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Iran : La semaine en images n°258
31.01.2013

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments après ce module [+].
Cette semaine, une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. En 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable d’avoir créé l’OPEP) pour installer à sa place leurs pions « islamo-fédéralistes » de NEHZAT AZADI (Mouvement pour la Liberté) et sa branche armée, l’OMPI (pions tous issus du parti islamo-nationaliste de JEBHEH MELLI d’obédience britannique).

Ce projet appelé Ceinture Verte (en réf. à l’Islam) devait provoquer une vague islamiste déstabilisatrice en Asie Centrale, au Moyen-Orient et en Afrique, afin d’éliminer les zones d’influence des Soviétiques, mais aussi des Britanniques et permettre l’implantation des compagnies pétrolières américaines.

Les Britanniques se sont empressés de s’associer aux Américains pour inclure dans le jeu leurs pions iraniens à savoir les mollahs influents, les clans féodaux, les Bazaris et leurs nervis, les cadres du TOUDEH et de JEBHEH MELLI avec la ferme intention de les utiliser pour évincer les pions de Washington.

Ce coup d’Etat interne a été réalisé par Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, par assassinat les pions de Washington, mais aussi par l’attaque contre l’ambassade américaine.

En échange de ce service inestimable, Rafsandjani a été autorisé d’écarter des mollahs plus hauts placés comme Montazeri ou encore Morteza Mottahari, (le beau-père et protecteur d’Ali Larijani), l’idéologue de la doctrine de la Tutelle du clergé sur le pouvoir.

En écartant tous les rivaux, Rafsandjani a pu pour accéder à tous les postes clefs notamment le ministère de l’intérieur, la direction des services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de la guerre. Il est devenu le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, alimentation).

Mais e réponse au coup anti-américain des mollahs, Washington a alors commencé à sanctionner leur régime pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer ses dirigeants (Rafsandjani et ses complices) à accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via des élections libres (ou une révolution de couleur).

Rafsandjani et ses complices se sont alors lancés dans une guerre sans fin contre Saddam (alors pion de Washington), dans des actions terroristes anti-américaines au Liban et ils ont aussi commencé à brader le pétrole pour les Etats Européens pour acheter leur protection diplomatique.

Ces choix désastreux, mais aussi les larcins des mollahs ont entraîné le pays dans le néant. Les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. La devise iranienne qui est proche du Franc a commencé à chuter vertigineusement. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en danger.

Mais ce régime (divisé au sommet, ruiné et contesté à la base) n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le système islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse. Depuis Washington a souvent laissé ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions quand il estimait que ces sanctions pouvaient entraîner la chute du régime islamique.

En agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié la dissidence ou encore les querelles internes entre Rafsandjani et tous ceux (comme les frères Larijani) qu’il avait écarté du pouvoir.

En 1989, Rafsandjani s’est senti en danger car son demi-frère et protecteur Khomeiny était mourant. Rafsandjani a alors trafiqué le testament de Khomeiny, doublant les 86 ayatollahs du Conseil des Experts de la Tutelle, chargés du choix du successeur, afin de désigner son ami Khamenei comme le grand Tuteur islamique du régime. Khamenei a été un parfait pion car dès son arrivée au pouvoir suprême, il a modifié la constitution pour donner ses pleins pouvoirs politiques au Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime (CDIR), créé par Rafsandjani. Cet organe est ainsi devenu un gouvernement plénipotentiaire et permanent du régime et son patron Rafsandjani est devenu officiellement le patron politique du régime.

Ce véritable coup d’Etat a été possible grâce à la complicité du président du Conseil constitutionnel, Jannati, et le 1er ministre de l’époque, Moussavi (cousin de Khamenei). Ces deux-là ont été récompensés chacun par un siège permanent au sein du Conseil de Discernement, gouvernement plénipotentiaire et permanent du régime. Ce système a toujours eu un point faible : un changement du Guide sous l’instigation du Conseil (collégial) des Experts de la Tutelle. Rafsandjani s’est empressé de prendre la direction de ce Conseil pour contrôler ses 86 membres privés par lui d’accès à toutes les bonnes business du régime.

Mais l’incapacité de Rafsandjani à mettre fin aux sanctions et l’adoption des premières sanctions pétrolières pour terrorisme et surtout son attentat anti-juifs à Buenos-Aires pouvaient pousser ses adversaires à l’éliminer et le livrer aux Américains pour avoir la paix. Pour ne pas sauter, Rafsandjani a agi sur deux plans : il a divisé ses rivaux en achetant la loyauté des Larijani (qui avait le plus grand réseau après lui) en leur offrant des postes clefs et un siège au Conseil de Discernement. Rafsandjani a aussi mis en scène un simulacre d’ouverture animé Khatami avec l’aide de faux opposants estudiantins (Tabarzadi, Batebi…) issus de la milice islamiste des universités et la coopération de vieux militants bon teints du parti pro-britannique de JEBHEH MELLI (Shirin Ebadi, Simine Behbahani, Nasrine Sotoudeh…) pour engager Washington dans la coopération afin de l’éloigner des sanctions.

Washington s’est fâché et a évoqué la "menace nucléaire et balistique des mollahs" pour durcir ses sanctions.

Le régime aurait pu mettre fin au risque de nouvelles sanctions car il n’a jamais eu le moindre missile pour porter ces supposées bombes, pas de satellite pour diriger d’éventuels missiles achetés en contrebande et enfin, aucun savoir faire nucléaire pour finir la centrale nucléaire civile de Bouchehr, laissée inachevée après la révolution. Mais le régime pro-britannique ne pouvait s’ouvrir à Washington et tous ses administrateurs, Rafsandjani en tête, n’ont cessé de lancer des slogans anxiogènes sur sa capacité de devenir une puissance nucléaire en très peu de temps. Il espérait faire peur à Washington et le contraindre à capituler sur toute la ligne.

Cette attitude a seulement permis à Washington d’annoncer plus de sanctions et même éventuellement des frappes militaires. Rafsandjani a paniqué, il a reculé et signé l’Accord de Paris sur le gel des activités nucléaires : engageant de facto le régime sur la voie de l’apaisement tant attendu par Washington. Puis il a remis en cause l’Accord de Paris en remplaçant l’« officiellement modéré Khatami » par l’officiellement non modéré Ahmadinejad avec l’arrière pensée de faire reculer Washington avec de menaces de guerre régionales ou du moins faire plébisciter un retour au Khatamisme. Dans le cadre de cette manipulation, il a aussi offert la direction des négociations nucléaires à Ali Larijani, adepte d’une politique de fermeture, avec l’idée de l’occuper, le rendre complice, l’utiliser comme un instrument des menaces puis l’éliminer de facto dans le cadre du retour au Khatamisme.

Mais les choses n’ont pas pu se passer selon ses prévisions. Washington a utilisé la fermeture de Larijani et les menaces d’Ahmadinejad pour impliquer fin 2007 le Conseil de Sécurité de l’ONU et faire cautionner ses futures sanctions. Ainsi, en 2008, il a pu adopter ses premières sanctions bancaires réduisant très fortement les revenus en devises du régime, le mettant face à un risque élevé de pénurie. On a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base. Pour la première fois, le régime et ses dirigeants étaient en danger.

Pour limiter le risque de la pénurie déstabilisatrice souhaitée Washington, Rafsandjani et Larijani désormais complices au sein du Conseil de Discernement ont décidé de supprimer le système des Prix subventionnés proposant des denrées importées chèrement acquises à bas prix au peuple sous payé. Il s’agissait de ménager les stocks de devises et de vivres, mais aussi d’habituer les Iraniens à vivre de très peu afin de diminuer le risque de soulèvement provoqué par la faim.

Mais un essai sur le prix l’essence a provoqué une émeute. Rafsandjani et Larijani ont mis de côté ce plan et ont seulement diminué un peu le pouvoir d’achat en gelant les salaires de leurs employés les mieux payés, à savoir les agents sécuritaires. Ces derniers ont été très déçus et ont aussi pris leur distance avec le régime.

Avec cette rupture, le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani a songé à la nécessité d’une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu son rival Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue direct avec les Américains !

Mais pour ne pas l’avoir contre lui, il lui a attribué une victoire électorale pour lui donner la direction de la majorité législative : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire, il suit les directives du Conseil de Discernement.

Ali Larijani a alors révélé via une fuite la corruption du clan Rafsandjani, de ses alliés, mais aussi de certains membres du Conseil des Experts afin de les éliminer tous et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties. Rafsandjani et ses alliés se sont ligués pour éliminer son principal lieutenant Ali Kordan afin de le discréditer et limiter son action.

Rafsandjani qui restait alors menacé par les sanctions, par le risque de pénuries et d’émeutes, par la dissidence interne ou encore par les dossiers d’Ali Larijani, a tenté de sauver le régime et surtout sa peau en juin 2009 avec une fausse révolution de couleur nommée le Mouvement VERT sous la direction du très anti-américain Moussavi !

