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Iran : La semaine en images n°299
La semaine des grandes tromperies !

15.11.2013


Historique + Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, il a opté pour une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION via son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami. Il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par l’état du régime et bradé le pétrole pour gagner des soutiens européens, deux mesures qui n’ont pas changé la donne, mais ont anéanti tout capacité de production et entraîné de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés. Rafsandjani a alors changé de ligne et opté pour STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Mais Washington a esquivé les provocations du régime puis il a adopté des sanctions bancaires pour l’affaiblir davantage. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des garanties de sécurité de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile à tous les niveaux. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des britanniques, Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a dû partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution de couleur avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne, confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et plus de tentative dialogue de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux soucieux de partir avec ses capitaux a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant les foudres de ses maîtres britanniques. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Rafsandjani qui n’avait rien obtenu de Washington et ne pouvait que rester en Iran, s’est entêté à poursuivre le projet de déviation opportuniste du régime en agonie (en combinaison avec Londres). Les grands ayatollahs du clergé ont, dans leur intérêt, invalidé sa candidature et ont de facto rompu avec Londres avec l’idée continuer la politique du bras de fer via le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées du passé n’a pas plu aux nantis du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutiennent des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition Clergé-+le Clan Larijani-+2 proches de Rohani (Zanganeh au pétrole & Zarif au ministère des affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. Tout d’abord, via l’AIEA, il a d’abord nié l’existence du stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme des Pasdaran et en évoquant la possibilité d’un embargo à 100%. Enfin ,il a débuté un dialogue en direct par l’intermédiaire de sous-secrétaire d’État pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

Rohani a n’a pas défendu les Chefs Pasdaran menacés par Washington et il a aussi écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité national pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah.

Le régime était en péril par ses querelles et l’éloignement du Hezbollah et de la Russie. Rafsandjani s’est posé en alternative à Rohani en accusant Assad de répression pour se rapprocher de Washington ! Le clergé a suivi la tendance. Mais les nantis ont paniqué par peur d’un deal express, aggravant la situation économique.

Rohani, mis en danger s’est rapproché de son rival Larijani (avec un projet de rapprochement diplomatique et économique avec Londres et l’Europe) qui n’a pas fonctionné. Il s’est alors approché du Chef Pasdaran Jaafari, partisan du SOUTIEN À LA SYRIE pour REGAGNER LA PROTECTION DE LA RUSSIE... Rafsandjani a demandé à son pion le Guide d’inviter les hauts gradés Pasdaran à une SOUPLESSE HEROIQUE pour bloquer l’option Rohani-Jaafari. L’appel n’a été entendu et le régime s’est retrouvé à la veille d’une explosion.

Pour calmer le jeu interne et forcer les négociations, Washington a annoncé l’application très rapide de l’embargo à 100%. Par ailleurs, a indirectement évoqué la responsabilité du régime dans les attentas du 11 Septembre, laissant planer la menace de nouveaux mandats d’arrêt tous les dirigeants ! Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes et ripoux de la Chambre de Commerce Iranienne ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé au régime sa fragilité. Rohani a décidé de renouer avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale. Mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Via la Chambre de Commerce Iranienne, ils ont révélé que le régime avait dépensé la majorité de ses gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves !

Rafsandjani s’est encore posé en alternative d’un deal avec Washington en suggérant l’abandon du slogan « Mort à l’Amérique » ! Larijani a réactivé ses dossiers de corruption de Rafsandjani pour saboter son initiative. Rohani a tenté de relancer sa politique de l’Escalade en annonçant que l’Enrichissement n’était nullement négociable !

La base a confirmé sa rupture par le boycott à 100% des de la semaine de fidélité des Forces de l’Ordre au régime ! Le régime a pendu 5 Hauts gradés des Pasdaran pour trahison.

Washington a eu peur que le régime islamique ne se disloque. Il a commencé des négociations secrètes avec Zarif, le ministre des affaires étrangères de Rohani, pour parvenir à un mini apaisement à Genève lors de la reprise des négociations sur le taux de l’enrichissement afin de geler les sanctions et éviter la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux.

L’équipe de Rohani a proposé le deal arrangé avec les Américains pendant sa rencontre avec les 5+1 à Genève. Les chefs Pasdaran qui sont exclus des décisions du régime ont contré le deal en insistant sur leur fidélité au slogan « Mort à l’Amérique ».

Les Britanniques et les Russes ont contré ce dégel en affirmant que l’on s’écartait des exigences des 5+1 (exigences qui leurs avaient été imposées par Washington en 2007) !

La solution aurait été l’acception de l’élimination du stock d’uranium enrichi à 20%, mais le régime ne l’a pas fait car ce stock est un outil de pression et de marchandage. Par ce refus, Rohani a confirmé l’impossibilité d’un vrai apaisement, Washington ne pouvait plus éviter les sanctions et risquait de détruire le régime qu’il veut récupérer. Washington a alors frappé les troupes de garde-frontières composées d’appelés et d’officiers très fidèles des Pasdaran avant d’envoyer plusieurs émissaires vers l’Iran. Les mollahs n’ont flanché car il n’y avait aucune offre claire de garanties de sécurité.


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La semaine dernière, les Américains ont encore frappé les frontières iraniennes. Les dirigeants (mollahs ou chefs Pasdaran) ont encore fait le dos rond, mais au passage, ils ont aussi négligé de condamner Washington. Ils ont dès lors ont perdu la fidélité des officiers insolvables qui sont sur le terrain. Ils ont cessé d’intervenir en sa faveur au sein de la police ou du média FARS. Les nantis ont paniqué. Londres a rappelé que les mollahs avaient perdu la confiance de leur derniers clients asiatiques. La panique a continué à enflé ! Pour clamer le jeu, Washington a remplacé la menace de l’embargo à 100% par un embargo à 50% !

Face à la crise, Rohani s’est réfugié dans l’intimidation et la propagande. Le boycott de la journée de l’Ecolier Bassidji par les jeunes et les officiers déçus a confirmé l’inefficacité de sa démarche, ainsi que l’impopularité et le déclin du régime. Larijani s’est posé en meneur du jeu pour obtenir la direction des marchandages avec Washington. Le clergé l’a rembarré en affirmant que le Guide avait donné les pleins pouvoirs à Rohani.

Pour s’imposer comme le chef, Larijani est parti en Chine pour récupérer près de 22 milliards de dollars bloqués par la faute des sanctions bancaires américaine. Au sein du régime acculé, le clergé et Rohani menacés de perdre le privilège des négociations, ont choisi la fuite en avant en insistant respectivement sur le slogan Mort à l’Amérique et le chantage du refus du dialogue...


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Cette semaine, le régime divisé et esseulé avait 3 très gros problèmes : la panique interne, l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine qui ne peut plus organiser depuis 3 ans faute de troupes, le boycott prévisible du mois saint de Moharram par le peuple.

Le régime devait trouver les ressources nécessaires pour mobiliser ses partenaires étrangers et tous ses derniers compagnons pour surmonter ces 3 problèmes (panique & manifestions officielles) afin d’être au mieux de sa forme pour les négociations qui reprenaient en fin de semaine à Genève. Mais le régime n’a pas su trouver des alliés ni pu mobiliser ses derniers compagnons. La panique a gagné le régime à tous les niveaux. Washington effrayé à l’idée de la chute du régime agitateur qu’il veut récupérer pour dominer la région, lui a proposé une offre inédite de geler toutes ses sanctions ! Les autres grandes puissances y ont vue une menace pour leur avenir et ont tout fait pour contrer le rapprochement. Voici le récit en images d’une SEMAINE GEOPOLITIQUEMENT HORS NORME MAIS PAR AILLEURS ICONPGRAPHIQUEMENT RICHE EN INTÉRÊT.



