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Iran : La semaine en images n°255
10.01.2013

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments après ce module [+].
Avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. En 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable entre autre d’avoir créé l’OPEP) pour installer à sa place leurs pions islamo-fédéralistes de NEHZAT AZADI (Mouvement pour la liberté) et sa branche armée, l’OMPI. Ces gens étaient tous issus du parti islamo-nationaliste de JEBHEH MELLI d’obédience britannique.

Le projet appelé Arc de Crise ou Ceinture Verte (en réf. à l’Islam) devait provoquer une vague islamiste déstabilisatrice en Asie Centrale, au Moyen-Orient et en Afrique pour éliminer les zones d’influence des Soviétiques, mais aussi des Britanniques et permettre l’implantation des compagnies pétrolières américaines.

Les Britanniques se sont empressés de s’associer aux Américains pour inclure leurs pions iraniens à savoir les mollahs influents, les clans féodaux, les Bazaris et leurs nervis, les cadres du TOUDEH et de JEBHEH MELLI avec la ferme intention de les utiliser pour évincer les pions de Washington. Ce coup d’Etat interne a été réalisé par Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, en assassinant les pions de Washington et en coupant le cordon ombilical entre Washington et la révolution islamique par l’attaque contre l’ambassade américaine.

En échange de ces bons et loyaux services, Rafsandjani a été autorisé d’écarter des mollahs plus hauts placés comme Mottahari (le beau-père et protecteur d’Ali Larijani), mais aussi d’autres pions de Londres comme les cadres de TOUDEH et de et de JEBHEH MELLI. Il a ainsi pu pour accéder à tous les postes clefs comme le ministère de l’intérieur, les services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de guerre qui ont fait de lui le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, alimentation). Rafsandjani est ainsi devenu le patron occulte du régime. Avec le soutien des jeunes mollahs ambitieux et évidement le soutien tacite des Britanniques, il a alors été chargé de sans cesse diaboliser les Etats-Unis pour ne laisser aucune chance de retour à ses pions.

En réponse, l’Etat américain a alors commencé à sanctionner le régime pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer Rafsandjani et ses complices à changer de politique : c’est-à-dire d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via des élections libres (une révolution de couleur).

Rafsandjani et ses complices ont alors accentué les actions terroristes contre les intérêts américains. Ils ont aussi sacrifié la production nationale pour importer tout d’Europe afin d’acheter la protection diplomatique des Européens. Cela, les larcins des mollahs et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays : les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en ruiné et en danger.

Mais le régime n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le système islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse. Depuis Washington a souvent laissé ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions quand il estimait que ces sanctions peuvent dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu’il veut récupérer.

En agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié la dissidence ou encore les querelles internes entre Rafsandjani et tous ceux qu’il avait été écartés du pouvoir par lui (comme les frères Larijani).

En 1989, Rafsandjani s’est senti en danger car son demi-frère Khomeiny qui le protégerait était mourant. Rafsandjani a alors trafiqué le testament de ce dernier pour désigner comme son successeur un de ses propres amis : Khamenei, un mollah de mauvaise réputation, qui n’avait aucune chance d’accéder à ce poste prestigieux. En échange, dès son accession à ce poste de prestige, Khamenei a immédiatement modifié la constitution pour transférer la presque totalité de ses nouveaux pouvoirs politiques au Conseil de Discernement, organe d’arbitrage créé et dirigé par Rafsandjani. Le Conseil de Discernement est ainsi devenu un organe plénipotentiaire et Rafsandjani est devenu le patron permanent du régime. Le président du Conseil constitutionnel, Jannati, et le 1er ministre de l’époque, Moussavi (cousin de Khamenei), qui avaient donné leur accord à ce coup d’Etat interne ont reçu en échange des sièges au Conseil de Discernement.

Mais l’incapacité de Rafsandjani à mettre fin aux sanctions et surtout l’adoption des premières sanctions pétrolières ont remis néanmoins en cause sa survie politique.

En 1996, Washington a utilisé des mandats d’arrêts internationaux Rafsandjani. Ces coups ont donné de l’espoir à ses rivaux comme les Frères Larijani.

Pour ne pas sauter, Rafsandjani a acheté la loyauté du clan Larijani en leur octroyant des sièges au Conseil de Discernement et des postes clefs politiques ou économiques Rafsandjani a également mis en place un président modéré dans une posture soi-disant affaibli par les ultra-conservateurs pour engager Washington à cesser ses sanctions afin d’aider la démocratisation du régime. Washington n’a pas été dupé. Rafsandjani a alors également mis en place de (faux) opposants, issus de la milice universitaire et faussement proaméricains, pour engager Washington dans la coopération et non des sanctions.

En 2000, Washington s’est fâché : il a évoqué la "menace nucléaire et balistique des mollahs" dans "Iran Non-proliferation Act" pour durcir ses sanctions alors que le régime n’a jamais eu le moindre missile capable de menacer ses voisins, ni même le savoir faire pour finir la centrale nucléaire civile de Bouchehr, laissée inachevée après la révolution.

Le régime aurait pu mettre fin au risque de nouvelles sanctions, mais il n’a cessé de lancer des slogans anxiogènes sur sa capacité de devenir une puissance nucléaire en très peu de temps. Il espérait ainsi faire peur à Washington ou aux Européens pour obtenir une capitulation sur toutes les sanctions le visant. Cette attitude a rapidement laissé à Washington l’opportunité d’annoncer plus de sanctions et même éventuellement des frappes militaires.

Rafsandjani qui avait échoué avec sa fausse modération, puis avec sa politique de menace floue a alors fait demi tour pour gagner du temps avec un dialogue modéré via Khatami.Il a aussi tenté de garder vivace ses faux opposants avec un grand show judiciaire animé par deux avocates (Ebadi et Sotoudeh), issues du parti pro-britannique de Jebheh Melli. En revenant à la modération feinte, il a dû abandonner les menaces qui permettaient au régime de tenir tête à Washington et il a même été contraint de renoncer à l’enrichissement nucléaire dans l’accord de Paris, engageant le régime dans l’ouverture attendue par Washington.

Rafsandjani pouvait sauter pour avoir commis cette erreur. Pour désorganiser ses rivaux, il a offert la direction des négociations nucléaires à Larijani qui réclamait une politique nucléaire plus dure. En parallèle, Rafsandjani a annulé l’accord de Paris en remplaçant le « modéré Khatami » par Ahmadinejad, un autre ex employé de ses services secrets. Il a entouré le trublion des pires racailles des services secrets (comme Mottaki, Najjar, Vahidi) pour surpasser Larijani et tenter de faire reculer Washington avec toutes sortes de menaces.

Mais Washington a utilisé ces menaces pour renforcer ses sanctions et ses menaces de frappes préventives !

En 2007, quand Washington a impliqué le Conseil de Sécurité de l’ONU pour cautionner ses futures sanctions et ses menaces de frappes, la dissidence interne s’est amplifiée : on a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les de Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base.

