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Iran : Les Normaliens à l’écoute du Muezzin des mollahs !
09.03.2024

L’École Normale Supérieure annonce une soirée de débats sur l’Iran ! Il y aurait plusieurs intervenants, mais pas de liste encore définie. À l’heure où nous rédigeons cet article, seulement deux noms sont diffusés : Azadeh Kian, une lobbyiste du régime [1] [2], habituée des émissions des chaînes publiques françaises, et Ali Vaez, qui vient de Washington. Il mérite une petite présentation qui rapidement vous donnera d’avance le tempo de cette nuit de débats sans jamais de hauts !



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La France [3] a joué un rôle important dans le projet américain de Carter et Brzezinski pour la révolution islamique en Iran et les républiques soviétiques musulmanes [4].

Depuis, les différents présidents américains (sauf Trump) [5] mais aussi leurs homologues français ont tout fait pour préserver ce régime notamment grâce à un dialogue sans fin et des cadeaux à gogo en prétextant une belle volonté de paix.

Parmi ces cadeaux, on peut citer l’oubli facile des violations graves de tous les droits les plus élémentaires du peuple iranien, l’oubli systémique des assassinats perpétrés par les mollahs en Iran et hors Iran (notamment en Europe), l’oubli systémique du rôle des mollahs dans le terrorisme islamique et les attentats qu’ils ont perpétués, mais aussi non islamique, l’acceptation de l’existence de soi-disant modérés parmi les mollahs [6] et la diffusion du cinéma de propagande des mollahs via Cannes, la Berlinale, la la Mostra, etc [7], les dirigeants américains et européens, si attachés aux droits des peuples, ne s’expriment guère et remettent régulièrement en avant la nécessité de la reprise du dialogue avec les mollahs ! Un des principaux porteurs de ce message à Washington est Ali Vaez.

Ali Vaez dirige la section iranienne du think tank International Crisis Group ou ICG, un des groupes de pression en faveur du dialogue avec les mollahs. Ce groupe a entre autres été largement financé par George Soros qui siège dans son conseil d’administration depuis sa création [8]. L’ICG est aussi financé par la fondation Rockefeller et le National Endowment for Democracy (le faux nez de la CIA) chargé dans le cas de l’Iran de financer de faux opposants qui au nom du peuple et de la paix veulent une entente avec les mollahs assassins et terroristes.

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L’ICG compte aussi dans son conseil d’administration un ancien haut fonctionnaire iranien d’avant la révolution islamique, Huchang Ansary (formé aux États-Unis), ministre de l’Économie et aussi directeur de la compagnie nationale iranienne du pétrole. En 1978, Ansary a tout fait pour exploser le pouvoir d’alors en encourageant les grands entrepreneurs privés à quitter le pays avec leurs avoirs. Mais in fine, il a lui-même provoqué la panique et l’effet qu’il escomptait (l‘effondrement économique espéré par les mollahs), en fuyant l’Iran avec 500 millions de dollars de réserves nationales iraniennes. Jamais les mollahs n’ont réclamé ces fonds, ce qui laisse supposer qu’il œuvrait aussi pour eux. Dans la foulée, il a créé une banque off-shore aux Caraïbes. Puis, il a injecté les fonds volés dans une petite compagnie pétrolière texane (Parman Group). Par la suite, il a renforcé sa position avec l’aide des Bush, puis en détournant 700 millions de dollars des fonds de pension de Curaçao [9] avec l’aide de Kissinger (agent de liaison de David Rockefeller, des démocrates et de la dynastie Bush) !

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Il y a plus de 20 ans, Ansary a aussi fondé une organisation de défense des droits des Iraniens américains qui a vite financé une autre organisation pour financer des amitiés avec les dirigeants du parti démocrate (notamment en soudoyant Kerry et Biden par aider les hommes d’affaires du régime), avant de monter des réseaux d’influences avec le principal lobbyiste des mollahs, Trita Parsi (neveu de Navvab Safavi, le premier terroriste islamiste de l’histoire) !

