaux ont même participé aux rumeurs diffusées par le régime pour intimider le peuple et mater leur révolte. Ce qui a brisé le cœur des Iraniens et leur envie de lutter. Mais in fine, chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné. Larijani, mais aussi d’autres, se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages avec Washington pour garantir leur survie au-delà du régime.

Rafsandjani, menacé de toute part, a divisé la coalition informelle à son encontre en offrant le pouvoir judiciaire aux Larijani, puis a tenté un nouveau Joker : relancer son Mouvement Vert avec une version convenant à Washington : nouvelle république islamique hybride formée par ses pions, les pions de Washington et de nouveaux pions venus de Londres. Mais cette monstruosité politique a échoué.

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Rafsandjani a alors oublié ses amis britanniques et a décidé de négocier avec Washington afin d’obtenir des garanties de sécurité pour quitter le pays sans être poursuivi pour son passé terroriste ! Le régime a alors été malmené par les Britanniques. Ali Larijani condamnait aussi toute négociation car il n’y participait pas. Larijani a alors commencé à utiliser le pouvoir Judiciaire contre Rafsandjani et ses pions gouvernementaux chargés des négociations à savoir Ahmadinejad ainsi que son ministre des affaires étrangères Salehi ou encore le négociateur nucléaire Jalili… Chaque clan manoeuvrait pour ses intérêts au mépris de l’intérêt commun de tous les serviteurs du régime. Cette désunion a provoqué de nouvelles ruptures internes dans le cercle restreints des responsables de seconds plans comme les inspecteurs, les députés, les préfets.

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Les hommes d’affaires du régime ont jugé qu’ils étaient en danger : ils ont commencé à brader leurs avoirs boursiers et immobiliers pour acheter de l’or et des dollars afin de fuir le pays. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a mis le régime face à un risque de banqueroute de la Banque centrale Iranienne (BCI). Pour calmer la situation, les Larijani, maîtres du Pouvoir Judiciaire, ont commencé des procès contre les candidats à la fuite avec l’accusation de fraude ou de blanchiment d’argent, délit passible de la peine de mort, mais ils n’ont jamais osé appliquer les verdicts annoncés de peur de provoquer une fuite massive des capitaux, susceptible d’entraîner la banqueroute, puis la chute du régime.

Dès lors, en combinaison avec les Chefs Pasdaran, les Larijani ont sans cesse tenté d’intimider les nantis paniqués en évoquant la puissance policière du régime, mais en absence de troupes fidèles visibles, ces menaces n’ont pas réussi à calmer les paniqués. Finalement, les Larijani ont tenté d’atteindre le même but en annonçant des pendaisons publiques (mais en les exécutant très tôt le matin de peur d’être pris à partie par le peuple). Ce processus d’intimidation à reculons a été avant tout un constat permanent d’impuissance et de vulnérabilité du régime. C’est pourquoi chaque clan a dans le même temps accéléré ses efforts pour arriver à un accord avec Washington. L’Etat américain a apprécié cela, mais il ne peut pas accorder les garanties souhaitées par ces gens. Ils n’ont rien obtenu.


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En décembre 2012, à l’issue d’une offre américaine d’un semi-arrangement sur l’attentat d’AMIA, Rafsandjani, convaincu qu’il n’obtiendrait rien des Américains, a commencé à se dire proche du peuple. Il a aussi chargé ses pions Verts à scander « Mort à la République islamique ». Il a commencé à parler d’« Elections Libres ». Ses adversaires ont compris qu’il entendait dévier de la ligne officielle et changer de bord. Quand ses pions gouvernementaux ont annoncé de nouvelles anxiogènes de hausses de prix, ses adversaires ont été convaincus qu’il entendait provoquer un soulèvement afin de s’y engouffrer par « amour du peuple » : devenir (malgré le risque évident d’y rester) l’instrument d’un changement qu’il ne peut éviter espérant bénéficier d’un pardon en Iran. Cette solution permettait aussi de bloquer le retour aux affaires des pions islamistes de Washington et de satisfaire les intérêts pétroliers de la Grande-Bretagne garantissant de facto les avoirs financiers de Rafsandjani dans les pays britanniques. La participation des médias persanophones britanniques dans la promotion de cette solution montra que ce revirement très bénéfique aux Britanniques avait leur accord et leur soutien.

Les nantis du régime ont vite saisi l’intérêt de cette solution de "Réconciliation Nationale". Mais les Chefs Pasdaran du Bassidj et de la Police dont les noms restent associés à toutes les répressions, les Frères Larijani complices de leurs derniers forfaits, notamment les pendaisons publiques, ont refusé cette solution déviationniste, car ils ne peuvent bénéficier d’aucun pardon. Ces insolvables ont créé une coalition mais n’ayant pas de troupes actives, leur fronde est restée une nuisance purement politique.

Cependant leur nuisance a bloqué le bon déroulement de la seule issue possible pour tous les gens coincés au côté du régime provoquant leur profonde déception. Dans le contexte de l’affaiblissement du régime et l’urgence d’agir, cette déception a provoqué une nouvelle crise panique politique et financière, de nouvelles ruptures internes, des boycotts de toutes les manifestations officielles, aussi bien religieuses que politiques, dont l’anniversaire de la révolution islamique.