En 2008, après l’adoption des premières sanctions bancaires, Rafsandjani, ses complices et ses adversaires unifiés au sein du Conseil de Discernement ont décidé la Suppression des Prix subventionnés pour limiter le pouvoir d’achat des Iraniens (brider la consommation) afin de préserver les stocks et aussi habituer les Iraniens à vivre de très peu pour diminuer le risque de soulèvement provoqué par la faim. Mais par peur d’une émeute générale, le régime a d’abord gelé les salaires de ses propres employés les mieux payés, les agents sécuritaires : ces derniers ont été très déçus et ont aussi pris leur distance avec le régime.

Cette nouvelle rupture était terrible. Le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani devait songer à une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue avec les Américains. Mais pour ne pas l’avoir contre lui, il lui a attribué une victoire électorale pour lui donner la direction de la majorité législative (la chefferie du Parlement) : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire, il suit les avis du Conseil de Discernement.

Ali Larijani a alors révélé par l’intermédiaire de l’un de ses pions au sein du Pouvoir Judiciaire la corruption du clan Rafsandjani et des clans alliés afin de les éliminer tous et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties.

Rafsandjani s’est vu menacé par les sanctions, par le risque de pénuries et d’émeutes, par la dissidence interne ou encore par les dossiers d’Ali Larijani...

En juin 2009, Razfsandjani a tenté de sauver le régime et surtout sa peau avec le Mouvement VERT, une fausse révolution de couleur de l’Islam, partisane de la ligne (anti-américaine) de Khomeiny, menée par ses complices et par son allié de toujours Moussavi. Mais le peuple a agi avec bon sens, il n’est pas tombé dans le panneau et a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime. Les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Le régime a failli tomber, mais il a été sauvé grâce à Obama, mais aussi grâce à Sarkozy et d’autres alliés de Washington qui ont refusé toute aide à cette contre-révolution.

Rafsandjani, affaibli par l’échec monumental de son plan audacieux, a dû céder le Pouvoir Judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani. Rafsandjani offrait plus de pouvoirs aux Larijani, mais avec un risque limité car le maître des accusations, procureur Ejéi (un ex-patron des services secrets) était un de ses pions et par ailleurs, il détenait le tribunal spécifique au clergé ou encore l’inspection générale interne. Rafsandjani devait cependant faire vite avant que les Larijani nomment leurs pions. Il a alors tenté de duper le peuple avec de nouveaux slogans plus patriotiques et en faisant passer d’ex-agents secrets enrôlés dans le ministère des affaires étrangères et aussi ses enfants Mehdi et Faezeh pour des opposants.

Mais en juin 2010, au bout d’un an d’insuccès, Rafsandjani a dû s’éclipser et Larijani a commencé à s’occuper des activités qu’il menait au sein du régime. Rafsandjani qui avait perdu le soutien et la confiance de ses pairs avait été discrètement remplacé par Larijani, mais les gros bonnets du régime n’ont pas osé officialiser ce dernier par peur qu’il ne les élimine avec ses dossiers compromettants. Larijani n’a donc pas pu virer les pions de Rafsandjani pour nommer les siens et devenir le patron du régime afin de bénéficier des meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani a gardé son influence grâce au gouvernement formé par ses pions. De fait, en juin 2010, le régime est devenu bicéphale. .

Ali Larijani devait écarter les ministres issus du clan Rafsandjani : il a commencé à parler de leur corruption et à multiplier les procès à leur encontre pour les renverser afin de s’asseoir à la table des négociations et obtenir sa part de garanties de sécurité. Rafsandjani a alors accéléré ses démarches pour parvenir à un accord avec Washington. En agissant ainsi, Rafsandjani et Larijani privilégiaient leurs propres intérêts personnels au lieu de trouver un compromis global pour sauver leurs associés et collaborateurs. Ce comportement méprisant a encouragé l’envie de fuite de leurs derniers collaborateurs.

En mars 2011, le peuple a de nouveau manifesté à l’occasion de l’anniversaire de naissance Reza Shah Pahlavi, le fondateur de l’Iran moderne et laïque et encore une fois, les officiers des Pasdaran n’ont pas chargé. Ils se sont même montrés très amicaux avec les manifestants. Ils ont ainsi montré qu’ils souhaitaient aussi une contre-révolution.

Les derniers collaborateurs du régime, déçus par leurs chefs et paniqués par la rupture des Pasdaran, se sont mis à convertir leurs avoirs en or ou en dollar pour pouvoir quitter le pays avant qu’ils soient tués par le peuple ou sacrifiés par leurs chefs. Le dollar n’a cessé d’augmenter malgré des baisses de prix imposées arbitrairement par la Banque Centrale Iranienne (BCI). Ces achats de dollars ont ruiné le régime et réduit ses chances de survie. Ali Larijani a accentué sa guerre pour le contrôle du siège éjectable, Rafsandjani a mis les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec Washington. Les Commandants des Pasdaran susceptibles de souffrir par cette transaction ont lâché leur mentor historique Rafsandjani et se sont alignés sur Larijani.

Washington a apprécié cette fracture interne. Il devait exacerber les menaces contre le régime pour accentuer ce genre de fracture. Il a forcé l’Europe à rompre ses relations protectrices avec le régime. .

En Juillet 2012, sous la pression de Washington l’Europe a coupé les ponts avec le régime. Les gens ont paniqué et se sont précipités pour acheter des dollars , le régime en manque de divises n’a pas approvisionné le marché. Les gens du régime ont conclu à une faillite de la BCI. Ils se sont mis à stocker des aliments. Le pays a été confronté à une importante pénurie alimentaire. Le peuple excédé a manifesté contre le régime avec des slogans hostiles.

Les deux dirigeants se sont réunis pour combattre la ruée vers l’or et le dollar qui vidait leurs réserves de capitaux. Ils ont à plusieurs reprises incendié le Bazar pour dissuader les agents de change, ils ont accusé les acheteurs de blanchiment d’argent pour les menacer d’expropriation et de pendaison. Ils ont ponctionné les comptes bancaires des gens pour compenser leurs pertes. Ils ont supprimé les bureaux d’émigration, bloqué les comptes en devises. Puis dernièrement, ils ont fermé tous les agents de change privés, le réseau de transfert interbancaire et enfin ils ont multiplié par 3 le prix de billets d’avion pour limiter les voyages à l’étranger.

Les deux dirigeants ont également sans cesse promis des actions de répression et des manoeuvres militaires ou paramilitaires pour rassurer leurs collaborateurs sur ses capacités ou pour les intimider, mais il n’a jamais pu tenir sa parole : au fil des promesses non tenues, il est devenu très évident qu’ils n’avaient plus aucun appui au sein des forces armées.

En seulement 3 mois (Juillet-Août-Septembre), il est devenu clair que le régime était fichu. Rafsandjani a multiplié les efforts pour contacter Washington. Larijani a accentué ses accusations contre Rafsandjani lui-même. Les Commandants des Pasdaran ont surenchéri. Rafsandjani a fait revenir ses enfants (Mehdi et Faezeh) et les a laissés comme gages entre les mains du pouvoir judiciaire des Larijani pour les rassurer que son pion Ahmadinejad attendu à NY à l’occasion de l’AG de l’ONU ne négocierait pas avec les Américains. Mais il a sacrifié ses enfants en proposant une ouverture à Washington.