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Plusieurs récents articles dans les médias américains et européens ont dénoncé ces faits et ces groupes chargés de sauver le régime des mollahs [10] [11]. On y voit souvent le nom d’Ali Vaez dans l’équipe de négociateurs de Kerry et les négociations qui se sont terminées par une entente secrète en décembre 2016 avec Rafsandjani, le patron occulte du régime et de son terrorisme. Il s’agissait d’un transfert des pouvoirs des mollahs vers les Irano-Américains islamistes au service des projets de révolutions de couleur de nature islamique en échange de la nationalité américaine pour 2800 dirigeants et les membres de leurs familles ainsi que la garantie qu’ils garderaient des centaines de milliards de dollars qu’ils ont détournés [12] et déposés dans les banques américaines et internationales. Cette entente est devenue de facto caduque par l’élection de Trump et a aussi entraîné la mise à mort de Rafsandjani par ses collègues le 6 janvier 2017.

Revenons à Ali Vaez. Qui est-ce ?

Ali Vaez de son vrai nom Ali Vaezzadeh (ou Vaez-Zadeh) est le fils d’un grand médecin proche des mollahs issu d’une lignée religieuse  : les Vaez-Zadeh, ou littéralement « descendant du Muezzin » ! Sa famille est reconnue comme l’une des familles musulmanes de valeur de la petite ville d’Abadeh, située à proximité d’Ispahan, ex-capitale iranienne dont le clergé a compté le plus pour l’accession au pouvoir de Khomeiny.

Ali Vaez issu d’une lignée cléricale dit avoir plusieurs doctorats de plusieurs universités, dont une, en Suisse et les autres aux États-Unis notamment un d’Harvard. Mais c’est faux  : on ne trouve aucun doctorat nulle part  [13] que ce soit sous les noms de Vaez ou Vaezzadeh. On trouve seulement une licence en énergies électriques faite sous le nom de Vaez en 2002 dans une université d’Ispahan technologique d’Ispahan (c’est d’ailleurs ce qu’a dit son père dans un interview en Iran). Isfahan University of Technology avait été fondée par le Shah en 1974 avec le concours du directeur de MIT. Elle est aujourd’hui classée à la 739e place dans le monde.

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On ne sait rien du parcours professionnel d’Ali Vaez jusqu’en 2012. Soudain, on l’a vu tout à côté de Rafsandjani, alors patron du régime et de son terrorisme, dans une mission de paix de dialogue en Iran alors qu’il n’avait aucune qualification précise.

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Ceci n’est pas possible et envisageable sans une grande confiance de la part de Rafsandjani et le régime tout entier. La confiance a été mutuelle, car Karim Vaez-Zadeh, le père d’Ali Vaez, grand avocat du retour des médecins iraniens exilés, a pu aller alors à Washington pour faire les louanges du régime !

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Ali Vaez réapparait en 2015, engagé comme négociateur par Robert Malley désigné par John Kerry pour faciliter l’entente avec les mollahs sur des sujets annexes (des garanties pour leur sécurité) lors des négociations genevoises sur le programme nucléaire (jadis pacifique) mais dévoyé par les mollahs !

Un jeune homme n’ayant aucun bagage professionnel, mais étant issu d’une famille religieuse respectée par le régime, ayant sa confiance, s’intègre à l’équipe chargée de renflouer le régime quand il était en grande difficulté !

Ainsi en 2015, l’équipe d’Obama a accepté de transférer secrètement 1,7 milliard de dollars [14] en devises non marquées au régime tout en dégelant les avoirs par tranches estimées à plus de 150 milliards de dollars. [15] [16]

C’est pourquoi Ali Vaez est désigné depuis quelques années par les opposants iraniens comme étant l’un des principaux artisans du sauvetage du régime, mais aussi l’un de ses lobbyistes en raison de ses efforts pour relancer le dialogue avec ses dirigeants en agitant l’opinion avec des capacités terroristes et nucléaires « illimitées » qu’ils n’ont jamais eues et qui par ailleurs sérieusement amoindries depuis 2018 et en déclin sur plusieurs fronts [17] depuis 2020.

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Les Normaliens ont ainsi invité un VIP de la propagande et de désinformation, maître de manipulations pro-mollahs, pour savoir ce qu’il se passe en Iran.

Rien de moins étonnant : l’ENS qui se veut de gauche est actuellement dans un wokisme soutenu dicté par les démocrates comme jadis par le passé elle fut dans le maoïsme financé, selon de nombreuses sources, par la CIA en 68 [18] [19]. Son directeur intervient çà et là pour cracher sur le patriotisme, qualifié d’extrémisme, ou pour défendre la liberté du port du voile dans l’espace public [20]. Il est à 2000 lieux des aspirations du peuple iranien et pleinement dans la ligne islamo-gauchiste des démocrates et de leurs aficionados comme Soros.