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Lors de ce dernier boycott survenu début février (2013), les membres du clergé, alliés historiques de la Grande-Bretagne, ont été absents laissant présager la possibilité d’une Fatwa pour sortir du régime bloqué. Les derniers collaborateurs du régime, mis face à l’imminence d’une chute, se sont mis à acheter des dollars au point de menacer les réserves en devises du régime. De nombreux dirigeants périphériques au passé sale ont alors commencé à critiquer le régime pour pouvoir s’engouffrer dans le projet de la Réconciliation Nationale !

Rafsandjani pris de vitesse par cette fuite en avant des derniers serviteurs du régime a rejoint Larijani pour annoncer l’interdiction d’acheter des dollars et la peine de mort pour les contrevenants. Mais Rafsandjani a aussi chargé ses pions gouvernementaux de diffuser des chiffres économiques inquiétants et d’évoquer une nouvelle libération (hausse) des prix afin de parvenir le plus rapidement possible à mettre en place les conditions de crise de panique interne nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction. Larijani avait utilisé les mêmes chiffres pour demander la déposition du Gouvernement lié à Rafsandjani, mais en raison de son manque de troupes pour gérer la crise qui en découlera, il n’avait pas pu concrétiser cette offensive. Washington horrifié à l’idée de l’échec de sa révolution islamique a alterné les menaces et les cadeaux pour trouver un interlocuteur favorable en Iran, mais le régime est trop divisé pour ce genre de solution.


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Par la suite, fin février 2013, les paysans ruinés et affamés d’Ispahan se sont révoltés, molestant les maigres troupes anti-émeutes dépêchés sur place, puis déferlant dans cette seconde grande ville du pays pour incendier les mosquées afin de montrer que leur constatation ne se limite pas à des revendications professionnelles. Il n’y a eu aucune réaction de la part du régime : ce qui a confirmé son manque de troupes fidèles.

Tout le monde devait accélérer ses plans ! Rafsandjani a tenté d’agiter l’opinion en faisant endosser à son pion ultra islamiste Ahmadinejad le rôle d’un dissident hostile au régime islamique ! Larijani a riposté par des pics judiciaires et l’annonce d’arrestation des agents iraniens ou britanniques ouvrant pour saborder le régime. Larijani a riposté par des pics judiciaires visant indirectement Rafsandjani en personne, mais il s’est gardé de concrétiser les accusations car cela peut entraîner une crise fatale au régime. Larijani et les chefs Pasdaran ont alors tenté de prendre le dessus en annonçant l’arrestation de son agent de liaison des déviationnistes avec l’opposition externe. Le clan Rafsandjani s’est montré moins offensif. Les Larijani et les chefs Pasdaran ont tenté de s’affirmer, mais ont échoué confirmant la faiblesse générale de tous les 3 clans au pouvoir.


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La semaine dernière, le peuple devait célébrer Norouz, expression de son attachement à son identité non islamique. On a assisté à une accélération d’initiatives déviationnistes et des pics judiciaires de Larijani qui ont provoqué une rupture interne importante. Le régime islamique était menacé. Washington a tenté d’arriver à une entente sur le nucléaire ou par un gentil message d’Obama, mais le clan déviationniste de Rafsandjani qui maîtrise le dialogue n’y a pas donné une suite favorable. Mardi, le peuple a manifesté son attachement à son identité non islamique en célébrant massivement la Fête du Feu. La police est restée en retrait. Mercredi, le peuple a de nouveau a manifesté son anti islamisme en célébrant Norouz dans des lieux qui rejettent l’islam comme d’une part, Persépolis et d’autre part, le tombeau du poète libertin et anti-clérical Hafez ! Le clan répressif des Larijani et le clan déviationniste de Rafsandjani étaient encore une fois dépassés. Les deux ont préféré assimiler la contestation à un droit du peuple pour ne pas provoquer une plus forte contestation. Avant de reprendre leur lutte dont l’issue importe peu désormais.

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Cette semaine, le peuple a continué à bouder les lieux islamiques pour ses vacances privilégiant les sites anté-islamiques ou monarchiques. Le régime a tenté de rééquilibrer la situation en décrétant le deuil général en mémoire de Fatemeh, fille de Mahomet morte en martyr, ce fut un bide. Le clan déviationniste a repris ses initiatives et le clan adverse a renoué avec ses insinuations d’arrestations… C’est dans ce contexte agité que les paysans d’Ispahan se sont encore révoltés violemment contre le régime. Les deux clans ont seulement dissimulé la contestation qu’ils n’avaient pu empêcher avant de reprendre leurs efforts déviationnistes ou anti-déviationnistes. Washington a aussi tenté de relancer le dialogue en soufflant le chaud et le froid… Voici le récit en images d’une semaine très mouvementée du régime désormais, clairement, condamné des mollahs.



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La semaine dernière a été marquée par la contestation active des Iraniens à l’occasion de la Fête du Feu et de Norouz, contestation qui a mis en valeur le manque de troupes fidèles aux côtés des dirigeants. La semaine dernière a été celle de la contestation réelle ! Le régime a été mis face à son isolement et sa vulnérabilité.