Fin octobre, Washington a tenté un deal avec Rafsandjani en demandant à l’Argentine de blanchir Rafsandjani dans l’attentat d’Amia. Larijani était pris par surprise. Les Commandants des Pasdaran, qui peuvent hériter de la responsabilité de l’attentat d’Amia, ont alors enchaîné les menaces contre Washington pour bloquer le deal et les marchandages à venir. Le régime est passé de 2 clans à 3 clans.

Les Commandants des Pasdaran ont d’abord tenté de former un clan à part entière avant de s’approcher de Larijani mais Washington n’a pas daigné dialoguer avec Larijani car il n’a rien de très grave à lui reprocher et ne peut l’intimider correctement pour l’amener à se soumettre.

Ce choix de Washington a exclu Larijani du jeu, mais il a aussi désigné Rafsandjani comme un maillon faible utile (pour obtenir un bon deal). Les Pasdaran ont alors lâché Larijani pour devenir des électrons libres au sein du régime en agonie. Le pouvoir était éclaté et aucun clan n’avait les moyens pour s’imposer. Les gens de la base ont paniqué. Les deux dirigeants rivaux se sont rapprochés et ils ont uni leur force pour inventer la figure de Sattar Beheshti, (faux) opposant interne "mort sous la torture", pour mobiliser le peuple derrière la fausse opposition interne afin de pouvoir contenir tout risque de soulèvement.

Mais le peuple n’a pas donné de crédit à cette option pro-régime et les collaborateurs de base ont jugé très risqué de miser sur la recette ratée du Mouvement Vert. Sans ce joker, le régime était perdu. Rafsandjani a accusé les Pasdaran et les frères Larijani du meurtre de l’opposant factice Sattar Beheshti !

Larijani a accentué ses accusations contre Ahmadinejad pour lui retirer le vote de confiance du Parlement, le renverser et prendre sa place via des élections présidentielles anticipées. Rafsandjani a fait bouger sa pièce maîtresse à savoir le Guide pour désavouer la révocation d’Ahmadinejad. Puis, Rafsandjani a pris une décision incroyable : il a demandé à ses faux opposants de crier "Mort à la Révolution Islamique" pour s’approcher de l’opposition avec une solution de réconciliation nationale de type Khmers rouges pour avoir la vie sauve. Il pouvait aussi barrer la route aux Américains et préserver les intérêts de leurs adversaires afin de préserver ses avoirs dans ces pays.

Ce revirement pragmatique très rusé, survenu il y a 1 mois, n’a provoqué aucune agitation : les derniers collaborateurs du régime y trouvaient leur compte, mais pas Ali Larijani car ses frères ont piloté les répressions du grand soulèvement de l’été 2009. Ali Larijani a encore reparlé de la révocation du président. Les Pasdaran qui avaient d’abord bien accueilli la proposition pragmatique d’une réconciliation nationale ont aussi renouvelé leurs menaces anti-américaines pour s’approcher de Larijani au cas où il emporterait la partie.

Ainsi la proposition intéressante d’une réconciliation nationale s’est retrouvée menacée par deux des trois clans qui partagent le pouvoir. Mais ces clans étant tous dépourvus de militants actifs, aucun n’a pu s’imposer. Rafsandjani, Larijani et les chefs Pasdaran, ont tenté de trouver des alliés pour imposer leur position. On est alors entré dans un nouvel épisode très féroce de la guerre interne : Rafsandjani a gagné la première manche en étalant ses pions des services secrets. Larijani a d’abord reculé en libérant Mehdi, avant de riposter en frappant les pions de Rafsandjani à tous les niveaux par de nouvelles accusations judiciaires. Les Chefs Pasdaran ont annoncé des manœuvres dans le détroit d’Ormuz pour montrer qu’ils pouvaient bloquer tous les dialogues à venir afin que l’on ne les oublient pas dans les marchandages qui paraissent imminents au vue de la situation désastreuse du régime. Nous avons eu droit à une semaine saignante. Cette agitation des dirigeants a paniqué les collaborateurs du régime, ils ont repris leur achats du dollar, avant de s’orienter vers l’or quand le dollar a manqué ! Le régime n’a rien trouvé de mieux que de censurer les infos relatives à l’or et au dollar. Il a aussi relâché Tabarzadi, son meilleur faux opposant pour qu’il puisse s’incruster dans le soulèvement qu’il redoute.

Cette semaine, le régime avait un programme officiel lourd, trop lourd pour un régime agonisant : il devait organiser la journée de manifestations politiques de soutien au Guide, tuteur spirituel du peuple, journée de fidélité à l’idéologie qui définit son système. Le régime a été surpris par un boycott d’une ampleur inattendue. La panique existante a été amplifiée. Le régime s’est réfugié dans les menaces, la diversion médiatique pour dissimuler sa détresse. Il a même donné plus de publicité aux Manœuvres qui venaient de débuter en espérant que ses sous-entendues menaçantes puissent intimider Washington.

Par ailleurs, cette semaine, le régime devait aussi organiser de grandes manifestations pour Arbaeyn, la dernière cérémonie en mémoire de la mort en martyr d’Imam Hossein, le grand héros du chiisme. Il redoutait un nouveau boycott et peut-être même pire. Il a sans cesse annoncé que le pays tout entier était frappé d’une pollution cancérigène foudroyante pour dissuader les gens de sortir !

Mais ses collaborateurs en quasi rupture et le reste des Iraniens respiraient l’air et ils n’avaient aucun symptôme alarmant. Le régime n’a cessé de se dévaloriser auprès des siens et de craindre que le peuple déprimé et désabusé (qui ne suit plus rien) ne se réveille... Voici le récit et les images d’une semaine de slogans et de fuite en avant pour le régime agonisant et paniqué des mollahs.



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Rappel | La semaine dernière, les deux clans qui dominent le jeu, celui de Rafsandjani et de Larijani, se battaient encore au lieu d’unir leur force pour résister aux problèmes. La base était en panique, à la recherche de l’or et du dollar pour quitter le régime divisé qui était en faillite politique. Le dollar et l’or étaient tellement en hausse que le régime n’avait pu que censurer l’info à ce propos pour limiter la panique et limiter la casse.

Le régime était alors à quelques jours de la Journée de soutien au Guide, journée qui avait été boycotté 99,999999% l’année dernière, lors de sa deuxième édition. Craignant qu’un nouveau boycott aggrave la situation, les dirigeants avaient zappé cette journée et n’avaient annoncé aucune manifestation officielle. En parallèle par précaution, Ali Larijani avait par l’intermédiaire de son frère mis fin à l’emprisonnement théâtral du principal faux opposant du régime, Tabarzadi, pour avoir un moyen de retarder la chute du régime.

Ce choix a été un signal d’alarme pour les Chefs Pasdaran. ils avaient été convaincus que la fin du régime était proche. Ils avaient alors annoncé des manoeuvres pour mettre en valeur leur force afin de ne pas être oubliés lors des marchandages du clan gagnant avec les Américains. Conscients de l’importance des paniques et des boycotts internes, ils avaient programmé cette démonstration de force à 24 heures du boycott prévisible de la journée du Guide, sans doute aussi pour utiliser leurs troupes pour faire valoir auprès des clans politiques le droit de diriger le régime...

