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Iran : La semaine en images n°265
22.03.2013

intro de base pour comprendre la situation.
mise à jour chaque semaine en rapport avec l’actualité
mais aussi avec de nouveaux éléments sur le passé.
Le tout en gardant une longueur raisonnable
(afin de limiter les fautes dues au manque de temps pour tout relire).

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Origines de la crise | Dès 1951, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs plans pétroliers. Ils espéraient le remplacer par des activistes islamistes (non cléricaux) afin de doubler les Britanniques présents en Iran au travers les mollahs, mais aussi pour renverser grâce à leur souffle révolutionnaire islamiste les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer aussi en Asie Centrale musulmane (soviétique et chinoise).

En 1973, le Shah a annoncé qu’il ne reconduirait plus le contrat de 25 ans obligeant l’Iran à vendre son pétrole en exclusivité aux Américains, aux Britanniques et aux Français selon un prix constant. Ce contrat finissait le 19 août 1979. Les Américains qui possédaient ainsi 40% du pétrole iranien à un prix très bas ont amplifié alors leur hostilité contre le Shah avec l’intention de le renverser avant août 1979. Les Français qui avaient 6% de la production iranienne se sont alignés sur Washington. Les Britanniques, en guerre pétrolière avec Washington depuis 1911 [1], possédaient 47% du contrat, ont participé avec tous leurs pions à ce projet islamisant intitulé Ceinture Verte et ont pu écarter les pions activistes islamistes de Washington. Pour bloquer le retour de ces islamistes non cléricaux, les mollahs ont rompu les relations avec Washington et ont également adopté la doctrine de la Tutelle d’un Grand Ayatollah sur la République Islamique.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs pour les affaiblir économiquement, les mettre devant un risque de soulèvement populaire afin de les amener à rétablir les relations bilatérales et permettre à ses pions de participer aux joutes politiques pour reprendre le pouvoir via des élections du régime (une révolution de couleur).

Mais 1 an après cette révolution doublement manipulée, les jeunes engagés dans la révolution ont compris qu’ils avaient été dupés. Ils ont pris leur distance avec le régime. Ceux qui s’étaient engagés dans les Pasdaran ont aussi montré leur mécontentement en prenant contact avec Reza Pahlavi, le Fils du Shah, mais Washington n’a jamais aidé cette dissidence active. Henry Precht, responsable du bureau iranien du Département d’Etat, a même émis une directive interdisant à la dynastie Pahlavi toute activité hostile au régime islamique sous peine d’expulsion des Etats-Unis, anéantissant ainsi toute possibilité pour les Iraniens de se défaire de ce régime infernal.

Washington a même décidé d’alléger ses sanctions pour éviter un trop fort mécontentement susceptible de balayer le régime impopulaire des mollahs. C’est pourquoi il a souvent laissé ses partenaires (Turquie, Inde, Brésil, etc.) critiquer ses sanctions et les contourner ses sanctions. Pour éviter des sanctions très dures voire fatales, Washington est également resté dans des accusations floues contrebalancées par des rapports et contre-expertises officielles) afin d’esquiver toute escalade susceptible de provoquer une guerre et d’entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses projets régionaux.

Face à cette guerre d’usure économique tactiquement très efficace, les mollahs contrôlés et conseillés par les Britanniques ont opté pour une politique d’escalade délibérée afin de forcer Washington à capituler (par peur d’un grand conflit régional). Rafsandjani, le coordinateur du coup d’Etat anti-américain, devenu avec l’aide des Britanniques patron du régime et de ses services secrets, n’a omis aucun effort en ce sens par un recours immodéré au terrorisme au Moyen-Orient ou par la guerre contre l’Irak pour perturber l’approvisionnement pétrolier de l’Amérique. Mais il n’a pas su faire capituler Washington.

Les rivaux internes de Rafsandjani (mollahs écartés par lui du pouvoir et des meilleurs business) étaient alors en but de le virer, prendre sa place et tenter de réussir par plus de méchanceté pour sauver le régime et en prime le patron économique du régime. Pour les contrer, Rafsandjani a renforcé son pouvoir en s’arrangeant pour nommer son ami Khamenei comme successeur Khomeiny et recevoir de lui les pleins pouvoirs. Cela n’a pas suffi. Il a alors acheté le soutien de plus petits adversaires (comme Asgar-Owladi ou les frères Larijani) (en leur accordant des sièges du Conseil de Discernement, organe plénipotentiaire par lequel il dirigeait le pays). Rafsandjani a aussi acheté la protection des Européens en leur bradant le pétrole iranien. Et il a également acheté le soutien des hommes d’affaires issus du régime en leur offrant des dollars bon marché. Il a aussi mis au pouvoir un ex collaborateur chargé de l’épuration des universités et d’assassinat des opposants, Khatami, pour jouer le rôle du modéré officiel et simuler un faux apaisement en direction de Washington afin d’obtenir un gel des sanctions et aussi avoir le temps de réarmer ses accus notamment en réarmant le Hezbollah.

Mais ce faux apaisement n’a rien donné, il a même incité Washington à parler d’une possible menace nucléaire pour justifier le recours à des sanctions plus lourdes et aussi à des frappes préventives. Rafsandjani a renoué avec la politique de l’amplification de la crise via Ahmadinejad (un autre ex-collaborateur des services secrets) et il a confié la direction des négociations à son jeune rival Ali Larijani pour faire partager les torts. Ce choix a permis à Washington d’impliquer le Conseil de Sécurité et engager un grand nombre de pays à participer à ses nouvelles sanctions bancaires destinées à épuiser toutes les ressources en dollar du régime déjà ruiné par les choix clientélistes de Rafsandjani.

En 2008, le régime déjà très endetté a été confronté au manque de devises pour assurer l’approvisionnement du marché intérieur. Rafsandjani et Larijani (devenus collègues) ont fait le choix de geler les salaires de leurs collaborateurs de base et relever les prix des produits de grande consommation pour diminuer la consommation et ainsi gagner du temps dans l’espoir de parvenir à faire capituler Washington par tous les moyens. Les collaborateurs de base ont été déçus par cette fuite en avant qui méprisait leurs intérêts vitaux : issus du peuple et engagés par pauvreté et non pas conviction, ils ont rompu avec le régime et ont commencé à boycotter ses manifestations officielles.

La caste dirigeante a vite réalisé son isolement et sa vulnérabilité en cas d’une révolte : ses membres devaient négocier des garanties de sécurité avec Washington pour fuir avant que le régime rongé de l’intérieur ne s’effondre. Pour avoir le monopole des marchandages, Rafsandjani, le patron du régime, a alors écarté Ali Larijani du Conseil iranien de Sécurité, organe chargé des négociations avec Washington.

Larijani a commencé à diffuser des dossiers de la corruption de Rafsandjani et tous ses alliés politiques pour les écarter du pouvoir. Rafsandjani a neutralisé Larijani en éliminant son principal lieutenant politique.

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En 2008-2009, on est ainsi passé d’une Guerre pour être le sauveur du régime à une guerre pour l’accès aux marchandages avec Washington !


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En juin 2009, Rafsandjani a tenté un dernier joker : le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur (uniquement hostile à son propre pion Ahmadinejad) pour duper Washington et l’entraîner à abolir ses sanctions. Larijani a soutenu ce projet insensé qui lui semblait efficace.

Mais, le peuple autorisé à manifester a révélé son hostilité au régime tout entier. De plus, les Pasdaran de base ont laissé faire montrant leur soutien tacite à un changement de régime. Les Américains n’ont pas aidé cette contre-révolution contraire à leurs plans régionaux ont même participé aux rumeurs diffusées par le régime pour intimider le peuple et mater leur révolte. Ce qui a brisé le cœur des Iraniens et leur envie de lutter. Mais in fine, chacun a réalisé que le régime était définitivement rongé de l’intérieur et condamné. Larijani, mais aussi d’autres, se sont mis à critiquer Rafsandjani pour l’écarter et accéder aux marchandages avec Washington pour garantir leur survie au-delà du régime.