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La semaine dernière, Washington n’a pas manqué de pressions pour faire plier le régime, mais il avait mis en évidence son manque de troupes fidèles provoquant un grande crise de confiance tant parmi les nantis que parmi les dirigeants eux-mêmes.

Avec 2 grandes manifestations officielles impossibles à organiser depuis plusieurs années faute de troupes et des négociations peinant à obtenir des garanties (pour tout le monde), la crise risquait de s’amplifier. En priorité, le régime devait rapidement rétablir la confiance interne pour mobiliser les siens ou même pouvoir évoquer une belle mobilisation afin d’arriver renforcé et non déprimé à la table des négociations face au 5+1, groupe aujourd’hui majoritairement hostile à son égard.

Rétablir la confiance (pour éviter une nouvelle crise) équivaut à rassurer tout le monde que quelques soit ses moyens, le régime tiendra jusqu’au bout pour arracher des garanties pour tous ses membres tant politiques que business. Rétablir la confiance équivaut pour les gens du régime à se montrer offensif et obstiné face au 5+1. Mais cela leur vaut la colère des 5+1, des menaces de sanctions plus lourdes et par ricochet des paniques chroniques (antinomique avec le rétablissement de la confiance). C’est pourquoi le régime a toujours vacillé entre l’offensif et le repli. Mais là, il y avait une crise et une plus grande crise derrière. Le régime ne savait s’il fallait choisir l’offensive ou le repli...

Samedi 02 Novembre 2013 (011 Âbân 1392), la semaine a commencé bien mal car on a appris que les 750 ouvriers de l’usine de sucre de Haft Tappeh (à 150 km au nord d’Ahwaz) étaient en grève depuis 6 jours sans que le régime puisse les mois de salaires en retard ou bien mettre fin par la force à leur mouvement : ce qui voulait dire que visiblement, le régime était à sec et n’avait également plus de troupes fidèles dans la région clef de Khouzestan où se trouvent aussi les principaux gisements et équipement pétroliers.

Rohani ne s’est pas montré alors que la situation était très préoccupante. Ali Larijani qui veut lui dérober la direction pour être le maître des marchandages avec Washington et obtenir les meilleures garanties pour lui-même et son clan a profité de cette vacance de pouvoir pour annoncer qu’il avait obtenu lors de son voyage en Chine un accord d’investissement chinois en Iran permettant au régime de récupérer les 18 milliards d’Euros (22 milliards de dollars) de ses gains pétroliers bloqués en Chine sous l’effet des sanctions bancaires américaines.

L’annonce nous a surpris car on ne voyait pas Larijani et les membres de son clans parader, il n’y avait aucune explosion de joie en Iran et aucune explosion de critiques du côté des Etats-Unis. En fait, c’était un pur mensonge. South China Morning Post a révélé que les autorités chinoises avaient seulement accepté d’étudier à l’issue de nouvelles rencontres un paiement en Yuan d’ici fin 2014. Ils l’avaient aussi invité à orienter plutôt son régime vers une attitude qui susciterait la fin des sanctions qui bloquent ses avoirs chez eux.

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Les Chinois s’étaient débarrassés de Larijani en fixant une date très lointaine et en lui faisant la leçon. En fait, Larijani n’avait rien obtenu sinon la preuve que la Chine était alignée sur la Grande-Bretagne et la Russie pour laisser couler ce régime à bout de souffle avant qu’il ne capitule face à Washington. Larijani avait pleinement échoué car il avait seulement révélé que le régime n’avait plus aucun ami. Il mentait pour nier son échec et restait caché pour éviter les critiques. Mais cette attitude poltron n’a pas été d’un grand secours : l’échec de son voyage, laissant présager un front large d’ennemis au sein des 5+1 alors que le pays manque de devises et de troupes a évidemment déprimé les nantis issus des clans au pouvoir : la bourse de Téhéran a crashé pour la 20ième fois en 2 mois !

Les nantis vendaient encore des actions pour dégager de l’argent pour acheter de l’or et des dollars pour quitter le navire en perdition. Avec ses maigres revenus, le régime pouvait manquer de devises et de l’or pour les satisfaire. Le régime allait manquer de devises, ne pouvait plus importer des produits vitaux comme le carburant nécessaire aussi bien pour le transport que pour la production de l’électricité ! Un organe officiel a aussitôt évoquer une hausse importante de consommation d’essence pour augmenter encore son prix et baisser de facto la consommation pour créer des stocks surtout pour la production de l’électricité.

La situation était très préoccupante, les dirigeants devaient envisager le pire. Tout d’abord, ils ont annoncé une mobilisation des « jeunes » en leur faveur pour composer de nouveaux slogans anti-américains ainsi qu’un hymne intitulé Mort à l’Amérique pour la cérémonie de l’anniversaire de la prise de l’ambassade Ils affirmaient ainsi avoir encore une base jeune et espéraient également provoquer l’escalade nécessaire à faire plier Washington.

Dans le reportage consacré à ce sujet, le principal invité qui était un vieux poète affirmait qu’il était là car 22 ans plutôt, un général américain avait donné l’ordre de tirer sur un avion de ligne iranien. Ce fait tragique dû à une utilisation militaire l’avion en question par le régime a eu lieu 1988. De fait, le reportage devait dater de 2010 ! La mobilisation était un nouveau mensonge qui pouvait aggraver la situation.

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Le régime a tenté d’affirmer sa puissance au Khouzestan par l’annonce d’une grande mobilisation de jeunes de cette région en sa faveur à l’occasion d’un rassemblement sur le thème de la Tutelle de Guide, mais sur les images, il n’y avait que les étudiants boursiers étrangers du régime.

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Après cet échec, le régime a a annoncé un très grand rassemblement de jeunes à Téhéran pour écouter le théoricien jihadiste, officier de pasdaran Hassan Abbassi (dernière photo) sur le thème de la prise de l’ambassade américaine, mais necore une fois, les images n’étaient pas à la hauteur de l’annonce, puisqu’on voyait que le régime avait pu réunir une vingtaine de ces boursiers avec la promesses d’un repas !

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A deux jours du début du mois de Moharram, mois des deuils chiites, le régime a tenté de simuler la popularité en annonçant une belle ferveur sur les marchés de vente d’accessoires de Moharram, mais il n’a pas pu montrer des images montrant cette ferveur. Il a demandé la participation de passant. Un jeune en survêtement rouge et blanc s’est prêté au jeu alors que les croyants ne sont pas autorisés à s’habiller de couleurs gaies à l’approche et puis pendant Moharram. Ce qui veut dire que le photographe a eu si peu de succès dans ses demandes de figurations qu’il a dû prendre celui-ci !

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In fine, le régime a réalisé qu’il ne pouvait simuler la force, la popularité, la ferveur islamo-révolutionnaire pour rassurer ou provoquer l’escalade censée le sauver. Il devait réactiver son joker le Mouvement Vert. C’est pourquoi la fausse organisation humanitaire HRA a annoncé que le régime avaient spolié les droits de 81 prisonniers duc Mouvement Vert en annulant sans raison leur vacance carcérale (c’est une mesure étrange inventé par le régime pour remettre en jeu de faux opposants (soi-disant emprisonnés) pour contenir la contestation. En évoquant 81 noms, le régime prévoyait donc le risque d’émergence d’une large contestation à l’échelle nationale. Par ses noms, il a mis l’accent sur l’état de santé d’un vieux blogueur Simak Mehr officiellement « pro-Mossadegh » pour engager Washington à le défendre et de fait légitimer l’action de ses faux opposants. Il a aussi mis aux arrêts le directeur du journal Bahar (pro-Ahmadinejad) en le qualifiant de réformateur pour relancer l’affaire. Mais personne n’a bougé à Washington. Le régime a alors annoncé la pendaison prochaine de Mansour Arvand, un prisonnier kurde de Pjak (organisme financé par Washington), mais personne n’a bougé !