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Vendredi 28 Décembre 2012 (8 Dey 1391), les Chefs Pasdaran n’ont guère pu mobiliser de troupes ou même leurs hauts gradés pour mettre en scène des manoeuvres hautes en couleurs. Ils ont alors annoncé le rassemblement de 20,000 commandos à Ahwaz. En agrandissant l’une des principales images rassemblement des 20,000 commandos du régime, nous avons remarqué que certaines têtes de gens situés côte à côte n’étaient pas de mêmes dimensions et on passaient tout d’in coup des visages plutôt nets à des masses informes, ce qui est nécessaire dans le trucage pour donner une impression de foule infinie. Il y avait vraisemblablement 3 ou 4 rangées de miliciens en kaki et un peu plus dans les bérets jaunes et rien d’autres. Cela était confirmé par le nombre peu important de participants aux manœuvres qui ont eu lieu par la suite. Le régime a aussi annoncé le rassemblement de 5000 miliciens anti-émeutes à Téhéran : là il s’agissait d’une pure intox. En fin de compte, en ce jour, les Chefs Pasdaran ont seulement pu mobiliser seulement 150 à 200 commandos et quelques dizaines de miliciens anti-émeutes.

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Les Chefs Pasdaran ont non seulement pas pu briller pour se mettre en valeur, mais encore ils ont plombé le moral de deux clans du pouvoir, surtout le clan Larijani qui est dans le rôle du challenger. Larijani devait accentuer ses attaques contre le clan dominant, mais en tant que responsable de la gestion interne du régime, après le constat de la faiblesse militaire et sécuritaire du régime, il devait se montrer modéré et trouver une bonne nouvelle politique pour occuper positivement les esprits pendant le boycott attendu de la journée de soutien au Guide afin d’éviter une plus forte panique interne.

Mais comme d’habitude, après le constat de la faiblesse du régime, ses intérêts ont prévalu : son frère Javad a accordé une très longue interview à propos de nombreux sujets polémiques comme la gestion d’Ahmadinejad pour affirmer la nécessiter de le virer. il a aussi longuement parlé des « agitations de l’été 2009 » pour incriminer l’opposition en exil et accuser Rafsandjani d’avoir tenté un coup d’Etat laïque en sa faveur contre le Guide et contre l’idéologie islamiste au pouvoir. La semaine démarrait mal pour un apaisement interne.

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Samedi 29 Décembre 2012 (9 Dey 1391), Journée de soutien au Guide ! Les rues étaient vides, les employés du régime ou ses partenaires n’avaient fait l’effort de se mobiliser en faveur de dirigeants préoccupés par leurs intérêts.

Le régime a lancé un appel à mobilisation des jeunes mollahs : il y a deux réponses seulement.

A Bouchehr, dans le sud du pays, il y a eu un rassemblement d’une trentaine de personnes sur une petite placette. Le régime a ajouté des petites têtes en arrière-plan pour améliorer son score.

A Qom, siège du clergé iranien, ville qui abrite près de 20,000 mollahs dans le centre de formation du clergé, on a vu 3 photos montrant 50 ou 200 mollahs dans la cour intérieure d’une mosquée, mais il y avait un défaut : à tout moment, on voit des arbres non résineux avec des feuilles vertes alors que l’on est en hiver et ils devraient être nus.

En dehors de ce défaut, nous avons également remarqué que l’on ne retrouvait pas les mêmes affiches en arrière-plan de la tribune sur les photos ou les gens aux mêmes endroits d’une photo à l’autre ! Qom, le siège du clergé iranien, avait boycotté à 100% le régime islamique !

De fait, avec seulement 30 manifestants dans le sud du pays, le régime avait été encore une fois boycotté à 99,999999% par le peuple et par ses propres collaborateurs !

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Le régime était face à un boycott massif et total. Il a diffusé les images de 2 autres petits groupes de gens dans des mosquées, mais il n’y avait aucun élément relatif à cette journée et son sujet. La modestie de ces foules évoquait aussi l’admission de son échec. Il allait connaître une nouvelle panique interne et une nouvelle ruée vers l’or et le dollar. Les médias ont tenté de faire diversion avec des annonces d’inauguration et d’accidents de la route pour donner l’impression d’une journée comme les autres.

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Ali Larijani devait alors lancer d’urgence une bombe médiatique, mais il devait éviter des annonces trop anxiogènes susceptibles d’aggraver panique. Il devait donc annoncer une très bonne nouvelle politique ou diplomatique, mais quelque chose de floue afin que le régime ne s’engage dans un apaisement qu’il redoute. De fait, il n’était pas question de faire des annonces liées au nucléaire et aux négociations. Ali Larijani a finalement misé sur la rumeur invraisemblable d’un possible retour de Khatami, le faux modéré flou du régime !

Larijani se disait que Rafsandjani allait être ravi que l’on parle de l’un de ses pions, mais les proches de Khatami ont démenti la nouvelle pour désorganiser le plan de diversion de Larijani afin de le déstabiliser. Larijani n’a pas apprécié ce coup. Un des proches de Larijani a alors affirmé qu’Ahmadinejad était sans doute hostile au Guide car contre son avis, il avait destitué la ministre de la santé. Une grave accusation alors chacun devait marquer son soutien au Guide.

Or, le Guide avait récemment exprimé son opposition à tout remaniement ministériel car Larijani ne cessait de remettre en cause les ministres du clan Rafsandjani pour déstabiliser ce clan dont fait partie le Guide. Larijani avait d’abord reculé, mais la détérioration de la santé du régime l’avait amené à tenter sa chance en remettant en cause la gestion de l’approvisionnement pharmaceutique par la ministre de la santé. Ahmadinejad avait alors démis cette ministre incriminée pour couper l’herbe sous le pied de Larijani l’empêcher d’aller plus loin. Ahmadinejad avait agi pour le bien du clan Rafsandjani. C’est pourquoi le Guide (qui appartient au même clan) n’avait pas critiqué cette destitution. Son silence avait montré que l’interdiction de remaniement tenait pour Larijani et non pour Ahmadinejad. A présent, Larijani prenait l’interdiction de remaniement au 1er degré pour se donner le droit d’attaquer Ahmadinejad et mettre fin à la mainmise de son mentor Rafsandjani sur les fonctions officielles. Ali Larijani espérer piéger le Guide, 1er pion de Rafsandjani, en le mettre contre son propre clan ! Cela n’a pas marché, mais ce geste désespéré a prouvé que Larijani était déterminé à déboulonner le clan Rafsandjani par tous les moyens possibles.

Dans la foulée, l’agence Mehr (proche du clan Larijani) a annoncé, que depuis 10 mois, Rafsandjani ne parvenait pas à obtenir le droit de publier un livre nommé "aveux sincères". Larijani entendait démontrer qu’il avait pris l’ascendant sur Rafsandjani. Larijani a aussi amplifié la diffusion de l’interview de son frère sur l’hostilité de Rafsandjani vis à vis du système. Les Chefs Pasdaran Jaafari et Naghdi ont également profité de l’offensive pour charger Rafsandjani (qui espère les lâcher pour sauver sa peau avec une réconciliation nationale de type Khmers Rouges-Sihanuk).