Mais le peuple a agi avec bon sens, il n’est pas tombé dans le panneau et a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime. Les 1,350,000 Pasdaran en uniforme ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Le régime a failli tomber, mais il a été sauvé les Pasdaran en civil des services secrets, mais aussi grâce à Obama et les alliés de Washington qui ont refusé toute aide à cette contre-révolution.

Rafsandjani, affaibli par l’échec monumental de son plan, pouvait enfin être démis de ses fonctions : pour diviser ses rivaux, il a cédé la direction du pouvoir judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani. Mais il s’est mis empressé de relancer le Mouvement Vert avec de nouveaux scénarii avant que les Larijani puissent virer ses pions comme le procureur Ejéi et l’inspecteur général Pour-Mohammadi. Mais le peuple n’a jamais été trompé, il a sans cesse boycotté le Mouvement Vert.

In fine, en juin 2010, au bout d’un an d’insuccès, Rafsandjani a été désavoué par les gros bonnets du régime (écartés du pouvoir) : Rafsandjani a alors tout d’un coup disparu et Larijani a commencé à s’occuper des activités qu’il menait au sein du Conseil de Discernement. Mais les gros bonnets du régime n’ont pas osé officialiser Larijani par peur qu’il ne les élimine facilement avec ses dossiers compromettants. Ali Larijani n’a donc pas pu virer les pions (gouvernementaux) de Rafsandjani pour nommer les siens et devenir le patron afin de bénéficier des meilleures garanties de sécurité en cas de la chute du régime. Ali Larijani s’est lancé avec son frère dans une croisade anti-corruption visant les pions (gouvernementaux) de Rafsandjani pour les renverser et pouvoir s’asseoir à la table des négociations et obtenir sa part de garanties de sécurité Rafsandjani a alors accéléré ses démarches pour parvenir à un accord avec Washington. Larijani a durci ses procès. Les deux hommes ont démontré qu’ils ne songeaient qu’à leurs intérêts personnels : ils ont déçu leurs derniers collaborateurs et ont provoqué de nouvelles ruptures, cette fois à haut niveau..

En mars 2011, dans ce contexte, le peuple a de nouveau manifesté à l’occasion de l’anniversaire de naissance Reza Shah Pahlavi, le fondateur de l’Iran moderne et laïque ; et encore une fois, les officiers des Pasdaran n’ont pas chargé. Ils se sont même montrés très amicaux avec les manifestants. Ils ont ainsi montré qu’ils souhaitaient aussi une contre-révolution.

Les derniers collaborateurs du régime, déçus par leurs chefs et paniqués par la rupture des Pasdaran, se sont mis à convertir leurs avoirs en OR ou en dollar pour pouvoir quitter le pays avant qu’ils soient sacrifiés par leurs chefs puis tués par le peuple. Les réserves du régime n’ont cessé de fondre sous l’effet de la demande et le taux du dollar n’a cessé d’augmenter devenant l’indice du manque de confiance des nantis dans l’avenir du régime.

Les deux ennemis (Rafsandjani et Larijani) ont alors fait front commun pour demander à la Banque Centrale Iranienne (BCI) de baisser sans cesse le taux dollar pour nier la crise et aussi de ponctionner les réserves des banques privées

pour rééquilibrer ses comptes, mais étant devant un fait susceptible entraîner leur chute, les deux hommes n’ont pas oublié leur objectif respectif. Ali Larijani a accentué sa guerre pour le contrôle du siège éjectable, Rafsandjani a mis les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec Washington. Les Chefs Pasdaran susceptibles de souffrir par ce marché ont lâché leur mentor historique Rafsandjani et se faisant les porte-parole des accusations formulées par Ali Larijani.

En Juillet 2012, Washington est parvenu à forcer l’Europe à rompre ses relations protectrices avec le régime pour agiter Rafsandjani, Larijani et les candidats à la fuite. Le régime a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, mais n’a pu tenir cette promesse : ses partenaires économiques internes ont été convaincus qu’il avait toujours bluffé : ils se sont précipités pour acheter des dollars. Le régime, en manque de divises, n’a pas approvisionné le marché. Les gens du régime ont conclu à une faillite de la BCI. Ils se sont mis à stocker des aliments. Le pays a été confronté à une importante pénurie alimentaire. Le peuple excédé a manifesté contre le régime avec le slogan de Mort à la république islamique.

Les deux dirigeants se sont encore réunis pour combattre la ruée vers l’or et le dollar qui vidait leurs réserves de capitaux. Ils ont incendié à plusieurs reprises le Bazar pour interrompre les transactions en ce lieu. Ils ont accusé les acheteurs de blanchiment d’argent pour les menacer d’expropriation et de pendaison. Puis ils ont bloqué leurs comptes en devises, ont fermé tous les agents de change privés et arrêté le réseau de transfert interbancaire. Enfin, ils ont aussi multiplié par 3 le prix de billets d’avion pour limiter les voyages à l’étranger. Mais ils n’ont pas pu contraindre leurs partenaires paniqués à renoncer à leur envie de fuir, ils ont au contraire encouragé les ruptures et la fuite.

Les deux dirigeants ont également sans cesse promis des actions de répression et des manoeuvres militaires ou paramilitaires pour rassurer leurs collaborateurs sur leurs capacités ou pour les intimider, mais ils n’ont jamais pu montrer les renforts promis prouvant qu’ils n’avaient plus aucun appui au sein des forces armées et du peuple.

En seulement 3 mois (Juillet-Août-Septembre), il est devenu clair que le régime était fichu. Rafsandjani a alors multiplié les efforts pour contacter Washington. Larijani et les chefs Pasdaran a alors accusé Rafsandjani de corruptions. Les Chefs Pasdaran ont surenchéri pour le contraindre à abandonné la partie. Rafsandjani a fait revenir ses enfants (Mehdi et Faezeh) et les a laissés comme gages entre les mains du pouvoir judiciaire des Larijani pour les rassurer que son pion Ahmadinejad attendu à NY à l’occasion de l’AG de l’ONU ne négocierait pas avec les Américains. Mais il a sacrifié ses enfants car Ahmadinejad a dès son arrivée proposée une ouverture à Washington. En sacrifiant ses enfants, Rafsandjani a admis que le régime était fichu. Les nantis ont paniqué et leur ruée vers le dollar a provoqué une hausse de 100% du prix du billet vert. Cette panique et une forte réaction négative de Londres ont contraint Rafsandjani à renoncer.

Fin octobre, Washington a tenté un deal avec Rafsandjani en demandant à l’Argentine de suspendre les accusations contre Rafsandjani dans l’attentat d’Amia. Larijani était pris par surprise. Les Chefs Pasdaran, qui peuvent hériter de la responsabilité de cet attentat, ont alors enchaîné les menaces contre Washington pour bloquer le deal et les marchandages à venir. Le régime est passé de 2 clans à 3 clans.

Les Chefs Pasdaran ont d’abord tenté de former un clan à part entière avec le ayatollahs écartés par Rafsandjani avant de s’approcher de Larijani. Washington n’a pas daigné dialoguer avec Larijani après cette coalition, il a préféré garder Rafsandjani comme interlocuteur. Washington a ainsi prouvé qu’il ne visait pas une entente, mais entendait utiliser les faiblesses de Rafsandjani pour le forcer à céder à ses attentes. Vue la vulnérabilité de Rafsandjani, il ne pouvait que céder à Washington, c’est-à-dire ouvrir les portes de la forteresse en échange de quelques garanties de sécurité pour lui même. La panique a gagné les subalternes qui redoutent la vengeance des pions de Washington.

Cette situation pouvait engendrer une rupture massive et une adhésion soudaine et massive à la contre-révolution. Larijani et Rafsandjani de plus en plus opposés, mais en phase d’être éliminés tous les deux, se sont rapprochés et ont uni leur force pour inventer la figure de Sattar Beheshti, faux opposant interne "mort sous la torture" afin de relancer la fausse opposition pour infiltrer la contestation et contenir tout risque de débordement contre-révolutionnaire.

Mais le peuple n’a pas donné de crédit à cette option pro-régime et les collaborateurs de base ont jugé très risqué de miser sur la recette ratée du Mouvement Vert. Sans ce joker, le régime était perdu. Rafsandjani a oublié son pacte de non agression avec Larijani : il a attribué la responsabilité du meurtre de l’opposant factice Sattar Beheshti aux Larijani, mais aussi aux Pasdaran, pour éliminer d’un coup tous ses adversaires !

Larijani a alors accentué ses accusations contre les ministres (issus du clan Rafsandjani) pour retirer le vote de confiance du Parlement au gouvernement et entraîner sa chute .

Rafsandjani a neutralisé ce projet par une intervention de son super pion, le Guide. Puis, il a pris une décision incroyable : il a demandé à ses faux opposants de crier "Mort à la Révolution Islamique" pour s’approcher de l’opposition avec une solution de réconciliation nationale de type Khmers rouges pour avoir la vie sauve (en se disant qu’avec ce choix il pouvait garantir les intérêts pétroliers de nombreux pays comme la Grande-Bretagne et ainsi protéger ses avoirs financiers dans ces pays.

