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Iran : La semaine en images n°298
La semaine des terroristes terrorisés !

08.11.2013


Historique + Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, il a opté pour une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION via son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami. Il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par l’état du régime et bradé le pétrole pour gagner des soutiens européens, deux mesures qui n’ont pas changé la donne, mais ont anéanti tout capacité de production et entraîné de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés. Rafsandjani a alors changé de ligne et opté pour STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Mais Washington a esquivé les provocations du régime puis il a adopté des sanctions bancaires pour l’affaiblir davantage. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des garanties de sécurité de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile à tous les niveaux. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des britanniques, Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a dû partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution de couleur avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne, confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et plus de tentative dialogue de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux soucieux de partir avec ses capitaux a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant les foudres de ses maîtres britanniques. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Rafsandjani qui n’avait rien obtenu de Washington et ne pouvait que rester en Iran, s’est entêté à poursuivre le projet de déviation opportuniste du régime en agonie (en combinaison avec Londres). Les grands ayatollahs du clergé ont, dans leur intérêt, invalidé sa candidature et ont de facto rompu avec Londres avec l’idée continuer la politique du bras de fer via le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées du passé n’a pas plu aux nantis du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutiennent des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système. Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition Clergé-+le Clan Larijani-+2 proches de Rohani (Zanganeh au pétrole & Zarif au ministère des affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. Tout d’abord, via l’AIEA, il a d’abord nié l’existence du stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme des Pasdaran et en évoquant la possibilité d’un embargo à 100%. Enfin ,il a débuté un dialogue en direct par l’intermédiaire de sous-secrétaire d’État pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

Rohani a n’a pas défendu les Chefs Pasdaran menacés par Washington et il a aussi écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité national pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah.

Le régime était en péril par ses querelles et l’éloignement du Hezbollah et de la Russie. Rafsandjani s’est posé en alternative à Rohani en accusant Assad de répression pour se rapprocher de Washington ! Le clergé a suivi la tendance. Mais les nantis ont paniqué par peur d’un deal express, aggravant la situation économique.

Rohani, mis en danger s’est rapproché de son rival Larijani (avec un projet de rapprochement diplomatique et économique avec Londres et l’Europe) qui n’a pas fonctionné. Il s’est alors approché du Chef Pasdaran Jaafari, partisan du SOUTIEN À LA SYRIE pour REGAGNER LA PROTECTION DE LA RUSSIE... Rafsandjani a demandé à son pion le Guide d’inviter les hauts gradés Pasdaran à une SOUPLESSE HEROIQUE pour bloquer l’option Rohani-Jaafari. L’appel n’a été entendu et le régime s’est retrouvé à la veille d’une explosion.

Pour calmer le jeu interne et forcer les négociations, Washington a annoncé l’application très rapide de l’embargo à 100%. Par ailleurs, a indirectement évoqué la responsabilité du régime dans les attentas du 11 Septembre, laissant planer la menace de nouveaux mandats d’arrêt tous les dirigeants ! Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes et ripoux de la Chambre de Commerce Iranienne ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé au régime sa fragilité. Rohani a décidé de renouer avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale. Mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Via la Chambre de Commerce Iranienne, ils ont révélé que le régime avait dépensé la majorité de ses gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves !

Rafsandjani s’est encore posé en alternative d’un deal avec Washington en suggérant l’abandon du slogan « Mort à l’Amérique » ! De peur que Rafsandjani réussisse et qu’il en sorte renforcé, Larijani a réactivé ses dossiers de corruption. Rohani a tenté de relancer sa politique de l’Escalade en annonçant que l’Enrichissement n’était nullement négociable !

La base a confirmé sa rupture par le boycott à 100% des de la semaine de fidélité des Forces de l’Ordre au régime ! Le régime a pendu 5 Hauts gradés des Pasdaran pour trahison.

Washington a eu peur que le régime islamique ne se disloque. Il a commencé des négociations secrètes avec Zarif, le ministre des affaires étrangères de Rohani, pour parvenir à un mini apaisement sur le taux de l’enrichissement afin de geler les sanctions et éviter la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux.

L’équipe de Rohani a proposé le deal arrangé avec les Américains pendant sa rencontre avec les 5+1 à Genève. Mais les chefs Pasdaran qui sont exclus des décisions du régime ont contré le deal en insistant sur leur fidélité au slogan « Mort à l’Amérique ».

Les Britanniques et les Russes ont contré ce dégel en affirmant que l’on s’écartait des exigences des 5+1 (exigences qui leurs avaient été imposées par Washington en 2007) !

La solution aurait été l’acception de l’élimination du stock d’uranium enrichi à 20%, mais le régime ne l’a pas fait car ce stock est un outil de pression et de marchandage. Par ce refus, Rohani a confirmé l’impossibilité d’un vrai apaisement tant que lui et ses complices n’obtiendraient des garanties de sécurité de la part de Washington.


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La semaine dernière, les Américains a d’abord frappé le régime par une attaque du type Jundallah contre les gardes frontière de la région de Baloutchistan, le jour même de l’anniversaire du plus grand attentat de Jundallah contre le régime. Puis, ils ont envoyé de nombreux émissaires en Iran à la rencontre de tous les clans existants avec des offres de coopérations diplomatiques, économiques, financières...

Mais personne n’a flanché car il n’y avait aucune offre claire de garanties de sécurité au cas où le peuple bougerait pour en finir avec le régime. Les mollahs ont même cherché l’appui de Moscou et Londres, mais ils n’ont rien obtenu. Washington s’est aussi alors à nouveau montré moins complaisant en laissant publier le rapport onusien sur les violations des droits de l’homme par les mollahs. La panique a refait surface chez les nantis (haïs par le peuple). Pour les rassurer, le régime a tenté de relancer le Mouvement Vert qui a sa machine à les recycler en gentils patriotes. Mais la mayonnaise n’a pas pris avec le ramdam sur le faux opposant Majid Tavakkoli.

En fin de la semaine, le boycott à 100% de la fête de Ghadir, qui célèbre la naissance du chiisme, a rappelé le déclin de l’Islam et de fait, l’impopularité et l’isolement du régime islamique ! Le régime acculé n’avait d’autres choix que la fuite en avant !

Washington s’est alors montré plus menaçant en diffusant indirectement un rapport affirmant que le régime allait d’ici 1 mois disposer d’assez de matière enrichi pour fabriquer une bombe... La menace était trop molle, le régime n’a pas bougé.


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Cette semaine, Washington a haussé le ton par une frappe très meurtrière contre les gardes frontières de la région de Baloutchistan avant l’arrivée de son émissaire en Iran et des négociations prévues avec l’AIEA à Vienne. Le régime n’a pas bougé ou dénoncé la frappe comme un coup de Washington. Les nantis ont fortement paniqué... Londres a accentué la panique en révélant que les exportations pétrolières du régime étaient en chute libre ! La règle de chacun pour soi a repris le dessus à tous les niveaux du pouvoir. Le gouvernement a alors insisté sur les annonces de pendaison pour intimider le peuple et compenser son manque de troupes fidèles... Washington n’a pas condamné et a même nié l’existence d’un embargo à 100% ! Voici le récit en images d’une semaine très agitée pour Washington, leurs pions séparatistes, mais aussi pour les mollahs et leurs complices... (tous des terroristes terrorisés) !