La passivité tactique de Washington a poussé le régime à revenir à l’offensive. Après son faux reportage sur la mobilisation des jeunes, le régime a commis un autre mensonge : il a affirmé que la radio américaine persanophone Farda avait interviewé le chef du groupe islamiste armé de Jeysh al Adl avec beaucoup de respect pour lancer une polémique bilatérale sur le sujet. Washington a esquivé la fausse annonce du régime pour éviter la polémique souhaitée de sa part.

Pour contrer cette offensive qui pouvait déraper, Washington a consacré un sujet sur la VOA persan sur la fausse affaire de l’hymne en l’attribuant aux ultras du régime ! Puis pour aider le régime à rassurer ses compagnons paniqués, le vice-président américain a annoncé qu’il oeuvrait pour retarder l’adoption de nouvelles sanctions. Par ailleurs, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) a affirmé qu’il laissait 60 jours de délais à Obama (donc aux mollahs) conformant qu’elle était une organisation au service de Washington et non d’Israël ! Washington a aussi tendu la main au régime en incluant son mae Zarif à Paris dans le panel des orateurs de la journée inaugurale de l’assemblée bi-annuelle de l’UNESCO !

Le mae Zarif a au même moment reçu la visite du ministre des affaires étrangères d’Autriche, pays neutre, mais énergétiquement proche de Moscou, sans doute pour un dernier appel à la modération et à la coopération avec Moscou (qui in fine préfère les mollahs fripons à un régime des patriotes soucieux des Intérêts de l’Iran même si un tel régime serait la garantie très bénéfique pour la gestion de la Caspienne et de ses richesses).

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Dimanche 03 Novembre 2013 (12 Âbân 1392 : J-1 de la manifestation -impossible- des jeunes bassidjis écoliers devant l’ex-ambassade US), Rohani a abattu une carte inattendue en organisant à Téhéran une réunion ministérielle du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF) pour « discuter avec les représentants de trois alliés de Washington, le Qatar, l’Oman et l’Irak sur des coopérations dans le domaine de l’énergie ». Autrement dit le régime a tenté d’amadouer Washington avec des grands contrats gaziers pour qu’il change de politique et le prenne comme serviteur régional. Larijani a pu participer indirectement grâce à son pion Nahavandian qui a la double casquette du directeur de cabinet de Rohani et directeur de la Chambre de Commerce Iranienne (CCI).

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Mais si le ministre de l’Industrie et de l’Energie du Qatar, Mohammed Ben Saleh al-Sadda, le ministre du Pétrole et du gaz d’Oman, Mohammed Ben Hamed Al-Ramhi, et le ministre irakien du Pétrole, Abdel Karim Laëbi ont bien fait le déplacement aucun contrat n’a été signé ! Washington a montré qu’il ne voulait pas pactiser avec les mollahs et restait sur sa position (replacer ses pions de 1979 au pouvoir) pour avoir non pas quelques contrats mais toutes les réserves du pays. Rohani avait échoué, le régime n’avait d’autres choix que l’offensive pour provoquer une escalade et forcer Washington a plier.

On était à la veille de l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine, de nombreux reportages ont annoncé que des dizaines de milliers d’écoliers membres de la milice Bassidj descendront à Téhéran devant l’ex-ambassade américaine, mais dans toutes les villes du pays « pour crier la haine qu’éprouvent les Iraniens pour les Américains ».

Mais vu que les années précédentes, que faute de jeunes écoliers à ses côtés, le régime avait fait appel à des miliciens assez âgés ou des images d’archives pour ses manifestations, on devait assister au même genre d’images faciles à détecter. Etant donné que les images risquaient de léser cette volonté de fuite en avant, le régime devait accentuer l’agressivité du message sans cependant un excès de langage susceptible de déprimer davantage les derniers compagnons paniqués du régime.

Conformément à l’usager, en ce jour (à la veille de l’anniversaire), le Guide devait recevoir chez lui les représentants des jeunes miliciens (qui sont censés manifester le lendemain à Téhéran). A cette occasion, le Guide spirituel du régime, gardien de sa fidélité au dogme islamique, a longuement attaqué Washington ouvrant plusieurs polémiques pour irriter Washington.

Le Guide spirituel du régime a d’abord évoqué sur la méchanceté et les ingérences permanentes des Etats-Unis qui n’épargnent même pas ses amis comme Mossadegh ou le Shah et suscitent « un large manque de confiance » et une « très grande haine » à travers le monde vis-à-vis de ce pays. Puis il a ajouté que Washington était « hostile à l’indépendance et les progrès nucléaires et balistiques » (du régime) et que le conflit sur le programme le nucléaire « n’était qu’un prétexte » pour contrer le régime. « C’est pourquoi, en mars dernier, il avait déjà affirmé qu’il n’avait aucune confiance aux Américains ». Mais (visant implicitement Chefs Pasdaran et Larijani) il a précisé que nul ne devait s’autoriser à critiquer Rohani et son équipe (il visait les Chefs Pasdaran et Larijani) car ils étaient des « enfants de la révolution et faisaient du bon travail pour défendre les droits » du régime dans un combat difficile et de fait aucune critique interne n’était utile pour le pays. Il a enfin insisté sur « l’endettement des Etats-Unis, sa dépendance pénalisante à l’Etat illégitime et bâtard d’Israël », mais aussi son manque de coopération diplomatique « de la part de la France et de la Grande-Bretagne » pour insister sur les chances du régime.

Tous les arguments étaient utilisés pour irriter Washington. De plus les arguments étaient en plus bien construits avec le leitmotiv du manque de confiance aux Américains en raison de leur propension à trahir leurs alliés, Téhéran espérait provoquer des polémiques très pénalisantes parmi les alliés de Washington afin que ce dernier ne puisse pas esquive l’escalade comme il le fait depuis le second mandat de Bush junior ! Mais les média américains et européens ont zappé ce contenu lourd en argumentations hostiles pour ne retenir que le manque de confiance du Guide, une phrase qui n’avait rien d’hostile, ni vraiment agressif. Le régime était dans l’échec car non seulement il ne parvenait pas à provoquer l’escalade censé le sauver, mais encore les propos sortis de leur contexte laissait présager une grande ouverture au dialogue !

Par ailleurs, les photos de la salle nous ont parues immédiatement suspectes en raison de l’irrégularité de la colorimétrie, du contraste et de netteté des gens qui y figuraient. Sur le devant de la salle les gens étaient nets et dans un pénombre, mais au milieu ou la lumière est identique, ils étaient flous et très éclairés. Il y avait un trucage très mal géré. Autre défaut de l’image est que l’on peut mettre (au plus) 20 personnes entre les colonnes de la salle : il y a 18 et 20 personnes dans deux premiers rangs, mais le double derrière ! De plus sur les images de la foule prises au niveau du sol, nous avons remarqué que l’on ne voyait pas les mêmes gens au-delà du troisième rang ! Sur une autre image prise au niveau su sol, on a vu que le balcon était également vide. Sur des images de la foule prises au sol, nous avons remarqué que l’on ne voyait pas les mêmes gens au-delà du troisième rang ! Il y avait non seulement des trucages très mal géré, mais aussi un manque de coordination entre les graphistes du régime.

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Mais les photos du 1er tiers de la salle prises depuis la plateforme surélevée située à droite de la tribune nous ont paru comme fiables car en raison de leur angle de vue elles sont difficiles à truquer et surtout car nous y avons vu un nombre plausible de gens par rang avec par ailleurs, le même niveau de lumière que ceux au devant de la salle sur la vue générale. On a cependant remarqué que ces photographes de plateforme n’avaient pas shooté le milieu ou l’arrière de la salle, ce qui indiquait que les seuls gens vraiment présents étaient dans le 1er tiers de la salle et que par conséquent il y avait là une quarantaine d’officiels inconnus et environ une centaine de figurants dont seulement quelques jeunes contre 4 plus l’année dernière.