Rafsandjani, menacé de toute part, a divisé la coalition informelle à son encontre en offrant le pouvoir judiciaire aux Larijani, puis a tenté un nouveau Joker : relancer son Mouvement Vert avec une version convenant à Washington : nouvelle république islamique hybride formée par ses pions, les pions de Washington et de nouveaux pions venus de Londres. Mais cette monstruosité politique a échoué.

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Rafsandjani a alors oublié ses amis britanniques et a décidé de négocier avec Washington afin d’obtenir des garanties de sécurité pour quitter le pays sans être poursuivi pour son passé terroriste ! Le régime a alors été malmené par les Britanniques. Ali Larijani condamnait aussi toute négociation car il n’y participait pas. Larijani a alors commencé à utiliser le pouvoir Judiciaire contre Rafsandjani et ses pions gouvernementaux chargés des négociations à savoir Ahmadinejad ainsi que son ministre des affaires étrangères Salehi ou encore le négociateur nucléaire Jalili… Chaque clan manoeuvrait pour ses intérêts au mépris de l’intérêt commun de tous les serviteurs du régime. Cette désunion a provoqué de nouvelles ruptures internes.
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Les hommes d’affaires du régime ont jugé qu’ils étaient en danger : ils ont commencé à brader leurs avoirs boursiers et immobiliers pour acheter de l’or et des dollars afin de fuir le pays. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a mis le régime face à un risque de banqueroute de la Banque centrale Iranienne (BCI). Pour calmer la situation, les Larijani, maîtres du Pouvoir Judiciaire, ont commencé des procès contre les candidats à la fuite avec l’accusation de fraude ou de blanchiment d’argent, délit passible de la peine de mort, mais ils n’ont jamais osé appliquer les verdicts annoncés de peur de provoquer une fuite massive des capitaux, susceptible d’entraîner la banqueroute, puis la chute du régime.

Dès lors, en combinaison avec les Chefs Pasdaran, les Larijani ont sans cesse tenté d’intimider les nantis paniqués en évoquant la puissance policière du régime, mais en absence de troupes fidèles visibles, ces menaces n’ont pas réussi à calmer les paniqués. Finalement, les Larijani ont tenté d’atteindre le même but en annonçant des pendaisons publiques (mais en les exécutant très tôt le matin de peur d’être pris à partie par le peuple). Ce processus d’intimidation à reculons a été avant tout un constat permanent d’impuissance et de vulnérabilité du régime. C’est pourquoi chaque clan a dans le même temps accéléré ses efforts pour arriver à un accord avec Washington. L’Etat américain a apprécié cela, mais il ne peut pas accorder les garanties souhaitées par ces gens. Ils n’ont rien obtenu.


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En décembre dernier, à l’issue d’une offre américaine d’un semi-arrangement sur l’attentat d’AMIA, Rafsandjani, convaincu qu’il n’obtiendrait rien des Américains, a commencé à se dire proche du peuple. Il a aussi chargé ses pions Verts à scander « Mort à la République islamique ». Il a commencé à parler d’Elections Libres. Ses adversaires ont compris qu’il entendait changer de bord. Quand ses pions gouvernementaux ont annoncé de nouvelles anxiogènes de hausses de prix, ses adversaires ont été convaincus qu’il entendait provoquer un soulèvement afin de s’y engouffrer par « amour du peuple » : devenir (malgré le risque évident d’y rester) l’instrument d’un changement qu’il ne peut éviter espérant bénéficier d’un pardon en Iran. Cette solution permettait aussi de bloquer le retour aux affaires des pions islamistes de Washington et de satisfaire les intérêts pétroliers de la Grande-Bretagne garantissant de facto les avoirs financiers de Rafsandjani dans les pays britanniques. La participation des médias persanophones britanniques dans la promotion de cette solution montra que ce revirement très bénéfique aux Britanniques avait leur accord et leur soutien.

Les nantis du régime ont immédiatement saisi l’intérêt de cette solution de "Réconciliation Nationale". Mais les Chefs Pasdaran du Bassidj et de la Police dont les noms restent associés à toutes les répressions, les Frères Larijani complices de leurs derniers forfaits, notamment les pendaisons publiques, ont refusé cette solution, car ils ne peuvent bénéficier d’aucun pardon. Ces insolvables ont créé une coalition mais n’ayant pas de troupes actives, leur fronde est restée une nuisance purement politique.

Cependant leur nuisance a bloqué le bon déroulement de la seule issue possible pour tous les gens coincés au côté du régime provoquant leur profonde déception. Dans le contexte de l’affaiblissement du régime et l’urgence d’agir, cette déception a provoqué une nouvelle crise panique politique et financière, de nouvelles ruptures internes, des boycotts de toutes les manifestations officielles, aussi bien religieuses que politiques, dont l’anniversaire de la révolution islamique.


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Lors de ce dernier boycott survenu début février (2013), les membres du clergé, alliés historiques de la Grande-Bretagne, ont été absents laissant présager la possibilité d’une Fatwa pour sortir du régime bloqué. Les derniers collaborateurs du régime, mis face à l’imminence d’une chute, se sont mis à acheter des dollars au point de menacer les réserves en devises du régime. De nombreux dirigeants périphériques au passé sale ont alors commencé à critiquer le régime pour pouvoir s’engouffrer dans le projet de la Réconciliation Nationale !

Rafsandjani pris de vitesse par cette fuite en avant des derniers serviteurs du régime a rejoint Larijani pour annoncer l’interdiction d’acheter des dollars et la peine de mort pour les contrevenants. Mais Rafsandjani a aussi chargé ses pions gouvernementaux de diffuser des chiffres économiques inquiétants et d’évoquer une nouvelle libération (hausse) des prix afin de parvenir le plus rapidement possible à mettre en place les conditions de crise de panique interne nécessaire pour son scénario de sortie du régime sous sa direction. Larijani avait utilisé les mêmes chiffres pour demander la déposition du Gouvernement lié à Rafsandjani, mais en raison de son manque de troupes pour gérer la crise qui en découlera, il n’avait pas pu concrétiser cette offensive.


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La semaine dernière, les pions gouvernementaux de Rafsandjani ont réussi à amplifier la panique interne bloquant les négociations nucléaires et exposant le régime à de nouvelles sanctions. Larijani avait alors arrêté un des plus importants gestionnaire secret des affaires de Rafsandjani et aussi pris des mesures judiciaires fortes contre ses proches.

Mais au même moment, les paysans ruinés et affamés d’Ispahan se sont révoltés contre le régime. Il n’y a eu aucune réaction de la part du régime : ce qui a confirmé son manque de troupes fidèles. Les chefs Pasdaran, alliés de Larijani, dévalorisés par cette révolte restée impunie, ont tenté de reprendre le terrain à la fin de la semaine, mais leur initiative s’est soldée par une défaite cuisante suivie d’une attaque en règle contre les mosquées d’Ispahan. Le clan des Pasdaran et des Larijani n’a de nouveau annoncé aucune mesure répressive ou intimidante. Ils ont seulement tenté de minimiser cette défaite en dissimulant les faits et en annonçant des manœuvres anti-émeutes, mais dans une autre région, admettant ainsi qu’ils considéraient Ispahan comme perdue.

Par ailleurs, le clan Rafsandjani qui se veut le défenseur du peuple a aussi dissimulé cette révolte libre échappant à ses plans. Le Gouvernement lié à Rafsandjani a même vite programmé des ventes de produits à très bas prix voire des distributions de riz pour éviter d’autres révoltes du même type.


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Cette semaine, Rafsandjani, alarmé par la révélation de contestation réelle, devait intensifier ses efforts pour provoquer la crise nécessaire à sa reconversion. Il a repris avec plus de vigueur la diffusion des mauvais chiffres économiques (du bilan de ses propres pions) ! Les gouverneurs de l’AIEA devaient aussi se réunir pour statuer sur la nécessité ou non de nouvelles sanctions. Il a chargé ses pions de faire des annonces nucléaires anxiogènes pour amplifier la panique existante... L’Assemblée des Experts qui doit veiller à l’identité islamique du régime devait aussi se réunir. Pour la réélection de son président, les agitateurs de Rafsandjani ont saisi l’occasion pour insinuer un programme anti-islamique.