Ce revirement pragmatique n’a provoqué aucune agitation : les derniers collaborateurs du régime, mais aussi les chefs Pasdaran militaires, y trouvaient leur compte, mais pas les Chefs Pasdaran de la Police et du Bassidj dont les noms sont associés aux répressions ! Ali Larijani a aussi accentué ses frappes contre Rafsandjani car ses frères (Sadegh et Javad) ont piloté les répressions du grand soulèvement de l’été 2009 et ne peuvent profiter du grand recyclage de la réconciliation nationale.

Ainsi les motivations différentes ont encore divisé les dirigeants et leur régime est devenu un archipel de mini-clans divisés, aux intérêts opposées. Tous ces mini-clans étant tous dépourvus de militants actifs, aucun n’a pu s’imposer aux deux autres. Tous ont quand même essayé de mobiliser les membres de leurs clans ou des subalternes pour avoir le dessus. Dans ce jeu, d’abord, Rafsandjani qui a le plus grand réseau, a gagné la première manche en étalant ses pions (méchants) des services secrets. Larijani a alors menacé Rafsandjani de traîner son fils Mehdi devant la justice pour corruption et trahison (ce qui revient à accuser indirectement Rafsandjani lui-même), réduisant les chances du succès du plan de recyclage de Rafsandjani. Panique des nantis du régime : ruée vers l’or et le dollar suivie d’une forte hausse attestant d’une panique interne importante !

Le régime a menacé les agitateurs financiers de lourdes peines, mais il n’a finalement rien fait. Il a seulement censuré les infos économiques pour cacher la panique puis il a relâché Tabarzadi, le faux opposant vétéran de l’ère Khatami pour qu’il puisse s’incruster dans le soulèvement qu’il redoute. L’absence de mesure punitive a montré qu’il avait peur de se provoquer la fuite massive de ses nantis avec leurs capitaux vers l’étranger et entraîner une panique générale.

Dans la foulée (ce mois-ci), le régime a été à 100% continuellement boycotté pour la journée de soutien à sa doctrine, la journée commémorant la première manifestation en soutien à Khomeiny et aussi à l’occasion de plusieurs prières collectives en hommages à Mahomet et les plus grandes figures du chiisme. Il est devenu clair que les dirigeants étaient très seuls et très vulnérables. La panique et l’envie de fuite des subalternes a refait surface. Incapable de frapper ses serviteurs paniqués, les Larijani et les chefs de la Police, mais aussi des gens proches de Rafsandjani ont d’une commun élan évoqué une Pollution Mortelle pour fermer les lieux publics afin de vider tout lieux propices à l’émergence d’une agitation ! Le régime n’avait pas de solution à la crise.

Dans la foulée, les Larijani et les Chefs pasdaran de la police ont durci le ton via à vis de Rafsandjani en l’accusant d’avoir évoqué des Elections Libres pour promouvoir une contre-révolution et ils ont aussi accusé son pion Ahmadinejad de vouloir provoquer l’agitation sociale nécessaire à ce revirement par l’adoption de la seconde phase du plan de libération de prix. Par la suite, Ali Rezaï ex-patron des Pasdaran, longtemps allié de Rafsandjani, a accusé implicitement Rafsandjani et Ahmadinejad d’avoir détourné des fonds. Puis, les Larijani et le Chef des forces de l’ordre ont annoncé la création de leur propre organe de répression de corruption. On a alors assisté à la rupture de plusieurs alliés de Rafsandjani en particulier, Jannati, le chef du Conseil Constitutionnel, qui avait jadis cautionné la prise du contrôle du régime par Rafsandjani via un référendum.

La semaine dernière, la coalition autour d’Ali Larijani n’a pas osé arrêter Rafsandjani, mais elle l’a humilié en annulant des budgets du gouvernement ou l’accès de Rafsandjani aux réserves de kérosène pour ses avions de ligne. Les Britanniques ont alors annoncé que les transactions d’achat de dollars avaient lieu à Dubaï pour provoquer la panique nécessaire à Rafsandjani d’opérer son revirement. Par la suite, Rafsandjani a aussi tenté d’y parvenir en diffusant des nouvelles économiques anxiogènes via ses médias et ses rares derniers alliés.

Washington inquiet de perdre le jeu avait alors proposé l’ouverture de dialogue avec le gouvernement lié à Rafsandjani. Il a aussi évoqué des punitions et a aussi laissé l’opposition iranienne annoncer sa réorganisation (autour des pions américains et avec un texte malheureusement très préjudiciable pour la naissance d’une démocratie reflétant les attentes des Iraniens). Larijani et sa coalition ont craint que Rafsandjani cède. Ils ont accentué leur pression sur Rafsandjani et ses pions, au point que ce dernier a rompu les négociations pour avoir la paix et se consacrer à ses efforts pour agiter le peuple et pouvoir se recycler. En conséquence de ces agitations, on avait assisté à une chute importante du nombre des partisans des chefs (qui se partagent le régime en agonie, mais ne songent qu’à leurs intérêts).

Cette semaine, les dirigeants devaient calmer le jeu pour rétablir la confiance avec ces gens qui leur sont nécessaire pour continuer et avancer leur jeu alors que tous le pays est contre eux !

Mais cette semaine, le régime devait aussi organiser des grands rassemblements dimanche, à l’occasion de la mort du père de l’Imam caché puis jeudi, pour la naissance de Mahomet qui a été baptisée le jour de l’Unité de tous responsables civils, religieux et militaires ! La certitude du boycott mettait les dirigeants devant la nécessité d’accélérer leurs luttes pour le contrôle du siège des négociations.

Ainsi les dirigeants devaient à la fois se modérer pour ne pas accentuer la déception de leurs derniers partisans et ils devaient se battre avec acharnement pour avancer leurs pions. Pour y parvenir, ils ont zappé les dates officielles afin de nier les boycotts et ils ont continué leur guerre... par des croche-pieds en douce, puis des menaces implicites et enfin par des coups lourds en conséquences. Ils ont aussi misé sur des annonces de pendaisons pour contenir les opposants et les dissidents. Voici la chronique en images d’une semaine parfois apocalyptique des dirigeants, isolés, acculés et désespérés du régime en agonie des mollahs !



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Rappel | Le dernier événement de la semaine dernière a été la participation de 20 personnes dont seulement 5 personnalités à la grande prière de Vendredi et la participation de zéro officier à la grande commémoration pour les martyrs des Pasdaran policiers.

Les hauts gradés encore fidèles au régime ont ainsi déposé les armes, fatigués de se battre pour dominer un régime qui est condamné sur tous les plans : en raison de son bilan désastreux, des sanctions qui ne lui laisse aucun e chance, mais aussi en raison de la rupture d’une majorité écrasantes de ses serviteurs et surtout de la haine du peuple.

Ces boycotts internes pénalisant laissait présager le boycott des prochaines manifestations officielles qu’elles soient religieuses ou politiques. C’est pourquoi tous les dirigeants du régime ont jugé plus judicieux d’oublier les 2 manifestations officielles de la semaine à savoir d’une part, l’hommage à Emam Hassan Asgari à l’occasion de sa mort qui annonce la passation du pouvoir à son fils l’Imam Caché et d’autre part, la naissance de Mahomet baptisée « Journée d’Unité (avec Dieu) » sous la forme de grands rassemblements de tous les serviteurs du régime avec le Guide, représentant de Dieu sur terre en tant que substitut de l’Imam caché !

Vue l’imbrication de l’Imam caché dans les deux événements, les dirigeants ne pouvaient pas parler d’un événement et pas de l’autre. De fait, il n’y a eu aucune déclaration de la part d’aucun dirigeants ou responsables religieux sur l’Imam Caché, Mahomet ou Dieu ! La survie de l’espèce religieux a provoqué le sacrifice passager du dogme !

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Samedi 19 Janvier 2013 - 30 Dey 1391), après les nouvelles preuves de la baisse des effectifs actifs du régime, son silence prudent n’a pas arrangé les choses : la panique a regagné ses nantis. Mais on n’a rien vu du côté du Bazar car depuis peu les achats de l’or et du dollar se font via des intermédiaires basés à Dubaï.

Au cours des ces derniers mois, chaque fois que le régime était confronté à ce genre de panique, il s’en prenait aux Bazaris qui sont des revendeurs pour les obliger à cesser les ventes ou en les obligeant à afficher des taux de transaction de l’ordre d’environ 75% des taux réels avant de diffuser les infos avec beaucoup de retard pour nier la gravité des faits. Mais avec la délocalisation des revendeurs à Dubaï, il ne servait à rien de taper sur les Bazaris. Il a seulement retenu les infos et a admis une hausse de 30% pour dollar en publiant le taux de 3280 tomans. Mais ce chiffre était à la base fausse car le dernier taux libre était supérieur à 4000 tomans : conformément à son habitude, le régime avait publié un taux équivalent à 75% du dernier prix connu pour le dollar. en partant de ce dernier prix, avec 30% de hausse, on devait avoisiner le taux hallucinant de 5300-5500 tomans, signe d’une grande nervosité des acheteurs. Par ailleurs, le régime a admis 1,400,000 tomans pour une pièce de 10gr en or avant de cesser toute information sur ce produit pour le reste de la semaine.