Le clan déviationniste de Rafsandjani, dépassé par les événements et ce constat terrible, ne s’était guère exprimé sur le sujet. Mais il avait compris qu’il devait trouver le moyen de provoquer très rapidement la crise nécessaire à sa sortie du régime. Ce clan utilise principalement deux axes pour parvenir à ses fins : la diffusion de mauvais résultats économiques du pays et l’insistance sur des élections libres pour pouvoir utiliser les débats électoraux pour déclencher la crise nécessaire à son coming out. C’est pourquoi le Guide (qui fait partie de son clan) a fait le lit de la crise souhaitée en parlant des succès économiques du pays pour provoquer le peuple. Après cette provocation évidente et délibérée, il a aussi insisté sur des élections très libres avec la participation de tous les courants du régime, ouvrant la voie à l’expression de toutes les agitations à ce moment.

Mais afin que le peuple n’explose pas avant et dans sa fougue ne renverse pas le régime, privant les Britanniques de leurs pions et du contrôle de la situation, la compagnie pétrolière Shell a annoncé l’octroi de 2,336 milliards de dollars au régime pour de soi-disant achats faits à une date inconnue.

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Vendredi 22 Mars 2013 (2 Farvadrin 1392), Washington qui souhaite le retour de ses pions islamo-fédéralistes pour revenir à son projet de la Ceinture Verte, a riposté en annonçant qu’il souhait obtenir l’interdiction d’accès des établissements financiers iraniens au Target (système de transferts express automatisés transeuropéens à règlement brut en temps réel) pour priver le régime de ses ressources en Euro !

Le clan déviationniste de Rafsadjani devait nécessairement accélérer ses efforts pour provoquer la crise nécessaire à son coming out : et redoubler d’efforts pour changer de peau !

Rafsandjani a accéléré son projet de déviance par une recrudescence de nouvelles anxiogènes : la banque central iranienne a vidé les distributeurs d’argent et a annoncé la faillite de 4000 PME au cours de l’année précédente pour agiter les milieux d’affaires ou encore une source officielle a fait état encore une forte pénurie de médicaments pour agiter le peuple tout entier...

Larijani devait accélérer ses efforts pour le contenir :. Il avait le choix entre critiques sur les mauvais chiffres de ses pions, des critiques sur leurs prises de distances avec l’identité islamique du régime ou encore des nouvelles enquêtes sur la corruption du clan Rafsandjani.

Or, les critiques des mauvais chiffres aident l’émergence d’une crise et de facto, le projet déviationniste de Rafsandjani de même que les critiques sur le déviationnisme de ce dernier. C’est pourquoi Larijani a opté pour une offensive judiciaire en évoquant pour la première fois des liens entre Mah-Afarid Khosrawi, le principal accusé de la fraude bancaire de 3 milliards de dollars, et Mashaï (candidat déviationniste) qui fut aussi l’un des dirigeants d’une société écran qui a permis à Rafsandjani de prendre le contrôle de la production d’acier. Larijani a ouvrant de facto la voie à une mise en examen de Rafsandjani sinon de Mashaï, son principal pion dans son projet de déviance, exposant Rafsandjani à un risque de rupture de son pion, pour l’amener à capituler. La branche judiciaire du clan Larijani a aussi invité le peuple à dénoncer les agents étrangers de nouveau complot contre le régime (c’est-à-dire le projet de Rafsandjani), laissant entrevoir des arrestations inopinées justifiées par de soi-disant dénonciations ! Chaud !

Cela a certainement déplu à Rafsandjani (qui a raffermi son pouvoir avec ce genre d’actions), mais cette annonce a davantage déplu aux Britanniques qui sont conscients de la vulnérabilité du régime, de la force dissuasive des sanctions américaines et doivent couler le régime au plus vite pour bloquer le retour à la Ceinture Verte qui les privera de leurs gisements en Asie centrale. Ils ont décidé de donner une autre dimension à la crise.

Rafsandjani, dont les services secrets ont été les grands ordonnateurs de Hezbollah, s’est arrangé pour faire démissionner le Premier ministre libanais soutenu par le Hezbollah, affranchissant cet organisme de sa réserve gouvernemental, exposant Israël à des troubles provoquées par un Hezbollah affranchi afin d’occuper Washington sur un autre front et laisser du mou à Rafsandjani pour mener à sa guise son plan de déviance.

Par ailleurs, le principal agent régulateur de Londres au sein du régime, Ahmad Tavakkoli, a affirmé que dans son discours, le Guide avait affirmé qu’il accepterait de dialoguer avec les Américains s’ils se montraient plus coopératifs alors que le Guide avait sans cesse mis en cause le manque d’honnêteté des Etats-Unis et avait aussi menacé leurs alliés israéliens d’une destruction sans appel ne laissant aucune place à un début d’entente. Etant donné que le régime avait fermé toutes les protes de que par ailleurs de par son obédience pro-britannique, il ne peut et ne veut pas coopérer avec les Etats-Unis, l’annonce de cet agent britannique était un moyen pour laisser supposer un possible arrangement afin d’empêcher Washington de lancer de nouvelles sanctions et l’encourager d’accepter sans rechigner de nouvelles négociations sans fin dans lesquelles le Hezbollah pouvait aussi peser. Plutôt ingénieux de retenir Washington et dans le même temps chatouiller son échine en perturbant ses plans régionaux du côté de la Syrie !

Le clan déviationniste de Rafsandjani qui piétinait dans le bras de fer interne et face à Washington a ainsi reçu les moyens de bloquer Washington, empêcher la sanction contre son accès au système Target, afin de mener à bien sa mission de sabordage contrôlé du régime.