Face à cette offensive, les Larijani devaient aussi sortir une grosse contre-offensive. Par manque de troupes, comme d’habitude, ils ont renoncé à poursuivre les attaques judiciaires de la semaine dernière et ont commencé d’autres initiatives. Ils ont aussi tenté d’affirmer leur force en annonçant de nombreux rassemblements en collaboration avec les Chefs Pasdaran pour suggérer ce qui leur manque : une supériorité numérique commune. Mais les images ont surtout confirmé une plus grosse perte de troupes à haut niveau. Voici le récit en images d’une semaine de guerre virtuelle au sommet alors que le pays va vers une contestation réelle.



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La fin de semaine dernière a été marquée par une totale dévalorisation de l’autorité du régime en raison d’absence de participation des derniers officiers fidèles aux deux rassemblements souhaités par Ali Larijani. Immédiatement, tous les accès sécurisés du net via des ports VPN, réservés aux hommes d’affaires du régime, ont été désactivés : les nantis du régime avaient paniqué pars le constat de la vulnérabilité du régime. Il fallait corriger le tir.

Pour restaurer leur image et leur autorité, les Chefs Pasdaran ont, comme les semaines précédentes, annoncé une nouvelle grande manœuvre des forces anti-émeutes rapides. Nous avons constaté qu’il n’y avait plus la trentaine de miliciens combattants vus ces dernières semaines, mais des jeunes civils ne portant aucune uniforme, donc visiblement des figurants recrutés sur place pour simuler une action suite à une rupture inopinée.

Il fallait corriger encore le tir. Les Chefs Pasdaran alors ont choisi la propagande en affirmant qu’après les manœuvres des 15,000 miliciens présents, le commandant Naghdi avait fait un long discours se moquant de la puissance américaine.

Du côté de Rafsandjani, on a décidé d’accélérer les préparatifs de sortie du régime chancelant. On a évoqué la tristesse du Guide en raison de la crise économique et l’on a diffusé un discours évoquant un « Tournant historique », laissant supposer que le guide allait aussi prendre la tangente. Mais après une petite recherche nous avons constaté qu’il s’agissait d’un vieux discours évoquant la révolution islamique et l’avènement du régime islamique comme un Tournant historique mondial. En fait, il n’y avait pas eu de discours. De fait que le peuple ne suivra pas un appel émanant d’un dirigeant repentant et qu’une action non soutenue par le peuple grillerait tout le projet de la déviance, il nous a semblé que le clan Rafsandjani tentait de préparer l’opinion à la rupture du Guide pour l’utiliser dans son action d’adhésion au peuple. Le clan Rafsandjani estimait donc que la fin s’approchait.

Dans le même genre, les Ambassadeurs Verts (pions de Rafsandjani dans son projet d’hybridation) qui –il y a un an- annonçaient la victoire de Rafsandjani sur l’opposition en exil placée par les Américains autour de Reza Pahlavi – ont opéré un tournant à 180). Ces agents de Rafsandjani ont appelé leurs fans (issus du régime) d’apporter leur soutien sans faille à Reza Pahlavi et l’opposition pro-US qui entretemps a pris le nom du Conseil National pour une Assemblée Constituante… Les agents de Rafsandjani ont précisé que cette organisation était partiellement formée de gens venus du régime (du clan Rafsandjani), espérant pouvoir encourager les amis du régime en Occident à participer massivement aux assises de cette organisation hybride prévues en Avril à Paris pour en prendre le contrôle absolu. La lettre des Ambassadeurs Verts a même qualifié de « vendus au régime » les vrais patriotes comme nous qui voient dans ces tentatives d’hybridation des projets dangereux afin que notre voix soit étouffée et qu’en l’absence de toute critique, les gens issus du régime et vivant à l’étranger puissent prendre le contrôle de cette opposition qui a le soutien de Washington et qu’ils lui offre un moyen pour une nouvelle tricherie historique. On peut dire que ce vendredi, Rafsandjani a bougé de très gros pions dans le jeu qui décidera l’avenir du régime.

La réponse d’Ali Larijani a été terrible. Le Pouvoir Judiciaire dirigé par son frère Sadegh Larijani a annoncé la pendaison imminente de l’homme d’affaire Mah-Afarid Khosravi qui a fait fortune dans le sillage de Rafsandjani. Aussitôt, le frère de ce dernier, Mehregan Khosravi, accusé comme lui, mais vivant en exil volontaire au Brésil, a donné une interview pour révéler que sa famille avait obtenu des prêts bancaires hors du commun (au minimum 600 millions d’euros) de la Banque Centrale Iranienne (BCI) pour des travaux d’embellissement des industries appartenant à Rafsandjani comme les Aciéries Mahan (travaux qui n’ont pas eu lieu). Autrement dit, les Khosravi ont dit qu’ils n’étaient que des intermédiaires pour permettre à Rafsandjani de ponctionner à sa guise la Banque Centrale Iranienne, accusant de faction Rafsandjani de piquer dans les réserves vitales du régime, délit passible de la peine de mort ! Mais ce qui est très intéressant, le Pouvoir Judiciaire dirigé par les Larijani n’a nullement annoncé l’ouverture d’une enquête sur la BCI, son directeur Bahmani ou sur le Groupe industriel MAHAN qui avec les prêts reçus par la BCI et la mainmise du clan Rafsandjani sur l’organisme chargé de la privatisation des industries d’Etat a fait main basse sur les Aciéries publiques iraniennes situées dans le village Mobarakeh (appelée par conséquant les Aciéries de Mobarakeh). Le pouvoir Judiciaire a juste rappelé à Rafsandjani qu’il pouvait aussi passer à la vitesse supérieure, mais il n’a rien fait de peur que cette accélération ne provoque une panique parmi tous les gens susceptibles de sauter et n’entraîne une crise fatale au régime.

La situation étant exceptionnelle, Asgar-Owladi, chef du parti des Islamistes Bazaris, un des financeurs de la révolution islamique, longtemps allié de Rafsandjani, mais qui qui l’avait lâché pour s’approcher de Larijani avant de changer d’avoir la semaine dernière, ne voyant aucun signe positif du côté de Rafsandjani s’est jeté dans l’arche des amis du peuple en annonçant qu’il se portait « candidat aux présidentielles non pour lui-même mais par charité (musulmane). »

Le régime islamique était mal en point. Washington qui ne veut pas la chute du régime islamique a décidé d’agiter le bâton des sanctions fortes pour inciter Rafsandjani et Larijani à cesser leur lutte. Mais pour ne pas aggraver la crise interne qui agite déjà très fortement le régime et qui provoque des ruptures sans fin, Washington est aussi resté comme Rafsandjani et Larijani en mode latente. L’Etat américain a annoncé que le Gendre de Ben Laden (Abou Gheyss) avait séjourné en Iran au cours des dix dernières années (plaçant le curseur sur le terrorisme et non sur le nucléaire), mais il s’est gardé d’annoncer des sanctions. Par ailleurs, il a fait savoir que le président Obama lors de sa prochaine tournée régionale lancerait un grand avertissement au régime (un ultimatum) au régime.

Résultats… Ahmadinejad était alors partie au Venezuela pour les obsèques d’Hugo Chavez. Il n’a guère fait de déclarations anti-américaines signe que son mentor Rafsandjani prenait très au sérieux la colère froide des Américains. Ahmadinejad n’a aussi fait de déclaration sur les accusations de fraude concernant la BCI.

Mais des sites du Mouvement Vert (fausse opposition liée à Rafsandjani) ont tout d’un coup dénoncé la faute religieuse d’Ahmadinejad pour avoir serrer la main de la maman de Chavez. Il était montré du doigt comme un renégat défiant l’islam et la révolution islamique, un vrai opposant ! Il n’a guère protesté ! Il était ravi de pouvoir participer au revirement. Le clan Rafsandjani initiait une nouvelle version d’agitation pour recycler en opposant tous ses pions afin d’avoir le soutien à absolu à son projet. Rafsandjani mis sous pression venait de passer encore à une vitesse supérieure.