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La semaine dernière, Washington n’a pas manqué d’efforts et de cadeaux diplomatiques pour éloigner le régime de la politique de chantage. Les dirigeants du régimen’ont montré aucun intérêt pour ces cadeaux car la colère gronde, ils n’ont aucun avenir en Iran. Ils veulent uniquement des garanties pour pouvoir fuir le pays avant que ça ne se gâte... Washington a fait la sourde oreille car il a besoin d’eux pour le transfert des pouvoirs islamiques à ses pions.

Les mollahs dépités ont tenté de trouver un compromis en relançant le Mouvement Vert via le jeune faux opposant Majid Tavakkoli prétendument partisan de Bazargan, le chef des pions islamistes de Washington en 1979. Mais Washington n’a pas soutenu cette option qui paraissait fausse et par ailleurs risquée au vu de la possibilité que cette option dérive vers une contre-révolution laïque. En interne aussi personne n’avait suivi.

En fin de la semaine dernière, le régime, alors clairement dans une impasse, a été confronté à son impopularité par l’échec de l’organisation de la fête de Ghadir en raison de l’absence à ses côtés des Bassidjis, traditionnellement chargés de cette tâche. Tous les dirigeants se sont terrés de peur !

Le régime déprimé et échaudé par ses échecs avait alors essayé de relancer encore le Mouvement Vert via la défense écologique d’une importante rivière en péril ou encore via l’une des filles de Moussavi (pour rester dans une ligne purement islamique – rassurante pour les siens et Washington), mais sans parvenir à aucune mobilisation...

Lors de la semaine à venir, le régime (clairement isolé et sans option de sortie) devait reprendre les négociations techniques à Vienne. Il redoutait de ne pouvoir montrer aucun jeunes Bassidjis à ses côtés pour la Journée du Jeune Bassidji (qui a lieu à l’anniversaire de la mort au front d’un jeune militant islamique engagé volontaire de 13 ans, Mohammad Hossein Fahmideh). Il n’avait qu’une option : se lancer à fond le refus de tous compromis pour un mega chantage à la déstabilisation régionale !

Washington devait évidement empêcher toute escalade pour ne pas être obligé à sanctionner davantage ce régime islamique qu’il veut reprendre en mains.

Vendredi 25 Octobre 2013 (03 Âbân 1392), Washington a tenté tenté d’intimider le régime avec un rapport de David Albright, principale source indirecte d’accusations nucléaires contre le régime, stipulant que le régime allait « disposer d’ici 1 mois d’assez d’uranium enrichi pour la fabrication d’une bombe ».

Le régime n’a pas reculé car le rapport devait être cité par une source officielle pour devenir préoccupant. Les médis occidentaux n’ont également pas répercuté avec vigueur cette annonce qui allait accélérer le jeu d’une manière très inattendue. Il n’allait pas suivrent.

Washington a alors lui-même neutralisé le rapport d’ISIS par un autre produit par le think tank Ploughshares Fund en affirmant que le programme nucléaire iranien avançait bien, mais avait des défauts irrésolus qui retardent l’accès à la fabrication de bombes nucléaires !

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Washington a ainsi relativisé la « menace nucléaire » du régime d’une manière floue donc assez souple pour de future piques d’accusation. Il est revenu à sa méthode d’intimidation de la semaine dernière en lançant via ses séparatistes islamistes de Jundallah une autre attaque contre les gardes-frontière iraniens de la région de Saravan au Baloutchistan (des appelés sous en encadrement d’officiers de Pasdaran) en faisant cette fois un véritable razzia avec 5 blessés, 17 morts (principalement des appelés) et surtout 4 otages parmi les officiers d’encadrement afin que le régime ne puisse pas à nouveau attribuer l’attaque à des bandits locaux.

La réussite de l’attaque signifiait que le régime manquait de troupes et n’avait pas les moyens de se défendre. Il pouvait s’attendre à une nouvelle panique chez ses nantis ripoux et peut-être parmi les officiers encore fidèles qui se trouvent exposés à une fin peu enviables.

Le régime n’a pas annoncé l’attaque dans ses médias. Les dirigeants politiques et religieux ont fait le dos rond. Les Chefs Pasdaran comme Jaafari, Soleymani, Naghdi & Fazli (Commandants du Bassidj) ou encore Ahmadi-Moghamdam (chef de la police) qui sont si prompts à invectiver ou menacer Washington sont également restés silencieux. Ils avaient peur des critiques de leurs officiers. Le silence des uns et des autres révéla un vrai malaise au sommet du régime.

Dans la foulée, Washington a annoncé l’arrivée à Téhéran de l’Algérien Lakhzar Krahimi qui représente ses positions sur la Syrie. On avait allait le schéma pragmatique basique de Washington : une frappe + une médiation. La balle était dans le camp du régime.

Samedi 26 Octobre 2013 (04 Âbân 1392), la journée qui s’annonçait très difficile car il y avait un risque de crise en raison de la dissimulation maladroite de l’attaque de Saravan, puis le risque d’une plus grande crise en cas du refus de dialogue avec Washington et aussi, le risque d’une plus forte panique à l’annonce d’un deal rapide ne laissant aux nantis aucun délai de fuir avant un changement de régime... Il n’y avait aucune configuration positive. Mais les problèmes ont commencé bien avant l’ouverture du Bazar ou l’arrivée de l’émissaire de Washington.

Les Pasdaran rebelles qui punissent régulièrement le régime par da destruction de cibles stratégiques telles des entrepôts vitaux ou des équipements énergétiques ont choisi ce moment de flottement du régime pour incendier à 5h du matin les entrepôts des silos de Mashad afin de déstabiliser davantage les troupes encore fidèles au régime et aussi booster les Iraniens qui depuis l’échec de leur soulèvement de l’été 2009 ont perdu l’espoir. La fumée a envahi la ville. Le régime a déployé 12 compagnies de pompiers et finalement, il leur a fallu 6h d’efforts pour éteindre le feu.

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A 8h30 du matin, les médias du régime ont fait état d’e la hausse du prix local de l’Or : les amis nantis du régime étaient donc au courant de la gravité de la situation : l’attaque à Saravan (la vulnérabilité de « leur » régime), l’arrivée d’un émissaire de Washington et l’effort des Pasdaran Rebelles pour amener le peuple déprimé de l’Iran à bouger... De fait, de sa crise interne, les dirigeants n’avaient alors d’autres issues qu’un méga-chantage afin d’obtenir rapidement des garanties pour fuir le pays devenu instable.

