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Iran : La semaine en images n°307
1 semaine & 5 boycotts du Califat de Mahomet et des mollahs

10.01.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 06.01.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et le vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile sans craindre des poursuites. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des Britanniques (BBC), Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani (mal en point) a dû re-partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et encore plus de tentative dialogue (marchandage) de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux (soucieux de partir avec son magot) a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Le « choix » de Rohani | Mais Rafsandjani a tenté de le continuer via les présidentielles. Les grands du clergé ont jugé cette option dangereux et ont invalidé sa candidature ont de facto rompu leur lien historique vieux de 170 ans avec Londres. Ils ont choisi à sa place le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes populaires hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani (un mini « Rafsandjani » sans réseau) pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu à ses nantis et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutenaient des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition formé du Clergé+le Clan Larijani+Rohani+2 proches (Zanganeh au pétrole & Zarif aux affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. S’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a donc neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman en offrant des contrats pétroliers au régime qui était confronté à toute sorte de pénurie et allait de crises en crises. Le régime n’a pas accepté car le deal précise un départ du pouvoir et ne pouvait pas bénéficier des cadeaux. Il a tenu bon et a continué son chantage dans l’espoir de provoquer une crise forçant Washington à lui accorder une porte de sortie sécurisée.

Le refus de Washington d’aller dans le sens des mollahs a réactualisé la nécessité pour les chefs des divers clans d’être en 1ère ligne des marchandages pour obtenir en échange d’un accord un minimum de garanties pour eux-mêmes.

Dès l’officialisation de cette négociation, Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah. Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’une guerre interne où ils seraient visés !

Washington a eu peur que le régime n’explose. Il a renouvelé ses menaces d’embargo à 100% et de mandats d’arrêt pour tous. Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, le boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé la fragilité du système. A NY, Rohani a renoué avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale, mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué et cette fois, via la chambre de Commerce iranienne ils ont ils ont révélé que le régime avait dépensé ses rares gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche... au plus tard au mi-novembre !

Les efforts de dissidence de Rafsandjani ainsi que les boycotts des événements officiels ont encore fragilisé le régime. Washington a alors introduit l’idée d’un gel des sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour l’engager dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraires à leurs intérêts pétroliers) en insistant sur des « exigences nucléaires qui leur avaient été imposées par Washington. »

Washington a neutralisé ces puissances en faisant appel à son pion Amano pour affirmer que le régime avait par choix politique arrêté le développement de ses activités nucléaires ! Washington a aussi fait appel à ses agitateurs locaux pour frapper à plusieurs reprises les garde-frontières (Pasdaran) de la région Sistan-&-Baloutchistan se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique exposant le régime à un embargo de facto. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Au retour, ces derniers ont immédiatement cessé d’intervenir en leur faveur notamment pour mater une importante grève dans la région pétrolière de Khouzestan. Washington a aussi attaqué le moral des troupes par un attentat contre l’ambassade du régime au Liban et deux incendies visant importantes réserves de carburant après la première neige qui annonçait un hiver rude et précoce. Le régime a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, provoquer enfin une escalade par la rupture de cet Accord !

Cela est arrivé assez vite car les compagnons du régime, voyant (à raison) vu dans la signature le signe de la faiblesse du régime, ont rué vers l’or et le dollar pour faire leur valise... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise interne. Rohani a rapidement rejeté tout démantèlement du programme nucléaire pour entraîner la rupture de l’accord et parvenir à une escalade qui est sa seule possibilité pour le forcer à lui accorder une porte de sortie sécurisée du pays devenu hostile à son égard. Washington a sans cesse esquivé cette crise. Les mollahs ont sans cesse surenchéri en remettant en cause de toutes les clauses de l’accord comme la fin de l’enrichissement ou l’arrêt de l’usine de l’eau lourde d’Arak. Washington devait réagir : il a annoncé 19 mini sanctions.

Le régime a pris comme prétexte cette mesurette pour quitter les négociations puis a évoqué au niveau du Parlement un "enrichissement nucléaire jusqu’à 60%" pour se diaboliser afin que Washington lui accorde une porte de sortie dans l’intérêt de son cher islamisme !

Washington a esquivé la crise car il ne peut avoir une place en Iran s’il accorde la moindre garantie de sécurité aux mollahs. Mais en parallèle, Washington a tout de même indirectement sanctionné le régime d’une manière très sévère en stoppant le détournement des sanctions via la Turquie, privant ainsi le régime de 20 tonnes d’or importés de ce pays pour acheter le soutien de ses nantis paniqués. Le régime s’est retrouvé en situation de pré-avis de crise avec ses nantis ! Donc... mis en demeure de plier pour échapper à des remous fatales.


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La semaine dernière, dans la foulée alors que les mollahs et leurs acolytes peinaient à rassembler leurs serviteurs pour Arbaeyn, une importante cérémonie fondatrice du chiisme... Washington a continué sa stratégie d’apaisement forcée censée désarmer les mollahs en leur proposant via une médiation italienne la suppression de plusieurs sanctions en dehors du processus 5+1 s’ils reculaient sur la Syrie. Aucun des clans rivaux au pouvoir n’a accepté de renoncer à la Syrie qui est l’un des derniers moyens de pression du régime.