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Pour nous, la photo permettant le recyclage d’Ahmadinejad en opposant était très louche car nous n’avons pas vu cette proximité avec Mme. Chavez sur la vidéo jointe. Par ailleurs, nous n’avons pas pu expliquer la présence du photographe du côté des invités officiels à moins qu’il n’ait fait partie comme par exemple le ministre des affaires étrangères Salehi. Enfin, nous n’avons pas pu trouver une autre source médiatique montrant la maman de Chavez dans les bras d’Ahmadinejad.

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Samedi 9 Mars 2013 (19 Esfand 1391), les Verts du clan Rafsandjani ont continué à parler de la photo controversée d’Ahmadinejad avec Mme Chavez pour recycler Ahmadinejad en opposant ! Ce qui est incroyable. Les mollahs du clergé, agents historiques de Britanniques, ont aussi joué le jeu en critiquant le comportement déplacé d’Ahmadinejad !

Le clan Larijani a décidé de se joindre à cette campagne pour obtenir la déposition d’Ahmadinejad pour ce motif  : on a entendu des critiques formulées par l’actuel maire de Téhéran Ghalibaf et le site Javan online des Pasdaran, mais alors le Guide Khamenei, les instances responsables comme le Conseil des Gardiens de la constitution ou l’Assemblée des Experts sont restés silencieux, confirmant leur alignement sur Rafsandjani.

Renforcé par ce soutien tacite, Rafsandjani a avancé un peu plus. Son ex-pion à la tête de la mairie de Téhéran, Karbas-tchi, qui avait tout perdu en essayant de voler pour lui certains terrains de qualité, est réapparu dans le rôle improbable du responsable du choix des candidatures du côté des modérés et il a affirmé que Rafsandjani, Khatami et le petit-fils de Khomeiny, Hassan, ne devaient pas se porter candidats, plaçant ces gens en dehors des présidentielles pour qu’ils puissent jouer le rôle de sauveur impartial ! L’absence de réaction de la part des gens cités a confirmé leur accord.

Par la suite, une rumeur a affirmé qu’« Ahmadinejad démissionnerait avant la fin de son mandat si « son candidat Mashaï (le pro-israélien) partisan d’un printemps iranien » était invalidé par le Conseil des Gardiens de la Constitution » Apparemment, tout le monde voulait sortir du régime agonisant et condamné à chuter. Ces sorties anticipées du régime ont poussé plusieurs responsables à critiquer la hausse des prix alimentaires, la récente hausse de 150% des loyers ou la fermeture de 60% des usines de transformation de viande pour également sortir du régime et se placer au côté du peuple !

Avec ces manœuvres (incluant presque tous les membres du clan), Rafsandjani a tenté d’obtenir des soutiens à son projet d’accompagner le changement du régime, mais avec ces adhésions, le projet d’accompagner le changement du régime est devenu de facto une nouvelle version du Mouvement Vert voire même une nouvelle tentative de pseudo ouverture pour préserver le régime... Ce qui ne peut pas lui assurer un quelconque succès populaire et peut même lui être fatal avant même ses premières prises de positions. Mais Rafsandjani n’a pas d’autres choix à moins de tromper ses propres complices à la dernière minute, ce qu’ils ne peuvent négliger et contribuera à des changements dans fin d’alliances aggravant chaque jour l’état d’instabilité du régime. In fine, on peut supposer que cette solution censée accompagner la chute pour limiter l’entrée des pions de Washington tuera plus vite le régime, préservant les Britanniques du retour des pions de Washington, préservant aussi l’Iran d’un tel retour, mais le plongeant dans une longue période d’instabilité et de terreur qui divisera ce pays et réduira ses options, ce qui n’est pas sans déplaire aux Britanniques car ils pourraient continuer à jouer un rôle via leurs nombreux relais franc-maçons invisibles présents à tous les niveaux depuis plus de 100 ans. In fine, ils gagneraient quoiqu’il arrive comme ils ont gagné en 1979 à moins que le peuple iranien se montre vigilent et réclame l’établissement d’un régime fort pour mettre le pays sur pied.

Cette analyse froide que nous avons exposée est sans doute celle des dirigeants eux-mêmes en particulier Ali Larijani (qui est le perdant dans tous les cas de figurer) car le même jour, le pouvoir judiciaire a désigné la BBC comme la principale menace contre la survie du régime et a accusé les médias proches de Rafsandjani (Jaras, Kalameh, Melli-Mazhabi, Norouz, Neday Sabz Azadi, Saham News, Rouz online, Gozar, Khodnevis et la chaîne Man o To) d’être les complices de l’impérialisme britannique en Iran.

Mais dans le même temps, Ali Larijani a rendu un hommage appuyé à Seyed Jamal-eddin Assad-Abadi, l’anglais déguisé en Afghan, haut membre de la maçonnerie qui a fondé les Frères Musulmans pour laisser entendre qu’il pouvait aussi servir les Britanniques. Il a dans le même temps annoncé sa fermeté dans les négociations nucléaires à venir afin que l’on prenne aussi en compte sa personne. L’un dans l’autre, il proposait aux Britanniques de le considérer comme leur seule option pour l’Iran.

Les Britanniques n’ont fait aucun geste en direction d’Ali Larijani et se sont contentés de diffuser toutes les nouvelles sur leurs divers sites pour amplifier la crise qui in fine leur sera, comme on l’a vue, bénéfique. Ali Larijani n’a pas osé les défier en annonçant l’arrestation des responsables des sites qu’il avait désignés comme hostiles et sont effectivement dans la ligne britannique. On avait là une véritable guerre d’usure à l’intérieur du camp britannique.

Washington a tenté de déstabiliser le jeu en sa faveur en poussant son allié indien, qui a récemment annulé un contrat d’achat de pétrole aux mollahs, d’annoncer la possibilité de mettre fin à tous ses achats pétroliers en raison d’un possible refus de ses compagnies d’assurance de garantir la livraison des importations iraniennes par peur de déplaire aux compagnies européennes d’assurance qui ont dû renoncer au marché iranien sous la pression de Washington. Mais en l’absence d’un acte concret, cette menace susceptible de priver les mollahs de leurs rares derniers ressources en devises n’a pas eu d’effet sur les dirigeants du régime. Vu l’état instable du régime, Washington n’a également pas jugé opportun de faire ce geste punitif.

Alors qu’au sommet, il y avait une véritable guerre tous azimuts, le régime a connu aussi une nouvelle journée d’échec avec ses partisans de base car ils ont totalement boycotté son appel à la mobilisation générale en soutien aux Chiites Pakistanais qui ont été massacrés ces derniers temps. L’appel du clergé chiite a réuni seulement 20 personnes à Chiraz !

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Quelques heures plus tard, le régime a publié des images d’une mosquée de Qom avec une participation de l’ordre de 200 personnes principalement à l’extérieur dans la cour d’une petite mosquée.

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La photo des extérieures nous a parue suspecte car sur une même ligne, on voyait des têtes de tailles différentes. Par ailleurs, les visages étaient bien colorés et contrastés alors qu’il faisait gris et enfin, il y avait aussi des décorations au-dessus de la cour alors qu’il n’y a aucune fête religieuse en ce moment. En tirant sur les curseurs de contraste sur photoshop nous avons découvert que le ciel devait être bleu et le temps ensoleillé d’où les visages bien colorés.

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De fait, on peut dire que la mobilisation pro-chiite souhaitée par le régime et le clergé s’est résumé à 20 personens à Chiraz et 50 à Qom, rien car sans compter la population de plus de 70 millions d’individus, le pays a officiellement des centaines de milliers de miliciens et aussi 80,000 mollahs ! L’appel raté a mis en évidence la rupture définitive de ces gens avec l’Islam ! Il n’y eu par ailleurs aucune manifestation de la part des dirigeants car personne ne voulait défiler dans la rue seul et risquer sa vie face à des ex-collaborateurs en rébellion et un peuple qui vit dans une pauvreté terrible.