Brahimi est arrivé en Iran au même moment officiellement pour parler de la Syrie alors que l’ingérence américaine dans ce pays n’aboutit à rien et qu’il n’y aucune conférence internationale prévue à ce sujet et l’on parle couramment d’un blocage du processus de changement en Syrie. Si le sujet était la Syrie, normalement Brahimi devait rencontrer le responsable du Conseil Iranien de sécurité qui chargé des relations stratégiques avec la Syrie, mais Brahimi l’a ignoré et il est allé à la rencontre du le ministre des affaires étrangères Zarif qui est chargé des négociations sur le nucléaire. La rencontre n’a visiblement rien donné car à la conférence de presse commune, les deux hommes ont hypocritement parlé du blocage du processus des négociations sur la Syrie ! Washington cherchait visiblement à éviter l’escalade souhaitée par Téhéran...

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Les Britanniques qui (à présent) sont dans une stratégie anti-islamique, devait booster la crise interne. Reuters a affirmé que les exportations pétrolières du régime avaient chuté au cours de ce mois d’octobre car les importateurs avaient trouvé d’autres fournisseurs plus stables et plus fiables tels que l’Irak ou l’Arabie Saoudite et que de fait, le régime était dans un processus durable de déclin de ses ressources en dollar autrement dit dans la phase terminale de sa faillite générale !

Le régime devait affirmer son autorité pour rassurer ses compagnons que la violence ne monterait pas jusqu’à Téhéran et ainsi éviter une escalade de la panique interne, débouchant sur un retrait fatal des capitaux par ses nantis voire leur fuite avec leur capitaux malgré les restrictions existantes. Mais, il n’a pas de troupes à déployer dans les villes comme pour l’opération Vigipirate. Les Pasdaran qui se retrouvaient humiliés ont tenté de rassurer les compagnons du régime par la parole en annonçant d’abord une victoire à Bâneh face à une "attaque de contre-révolutionnaires kurdes" (en fait, des séparatistes islamistes de Pjak liés à Washington), avant de reconnaître la frappe de Saravan, mais diminuant le nombre des morts, en niant les prises d’otages enfin en attribuant à des trafiquants de drogue et se créditant d’en avoir éliminé 4 !

Ce choix n’a pas été bien malin car on a appris que Washington avaient lancé simultanément des opérations paramilitaires au Baloutchistan au Kurdistan, autrement dit au sud-est et au nord-ouest du pays. La négation du caractère politique de l’attaque de Saravan a énervé Washington. Un groupe nommé Jeysh al Adl (Guerre de Justice), fondé par des survivants de Jundallah, a revendiqué l’attaque en affirmant qu’il allait encore frappé le régime. Le régime a dissimulé l’annonce pour s’occuper de la gestion de la crise existante qui pouvait s’aggraver et déboucher vers une fuite fatale des capitaux suite à cette nouvelle attaque.

La première mesure du régime a été de pendre 16 membres de Jundallah, mais sans médiatiser la mesure, donc en punissant discrètement les auteurs de la frappe pour qu’ils ne mettent pas à exécution leur menace.

En 2nd lieu, le régime a mis en garde les milieux d’affaires contre le risque de perdre leur capitaux en cas d’achats fonciers à Dubaï en raison d’existence d’escrocs visant en priorité les capitaux iraniens. Il a invité les gens désireux d’investir au Emirats à contacter son consulat espérant désorganiser la fuite des capitaux vers les Emirats en particulier Dubaï où il y a une importante communauté iranienne fortement anti-cléricale et prête aider la banqueroute du régime.

En 3e et dernier lieu, le régime a tenté de relancer son joker, le Mouvement Vert en admettant officiellement l’agression contre Narguess (Narcisse), la fille de Moussavi, utilisée après l’échec de la tentative de relance via le faux opposant Tavakkoli. Cette dernière a aussi annoncé vouloir porter plainte devant le parlement (?) pour l’agression subie !

Mais il n’y eut aucun reportage sur la dite agression et sur Narguess Moussavi car il y avait un problème d’image ! Narguess Moussavi avait déjà été au coeur d’une agitation du même genre en 2011 en évoquant une agression qui l’avait alitée car elle souffrait d’insuffisance cardiaque depuis sa naissance ! Les Pasdaran estimant que l’agitation de ce joker était risqué avaient alors publié des photos la montrant dans des sorties plutôt libérées pour un pays islamiques pour montrer qu’elle n’était pas mourante comme elle l’avait dit et par ailleurs pas très conforme à l’image du régime et l’affirmation très intégriste de ses parents. La famille avait alors cessé d’utiliser Narguess comme support politique et avait tenté de lui éviter d’éventuelles poursuites pour son comportement en affirmant que la fille que l’on voyait n’était pas Narguess et avait fournit une autre image d’une fille à la peau mate et d’environ 18 ans comme étant Narguess Mousssavi (à droite).

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Cela n’avait aucun sens car cette nouvelle fille n’avait pas le bon âge ne ressemblait pas à sa maman Zahra Rahnavard ! Mais les Pasdaran avaient lâché la pression puisque Moussavi avait renoncé à embrigader sa fille dans les projets de relance du seul joker du régime. De fait de la modification du portrait de la fille de Moussavi par sa famille, cette fois, le régime devait montrer la fille qui ne ressemble pas à sa famille pour la promotion du seul Joker du régime, ce qui pouvait tout remettre en cause et a conduit à un ramdam sans image sur la fille de Moussavi pour la promotion du Mouvement Vert !

Le choix même de la fille de Moussavi (après l’échec du faux opposant Tavakkoli) avait donc été donc une erreur grave de gestion de la crise de la part du régime, dénotant un manque total d’organisation et une certaine panique au sommet ! Le régime n’avait pas la capacité de relancer son joker, il devait d’urgence revoir sa copie.

Ali Larijani, le patron du Parlement et rival de Rohani, (contacté en premier la semaine par les Américains, mais ignoré cette fois) a remis en cause via le Parlement « l’installation indésirable et bizarre à Téhéran de Panneaux publicitaires remettant en cause l’honnêteté de Washington dans les négociations », se plaçant dans le rôle du partisan d’un deal avec Washington... Ali Larijani était pressé de prendre la direction du régime dans une posture « pro-américaine » car les affiches en question commandées par la mairie de Téhéran avec l’accord de Rohani et du clergé pour l’anniversaire de la prise en otage de l’ambassade américaine n’étaient même pas installées et l’on n’a eu des images (HD) d’elles non pas sur les murs mais en état de projet sur des sites d’info.

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Rafsandjani a eu peur que Washington accepte de s’arranger avec son ennemi Larijani. Il a tenté de saboter l’apaisement esquissé en envoyant son pion Ala-Eddin Boroudjerdi, chef du commission diplomatique du Parlement, à la réunion mensuel de la Société des Ingénieurs Musulmans proche de Larijani pour y affirmer que les 2 seules lignes rouges du régime étaient l’enrichissement à 20% à Fordo et le slogan de Mort à l’Amérique !

Les Pasdaran ont reconnu la responsabilité de Washington via l’un de leurs médias, se plaçant dans ce camp de refus de dialogue.