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Donc en cette journée, le régime avait échoué dans une tentative d’arrangement, une tentative d’escalade. En plus, il était dans une nette recule par rapport à son niveau de mobilisation parmi les vieux miliciens insolvables et ne pouvaient remplir convenable les 2 tronçons placées de deux côtés de la tribune placée sur de l’avenue Taleghani devant l’ex-ambassade américaine et de fait, il ne pouvait guère montrer de foules raisonnablement grandes en train de scander Mort à l’Amérique ou pour brûler le drapeau américain pour relancer l’escalade qui a sa seule carte à jouer dans les négociations !

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Les Chefs Pasdaran (sermonnés par le Guide) se sont montrés coopératifs en tentant d’aider par des messages de félicitation pour la journée divine (Youm allah) de la prise de l’ambassade qui avait institutionnalisé le « slogan de Mort à l’Amérique qui à son tour avait permis de mondialiser le message anti-impérialiste de la révolution islamique ! »

Rohani a alors parlé d’un manque de confiance pour ramener les médias occidentaux au discours originel du Guide, mais les médias occidentaux n’ont pas relevé. Pour casser cet omerta et engager les Occidentaux dans une Escalade dissuasive, le principal négociateur du régime, Araghtchi, a affirmé qu’il n’y aurait « aucune discussion avec le maintien des sanctions et des préconditions » telles que l’abandon de l’enrichissement à 20% !

Mais Washington a encore esquivé en ignorant ce qui était dit en utilisant la déclaration de manque de confiance comme une volonté de Téhéran de parvenir à un bon compromis, montrant surtout sa volonté de sauver le système islamique nécessaire à ses projets de déstabilisation de l’Asie centrale russe et chinoise.

Le même jour, la Russie a quitté le groupe de coopération avec l’OTAN qu’elle avait rejoint à l’issue d’un deal proposé par Washington en septembre 2009 (juste après le soulèvement du peuple iranien) pour échanger une pause dans le projet ABM contre un soutien sur l’Iran. La Russie estimait donc sans doute que l’accord lui était finalement préjudiciable, elle pourrait gérer l’ABM, mais pas perdre encore l’Asie Centrale. La Russie se préparait à contrer Washington et aussi le régime !

A ce moment, les compagnons du régime ont acquis la certitude qu’il ne pourrait pas réussir à mener la danse à Genève avec l’esquive de Washington et l’hostilité évidente de la Russie. Les compagnons du régime avaient aussi compris qu’il peut pas assurer leur sécurité dans le pays, ni même à simuler la puissance et l’autorité pour calmer les grèves et les contestations chroniques. La panique s’est amplifiée avec cette fois une forte ruée vers l’or et le dollar (sur le marché noir, le marché légal étant fortement plafonné). La demande a été si forte qu’elle a provoqué une remarquable hausse, selon les médias officiels, sur le marché légal plafonné !

Le gouvernement Rohani appuyé par le clergé a annoncé l’arrestation d’un Bahaï, ainsi que les transferts du pasteur irano-américain Abedini plus deux convertis vers la section 350 de la prison Evine, réputée pour sa dureté, afin de d’engager Washington dans une escalade sur le terrain des droits de l’homme ! Cependant, puisque Washington trahissait encore des alliés, Kerry a dû intervenir pour affirmer que l’Etat américain restait toujours à côté de ses amis, ce qui montre que le régime avait trouvé les bons arguments même s’il n’arrivait pas à les exploiter. Washington a certainement commis une faute en répondant même de manière détournée à cet argument sur son manque de fiabilité comme allié. Il y avait une piste à exploiter pour le régime à Genève dans 3 jours.

L’équipe Rohani ne pouvait pas briller avant Genève. Larijani, qui avait été sermonné par le Guide a vu une opportunité pour occuper la scène, briller et se poser en alternative. Il a annoncé, contre l’avis de Rohani, le report du projet de loi d’allègement des allocations pour mettre ce dernier en difficulté. Il a également convoqué au Parlement, le mae Zarif pour le déstabiliser avant son départ vers Paris. Par ailleurs, via son frère qui préside le pouvoir judiciaire, il a aussi convoqué le juge Mortazavi (ex-Rafsandjaniste) au tribunal dans le cadre du dossier Palizdar l’accusant d’avoir saboter des révélations sur la corruption du clergé pour atteindre et déstabiliser ce clan qui domine le pouvoir et soutient Rohani. Il a enfin annoncé une bonne présence de parlementaire à la cérémonie du 4 novembre (13 Âbân) devant l’ex-ambassade des Etats-Unis, plaçant ses pions dans le cadre de l’Escalade pour que le système islamique ne puisse pas critiquer son action ni empêcher son ascension. Mais puisque la situation sur le terrain restait critique par manque de de policiers fidèles, comme d’autres dirigeants du régime, Larijani n’a pas annoncé sa propre présence.

Les mollahs du clergé devaient neutraliser cette offensive : ils ont mouché l’importun qui par prudence restait caché en annonçant que son rival et ennemi l’ex-négociateur nucléaire Jalili allait être l’unique orateur de la cérémonie. Comme nous l’avions affirmé dans nos précédentes analyses, la guerre interne pour le pouvoir était amplifiée par la crise ambiante. On devait donc assister à plus de divisions après le boycott prévisible et massif de la cérémonie fondatrice du régime prévue pour le lendemain.

Lundi 04 Novembre 2013 (13 Âbân 1392), la journée a commencé par l’annonce de la présence de dizaines de parlementaires et de dizaines milliers d’écoliers Bassidjis aux abords de l’ex-ambassade américaine.

Le site de récolte d’info IPS, proche de Washington, a ajouté une couche recyclant les infos du régime, évoquant la présence des maquettes de missiles Sejjil, la participation de la compagnie du Bus urbaine Vahed pour le transports des fans du régime... Mais conformément à notre ligne, nous restons sur la preuve par l’image et les images que l’on a vu n’étaient pas, mais vraiment pas du tout probantes.

Tout d’abord, sur la chaîne « Khabar » (qui signifie "Info"), on a vu des images vidéos du discours et du rassemblement par un temps très ensoleillé alors que le ciel de Téhéran était assez couvert lors de cette manifestation très matinale.

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Par la suite, nous avons eu les photos de la principale agence de presse du régime IRNA qui n’avaient également rien à voir avec la vidéo de la chaine Khabar puisque cela se passe dans une avenue bordée de tours des deux côtés alors que sur l’avenue Taleghani du côté de l’ex-ambassade américaine, il n’y a qu’un mur ! Sur la vue générale de cette avenue fictive, nous avons remarqué l’anomalie de base des trucage du régime : l’irrégularité de la colorimétrie, du contraste et de netteté entre les gens devant et les gens du fond.

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Dans la « partie nette », il y avait aussi des irrégularités d’expositions, de sens de lumières, des enfants de petites tailles plus grands que des adultes... La panneau de fond de la tribune n’était également pas bleu comme derrière l’orateur de la video, il y avait aussi des drapeaux de Moharram pour faire diversion, enfin, il y avait surtout beaucoup de drapeaux jaunes à l’endroit du carré VIP où se trouvaient les invités officiels du régime assis sagement sur des sièges pliantes sous un ciel gris comme leur moral regardant le vide car l’orateur ne pouvait y être et était sans doute remplacé par une bande audio !

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Le régime a donné certaines de ces images truquées à d’autres agences de presse comme l’AFP et sur cette fausse base facilement détectable, le journal Libération connu pour l’amitié de certains de ses journalistes pour le régime a affirmé que des milliers d’Iraniens sont venus soutenir le régime.