Cependant, l’envie pressante de Washington de parvenir à un deal avec les mollahs a inquiété les Britanniques, qui ne veulent pas d’une mainmise des Américains sur l’islamisme. Ils ont annoncé une importante sanction pétrolière contre le régime pour affaiblir le moral des troupes. Cette sanction combinée au boycott absolu d’Arbaeyn de la part des derniers serviteurs du régime a semé la panique chez ses gros bonnets . La bourse de Téhéran a chuté. Le régime a tenté d’intimider ses nantis en accusant un ses serviteurs affairistes de fraude. Mais cela n’a pas réussi à calmer la crise. Les mollahs ont tenté de calmer la panique en annonçant un méga rassemblement pro-Guide prévue pour la semaine présente, mais les tests de mobilisation ont été négatifs. Le régime s’est alors réfugié dans l’intox à la pollution pour expliquer le boycott du rassemblement pro-Guide et garder les gens chez eux pour qu’ils ne voient pas ce boycott humiliant et ne constatent pas son affaiblissement.


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Cette semaine, le régime avait un programme officiel très difficile avec ce rassemblement impossible à réaliser, mais aussi parce qu’il devait organiser d’autres rassemblements pour 4 grands faits historiques du chiisme et d’Islam ! Il n’a réussi aucun rassemblement et a enchainé les crises internes. Voici le récit en images d’une semaine pleine de craintes de crises malgré de nombreux plans anti-crises et un grand répit accordé par Washington...

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (06.01.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière a été marquée par l’enlisement du régime face à Washington et Londres qui dans le contexte de l’affaiblissement interne du régime a provoqué une très grande panique chez ses nantis.

Le régime paniqué a tenté de rassurer ses compagnons agités en réanimant sa fausse opposition interne, mais il n’y est pas arrivé faute de volontaires (la fausse opposition étant animée par les enfants de ces mêmes nantis paniqués). Il a alors tenté de restaurer son autorité en menaçant les hommes d’affaires avec des accusations de corruption contre « l’homme d’affaires Babak Zanjani » (ex-agent du régime pour le contournement des sanctions via la Suisse et plus récemment via la Turquie). Mais le message n’est pas passé car le régime prenait aussi ses distances avec un agent grillé par les Américains. Le régime a alors insisté sur Zanjani « comme un exemple de corruption dans le pays » pour faire comprendre aux gros bonnets agités qu’il les visait. Mais sans une action à leur encontre, les mollahs dirigeants ont mis en évidence la peur d’une confrontation avec leurs camarades versés dans les affaires. Ces derniers sont continué leurs transactions en vue de préparer leur fuite au détriment de la stabilité du régime.

Les mollahs dirigeants ont alors tenté de restaurer leur autorité en annonçant une méga mobilisation pour le rassemblement Pro-Guide prévu le lundi 9 Dey (30 Décembre). Mais les tests de rassemblement ont été un échec !

Pour expliquer par avance l’absence de mobilisation en leur régime, vendredi dernier, les mollahs dirigeants ont encore évoqué la pollution asphyxiante et même aveuglante à Téhéran... alors que sur les reportages parus au même moment, le ciel était au beau fixe. Ils mentaient et n’avaient aucun plan B pour restaurer leur autorité (pour intimider ou rassurer leurs camarades affairistes agités). La crise ne pouvait que s’amplifier.

Par ailleurs, le programme officiel de la semaine, qui allait commençait, était très très chargée :
- Samedi, la classe politique devait organiser la Journée de l’Epopée Economique (dans le cadre de la l’année de l’Epopée (anti-américaine) combiné à la Journée de Clairvoyance (soutien au Guide et au système basée sur sa tutelle avisée). Il était évidemment certain du boycott...
- Lundi, la classe politique devait organiser la Journée de Clairvoyance.
De plus par le hasard du décalage entre du calendrier lunaire arabe ou islamique et la calendrier solaire iranien,
- Mardi, la classe politique devait organiser des processions et des prières pour la mort de Mahomet et la mort en martyr d’Emam Hassan (3e Calife du Chiisme). Il craignait un boycott comme les années précédentes...
- Jeudi, la classe politique devait organiser des processions et des prières pour la mort en martyr d’Emam Reza (8e Calife du Chiisme). Il craignait aussi un boycott comme les années précédentes...
- Enfin, vendredi, la classe politique devait organiser des processions et des prières pour le Hégire ou l’Emigration des compagnons de Mahomet de La Mecque vers l’oasis de Yathrib (Future Medinah) pour y fonder le 1er Califat de l’Islam ! La classe politique craignait également un boycott comme les années précédentes...

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Avec 5 boycotts en 1 semaine, la classe politique était face à un raz de marée de panique chez les composants affairistes du régime dans ses propres rangs !

Ce vendredi de veille de crise, tôt le matin, on a appris la mort d’un certain Ali-Akbar Parvaresh, un ex-ministre de culture du régime, plusieurs fois député islamique, qui en 1978 avec Khamenei avait incendié un cinéma REX à Abadan en accusant le Shah pour rompre les liens de fidélité des ouvriers de pétrole avec lui et engager le secteur pétrolier contre lui. Les dirigeant du régime n’ont exprimé aucun hommage à Parvaresh (ci-dessous) car il rappelait les massacres qu’ils ont perpétués pour accuser le Shah (avec le soutien des médias américains, anglais et surtout français) et prendre le pouvoir pour servir les intérêts pétroliers étrangers.

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en haut à droite en 1979, puis en ministre dans les années 80 et enfin 2012.


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Ce même matin avant la mort de Parvaresh... le ministre des affaires étrangères du régime, Zarif, avait perdu sa mère, Effat Kashani. Son décès avait été annoncé en une ou deux lignes par certains médias sans susciter un quelconque intérêt ou hommage car elle ne venait pas d’une grande famille du bazar ou du clergé. Mais la nécessité de tourner d’oublier Parvaresh a amené le régime à focaliser ses médias sur elle ! Les dirigeants et les médias du régime ont multiplié les hommages à cette femme et ont même inventé un glorieux passé de vertu pour les aïeux de la mère de Zarif qui n’étaient que de petits commerçants insignifiants.