Le régime était balloté entre trois de ses clans. Rohani était pratiquement hors jeu ! Il devait affirmé sa maitrise : il a choisi d’affirmer son autorité policière en révélant par l’intermédiaire des faux opposants de HRA la pendaison des 16 membres du Jundallah, mais aussi la pendaison de 2 activistes kurdes de Pjak et plusieurs cas de torture pour insinuer le bénéfice d’un soutien des derniers officiers de Pasdaran fidèles.

Le régime était clairement en convulsion après les frappes américaines, l’attentat des Pasdaran rebelles, la révélation pde la chute de ses exportations pétrolières et la panique des nantis. Washington a augmenté la pression par une nouvelle attaque sanglante au Baloutchistan que le régime a encore gardé secret.

Dimanche 27 Octobre 2013 (05 Âbân 1392), le régime devait organiser l’enterrement des gardes-frontière originaires de Baloutchistan dans la principale ville de cette région, Zahedan. On a vu une foule d’environ 150 individus dont très peu de militaires. Ce nombre très bas de participants confirmait le manque de partisans et surtout de troupes fidèles au régime dans cette région délaissée par les mollahs. Les Chefs Pasdaran qui avaient reconnu l’attaque comme un acte terroriste n’avaient fait le déplacement par peur pour leur sécurité et par peur d’être critiqués ou attaqués par les officiers de terrain qui venaient de payer le prix à leur place.

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Washington voulait faire peur au régime, mais il avait certainement brisé le lien sacré de solidarité indispensable pour la cohésion entre les Chefs Pasdaran et les hauts-gradés de terrain qui restent fidèles au régime pour x raisons, mais sont bien plus exposés que les chefs.

Nous en avons conclu que l’on devait normalement assister à de nouvelles ruptures au sein des haut-gradés Pasdaran avec pour effets une plus grande vulnérabilité du régime face au peuple, plus de nervosité parmi les dirigeants et les nantis ripoux qui redoutent la colère du peuple.

Le même jour, près de 200 ouvriers de l’aciérie Zagros du Kurdistan qui avaient fait grève pour réclamer plusieurs mois de salaires en retard, mais avaient été tout simplement licenciés sans solde sont arrivés à Téhéran pour un sitting devant le Parlement afin de réclamer leur dus. Les gardes du Parlement ne sont pas intervenus (sans doute en solidarité avec les gardes-frontières morts pour le régime sans aucune reconnaissance de sa part). La panique s’est installée au sommet du pouvoir !

Ali Larijani a demandé le retrait des panneaux anti-américains qui n’étaient même pas installés. Le maire de Téhéran a lâché prise car personne au sein du clergé ou du gouvernement ne parlait en faveur de ses affiches conçus pour la méga escalade souhaitée dans l’intérêt du régime. Par ailleurs, Mottahari, un des beau-frère de Larijani a pris la défense de Narguess Moussavi, un prétexte pour enchainer sur la nécessité de libérer Moussavi et Karroubi avec l’intention de récupérer ses modules de recyclage dans le camp Larijani.

Rohani était alors attendu au Parlement chez son rival Larijani pour le vote de confiance à un nouveau choix pour le ministère des sciences après le rejet de sa première proposition. Il devait s’attendre à un nouveau rejet de la part de Larijani qui n’était plus dans le rôle d’allié, mais d’ennemi décidé à la déstabiliser. Rohani est arrivé avec un large sourire pour simuler la confiance, mais il a eu droit à une tempête car son choix a été refusé pour avoir été un corrompu et un tortionnaire ! Le régime était mal en point car un clan révélait des dossiers terribles dans son propre intérêt dans songer un instant à l’intérêt en commun de tous les clans d’afficher l’unité pour rester au pouvoir. Le rejet a été si violent que la télévision d’Etat a renoncé la retransmission en direct. En revanche, l’agence Fars des Pasdaran, gérée par des officiers encore fidèles, mais désormais en rogne, a exposé le vide intérieur du Parlement (la rupture de la plupart des députés) grâce à des vues spectaculaires infalsifiables.

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Le régime était en guerre interne. Brahimi n’a pas demandé un rendez-vous ) Larijani, mais s’est rendu chez Rohani (qui était mal en point) pour sonder sa disponibilité un deal (la capitulation face à Washington), mais il n’a rien obtenu car il n ’y a eu aucune conférence de presse en commun. On a compris que Washington s’était montré très exigeant au moment des prémices de la dislocation du régime.

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Washington a également compris qu’en mettant le régime presque au pied du mur, il n’obtient rien d’autre qu’une envie de fuite vers l’avant de la part de ses dirigeants acculés. Brahimi a rencontré par pure formalité le chef du Conseil Iranien de Sécurité, le ex-commandant Shamkhani du clan Rafsandjani, avant de quitter le pays.

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Rohani était en difficulté face à Larijani et aussi en raison de la crise interne et du refus de coopération des officiers de base après l’attaque de Saravan...

Les faux dissidents de HRA ont alors diffusé depuis leur site en Iran des récits des malheurs en prison des faux opposants Verts et des membres des membres du Jundallah et de Pejak, puis on a eu droit à une déclaration en leur faveur de la part du premier faux opposant du régime, le milicien Tabarzadi, chef du parti « Front démocratique » qui s’est toujours dit pro-Mossadegh pour obtenir le soutien de Washington (mais sans jamais y parvenir).

Rohani en difficulté face à Larijani et en échec face à Washington esquissait donc une possible révolution verte en interne avec une tendance soi-disant pro-américaine pour sauver sa peau et celle du régime. Washington n’a pas été réceptif à cette option susceptible de donner une nouvelle légitimité au régime. Rohani s’est retrouvé sans aucune solution ou proposition : sa situation politique ne pouvait que péricliter entraînant un grave désordre fatal pour le régime tout entier.

Washington, qui rappelons ne veut pas renverser ce régime, mais seulement le contrôler, devait calmer les divisions internes. Il a décidé d’augmenter légèrement la pression afin qu’un surplus de danger unifie les clans rivaux. Kerry a affirmé que l’Arabie Saoudite avait demandé plus de sanctions contre les mollahs et Netanyahou a affirmé que le régime des mollahs avait fabriqué de super-centrifugeuses capables de permettre au régime de produire en quelques mois autant d’uranium enrichie que nécessaires pour la fabrication de 200 bombes nucléaires !

Or, le régime des mollahs n’a aucune capacité technologique car d’après ses propres chiffres, depuis des années, il est confronté à la fuite de près de 5000 étudiants surdoués vers l’étranger au point qu’il doit faire appel à des pays étrangers pour tous ses équipements. Sa situation technologique est tellement catastrophique qu’il ne peut pas fabriquer des simples matériaux de forage ou encore démarrer en dehors des Russes la centrale de Bouchehr achevée à 100%. Par ailleurs, il n’a même pas les bombardiers nécessaires pour une attaque nucléaire ou le support satellitaire pour une largage par des missiles de type Cruise. Enfin il n’a aucune DCA moderne pour se protéger contre la riposte alors légitime des pays agressés. Les arguments de Netanyahoo étaient si grotesques que nul Etat ne les a relevé set de fait, Washington n’a pu surfer sur cette vague pour parvenir à effrayer le régime au point de geler ses querelles internes. La journée a continué par des pics lancés entres clans.