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Or, en y passant un peu de temps eten éliminant, par éthique ou en encore par envie d’informer le Quai d’Orsay, les images remplies d’irrégularités, il ne restait qu’une image probante montrant la présence négligeable de seulement une trentaine de nervis à côté de la vingtaine d’officiels et leurs gardes à cette cérémonie ! Ce qui veut dire que d’un jour à l’autre le régime avait perdu une partie de ses nervis insolvables du fait de son incapacité à gérer la crise et que par conséquent, cette date n’a pas été une Youm Allah, une journée de Dieu, mais certainement une journée en Enfer pour les dirigeants planqués avec leurs gardes, les nantis emmurés dans leurs palais et surtout pour ceux qui avaient dû accepter d’être présents sur place pour gagner le droit d’obtenir aussi des garanties de sécurité pour quitter ce pays avant d’être brûlé dans ses flammes.

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Le boycott a également été absolu en province car on a vu des images incompatibles avec la réalité. A Ispahan, il y avait un temps brumeux, on voit un ciel clair. A Rasht, on a vu l’image d’une foule immense, mais très éclairée dans sa totalité y compris dans des parties qui devaient être dans l’ombre, enfin à Mashad sur la fois d’une cérémonie liée à Moharram, il faisait un temps gris, mais on a vu un rassemblement au même moment sous un ciel bleu !

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Le régime était abandonné et ses images étaient vraiment pas probantes. Le régime a essayé de rattraper le coup en organisant avec quelques heures d’avance le changement de drapeau sur la pointe de la mosquée de Massoumeh à la ville sainte de Qom, mais les dizaines de milliers de mollahs de base de cette ville n’étaient au rendez-vous. Le régime n’a même pas osé s’autoriser à diffuser leurs images. Par ailleurs, vu la différence de la couleur du ciel entre la photo d’une foule de femmes voilées et le ciel au niveau du drapeau, on peut même supposer qu’il n’a pu procéder à la cérémonie.

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Le régime avait là une preuve plus forte de son isolement absolu et la certitude qu’avec ce large front de refus, toute émeute peut se transformer en un clin d’oeil une contestation nationale.

Le régime a annoncé via ses faux opposants de HRA la pendaison d’un jeune membre de Pjak pour insinuer qu’il avait encore du personnel fidèle dans ses prisons et pouvait avec la menace des pendaisons massives contenir les mouvements hostiles. C’est un calcul qui n’a jamais été très efficace. Le régime était donc désespéré (qu’on le dise aux gens de Libé).

Washington qui ne veut la chute du système islamique devait amener à capituler au plus vite : comme d’habitude, il a augmenté la menace, en affirmant via Kerry alors à Riyad, que « toutes les options étaient sur la table ! » Pour secouer durablement les mollahs, un responsable américain à l’ONU a suggéré dans World Tribune l’inclusion de nouvelles sanctions pour les violations des droits de l’homme qui restent l’ultime arme du régime.

Mauvaise approche pour un régime acculé et isolé qui n’a rien à perdre car il a aussitôt annoncé 11 nouvelles pendaisons, dans 5 au Kurdistan iranien, dans l’espoir de montrer son autorité et aussi pour provoquer une escalade. Washington n’a pas réagi confirmant qu’il trahissait toujours ses alliés. En l’absence d’Escalade, le régime acculé, isolé et apeuré à annoncé une pollution quasi mortelle pendant au moins 3 jours à Téhéran et dans la ville d’Ahwaz, chef lieu de la région pétrolière de Khouzestan pour inciter les gens à ne pas sortir (d’ici les négociations genevoises qu’il espérait fructueuse). Mais à tout hasard, le régime a aussi relancé le joker de l’opposition interne en mettant en avant l’ex-milicien intégriste Tabarzadi du clan Rafsandjani comme un partisan de l’évolution interne sous la direction de Rafsandjani mais aussi comme un partisan de secularisme (la laïcité molle défendue par Washington). En paralllèle, on a eu une vidéo assez floue avec un son inaudible censée montrer une contestation estudiantine verte le même jour, alors que l’université était fermée pour cause de manifestation ! Le régime était donc réellement désespéré pour ne savoir quoi choisir ou d’envisager même une forme de laïcité pour rester dans le jeu et sauver ses têtes.

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Washington a eu pitié : pour éviter la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux, il a oublié les options sur la table, sous la table, dans un tiroir ou ailleurs, oublié aussi les violations des droits de l’homme, et a insisté officiellement via la parote-parole du Département d’Etat sur sa volonté de marquer « une pause dans la stratégie des sanctions pour sonner une chance à la stratégie desq négociations », autrement dit un gel pur et simple des sanctions permettant au régime de récupérer ses avoirs pétroliers bloqués en Chine et d’autres pays d’Asie d’un montant global de 47 milliards de dollars de quoi payer payer de bons salaires à ses milciens ou de quoi en trouver de nouveaux pour contenir la contestation interne, sans sortir pour autant du régime des sanctions et être débarrassé de Washington et ses pressions !

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Vu que les besoins annuels actuels du régime se chiffrent à 55 milliards de dollars pour une consommation minimale et pleine de pénuries, que par ailleurs, pour une économie plus saine et recrutement de nouveaux miliciens, il lui faudrait facilement le triple de manière permanente, l’offre ne pouvait guère être une solution durable, mais un an de calvaire en plus . C’est pourquoi le régime ne l’a même pas traité dans ses infos malgré qu’elle représentait quand même un délai de plus pour le régime.

Mardi 05 Novembre 2013 (14 Âbân 1392)-(1er Moharram), le régime était ruiné, isolé et désespéré, Washington proposait juste une respiration pour peaufiner sa mise à mort ! Le chambre de commerce iranienne s’est affolée en affirmant que le pays avait connu 10 années de croissance négligeable et d’inflation hors du commun, espérant sans doute encourager le régime et son mae Zarif, alors à Paris, pour l’AG de l’UNESCO, à accepter l’offre américaine en marge de cette rencontre. Le ministre de la culture et de l’orientation islamique, Ali Jannati, fils du mollah ripoux Jannati, a aussi tiré la sonnette d’alarme en révélant que le régime n’était jamais parvenu à empêcher la prolifération des paraboles ou l’accès à l’Internet et qu’il ne pouvait continuer à contenir la contestation avec de la désinformation.

Le même jour, le régime a également perdu l’un de ses piliers, Habib Asgar-owladi, qui avait le monopole du commerce des fruits secs et présidait à la fois un petit parti politique très opportuniste, mais aussi la chambre de commerce irano-chinoise. Sa mort allait désorganiser davantage les liens avec la Chine et donner lieu à une nouvelle guerre entre les clans et les pirates au pouvoir pour s’emparer de ses biens et ses monopoles. Les nantis en panique ne pouvaient être très en forme.

A Paris, Zarif a été accueilli par de chaleureuses poignées de main de Fabius et Moscovici (voir la vidéo de la chaîne Khabar), mais en parallèle, l’ONG française plutôt inconnue de « Nouveaux Droits de l’Homme » avait pu publier des encarts dans la presse pour s’insurger contre sa visite. Paris espérait montrer sa volonté de compromis.

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Mais Zarif, en mission pour provoquer une escalade dissuasive pour inverser les vapeurs en faveur du régime, n’a pas accepté l’offre du gel des sanctions sans aucune contre-partie car dans son discours, il a évoqué les sanctions comme des échecs de l’Occident avant de proposer un alignement sur les positions du régime.

Washington a zappé la France qui avait échoué et a envoyé le président du Parlement de Kazakhstan vers son homologue iranien, Ali Larijani, l’outsider du régime, rival proclamé de Rohani. Vu que le Kazakhstan est le seul Etat de l’Asie Centrale qui marche avec Washington via Exxon et Chevron, on peut supposer que le président du Parlement de Kazakhstan était porteur d’une offre de coopération pour Larijani, l’outsider du régime puisque le principal équipe refuser de coopérer. Mais Larijani n’a pas agi car il ne peut pas parler au-dessus du Guide qui avait apporté son soutien à Rohani et Zarif.