Washington, conscient des problèmes qui attendaient le régime islamique dans la semaine qui allait commencer, a envoyé officieusement via la page FaceBook d’Alan Eyre (le porte-parole persanophone du Département d’Etat) des condoléances en persan incluant quelques mots du Coran à Zarif pour rassurer les dirigeants éviter que la crise qui les secouait ne gagne en amplitude. Zarif n’a pas rejeté les condoléances semi-officielles de l’Etat ennemi ! Il avait peur des conséquences ou espérait-il un pacte ?

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إنا لله وإنا إليه راجعون


Nous sommes à Allah et c’est à lui que nous retournerons...


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Samedi 28 Décembre 2013 (7 Dey 1392), malgré les condoléances à Zarif, les sanctions étaient toujours là notamment privant les nantis paniqués de leur dose d’OR refuge ! Le régime n’avait rien trouvé pour plier Washington et sauver ainsi ses derniers compagnons. La seule solution pour le régime était d’accepter la main tendue par Washington et sacrifier au passage ses serviteurs. On a assisté à une nouvelle chute de la bourse de Téhéran avec l’effondrement des actions des compagnies pétrolières internes appartenant aux gros bonnets du régime. Ces derniers restaient donc convaincus de la chute du régime, tentaient en conséquence de vendre (sans trouver d’acheteurs).

Sur le tableau ci-dessous établi par le régime on constate cependant que l’indicateur du nombre des transactions et de la valeur de la bourse de Téhéran (le TEPIX) est sans cesse en hausse depuis 2009 (bande rouge), l’année de la remise en cause du régime par le peuple et ses Pasdaran de base.

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Variations douteuses de TEPIX, l’indicateur de la bourse de Téhéran | De 7967 en 2008 (bande vert clair) avant le soulèvement du peuple iranien, l’indicateur du nombre des transactions et de la valeur de la bourse de Téhéran est passé à 12573 en 2009, 23294 en 2010, 25906 en 2011, 38041 en 2012, 47000 en juin 2013 (bande orange soutenu) et enfin à 90,000 en décembre 2013 !

Or, le nombre des entreprises n’a pas augmenté depuis 2008, bien au contraire : il a diminué : lil était de 448 en 2008 (avant le soulèvement du peuple iranien) à 337 en 2009, puis à 322 à nos jours. Par ailleurs, depuis quelques mois on sait que 275 des entreprises cotées en bourse ont depuis longtemps fait faillite et ne font plus objet d’aucune transaction. L’indice de la bourse de Téhéran ne devrait donc pas être aussi haut, mais il l’est car le régime a sans cesse changé les modes de calcul de TEPIX, le focalisant de plus en plus sur les très grandes entreprises (secteurs qu’il contrôle) pour intervenir lui-même sur le marché et par un jeu de spéculations entre ses entreprises tirer le marché vers le haut afin de cacher ses problèmes avec ses propres affairistes à ses partenaires étrangers. De fait, l’augmentation de l’indice 400% de 2009 à l’élection de Rohani en juin 2013 signifie n’ont pas une belle vitalité mais une augmentation de 400% des ventes d’actions par des affairistes désirant quitter le régime en difficulté. De même la multiplication par 2 de l’indice depuis Rohani signifie non pas une reprise des activités comme l’affirment les experts de l’Iran (souvent rémunérés en tapis par les mollahs) mais une nette intensification des envies de fuite depuis que les affairistes savent que les dirigeants politiques cherchent un accord pour quitter le pays avant tout le monde.

Cette semaine aussi, alors que mes actions des pétroliers et des sociétés minières privés étaient en chute libre, les spéculateurs du régime sont entrés en action ! Mais cette fois, ils n’ont pas réussi à booster l’indice ! La baisse était trop forte et leurs efforts n’ont seulement permis que à freiner la chute et à le stabiliser aux alentours de 87000 unités.

La raison de cet échec a été l’annonce de la faillite de de la Banque du Logement (Bank Maskan, qui fut fondée par le Shah et avait permis l’accession à la propriété à des centaines des milliers de fonctionnaires, de salariés et d’ouvriers avant la révolution islamique.

Au même moment, Barkhordar, le responsable des importations à la CCI (Chambre de Commerce Iranienne) a fait état d’un déficit durable de l’Etat islamique. Par ailleurs, on a également appris que les barrages du pays étaient vides à 60%. Un expert universitaire a aussi révélé que les régime avait prélevé plus de 60% des eaux souterraines provoquant d’importants effondrement de terrain un peu partout. Autrement dit le régime, en manque de carburant pour produire de l’électricité, avait lâché les vannes et vidés les réserves vitales du pays pour se maintenir à niveau... mais le pays courrait à pas de géant et dans peu temps vers le black-out total et aussi vers un effondrement de son secteur agricole, donc vers une famine certaine. Le régime était en sursis et incapable de sauver la face avec ses spéculations boursières illégales.

Le régime s’est montré discret sur sa Journée de l’Epopée Economique car l’on état dans la configuration absolument contraire. Elle s’est résumée en une petite réunion expéditive du Comité de l’Epopée Economique sous la direction du frère ainée du Guide l’ayatollah Mohammad Khamenei en présence de quelque barbouzes, les vrais affairistes étant en rupture de ban !

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Le Gouvernement devait sévir contre ses affairistes, mais il n’a pas osé le faire de peur qu’ils ne retire leur avoirs des banques et n’entraînent la chute du régime. Le Gouvernement a paniqué et songeant à la panique et désordre monstres qui pouvait résulter de l’éventualité de la rupture de ses affairistes paniqués a tenté de maintenir les gens chez eux en évoquant encore la pollution.