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Ali Vaez viendra en terres conquises défendre les intérêts maffieux (pétro-islamistes) des démocrates qui espèrent pousser l’opinion à cautionner le dialogue avec les mollahs avant que Trump arrive et apporte une nouvelle fois son soutien au peuple iranien. Il s’agit aussi de neutraliser ce soutien ou tout soutien au peuple iranien.

L’ENS a choisi depuis longtemps de participer à la désinformation au service de projets de chaos des démocrates : on se souvient de Sartre et Foucault faisant campagne pour Khomeini... Avec ce choix d’inviter Ali Vaez (qui se présente ouvertement comme un "pont" entre les mollahs et l’Occident), on constate que cette institution n’a aucun scrupule à continuer sa tradition crapuleuse.

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Aux Normaliens anonymes ou les jeunes étudiants de cette institution de choisir s’ils veulent cautionner ce genre de projets qui ont dévasté le monde depuis un demi-siècle, qui ont aussi tué beaucoup de Français et nui aux intérêts de leur pays.

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Espérons qu’ils boycottent la conférence avec Vaez ou chahutent ses intervenants interlopes pour mettre fin à cette complicité crapuleuse qui est bien loin de la mission des fondateurs de l’ENS : savoir plus pour mieux éduquer (en principe, pour atteindre une meilleure humanité).
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[4Les États-Unis ont naturellement été les premiers à reconnaître instantanément la légitimité de la République islamique dès sa proclamation

[7| Mots Clefs | Resistance : Lobby Cinématographique des mollahs].

Les dirigeants américains et européens ont ainsi toujours oublié le peuple iranien. Mais depuis qu’il se manifeste activement [[| Mots Clefs | Resistance : Manifestations hostiles au régime.] et exprime son vœu de la chute du régime, par des manifestations grandioses, des grèves paralysantes ou dernièrement le boycott massif des élections bidon du régime à l’appel du prince Reza Pahlavi extrêmement populaire dans le pays [[| Mots Clefs | Décideurs : Reza Pahlavi |

[8ICG & Soros (selon un rapport officiel d’ICG) :

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[9Ansary & Kissinger :

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[10Le réseau d’influenceurs des mollahs financé par Soros.

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[11Les frères musulmans, associés historiques des mollahs, financés par Soros (article en format PDF).

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[12Les fonds volés ou détournés par les mollahs :

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[13Aucune trace d’un doctorat !

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[14Solomon, Jay, « Le paiement américain de 1,7 milliard de dollars à l’Iran soulève des questions de rançon », The Wall Street Journal, 21 janvier 2016, 19 h 16 HE. https://www.wsj.com/articles/u-s-payment-of-1-7-billion-to-iran-raises-questions-of-ransom-1453421778

[15Obama au secours des mollahs !

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[16Audience du Sénat 114-533, « Examen des risques de financement du terrorisme liés au fait de permettre à la République islamique d’Iran d’accéder à de grandes quantités de devises fortes et aux paiements par le gouvernement américain de 1,7 milliard de dollars en espèces étrangères à l’Iran », 21 septembre 2016, audience devant le Sous-comité sur la sécurité nationale, le commerce international et les finances du Comité des banques, du logement et des affaires urbaines, Sénat américain, US Government Publishing Office, Washington, DC, 2017.https://www.govinfo.gov/content/pkg/CHRG-114shrg23439/html/CHRG-114shrg23439.htm

[18Dans « C’était de Gaulle », Alain Peyrefitte précise qu’il avait « la certitude de versements faits aux groupuscules révolutionnaires de Paris par l’ambassade de Chine à Berne, par la CIA et par Cuba, sans compter quelques soupçons motivés du côté d’Israël et de la Bulgarie. » Quant à Michel Debré, il écrit dans ses Mémoires publiées en 1993 que « Sur cette ébullition a coulé l’argent de l’étranger, notamment chinois, destiné avant tout à faire pièce aux mouvements soutenus par les Russes. »

[19Le rôle dans la CIA dans les émeutes de Mai 68 :

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[20Frédéric Worms, le très éloquent directeur d’ENS, à propos du port du voile dans l’espace public :

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