Au même moment, le peuple Iranien était officiellement en vacances depuis déjà 4 jours (celle-ci commençant 2 jour avant Norouz), mais en raison de la baisse drastique du pouvoir d’achat, de la dissolution furtive de la prime annuelle de Norouz, beaucoup avaient annulé les départs rituels vers les mers du nord ou du sud et vers les sites prisés comme Persépolis c’est pourquoi on n’a vu aucun reportage montrant des grands départs dans les gares routières et les gares de chemin de fer.

Les seules personnes un peu privilégiées pouvaient être les gens possédant des automobiles car le régime avait maintenu l’extension du ratio d’essence, promise pour Norouz. Ces gens pouvaient partir à condition d’opter pour un séjour low cost en camping. Mais on n’a guère eu d’images montrant de grands départs sur les routes, ce qui confirmait notre enquête concluant à une baisse des départs.

Ce sujet insinuant l’existence d’un grand mécontentement populaire a été occulté par tous les médias du régime, y compris ceux du camp déviationniste ! Tous les médias du régime ont zappé ce sujet déprimant car personne au sein du régime ne veut d’un vrai changement dû à la vraie contestation. Il y a même beaucoup d’articles dans la presse sur les départs pour simuler la normalité. Par ailleurs, ces articles précisaient, chiffres à l’appui, que les destinations étaient les villes saintes comme Qom ou Mashad afin de simuler l’existence d’un fond de pensée musulmane au sein du peuple d’autant que l’on était à la veille de l’anniversaire de la mort en martyr de Fatemeh, la fille (imaginaire) de Mahomet, qui doit donner lieu à 3 jours de deuil larmoyant dans les mosquées, puis une seconde période de 5 jours de deuil la semaine suivante (ce que l’on appelle les Ayyâm Fatemieh).

Mais le régime n’a pas fait de publicité sur cet anniversaire, on n’a pas entendu le Guide annoncer une grande prière à ce propos sous sa direction car l’année dernière, cet anniversaire de Fatemeh a été boycotté presque à 100% en interne et par ailleurs toutes ses villes religieuses ont perdu leurs touristes depuis des années car le peuple s’est détourné de l’Islam et ses martyrs souvent imaginaires et préfère aller en pèlerinage laïques et patriotique à Persépolis ou encore sur le tombeau de Hafez. D’ailleurs, en complément aux articles publiés sur les départs pour Qom et Mashad, il n’y a pas eu de reportages sur les mosquées et les campings de ces villes. Mais le régime devait publier des images, il a abrégé le sujet avec un seul reportage pour Mashad où l’on a pu constater que le grand camping de cette ville était presque entièrement vide en ce 4e jour des vacances de Norouz !

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Samedi 23 Mars 2013 (3 Farvadrin 1392), après l’interprétation de Tavakkoli à propos du discours du Guide, le régime attendait l’accueil de Washington, savoir s’il avait mordu ou pas à l’appât. L’accueil a été bon car Obama interrogé à propos de menaces proférées par le Guide contre Israël les a esquivées en affirmant qu’il ne s’agissait que de slogans. Pour ne pas faire échouer la ruse, le clan Rafsandjani devait éviter toute provocation : c’est pourquoi il est resté silencieux, mais le clan Larijani n’a pas aimé l’ouverture affichée par Washington qui offrait à ses adversaires l’opportunité de renouer le dialogue avec Washington !

Un certain Naghavi, parlementaire qui a fait carrière dans le sillage de Larijani, a alors pris la parole pour « demander que l’on n’interprète pas les propos du discours du Guide » et l’on ne se substitue pas à sa volonté !

Par ailleurs, Bahonar, le 1er lieutenant politique de Larijani s’est rendu à l’agence Mehr, agence proche de Larijani, pour annoncer la finalisation de sa coalition fondamentaliste pour les élections à venir avec la participation d’un nouveau membre : Mottaki, un proche de Rafsandjani depuis plus de 50 ans, mais qui en raison de son lourd passé terroriste ne peut espérer échapper à la justice américaine en cas d’un changement du régime et ne voit donc aucune utilité de participer à son projet de changement de régime.

En fait, il serait juste de préciser que ce Mottaki a eu raison à 100% car Rafsandjani, s’il réussissait à faciliter le changement, ne pourrait sauver que sa tête, et éventuellement celles de quelques très proches nécessaires pour la passation des pouvoir surtout un niveau de l’armée, les renseignements ou l’économie, mais il ne pourrait pas sauver tous ses ex-collaborateurs surtout sils sont impliqués dans affaires les exposants à une extradition vers un pays tiers. Il y en a beaucoup dans ce cas, assis dans un couloir de mort virtuel et en annonçant l’adhésion de ce Mottaki -ami de 50 ans de Rafsandjani-, Bahonar lançait en fait un appel à tous les autres pions sacrifiables dont notamment Velayati, proche collaborateur de Rafsandjani depuis 20 ans qui est sous mandat d’arrêt international à ses côtés pour sa complicité dans l’attentat d’Amia. En fait ce matin, Bahonar était au début d’un effort de recrutement... C’est pourquoi il était soucieux comme à la veille d’un combat et non épanoui comme après une victoire au moment de l’annonce de la naissance de sa coalition de fondamentalistes.

