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Iran : Derrière les murs,
la crise...


Les mollahs vont reprendre les négociations et relâcher leur enrichissement nucléaire anxiogène ou pas ? Nous pensons qu’il n’en sera rien, car arrivés au pouvoir illégitimement, leur seule assurance vie est la menace qui fait peser sur le Moyen-Orient et l’accès à ses réserves pétrolières. Ils acceptent de temps à autre, la reprise des négociations pour alléger leur isolement et leurs sanctions qui aggravent leur impopularité et mettent à mal leur relation avec leurs rares alliés intérieurs.


06.11.2021


Iran : Effondrement des réserves et des derniers remparts

Le régime des mollahs est dans un cercle vicieux. Depuis plusieurs mois, des centaines de dizaines milliers d’employés du pétrole, des industries et des transports et fonctionnaires iraniens (surtout les instituteurs et les employés municipaux), méprisés et très sous-payés (en quasi esclavage), impayés depuis des mois, par la volonté des mollahs, ont cessé de travailler [1] pour épuiser ces derniers et renverser leur régime. Les mollahs ne peuvent pas relever les salaires : ils doivent limiter la consommation, car ils ne peuvent pas approvisionner les marchés [2]. Ils croient éviter les pénuries absolues qui peuvent précipiter leur chute en quelques jours. Pour diminuer leur charge, ils ont récemment baisser la fourniture d’eau et d’électricité, ce qui a provoqué une rébellion bien plus musclée. Bousculés de toutes parts, ils ont pris des inirtiatives d’entente avec Biden [3] qui viennent de troubler davantage leur équilibre déjà très précaire.


28.10.2021

Iran : Evine, son Hacking
& ses secrets toxiques !

Les médias du régime des mollahs, d’opposition et d’Occident évoquent en ce moment le hacking des caméras de surveillance de la principale prison iranienne, Evine, et la divulgation des images sur les dures conditions de vie des prisonniers, de droits communs ou politiques, sous le régime des mollahs. De nombreux détails laissent supposer qu’il s’agit d’une opération du régime lui-même !


29.08.2021

Fakhrizadeh : Le sacrifice inutile d’un homme-sandwich

Les médias occidentaux ont rapporté l’assassinat d’un savant nucléaire iranien dans un déplacement de sa résidence secondaire vers Téhéran. Certains ont évoqué un attentat israélien. La victime n’était nullement un savant, mais avait une autre fonction nettement plus importante. Par ailleurs, personne n’a signalé le déroulement très perturbant de l’attentat et ses nombreux récits officiels contradictoires. Il y a aussi un témoin oublié. Voici ces éléments qui ouvrent une piste très inattendue !


02.12.2020

Iran : Explosion toxique à l’usine nucléaire de Natanz

C’est la saison des incendies dévastateurs en Iran. Le régime brûle des forêts pour cacher ses ventes de bois précieux interdites selon ses propres lois. Les ennemis du régime attaquent au feu ses organes pour paniquer ses derniers collaborateurs fidèles. Le régime punit les détecteurs par des incendies. Dans ce contexte brûlant, on a eux une explosion suspecte dans une usine de missiles, il y a quelques jours. Hier, à 2 heures du matin, il y a eu une nouvelle explosion suspecte dans la principale usine d’enrichissement nucléaire en Iran. Le régime est resté silencieux et a ainsi enflammé les esprits. Voici un rappel des faits et des rumeurs suivi de nos conclusions.


03.07.2020

Semaine 582-83 (6-20 avril 2019)
Le régime contre sa milice !

En 2016, les grands patrons américains qui dominent la politique des États-Unis ont renoncé à leur diplomatie islamiste conçue par le géopoliticien russophobe et sinophobe, Brzezinski (sur un malicieux conseil de leur ennemi anglais Bernard Lewis), pour contrer les Chinois et la suprématie pétrolière mondiale des Anglais (!?), car cette stratégie avait produit des effets inverses. Ce changement diplomatique a été concrétisé par la mise à l’écart de l’Establishment républicain et démocrate pour favoriser l’élection de Trump qui n’en faisait pas partie. L’Amérique a alors affiché une nouvelle diplomatie basée sur le rapprochement pétro et diplo avec la Russie pour contrer la suprématie pétrolière anglaise.

Les mollahs ont alors soutenu les Ansarallah et les Houthis de Yémen pour menacer la livraison de pétrole du golfe Persique via la mer Rouge et le canal de Suez. Ils ont aussi essayé de liguer les Européens contre Trump en leur vendant du pétrole très bon marché et en leur achetant tous leurs surplus non vendus. Mais cette dualité diplomatique ne leur a pas permis de réussir. Les mollahs ont manqué de dollar et n’ont pas pu approvisionner leur marché intérieur. Ils ont annulé les comptes d’épargne de leurs miliciens de base pour limiter leur pouvoir d’achat et éviter une pénurie généralisée. Ce geste a entraîné la rupture de ces derniers en novembre 2017 et leur ralliement au peuple pour demander la fin du régime et le retour de la monarchie progressiste des Pahlavi.