Mohsen Rezaï, ex chef des Pasdaran et depuis longtemps allié de Rafsandjani, a alors affirmé qu’au moment des évènements de l’été 2009, dans le premiers jours, il avait tenté d’éviter un glissement vers le pire en faisant bouger Rafsandjani et son staff, mais qu’il n’y était pas parvenu. Il a ajouté qu’il saurait que faire dans un cas similaire s"il était le n°1 du Conseil de Discernement. Il posa ainsi sa candidature pour le 1er poste décisionnaire du régime. On avait là une rupture interne forte pour une autre voie à suivre, une troisième en cas de rapprochement avec les hauts gradés des Pasdaran voire une 4e voie dans le cas d’un rejet de cette candidature.

La journée du Guide qui devait montrer la popularité du régime et la cohésion des responsables, a été un fiasco : elle avait très mal débuté par un boycott massif mettant en valeur l’impopularité du régime à tous les niveaux et elle s’était terminée encore plus mal sur une reprise de la guerre interne et une nouvelle scission interne ! Les partenaires économiques du régime ne pouvaient que paniquer davantage et se ruer vers l’or et le dollar dès l’ouverture du Bazar. Les dirigeants devaient prendre des mesures pour éviter une nouvelle ruée vers l’or le dollar qui est susceptible d’accélérer leur faillite et entraîner fatalement leur chute.

Le pouvoir judiciaire contrôlé par le clan Larijani a alors mis en scène en combinaison avec la police (contrôlée par les Pasdaran) un procès de raquetteurs (alors que l’on était un jour férié) pour bien que les dirigeants restaient unis malgré leur division pour imposer leur autorité.

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Dimanche 30 Décembre 2012 (10 Dey 1391), très tôt, les chiffres de l’or et du dollar ont disparu des médias économiques du régime : Ahmad Vafâdâr, le président de la corporation iranienne des vendeurs d’or et des pierres précieuses, a affirmé qu’en raison de forte variation, le prix de l’or ne serait plus diffusé pendant une semaine. Le marché était donc enflammé et le régime ne trouvait rien d’autre que de censurer les prix pour dissimuler la crise !

Par la suite, les médias du régime ont fait état d’une « présence massive des éléments des services secrets au Bazar pour empêcher les Bazaris de vendre de l’or et des dollars ». Or, généralement, on ne remarque pas la présence des gens des services secrets et aucun régime ne s’en vante à moins de chercher à intimider les gens pour les dissuader de bouger. Dans le cas présent, le régime dépassé par la panique tentait de persuader les acheteurs qu’ils seront surveillés et listés afin de les dissuader de continuer leurs achats nuisibles à ses finances !

Un peu plus tard, le régime a annoncé que le marché était rempli de l’or de faible qualité, puis, la police de Téhéran a annoncé que sur un ordre émis la veille par le pouvoir judiciaire, elle avait commencé à combattre l’agitation financière et avait à présent arrêté quelques 88 marchands d’or et de dollar ! L’annonce laissait supposer que la crise n’avait pas été stoppée par l’annonce de la présence massive des éléments des services secrets au Bazar !

La panique a aussi provoqué un début de pénurie de riz : les gens étaient visiblement persuadés que les choses allaient s’aggraver, ils stockaient du riz (l’ingrédient de base de l’alimentation en Iran). Le régime pouvait craindre une nouvelle pénurie d’essence, il a tenté de prévenir la panique par l’annonce de la découverte inattendue d’une grand gisement pétrolier susceptible d’assurer au pays l’équivalent de 60 ans de production intensive de barils. Le régime était en difficulté ! Les ministres liés à Rafsandjani tentaient de calmer la panique pour éviter leur propre chute !

Larijani n’a pas aimé cette approche propagandiste susceptible de fonctionner. Il a également encore oublié son rôle de gestionnaire pour annoncer, par l’intermédiaire du juge Rayissi (très hostile à Rafsandjani), le démarrage "incessamment sous peu" du procès de Mehdi, fils et collaborateur de son rival pour le mettre face à un risque d’inculpation pour complicité afin de l’encourager ce dernier à se retirer et lui laisser la direction du régime. Cette nouvelle attaque visant le patron du principal réseau du pays ne pouvait qu’aggraver la panique existante, encourager le stockage des aliments et entraîner des pénuries et faire éclater des émeutes. C’est pourquoi le régime a fait état d’une forte pollution très dangereuse pour dissuader les gens de sortir de chez eux. Nous avons contacté des proches : il n’y avait rien d’alarmant ! D’ailleurs, aucun média du régime n’a diffusé des photos montrant cette soudaine catastrophe et le site de surveillance de l’air à Téhéran a affiché une panne technique pour occulter les données réelles qui ne faisaient état d’aucun problème.

Ce choix de la pollution pour confiner les gens évoquait une forte crainte de la foule. La situation était jugée critique par les Frères Larijani. Les chefs Pasdaran, humiliés par l’échec de leurs manoeuvres et rassemblements de basse qualité, ont conclu que la fin était proche : ils devaient annoncer des progrès militaires ou sécuritaires pour affirmer leur capacité de bloquer tout marchandage afin de ne pas en être exclus. Sur le plan militaire, les chefs Pasdaran devaient montrer des soldats fidèles prêts à les suivre et des missiles sophistiqués capables de déjouer les système défensives américaines pour pouvoir fermer le détroit d’Ormuz. Mais, les chefs Pasdaran n’ont pas pu aligner que 15 "fusiliers marins" et des missiles rudimentaires.

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Après un passage à vide, ils sont revenus avec une ruse : ils ont annoncé des progrès en mise en place d’un FireWall pour empêcher des cyber-attaques contre leur DCA afin de laisser supposer qu’ils ont une DCA moderne : petite intox car le régime n’a pas de satellites militaires...

Sur le plan sécuritaire, les chefs Pasdaran ont aussi rusé : ils ont insinué des troupes fidèles en annonçant l’arrestation d’un grand nombre de voyous, puis une grande conférence-exposition sur leur victoire sur le trafic de la drogue ! Mais la base a été déçue par ces annonces car les images de ces événements n’étaient pas conformes à leur attente : on n’a vu aucun policier et seulement 4 voyous arrêtés à Karaj ; en parallèle, à l’opération expo, il y avait très peu de participants qui étaient par ailleurs tous bien anxieux.

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Lundi 31 Décembre 2012 (11 Dey 1391), le régime a annoncé que le marché de l’or était très agitée depuis le début de la semaine suite au refus des Bazaris et de la direction de la Banque centrale Iranienne d’appliquer la décision prise par le Gouvernement et le président de la corporation de vendeurs de l’or d’aligner le prix de l’or à la BCI sur le prix du dollar sur le marché libre.

Il n’y avait aucune logique dans les explications de la crise (persistante et enfin admise par le régime) car le président de la corporation de vendeurs de l’or n’a aucun rôle décisionnaire. Il ne peut pas décider pour l’Etat iranien, mais s’il le faisait, on ne voit pourquoi les Bazaris refuseraient de le suivre car comme tous les commerçants ils ont intérêt à voir les prix de leurs produits augmenter. Le régime inventait une explication financière brouillonne pour attribuer la crise à un problème de gestion propre au Bazar afin nier le fondement politique de la crise qui est une crise politique avec ses collaborateurs.