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Au même moment, les Chefs Pasdaran, presque tous issus de la filière terroriste, qui sont pour cette raison hostile à un changement de régime se sont lancés dans une propagande échevelée à propos du succès de pèlerinage des Bassidjis sur le site de la guerre Iran-Irak pour prétendre qu’ils avaient encore des partisans intégristes à gogo. Les médias propagandistes ont aussi évoqué la visite sur place des certains chefs Pasdaran faisant des discours exaltés devant un public survoltés, une manière de redresser leur image dans tous les domaines ! Mais nous n’avons guère vu cela sur les 2 reportages publiés en accompagnement sur le site de l’agence Mehr. Il n’y avait là aucun gradé. Par ailleurs, on devait voir des drapeaux noirs dédiés à Fatemeh et on n’en a vu aucune, mais à la place on a vu des drapeaux rouges de Hossein que l’on voit habituellement au moment d’Achoura. On a également vu une ou nappes avec les symboles de Norouz, éléments de rigueur pendant l’avènement de la nouvelle année, mais pas par la suite pendant les vacances. De fait, on peut dire que d’une part, le régime a diffusé diverses images tirées de ses archives et que d’autre part, l’annonce initiale était une pure affabulation propagandiste !

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Les mêmes sources ont aussi annoncé un grand nombre de visites dans la vaste zone du cimetière de Behesht-Zahra réservée aux martyrs. Mais nous n’avons guère vu cela sur le seul reportage publié sur le site de l’agence Mehr.

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Au même moment, ceux parmi les Iraniens, qui avaient pu voyager, étaient ailleurs principalement à Persépolis, à Hafezieh, le tombeau du poète libertin Hafez, mais aussi en visite sur un site dont on ignorait la popularité, le palais d’été du Shah à Ramsar dans le nord du pays. En manque d’images pour continuer à prétendre que le peuple était heureux en vacances, le régime a dû publier des photos de ces sites surpeuplés et révéler l’intérêt porté au petit palais de Ramsar.

Le Shah est aujourd’hui vu comme un vrai patriote, mais aussi un héros qui a résisté à l’impérialisme américain en cherchant à émanciper et moderniser le pays pour le propulser dans la cour des grands. Sans la révolution l’année 1980, 1ère année de liberté pétrolière pour l’Iran, pouvait être le début d’une ère de prospérité comparable à la fortune actuelle que connaît le Qatar (l’obscurantisme et l’esclavagisme en moins). Mais le Shah a perdu son combat et 1980 devint synonyme de déchéance, de guerre et de mort pour des millions d’Iraniens. Nous avons été certes agréablement surpris que le peuple rende visite à ce qui lui reste du Shah en ce début de Norouz où l’on doit rendre visite aux aînés pour leur rendre hommage, mais sur les photos de Ramsar (comme d’ailleurs sur les photos de Persépolis), nous n’avons remarqué aucune joie sur les visages, mais une sorte de tristesse, un sentiment de perte...

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En fin de journée, le régime, qui avait cumulé les échecs, tant dans sa propagande que dans le rejet du peuple, avait conclu qu’il ne pourrait compter sur aucune mobilisation pour la première nuit de prière et de prêche en mémoire de Fâtemeh et qu’en l’absence d’un public même modeste, il ne pourrait également pas tenter d’organiser une cérémonie officielle en sa mémoire. Il devait zapper la commémoration de Fâtemeh. Cela n’aurait vraiment pas touché le peuple qui rejette ces dates, mais cela aurait sauté aux yeux de ses propres derniers partisans et les aurait convaincus que de son isolement encourageant des défections susceptibles d’écouter sa vie avant que Rafsandjani n’est réussi à faire ses manipulations. Le clan déviationniste devait trouver un moyen pour simuler une activité officielle autour de cette commémoration : le Gouvernement (des pions de Rafsandjani) a décrété le bannissement de toutes expressions de joies et d’amusement de la télévision pour une durée de trois jours en raison de commémoration du martyr de Fatemeh. Il a délibérément choisi une mesure autoritaire et choquante pour occuper l’opinion, surtout ceux qui n’ont pas pu partir en vacances, pour occulter l’absence de toute cérémonie officielle en mémoire de Fâtemeh !

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Dimanche 24 Mars 2013 (4 Farvadrin 1392), on a eu des images de deuil de Fâtemeh : des gens sortant d’une mosquée de Qom avec le drapeau noir de Fâtemeh, puis des gens sans aucun insigne de Fâtemeh se frappant debout sur le parvis de cette mosquée alors que le rituel d’usage pour ces deuils est de rester sagement assis à l’intérieur des mosquées pour écouter des prêches larmoyantes retraçant le récit de la mort en martyr de Fâtemeh. Les croyants chiites se frappent en public seulement à l’occasion d’Achoura. On avait là une image se sortie d’un portail (avec le drapeau de Fâtemeh) plus des images d’Achoura.

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Le régime avait sans doute constaté des signes de panique parmi ses derniers compagnons pour diffuser à la va vite ce montage avec quelques figurants et des images d’archive. Pour compenser sa dérive évidente, ses chefs Pasdaran ont annoncé des manoeuvres anti-émeutes à l’intérieur des prisons pour rassurer les derniers compagnons du régime. Mais il y eut aucune image. On avait encore un bluff, mais son contenu était terrible : le choix montrait qu’en l’absence de troupes fidèles, les derniers compagnons du régime craignent des soulèvement dans les prisons, ce qui déborderaient les derniers fidèles et entraîneraient les conditions d’un soulèvement général.