Par ailleurs, les photographes du régime ont encore montré l’insuccès des marchés de Norouz et la tristesse des Iraniens, écrasés par la pauvreté, réduits à regarder, sans même rêver. Après deux reportages, l’un à Sâri dans le nord du pays et l’autre à Qom (où le marchand de poisson n’a eu qu’un client en 3 heures), le régime a laissé tomber les marchés de Norouz pour insister sur la densité du trafic pour évoquer une bonne agitation de la population dans cette période d’achats de Norouz ! Ce qui une occasion pour nous de constater l’oubli de toute décoration de Norouz de la part des faux nouveaux patriotes issus du régime et encore la tristesse des passants !

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Dimanche 10 Mars 2013 (20 Esfand 1391), le régime a connu un nouveau boycott : les infirmières ont refusé de participer sous l’égide du régime à la journée de l’infirmière. Parmi les tenants de la survie du régime, les chefs militaire des Pasdaran ont organisé un rassemblement sur le thème de l’Infirmerie dans l’armée qui a été boycotté par le personnel médical des Pasdaran et a eu lieu avec quelques hauts gradés bien embêtés d’étaler ainsi leur isolement !

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Les amis du régime devaient paniquer. Les chefs Pasdaran devaient se montrer forts. Ils ont annoncé une nouvelle exposition de centaines de malfrats arrêtés à Téhéran pour laisser supposer l’existence d’un grand nombre de policiers fidèles, mais les images de cette arrestation ont révélé qu’il s’agissait d’un bluff car il n’y avait là qu’une dizaine de malfrats et quelques policiers de bas rang.

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En ratant leur coup, les Chefs Pasdaran ont confirmé leur manque de troupes. Le clan Larijani a intensifié ses critiques contre Ahmadinejad à propos de sa proximité avec Mme Chavez et aussi à propos de son discours élogieux sur Chavez qui pour les besoins de l’attaque devint un mécréant alcoolique !

Le clan Rafsandjani a décidé de clore cette affaire qui pouvait prendre des proportions regrettables pour ses avoirs dans les banques de Venezuela, d’autant plus que cela n’avait pas permis de provoquer la déstabilisation interne espéré.C’est pourquoi le Gouvernement a admis que les mains du président avait touché les mains de la maman du président Chavez en précisant par l’intermédiaire du ministre des affaires étrangères Salehi, présent là-bas, que « la maman de Chavez avait saisi les mains du président alors qu’il tentait de la saluer respectueusement à la manière indienne pour éviter tout contact ! »

après avoir fermé ce dossier, le clan Rafsandjani a tenté d’accélérer ses préparatifs pour sortir du régime agonisant en tentant de paniquer la masse en annonçant une pénurie attendue de médicaments utilisés en anesthésie et aussi le début d’une vague de mortalité parmi gens âgés en raison d’une pénurie de vaccin de grippe.

Les médis du clan ont aussi joué la carte d4ahmadinejad anti-mollahs par l’annonce de la remise d’une décoration de sa part au candidat du printemps iranien, Mashaï ! Ahmadinejad lui-même, a renforcé son image de pourfendeur de l’islamisme en répétant à plusieurs reprises son soutien à cet homme qui veut le printemps !

Le clan Larijani a riposté par l’ouverture immédiate d’un second procès contre le juge Mortazavi, du clan Rafsandjani, pour « complicité de meurtre des manifestants arrêtés en juin 2009 et emprisonnés au cnetre de Déstention de Kahrizak ». Il espérait pousser cet ex-procureur de Téhéran à révéler des dossiers fcompromettants sur son mentor. Le juge Mortazavi a d’abord rétorqué qu’il était alors en vacances pour suivre des études (en plein été) ! Puis il a remis en cause la compétence du tribunal pour le juger, mais réalisant la grossièreté de sa réplique face à une machination politique le dépassant, il a rédigé une longue lettre pour affirmer qu’il n’était qu’un instrument et qu’il avait toujours suivi les ordres. Le pouvoir judiciaire a évoqué la lettre, mais craignant une crise fatale au régime s’il allait plus loin, il n’a pas publié le contenu de la lettre accordant un sursis à Rafsandjani en espérant qu’il saisirait l’occasion pour arrêter sa fuite en avant.

Afin que Rafsandjani ne soit pas tenté de résister, Larijani a aussi entrepris une action pour isoler politiquement Rafsandjani au sein du Conseil de Discernement. C’est pourquoi, dans le même temps, la commission financière du Parlement qui est l’instrument d’Ali Larijani a annoncé que pour aider le pays, il fallait imposer les Fondations qui dominent l’économie iranienne, c’est pourquoi il avait soumis au Guide le droit d’adopter une loi pour imposer en priorité la fondation Astan Qods Razavi dirigée par le grand allié de Rafsandjani au sein du Conseil de Discernement le richissime l’ayatollah Vaez Tabassi. Ali Larijani espérait pousser ce dernier à négocier une entente de non imposition en échange d’une rupture avec Rafsandjani.

Par sa présentation, Ali Larijani avait tenté de forcer la main du Guide qui est un pion de Rafsandjani. Guide n’a donné aucune suite à cette demande. Le clan Larijani a précisé la nécessité de cette réforme en précisant qu’il attendait l’aval du Guide pour le mettre sous pression.

Rafsandjani a compris qu’il devait accélérer ses efforts pour provoquer la crise nécessaire à son coming out. Il devait aller là où son adversaire a peur de s’y risquer pour le figer de peur. Il devait aussi choisir un sujet susceptible de provoquer une nouvelle crise de panique financière. C’est pourquoi son pion Ahmadinejad a annoncé qu’il allait signer l’accord gazier proposé récemment par le Pakistan et délibérément et malhonnêtement dénoncé par les agitateurs issus du flanc de Rafsandjani comme étant contraire aux intérêts du pays dans le but de provoquer une nouvelle crise. Ahmadinejad a même annoncé son départ pour le Pakistan pour y signer l’accord avec son homologue Pakistanais Zardari accusé d’attaques anti-chiites... pour obtenir un super maëlstrom mélangeant des critiques économiques et religieuses !

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Lundi 11 Mars 2013 (21 Esfand 1391), tôt le matin, Ahmadinejad est arrivé au Pakistan sur les lieux du démarrage de la construction du pipeline reliant les deux pays. Il a été reçu par un Zardari très joyeux qui avait sans doute compris que son hôte avait accepté l’accord pour tenter une ouverture avec Washington et qu’il pourrait lui-aussi en bénéficier par ricochet ! Mais le pion de Rafsandjani n’a rien dit sur l’ouverture et au même moment, le régime a annoncé son intention de porter plainte contre Ben Affleck avec l’aide de Me Isabelle Coutant-Peyre, l’associée de Me Verges, révélant l’envie de défier Washington alors qu’il touchait sa manne pour l’amener à riposter par des sanctions et obtenir à coup sûr une crise qu’il n’arrive pas à provoquer ! Zardari a perdu son sourire de VRP et a quitté les lieux avant même son remuant hôte !

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Washington s’est évidemment fâché d’avoir été vu comme le dindon de la farce. Il devait punir Rafsandjani et sa bande, mais sans annoncer des sanctions économiques directes susceptibles d’entraîner la crise souhaitée par Rafsandjani pour sortir du régime agonisant avec les honneurs et au passage limiter le retour de ses pions.

La Russie, redoutant que cela soit vu comme la preuve de refus d’ouverture à Washington et qu’en conséquence cela entraîne des punitions américaines exemplaires susceptibles de provoquer une contestation trop importante dépassant Rafsandjani, a révélé que le régime avait lui-même facilité le tournage d’ARGO en autorisant d’bord son producteur George Clooney à venir en Iran en 2010 avant d’accord un second visa à Affleck afin de tourner des vues des extérieurs de l’ambassade américaine que l’on voit dans le film ! Par la suite, on a appris qu’en guise de punition, Moscou venait également de retarder encore la livraison de la centrale de Bouchehr « demandant un délai d’1mois et 8000 heures (autrement exactement un an) pour des travaux de remise à niveau et d’essai de sécurité ! »

Mais pour Washington, la solution n’a pas été de frapper durement le régime. Conscient comme Moscou du risque d’une crise dépassant les manipulateurs du régime, Washington a choisi une voie bis : son ministre de justice de passage en Arabie Saoudite a affirmé que les enquêteurs américains étaient finalement parvenus à la conclusion que le régime islamique d’Iran était impliqué dans la tentative d’assassinat de l’ambassadeur saoudien à Washington, crime mineur au vu de ce qu’il a déjà accompli par le passé dans le domaine terroriste laissant présager des restrictions diplomatiques du côté américain et peut-être quelques petites sanctions du côté saoudien.