Le même jour, le clan Rafsandjani, qui a le pouvoir via le Gouvernement et doit se maintenir au pouvoir pour mener à bien son plan de réconciliation avec l’opposition, a décidé de charmer les nantis paniqués. Le Gouvernement a organisé une conférence sur la nécessité de finir le plan Rafsandjanien de privatisation des "industries nationalisées" (confisquées en 1979 après la révolution). A cette occasion, l’accent a été mis sur des tarifs plus bas : le Gouvernement soldait en quelque sorte ses richesses pour regagner le soutien de ses associés paniqués ! Mais l’initiative n’a pas mobilisé car les gens devaient échanger leurs dollars (durement acquis) contre des rials pour acheter des produits volés dont nul ne pourrait revendiquer la propriété en cas d’un changement de régime. Ils ont eu l’impression que le Gouvernement tentait de les duper avec des produits sans valeurs tout en leur faisant les poches pour renflouer ses caisses. La participation a été très basse : le régime a aussi baissé les lumières pour cacher son échec et il a aussi rapidement oublié cette offre rejetée par ses collaborateurs en rupture.

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En l’absence de queues pour le rachat à bas prix des avoirs volés par le régime, il est devenu certain que les associés du régime préféraient continuer à acheter de l’or et des dollars pour pouvoir fuir le régime dès que possible pour échapper aux conséquences de sa chute. Le régime a tenté de rassurer ces gens en évoquant sa popularité dans la zone ECO (Iran-Asie Centrale) via une exposition culturelle (inventée pour la circonstance et sans invité étranger) ! L’inauguration de cet ovni médiatique a été confiée au ministre de la culture islamique, Hosseini, que nous avons surnommé l’Homme qui rit en raison d’une mine réjouie en toute circonstance. Mais pour la première fois nous l’avons vu fermé et soucieux...

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Le régime allait vers plus de crise, plus de panique, il pouvait être confronté à une vague de stockage provoquant des pénuries inattendues. Les Pasdaran ont annoncé de nouveaux tirs de plis gros missiles pour affirmer leur rôle central ; mais avant qu’ils n’aient pu communiquer sur le sujet, la télévision d’Etat (longtemps dominée par Rafsandjani, mais à présent, favorable à Rafsandjani) s’est emparée du sujet pour présenter ces tirs de missiles comme un progrès balistique incroyable et la preuve de la capacité du régime à faire face au danger. Mais le régime n’a pas montré les images car elles n’étaient pas à la hauteur des annonces. On y voyait aussi l4amiral Sayyari, le chef de la marine des Pasdaran, dans un état de frayeur crépusculaire.

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La situation n’était pas idéale et les serviteurs du régime étaient anxieux. Craignant une rapide évolution vers le pire, le régime a alors annoncé une plus forte pollution dans l’ensemble du pays et il a immédiatement décrété la fermeture de tous les établissements publics jusqu’à la fin de la semaine pour diminuer tout risque de rassemblements afin d’éliminer toute forme d’agitation soudaine et incontrôlable.

Par ailleurs, la fausse opposition interne au régime a annoncé que les agents du régime avait volé le cadavre du frère de l’Ayatollah pro-américain Boroudjerdi qui est en prison en raison de ses nombreux éloges de Nehzat Azadi, l’élu de Washington lors de la révolution islamique de 1979. En évoquant ce vol ignoble de cadavre, la fausse opposition oeuvrait pour donner une image de puissance effrayante et cynique au régime qui manquait cruellement de puissance. En fait, toute cette affaire était fausse car l’enterrement du défunt a eu lieu le lendemain (par ailleurs, dans une totale indifférence du peuple pour cette dynastie religieuse jadis liée à Londres et à présent liée à Washington).

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Mardi 1er Janvier 2013 (12 Dey 1391), le régime en difficulté a commencé la journée en faisant annoncer par son opposition interne, la pendaison secrète et collective de 10 personnes pour confirmer sa puissance. Il a également publié une lettre signée par des opposants islamiques soutenus par Washington réclamant non pas leur propre libération, mais la libération de tous les faux opposants notoires comme Sotoudeh. Le régime cherchait à engager les Américains à mettre en branle leurs médias pour la promotion de ses faux opposants afin qu’ils soient plus à même de s’incruster dans le jeu et pouvoir dévoyer un éventuel nouveau soulèvement hostile au régime. Mais Washington n’a guère calculé cette lettre.

On était à 48h d’Arbaeyn (dernier hommage de l’année aux martyrs du chiisme) et vu les événements, le régime était certain que cette fête religieuse serait aussi boycottée et la Journée mettrait en valeur la rupture du peuple et de sa base avec l’Islam, le privant de facto de sa légitimité religieuse. Le régime devait trouver un moyen de limiter la casse : il a lancé un appel à la mobilisation dans les mosquées pour sonder la disposition des très croyants à son égard : le résultat a été catastrophique : il n’a réussi à mobilisé qu’une cinquantaine de personnes. Le régime a tenté de cacher ce désaveu cinglant par des photos tronquées ou délibérément floues.

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Jeudi, le régime allait connaître un nouveau boycott massif remettant en cause sa légitimité. D’ici là, il devait trouver un moyen pour éclipser le boycott. il pouvait utiliser le prétexte de la pollution, mais c’était un peu léger !

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Mercredi 2 Janvier 2013 (13 Dey 1391), le régime a encore admis la persistance de la crise panique autour du dollar et l’or. En parallèle, le pouvoir Judiciaire a convoqué le responsable de la corporation des commerçants de l’or pour l’accuser d’agiter le marché. Cela étant faux, la crise ne pouvait pas se résorber même l’on enfermait ce bouc émissaire.

En fait, le pouvoir judiciaire a inculpé cet homme car il ne peut pas sévir contre les collaborateurs paniqués du régime de peur de provoquer leur rupture et une fuite massive de leur capitaux. De fait, on peut dire qu’en attaquant un bouc émissaire, les Larijani ont avoué qu’il n’y avait pas solution pour résorber la crise et sauver le régime à moins d’un carnage interne qui ne peut garantir la survie du système. Cela signifiait que le régime était dans une impasse, condamné à perdre des forces et à s’effondrer.

A la veille d’un nouveau boycott interne, cet constat de fatalité a encouragé chaque clan à oublier ses réserves et à tout tenter puisque rien ne pouvait sauver le régime. Les Larijani qui sont les plus désespérés ont donné le signal de départ en accusant encore de fraude et de corruption Rahimi, le 1er adjoint d’Ahmadinejad, chargé des finances pour remettre en cause la probité du gouvernement lié à Rafsandjani et en finir avec ce clan !

Le nouveau orateur de la prière de Vendredi, l’Ayatollah Ali Movahedi-Kermani, un proche de Rafsandjani, a fait scission avec lui en lui attribuant implicitement d’être l’agent d’une « nouvelle intrigue hostile au régime ! » Les Pasdaran ont aussi profité de l’offensive anti-Rafsandjani pour designer lui et ses amis réformateurs d’être des intrigants dangereux.