La détresse des derniers compagnons du régime a fait bouger Washington. Il a jugé le moment opportun de proposer le dialogue. Mais pour relancer le dialogue et parvenir à soumettre les mollahs en évitant leurs manœuvres dilatoires, l’Etat américain devait évoquer des menaces sérieuses, mais sans fermer la porte. C’est pourquoi ses sénateurs ont annoncé qu’ils préparaient un projet de sanctions privant le régime d’accès à la devise Euro et dans, le même temps, le président Obama a affirmé que la Fatwa lancée précédemment par le Guide contre la détention de l’arme atomique pouvait être accepté si le régime lui offrait une preuve en garantie. Le clan Rafsandjani dévoué à Londres n’a pas répondu.

Le clan Larijani qui n’a pas accès à la table des négociations n’a également pas accepté. Mais en plus pour éviter que la panique s’installe à l’idée d’une pénurie d’Euro qui viendrait aggraver la pénurie de dollar poussant les derniers compagnons du régime à plébisciter le dialogue voire la soumission à Washington, la commission économique du Parlement supervisée par le clan Larijani a fait l’annonce que le régime pouvait compter sur la Chine car elle continuait de lui acheter du pétrole en le payant ni en dollar, ni en Euro, mais en marchandises utiles à sa survie alors quelques heures plus tôt, un autre proche de Larijani, avait évoqué une possible pénurie de blé pour cette année pour critiquer la gestion du gouvernement issu du clan Rafsandjani...

Alors que régime avait un sérieux problème de mobilisation interne révélant son effondrement inexorable, des pressions américaines et aussi le début d’une nouvelle confrontation interne rappelant son incapacité à transcender ses divisions pour vaincre des ennemis, les paysans d’Ispahan se sont encore révoltés en attaquant et en incendiant des infrastructures publiques et l’on n’a encore pas vu l’ombre d’un policier pour défendre le régime !

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Une conclusion s’imposait : le régime manquait de moyens pour survivre.

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Lundi 25 Mars 2013 (5 Farvadrin 1392), Rafsandjani, mais aussi Ali Larijani ou encore les Chefs Pasdaran et d’autres responsables devaient réagir ou fuir ! Il y a des choix très intéressants et plutôt riches en significations !

Tout d’abord, personne du clan déviationniste de Rafsandjani y compris les Verts n’a parlé de cette révolte. Pour marquer l’autorité du régime et éviter son démembrement avant que ce groupe s’ait mis en place sa propre révolution contrôlée, le gouvernement lié à Rafsandjani a annoncé en plus du bannissement religieux, la diffusion de 7 heures reportages quotidiens à propos des Marcheurs de Lumière !

Le clan Rafsandjani a aussi mis en avant les qualités de son homme pour les prochaines élections ; Esfandiar Rahim-Mashaï. Le clan déviationniste a également diffusé des annonces de hausses des prix des fruits à 300% en 4 jours pour agiter l’opinion afin d’exploiter la situation en faveur de son projet de révolution contrôlée. Enfin, le clan a aussi annoncé que le Parlement devait écouter le Guide et en faire le premier législateur du pays, afin placer Larijani sous la direction de son ami et pion, le Guide Khamenei ! Enfin, face à un risque évident de débordement en cas d’une révolte persistante, le clan Rafsandjani a annoncé qu’en 1979, son pion Ahmadinejad n’avait à aucun moment soutenu la prise en otage de l’ambassade américaine ouvrant la voie à un deal direct et immédiat avec Washington !

Le clan Larijani et s’est mis critiquer la conduite et les bilans économique, politique et social d’Ahmadinejad pour obtenir un consensus contre lui, l’éliminer du jeu et de fait éliminer ce risque de dialogue et deal avec Washington. Ahmadinejad est devenu responsable de la crise économique comme de la hausse du divorce ! Les médias des chefs Pasdaran ont participé à ce lynchage, mais le consensus n’a pas eu lieu car les derniers compagnons du régime ne peuvent pas dédaigner un deal avec Washington.

Mais les frères Larijani, qui excellent dans le rôle du bourreau, et leurs amis les chefs Pasdaran issus de la filière terroriste qui tous n’ont pas de chance de s’en sortir après la chute du régime, ne furent pas les seuls à attaquer le clan Rafsandjani qui proposait le dialogue par peur de chuter avant sa révolution contrôlé. Les Britanniques ont également peu apprécié ce revirement. Pour empêcher Washington de se lancer dans ce dialogue accepté par un Rafsandjani apeuré, Ian Lindsay l’ambassadeur britannique à Bahreïn a accordé (à la veille d’une importante visite d’une délégation parlementaire britannique) une interview au Gulf Daily News pour accuser formellement le régime tout entier était un Etat terroriste d’être impliqué à tous les niveaux dans les actions de déstabilisation de Bahreïn !

Les Américains sont tout d’un coup devenus sourds ! Personne n’a commenté cette accusation officielle. Washington a même œuvré dans le sens inverse ! Il y a quelque temps, Washington avait évoqué un sondage faisant état du soutien de 99% des Américains à une attaque contre l’Iran, un nouveau sondage a fait état d’une baisse de 30% de ce consensus.