Au même moment, les artistes et les intellectuels officiels du régime -qui risquent le lynchage quand le régime tombera- ont lancé un appel écologique contre la pollution (imaginaire du régime) pour améliorer leur image et sauver leur propre peau !

Au même moment, Zarif (le négociateur contesté) enterrait sa mère en présence des amies de cette dernière, mais sans les auteurs des éloges bidons de la veille. Aucun ministre n’a été présents à ses côtés, une preuve d’absence de solidarité au sein du régime des mollahs surtout quand tout va mal. Etant de fait en danger, Zatif s’était entouré d’une quinzaine de gardes. Enfin, le ciel était limpide et sans pollution.

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Les compagnons financiers du régime étaient en panique. L"économie était en lambeaux. Le gouvernement était absent et divisé. Les intellectuels offiiciels donnaient des signes de rupture...

Velayati, pendant longtemps négociateur plénipotentiaire du régime sous l’ère Rafsandjani et actuellement gestionnaire du financement des groupes terroristes étrangers, a paniqué : il a suggéré à ses pairs des négociations selon le système 2 par 2 avec les divers intervenants des 5+1 en particulier avec Washington (en vue de marchander discrètement des garanties de sécurité à ces derniers tout en manipulant les autres avec des promesses qui leur conviendraient). Mais un média proche de Velayati a alors rappelé la fourniture du sang contaminé par Fabius à l’Iran dans les années 80, montrant que le régime entendait éliminer la France de ces négociations car elle demande des garanties commerciales que les dirigeants doivent réserver aux Américains pour obtenir leur accord).

Alors que Velayati songeait à un plan pour un deal rapide avec Washington, Ali Larijani, patron du Parlement, a choisi une demi-offensive en affirmant que de plus en plus de Parlementaires soutenaient l’enrichissement à 60% ! Il a aussi critiqué vivement plusieurs ministres de Rohani pour leur laxisme face face à l’instrumentalisation des droits de l’homme par l’Europe pour renverser et prendre le pouvoir et dans le même temps écarter l’Europe et dialoguer dès sa prise de pouvoir avec Washington pour des garanties de sécurité pour son clan au-delà du régime condamné par ses problèmes internes.

Tous les politiciens exclus des négociations voulaient y accéder pour marchander avec Washington ! Le commandant en chef des Pasdaran Jaafari s’est vu en danger : il a lancé des slogans hostiles à Washington pour casser ces deals dans les médias du groupe, mais ses anathèmes n’ont pas eu d’écho dans d’autres médias. Les Britanniques les ont repris dans leur médias persanophones pour montrer la division du régime et oeuvrer pour sa perte.

En résumé, au premier jour de la semaine des 5 boycotts, avant même ce programme humiliant, le régime était très en difficulté avec la panique de ses nantis et les divisions de ses dirigeants...

Dimanche 29 Décembre 2013 (8 Dey 1392), dans l’espoir de restaurer son autorité chancelante, le régime a annoncé avec 24 heures d’avance de grands rassemblements pour la journée 9 Dey, journée de Clairvoyance, faisant référence à la pertinence de la fidélité au Guide et au système placé sous sa tutelle clairvoyante !

Nous avons rendu comte de ce geste désespéré dans notre précédent rapport hebdomadaire (n° 306) (+image/capture 1) en signalant que les photos ne concordaient pas avec la météo du jour : pour Téhéran les images montraient un temps maussade alors qu’il faisait très beau ce dimanche. Des photos de foule avec la place de la Révolution en travaux ont aussi permis de comprendre que les photos dataient de 2010 !

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Le régime avait annoncé aussi des rassemblements à Qom et à Rasht. Là, le ciel était parfait, mais les arbres avaient leurs feuilles alors qu’en hiver ils les perdent en hiver.

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Tout était faux : il n’y avait personne en faveur du régime dans les rues. La panique a amplifié immédiatement avec une nouvelle chute des actions de compagnies pétrolières et minières privées, mais aussi une grosse ruée sur le dollar, puisque l’or n’est pas disponible. La demande a été telle que le prix du billet vert a décollé même sur le marché libre officiel bridé par le régime via un plafonnement des ventes. La situation s’était dégradée.

Les mollahs en danger devaient déclencher une crise pour déboucher sur un deal permettant leur fuite en toute sécurité. Salehi, le responsable du programme nucléaire au sein du gouvernement Rohani, a annoncé que le régime avait 1000 super-nouvelle-centrifugeuses testées et prêtes à installer pour augmenter sa capacité d’enrichissement. Un responsable des Pasdaran a aussi annoncé des missiles Shahab 3 visant Israël...Washington a ignoré ces annonces laissant le régime à ses problèmes dans l’espoir de le voir capituler.

Le régime était en difficulté et incapable de provoquer une crise pour obtenir une porte de sortie sécurisée. Ali Mottahari, le beau-frère d’Ali Larijani, a paniqué. Il a lâché ce dernier et pris le contre-pied de toutes ses positions en appelant à la libération de Moussavi et Karroubi et un procès équitable pour tous leurs partisans ainsi qu’un autre procès pour Ahmadinejad ! Du jamais vu faisant état d’un grand instabilité interne.

La classe dirigeante devait trouver un moyen pour montrer qu’il contrôlait la situation. En l’absence de troupes à ses côtés et la capacité de les déployer pour affirmer son pouvoir, il a insinué l’existence d’agents secrets fidèles en annonçant via la direction de sa fausse opposition que la maison de Nasrine Sotoudeh, la principale figure de cette fausse opposition, avait été cambriolée « deux jours plus tôt », un détail qui l’exemptait de publier des images pour authentifier cette marque de répression invisible ! Mais personne n’a cru à l’annonce car la victime n’avait pas protesté depuis 2 jours et n’avait pas portée plainte. On était dans les mises en scène qui ne font peur à personne.

