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Iran : La semaine en images n°310
7 jours de crash à la bourse de Téhéran !

31.01.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 27.01.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et le vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile sans craindre des poursuites. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des Britanniques (BBC), Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani (mal en point) a dû re-partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et encore plus de tentative dialogue (marchandage) de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux (soucieux de partir avec son magot) a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Le « choix » de Rohani | Mais Rafsandjani a tenté de le continuer via les présidentielles. Les grands du clergé ont jugé cette option dangereux et ont invalidé sa candidature ont de facto rompu leur lien historique vieux de 170 ans avec Londres. Ils ont choisi à sa place le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes populaires hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani (un mini « Rafsandjani » sans réseau) pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu à ses nantis et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutenaient des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition formé du Clergé+le Clan Larijani+Rohani+2 proches (Zanganeh au pétrole & Zarif aux affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. S’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a donc neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman en offrant des contrats pétroliers au régime qui était confronté à toute sorte de pénurie et allait de crises en crises. Le régime n’a pas accepté car le deal précise un départ du pouvoir et ne pouvait pas bénéficier des cadeaux. Il a tenu bon et a continué son chantage dans l’espoir de provoquer une crise forçant Washington à lui accorder une porte de sortie sécurisée.

Le refus de Washington d’aller dans le sens des mollahs a réactualisé la nécessité pour les chefs des divers clans d’être en 1ère ligne des marchandages pour obtenir en échange d’un accord un minimum de garanties pour eux-mêmes.

Dès l’officialisation de cette négociation, Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah. Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’une guerre interne où ils seraient visés !

Washington a eu peur que le régime n’explose. Il a renouvelé ses menaces d’embargo à 100% et de mandats d’arrêt pour tous. Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, le boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé la fragilité du système. A NY, Rohani a renoué avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale, mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué et cette fois, via la chambre de Commerce iranienne ils ont ils ont révélé que le régime avait dépensé ses rares gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche... au plus tard au mi-novembre !

Les efforts de dissidence de Rafsandjani ainsi que les boycotts des événements officiels ont encore fragilisé le régime. Washington a alors introduit l’idée d’un gel des sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour l’engager dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraires à leurs intérêts pétroliers) en insistant sur des « exigences nucléaires qui leur avaient été imposées par Washington. »

Washington a neutralisé ces puissances en faisant appel à son pion Amano pour affirmer que le régime avait par choix politique arrêté le développement de ses activités nucléaires ! Washington a aussi fait appel à ses agitateurs locaux pour frapper à plusieurs reprises les garde-frontières (Pasdaran) de la région Sistan-&-Baloutchistan se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique exposant le régime à un embargo de facto. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Au retour, ces derniers ont immédiatement cessé d’intervenir en leur faveur notamment pour mater une importante grève dans la région pétrolière de Khouzestan. Washington a aussi attaqué le moral des troupes par un attentat contre l’ambassade du régime au Liban et deux incendies visant importantes réserves de carburant après la première neige qui annonçait un hiver rude et précoce. Le régime a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, provoquer enfin une escalade par la rupture de cet Accord !

Cela est arrivé assez vite car les compagnons du régime ont immédiatement perçu cet accord comme un signe de la faiblesse du régime et ont rué vers l’or et le dollar pour faire leur valise... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise interne. Rohani a rapidement rejeté tout démantèlement du programme nucléaire ou évoqué un enrichissement à 60% pour entraîner la rupture de l’accord et parvenir à une escalade qui est sa seule possibilité pour le forcer à lui accorder une porte de sortie sécurisée du pays devenu hostile à son égard.

Washington a puni les mollahs implicitement et indirectement en demandant à son allié turc de mettre fin à leurs importations d’or destinées à apaiser leurs nantis paniqués, les exposant à plus d’instabilité, pour les amener à plier. Rafsandjani a pris la partie d’une capitulation, mais il n’a guère mobilisé. Il est devenue évident que les nantis paniqués ne voulaient de cette solution qui leur offrait aucune garantie de sécurité physique ou financière et espéraient un régime fort pour réussir à obtenir des garanties dé sécurité pour tous. Mais le régime n’a pu afficher cette force car il a été sans boycotté lors de ses commémorations notamment la la fondation du 1er Califat de l’islam par Mahomet. La panique interne s’est amplifiée.

Dans la foulée, des attaques de jeunes contre des derniers agents armés ou cléricaux fidèles au régime ont souligné la faiblesse numérique du régime. Une nouvelle et très importante vague de froid et de neige a aussi paralysé 70% du pays provoquant de nouvelles pénuries. Les compagnons nantis ont davantage paniqué, accentuant leurs transactions en vue de prendre la fuite avant la chute du régime, entraînante une nouvelle série de crash boursier. Les dirigeants sont intervenus comme spéculateurs via des banques qu’ils possèdent pour faire remonter l’indice de la bourse afin de cacher la crise grave que traversait le régime. Ils ont aussi tenté d’intimider leurs compagnons affairistes paniqués en arrêtant un de leurs propres serviteurs financiers nommé Zandjani. Les nantis ont compris que le régime avait peur de les attaquer. Ils en ont conclu qu’il était donc très faible. Leur panique interne s’est amplifiée.