Lundi 28 Octobre 2013 (06 Âbân 1392), les Chefs Pasdaran affaiblis par les attaques de deux jours précédents et paniqués par les convulsions internes du régime ont tenté de rétablir la confiance interne par un autre enterrement pour 4 martyrs de Saravan à Mashad. La mobilisation interne à cette milice a encore été très faible et encore une fois, les commandants de cette milice n’ont pas osé se rendre sur les lieux. De fait, leur initiative a mis en évidence le manque de troupes du régime et la fêlure entre les derniers officiers fidèles et le commandement.

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Les ouvriers de l’aciérie Zagros protégés par la passivité des gardes à leur égard ont annoncé la poursuite de leur sitting pour amener le régime à leur donner les salaires en retard. C’est une décision pesante pour le régime car il doit refuser de payer pour brider la consommation afin de préserver ses stocks vitaux qui se vident en raison de l’assèchement de ses revenues en devises. Il devait tenir tête aux ouvriers de Zagros pour que des dizaines de milliers d’autres ouvriers et surtout des centaines de milliers de retraités dans le même cas ne déboulent pas dans les rues !

N’ayant pas les troupes nécessaires pour empêcher un tel mouvement de foule, le régime devait annoncer des mesures rassurantes. La Banque Centrale Iranienne (BCI) a annoncé que les prix s’était stabilisé au cours des 30 derniers alors que les produits alimentaires de base tel que l’oeuf et le beurre ont augmenté de 55 et 85% dans le délai indiqué !

Les Chefs Pasdaran exclus du pouvoir et désireux d’y entrer ont tenté de déstabiliser le gouvernement en contredisant la BCI et en affirmant le Gouvernement allait certainement exclure tous les propriétaires seront exclus des Allocations d’aides à la consommation.

Les hommes d’affaires issus du régime et mécontents du résultat de Rohani l’ont pressé d’augmenter la production du pétrole notamment dans les couches supérieures du champ gazier de pars Sud. Le régime qui n’a pas les moyens technologiques d’extraire ce pétrole a annoncé que les couches pétrolières de Pars Sud étaient sorties de ses priorités et a jeté la faute sur l’exploitation abusive des Qataris avec l’aide de la France (une fausse excuse bien sûr, mais bien mérités pour les Français qui ne cessent de lécher le postérieur des mollahs sous l’ordre de Washington).

Ce lundi était également la journée nationale des agriculteurs. Rohani devait rencontrer les délégués agricoles de la Maison de l’Agriculture. Pressés par des questions et des demandes d’aides à ce secteur, il a perdu les pédales en annonçant qu’« à son arrivée ua pouvoir il avait trouvé des chiffres effroyablement inexacts et qu’il n’arrivait pas à gérer tous les problèmes ! » Grosse gaffe, car cela voulait que le pays était ruiné et il ne pouvait rien pour personnes ! Rohani a d’ailleurs disparu dans son bureau après cette gaffe sur les finances du régime !

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Cette énorme gaffe financière, que nul membre de gouvernement ne pouvait dissimuler par des interprétations fumeuses, a entraîné un plus grand désordre interne que les attaques au Baloutchistan et l’échec de la relance du Mouvement Vert, le seul joker des dirigeants. Les petits responsables ont commencé à s’accrocher à toutes les branches possibles !

Hadi, le frère du Guide (clan Rafsandjani) est allé à la rencontre de ses nièces, les filles de Moussavi pour relancer le joker VERT via les sœurs de Narguess ! Certains médias ont suivi. Le régime en manque de catalyseur revenait à une solution grillée. Zarif ami et complice de Rohani a alors déploré l’agression contre les filles de Moussavi pour pouvoir si nécessaire intégrer ce projet car malgré ses défauts il était le seul disponible !

Massoumeh Ebtekar, ex-porte-parole des preneurs d’otages américains en 1980, longtemp membre du clan Rafsandjani et à présent ministre de l’écologie dans le Gouvernement Rohani s’est rendu à Ahwaz pour intégrer le projet de mobilisation populaire via la défense de la rivière Karoun. Elle espérait y retrouver les faux opposants locaux, mais n’a pu s’attarder sur les bords de la rivière car il n’y avait là moins d’une dizaines d’individus (les photos de la mobilisation pour Karoun ayant été fabriqués par le régime).

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Ali Larijani a pour sa part était plus malin en affirmant via son 1er lieutenant, Bahonar, que « les caisses de l’Etat étaient pleines (de dollars) mais que le Parlement ne donnait les crédits en rials au Gouvernement (Rohani) car il ne montrait aucun projet constructif ». La gaffe était niée et Rohani était qualifié d’incompétent.

Pour l’écraser davantage alors qu’il se morfondait et lui ôter le droit et la possibilité de négocier avec les Américains, via Bahonar, Ali Larijani a également affirmé que le régime n’avait aucun accord sur le nucléaire avec les 5+1 ! C’est-à-dire aucun accord sur rien ! On avait là un véritable coup d’Etat de palais !

Le clergé (qui a établi le nouvel ordre interne en éliminant Rafsandjani) n’a pas aimé ce coup de force d’Ali Larijani. Car le clergé se souvient qu’il avait tenté de le dominer en 2008 avec les dossiers de corruption de ses membres politisés puis plus récemment avec la remise en cause sa mainmise sur 25% des revenus du pays via la remise en cause du principe de la donation pieuse de Waghf. Pour stopper Larijani, le clergé a choisi de soutenir Rohani bien qu’il ne soit pas un employé bien docile. C’est pourquoi Kazem Sadighi, le principal meneur de la Prière de Vendredi à Téhéran, le porte-parole de facto du clergé, a apporté son soutien à Rohani en affirmant que récemment « le Guide spirituel du régime, Ali Khamenei, lui avait publiquement affirmé son soutien à Rohani et lui donnant les pleins pouvoirs dans les négociations et que de fait, il était le seul à pouvoir s’exprimer sur le sujet ! »

Rohani sauvé par ce soutien a misé sur la répression interne, en fermant le quotidien déviationniste Bahar, pour affirmer son autorité. Il a aussi misé sur l’intimidation en diffusant via les faux dissidents de HRA l’annonce de la pendaison d’un important membre de Jundallah pour insinuer qu’il bénéficiait du soutien des derniers Pasdaran encore fidèles au système.

La Maison-Blanche a affirmé qu’Obama et Netanyahoo s’étaient entretenus pendant longtemps au téléphone sur l’Iran, mais sele n’aa pas parlé d’un accord sur les nouvelles sanctions exigées par le PM israélien. Washington rappelait ainsi aux mollahs et à leur champion retrouvé Rohani que leur priorité devait être un deal et qu’il restait ouvert à toute proposition de leur part en ce sens (notamment dans les négociations techniques sur le programme iranien prévues dans 72 heures à Vienne avec l’AIEA).