Par ailleurs, la presse américaine a affirmait que récemment l’OTAN a publié un rapport admettant que l’attaque du virus Stuxnet (qui entre nous était un vrai hoax) devait d’un point de vue de droit international être reconnu comme une agression militaire car elle pouvait provoquer des pertes matérielles et humaines ! En d’autres termes, Washington se plaçait dans rôle d’agresseur pour relativiser l’agressivité du régime ! Incroyable !

Ce geste très conciliant de Washington a surpris Asgar-Owladi, ex-allié de Rafsandjani au sein du CDIR, qui avait rompu avec lui après l’arrestation de son fils. Asgar-Owladi a opéré un revirement à 90% en équilibre entre Larijani et Rafsandjani par un plaidoyer demi-favorable à Moussavi et Karroubi, les deux acteurs figurants de la mascarade verte ! Que de vagues et de remous internationaux et nationaux pour une nouvelle petite révolte réelle du peuple !

Le régime sévèrement secoué par ces remous a tenté de simuler l’existence d’une base populaire intégriste solide en diffusant de nouvelles images de grandes processions pour des célébrations urbaines de la mémoire de Fâtemeh à Qom et à Mashad ! Cette célébration étant par tradition uniquement en mosquée, pour Qom on avait encore affaire à des images d’Achoura.

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A Mashad, on a eu des images d’une foule sous un ciel gris alors qu’il faisait beau ce jour-là. Les photos provenaient également des Archives. Les pieds nus des participants indiquaient qu’il s’agissait d’images de rassemblements de prière à l’occasion de la fin du Ramadan appelée Eyd é Fetr.

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Le choix incohérent des images laissait entrevoir une vraie panique après la révolte des paysans, l’absence de troupes pour les contenir et les remous provoqués à tous les niveaux par ce constat de faiblesse et de vulnérabilité du régime.

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Mardi 26 Mars 2013 (6 Farvadrin 1392), Washington alarmé par la crise de panique des dirigeants devait permettre le dialogue pour profiter de cette crise. Redoutant, une nouvelle accusation de terrorisme par les Britanniques contre le régime pour empêcher d’entreprendre des négociations, il a décidé de prendre en main ne sujet : son allié, l’Arabie Saoudite a annoncé la découverte d’un réseau de mouchards liés aux mollahs qui devaient les informer sur les équipements saoudiens. Mais le régime saoudien n’a pas renouvelé ses accusations d’actions terroristes du régime sur son territoire. Par ailleurs, le Yémen, également allié des Etats-Unis a changé un verdict de mort contre un agent du régime dans ce pays à 5 ans d’emprisonnement en révisant à la baisse les motifs de son inculpation. De plus, le même jour, le Yémen a aussi condamné à 5 ans de prison deux de ses ressortissants accusés de complicité avec le premier accusé, adoucissant de facto la facture terroriste du régime, supprimant un obstacle majeur sur la voie de dialogue avec le régime.

Enfin, les médias américains ont annoncé la parution d’un livre très sérieux de Geoffrey Kemp ex-haut expert en affaire iranienne au sein du Département d’Etat américain, avertissant les dirigeants américains qu’une guerre avec le régime entraînerait la faillite des Etats-Unis à tous les domaines. Washington abattait carte sur carte pour justifier le dialogue avec le régime afin d’arriver à une entente afin son effondrement qui porterait à sérieux coup à son projet de Ceinture Verte destinée à agiter l’Asie Centrale et le Caucase.

Washington abattait carte sur carte pour justifier le dialogue alors que le régime était secoué par une forte panique à la suite de son impuissance face à une petite contestation locale. Le clan Rafsandjani a annoncé par différents canaux que son pion Ahmadinejad avait bien changé depuis 8 ans, laissant entrevoir sa disponibilité à un deal irano-américain ! Le clan Larijani qui n’a pas de chance d’un pardon après la chute du régime a repris ses attaques contre Ahmadinejad pour former une coalition contre lui et éliminer de facto le lien le lien de Rafsandjani avec ses interlocuteurs américains. Rafsandjani devait renforcer son pion Ahmadinejad en alignant des gens autour de lui pour montrer qu’il n’est pas seul : il n’a trouvé qu’une dizaine de personnes membres du comité d’organisation de ses voyages régionaux pour l’épauler…

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Le clan Rafsandjani était en péril. Taeb, un mollah milicien engagé à haut niveau dans la répression, qui a peur d’un changement de régime, a rejoint cette attaque en décrivant en détail le projet déviationniste de Rafsandjani pour faire bouger les gens qui pourraient en souffrir. Taeb a reçu le soutien de Radan, le n°2 de la police par un discours insistant sur osn attachement à la sécurité du régime. Or, cela devait être dit par le Commandant Ahmadi-Moghadam, le chef de la police du régime, qui s’était souvent affiché à côté de Larijani avant de montrer des signes d’une forte dépression. Mais le Commandant Ahmadi-Moghadam était absent depuis le début de la semaine, peut-être en rupture ou pris de panique ou de malaise.