Washington a eu peur que le régime islamique qu’il a voulu en 1979 et veut préserver encore ne s’effondre. Il a tenté de rassurer ses divers composants paniqués ou en difficulté en rappelant via la branche de la Voice of Amercia en Farsi, la disponibilité permanente des Emirats pour préserver leurs contrats avec l’Iran.

Les Anglais ont contré cette annonce rassurante faisant état de la bienveillance de Washington en révélant sur le site économique MEED consacré au Moyen-Orient que pendant que les Emirats restaient ouverts aux mollahs en pompant principalement leurs maigres avoirs ; le Qatar, l’autre grand allié de Washington avait prélevé avec son aide 15 fois plus de gaz qui ne devait du site gazier South Pars grâce à l’inaction du régime sous l’effet des sanctions !

Lundi 30 Décembre 2013 (9 Dey 1392), on était officiellement dans la journée de soutien au Guide et de refus de tout compromis avec l’Occident, mais sous la pression grandissante due au boycott interne de la veille, les dirigeants du régime ont discrètement repris les dialogues avec les 5+1 à Genève pour parvenir à un accord pour l’application de l’Accord de Genève et commencer les marchandages pour leur avenir...

Tous les exclus de la gouvernance, comme les Chefs Pasdaran, craignant un deal sur leur dos, ont multiplié les slogans anti-occidentaux pour saboter les marchandages en cours. Washington a puni ces interférences par une accusation de complicité des Pasdaran dans les agitation islamiste au Bahrein.

L’ex-candidat aux présidentielles, Jalili, qualifié de dur et exclu au profit de Rohani, a tenté un come-back en organisant un rassemblement pro-Guide parmi les Pasdaran vétérans et les sécuritaires (condamnés à rester avec le régime), mais la faible mobilisation au sein des insolvables condamnés à rester aux côtés du régime a seulement confirmé la faillite irréversible du système.

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Il y a eu une nouvelle forte ruée vers le dollar et une nouvelle hausse de son prix au delà de 3000 tomans. Le régime a annonce l’arrestation de Zandjani en l’accusant d’avoir détourné 2 milliards de dollars et en insistant sur sa volonté de réprimer les hommes d’affaires qui ne respectaient pas ses intérêts !.

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Mais aucune des activités de Zanjani n’a été arrêtée : son site d’entreprise et de propagande personnelle était resté actif et l’est encore...

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La justice affirmait même que sa culpabilité n’était pas encore établie !!! Enfin, on précisait qu’il pouvait rembourser sa dette non en dollars, mais en rial qui ne vaut plus rien ! De fait, on a eu clairement l’impression qu’il s’agissait d’un show d’intimidation et tout était prévu pour ne pas couler le bon soldat Zanjani et pouvoir même l’extirper du piège à tout moment (pour ne pas déplaire aux autres bons soldats du régime et ne pas provoquer leur fuite anticipée).

Le régime a aussi tenté d’affirmer son autorité policière en annonçant un rassemblement de milliers de Bassidjis sur la place Palestine à Téhéran autour de leur commandant, Naghdi, qui a une réputation de dur. Or, le Bassidj officiellement doté de 9 millions de membres n’a réalité plus que quelque dizaines de membres. En parlant de la place de la Palestine qui peut contenir jusqu’à 4000 personnes, le régime entendait affirmer qu’il ce nombre de cerbères à Téhéran pour arrêter ses affairistes paniqués. Mais in fine, on n’a pas vu d’images avec 4000 miliciens et l’on n’a pas vu Naghdi ! On a vu deux séries d’images : une cinquantaine de personnes sous un ciel gris et une centaine sous un ciel nuageux alors qu’il n’y avait aucune nuage ce jour dans le ciel de Téhéran : donc, même ces petits rassemblements étaient bidons ! Le régime était seul et n’osait même pas affirmer le contraire !

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Le régime ne pouvait pas aller plus loin que l’arrestation de l’un des siens. et ne pouvait donc arrêter la crise interne qui le secouait et risquait de s’amplifier avec les boycotts attendus pour la mort de Mahomet, les martyrs d’Emam Hassan et d’Emam Reza et enfin le Hégire !

Londres a rappelé son hostilité au régime islamique par un appel de son nouveau protégé égyptien à la Ligue Arabe (aujourd’hui d’obédience américaine) de l’aider à éradiquer l’islamisme !

Les dirigeants du régime se sont ainsi retrouvés sous 3 feux : le boycott de leurs derniers serviteurs, la panique de leurs nantis, l’hostilité ferme et créative de Londres.

Dans la soirée, avant que le boycott de la mort de Mahomet ne confirme la mort du régime et de islam en Iran, les principaux dirigeants du régime en crise surtout les durs hostiles à tout compromis ou les gens les plus controversés (comme Ghassem Soleymani, chef de la Brigade Qods) se sont alors rendus à la prière en mémoire de la mère de Zarif pour s’approcher de ce dernier (qui préside les marchandages avec Washington) et l’embrasser tendrement ! 

Zarif n’a cessé de sourire et même de rire (à la petite cérémonie où il devait pleurer sa mère) car il avait sous les yeux une vraie procession d’ennemis et de rivaux intraitables ou dédaigneux à son égard devenus soudain des amis pour profiter de sa présence à la table des marchandages et surtout sa capacité de négocier sans traducteur avec Kerry telle une planche de salut dans l’espoir de se retrouver sur la liste des privilégiés ayant droits comme les patrons du clergé aux garanties de sécurité pour quitter le pays en cas d’une dégradation rapide de la situation ! Incroyable ! On a vu une vraie procession d’allégeances amicales inattendues comme dans les films sur la mafia ! Zarif riait à gorge déployée car on venait de tous les clans du régime en crise pour le désigner comme le nouveau parrain capable de les sauver !