Si l’on prend en compte cette censure et un taux très élevé du dollar, le régime était face à une déferlante de retraits bancaires de ses associés paniqués. Il risquait de se retrouver à sec. Il devait bloquer les transactions, mais il a encore manqué de courage.

Ce même jour, on a également appris que la télévision d’Etat (IRIB) avait arrêté presque tous ses projets de productions. On a aussi appris que l’un des principaux quotidien du régime avait réduit le nom de ses pages par manque de papier, produit que le régime doit importer, mais ne le peut par manque de devises. Enfin, on a aussi appris que les raffineries du sud du pays étaient pratiquement en grève depuis 34 jours à la suite de l’arrestation de trois techniciens qui avaient demandé des salaires plus décents pour l’ensemble du personnel, salaires que le régime ne peut accorder car il doit brider la consommation pour éviter d’épuiser ses stocks de vivres et ses réserves de devises.

D’un seul coup, tous les voyants étaient passés au rouge alors que le régime avait constaté la rupture d’autres serviteurs à la dernière prière de vendredi et un rassemblement de ses derniers pasdaran fidèles. Les dirigeants ont décidé d’offrir une image d’unité à leurs derniers serviteurs, mais nul n’a prononcé le mot (Unité) car on était à quelques jours de la Journée Nationale de l’Unité et chacun savait vouée au boycott. Pour simuler cette unité furtive et muette, les deux ennemis Rafsandjani et Larijani qui ne cessent de s’attaquer, ont cessé leur querelle. Larijani a cessé ses accusations contre Mehdi le fils de Rafsandjani et il a daigné participer s’asseoir à son côté à la table de la réunion hebdomadaire du Conseil de Discernement pour sourire à la caméra, mais pas pour longtemps : les autres photos montrent une ambiance rêche et morose. Enfin signe de division et de fracture du régime, Rafsandjani a quitté la salle seul et déprimé (sans aucun de ses ex-alliés ou pions) alors que son adversaire Larijani avait engagé la conversation avec l’ayatollah Taskhiri un des Experts qui peut lui permettre de dominer le régime en nommant quelqu’un de son clan à la place de l’actuel Guide.

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La panique n’a pas changé après ce spectacle peu convaincant d’unité sans se parler. Les dirigeants ont tenté de rassurer leurs compagnons agités et les derniers serviteurs refroidis en annonçant via Soltanieh, leur responsable à l’AIEA, que leur « régime était parvenu à des accords sur des points essentiels avec l’AIEA pour mettre fin aux sanctions, mais que l’on ne voyait pas de résultat car rien n’était encore signé », sous-entendant que tout rentrerait bientôt dans l’ordre après la signature très prochaine d’un accord sur ces points.

Mais cette promesse puérile n’a pas rassuré la base. Le régime devait alors réunir ses officiers fidèles pour rendre hommage à l’un d’eux le colonel Sayaf-Zadeh du ministère de la guerre qui a décédé cette semaine. La mobilisation laissait à désirer. On constate le malaise de Mohsen Rezaï assis au premier rang en costume sombre et pull noir.

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Le régime était en danger avec la fuite massive des capitaux et des ruptures en chaîne de ses derniers serviteurs. La coalition Larijani-les Chefs Pasdaran de la Police devaient reprendre ses efforts pour chasser Rafsandjani, mais il devait être discret pour ne pas révéler les divisions et ne pas encourager d’autres ruptures. Cette coalition qui contrôle le Pouvoir Judiciaire et les derniers policiers fidèles au système a choisi de mettre en avant sa capacité d’opérer des pendaisons publiques pour affirmer sa puissance tout en intimidant les candidats à la fuite. Cette Coalition des Enragés a commencé sa propagande morbide par l’annonce d’une pendaison publique à Rezayieh, mais sans oublier d’images, ce qui laisse supposer à une fausse nouvelle anxiogène. Cette annonce n’ayant pas réussi à calmer la panique. On a eu droit à une annonce d’arrestation de voyous à Ahwaz. On a eu droit à des photos qui révélaient plutôt le manque de personnel du régime.

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La coalition Larijani-les Chefs Pasdaran de la Police a décidé de passer par le groupe soi-disant dissident de HRA, défenseurs des droits de l’homme et diffuseurs des nouvelles anxiogène de pendaisons. Pour se réactualiser, HRA a d’abord signalé que le bloggeur Ronaghi-Maleki venait de se signaler sur sa page FaceBook un mauvais traitement infligé à son papa. Or, le site de HRA avait annoncé il y a une semaine que Ronaghi-Maleki était en prison et attendant son exécution ! il faut croire que le chaos règne à tous les niveaux au sein du régime. quoiqu’il en soit, après avoir tenté de faire un buzz, le groupe soi-disant dissident de HRA a annoncé la pendaisons de 3 prisonniers nommés Davoud Touta Zehi 30 ans, Ali Kamai 31 ans, Mahmoud Shahraki 31 ans dans une prison de Zahedân. Le régime et ses serviteurs comme HRA publient les noms quand il s’agit de prisonniers politiques, mais dans ce cas en publiant ces noms, le but était d’authentifier l’existence d’une vague d’exécution. Après avoir ainsi installé un décor morbide, la Coalition des Enragés a annoncé directement la « pendaison publique de 2 raquetteurs (Ali-Reza Mafiha, 23 ans, et Mohammad-Ali Sarvari, 20 ans) dimanche dans un parc de Téhéran ». La publication des noms laissaient voir qu’il s’agissait encore de deux opposants...

La Coalition des Enragés profitait du buzz énorme d’une pendaison publique en plein jour pour polluer l’espace info et escamoter l’absence de toute manifestation religieuse de masse pour l’anniversaire de la mort du 11e Imam et l’avènement de l’ère de l’Imam caché dont le substitut est le Guide du régime.

L’objectif de cette campagne de terreur étant de montrer la puissance policière de la coalition en vue de prendre le pouvoir avant que le régime ne s’effondre, Ali Larijani devait aussi continuer à accuser le Gouvernement des pions de Rafsandjani d’incompétence pour justifier sa révocation. Pour insister sur cette incompétence et son rôle positif, il a attribué la hausse du dollar à une mauvaise gestion des fonds de l’Etat par le gouvernement et a dit que le Parlement essayait d’empêcher le Gouvernement de prélever 7 milliards de dollars de la Banque centrale Iranienne (BCI) aggravant ainsi la situation économique.

En réponse, Rafsandjani a aussi continué sa bifurcation ou sa déviation (« vers le peuple ») en publiant une interview où il affirmait qu’il n’a jamais voulu diriger des postes clefs du régime, mais qu’il l’a fait car ces adversaires lui avaient dit qu’il devait y aller car il était techniquement le plus compétant ! On se demande qui a pu dire cela car Rafsandjani n’a même pas le niveau de l’école élémentaire, il a même échoué dans les écoles coraniques malgré le soutien politique de son frère Khomeiny et ne sait même pas fabriquer des phrases. Il est certes rusé, mais il a fait de gros dégâts par ses erreurs et doit sa longévité au soutien de Britanniques et la désunion de ses adversaires.

Quoiqu’il en soit, la persistance de Rafsandjani dans la voie de la déviation a inquiété les Américains qui espèrent préserver le système islamique pour le transférer à leurs pions. Ils lui ont envoyé deux avertissement par l’annonce d’un procès des agents du régime au Yémen et aussi en évoquant dans un grand média américain « la certitude de Shimon Pères que le nouveau ministre de défense d’Obama, Chuck Hagel, interviendrait militairement en 2013 contre l’Iran ! »

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Dimanche 20 Janvier 2013 - 1er Bahman 1391), on était le jour anniversaire de l’avènement de l’ère de l’imam caché, la veille on n’avait assisté à aucun rassemblant de veillée. Le régime avait besoin d’une diversion et la Coalition Larijani-les Chefs Pasdaran de la Police avait annoncé une pendaison publique en plein jour au coeur de Téhéran pour intimider au passage le peuple et le clan Rafsandjani, mais la Coalition Larijani-les Chefs Pasdaran de la Police n’a pas osé défier le peuple, la pendaison a eu lieu dans une rue déserte à 4 heures du matin en catimini pour deux rangées de spectateurs dont on n’a pas vu les visages.