Le clan Rafsandjani qui ces derniers temps avait fait preuve de prudence pour éviter les problèmes a décidé de riposter avec force à ses attaques puisque de toute façon la crise était là et l’on ne pouvait rien y faire sans s’entre-déchirer tous : Ahmadinejad a affirmé que la corruption était ailleurs ! Il avait récemment accusé implicitement les chefs Pasdaran en évoquant les 300 qui possèdent tout ; cette fois, il a parlé des 3000 qui possèdent tout, incluant dans sa liste tous les gros bonnets du régime y compris ceux de son propre camp, laissant supposer une dénonciation sauvage si un autre décidait de lâcher ce clan ou de l’accuser d’agir en ennemi. Par ailleurs, Rafsandjani a par l’intermédiaire de ses pions gouvernementaux, rejeté encore tout dialogue avec Washington pour montrait qu’il restait sur sa position et qu’il restait le patron.

Toute cette bagarre générale n’a pas vraiment aidé le régime : un nouvel appel au rassemblement à la Mosquée de l’Université de Téhéran sur le thème d’Arbaeyn. Cet appel s’est soldé par un échec monumental. Le régime a censuré l’affaire et nous avons trouvé les images par hasard pendant une recherche sur le site du ministère de la santé.

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Le régime avait aussi tenté d’organiser des spectacles religieux nommés Taazieh pour remplir les mosquées, mais là encore il avait été boycotté à 99,9% !

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Dépité par ce rejet, craignant une plus grande crise débouchant sur une panique alimentaire, il a évoqué de nombreuses condamnations à mort pour affirmer sa force et il a encore parlé de pollution cancérigène pour tenir le peuple jugé hostile à l’écart.

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Mais dans la soirée, il y a eu un changement. On a annoncé la mort inattendue de l’Ayatollah Mojtaba Tehrani, l’ancien responsable de la grande mosquée de Téhéran en 1979 que l’on voit ici entouré de ses disciples et ceux qui le considéraient comme leur modèle religieux.

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Immédiatement, le régime a décrété la tenue d’une grande cérémonie avec ses disciples, les hauts et dignitaires et le Guide en raison de sa fidélité au régime, son amitié au Guide et le fait qu’il avait toujours souhaité mourir au moment d’Arbaeyn pour bénéficier des bonnes ondes de la communion entre les croyants et leurs dirigeants. Le Guide allait descendre de son piédestal pour réaliser cette dernière volonté d’un vrai révolutionnaire islamique ! Mais étant donné que ce religieux n’avait jamais accepté de poste officiel, n’avait jamais cautionné les décisions du régime et que il n’avait jamais été l’ami du Guide, vu à ses côtés, il nous a semblé que les dirigeants du régime cherchaient à s’inviter à ses funérailles pour détourner ses disciples et les présenter comme les leurs. Ils devaient être désespéré d’aller vers « le peuple » à défaut du contraire !

Nous avons aussi cherché une trace du souhait exprimé par cet ayatollah de mourir au moment d’Arbaeyn, mais nous n’avons rien trouvé. Il nous a paru que le régime, qui est en perte de vitesse, avait inventé cette histoire de souhait de mourir au moment d’Arbaeyn et l’a réalisé pour obtenir un rassemblement religieux de vrai croyant autour d’un religieux indépendant pour s’y incruster et s’approprier la foule afin d’échapper au verdict d’un manque total de légitimité politico-religieuse. Le choix de la victime (ancien responsable de la grande mosquée du Bazar) laissait supposer que le régime espérer aussi rassembler au sein du Bazar qui lui échappe et obtenir une grande foule par une sorte d’émulation religieuse entre les Bazaris.

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Jeudi 3 Janvier 2013 (14 Dey 1391), on peut estimer que la mobilisation pour Arbaeyn était nulle car il n’y a eu que 4 reportages sur 4 villes réputées pieuses (Qom, Machhad, Ispahan et Tabriz), mais avec très peu d’images qui par ailleurs dans 3 des 4 cas n’étaient pas conformes aux météos des villes concernées. Dans ces 3 cas, les images n’avaient pas ailleurs aucune unité au niveau météorologique. Enfin à aucun moment, personne ne portait de masque anti pollution, ce qui confirmait l’absence de pollution comme nous le pensions.

Ainsi à Qom, il faisait un temps froid, mais très ensoleillé et on a vu des photos évoquant un temps plutôt couvert ou des photos montrant un temps ensoleillé mais plutôt chaud.

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A Machhad, il faisait un temps très froid, mais très ensoleillé : on a vu une image conforme à la météo, mais avec très peu de monde et on a eu aussi droit à des images d’un Achoura estival.

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A Ispahan, il faisait une tempête de sable, on a des images d’un spectacle religieux sous le soleil. Le régime délirait complètement !

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Enfin à Tabriz, il faisait un temps très froid et très ensoleillé : on a vu une image conforme à cette réalité, mais le nombre des participants étaient très bas et pour cacher ce manque de participation, on avait placé les gens selon un arabesque informel sur une place de la ville. La même disposition avait été utilisée, il y a 40 jours, au moment d’Achoura de cette année.

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De fait des cohérences ou des incohérences météorologiques, on pouvait estimer la mobilisation au mieux à une centaine de personnes pour toutes les villes de province !

A Téhéran, la situation n’était pas mieux car l’enterrement du mollah décédé la veille n’avait guère mobilisé comme l’espérait le régime.

Redoutant ce boycott, le régime avait pourtant choisi un site aux dimensions assez modestes avec un grand bassin au milieu et très peu de surface libre, mais il n’y avait même pas assez de personnes pour remplir le peu de surfaces utilisables dans la moitié de la cour réservée au public. Mais le régime n’a pas annulé son plan de la dernière chance en se disant qu’il corrigerait le manque de participation grâce au logiciel Photoshop.

A cette occasion, l’agence propre au Guide a rempli le fond de la partie publique avec des femmes voilées (1ere de cette série). L’agence Mehr a dû travailler avec plusieurs retoucheurs car il n’y a pas d’unité dans son reportage, tantôt en arrière, il a des femmes voilées et tantôt des jeunes hommes ! Une erreur due à la nécessité d’aller vite pour diffuser des images fortes et sauver la légitimité religieuse du régime. Dans ce contexte de faire vite et bien, Mehr a aussi étiré la photo pour donner l’impression d’un site assez grand. En revanche, l’équipe de l’agence du Guide a oublié de retoucher une des images (la 4e de cette série) prise au moment de l’arrivée du corps et peu avant l’arrivée du Guide) : on y voit bien que la partie publique était à moitié ou même à 2/3 vide et ne contenait qu’environ 100 à 150 individus essentiellement des hommes de style milicien en civil.

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Cette tentative ratée de rassemblement a aussi déprimé le Guide ! Il est arrivé en colère, il a fait une petite prière avant de d’éclipser. Le corps du défunt Ayatollah Tehrani a quitté le site vers sa dernière demeure, accompagné par la modeste foule que l’on avait vu dans la mosquée par un temps clair comme l’eau de roche et ne montrant aucune trace de pollution.

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Cette tentative ratée de rassemblement en mémoire d’un mollah non impliqué dans le régime a été un sérieux revers pour le régime car elle a démontré que le peuple avait coupé avec l’Islam et non uniquement avec l’islam du régime.

Cette tentative ratée de rassemblement contenait également une autre indication politique digne d’intérêt : on a vu le Guide arriver accompagné par Ahmadinejad : il lui apportait donc son soutien face à Larijani ! La guerre continuait entre les clans pendant qu’ils devaient observer un cessez-le-feu !