L’équipe désormais plénipotentiaire de Rohani n’a rien dit. Il est ainsi resté de facto dans son choix d’une discussion déconnectée des demandes de l’AIEA pour jeudi, donc dans la lignée de sa politique de grand chantage pour marchander des garanties de sécurité en échange de sa capitulation (inévitable).

Dans la soirée, Ali Larijani est soudain parti en Chine pour obtenir le soutien financier et politique des Chinois afin de pouvoir se poser en alternative à l’issue d’une victoire stratégique vitale pour le régime en ces temps de pénuries de soutien du côté russe ou britannique.

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Mardi 29 Octobre 2013 (07 Âbân 1392), il n’y a eu aucune image de l’arrivée de Larijani en Chine, ni aucune déclaration de sa part de de la part de la Chine ! Il avait visiblement échoué, même à rencontrer quelqu’un ! La Chine était alors de facto rangée parmi les pays qui doivent anéantir le régime car il est trop affaibli et susceptible de capituler face à Washington ! Elle risquait aussi de réduire encore ses importations pétrolières d’Iran sans que les Etats-Unis le lui demandent ! Les médias ont vivement critiqué la Chine d’avoir bloqué ses revenues en euros et empêchant toute possibilité de progrès en Iran !

Au même moment, les ouvriers licenciés de Zagros ont annoncé la poursuite de leur sitting revendicatif (que le régime ne pouvait terminer de force faute de miliciens coopératifs).

Les Anglais ont amplifié la panique existante en parlant d’une nouvelle chute de ses revenues car face à son refus annoncé de négocier sérieusement à Vienne, les Etats-Unis semblaient prêts enfin à voter et appliquer rapidement la sanction destinée à réduire au néant ses exportations pétrolières dans un délai de 12 mois ! Par ailleurs, l’ONG anglaise Amnesty International a vivement aussi condamné les pendaisons du régime pour forcer Washington à sanctionner le régime et aussi, pour priver le régime de cette arme d’intimidation contre le peuple !

Rohani était à nouveau pris à la gorge avec des pressions venues de toutes parts (les menaces de Washington, l’animosité stratégique de Londres, le désengagement tacite de Pékin, la panique des nantis du régime et la colère permanente quoique dormante du peuple).

Rohani a immédiatement autorisé une hausse de 15% pour les automobiles pour baisser d’autant la consommation de l’essence, un des produits vitaux du pays car il sert aussi à la production de l’électricité. Il a aussi misé sur l’intimidation en annonçant via les faux opposants internes 6 nouvelles pendaisons au Kurdistan. Pour empêcher la poursuite du sitting des métallos et le développement de ce gente de protestation, les médias officiels ont annoncé que l’air de Téhéran était devenu très très cancérigène ! Pour accélérer le chantage qui semble être sa dernière carte, il a aussi annoncé un 4 novembre très anti-américain pour la célébration de la prise en otage de l’ambassade américaine ! Mais tout cela n’a pas calmé les métallos ni rassuré les nantis paniqués car il n’y avait aucune troupes fidèles en vue !

Sahâm news, site d’info de Karroubi, a averti Rohani que le peuple était très en colère afin de l’inciter à reconsidérer son jugement sur l’inefficacité du Mouvement Vert ! Mais Rohani n’a pas utilisé la carte de cette fausse opposition impopulaire. Il a continué son œuvre de propagande en simulant l’existence d’une base fervente par l’annonce du rassemblement annuel et international à Tabriz de milliers d’intégristes de la confrérie des Vieux Esclaves de Hossein ! Les images ont contredit l’annonce car on n’a vu qu’une trentaine de miliciens dont l’âge ne permet de se revendiquer comme des vieux esclaves de Hossein. Le régime était vraiment bien esseulé !

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Le 29 octobre est aussi la journée de Cyrus le Grand. La date ne correspond à sa naissance, ni à la fondation de l’empire qui a unifié l’Iran ou ni encore à l’un de ses bienfait pour l’Iran, mais à son entrée triomphale à Babylone où il a libéré le peuple juif et établie une loi de tolérance pour toutes les religions. La date a été choisie par un agent notoire des opposants anti-Shah financés par Washington. Cette date est certes intéressante d’un point de vue global, mais il a sorti Cyrus d’une tradition reprise et amplifiée par les Pahlavi qui furent dans le culte absolu de Cyrus car Washington ne veut pas entendre de cette dynastie laïque et patriote que les Iraniens ne cessent de plébisciter sur FaceBook, la chaîne d’info étatique américaine, VOA, ou encore sur les télévisions d’opposition basées surtout aux Etats-Unis.

Cette fois, Washington a même supprimé le temps d’antenne pour des appels venus d’Iran ! Pour plaire aux mollahs qui parlent de Cyrus comme un mythe, il a inclus dans le panel des intervenants Zia Sadr-ol-Achrafi, un historien anti-Cyrus qui leur plait beaucoup. Enfin, les 20 premières minutes de l’mission ont été consacré à l’éloge des nouveaux dirigeants, leur souci de préservation du patrimoine culturel iranien (contrairement à Ahmadinejad) pour tenter un dégel diplomatique via Cyrus !

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Mais le fait est que la nouvelle équipe au pouvoir (celle de Rohani) n’a jamais parlé de Cyrus, alors qu’Ahmadinejad, le pion de Rafsandjani, l’avait fait quand ce dernier avait mis au point (avec les Britanniques alors encore alliés du régime) le scénario ingénieux de la déviation du régime agonisant. Rohani a cessé de flirter avec ce thème car on ne peut pas garder la ligne du chantage et épouser la ligne formidable et généreuse de Cyrus ! Assurément les politiciens américains méritent de s’unir aux mollahs, ils leur ressemblent trop par leur cynisme et leur pragmatisme commercial ! Mais franchement cette union nous paraît impossible car de nombreux pays puissants sont disposés à dégommer le régime qui fut leur allié, avant qu’il ne tombe dans les bras amoureux des Américains.

Mercredi 30 Octobre 2013 (08 Âbân 1392), on était le jour de l’anniversaire de la mort au front d’un très jeune militant islamique Mohammad Hossein Fahmideh, figure modèle du bassidji et le régime devait nous montrer de manoeuvres paramilitaires urbaines à l’’échelle nationale et un grand rassemblement de ces jeunes bassidjis chez le Guide et les grands serviteurs du régime, pour affirmer leur disposition à tout casser pour sa défense. Mais depuis des années, le régime ne les a plus à ses côtés.

Durant l’été 2009, ces jeunes issus des couches défavorisées et déçus par l’étalage des richesses de leurs dirigeants ont d’abord refusé de participer à la répression du soulèvement des gens pauvres comme eux-mêmes, puis ils ont refusé les offres d’augmentation de leurs salaires ou des participations à la vie économique à haut niveau pour resservir le régime. Leurs brigades d’intervention ont finalement été démantelées en décembre 2009.