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La France qui n’avait pas renoncé à l’effort pour un deal dans le sens des intérêts de Washington a sermonné Zarif (via Fabius), puis lui a accordé une opportunité de se rattraper dans une interview sur France 24. Il a alors annoncé sa certitude de signer un accord cadre à Genève, mais en réponse à une question sur l’adhésion au Protocole Additionnel, il s’est braqué en qualifiant des sanctions de mesures illégitimes, laissant entrevoir un double discours par calmer le jeu puis surprendre la partie adverse pendant les négociations.

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Au final, on peut dire que l’interview de Zarif a été un faux pas monumental gâchant sa visite à l’UNESCO car ses propos sur France24 démontrèrent à la France, dernier Etat encore aligné sur les Etats-Unis au sein des 5+1, qu’il n’y aura rien à gagner avec ce régime et qu’en restant comme le veut Washington dans un rôle d’intermédiaire interchangeable, elle pouvait se discréditer aussi et perdre le peu de place qu’il a encore sur la scène internationale. Londres a vu une opportunité pour obtenir l’alignement de Paris sur ses positions : elle a révélé dans le Times l’offre incroyable de Washington pour convaincre les hommes d’affaires français de la stérilité d’un lien avec les mollahs et la nécessité d’un virage pragmatique à Paris.

Washington qui se voyait en voie d’isolement au sein des 5+1 devait agir pour se poser en arbitre du jeu. Puisque Zarif avait sur France 24 parlé de manque de confiance aux Etats-Unis et de bons progrès dans ses récentes négociations avec l’AIEA à Vienne, Washington a inversé le jeu sans fermer la porte via le rapport annuel du directeur pro-américain de l’AIEA insistant sur le « manque de confiance de cette agence onusienne sur le pacifisme du programme nucléaire iranien ». Téhéran était invité à dialoguer faute de quoi il pouvait perdre de bons points qu’il lui avait été accordé pour éviter une escalade à Vienne.

Par ailleurs, un membre anonyme du Département d’Etat a aussi vaguement condamné le régime pour les 400 pendaisons annoncées dernièrement.

Le régime en quête d’escalade a confirmé par un nouveau rapport accablant de ses faux opposants évoquant quelques 54 pendaisons au cours des 30 derniers jours ! Il en a profité aussi pour faire la promotion du Mouvement Vert par un émouvant récit d’une (seconde) commémoration de l’anniversaire de la mort de l’opposant factice Sattar Beheshti en prison par d’autres faux opposants, chantant en sa mémoire une chanson, sous la direction de Reza Shahabi, le faux syndicaliste alors qu’il était officiellement mourant la semaine dernière ! Jeudi dernier, le régime, alors paniqué, avait aussi utilisé avec avec 6 jours d’avance ce même prétexte de l’anniversaire de la mort de l’opposant factice Sattar Beheshti pour relancer ses opposants. Nous avions signalé que la date de « la mort » selon ses propres récits était le 6 novembre. Ce personnage aurait dû être à l’honneur cette semaine. Par la nouvelle commémoration, le régime a tenté de maintenir la légende en mettant en avant ses autres figures de la fausse opposition à défaut de bénéficier d’un engouement populaire. Le régime a ainsi prouvé qu’il pédalait à vide dans son coin et ne pourrait vraisemblablement jamais relancer sa fausse opposition, joker utile pour échapper à une chute sanglante. Il devait donc essayer encore et dans le même temps, mettre les bouchées doubles pour une escalade dissuasive retournant la situation en sa faveur.

Logiquement, Washington devait empêcher cette fuite en avant qui ne lui permettait plus de geler ses sanctions pour sauver de la chute ce régime islamique qu’il veut confier à ses propres islamistes. Washington avait deux possibilités : se montrer plus généreux ou bien et plus vraisemblablement se montrer plus menaçant.

Mercredi 06 Novembre 2013 (15 Âbân 1392)-(2 Moharram), dans un premier tempes, Washington a frappé le moral des mollahs par un appel du groupe armé Pjak à la manifestation générale (d’une journée) au Kurdistan pour les confronter à leur vulnérabilité. Mais les Kurdes iraniens n’ont pas bougé car contrairement à la vision wikipediesque de Washington, ils ne sont pas uniquement localisés dans la région iranienne du même nom, mais dans tout le pays et par ailleurs, ne sont des opprimés séparatistes, mais plutôt très patriotes parce que depuis longtemps présents dans l’histoire et la défense du pays et aussi célébrés pour leur sens de l’honneur dans le Livre des Rois de Ferdowsi, ouvrage adulé par le peuple iranien, à travers la figure légendaire de Kavéh, le sauveur du roi mythologique Jamshid et restaurateur de la monarchie iranienne. Les Kurdes iraniens n’ont pas voulu aider ce Pjak acculturé qui avec les dollars américains tuent leurs enfants faisant leur service militaire avec l’intention de disloquer le pays puis vendre cette région à ses maîtres pétroliers Yankees.

Washington a alors changé de pions et de région : son nouveau groupe armé baloutche le Jeysh al ADL a éliminé en plein jour le procureur du régime dans la ville de Zabol (région Sistan-Baloutchestan) en mitraillant son automobile, tuant au passage son chauffeur et garde du corps, prouvant l’extrême vulnérabilité des derniers serviteurs sécuritaires du régime. Le coup mettait aussi en péril l’autorité des mollahs et des Chefs Pasdaran dans une région se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique et abritant un important port commercial et militaire vital pour le ré-approvisionnement et la défense de leur régime.

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Personne au sein du régime n’a évoqué ces sujets graves. Mais Rohani et ses ministres n’ont pu dissimulé leur malaise car le régime se retrouvait exposé à un embargo commandé de l’intérieur et en conséquence de nouvelles ruptures parmi ses derniers agents sécuritaires et ainsi qu’une nouvelle crise de panique de ses nantis susceptibles de vider leurs comptes en devises entraînant une baisse fulgurante de sa maigre réserve en devises donc un chaos absolu.

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En prévision au risque accru de pénuries de vivres, le régime a tenté de justifier par avance le manque du poulet par une chute de de sa production nationale (alors qu’il l’importe de la Turquie). En prévision au manque de devises et le risque accru de pénuries de carburant pour la production de l’électricité, le régime a évoqué une pénurie d’eau à Téhéran pour la rationner dans cette ville et se la garder pour la production d’un minimum vital d’électricité. Enfin il devait affirmer son autorité au Baloutchistan, dans le pays tout entier et surtout à Téhéran où résident ses compagnons paniqués, en annonçant des arrestations dans les tribus supposés proches de Jeysh al ADL. Mais n’ayant pas pu y arriver, il n’a trouvé mieux que d’annoncer 5 pendaisons à Jiroft (une ville proche de Zabol), 6 pendaisons prochainement au Kurdistan et un très gros (mais fictif) coup de filet contre les trafiquants de CD obscène de Téhéran car on a vu des CD broyés mais aucun bandit !

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Le régime peinait à se montrer fort, il a eu peur et il a encore tenté de relancer le Mouvement Vert en faisant du ramdam sur le nom d’Abdol-Fattah Soltani, l’un de ses vieux faux opposants pour jouer la carte de la pitié, mais le peuple n’a pas bougé pour ce personnage qui ne veut pas la fin du régime et a toujours oeuvré pour son maintien. Ce recours à une fausse opposition qui n’arrive pas à séduire était un mauvais signe.

Washington est revenu à la charge : le groupe armé islamiste Jaysh al ADL (ci-dessous) a contacté le groupe (américain) des « Activistes Iraniens en Exil » pour annoncer qu’il mettait à prix la tête du procureur de Zahedan, la principale ville de cette région, en offrant pour ce contrat une prime de « 100 millions » (vraisemblablement tomans/30,000 selon le taux officiel/2700 $ selon le taux réel), soit dans tous les cas une somme confortable à tout baloutche qui s’en chargerait. Le but de l’annonce était de montrer que ce pion islamiste de Washington avait des moyens pour faire la loi dans cette région iranienne (se trouvant l’embouchure du Golfe Persique et abritant un important port commercial et militaire) et le régime pouvait en perdant le contrôle de plusieurs sites stratégiquement vitaux pour sa survie.