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La semaine dernière, le régime a plongé dans une nouvelle crise avec la grève de milliers d’ouvriers de la pétrochimie, un secteur clef dans l’économie iranienne.. L’équipe de Rohani a accentué ses efforts anti-américains à propos de la Syrie pour obtenir un droit de fuir sans craindre des poursuites américaines. Mais Washington ne se laissait pas piéger. Il a sollicité l’aide de Moscou mais ne l’obtint pas. Le régime était lui-même piégé. Il devait capituler. Il a plié face aux 5+1. Ses membres non américains ont signé un accord souple avec les mollahs pour priver Washington de la capitulation des mollahs et d’une mainmise certaine sur l’Iran. Les Américains qui étaient prêts de récupérer le régime islamique né de leur révolution ont affirmé vouloir poursuive leurs pressions. Les mollahs menacés par les compagnons et le peuple ont aussi remis en cause leur 2nd accord dans l’espoir de parvenir à la crise qui est censé leur faire obtenir un ticket de sortie sécurisée.


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Cette semaine, la situation interne s’est dégradée à la suite de l’impossibilité pour le régime de trouver des religieux volontaires pour fêter l’anniversaire de Mahomet ou à rassembler selon la tradition ses officiers autour du Guide. La Bourse a enchaîné les crashs spectaculaires, les actions des banques du régime ont aussi chuté. Ses responsables avaient donc également paniqué ! Le régime a joué la carte de la diversion en Iran, l’apaisement avec l’AIEA et l’Europe, mais la provocation avec Washington... Voici une nouvelle semaine pleine d’emm... pour le régime des mollahs qui vit désormais à l’heure des trahisons et de l’implosion.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (27.01.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière a été marquée par le début de la grève de milliers de salariés de la pétrochimie dans la région pétrolière de Khouzestan et la région centrale d’Ispahan, deux régions dont les habitants se montrent très hostiles au régime en raison de la rapacité des dirigeants à s’approprier toutes les richesses. Ces derniers étaient aussi confrontés à des problèmes d’approvisionnements énergétiques dus à la persistance du froid. Le mécontentement était généralisé. Les dirigeants du régime se sont vus en danger : Rohani qui est en charge de sauver le régime a tout tenté pour provoquer une escalade (sur le nucléaire ou sur l’avenir de la Syrie) afin de mettre en péril le système islamique cher à Washington pour forcer ce dernier à leur accorder les garanties judiciaires nécessaires pour fuir le pays devenu très hostile à leur égard. Mais il n’a pu entraîner Washington dans cette piège. Ces rivaux notamment Ali Larijani le patron du Parlement ont critiqué le bilan de ses ministres et évoqué superficiellement certains dossiers de corruption afin de le forcer à leur accorder une place à la table des marchandages avec Washington pour bénéficier des meilleurs garanties de sécurité avant ses patrons du Clergé. Rohani, ainsi sous pression, a sollicité l’aide Moscou pour s’inviter dans la crise syrienne, mais il n’obtint pas cette aide.

Ainsi la semaine dernière, le régime menacé par ses problèmes et isolé sur le plan international, s’est retrouvé piégé à tous les niveaux. Sa seule option était de capituler face aux Américains. Les grandes puissances non américaines réunies au sein des 5+1 et hostiles à l’hégémonie américaine ont signé un accord technique souple sur l’application de l’Accord du novembre dernier avec les mollahs pour priver Washington de la capitulation des mollahs et d’une mainmise certaine sur l’Iran.

Les Américains qui étaient près d’écraser les mollahs et récupérer le régime islamique né de leur volonté n’ont pas aimé ce coup diplomatique de leurs rivaux internationaux contraire qui accordaient un sursis aux mollahs : ils ont continué à insister sur les sanctions.

En fin de la semaine dernière, le vendredi 17 Janvier 2014 (28 Dey 1392), les dirigeants désespérés du régime des mollahs organisé une conférence sur l’unité de l’islam pour obtenir le soutien des Etats arabes à leurs participations à Genève2, mais n’ont encore rien obtenu. Leur capitaine Rohani a alors remis en cause l’interprétation américaine de l’accord signé avec les 5+1, une manière de créer une escalade avec Washington sans se couper de la possibilité du sursis accordé par l’Europe ! Les 5+1 ont aussi ignoré l’annonce pour éviter que le jeu se concentre entre les mollahs et Washington. Ce dernier a ignoré l’annonce pour garder le régime dans ses problèmes. Rohani n’a pas pu trouver une autre manœuvre. Sous direction, le régime n’obtenait rien.

En toute fin de la cette ultime journée de la semaine dernière, l’ex-patron du régime, Rafsandjani, partisan d’une entente avec Washington, de fait invalidé aux présidentielles par ses pairs pour cause de vieillesse, et sans cesse menacé de poursuites judiciaires pour éviter sa déviation vers Washington, a posé implicitement sa candidature pour la gestion du régime en crise par des avis anonymes affirmant qu’il n’était pas vieux ! On allait vers une semaine d’agitations internes susceptibles de déstabiliser davantage le régime et d’entraîner une nouvelle vague de paniques et de crises internes tant financières que politiques.