Déjà en octobre 2009, les images de cette journée célébrant la mobilisation des jeunes en faveur du régime islamiste ont changé car on a plus vu les manoeuvres de ces jeunes dans les rues. Par ailleurs, il y avait seulement une dizaine d’enfants à la réunion avec le Guide et les grandes figures du régime et la salle avait été remplie à 99% par des agents en civils d’une quarantaine d’années alors plutôt nombreux au côté du régime.

En 2010, le régime a reconduit le modèle de communication pour l’année 2009, mais ce fut le dernier rassemblement (de vieux miliciens) chez le Guide. En 2011, on a assisté à un rassemblement confidentiel avec une cinquantaine d’enfants dont 25 adolescents assez chétifs – impropres au combat- donc probablement issus des familles du pouvoir, réunis dans un salle fermée sans aucun responsable de haut niveau. Enfin, l’année dernière en 2012, le régime a déployé encore des juenes du même type, mais principalement des fillettes, sur une base militaire.

Cette année, avec le mécontentement interne, il ne pouvait compter sur les enfants de ses compagnons. Le bilan a été plus mauvais que jamais car il y a eu un rassemblement avec 7 enfants, quelques mollahs et environ seulement 200 agents en civils dans une salle fermée sans la présence d’aucune personnalité.

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Cet échec ne pouvait pas calmer la panique interne. Les ouvriers licenciés en colère continuaient leur sitting grâce à passivité contestataires des derniers miliciens gradés du régime. L’équipe de Rohani réuni pour le conseil des ministres a décidé d’avancer le départ de ses négociateurs pour Vienne, tout en insistant sur l’important du slogan Mort à l’Amérique, avec l’idée évidente d’accélérer le grand chantage qui dans le contexte interne interne instable du régime était la seule carte possible.

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Le Gouvernement Rohani a aussi misé sur l’intimidation en annonçant, indirectement via le groupe HRA, 11 nouvelles pendaisons au Kurdistan, ainsi que une autre pendaison en attente dans la région, plus la pendaison à Téhéran d’une femme violée qui avait tué son agresseur. Le Gouvernement Rohani a également encore parlé de la pollution très mortelle à Téhéran.

Enfin d’une manière inattendue, il a fait aussi un geste dans le sens de Washington en chargeant Tabarzadi, son dernier faux opposant en lice, d’écrire une de ses habituelles dissertations poussives de 20 pages en éloge à Cyrus le grand, se laissant une marge en cas de l’échec de sa fuite en avant ! C’était un geste totalement désespéré de la part du régime. Le silence du clergé a confirmé un malaise profond.

Washington a compris que le régime tout entier était aux abois, ne croyant plus à ses solutions, prêts à plonger. Il a alors annoncé via la presse qu’il pourrait punir le régime en cas d’un comportement inadéquat à Vienne en adoptant le projet de loi tant promis de HR850 destiné à réduire de 50% les exportations pétrolières du régime dans un délai de 12 mois ! Vous avez bien lu : Washington a zappé avec un cynisme nobelisable le contenu tant annoncé de sa sanction phare d’embargo à 100%, accordant donc de facto un sursis au régime criminel des mollahs alors qu’il était sur le point d’exploser !

Google, notre nouveau Big Brother avec un visage smiley, a aussi affirmé que le régime était parvenu à hacker les comptes des utilisateurs iraniens pour déprimer le peuple. 

Enfin, Washington a demandé à son allié l’Afrique du Sud d’inviter Zarif le ministre des affaires étrangères pour pouvoir lui parler discrètement à l’écart et peut être parvenir à un deal déjà à Vienne ou du moins lors de la prochaine négociation diplomatique prévue pour la semaine suivante à Genève.

Mercredi après-midi, Zarif est arrivé à Johansburg en saluant l’envie de l’Afrique du Sud d’aider le régime ! Visiblement, il était dans une optique de saisir l’occasion non pour s’ouvrir mais pour provoquer un chantage à l’escalade pour marchander une sortie sécurisée avec Washington ! L’équipe des négociateurs nucléaires a aussi suivi sa ligne de discussion hors sujet avec l’AIEA dès son arrivée à Vienne, révélant une envie pressante d’Escalade et confirmant par la même occasion la gravité de la situation du régime.

Jeudi 31 Octobre 2013 (09 Âbân 1392), Washington a bloqué l’info sur le comportement inadéquat du régime pour ne même pas adopter sa loi HR850 déjà diluée ! Mais il ne pouvait tout de même pas réduire ses sanctions et du affirmer qu’il n’y avait de sa part aucune intention de baisser les sanctions existantes.

Il n’y avait aucun moyens pour le régime de renouveler ses stocks vitaux (de carburants, de vivres et de médicaments). Il a annoncé que les hôpitaux étaient au bord de la faillite pour ne plus fournir de médicaments afin de préserver les stocks très réduits dans ce domaine très sensible. Saïd Leylaz (un ancien barbouze -vice-ministre de l’Intérieur sous Khatami, chargé des basses œuvres de répressions- recyclé en économiste officiellement modéré) qui risque le lynchage si le régime changeait, a averti ses complices que la situation était gravissime en comparant l’économie iranienne à « une pierre lâché du haut d’un building qui ne peut freiner sa chute vers le bas ! » 

Le régime le savait déjà car dès l’annonce américain du maintient des sanctions actuelles, il a supposé une fuite massive et fatale de capitaux, c’est pourquoi il a suspendu d’une manière définitive le système électronique interbancaire de transfert fonds vers l’étanger (Shetab) qui était vu comme un problème depuis environ 1 an.

Par ailleurs, les faux dissidents de HRA, ont attribué à ce régime (qui n’a plus aucune capacité de répression) deux nouvelles pendaisons au Kurdistan et la mort sous torture d’un séparatiste de Khuozestan pour insinuer qu’il avait une belle capacité de répression afin d’intimider le peuple et le maintenir immobile.

Le régime a aussi annoncé un grand rassemblement réunissant des milliers de prédicateurs et de policiers pour insinuer qu’il avait encore une bonne base intégriste pour résister, mais les images montrent qu’il bluffait car il n’y avait là aucun policier, seulement 4 des 30 chefs locaux de la police, avec une mine très déprimée, en compagnie d’une cinquantaine de mollahs.

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Le même jour, le régime agonisant devait, conformément à son calendrier, rendre hommages aux retraités du pays. Mais étant donné qu’il ne les payent plus. Il a zappé le sujet. Vu l’échec de son rassemblement des prédicateurs et des policiers, le régime sous pression et affaibli ne pouvait continuer la propagande intimidante. Il devait accélérer son plan de chantage : il a manqué de courage dans ce domaine car il n’a rien dit de fâcheux contre Washington et a seulement osé installer les affiches anti-américaine à Mashad (bien loin de Téhéran) !