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Les corps ont été exposés 5 minutes pour les rares photographes encore fidèles au régime avant que ce beau monde ne disparaisse dans la nature, mais le lendemain tous les médias du régime ont annoncé une pendaison en plein jour, applaudies par des passants et ont même publié des témoignages de passants remerciant le Pouvoir judiciaire et les Chefs de la police ! Mais dans ce concert de mensonges et de propagande intimidante, nous ne sommes contenté des faits et des images et avons aussi remarqué un fait inédit : les deux condamnés regardaient fixement les bourreaux cagoulés et l’un des deux a posé sa tête sur l’épaule de l’un d’eux, un geste tendre qui nous a laissé supposer que les deux condamnés connaissaient leur bourreaux et qu’ils étaient peut-être des Bassidjis en rupture avec le système punis en ce jour sacré boycotté pour faire un exemple et ramener les brebis égarés dans le troupeau.

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Au delà de cette hypothèse, il y avait l’objectif politique de montrer la supériorité factuelle de la Coalition sur le clan Rafsandjani. L’action devait être suivie d’une frappe contre ce clan : Ali Larijani a annoncé une séance publique au Parlement, c’est-à-dire une séance ouverte aux médias pour annoncer via l’un de ses députés le projet d’un audit de la BCI pour déterminer le rôle de son président Bahmani (issu du clan Rafsandjani) dans les problèmes économiques actuels du régime et dans le projet de la déviation du clan Rafsandjani. Puis une rumeur a fait état de la décision de Bahmani de se retirer pour échapper à l’accusation d’être au service du courant déviant.

On voit ici la séance publique du Parlement et on ne constate aucune agitation.

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En fait, il n’y avait aucune raison d’agitation car selon les lois du régime, le Parlement ne peut pas s’immiscer dans les affaires de la BCI car les députés qui siègent au sein du Comité de Surveillance de la Monnaie et du Crédit, organe directeur de la BCI, ne sont que des observateurs et ce comité est actuellement à 80% sous le contrôle de Rafsandjani car il est composé du ministre de l’économie, du ministre du commerce, du directeur de l’organisation chargé du plan et du budget (lié au président de la république), deux experts choisis par le président de la république, le procureur Ejéi (membre du clan Rafsandjani, mais récemment hésitant) et Larijani n’y a qu’un seul représentant : Mohammad Nahavandian, le président de la chambre iranienne de commerce.

De fait, on peut dire qu’en évoquant l’audit au Parlement, Larijani avait seulement cherché à donner une assise à la rumeur de la démission de Bahmani, un bluff pour utiliser la panique, amplifier la panique et entraîner la chute de ses adversaires. Larijani devait être bien désespéré par l’état de ses forces et la désagrégation, du régime pour tenter de provoquer plus de désordres pour renverser son adversaire.

Le bluff fou de Larijani a effectivement amplifié la panique. Le dollar a enregistré une hausse de 10% en un instant à Téhéran bien que la majorité des transactions soient à Dubaï : ce qui veut dire que les collaborateurs encore fidèles au régime et qui ne sont pas des super nantis étaient aussi en ébullition ! Le clan Rafsandjani, qui devait normalement démentir la rumeur pour moucher Ali Larijani, a vu cette nouvelle panique comme un bon moyen d’accélérer l’explosion nécessaire à sa conversion ! Il s’est gardé de démentir la rumeur et a laissé faire. Au même moment, il a diffusé d’autres rumeurs faisant état d’une « hausse possible de +1000% pour électricité, eau et gaz après l’application de la seconde phase de libération des prix. On a aussi entendu parler de 600% de hausse pour l’essence (à 2500 tomans le litre au lieu de 400 tomans). On a également entendu parler de la fin d’attribution du dollar officiel bon marché pour l’importation du riz et de la viande pour provoquer une panique alimentaire. » Enfin, on a aussi été informé de la « rupture prochaine des compagnies coréennes de LG et Samsung suite à leur constat des difficultés des consommateurs iraniens ! »

C’est seulement après avoir ainsi tenté de provoquer le peuple et entraîner la révolte nécessaire à sa sortie du régime que le clan Rafsandjani a envoyé un certain Darvishi, l’adjoint du président du Comité de Surveillance de la Monnaie et du Crédit, pour affirmer « qu’il y a 15 jours, Bahmani avait annoncé son envie de partir mais le président Ahmadinejad s’y était opposé ». Le clan Rafsandjani a ainsi placé la démission 15 jours avant l’annonce du clan Larijani pour montrer le manque d’information de ce clan afin de le ridiculiser. Et en admettant la démission, le clan Rafsandjani s’est gardé le bénéfice d’en reparler si nécessaire pour provoquer le désordre nécessaire à sa reconversion. Rafsandjani a montré qu’il était engagé avec ses lieutenants dans une politique de terre brûlée.

Pour calmer Rafsandjani et ses lieutenants kamikazes, la coalition formée Ali Larijani et les Chefs Pasdaran de la Police devait se montrer forte : elle a annoncé 3 nouvelles pendaisons à venir à Karaj et 8 autres à Kermân. Un député du clan Larijani (Rassayi) a aussi évoqué le nom de Rafsandjani comme un levier de la contre-révolution ! Asgar-Owladi, le n°2 de la chambre iranienne de commerce, qui a accès à de grands marchés grâce à ce poste, jadis accordé par Rafsandjani mais actuellement accordé par Larijani a surenchéri en répétant la même accusation !

En réponse, un site proche de Rafsandjani a annoncé que la mère (factice) de l’opposant (factice) Sattar Beheshti avait donné son accord pour la fermeture du dossier du meurtre attribué aux Larijani et les chefs de la Police, mais le père (factice) restait introuvable, laissant ainsi entrevoir que l’on pouvait accuser à nouveau Larijani et ses alliés sur le plan international pour leur pourrir la vie ! on a aussi entendu parler d’« un ultimatum lancé par le Guide à Ahmadinejad et à Larijani de cesser leur querelle », plaçant de facto Larijani devant en certaine excommunication ! Cet ultimatum n’émana pas d’un site pro-Rafsandjani mais de la part de Mohsen Rezaï qui avait lâché Rafsandjani pour aider les figures montantes du régime agonisant. L’agonie du régime et le recours des deux camps à la politique de la terre brûlée l’avaient amené à répartir ses billes pour gagner quel que soit le gagnant !

Assurément on était proche de la fin des temps pour le régime pour voir de tels revirements : superbe hommage implicite à l’avènement du règne de l’Imam caché qui selon les légendes doit être accompagné par « l’inversion des pôles, l’inversion des genres et un bain de sang ! »

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Lundi 21 Janvier 2013 - 2 Bahman 1391), Ali Larijani et les Chefs Pasdaran de la Police ne pouvaient pas être en forme après leur échec dans l’affaire Bahmani et après la décision de Rezaï de les lâcher un peu pour pouvoir éventuellement prendre le train de la déviation en marche. Larijani et ses amis ont riposté par l’annonce d’une nouvelle pendaison publique à Rezayieh, mais sans publier d’image, laissant supposer un nouveau bluff. Craignant d’être dépassés par les événements, ils ont également évoqué brièvement le retour possible de la Pollution Mortelle et la fermeture des écoles et des administrations. Ils ont finalement décidés de se montrer présents sur plusieurs fronts en même temps dans des initiatives utiles au peuple pour donner l’impression d’avoir un grand nombre de partisans.

Dans cette propagande, Ali Larijani et les Chefs Pasdaran de la Police n’ont reculé devant aucun mensonge : ils ont ainsi fait état de la construction de 530 logements par le Bassidj pour les victimes du grand séisme qui a endeuillé l’Azerbaïdjan, alors que l’on voit le chef du Bassidj Naghdi (seul) marcher dans un village désolé où les gens ont construit eux-mêmes des logements de fortune avec des matériaux trouvés sur place.

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L’agence Mehr liée à Larijani a également publié une nouvelle faisant état d’un grand rassemblement de 12000 personnes pour des Olympiades de Téhéran autour du Maire de Téhéran Ghalibaf (issu du clan Rafsandjani) qui semble parfois avoir envie de changer de camp. Or, ce rassemblement qui a réuni environ 2000 personnes (principalement des écoliers et leurs mamans) a eu lieu en février 2010 comme l’atteste la capture en seconde position ci-dessous.

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Pour montrer des gens réunis à l’invitation du régime, l’agence Mehr a également annoncé avec 10 jours d’avance le début du Festival de Fajr (célébrant le retour de Khomeiny en Iran) en publiant des images du Théâtre de la ville alors que ce site est fermé pour travaux depuis longtemps !

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Consciente de son insuccès, la coalition des frères Larijani et des Chefs Pasdaran de la Police a renoué avec son goût pour la terreur en annonçant l’arrestation de 58 voyous très dangereux dans les quartiers pauvres du sud de Téhéran afin d’insinuer qu’elle avait beaucoup de policiers fidèles à son service. A cette occasion, on a aussi entendu parler d’un rassemblements de passants satisfaits par cette arrestation pour insinuer le soutien du peuple, mais on peut voir qu’il n’y avait que peu de voyous arrêtés et des passants plutôt choqués de l’arrestation des gars du coin.