Cependant afin d’éviter toute éventualité que l’on relie le terrorisme du régime au nucléaire, James Clapper, le directeur du Renseignement National américain (autrement dit le chef de tous les services secrets américains) a déclaré par la suite que l’estimation de ses services en 2007 sur les activités nucléaires du régime, le NIE 2007 était encore valable car le régime ne donnait aucun signe de vouloir reprendre ses activités en se lançant dans la fabrication d’éléments nécessaires à une bombe nucléaire.

En février dernier, alors que le régime allait très mal et pouvait multiplier les annonces provocatrices pour entraîner Washington sur les sentiers de l’escalade en espérant forcer l’opinion américaine d’exiger l’abandon des sanctions par peur d’une nouvelle guerre régionale, Claper avait déjà dit la même chose pour priver le régime de cette escalade tactique et pernicieuse.

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En parallèle, Washington a dû aussi faire appel à ses alliés européens pour un avertissement au régime car ces derniers ont au même moment annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran, en fait des mesures condamnant des violation des droits de l’homme visant non pas les responsables de haut niveaux, ni mêmes des gens connus par le peuple comme étant des criminels, mais des sous-fifres facilement sacrifiables par le régime comme Mohammad Sarafraz et Hamid-Reza Emadi, deux directeurs de la Press TV (la CNN des mollahs), Ali-Ashraf Rashidi-Aghdam, le nouveau directeur de la prison d’Evine (en place depuis 5 mois) ainsi que 6 juges pratiquement inconnus.

Ces mesures n’ont guère intimider Rafsandjani car il n’y avait là rien de concret. Il a décidé de continuer sa fuite en avant. Il a annoncé officiellement que le régime allait mal car personne n’appliquait les lois. Ses pions se sont aussi mis en œuvre : Rahim Mashaï, le candidat du printemps iranien a déclaré que selon lui le peuple Iranien était le peuple élu de Dieu, petite tentative pour se faire apprécier. Par ailleurs, Mortazavi a joué au méchant provocateur en affirmant que les gens dont les enfants avaient été tués lors de leur emprisonnement à Kahrizak méritaient leur douleur car ils avaient mal éduquer leur progéniture ! Enfin, Ahmad Tavakkoli, l’agent britannique, qui joue le rôle de régulation des excès, a publié un rapport détaillé de plusieurs pages sur la gravité de la situation économique qui au vue de ses faibles compétences a certainement été rédigé par des gens plus intelligents que lui pour paniquer les milieux d’affaires.

Alarmé par cette offensive, le clan Larijani a annoncé par l’intermédiaire du procureur général Ejéi, transfuge du clan Rafsandjani, « que la BCI et le ministère de l’économie avaient certainement joué un rôle important dans la grande fraude bancaire » (visant la famille Khosravi). Mais le parquet n’a pas ouvert d’enquête à ce sujet par peur de la panique que provoquerait cette enquête touchant tout le monde, accordant ainsi un nouveau sursis à Rafsandjani dans l’espoir qu’il cesse les préparatif pour sortir du régime.

Le Guide, pion de Rafsandjani, qui serait obligé de lâcher les siens en cas d’ouverture d’une enquête, s’est senti en danger. Il devait prendre des mesures pour ne pas couler avec Rafsandjani. Il a fait appel aux champions médaillés internationalement (qui sont bien payés par le régime et le servent généralement bien) pour leur parler des menaces qui guettaient le régime de la part de ses ennemis : il a dénoncé « un rapprochement des éléments de l’intérieur avec des opposants en exil voire avec les survivants de l’ancien régime pour une action lumpeniste » (populacière) mais il n’a cité aucun nom afin de pouvoir continuer à jouer dans le camp des déviationnistes ! Mais le problème est que seulement 8 sportifs quasi inconnus avaient accepté de s’afficher avec lui et qu’il avait du remplir la salle avec des mollahs redoutant le changement de régime. En fait, en paniquant et cherchant un public pour délivrer son message, Khamenei a révélé la rupture des sportifs mercenaires du régime autrement dit, il a confirmé l’envie de fuite des derniers serviteurs du régime.

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Deux autres rassemblements prévus au programme officiel ont confirmé cette envie de fuite et la fonte du nombre des serviteurs fidèles.

Tout d’abord, le régime devait réunir les directeurs de ses nombreuses écoles de commerces implantées dans chaque ville du pays et intitulées pompeusement « université internationale ». Seulement une vingtaine de personnes se sont déplacés provoquant la rage de Kamran Daneshjoo, le directeur Larijaniste de la grande université privée de Rafsandjani.

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Enfin, le régime devait organiser les funérailles de l’un de ses plus hauts responsables, l’ayatollah Moussavi-Lari et il n’a pas pu mobiliser à Téhéran. Il a opté pour sa ville natale pour dissimuler un peu ce boycott signifiant le manque d’envie de s’afficher aux côtés du régime. Là aussi, il a dû rencontrer le boycott et composer une foule à l’aide du Photoshop car nous avons décelé des erreurs dues sans doute à de la précipitation : tout d’abord, la foule ne marche pas la même direction d’une photo à l’autre, puis sur la scène finale, autour de la tombe, la foule est très petite.

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On a alors eu un dernier signe de l’effondrement du régim : Ahmadinejad a organisé de manière inopinée une vente aux enchères des cadeaux qui lui ont été offertes durant ses deux mandats. Mais fait encore plus incroyable, la salle est resté vide d’achteurs pour ses objets sans factures difficiles à refourguer.

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Le régime perdait ou avait perdu ses derniers serviteurs ! Tout le monde était informé que les chefs étaient sur le départ ! Une panique était envisageable ! Râdân, le commandant de la police de Téhéran, connu pour sa dureté, a rompu le silence annonçant que ses hommes étaient en état d’alerte pour la Fête du Feu, qui a lieu le dernier mardi de chaque l’année, alors que l’on était à 8 jours de cette fête. Cette date étant loin, pour justifier son intervention, il a ajouté que « ses hommes étaient aussi en alerte à l’occasion de la « Fête Persane du Dernier Jeudi de l’année réservée à l’entretien des tombes » car ses services s’attendaient à des rassemblement en faveur de Neda ». En fait, cette fête est une invention du régime car les Iraniens d’avant l’islam étant zoroastriens n’étaiten pas enterrés et n’avaient donc aucun tombeau (à entretenir). En inventant cette fête, le régime avait il y a deux ans tenté d’endeuiller cette période festive de Norouz, mais son initiative n’a eu aucun succès. Là, Râdân fabulait sur ses capacités policières en étant sûre que le risque pour ses rares derniers fidèles était proche du zéro.

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Mardi 12 Mars 2013 (22 Esfand 1391), Khatami qui avait rejoint officiellement le camp de la rupture a aussi changé légèrement de cap en faisant un discours « en faveur de l’islam, la révolution et la démocratie » pour jouer sur les deux tableaux au cas où Larijani accuserait Rafsandjani de fraude ouvrant la voix à son arrestation !

Rafsandjani devait accélérer sa fuite en avant de perde ainsi ses principaux pions et complices. Londres annoncé une nouvelle baisse des revenues pétrolières du régime avant la fin de ce mois pour amplifier la crise interne, pour aider encore mieux l’éclosion de la crise nécessaire à Rafsandjani de bifurquer ses pions du Gouvernement ont accordé seulement 25% de hausse de salaires aux fonctionnaires alors que les prix ont augmenté de 250% à 300% au cours des dix derniers mois ! On a aussi appris qu’une forte explosion de l’un des 5 grands transformateurs des Aciéries de Mobarakeh avait endommagé plusieurs secteurs de cette usine, Rafsandjani tentait peut-être d’éliminer des secteurs susceptibles de mettre en lumière ses détournements de fonds.