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En fin de l’après-midi, le régime est revenu par dépit vers sa fausse opposition ! Mais cette fois, il a oublié Tabarzadi qui n’avait pas su réanimer le feu. Cette fois, le site du Mouvement Vert a annoncé un rassemblement prévu avec ses membres comme la féministe islamiste Sotoudeh en ce jeudi 31 octobre 2013 en mémoire de l’opposant mort sous torture, Sattar Beheshti (un personnage islamiste hostile totalement fictif inventé pour réanimer le Mouvement Vert en 2012) ! Le problème est selon les déclarations précédentes du Mouvement Vert, ce Beheshti, dont il n’existe aucune trace tangible ailleurs, était arrêté et battu le 30 octobre 2012, puis le lendemain, c’est-à-dire le 31 octobre, il avait écrit une lettre ouverte sur son blog (depuis sa prison) dénonçant son arrestation musclée et finalement les autorités avaient remis son corps à sa famille le 6 novembre 2012, ce qui situe la date de la mort le 5 ou le 6 novembre. C’est pourquoi, cette semaine, il n’y avait eu aucun ramdam à son sujet. Mais le régime et sa fausse opposition venaient de subir des revers terribles, redoutaient le développement de la contestation interne : ils ont donc changé le récit initial de la mort de cet opposant factice car il leur fallait mettre leurs pions dans le jeu pour contrôler la contestation ambiante et éviter qu’elle ne s’oriente vers une contre-révolution laïque.

Mais finalement, le régime a jugé Sotoudeh incapable de mener le Show, elle a été remplacée par un tribun professionnel du régime nommé Nourizad qui avec son autorisation avait récemment tenu des discours déviants pour rassurer les derniers serviteurs du régime politiquement épuisée qu’il avait encore des des solutions de rechange pour les tirer d’affaire. Sur le tombeau supposé du faux opposant factice Sattar Beheshti, Nourizad s’est déchaîné dans un discours mixte mi-révolutionnaire, mi contre-révolutionnaire devant une mini foule d’une trentaine de personnes (officiellement partisans du Mouvement Vert). Nous avons réalisé un montage des plans pour confirmer ce nombre.

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Les gens présents nous ont aussi parus très statiques, sans vraiment aucune émotion à l’écoute du discours très théâtral de Nourizad, il nous est paru qu’il s’agissait de figurants qui devaient constituer un noyau de base pour une foule plus grande, pour provoquer un attroupement plus large.

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Mais malgré les talents de tribun de Nourizad, les passants ne sont pas joints à ce groupe suspect. Le régime a dû ajouter des bruits de foule pour simuler l’attroupement et finalement, dans les récits écrits, le Mouvement Vert a oublié la prestation pathétique de Nourizad et a mis l’accent sur la présence de la milicienne Sotoudeh, qui ne peut aligner 4 phrases intéressantes et mais sans trop dimages sur sa présence car il n’y avait aucun fan ou foule pour l’applaudir comme le prétend le régime ou ses amis en France ou ailleurs en Occident. Le régime était encore dans une (nouvelle) impasse !

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Vendredi 1er Novembre 2013 (10 Âbân 1392), les dirigeants acculés et esseulés devaient oublier cette fausse opposition sur-médiatisée qui ne semblait franchement pas très opérationnelle et efficace. Ils ont décidé donc de mettre les bouchée double pour un chantage à l’escalade afin de marchander une sortie sécurisée avec Washington ! C’est pourquoi Roahni a affirmé, via Araghtchi (son principal lnégociateur nucléaire), qu’il n’y avait « aucun accord avec les 5+1 sur aucun des sujets » ! Le clergé a aussi mis les bouchées doubles pour le grand chantage à l’escalade en affirmant via la prêche de vendredi que « puisque Washington négocier avec des sanction, le régime allait négocier avec des slogans de Mort à l’Amérique ! »

Par ailleurs, pour calmer la contestation qu’il ne saurait contrôler ou dévier, le régime a encore misé sur l’intimidation en annonçant cette fois 4 pendaisons dans la région verdoyante de Guilan avant 3 exécutions à Lâkân et une à Rasht en les reliant à aux Kurdes séparatistes de Pjak qui sont à des centaines de km ! Ces pendaisons illogiques laissaient plutôt supposer que la contestation avait gangé la région de Guilan.

Enfin, déçu par ses opposants politiquement rejetés par le peuple, le régime a tenté, comme la semaine dernière, de mobiliser les habitants hostiles de Khouzestan derrière la fausse opposition avec le combat falsifié pour la sauvetage de la rivière Karoun. Le régime a annoncé une grande foule. Le site Mehr, proche de Larijani, a cependant diffusé des images d’une grande foule, mais on n’y voyait pas de pancartes revendicatives. L’agence Fars, a montré les "manifestants équipés de pancartes" révélant qu’il y avait là seulement une vingtaine de personnes (sans émotion) donc visiblement encore des figurants.

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Le régime était enfin divisé dans sa communication, la désinformation qui est l’une de ses dernières armes était en péril !

Washington a rappelé aux mollahs leur faiblesse par une nouvelle attaque sanglante au Kurdistan provoquant la mort de 5 garde-frontières de cette région. Il a aussi diffusé la photo de l’un des otages de Jeysh al Adl pour augmenter la panique interne et obtenir la capitulation des dirigeants (car il ne peut leur accorder les garanties qu’ils demandent).

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Les dirigeants du régime ont encore sombré dans le silence. Mais ils n’ont pas reculé car il n’y a aucun avenir pour eux en cas de perte du pouvoir. Ils ont repris leur fuite en avant en annonçant la mobilisation de dizaines de milliers de jeunes bassidjis pour l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine. Mais en regardant les images de la principale agence de presse du régime, IRNA, nous avons vu des photomontages avec des arrières plans flous et dans la partie nette, des collages improbables pour dissimuler une mobilisation très basse parmi les 200 derniers vieux miliciens en civil que l’on avait vu deux jours aux côtés du régime. Voici quelques aperçus de cette mobilisation négligeable pour contredire la désinformation de l’AFP qui croit servir la France en reprenant les contrevérités des mollahs.

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Ligne bleue de démarcation entre les zones nette et floue !


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2 arrières plans flous (sur une seule photo) !


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Conclusion(s) | Cette semaine, Washington voulait intimider un peu le régime pour l’amener capituler. Le régime a nié l’attaque provoquant la colère de ses derniers gradés fidèles, leur refus de le servir contre des manifestants, entrainant une vulnérabilité extrême pour le régime. La panique a gagné tous les niveaux du pouvoir obligeant le régime à miser sur l’intimidation et la propagande pour contenir la rupture de ses complices paniqués ! Cette semaine nous a réellement convaincu que le régime était fichu.

Washington qui veut préserver le système islamique pour s’installer grâce à lui en Asie Centrale a pris des mesures d’apaisement, mais il ne peut sauver le système islamique car il le veut sans ses dirigeants et par ailleurs il n’est pas seul dans le jeu, l’Angleterre, la Russie, et à présent la Chine sont décidés à empêcher Washington à parvenir à ses fins. Même si ces pays n’agissent pas dans l’intérêt du peuple iranien, ils doivent de facto l’aider.

Il y a une bonne combinaison pour que les Iraniens, échaudés par l’échec du soulèvement de l’été 2009, renouent avec la contestation et balayent en 24 heures l’autorité factice du régime fondée sur des photomontages de propagande que l’on a encore vus cette semaine de folie !