Les mollahs fragilisés en Iran ont alors intensifié leur terrorisme au Yémen, mais aussi via les Talibans en Afghanistan et via Daesh en Syrie. La Russie et la Syrie, excédées par cette ingérence contraire à leurs intérêts ont laissé les troupes de l’OTAN bombarder le centre de commandement du terrorisme des mollahs situé à Al Qisa près de Damas, privant ces derniers de tout moyen terroriste pour assurer leur survie par le chaos.

Trump a profité de cette unité pour se retirer de l’accord de Vienne et d’imposer de nouvelles sanctions aux mollahs pour tous leurs méfaits. Les autres grandes puissances signataires de l’accord (devenues les 4+1) ont abondé en son sens en se disant en faveur d’échanges démonétisés (SPV) avec les mollahs, les plaçant de facto dans l’embargo financier souhaité Trump.

Fin 2018, les mollahs, menacés de toute part, ont tiré un missile potentiellement nucléarisable susceptible de déstabiliser le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen.

Le mouvement anti-mollahs s’est accéléré. Les Européens ont aussi puni les mollahs en excluant le pétrole de leur dispositif à venir d’échanges démonétisés. Trump a réuni la majorité des pays européens à Varsovie afin de coordonner des actions avec Israël et les Arabes contre les mollahs ! Les mollahs ont aussi été abandonnés par leurs derniers serviteurs lors du 40e anniversaire de la révolution islamique.

La Chine a alors choisi l’Arabie Saoudite. Les Européens se sont rapprochés des Arabes à Sharm-al-Sheikh par d’importants partenariats commerciaux et en acceptant leur projet de réintégrer Assad dans la Ligue Arabe. Assad s’est rendu alors à Téhéran pour demander aux mollahs de quitter la Syrie dans le respect de sa souveraineté ! Enfin, les pays musulmans, de l’organisation de la Coopération islamique (OCI), ont rejoint les Arabes en condamnant l’ingérence terroriste et déstabilisatrice des mollahs au Moyen-Orient et en excluant les mollahs du sommet parlementaire de leur organisation !

La panique a été telle que les mollahs ont déclaré une guerre totale à leurs proches par la voie judiciaire et en révélant la vaste étendue de leur corruption pour les empêcher de retourner leur veste.

Au cours des deux dernières semaines (24 mars-5 avril 2019), les mollahs affaiblis par les ennemis de l’extérieur, les déserteurs au sein de leur régime et l’insuccès de leur fausse opposante Nasrine Sotoudeh ont décidé de ne pas avertir les Iraniens que le pays était menacé par d’importantes inondations afin qu’ils soient submergés de problèmes et ne se consacrent plus à les combattre. Ils ont aussi continué à maintenir cette pression en leur refusant toute aide et en se gardant de les prévenir de l’avènement de nouvelles crues et inondations !

Ces inondations souhaitées par les mollahs et les chefs Pasdaran ont entraîné beaucoup de dégâts et des milliers de morts et de sans-abris. Ces choix ont aussi attisé la haine anti-régime. De nombreux responsables du régime notamment des chefs Pasdaran ont été publiquement insultés et molestés sans que leurs gardes, révoltés par ces inondations, leur portent secours.

Washington a profité de la situation pour annoncer qu’il sanctionnerait le lundi suivant la milice des Pasdaran qui fournit au régime ses cadres administratifs, diplomatiques et économiques. Les mollahs ont mis en avant les chefs miliciens dans le rôle de remparts aux inondations pour leur donner une bonne image et les empêcher d’être sanctionnés afin de ne pas assister à leur rupture.

Voici le résumé en images de deux dernières semaines (6 au 20 avril 2019) placées sous le signe de sanctions et de panique pour les chefs Pasdaran et leurs complices les mollahs !


08.05.2019

Iran : La semaine en images n°196

Attention ! Article explosif !
Merci de le lire en entier et de le diffuser le plus largement possible

Au cours des derniers mois, le régime a été confronté à un boycott permanent de ses manifestations politiques, religieuses et militaires par les jeunes Pasdaran, les Bassidjis et les militaires, mais aussi les membres clergé et les Bazaris quand ils pouvaient y participer. Le régime a été réduit à ses 130 dirigeants et 5000 responsables ou associés économiques et s’est trouvé de facto condamné à tomber si un soulèvement populaire se produisait.

Une seconde fracture est alors apparue : les associés économiques du régime se sont mis à acheter de l’or et des dollars pour préparer leur fuite. Leurs achats ont mis à rude épreuve les réserves d’or et de devises du régime. Ce dernier s’est mis à menacer ses associés paniqués tout en cherchant à les rassurer en leur montrant qu’il a les moyens de rester au pouvoir grâce à ses commandos cagoulés ou en faisant reculer Washington avec ses provocations.