Le régime allait vers des secousses terribles. Les chefs Pasdaran ont décidé d’agir. Ils ont lancé un chasseur à la trousse d’un drone américain pour jouer à leur tour le coup de l’escalade dissuasive dans l’espoir de clore les sanctions et mettre fin à cette guerre provoquée par ses problèmes économiques. Mais Washington a refoulé le chasseur des mollahs et a esquivé l’escalade salvatrice souhaitée par les chefs Pasdaran en évitant d’ébruiter l’incident ! Le régime a organisé une conférence de presse pour le commandant de la base qui avait lancé l’attaque pour crier haut et fort son initiative afin d’engager Washington dans l’escalade. On a alors eu l’impression l’attaque avait eu lieu sur la frontière terrestre du côté du Kurdistan Irakien. Mais Washington a encore esquivé toute escalade en gardant le silence.

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Alors que d’une part, Rafsandjani oeuvrait pour sa fuite, quitte à exploser ses propres usines, et d’autres part, les chefs Pasdaran oeuvraient pour sauver le régime avec leur faible moyen militaire quitte à exposer le pays à une guerre, il y a aussi eu des problèmes au niveau des collaborateurs de base et du peuple : les paysans de la région d’Amol dans le nord du pays se sont révolté contre le régime et ont incendié tout un tas de chose pour fermer la principal route vers la région afin de forcer le régime à les aider à survivre. Comme à Ispahan, face à une contestation forte, les autorités locales n’ont pas trouver des volontaires pour ouvrir la voie, ils ont dî aller seuls à la rencontre des manifestants et céder sur des points qui restent imprécis pour obtenir la fin du mouvement. Par ailleurs, les gens d’Ahwaz ont assisté à à l’attaque à mains armées d’une banques par deux membres des Pasdaran. Cela n’était guère surprenant car le régime refuse de les payer depuis qu’ils boycottent ses manifestations officielles. Ils auraient pu cependant agir en tenue civile, mais en choisissant de porter leur uniforme, les voleurs défiaient l’autorité du régime et l’informaient de sa vulnérabilité face à leur puissance de feu. Le régime a vite affirmé que les braqueurs avaient volé les uniformes afin de nier l’aspect contestataire de l’acte défiant son autorité.

Le clan Larijani a alors annoncé par l’intermédiaire du journal Hamshahri, l’organe de la mairie de Tehran, et l’agence Fars dirigée par les Pasdaran, l’arrestation à Téhéran de l’agent de liaison entre le éléments déviants et le Conseil National pour une Assemblée Constituante. Les deux annonces précisaient que les miliciens chargés de trouver et intercepter cet agent l’avait découvert depuis longtemps, il n’avait rien tenté contre lui à son dernier retour en Iran, il y a 40 jours, pour le filer et identifier ses contacts et avait ainsi réussi à infliger un sérieux coup aux contre-révolutionnaires ! Mais les deux annonces n’ont pas divulgué le nom de cet agent hostile et n’ont pas annoncé une conférence officielle de presse à son sujet. Ce silence pouvait laisser supposer un bluff, mais le clan adverse restait sous la menace d’un chantage !

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Mercredi 13 Mars 2013 (23 Esfand 1391), le clan Rafsandjani n’a rien tenté pour agiter l’opinion. Ses pions du gouvernement ont reculé d’un pas en annonçant le report de la dévaluation du Rial, une de leurs précédentes initiatives pour provoquer la crise nécessaire à leur revirement. Mais on a encore eu deux nouvelles économiques anxiogènes de hausses de prix, mais pas pour des produits indispensables. De fait, on peut pas dire que l’annonce faite la veille avait figé le clan Rafsandjani, mais qu’il avait peut-être semé a doute dans ce camp,ses membres restaient prudents tout en essayant de sonder le terrain par des minis provocations.

Ali Larijani devait alors divulguer l’identité de l’agent (soi-disant) arrêté, mais encore une fois, il n’a rien a dit, confirmant par là sa crainte d’une forte crise forcément ingérable en l’absence évidente de policiers pour défendre le régime. Pour justifier son silence prudent, il a décrété une journée de travaux pour l’amélioration du code de conduite du Parlement. Il en a profité pour annoncer que chaque député pouvait recruter 5 employés avec de bons salaires, ouvrant la voie à un recrutement nécessaire pour renforcer son clan. Mais malgré un taux de chômage très élevé, les Iraniens ne se sont pas bousculé pour présenter leur candidature et ont de facto révélé leur rupture avec le régime quelle que soit son offre !

Cela n’avait rien d’encourageant pour Ali Larijani et ses complices ! Washington devait secouer les clans au pouvoir pour les pousser à renoncer à leur guerre fratricide et fort dangereuse. Pour mettre en garde le régime et sans le frapper trop fort : Washington a renouvelé avec 24 heures d’avance le maintien des sanctions pour terrorisme adoptées dès 1995 ! Washington a également annoncé de possibles nouvelles sanctions pétrolières en affirmant que la baisse prochaine de la consommation pétrolière en Asie allait permettre d’adopter de nouvelles sanctions pétrolières pendant un an, ouvrant ainsi la voie à des sanctions saisonnières !

Par ailleurs, les alliés arabes des Etats-Unis dans le Golfe Persique se sont réunis pour évoquer les ingérences terroristes du régime au Yémen et à Bahrein via des envoies d’armes aux rebelles de ces pays, affirmant leur volonté de contrer ces attaques hostiles et laissant entrevoir l’adoption d’une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité ouvrant la voie à des nouvelles sanctions américaines dans le domaine du terrorisme et aussi un embargo maritime du régime.

Pour dissiper un tel risque, un commandant des Pasdaran nommé Hajilou a réuni la presse pour affirmer qu’au cours de ces derniers mois, il avait arrêté 3 combattants d’Al Qeada et les avait remis aux autorités concernées, sous entendu les Américains basés en Irak ! Washington a constaté que le régime avait des arguments pour résister à l’accusation de ses voisins arabes, mais il n’a guère répercuté la réponse du régime pour préparer une seconde salve mieux préparée ou pour tenter une nouvelle mise en garde plus efficace.

Les chefs Pasdaran, redoutant une mise en garde plus forte, ont annoncé l’adhésion des milliers de jeunes du nord du pays à la mission Bassidjis des Marcheurs de Lumière pour se rendre sur l’ex-front de la guerre Iran-Irak accueillir les restes de 130 martyrs de la guerre sainte contre Saddam. Les photos ont révélé un bluff puissance 100 car l’appel à l’adhésion lancé par le régime n’a même pas pu réunir de quoi remplir un ou deux bus.

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Le régime a renoncé à l’expédition et la réception de cercueils de martyrs (en fait une dizaine et non 130) a eu lieu avec des figurants locaux au même moment que les bus étaient censés quitter le nord de l’Iran.

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Les chefs Pasdaran devaient corriger le tir. Ils ont lâché les région d’Alborz dans le nord et Ahwaz dans le sud pour annoncer une grosse descente couronnée de succès à Machad. Les photos ont montré non pas de centaines de policiers, mais quelques miliciens en tenue militaire incapable refusant d’obéir aux ordres et malmener les gens alors que tout semble fini.

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Dans l’après-midi, les pions gouvernementaux de Rafsandjani, ont tenté de sortir de leur isolement en annonçant avec 4 jours de retard un grand rassemblement pour la Journée de l’infirmière. On a alors vue près de 250 personnes, mais contrairement à un exemple récent de rasseblement pour cette journée (1ère photo) nous n’avons vu aucune uniforme d’infirmière et par ailleurs, un public mixte et souvent âgé nous laissant supposer un remplissage de fortune pour sauverla face ou un remplissage par des gens ayant des revendications profitant de cette occasion por apostropher quelques responsables.