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le commandant Ghassem Soleymani, fervent ennemi de dialogue avec Washington


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Le commandant pas content d’avoir de son revirement forcé !


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Shariat-Madari, patron du journal Keyhan, adversaire de dialogue avec Washington


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Mohammad Rafsandjani, frère & homme de confiance de l’ex-patron très agité du régime


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Mohammad Khatami, l’ex-pion modéré de Rafsandjani
et Hassan Khomeiny, petit fils de Khomeiny et neveu de Rafsandjani !


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Mehdi Hashemi Rafsandjani, fils de...,
accusé de fraude par le gouvernement Rohani !


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au centre, Ali Larijani, chef du Parlement, principal allié et rival de Rohani
à gauche, Nahavandian, princ. lieutenant politique d’Ali Larijani et patron de la CCI
à droite Ala Boroujerdi, ex pion de Rafsandjani à la tête de la commission des affaires étrangères du Parlement, à présent larbin de Larijani à ce même poste (pour ou contre le dialogue selon les circonstances et ses choix d’alliance)

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Mohsen Rezaï, n°2 du CDIR, girouette politique


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Moussavian, ex-négociateur nucléaire, qui avait lâché le régime pourrejoindre les Américains et a été renvoyé en Iran il y a deux semaines pour des négociations privées au moment de la récente rupture des négociations par le régime, mais n’a pas réussi sa mission. IL a alors annoncé qu’il y restait (sans doute pour d’autres médiations du même genre). Sa présence sur les lieux a été un plus pour Zarif (vu comme un canal direct de dialogue avec Washington). En fait, Washington entendait certainement soutenir le dialogue ou l’ouverture (la capitulation), mais par ce geste, il a surtout provoqué un plus grand engouement pour les marchandages et donc le chantage qui va avec pour arriver à un bon résultat.
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Les absents et les présents | Velayati était là aussi, ainsi que pratiquement tous les ministres, mais Rohani qui ne parle pas anglais et allait passer pour un élément secondaire a boudé ce rassemblement qu’il a considérait comme un putsch contre sa personne. Ali Mottahri qui avait opté pour l’opposition officielle totalement H-S était absent et même puni par une mise en examen. Ahmad Tavakoli ex-électron libre de Londres au sein du régime n’était pas là non plus. A part Soleymani, tous les chefs des Pasdaran étaient absents...

De fait, on n’avait pas un consensus général dans la classe politique, mais tout de même le processus du marchandage était beaucoup moins feiné. La classe politique devait se stabiliser un peu, mais en revanche, la classe affaire devait se sentir plus en danger d’être sacrifié. On devait donc aller vers plus de crises chez les autres composants du régime exclus de consensus maffieux autour de Zarif, devenu tout d’un coup une planche de salut.

Mardi 31 Décembre 2013 (10 Dey 1392), on était à l’anniversaire de la mort de Mahomet et la mort en martyr d’Emam Hassan, le troisième saint calife du Chiisme.

Il fallait des prières, mais à la place, à Qom, siège du clergé, et à Tehran (sège du pouvoir), on a vu des gens en train de se frapper avec des chaînes, se balader avec des drapeaux de Hossein, c’est-à-dire des images d’Ashoura. Il n’y avait donc aucune mobilisation dans les mosquées ni pour Mahomet ni pour Emam Hassan. Le régime n’avait même plus de réserves internes dans ses fiefs.

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A Mashad, on a vu un parvis de la grande mausolée de Reza rempli par des milliers de gens, mais il n’y avait pas de drapeau noir de deuil sur les dômes, on avait donc une image d’archive d’une prière quelconque. Mashad, la seconde grande ville religieuse et économique du pays n’avait donc guère accordé d’intérêt à Mahomet !

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Le mollahs et leurs acolytes avaient une nouvelle preuve du rejet du régime et même de l’Islam en Iran. La crise interne financière a persisté. le bon soldat Zanjani arrêté la veille pour calmer les nantis agités, devait en principe subir une plus forte pression, mais cela pouvait être mal perçu par les autres serviteurs de base encore fidèles au régime. La justice du régime a décidé d’alléger les pressions sur Zandjani : il a pu affirmé à la presse qu’il avait déjà remboursé la somme que l’on lui demandé en dollar via la banque centrale du Tajikistan, pays où il a de nombreux avoirs.

Mais le Tajikistan, don allié de la Russie, a nié la transaction ! On pouvait en conclure que la Russie, hostile au basculement du régime islamique dans le camp américain, entendait coincer ses dirigeants, les mollahs, dans le scénario casse-gueule d’accusation de leur bon pion Zanjani, pour les forcer à le sacrifier et semer malgré eux un vent de panique parmi tous leurs derniers pions. Le régime a vite pris la mesure du danger et a évoqué de nouvelles doutes sur la culpabilité de Zandjani !

Le régime qui ne pouvait pas utiliser l’argument de l’arrestation de Zandjani sans déplaire à ses derniers serviteurs a changé de ligne. Pour calmer ses nantis agités, il a annoncé une entente à Genève avec les 5+1 sur l’application de l’Accord de Genève d’ici la fin du mois de janvier, soit une vague promesse du rétablissement du canal d’importation de l’Or avant février 2014 qui peut être un mois dangereux en raison du boycott général de l’anniversaire de la révolution islamique comme année dernière (2013). Mais les Américains et les Européens ont nié l’annonce et précisant qu’il n’y avait pas eu une entente sur le calendrier annoncé par le Régime. La panique interne s’est amplifiée.