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Enfin, ces enragés en mal de succès ont publié la photo d’un grand rassemblement nocturne sur le site du mausolée de l’Imam caché, mais nous avons constaté que le titre n’était pas la « commémoration du début de l’ère de l’Imam caché à la suite de la mort de son père l’Imam Hassan Asgari », mais le début de l’ère de ce dernier ! » Nos amis les enragés avaient changé l’histoire pour évoquer le soutien d’un peuple musulman sans sortir évoquer le programme officiel qui allait les rattraper quelque jours plus tard à l’occasion de l’anniversaire voué au boycott de Mahomet ! Mais ce n’était pas la seule liberté prise par les enragés : vu l’heure de la publication, ce rassemblement avait eu lieu la veille. Nous avons remarqué que les gens étaient en chemisette alors que la veille, la nuit, dans cette partie de l’Iran, il faisait -1° ! Il s’agissait donc d’une double tricherie. Mais aucun des grands ayatollahs qui doivent être des exemples de vertu n’a dénoncé ce mensonge utile pour l’image du régime islamique ! Ceux qui sont des vrais croyants ont été confortés dans leur envie de sortir de ce système peuplé de pourris qui ne peut que provoquer le déclin de l’Islam !

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Alors que Ali Larijani et ses alliés se fatiguaient pour s’inventer des soutiens, Rafsandjani a reçu un soutien de taille : celui de la Russie, ex-grand joueur sur l’échiquier iranien au 19e siècle et en début du 20e siècle face aux Britanniques puis face aux Américains. Récemment, au moment où Rafsandjani avait, dans le sens des intérêts britanniques, laissé paraître une voie susceptible de bloquer le retour en Iran des islamistes pro-américains et qu’il avait été contré par les Larijani, la Russie avait déjà soutenu Rafsandjani en envoyant un navire de guerre pour aider le gouvernement lié à Rafsandjani. Cela ne nous avait pas surpris car les Russes ont souvent pactisé avec les Britanniques pour contrer les activités islamistes de Washington en Iran contre le Shah (qui n’était pourtant leur ami). Cette fois, la Russie a envoyé en Iran comme soutien à Rafsandjani, son ministre de l’intérieur pour proposer un « accord sur la sécurité », ce qu’il manquait à Rafsandjani pour tenir tête à la coalition des frères Larijani et des Chefs Pasdaran de la Police !

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Rassuré par ce soutien théorique, mais symboliquement fort des Russes, Rafsandjani pouvait contre-attaquer la commission des affaires étrangères du Parlement qui est proche de Rafsandjani a annoncé le refus de toute négociation avec Washington ! Le journal Keyhan (proche de Rafsandjani) a également soutenu son chef de file en critiquant Asgar-Owladi qui avait accusé Rafsandjani de trahison en lui rappelant qu’il faisait aussi partir des partisans de cette fausse révolution de couleur et vraie opération de recyclage interne. Mais en se gardant de le nommer explicitement et en évoquant « ceux qui avaient soutenu l’opération », le journal proche de Rafsandjani évoquait aussi le cas de Larijani qui avait participé à l’affaire en saluant la victoire de Moussavi !

Ali Larijani et ses alliés avaient détesté le soutien du Russes et les sous-entendus de Rafsandjani pour les faire taire sans usage de force. Pour effacer cet affront, Larijani devait humilier Rafsandjani : la Cour des Comptes, organe lié au Parlement et dirigé par Rahmani-Fazli, son ex-adjoint au Conseil iranien de Sécurité, a démis Bahmani de la direction de la BCI pour avoir ponctionné les banques privées ou pour avoir versé des aides aux état africains pauvres, espérant sans doute réussir à surfer sur la déstabilisation pour faire basculer la mainmise de Rafsandjani et ses pions sur le jeu avant l’arrivée des conseillers russes ! Mais le clan Rafsandjani n’a même pas cru nécessaire de démentir car le président de la Cour des Comptes n’est que l’un des observateurs parlementaires de la BCI et n’a de fait aucun pouvoir décisionnaire. Par ailleurs, la BCI avait ponctionné les banques avec l’accord du Parlement afin de rééquilibrer ses comptes et elle a accordé des aides aux Etats pauvres d’Afrique pour acheter leur coopération pour la création de banques relais pour contourner les sanctions. De fait, on peut dire qu’Ali Larijani avait pris une décision bien puérile sous le coup de la colère montrant les limites de sa personne comme chef ou stratège.

L’erreur de jugement de Larijani a été vu comme une aubaine par les groupes étatiques éclipsés par son réseau. Les premiers à agir ont été les membres de l’Assemblée des Experts, chargés de valider les candidatures aux élections. Longtemps exclus du pouvoir par Rafsandjani et à présent voués à l’exclusion par Larijani et ses alliés les Experts ont profité de son erreur pour sortir de leur silence. Les Experts ont annoncé leur opposition à une nouvelle participation de Khatami aux futures présidentielles du juin 2013 pour avoir trahi le système en s’alliant au Mouvement Vert (de Rafsandjani). ils ont ainsi assumé leur rôle d’arbitre officiel des élections pour pouvoir espérer supplanter Larijani ou du moins entrer dans sa coalition afin de pouvoir bénéficier également des garanties de sécurité accordées par Washington en échange d’un transfert des pouvoirs vers ses pions. Hassan Khomeiny (le petit fils de Khomeiny et donc neveu de Rafsandjani) qui avait aussi soutenu le Mouvement Vert et espère sauver sa peau a alors annoncé qu’il ne serait pas candidat à ces élections, choisissant une alliance de facto avec ce groupe émergent !

Les Chefs Pasdaran militaires qui ces derniers temps ont été éclipsés par leurs camarades de la Police (Bassidj) alliés à Larijani ont décidé de s’affirmer pour pouvoir intégrer la coalition si elle devait dominante. Pour exister malgré le manque de troupes, ils avaient récemment annoncé leur décision d’organiser une compétition internationale de récitation du Coran, espérant exister en rassemblant des officiers intégristes ou à défaut des mollahs intégristes ou quelques uns des 10,000 réciteurs officiels de Coran (déguisés en officier). Ils ont réactualisé ce projet en annonçant une cérémonie pour l’inauguration de leur compétition. Le Commandant des Pasdaran militaires Jaafari a été bien déçu de constater qu’il n’y avait pratiquement pas de participants iraniens ! Ce qui veut dire que ses collaborateurs n’ont même pas pu trouver des figurants prêts à jouer le rôle d’intégristes fidèles pour le régime agonisant (par peur de couler avec lui).

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En fait, le même jour, les réciteurs iraniens devaient se réunir, mais leur rassemblement s’est réduit à une réunion de quelques vieux membres, effrayés par leur propre déclin.

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Les Chefs Pasdaran de la Police devaient aussi aligner quelques troupes pour préserver leur place nouvellement acquise (dans le système agonisant). Naghdi, le chef du Bassidj (milice chargée théoriquement de jouer le rôle de la Police) a annoncé une grand rassemblement intitulé les Banquettes brûlées en mémoire des jeunes écolières bassidjies décédées dans un accident de bus alors qu’elles étaient en route vers des lieux saints. En choisissant de rendre « hommage à des enfants morts en martyrs », le vieux Naghdi espérait déplacer les membres de leur famille pour remplir sans peine une salle de moyenne taille. Mais le succès n’a pas été au rendez-vous : les membres de familles de ces « martyrs » ont boycotté le régime qui avait entraîné leurs enfants dans la mort sur les routes dangereuses du pays en faisant l’économie de quelques places de train !

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Les Chefs Pasdaran de la Police sont alors revenus à leur seul mode d’expression conforme à leurs aspirations : l’intimidation ! Ali Fazli, le commandant militaire de Téhéran pendant le soulèvement de l’été 2009 a annoncé que ses troupes étaient prêtes à réprimer tout soulèvement, il insinuait ainsi une armée plus forte que les conseillers russes promis à Rafsandjani,. Mais on n’a évidement vu aucune image montrant ce vieux milicien borgne parmi ses troupes. Tout le monde était à égalité : avec pratiquement aucun membre actif issu du peuple !

Enfin, Ali Larijani devait aussi montrer sa puissance pour sauver son rang. Etant donné que son pouvoir repose sur ses dossiers compromettants et non sur des officiers, il devait rappeler sa puissance en mettant en valeur ses dossiers judiciaires compromettants : il a envoyé le juge Rayissi, chargé du dossier de Mehdi Rafsandjani, devant la presse pour affirmer que « l’annonce diffusée par le site des Pasdaran évoquant 13 chefs d’accusation pour Mehdi Rafsandjani n’était qu’une rumeur car seul, le Pouvoir Judiciaire avait le droit et le pouvoir de dire quelles sont les fautes commises par Mehdi Rafsandjani. » Mais Rayissi n’a pas divulgué ces chefs d’accusation pour garder Rafsandjani dans un doute insupportable pour l’avoir par l’usure de la peur.