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Jeudi 14 Mars 2013 (24 Esfand 1391), on était le dernier Jeudi de l’année, la journée à risques évoquée par le commandant Râdân, chef de la police de Téhéran. Pour garder l’illusion de la puissance policière du régime, Ahmadi-Moghadam, le chef de la police iranienne, a annoncé une grande manœuvre policière à Téhéran. Les images présentées nous ont parue peu convaincante car le ciel que l’on avoyait était bleu alors que le temps était alors couvert avec une forte brouillard. Par ailleurs, on n’a pas vu le commandant Râdân dont la présence était requise. De fait, le reportage proposé par le régime nous sembla un cocktails d’images d’archives pour sauver la face et prétendre l’existence de quelques policiers encore fidèles au régime.

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Ali Larijani s’est alors rendu à Qom pour rencontrer les grands ayatollahs du clergé afin d’obtenir leur soutien pour ses initiatives et sans doute pour son projet de passer du système présidentielle à un système parlementainre pour contrôler les trois pouvoirs. Etant cependant le député de Qom, il devait rassembler une foule de partisans pour ne pas perdre toute crédibilité. L’agence Mehr qui lui est favorable a annoncé un énorme rassemblement très chaleureux en sa faveur. Les photos de cette même agence montrent un rasemblement misérable dans une arrière ruelle puis dans une minuscule salle de prière ! Plus petit n’était pas possible.

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Ali Larijani n’a également eu aucun succès dans ses démarches car seulement 4 ayatollahs l’ont reçu dont Nouri-Hamedani, le beau-père de son frère Sadegh. Mais aucun de ces quatre, y compris son beau-père, n’a pris la parole publiquement pour le défendre et cautionner son action en faveur du régime agonisant, mais contraire aux intérêts des Britanniques !

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au même moment, des intégristes connus sous le noms de « Partisans de la Ligne de l’Imam (Khomeiny), qui refusent d’abandonner le régime car ils ne peuvent espérer bénéficier d’un pardon du peuple, avaient annoncé la tenue du Congrès des Partisans de la Ligne de l’Imam (Khomeiny) et du Guide (Khamenei) pour mesure le nombre de leurs partisans et sonder leurs détermination. Asgar-Owladi (qui avait encore changé de cap après les annonces de procès et d’arrestation visant Rafsandjni) devait y prendre la parole. Mais la participation a été presque nulle et il n’a guère donné de la voix. Il a perdu sa langue bien pendue après cet échec confirmant l’envie de fuite des derniers collaborateurs du régime y compris parmi les insolvables.

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Asgar-owladi, detenteur du monopole d’importation de produits chinois

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L’incapacité des Chefs Pasdaran, d’Ali Larijani et ses alliés politiques insolvables à mobiliser leurs partisans a redonné de l’espoir à Rafsandjani. Il a décidé qu’il n’avait rien à craindre d’eux et pouvait reprendre sa fuite en avant. Il a lancé un appel à ses amis ex-députés du régime, de se réunir autour de lui pour élargir le nombre des ses partisans, lui permettre de démoraliser ses adversaires et obtenir leur capitulation. Sur de centaines d’ex-députés que compte le régime, une trentaine a accepté de s’afficher à ses côtés. Il leur fait un long discours rejetant l’extrémisme et le Parlementarisme, il a tenté de se montrer souriant pour encourager ses invités à le soutenir, mais ils sont restés perplexes quant à la possibilité que Larijani abandonne ou que Rafsandjani réussisse son pari de les recycler en opposants !

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Rafsandjani est passé au plan B en annonçant l’arrêt effectif de l’industrie automobile suite à la mauvaise gestion de ses chefs (qui avaient d’ailleurs été nommés par lui-même) !

Ahmadinejad qui veut faire partie du recyclage a également annoncé l’inauguration d’une très grande raffinerie dans la région Markazi (centrale), mais les chiffres des capacités annoncées pour cette raffinerie étaient faux et par ailleurs, au moment où Ahmadinejad affirmer avoir inaugurer ces raffineries, il état sagement assis à la table du conseil hebdomadaire des ministres où d’ailleurs tout le monde semblait soucieux et déprimé surtout Rahim-Mashaï (3e photo -à droite), menacé par les Larijani et aussi un débordement populaire de l’invraisemblable projet de Rafsandjani.

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Dans l’après midi, les gens devaient selon l’annonce du régime se réunir dans les cimetières. Nous avons encore eu des images incompatibles avec la météo de cette journée. La mobilisation a dû être totalement inexistante car les images choisies ne représentaient que de minuscules foules, choix laissant entrevoir la peur du régime de mentir de manière illimitée par crainte de perdre totalement la confiance de ses derniers collaborateurs et d’encourager leur rupture.

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Le régime était totalement isolé, n’osant même tenter une propagande forte. Tous ses dirigeants avaient échoué dans l’effort de recrutement pour s’assurer le soutien des gros bonnets du régime. Washington a décidé qu’il devait passer à l’attaque.

Tout d’abord, son homme à l’AIEA, Amano, a déploré l’inutilité du dialogue avec Téhéran. Par ailleurs Ed Royce, le présidence de la commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants des États-Unis a déclaré qu’il estimait « la fin des négociations après l’échec des récentes négociations au Kazakhstan », puis Obama, à la veille de son voyage en Israël, a contredit la position de James Clapper laissant présager une révision du rapport NIE 2007 pour intimider tous les composants du régime et les encourager à l’oublier la solution de sortie de régime et d’envisager un accord avec les Etats-Unis. Mais conscient du fait que ce forcing pourrait pousser Londres à demander une fatwa anti-régime à ses mollahs plus une fatwa contre ses pions, Washington n’a pas officialisé le revirement. C’est pourquoi James Clapper est resté invisible et n’a guère commenté l’annonce d’Obama.

En réponse, les chefs Pasdaran ont annoncé des tris réussis de missiles NAZA’At d’une portée ridicule de 130 km et d’une précision encore plus ridicule de +/- 6500 mètres ! Washington a préféré ignorer ces tirs car il ne pourrait plus évoquer la menace balistique de ce régime pour continuer ses sanctions !

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Vendredi 15 Mars 2013 (25 Esfand 1391), le clan Rafsandjani a maintenu sa volonté de provoquer une crise pour sortir du régime en insistant sur la pénurie de médicaments utilisés en anesthésie. Pour bien toucher l’opinion, un médecin diirgeant le syndicat des pharùaciens a précisé que sans ces médicaments aucune opération n’était possible car on ne pouvait pas endormir le patient d’un coup de marteau sur la tête.

Le « coup de marteau » a convaincu les Larijani et les Chefs Pasdaran que le clan Rafsandjani était décidé de jouer sur les approches chocs. Ali Larijani a annoncé sa priorité était de s’opposer à la mise en application de la seconde phase de libération des prix car il se doute que son rival utilisera ce moyen fort pour parvenir à ses fins. Alors qu’en raison de la détérioration de l’état économique du régime, cette mesure est nécessaire voire indispensable pour lui-même afin de préserver les maigres réserves du régime et pouvoir résister à Washington dans l’espoir de l’excéder et obtenir un bon deal.

Le régime étant acculé dans une guerre interne stupide et illogique, susceptible de précipiter sa fin, les Chefs Pasdaran ont annoncé une nouvelle manœuvre anti-émeutes pour décourager le peuple de les attaquer. On a vu un invraisemblable cocktail d’images mélangeant des images de temps ensoleillé ou nuageux et des sites tantôt plat et tantôt montagneux, mais aucune photo montrant des milliers de combattants : les chefs Pasdaran n’ont encore une fois pas osé mentir à la base de peur d’encourager leur rupture.

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Tout au long de cette semaine, le régime a été boycotté par le peuple. Rafsandjani a manqué d’arguments pour convaincre le peuple de lui accordé une chance. Larijani a manqué d’arguments pour trouver des soutiens et in fine, le dernier jour les chefs Pasdaran ont confirmé son isolement en nous révélant qu’ils avaient vraiment peu de bras pour contenir le peuple quand viendra l’heure d’en découdre avec 34 ans de crimes.

[1LA GUERRE DU PETROLE, écrit en 1973 par le journaliste anglais Leonard Mosley. Le 2nd chapitre de ce livre exceptionnel en terme de références raconte le démarrage en 1911 du conflit entre les Américains et les Britanniques à propos de la domination du pétrole ottoman. A lire et à recommander !