Dans l’après-midi, le régime qui calait partout a eu un autre problème très grave : un jeune arrêté par un policier isolé dans le quartier populaire de Tehran-Pars a été libéré par d’autres jeunes qui ont pu aussi voler l’arme du policier après l’avoir bien molesté ! Il n’y a eu aucun plan de rétorsion, ni aucune arrestation, ce qui signifiait un manque réel de personnel.

Gêné par ses échecs politiques et humilié cette affaire de désarmement d’un policier en plein jour à Téhéran, le régime a focalisé l’ensemble de ses médias sur un fait divers à son avantage : un célèbre réciteur de Coran (sorte de réchauffeur de salle pour les mollah) avait tiré en guise de sommation plusieurs coups de feu avec son colt personnel sur les pare-chocs d’un couple de jeunes qui avaient eu une attitude menaçante à son égard dans un accident de circulation survenu la semaine passée !

De nombreux articles ont mis en évidence la dangerosité des derniers serviteurs intégristes du régime ! On avait là à la fois une opération d’intimidation vis-à-vis des jeunes, mais aussi une opération de diversion pour cacher les divers échecs du régime au cours de cette journée : l’absence de mobilisation pour Mahomet, la persistance de la crise interne et l’absence d’une solution diplomatique...

Mercredi 1er Janvier 2014 (11 Dey 1392), la neige a couvert l’ouest et le nord ouest ainsi que Téhéran et ses alentours provoquant une nouvelle poussée dans la consommation d’énergie alors que le régime manque de devises pour importer du gaz pour le chauffage et pour la production de l’électricité.

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Sanandaj dans le nord-ouest du pays


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Khorram-Abad dans l’ouest du pays


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Téhéran (les quartiers chics)


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Karaj, ville résidentielle située 30 km à l’ouest de Téhéran


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Le régime déstabilisé par les boycotts et ses divisions s’est retrouvé avec un risque évident de pénuries et de manifestations hostiles, impossibles à contenir avec le manque de policiers et la nervosité des jeunes démunis. Au même moment, les 210 ouvriers (issus du Bassidj) des huiles végétales Ghoo (Cygne) –en conflit avec le régime depuis 2009- ont encore arrêté le travail en signe de protestation contre plusieurs mois de salaires impayés rappelant par leur geste l’existence de dizaines d’autres grèves qui existent pour le même motif depuis des années, donc le terreau nécessaire pour une grande contestation et aussi le fait que le Bassidjis ne marchaient plus avec le régime.

Tous les médias officiels ou soi-disant dissidents se sont à nouveau focalisés pleinement sur l’histoire du réciteur tireur et la soi-disant puissance de feu du régime via ses derniers serviteurs intégristes !

En parallèle, le Parlement d’Ali Larijani a annoncé la création d’une équipe d’observateurs comprenant les chefs des 3 pouvoirs (donc les frères Larijani et Rohani) ainsi que de nombreuses personnalités politiques pour accompagner les négociateurs nucléaires à Genève Quelques plus gros poissons du régime profitaient de leur lien existant ou leur récent pacte avec Zarif pour s’inviter à la table des négociations avec Washington et doubler les collègues officiellement moins importants. L’unité envisagée 48 heures plus tôt n’avait été qu’un leurre. Les gens s’étaient rapprochés de Zarif, mais pas entre eux. Avec l’augmentation du risque intérieur, les plus puissants tentaient de favoriser leurs chances en participant personnellement aux négociations ! Le régime était à nouveau divisé à l’heure où ses problèmes grandissaient.

La situation devait péricliter car on été à la veille de l’anniversaire de la mort en martyr d’Emam Reza et il n’y avait aucun signe de d’arrivée de pèlerins venus de tout le pays à Mashad pour cette occasion. Les gens du régime était à la veille d’un nouveau boycott humiliant rappelant leur rejet par le peuple..

Jeudi 2 Janvier 2014 (12 Dey 1392), la journée n’a pas commencé par le boycott mais par un séisme qui a surpris les 11,000 habitants de la petite ville de Bastak proche du golfe Persique à 6H43 à l’heure où ils étaient encore au lit ou en train de se lever. Les mollahs qui n’ont jamais investi dans les secours car cela n’a aucun intérêt lucratif à leurs yeux ont annoncé un seul mort et très peu de dégâts alors que sur les rares reportages sur cette ville sinistrées, on a pu voir que de nombreuses habitations avaient été détruites.

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Il y avait une nouvelle source d’inquiétude dans le sud désertique et désolé du pays pour le régime, le régime a annoncé d’importants secours pour calmer la zone et ses proches qui en ce jour, s’attendaient à un autre boycott humiliant à Mashad. Le régime devait y bénéficier d’une grande mobilisation de pèlerins venus de tout le pays pour pleurer la mort en martyr d’Emam Reza. La veille il n’y avait aucun signe de pèlerins. On ne les a pas vus venir non plus en ce jour de la mort « tragique » d’Emam Reza. A la place, le régime a diffusé des images de gens badigeonnés de boue ou se frappant avec des chaînes, donc des images d’Achoura (par ailleurs non conformes à la couleur du ciel de ce jour). Mashad et l’Iran tout entier avaient tourné le dos à Emam Reza.

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Le régime n’avait même pas pu trouvé des volontaires dans ses rangs, même ) haut niveau osant aller à l’encontre de ce boycott. Il n’y avait aucune trace des gens que l’on avait vu autour de Zarif. Tous étaient restés planqués ! Le Guide n’est aussi pas allé à Mashad comme le veut la tradition ! Dans l’intérêt du régime, on a annoncé qu’il était resté à Téhéran pour rencontrer les commandants du QG Des Pasdaran du nord du pays, région où le port du voile est très contesté. La rencontre devait signifier l’engagement du Guide en faveur de l’autorité du régime. Mais on n’a rien vu de tel et la rencontre ne pu susciter l’autorité car elle réunissait le Guide, quelques mollahs, Naghdi (le chef boycotté du Bassidj, 2e photo, 1er à g) et enfin, le responsable de la police de la route (3e photo, 2e à partir de g), quelque officiers subalternes inconnus et assez âgés... De plus, tous semblaient plus que soucieux.