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Mais bien que pratiquement tous les baloutches soient armés, l’appel n’a pas eu d’effet car les baloutches, également loin de la vision délibérément biaisée des Américains, n’ont jamais été des étrangers en Iran, mais des exemples, faisant partie intégrante de l’identité iranienne : les principaux antagonistes du Livre des Rois, Zal, Rostam et Sohrab étant des « Héros (Pahlavan) nés au Baloutchistan ». La tentative de surexploiter l’attentat mortel contre le procureur de Zabol a donc été une nouvelle erreur tactique de la part de Washington. Il a compris qu’il devait compter sur ses pions intéressés et non sur le peuple iranien.

Le régime ne pouvait pas pour autant se voir comme tiré d’affaire car il n’avait pas fourni de preuve qu’il pouvait assurer sa sécurité et celle de ses compagnons, il restait exposé au chaos et une fin forcément sanglante..

Rafsandjani a évoqué, via le quotidien Shargh, la nécessité de disposer d’un budget de 1000 milliards de dollars pour relancer le pays ! Il jugeait donc comme négligeable l’aumône de 47 milliards de dollars proposée par les Américains et apportait un grand soutien argumenté à à Rohani pour signer un deal absolu avec Washington afin de se retrouver de facto à ses côtés dans le camp américain et échapper à une chute terrible. Larijani s’est senti lésé : il a diffusé une photo de Rafsandjani avec l’homme d’affaire ripoux Zanjani, actuellement accusé de fraude, lui rappelant leurs relations financières secrètes qui l’expose aussi aux mêmes poursuites pour l’encourager à se tenir tranquille. Puis, il a publié une photo de ce même Zanjani et Rohani pour l’encourager à ne pas plier alors qu’il ne se trouve pas à ses côtés à la table des négociations... Encore une fois, dans un moment de vulnérabilité et de faiblesse, les dirigeants entraient en conflit par purs intérêts personnels.

Jeudi 07 Novembre 2013 (09 Âbân 1392)-(3 Moharram), les négociations (tournoie de bras de fer) allaient débuter à Genève ! Salehi, ex-mae d’Ahmadinejad et actuel responsable du programme nucléaire iranien annoncé la construction de plusieurs nouvelles centrales nucléaires et l’embauche de plus 1500 ingénieurs nucléaires, pour relancer la politique de l’Escalade dissuasive, mais aussi affirmer son autorité. Washington a encore esquivé.

En revanche, Ali Larijani qui avait craint une reculade de Rohani et un ralliement à Rafsandjani a été rassuré. Mais conscient de la fragilité du régime et la nécessité pour lui de s’assoir à la table des négociations, il devait maintenir sa pression sur Rohani et se montrer comme l’homme fort du régime. Alors que la police du régime, grée par les Chefs Pasdaran, avait été incapable d’enquêter sur l’assassinat de Zabol, Sadegh Larijani, chef du pouvoir judiciaire a annoncé l’arrestation et la condmnation à mort de 3 personnes dans cette affaire, à l’occasion de l’enterrement (de la victime) qui par le nombre de ses participants évoquait le déclin du régime. Conscient de l’importance de cette annonce pour ses compagnons paniqués, Sadegh Larijani a, dans l’intérêt de son frère et son clan, encouragé les négociateurs à se montrer inflexibles pour la « Grandeur de l’Iran ».

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Par la suite, le régime devait aussi organiser une cérémonie avant l’enterrement d’Asgar-Owladi. La participant a été faible, preuve de la désunion du régime. Larijani et Rohani s’y sont retrouvés côte-à-côte, mais sans s’adresser la parole, laissant entrevoir qu’ils n’avaient plus aucune envie de coopérer, qu’ils n’avaient aucune confiance l’un dans l’autre.

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De fait, Rohani et son mae Zarif devaient absolument réussir leur plan d’escalade dissuasive car dans le cas contraire, il ne pouvait pas espérer de l’indulgence de la part de Larijani.

Alors que les principaux responsables s’entredéchiraient, un double attentat à la mitraillette a décimé en pleine ville de Khash deux fonctionnaires du régime dont les identités n’ont pas été révélées. Washington rappela ainsi aux mollahs qu’ils devaient se concentrer sur sa menace et plier ! Puis, il a évoqué un sondage de Gallup réalisé la veille ne Iran affirmant qu’une majorité du peuple iranien voulait l’énergie nucléaire, mais souffraient des sanctions. Via ses médias, Washington a présenté l’élection de Rohani comme une volonté du peuple d’aller vers cette solution. Enfin, il a encore insisté sur sa volonté de geler les sanctions, avant d’annoncer l’arrivée de Kerry à Genève pour une négociation directe et la signature d’un accord d’apaisement avec Zarif. Washington mettait les mollahs entre deux choix : plus de frappes et de crises internes dans leur rang ou composer avec lui, bénéficier de sondages complaisants neutralisant l’opposition du peuple et de fait, l’engageant dans une transition de pouvoir vers ses pions. Cependant, il n’y avait pas de garanties explicites leur permettant de quitter le pays vers l’Occident sans y être inquiété en cas d’un soulèvement hostile suivi d’une contre-révolution inattendue et spontanée en marge du projet de transition de Washington. Le régime devait s’engager sans aucune garantie. Washington espérait en fait une capitulation absolue. Rien n’était acquis. Les mollahs pouvaient se braquer et utiliser l’enrichissement et des annonces atomiques anxiogènes pour obtenir les garanties qu’ils souhaitent.

Londres a jugé que les mollahs trop divisés pour rester unis et se battre, et pouvaient rapidement céder et accepter ce deal minimal. Londres devait trouver des arguments pour contrer ce deal pour éviter que l’Iran islamique agitateur repris en mains par des islamistes iraniens pro-américains devienne l’arme fatale de Washington dans la région.

La BBC a annoncé qu’un accord gelant les sanctions alors que le régime continuerait l’enrichissement serait une invitation à la prolifération atomique dans la région. Elle a affirmé qu’en mars 2013 un haut fonctionnaire de l’OTAN avait affirmée que l’Arabie Saoudite finançait depuis des années le programme nucléaire pakistanais et de fait, elle pouvait dans la semaine en cours, sans même développer son programme nucléaire, commander et obtenir une partie de l’arsenal atomique pakistanais.

Londres a aussi contré l’accord en insistant via la représentante de la diplomatie européenne Ashton sur la nécessité pour le régime d’abandonner l’enrichissement à 20% à Fordo et d’adhérer au Protocole Additionnel pour le priver de ses annonces anxiogènes invérifiables dans les nouvelles négociations avec Washington, afin d’amplifier la panique interne d’une capitulation absolue et précipiter la chute du régime (ou encore pour révéler l’inexistence du programme et provoquer un mouvement hostile de la par du peuple et des fonctionnaires qui ont subi les sanctions car il entendait régler ses problèmes avec ce faux programme grandiose).

Londres a également tenté d’amplifier d’ores et déjà la panique interne en révélant que récemment suite à l’annonce des Indiens d’arrêter leur achat de barils (à la demande de Washington) mais au prétexte officiel qu’ils ne trouvaient pas d’assureur garantissant leur transport maritime, le régime leur avait proposé de se charger gratuitement du transport sans parvenir à relancer la vente de barils aux Indiens. Le centre britannique de renseignements maritimes IHS Maritime a porté l’estocade en précisant que le régime venait d’enregistrer une chute de 22% du niveau des exportations pétrolières du régime durant les 3 derniers mois.

Israël historiquement lié à Londres a demandé à Kerry un entretien pour le retarder dans sa route vers Genève, laissant du temps à tous les autres ministres des affaires étrangères d’arriver aussi sur place... (et là, nous disons Shalom Israël !)