Par cette approche, Larijani a certes restauré son atout, mais il a aussi montré qu’il manquait de courage pour attaquer après deux ou trois échecs. Le clan Rafsandjani y a vu la confirmation de l’affaiblissement mental de Larijani.

Le clan Rafsandjani a annoncé le maintien de son autre pion le juge Mortazavi qui avait été démis de la direction des affaires sociales par le Pouvoir judiciaire annonçant un nouvel round de bagarre entre les deux clans, de nouveaux déchirements dans le régime déjà fortement divisé. La semaine était digne de l’apocalypse annoncé pour l’avènement de l’ère de l’Imam Caché !

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Mardi 22 Janvier 2013 - 3 Bahman 1391), en tablant sur le fait que les pompiers pyromanes du régime n’oseraient incendier les entrepôts du Bazar par peur d’une explosion sociale, le clan Rafsandjani n’a pas reculé. Il a même accéléré sa poussée (apocalyptique) en se lançant à fond dans la provocation des masses en annonçant l’émergence d’un marché noir de location de cartes de rationnement d’essence qui avait fixé d’ores et déjà le prix du litre aux alentours de 2500 tomans... laissant présager la mise en place d’un prix plus fort par le gouvernement pour brider la consommation et préserver les stocks de ce précieux produit pour l’économie iranienne. Les Russes ont aussi aidé leur champion Rafsandjani en signant un accord sur la sécurité avec son pion Mostafa Mohammad-Najjar, actuel ministre de l’intérieur et ex agent terroriste de Rafsandjani au Liban.

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Les Chefs Pasdaran de la Police avaient deux raisons de punir Rafsandjani, mais ils n’ont effectivement pas joué par désespoir aux pompiers pyromanes comme l’avait supposé le clan de Rafsandjani. Les Chefs Pasdaran de la Police se sont contentés d’annoncer des arrestations de voyous à Karaj, mais les images ont été très décevantes !

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Le clan Larijani qui avait manqué le coche la veille a pris la parole au niveau du Parlement et du Pouvoir Judiciaire pour se féliciter de ses pendaisons exemplaires, utile pour la survie du régime, pour affirmer ses capacités et aussi pour détourner l’attention du manque de courage ou de capacité de ses seuls alliés miliciens.

Par ailleurs, Ali Larijani a accordé une interview à un quotidien soudanais pour affirmer que les sanctions étaient sans effets et le programme nucléaire du régime continuerait grâce à ses savoir-faire 100% iraniens. Il a précisé que personne n’oserait attaquer la République islamique car elle est militairement très forte ! Par ces déclarations, il compensait son manque de courage politique de la veille.

Mais Larijani a encore manqué de confiance car il a cru bon accentuer la diversion en évoquant par l’intermédiaire de son frère un procès anxiogène visant le prêtre irano-américain Abedini et la fin des vacances accordés à la fausse opposante Sotoudeh (ex-avocate du régime dans le contentieux face à Washington). Cette femme avait été libérée pour infiltrer une éventuelle contestation et afin de pouvoir la libérer encore en cas d’un soulèvement, on a évoqué une « nouvelle grève de la faim pour faire plier le Pouvoir Judiciaire ».

Dans l’après-midi, un autre problème a surgi face à Larijani : les médias ont annoncé la victoire de Netannyahoucontra, allié enthousiaste de diffusion de toutes les rumeurs de guerre souhaitées par Washington. L’Israélien a annoncé que sa priorité était l’Iran... Puis un journal online américain très à droite a annoncé une grande explosion dans le centre d’enrichissement de Fordo évoquant plus de 200 ouvriers emprisonnés à 100 mètres sous terre !

Etant donné qu’il n’y a pas besoin de 200 employés pour faire tourner des centrifugeuses (appareils techniquement semblables à des aspirateurs) et que par ailleurs, il n’y a pas d’agitation à ce moment, on peut supposer que Washington, vraisemblablement derrière la rumeur espérer secouer un peu les mollahs, mais sans entraîner leur chute en espérant obtenir leur départ en échange de rares garanties de sécurité.

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Mercredi 23 Janvier 2013 - 4 Bahman 1391), la journée a commencé par une hausse (inconnu) du dollar en Iran même car on en a parlé, mais en affichant le taux de 3500 tomans annoncé la veille ! On a également eu droit à des images où l’on ne voit aucune effervescence dans les transactions. On était clairement dans un plan de négation absolue, signe d’une crise interne de force 5 !

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Rafsandjani pouvait utiliser ce contexte pour provoquer l’explosion indispensable pour dévier : un de ses députés a rappelé que 87,000 ouvriers retraités des aciéries d’Ispahan n’avaient pas reçu leurs pensions au cours des 3 derniers mois et qu’ils n’obtiendraient certainement rien car personne ne pensait à eux !

Des médias liés à Rafsandjani ont aussi évoqué la grève de 300 ouvriers du sucre d’u devant les bureau de la présidence de République. Il a aussi dénoncé que les Iraniens allient payer leurs dépenses de santé à la hauteur de 70% et non de 30% et que par ailleurs, le prix des médicaments risquait d’augmenter d’au moins 300%

On a aussi évoqué la dette abyssale du Gouvernement (+42 milliards de dollars depuis 2005 !

Le clan Larijani n’a pas joué les pompiers pyromanes. Trop risqué. Il a tenté de restaurer et renforcer son image et son aura en annonçant le recrutement des dizaines de juges par le Pouvoir Judiciaire. Sur la seconde photo, la première personne à gauche semble avoir 15 ans, preuve que le régime a aussi ramassé des figurants dans la rue ! Le fait que les candidats ont aussi tous les yeux rivés sur le serment de fidélité laisse supposer qu’ils venaient de découvrir ce texte, tous issus de la promotion trottoir !

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Les Chefs Pasdaran de la Police ont aussi annoncé un grand rassemblement pour une conférence sur des guerres asymétriques pour évoquer leur puissance terroriste régionale. La salle était pleine, mais pleine de rien car les participants étaient soit des infirmes ou encore des femmes âgées ! Les responsables dépités affichaient d’ailleurs des mines de mort-vivants neurasthéniques !

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Après ces échecs, les Larijani et les Chefs Pasdaran de la Polices ont cessé de s’agiter dans tous les sens de manière désordonnée. Ils ont annoncé de nouvelles pendaisons avant d’affirmer encore au plus haut niveau l’utilité des pendaisons pour assurer le régime contre toutes les menaces.

A peine la coalition s’était reformée que le clan Rafsandjani a contre-attaqué sur tous les plans. Tout d’abord, Tavakkoli (le cousin de Larijani et pion de Rafsandjani) a fortement critiqué les pendaisons en affirmant que le Pouvoir Judiciaire tuaient de pauvre gens au lieu de combattre les corrompus de haut niveau notamment ceux issus des Pasdaran afin d’entraîner les Larijani dans une guerre contre leurs seuls alliés dignes d’intérêts.

Puis Ahmadinejad a affirmé que les ponctions bancaires avaient étaient légales (cautionnée par le Parlement). Le vice-président Rahimi, sans cesse dans ligne de mire des Larijani a porté plainte contre le directeur de l’agence MEHR l’accusant de mensonge et manque d’honnêteté ! Enfin, le patron de la BCI, Bahmani, a affirmé que l’on l’attaquait car il n’avait aidé ses accusateurs ! Au cours de son intervention, il a aussi évoqué une hausse de 430% des chèques en bois avec une moyenne de 75,000 exemplaires par jour en espérant parvenir à provoquer le désordre nécessaire à sa reconversion !

Rafsandjani se lançait dans une guerre totale, à la veille du boycott de la naissance de Mahomet et de la journée de l’Unité pour se jeter hors de ce système avant qu’il ne soit trop tard pour le faire.

Pour neutraliser cette poussée fantastique, Ali Larijani a demandé à l’un de ses députés de demander l’ouverture du procès du gros bonnet Mehdi Rafsandjani conformément à la demande de Tavakkoli de poursuivre et prendre les gros bonnets et non les petits voleurs !

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Jeudi 24 Janvier 2013 - 5 Bahman 1391), le régime n’a fait aucune déclaration relative à Mahomet ou l’Unité. Il n’y a non de manifestation spontanée. C’était mort pour cette journée et pour ses responsables.

Rafsandjani a repris sa logique de guerre totale en continuant à diffuser des nouvelles délibérément anxiogènes comme l’annonce que le taux pour le prêt immobilier était passé à 60% entièrement remboursable intérêts compris en 1 an, une preuve du manque de confiance des banques en leur avenir !

On a par ailleurs été informé que les prix de l’automobile indexés depuis peu sur le dollar libre venaient d’être augmenté de 15% ce qui signifiait que le dollar était monté de 15% depuis la veille et qu’il était de facto à 6100 tomans (soit 6 fois le taux officiel) !