Larijani ainsi rejeté par le clan Rafsandjani a dû rendre hommage à l’Ayatollah défunt dans une petite salle de prière en compagnie que quelques mollahs inconnus !

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Après l’humiliation qu’il avait subie, Larijani devait riposter. Dans le contexte du présent boycott prouvant le lent effondrement du régime, Larijani s’est montré plus offensif en faisant dire à son pion le juge Rayissi que la mise en examen de Mehdi était imminente ! Larijani entendait intimider Rafsandjani et le contraindre à abandonner la partie.

Le clan Rafsandjani devait riposter. Le Guide a demandé aux jeunes miliciens de se rassembler dans sa grande salle de prière pour un sermon et d’une prière sous sa direction à l’occasion d’Arbaeyn. Le Clan Rafsandjani allait montrer ses troupes pour contrer Larijani !

On allait vers le duel final. Craignant une nouvelle ruée vers l’or et le dollar samedi l’ouverture des banques, le régime tout entier a reparlé de la pollution et d’un risque tsunamique de cancers pour décréter le prolongement de la fermeture des lieux recevant du public !

Dans la soirée, on a eu les images du grand rassemblement souhaité par Rafsandjani autour de son pion de Guide. Une première image faisait état d’une salle pleine soit près de 700 miliciens ! Mais en cherchant mieux, nous avons constaté encore des incohérences : il n’y avait pas là plusieurs centaines de miliciens, mais seulement 2 blocs de 50 individus composés de jeunes mollahs ou des miliciens en tenue civile portant des Bandanas verts en référence à l’Islam ! On était loin de l’annonce : on avait même moins de monde que le matin. En quelques heures, certains miliciens avaient fait le choix de rompre !

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Nous avons également vu un Guide toujours aussi déprimé. Enfin lors de la prière finale, on ne voyait pas les porteurs de bandanas derrière le Guide, mais les vieux du régime. Khamenei n’avait visiblement pas accepté d’exposer sa personne devant les derniers miliciens qui restent fidèles au régime et dont la seule chance de s’en tirer est de le trahir.

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En résumé, ce jeudi, le régime a d’abord été confronté à un boycott unanime et à son illégitimité religieuse.. Ses dirigeants ont décidé de reprendre leur guerre pour avoir les mains libres d’agir à leur guise avant la chute certaine du régime afin de préserver en priorité leurs intérêts. Cette attitude a entraîné une nouvelle diminution de leur partisans. En fin de compte, leur seul rempart a été d’évoquer la pollution pour retarder la chute en gardant le peuple éloigner des lieux à risques.

A ce moment, le régime a reçu des soutiens de la part de ses lobbyistes basés à l’étranger : des Iraniens se disant exilés, des pseudo-journalistes, tous liés au Mouvement Vert, la fausse opposition officielle, se sont mis à dénoncer l’agressivité des sanctions pour le peuple !

Il a été dit que les sanctions tuent en provoquant une pénuries de médicaments qui privent les Iraniens du droit de se soigner. Or, cela fait au moins 25 ans que le peuple iranien, de plus en plus appauvri par des salaires de misère, n’a plus les moyens de se soigner. On n’avait jamais entendu ces gens pleurer et dénoncer ce problème qui est une tragédie pour des millions d’Iraniens.

A présent, il y a certes une pénurie de certains médicaments, mais cette pénurie touche uniquement les nantis du régime qui étaient surprotégés. Les sanctions ne tuent pas les pauvres, ils meurent de leur pauvreté : les sanctions malmènent les partenaires nantis du régime qui sont tentés par la fuite et encourage leur envie de rupture. La suppression des sanctions ne changera rien à la pauvreté des Iraniens, mais il apaisera les craintes des nantis du régime et donnera plus de délais aux mollahs.

La France qui a des contrats pétroliers très intéressants en Iran nous a déniché des experts pour affirmer que toute pression sur l’Iran entraînerait l’effondrement de l’économie mondiale !

Mais quand Paris aidait Khomeiny à renverser la plus grande puissance économique du Moyen-Orient personne n’a parlé d’un risque pour l’économie mondiale et le monde occidental n’a rien eu. De même, quand Paris aidait Saddam à bombarder l’Iran jour et nuit, l’économie mondiale n’a pas souffert.

Enfin, le T-REX de Real Politik, les Etats-Unis, qui ont besoin d’un Etat islamique, sont aussi intervenus directement pour aider le régime en publiant via le Pentagone un rapport de 64 pages sur sa puissance sécuritaire fondée sur la fidélité aveugle de 30,000 agents secrets appartenant aux Pasdaran ! Mais où étaient-ils donc ces Pasdaran fidèles cette semaine au moment de la journée du guide ou au moment d’Arbaeyn. Brzezinski, le père du projet Ceinture Verte, a également affirmé qu’une guerre contre les mollahs profiterait à Poutine ! Cependant, Washington n’a pas annulé ses sanctions car il veut reprendre en main ce régime islamique qu’il a créé. Washington a seulement émis des suggestions pour ne pas accentuer les sanctions existantes afin d’éviter le risque de la chute du régime et la disparition de l’islamisme. Le régime n’a pas été vraiment ravi.

Le régime a demandé l’intervention d’un de ses plus grands lobbyistes : Shirin Ebadi , révolutionnaire islamique assumée issue du Parti pro-britannique de Jebheh Melli. Cette femme qui était restée cachée quand le peuple était dans la rue en 2009 a quitté son appartement de Londres pour venir à Paris et demander la fin des sanctions car elles tuent le peuple ! elle a demandé que l’on adopte des sanctions intelligentes comme l’interdiction aux mollahs de diffuser leurs chaînes en Europe, des chaînes que personne ne regarde. Cette femme qui dégoûte les Iraniens par ses prises de position a également demandé que l’on n’accord aucun soutien à l’opposition laïque ou la contre-révolution !

La France partage sans doute cette vision pour avoir donné une tribune à Shirin Ebadi (lauréate d’un prix fumaniste financé par l’une des plus grandes compagnies pétrolières au monde).

Mais cela ne nous inquiète pas car l’opposition en exil n’est là que pour inspirer une direction : le régime est fichu car contrairement à ce que prétend le rapport du Pentagone, il a été largué par ses défenseurs, ses partenaires ne songent qu’à s’enfuir et il n’a comme argument dissuasif que des rumeurs de pollution de l’air !

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Vendredi 4 Janvier 2013 (15 Dey 1391), la seule info visuelle du régime a encore été la pollution de l’air !

Le régime a affimé que la pollution avait aussi atteint la ville de Damâvand qui se trouve au pied de du plus haute montagne iranienne du même nom ! une pure délire car sur son propre reportage on voit que l’air était pur et clair !

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Samedi 5 Janvier 2013 (16 Dey 1391), la seule info visuelle du régime a encore été la pollution de l’air et la présence policière pour empêcher les pollueurs de sévir ! On a vu des policiers arrêter des gens, mais on n’a vu aucun manque anti-pollution. Après la rumeur que personne n’a crue, le régime nous montre son bouclier anti soulèvement : un policier armé d’un panneau de stop ! Amis du quai d’Orsay préparez vos mouchoirs ! Cette pollution vous fera pleurer.

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