Washington a demandé à Lakhdar Brahimi de se rapprocher de Zarif pour étendre le dialogue sur la Syrie. On voit Zarif bien embêté par la proposition (incluant sans doute une trahison absolue d’Assad et du Hezbollah).

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Ashton a organisé une rencontre entre Zarif et la délégation européenne sous sa direction, puis une autre entre Zarif et la délégation russe pour empêcher ces négociations dérivées. A la tête des Russes, on devine une animosité mutuelle (le régime étant désormais un potentiel futur ennemi). On voit aussi de l’appréhension du côté du régime d’avoir un ex-allié aussi puissant comme ennemi.

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Washington a alors envoyé Bernard Doyle, directeur de l’unité inter agences du HCR à la rencontre de Rafsandjani pour parler de droits des réfugiés, accréditant de facto ce criminel recherché par Interpol d’un label d’humaniste pour esquisser sa disposition à garantir la sécurité de certains des plus hauts dirigeants afin de convaincre le régime d’accepter le deal sans faire d’histoire pour que ses ex-alliés de 5+1, la "Vieille Europe" (des années Bush), ne puissent saboter ce projet.

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Dans ce tourbillon diplomatique, on avait un peut oublié le régime et sa crise interne. Une annonce officielle a confirmé que la panique régnait en maître : on était le 3e jour du mois de Moharram et il n’y avait eu aucune procession publique de gens se frappant la poitrine et la tête avec des chaînes ou avec les mains pour les moins vigoureux. Le régime parvenait pas à trouver des volontaires dans ses rangs vu l’impopularité de l’Islam !

Cocteau disait : Devant ces faits qui nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ! Le Guide a fait pareil : incapable de bénéficier d’une mobilisation, il a demandé qu’il n’y ait plus aucune procession démonstrative et ce au prétexte que l’ennemi (américain) pourrait utiliser les photos de ces processions pour donner une image malsaine du chiisme ! Le régime n’avait donc plus aucun espoir de mobiliser durant ce mois et paniquait à fond à l’idée d’un boycott de la fête macabre d’Achoura révélant le déclin total de l’islam en Iran et signant la fin de toute propagande de répression grâce à ses miliciens intégristes.

Vendredi 08 Novembre 2013 (17 Âbân 1392)-(4 Moharram), avant l’arrivée de Kerry, Ashton a annoncé qu’il n’y aurait pas de négociations avec tous les ministres des affaires étrangères des 5+1, mais des négociations bilatérales sous sa direction entre le régime et chaque pays. Zarif a refusé car elle voulait l’empêcher de provoquer une Escalade dissuasive et elle voulait Washington de proposer ses arguments en faveur du deal. Le régime ne pouvait espérer ni une escalade ni à défaut le deal lui accordant une pseudo sortie de secours. Zarif a demandé le soutien de la Russie et de la Chine à sa demande, mais ces deux pays l’ont ignoré confirmant qu’ils n’étaient plus ses alliés !

Le sort du régime était scellé : il devait abandonner la partie et tout perdre ou choisir la fuite en avant pour une confrontation finale. Zarif a trouvé un compromis en affirmant qu’il signerait le protocole additionnel si toutes les sanctions étaient abolies, ce que ne peut faire Washington. Il n’a cependant pas protesté laissant entrevoir qu’il pouvait accéder partiellement à la demande pour signe le deal qu’il attend depuis 33 ans pour récupérer ce régime qu’il a inventé, selon le projet Ceinture Verte, pour désorganiser la région avec ses islamistes et la confisquer toute entière !

Alors que le destin du peuple iranien pouvait basculer dans le néant absolu, le ministre français des affaires étrangères est arrivé à Genève pour les négociations fragmentées décidées par Ashton. Il est paru détendu et fut accueilli par un bisou souriant de Catherine Ashton. La ligue anti ceinture-verte avait un nouveau membre que l’on n’espérait plus ! Kerry est arrivé très tendu car la donne avait changé.

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A Téhéran, l’ambiance n’était pas à la fête. La cérémonie religieuse d’adieu à Asgar-Owladi a réuni très peu de monde dont seulement une dizaine d’officiels dont Larijani et Rafsandjani qui se sont retrouvés unis dans leur déprime sans pour autant faire la paix car le mot d’ordre en vigueur sera bientôt chacun pour soi même au sein des clans !

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Désespérés, les mollahs ont tenté de réanimer leur fausse opposition avec l’annonce de l’attaque de policiers d’Ahwaz contre de soi-disant écologistes qui n’arrivaient pas à dépasser la dizaine. Il n’y a évidemment pas eu de photos pour cet événement fictif. In fine, le régime a encore parlé des faux prisonniers de sa fausse opposition, sans susciter la moindre réaction même bidon sur les réseaux sociaux. La loose totale alors que le régime allait vivre des heures historiques.

Samedi 09 Novembre 2013 (18 Âbân 1392)-(5 Moharram), les dirigeants du régime se sont retrouvés au Conseil de discernement dans une ambiance encore plus morose.

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Washington a envoyé le ministre japonais des affaires étrangères vers Rohani resté en Iran pour l’inciter à marcher avec la ligue des Anti afin de parvenir à un accord.

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A Genève, la France a fêté son entrée dans le groupe des Anti-Ceinture Verte Islamo-Américaine en prenant la tête des hostilités pour se positionner aussi en leader dans le monde multilatérale qui se dessine à nouveau après 20 ans d’unilatéralisme provoqué par la chute de l’empire soviétique. Washington a tenté de sauver son deal par des sourires, mais les Russes se sont aussi montrés peu aimables avec les mollahs empêchant Kerry d’obtenir la main du régime. Les Chinois n’avaient pas envoyé leur ministre des affaires étrangères, mais un adjoint afin de bloquer la signature. Au final, malgré les efforts de Washington et un revirement soudain des mollahs, acceptant enfin leur vulnérabilité, il n’y eu aucun accord.

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Zarif a accusé la France d’être le valet du sionisme ! On se demande alors pourquoi il a accepté la demande d’interview de France 24 ? Le fait est que le régime ne peut admettre que ce week-end le monde a changé pour basculer dans un multilatéralisme particulièrement malsain pour lui car la majorité de ses architectes sont hostiles à sa survie. Si le régime admettait cela il sombrerait dans le choas !

De son côté, Kerry accusé Téhéran d’avoir manqué un rendez-vous historique ! On se demande alors pourquoi il n’a pas proposé de nouvelles sanctions ? Le fait est que l’Amérique ne veut aussi admettre sa défaite et l’émergence d’un multilatéralisme qui peut sonner le glas de son influence au-delà de ses frontières entraînant la fin de son hégémonie financière.

Ce week-end, le monde a changé d’heure.

Conclusion.(s) | La semaine dernière, Washington voulait intimider un peu le régime pour l’amener capituler, mais l’avait presque terrassé... il a changé d’attitude en proposant un deal presque une entente pour récupérer ce régime qu’il avait inventé, selon le projet Ceinture Verte, pour désorganiser la région avec ses islamistes et la confisquer toute entière ! Les grandes puissances susceptibles de chuter dans le néant après cette mainmise américaine sur toutes les ressources pétrolières de l’Asie Centrale et du Moyen-Orient ont rompu l’ordre international.

L’Iran a toujours été et restera un point dur de la géopolitique mondiale, une partie du Heartland ou Pivot Area, le cœur ou l’axe du monde selon le père fondateur de la géopolitique, le Britannique Halford John Mackinder.

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Espérons que les Etats qui ont ce w-e restauré le multilatéralisme sauront l’inscrire dans une logique de stabilité en misant sur un nouveau régime représentatif de notre nation, de son histoire et de sa culture, mais aussi progressiste, laïque, pacifique et visionnaire comme les iraniens et le monde le vécurent au XXe siècle avec la monarchie éclairée des Pahlavi. En attendant, pour les encourager voici ce qu’ils ont et ce qu’ils auront s’ils restent avec les résidus insolvables du régime ou leurs clones américains.