Pour être à la hauteur de son adversaire, Ali Larijani devait ouvrir le procès de Mehdi Rafsandjani mettant Rafsandjani lui-même devant le risque de finir en prison et peut-être sur la potence ! Mais il n’a pas osé entrer dans la guerre totale et il a tenté d’effrayer son adversaire en annonçant l’amputation publique d’un voleur à Chiraz ! On a eu droit à une image et l’annonce que le régime avait mis au point une machine pour ce genre de mutilation. On n’avait jamais entendu parler de cette machine, on savait en revanche que les Britanniques avaient fourni aux mollahs une machine pour couper les doigts. L’insistance du régime sur cette nouvelle machine qui relevait du harcèlement émotionnel a éveillé notre curiosité. Nous avons agrandi l’image, mais nous n’avons alors vu aucune main manquante, mais un doigt en moins, preuve qu’il s’agissait d’une image d’archive de la machine infernale des Britanniques. Cette image d’archive montrait également que cette acte de barbarie n’avait peut-être pas eu lieu… qu’Ali Larijani n’avait pas osé allé aussi loin qu’il le veut de peur d’une réaction populaire hostile susceptible de déclencher le soulèvement qu’il redoute.

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Les Chefs Pasdaran militaires ont décidé de profiter de ce nouvel échec du nouveau fanfaron du régime : ils ont annoncé la fin de leur concours et une cérémonie de remise de prix. La fête qui devait les mettre en valeur a été ternie par l’absence de gagnants ou même de participants Iraniens. Les Chefs Pasdaran militaires se sont vite éclipsés après le Palmarès. Il n’y a eu aucun discours pour faire oublier cette cérémonie mettant en valeur leur solitude.

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Les Chefs Pasdaran militaires ont tenté de sauver la face, avec des manoeuvres décidées au pied levé, mais la participation a été si basse qu’ils n’ont même pas pu former deux groupes de combattants. Ils ont dû utiliser des ennemis en carton...

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Dans ce contexte où chacun tentait sa chance, les réformateurs (pions de Rafsandjani partisans de retour à l’âge d’or de Khomeynisme et désormais inutiles à Rafsandjani) ont appelé leurs membres pour un congrès consacré aux prochaines élections présidentielles afin de montrer qu’ils étaient un groupe important dans l’espoir de pouvoir être vus comme des alliés intéressants pour les deux clans en lice. La participation très réduite les amené à des cadrages très particuliers pour dissimuler la fonte du nombre des membres de leur groupe, mais aucun des participants n’a su décrocher un rictus pour dissimuler sa déception d’être rien et de finir seul face au peuple qui attend l’heure de la vengeance depuis 33 ans !

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Après cette déferlante de revers pour les dirigeants désunis de tous les bords, la panique devait s’amplifier encore. Les dirigeants esseulés et désavoués ont quitté la scène et ont remplie le reste de la journée par d’innombrables matchs du foot, une manière de satisfaire le peuple et de remplir l’espace médiatique sans s’agiter plus et aggraver leur cas !

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Vendredi 25 Janvier 2013 - 6 Bahman 1391), le régime affaibli a été la cible d’une attaque des Iraniens Baloutches séparatistes fiancés par Washington. L’Etat américain cherchant à le bousculer, le régime a publié via les faux dissidents de HRA une longue liste des prisonniers Iraniens Baloutches pour montrer qu’il pouvait frapper lourdement ses gens. Il a aussi remis à nouveau en prison l’agitateur Iranien Kurde Kaboudvand (également soutenu par Washington) alors qu’il l’avait libéré récemment pour calmer une grogne populaire dans la région iranienne du Kurdistan.

Par ailleurs, on a constaté que le régime n’a publié aucune photo de la prière de Vendredi , ce qui revient à dire que cet événement a dû être boycotté à 100% par ses notables, responsables et officiers et dirigeants secondaires !

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Rafsandjani et Larijani ont cessé de se battre devant le spectacle effrayant de leur isolement absolu. Ils se sont exprimés via leurs masques : le Gouvernement et le Parlement ont annoncé leur intention de distribuer gratuitement des vivres aux va-nu-pieds pour empêcher des émeutes de la faim ! c’était drôle de voir les deux dirigeants ripoux qui se sont sans cesse enrichis sur le dos du peuple admettre qu’ils avaient produits des va-nu-pieds !

Par ailleurs, Ahmad Khatami, l’orateur désoeuvré de la Prière de Vendredi de Téhéran, réfugié dans une autre ville, a aussi oublié ses discours appelant le peuple à moins consommer ; l’intégriste apeuré a déclaré que le clergé souffrait aussi de la pauvreté et se sentait concerné par le peuple !

Les camarades d’en haut ont aussi annoncé la création de trois centres de vente d’automobiles neuves à de très bas prix pour les Pasdaran dans l’espoir de faire venir à eux des déserteurs intéressés par une auto pour faire le taxi au noir. On a collé une affiche au mur portant l’inscription du Guide ; maintenant c’est votre tour (de jouer et profiter du jeu). Mais hormis les rares fidèles sûrs autorisés à assister au lancement, on n’a vu aucun pasdaran déserteurs trahir sa conviction et se rendre dans ces centres de la honte.

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Le régime était désavoué et déprimé, les dirigeants sont restés cachés et ont rempli l’espace médiatique de news de foot en particulier un match opposant les deux principales équipes de Téhéran : Persépolis et Esteghlal (Indépendant), ex-Taaj (la Couronne) dans la stade de 100,000 places de Téhéran !

Le groupe Rafsandjani qui doit provoquer une agitation pour bifurquer du régime a alors annoncé un stade plein, mais des heurts avec les forces de l’ordre et les mollahs présents. que l’on avait vus sur des photos diffusées par l’agence Mehr liée à Larijani. Les médias du clan Rafsandjani ont aussi la forte envie des jeunes d’assister au match ou point de casser les portes en fer du stade pour entrer de force. Ces médias ont aussi évoqué l’arrestation de 200 jeunes dans l’espoir d’inciter les jeunes à bouger. or, cela fait des mois que les jeunes boycottent le régime et ses matchs de foot. Il y avait là un aspect de propagande. Par ailleurs, l’absence de toute effervescence sur le net était le signe qu’il y avait de la manipulation du côté du récit des heurts et des arrestations.

Conformément à notre habitude nous avons vérifié la météo et nous avons constaté que les images du stade plein avec des miliciens et des mollahs parmi les spectateurs n’étaient pas s’actualité car ces photos étaient prises par un temps très couvert alors que ce vendredi il faisait très beau et très doux pour la saison à Téhéran.

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Par la suite nous avons trouvé d’autres photos de l’extérieur du stade et avons constaté une ambiance très clame avec peu de spectateurs et un quinzaine d’autocars, ce qui laisse présager que pour remplir le stade et casser le boycott qu’il subi le régime est allé chercher quelques centaines de jeunes des campagnes qui n’ont guère l’occasion de s’amuser. Mais il était certainement loin d’un match plébiscité et d’un stade rempli même à 10% de sa capacité car on n’a pu trouver d’images de gradins ensoleillés avec ces jeunes !

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A l’issue de ce match qui n’a pas permis à Larijani d’endormir le peuple et à Rafsandjani de l’agiter, les deux hommes ont été plongés dans une véritable torpeur médiatico-politique révélant leur désarroi et leur déprime.

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Samedi 26 Janvier 2013 - 7 Bahman 1391), on n’a plus vu Rafsandjani et Larijani côte à côte à la table du Conseil de Discernement. Ce qui n’était pas conforme avec l’annonce de s’unir pour éviter un soulèvement des va-nu-pieds ! Ce samedi, les deux dirigeants étaient encore dans l’expectative. Les médias alignés sur Larijani ont diffusé de nombreux reportages sans intérêts politiques.

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En fait, à posteriori, il nous semble qu’Ali Larijani qui avait brillé par ses erreurs la semaine dernière a voulu et réussi à endormir Rafsandjani, car il a marqué ce premier jour de la semaine en organisant un hommage pour l’ayatollah Taskhiri de l’Assemblée des Experts, s’affichant à cette occasion au côté du vieux ayatollah Jannati, le président du Conseil Constitutionnel et insinuant une entente en vue d’un changement pour un transfert du pouvoir exécutif au Parlement qu’il préside comme un fief.

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Ce coup d’Etat esquissé a incité Washington à trouver une porte de sortie de l’affaire Amia pour Rafsandjani. Washington a aussi réorganisé l’opposition iranienne à son goût avec congrès des opposants dont sont exclus tous les patriotes partisans d’un Iran libre, laïque, démocratique, mais uni et indivisible !

Nous voici devant des choix peu avenants ! Finalement, nous ne voyons plus notre chance du côté de l’opposition qui a fait de mauvais choix. Notre chance n’est cependant pas compromise car le tandem Larijani-Jannati a des chances d’éliminer Rafsandjani et ses lieutenants démoniaques, mais il est trop faible pour rester en place. Notre peuple pourra le renverser et présider son destin s’il se montre audacieux dans ses actions et fin dans le choix de ses slogans et de ses objectifs.