Mais l’absence de policiers dans les rues et dans les manœuvres du régime a remis en cause sa capacité à réprimer. Ses menaces balistiques ont aussi été régulièrement esquivées. Il n’avait plus le moyen de rassurer ses serviteurs : leur nombre a diminué. Il a alors mis l’accent sur l’arrivée de nouvelles recrues au sein des Pasdaran et a évoqué l’existence d’une milice de mollahs combattants ou des milliers partisans fanatiques en province.

La semaine dernière, trois événements ont remis en cause ses promesses sur l’existence d’une relève pour sauver le régime. D’abord, le boycott de la commémoration d’une grande date révolutionnaire par les fonctionnaires encore fidèles au régime, puis le boycott de la Fête du Sacrifice par le peuple, les Pasdaran, le clergé et les Bazaris et enfin, l’absence de 93% des jeunes officiers, les recrues tant attendues, à leur parade de fin d’études devant leurs commandants et le Guide. A chaque fois, la mobilisation a été inférieur à 350 personnes !

La peur des associés du régime s’est amplifiée : la demande d’or et de dollar a augmenté et les prix de l’or et du dollar ont battu des records.

Cette semaine, selon le programme officiel, à l’occasion de la fête religieuse d’Eyd Ghadir (la fondation du chiisme), le régime devait organiser la semaine du Bassidj avec de nombreuses manifestations militaires et religieuses et pour finir un grand rassemblement avec des dizaines de milliers de bassidjis devant le Guide.

Il y a un an, à la même occasion, en l’absence des Bassidjis, le régime avait réuni environ 3500 vieux fonctionnaires. Ces derniers l’ont lâché la semaine dernière à trois occasions. Le régime était sûr de n’en avoir même pas assez pour simuler un rassemblement. Il a alors zappé son programme : la semaine du bassidj a disparu !

Aucun média n’a signalé ce changement de programme et personne n’a rien vu car on ne parlait que d’un sujet : une explosion dans une base iranienne lors du déplacement d’un missile expérimental. Ce qui veut dire que l’on fabriquait le missile à côté d’un dépôt de munitions !

Mais il n’y a pas que ce détail qui cloche : les responsables du régime ont attribué à la victime la plus gradée, le général des Pasdaran Tehrani-Moghadam, la direction du programme des recherches balistiques visant Israël ou l’Europe avant d’annoncer que sa mort n’allait pas entraver la mise en œuvre d’un nouveau missile très performant. Le régime laissait supposait qu’il avait été assassiné. Mais le nom de Tehrani-Moghadam ne figure pas sur les listes des Pasdaran sanctionnés par l’Europe, les Etats-Unis et le Conseil de Sécurité. Il n’a jamais été mentionné comme un acteur du programme balistique du régime.

Le général des Pasdaran Tehrani-Moghadam faisait partie de l’Organisation pour l’Autonomie des Pasdaran, une entité chargée d’assurer l’autonomie financière des Pasdaran grâce à l’industrie et la construction. Cette entité n’est pas mandatée pour fabriquer des armes : ce secteur est sous l’autorité d’une entité intitulée Sanâyeh Nezâmi (ou littéralement Industries Militaires). Par ailleurs, Washington sanctionne aussi des personnes chargées de financer les Pasdaran et Tehrani-Moghadam ne faisait également pas partie de la liste. N’étant pas actif dans le secteur de l’armement, il n’y avait aucune raison pour lui de se trouver sur un dépôt de munitions ou un centre de fabrication de missiles (deux lieux que l’on confond dans ce récit). Par ailleurs, n’étant pas impliqué dans l’armement, il n’y avait aucune raison pour Israël de le tuer dans le but de stopper les programmes balistiques du régime.

En d’autres termes, il y avait de l’intox dans l’air, le régime était en train d’orienter l’opinion. Pour quelle raison ?

Réponses : à un moment, où le régime devait organiser un grand rassemblement, mais ne le pouvait pas, il craignait une forte dévalorisation, il a organisé une explosion qui lui a permis de zapper l’objet de ses soucis, il a également éliminé des Pasdaran qui ne lui étaient pas proches pour mettre en garde leurs camarades en rupture. Au passage, il a mis en avant l’implication des Pasdaran dans sa défense pour nier leur rupture qui l’affaiblit. Enfin, en faisant courir des rumeurs évoquant une certaine capacité balistique, le régime s’est donné les moyens de reprendre ses provocations pour faire reculer Washington. Certaines publications pro-israéliennes ont bien été les idiots utiles du régime pour cette propagande niant ses faiblesses réelles et surévaluant des capacités balistiques inexistantes.

Mais loin de ces agitations médiatiques virtuelles et superficielles, la présente édition de la Semaine en images vous mène au cœur des réalités du régime : la rupture des Pasdaran avec le régime, la peur des dirigeants, la baisse de participation des derniers fidèles aux manifestations périphériques du régime, la panique grandissante des alliés du régime. Voici les images d’une semaine placée sous le signe de l’explosion.


22.11.2011

Iran : La semaine en images n° 52

Le 52e numéro de la semaine en images (1 an déjà) est consacré presque entièrement à une version off du principal événement de la semaine : la grande manifestation du 30e anniversaire de la révolution islamique.


15.02.2009



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