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Le régime était en difficulté, ses responsables rejetés et isolés restaient planqués (par peur de la rue et des leurs) et les rares visibles étaient incapables de cacher leur inquiétude. Le lendemain, le régime ne pouvait que s’attendre à un boycott pour l’anniversaire l’Emigration des compagnons de Mahomet de La Mecque vers l’oasis de Yathrib (Future Medinah) pour y fonder le 1er Califat de l’Islam ! Le boycott du modèle le plus juste du califat ne pouvait plaire au régime islamique qui est bien loin de cette pureté.

Nos califes paniqués devaient tout en restant planqués provoquer une crise pour obtenir une porte de sortie sécurisée, sans cependant s’attirer de nouvelles sanctions et amplifier sa crise interne. Un député inconnu a annoncé que « le pays avait 270 kg d’uranium enrichi à 20%, 10 tonnes d’uranium enrichi à 5% et des capacités d’enrichissement très élevé, donc la possibilité de fabriquer une bombe en deux semaines s’il l’avait voulu, mais qu’il ne voulait pas et continuait son programme nucléaire (de manière dissuasive) pour contenir l’expansion d’Israël ». Le régime réactualisait donc modérément ses annonces anxiogènes.

Washington a enregistré et esquivé la provocation timorée des mollahs en répondant à un même niveau d’officialité par des inquiétudes exprimées officieusement par l’un de ses représentants soi-disant pro-sanctions. Coincés dans leurs problèmes, nos califes ont ont mis l’accent sur la méchanceté de leurs réciteurs coniques armés de colt pour intimider le peuple.

Dans la soirée, la situation à Bastak n’était pas formidable car le régime avait distribué seulement une vingtaine de tentes et aucun appareil de chauffage pour les 2000 familles sinistrées, forçant les gens à construire des abris de fortune ou à arrêter le vent traître des déserts iraniens par des couches de tapis locaux.

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Rien n’allait au beau fixe. Dans la hantise du boycott du califat de Mahomet en écho à leur rejet, les médias de nos califes ont encore et et encore jusqu’à tard sans la nuit mis l’accent sur la méchanceté de leurs réciteurs coniques armés de colt, derniers remparts imaginaires pour rassurer leurs compagnons et éviter une explosion de panique dans leurs rangs. Dans le nord ouest du pays où le froid fait des ravages, les califes en difficutlé ont aussi parlé de meurtres commis par les Bassidjis pour intimider les gens.

Vendredi 3 Janvier 2014 (13 Dey 1392), il n’y a pas eu un seul mot sur Mahomet dans les médias ou les sermons officiels réservés aux rares derniers fidèles au régime. Le califat des mollahs a zappé le prophète qui n’est plus célébré ! En revanche, la prière de vendredi retransmise à la radio nationale a commencé par un sermon de Seyf, le patron de la banque centrale du régime et ex-trésorier des sociétés écrans basés à Dubaï ! Le régime a donc remplacé Mahomet par son banquier, son seul priorité étant de rassurer les grands ayatollahs affairistes sur l’envol de leur fortune et non l’élévation de leur âme !

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Le second effort propagandiste de la journée a été l’annonce que le régime avait 500,000 fonctionnaires armés à ses côtés ! Le régime déstabilisé par ses divisions, les boycotts, les grèves, les ruptures des derniers Bassidjis et les pénuries existantes et à venir, se réfugiait dans le délire. Ce que personne n’a pu croire en l’absence d’1 seul rassemblement pour Mahomet !

Vendredi dans la soirée, la neige s’est à nouveau remise à tomber à Téhéran aggravant la situation du peuple, des pénuries et donc du régime. Les journalistes du régime ont globalement évoqué la beauté de la neige avec de jolies scènes dans les quartiers riches pour nier la détresse du régime et pour lui éviter plus de crise interne. Mais on a aussi constaté un vent de révolte dans les rédactions très encadrées du régime avec des images sur l’état réel du pays : des gens faisant les poubelles ou vivant comme des gueux dans ce pays qui fut le plus riche et le plus prometteur de la région, des scènes que les amis du régime voient et en tremblent.

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En 2008, l’année du début de la rupture de jeunes Bassidjis avec le régime, l’année qui a permis le soulèvement inattendu du peuple iranien en juin 2009, on avait eu de nombreux reportages de ce genre sur les gens oubliés par le régime, sur la pauvreté, sur le regard contre-révolutionnaire du peuple sur le Chah, ou encore sur les techniques de mobilisation du régime... Les jeunes journalistes qui avaient préparé le terrain ont sauté avec l’échec du soulèvement de l’été 2009 et ont été remplacés par des vétérans qui n’avaient pas suivi leur exemple. Ce maillon d’auto-censure a commencé à céder cette semaine grâce aux 5 boycotts de l’Islam et son califat par le peuple et aussi parce que nos califes ne pensent qu’à sacrifier leurs fidèles et fuir. On avait prédit que les mollahs chuteraient car ils demandent à leurs serviteurs des sacrifices impossibles. Une partie d’entre eux ont rompu les amarres en beauté en exposant l’état délabré du pays à tout le monde pour encourager d’autres ruptures !

Un autre soulèvement se prépare dans l’ombre avec sans doute plus de force et plus de haine. Nous disons tant mieux et montrons aussi ces images à nos compatriotes pour les pousser à se soulever et dévaster le califat moribond des mollahs.