Mais tout le monde n’est pas allé contre Rafsandjani, Mohsen Rezaï, un des premiers patrons des Pasdaran qui avait récemment coupé avec Rafsandjani pour aller vers Larijani est revenu sur ses pas à l’approche du deal avec Washington car il en avait été un des partisans au cours des années passées. Il a viré de bord en appelant Rafsandjani à « aider le guide Khamenei à sortir de l’impasse de la confrontation avec Washington comme jadis avec l’aide de Khamenei, il avait aidé Khomeiny à sortir de l’impasse de la guerre ». Or, le régime est sorti de la guerre après l’aveu de Rezaï sur la faiblesse de Pasdaran et au prix de l’acceptation d’une capitulation sur ses droits face à l’Irak. De fait, Rezaï plébiscitait par avance ce genre d’option pour rassurer Rafsandjani de son soutien quel que soit le niveau du compromis signé avec Washington !

Le commandant Jaafari, Commandant en chef de tous les Pasdaran, y compris le chef manquant de la police, a fait aussi un pas en arrière en affirmant lors d’une visite aux anciens combattants sur le site du front Iran-Irak que le régime n’avait « plus de guerre avec qui que se soit ! » il faut cependant préciser que Jaafari a eu la désagréable surprise de ne trouver aucun public pour l’écouter. C’est peut-être ce qu’il l’a convaincu de renoncer au combat et de revenir dans le camp Rafsandjani pour espérer profiter du deal !

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Mercredi 27 Mars 2013 (7 Farvadrin 1392), il y avait une double fracture interne : les plus hauts commandants issus de la filière terroriste, donc les plus âgés, avez rompu avec le régime en choisissant capituler et les plus jeunes de la même filière avaient rompu avec ces commandants s’alignant de facto sur Larijani. Larijani avait reçu le soutien d’une milice divisée alors qu’il a besoin d’une milice unie pour tenir le coup. On a alors assisté à une forte offensive des deux frères Larijani contre tous les déviationnistes.

Ali Larijani, chef officiel du Parlement, a annoncé une visite à la plus importante base navale du régime pour faire un discours sur la puissance navale, militaire et sécuritaire du régime devant les plus hauts responsables de la marine du régime. Mais il n’y eu aucune photo de cette sortie car le régime a perdu le soutien de ses commandants de la marine depuis très longtemps. On peut donc parler d’une sortie imaginaire pour prétendre le soutien des hauts commandants militaires de la milice des Pasdaran pour encourager les hauts commandants à revenir dans le droit chemin ! Au cours de cette rencontre imaginaire, Ali Larijani a aussi qualifié toute agitation au moment des prochaines élections d’actes anti-révolutionnaires...

Dans la foulée, son frère, l’Ayatollah Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, a précisé que loi punira toute agitation et déviation aux moments des élections.

Ahmadinejad, principal pion du clan déviationniste de Rafsandjani, devait ce même jour, assister avec les autres poins de Rafsandjani, au 1er conseil des ministres de l’année : l’ambiance n’était pas à la fête…

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Jeudi 28 Mars 2013 (8 Farvardin 1392), Ahmad Naghavi, le pion parlementaire d’Ali Larijani a continué l’attaque de la veille en affirmant que l’équipe d’Ahmadinejad était formée d’éléments hostiles au régime et que le Parlement les empêchera de mettre en péril les élections et la sécurité du régime par leurs activités. Immédiatement après, l’Ayatollah Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire a encore précisé que loi punira toute agitation et déviation aux moments des élections.

Le clan Rafsandjani menacé par les frères Larijani et les plus jeunes commandants des Pasdaran issus de la filière terroriste a décidé de rebondir par une distribution tardive de cadeaux de Norouz aux victimes du séisme d’Azerbaïdjan qu’il avait négligé au moment des faits, puis la reconstruction des logements. Mais l’opération n’a pas été un succès…

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Le Clan Rafsandjani, a envoyé son pion Ahmadinejad inaugurer une grande barrage dans la région désolée et pauvre de de Lorestan pour mobiliser ses habitants autour de lui. Mais l’opération n’a également pas été un succès, en plus Ahmadinejad n’a même pas osé aller parmi la petite foule de 30 personnes réunies par ses gardes, il les a salués à l’abri d’une solide barrière !

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Le clan adverse a tenté de mobiliser encore les croyants en mémoire de Fâtemeh, mais in fine, il a encore publié des images d’Achoura (estival), révélant ou rappelant au passage le boycott de cette fête par les Iraniens.

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Vendredi 29 Mars 2013 (9 Farvardin 1392), le régime isolé d’un point de vue populaire a tenté de mobiliser encore le peuple en mémoire de Fatemêh par un concert gratuit. Supposant un échec, le concert a été programmé dans les sous-sol de l’ex monument Royal, symbolisant Téhéran, qui a été rebaptisé, Tour de la Liberté (Borj Azadi).

Le régime avait vu juste car la mobilisation a quasiment nulle. Les dirigeants ont cessé de s’exprimer, préférant se cacher (et prier comme leurs derniers partisans) en prévision d’une nouvelle semaine sans doute tout aussi mouvementée que celle-ci.

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[1LA GUERRE DU PETROLE, écrit en 1973 par le journaliste anglais Leonard Mosley. Le 2nd chapitre de ce livre exceptionnel en terme de références raconte le démarrage en 1911 du conflit entre les Américains et les Britanniques à propos de la domination du pétrole ottoman. A lire et à recommander !