La pression interne était au comble car les dirigeants se doutaient aussi que dimanche, la panique interne pourrait s’amplifier avec le boycott populaire de l’anniversaire de Mahomet et l’absence prévisible des officiers de Pasdaran à cette occasion festive autour du Guide. De fait, samedi, était une journée de gestion de la crise existante et de prévention d’une crise plus grande. Les dirigeants devaient éviter de se chamailler ou faire des erreurs face à Washington pour ne pas amplifier la panique interne. Ils ont guère relevaient l’annonce de Rafsandjani qui pouvait semer la panique. Ils ont opté pour le mutisme pour passer le cap. Ils ont aussi zappé les festivités et les illuminations pour la naissance de Mahomet pour faire oublier cette fête qui allait révéler leur isolement et en conséquence leur impuissance.

Samedi 18 Janvier 2014 (28 Dey 1392), alors que le régime était en difficulté et marchait silencieusement sur un un fil tendu, une nouvelle et très forte vague de froid et de neige s’est abattue sur la pays paralysant même le centre du pays notamment la région d’Ispahan et de Fârs qui ont un climat plus modéré. On voit ici la ville d’Ispahan couvert de neige et la route Sépidan dans la région de Fârs et située juste au dessus de la région de Khouzestan dans une situation préoccupante notamment en raison d’absence de développement du secteur des secours par les mollahs affairistes depuis leur arrivée au pouvoir.

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Le régime était à nouveau confronté à un pic de consommation d’énergie et un risque de pénuries en raison de son incapacité à exploiter les ressources d’hydrocarbures sans l’aide des étrangers et aussi en raison de son incapacité à emporter faute de dollars. Les dirigeants sont restés dans leur silence prudent pour éviter d’amplifier la crise à la veille d’un important boycott qui allait souligner leur isolement et aggraver la panique interne.

La Grande-Bretagne, qui mène la danse des 5+1 et entend renverser les mollahs pour empêcher leur capitulation face à Washington, a semé la panique parmi les mollahs et leurs derniers compagnons en annonçant que l’argent qui devait être débloqué dans le cadre l’Accord en cours n’était pas de 7 milliards de dollars (= à 6 mois de ses besoins en divers carburants), mais seulement de 4,2 milliards de dollars et qu’en plus il ne leur serait pas versé maintenant pas en 8 fois à l’issue d’application vérifiée du démantèlement de ses diverses activités nucléaires dans le cadre de l’Accord au cours des 6 prochains mois. Le régime ne pouvait donc espérer une bonne et rapide rentrée de dollars pour générer de bonnes réserves énergétiques et ne pouvait que disposer peut-être de 500 millions de dollars, de quoi importer quelques 600 millions de litres de carburant, soit des réserves pour au mieux une quinzaine de jours de consommation normale, rien qui puisse assurer de bonnes réserves pour lui éviter une pénurie susceptible de dégénérer en émeute puis un soulèvement populaire.

En parallèle, le quotidien anglais et arabophone d’Al Shargh Al Awsat a aussi révélé le montage de sociétés écran du régime à Dubaï, en Turquie, en Autriche, en Grèce et au Chypre (pays proches de Washington) pour empêcher le régime de contourner ses restrictions et empêcher Washington d’alléger indirectement ses sanctions pour parvenir à un deal avec ce régime.

Il n’y avait aucune perspective positive pour le régime et ses compagnons. Les dirigeants sont restés dans le silence ! Les compagnons ont paniqués et se sont précipités à vendre leurs actions et acheter des dollars afin de quitter le régime visiblement condamné. Les responsables des banques semi-privés qui spéculaient généralement entre eux pour sauver l’indice de la bourse étaient aussi de la partie : en train de vendre leur action, ce qui a provoqué un crash monstrueux !

Dans ce contexte crépusculaire, les journalistes proches du régime ont pris leur distance avec les dirigeants pour se mettre à l’abri de punition en cas de la chute du régime : on a ainsi appris que la production des équipements d’automobiles, le secteur de coopération avec la France, était à 84% arrêté et des dizaines de milliers d’ouvriers du secteurs étaient donc au chômage. On a également appris que dans les hôpitaux en faillite, les médecins survivaient grâce à la revente des médicaments sur le marché noir ! Il y avait un terreau fertile pour un soulèvement à tous les niveaux sociaux

Le régime était dans une crise absolue avant le boycott redouté de l’anniversaire de Mahomet par ses officiers, la preuve absolue de son isolement et manque de puissance. Le gouvernement Rohani est resté invisible, mais a tenté de réanimer la fausse opposition interne, le Mouvement Vert, en annonçant des problèmes de santé pour Karroubi ! Il n’y a eu pas un mouvement physique ou virtuel en sa faveur même. Les petits mains de la fausse opposition étaient en rupture de ban ! Le régime annoncé la mort de la sœur de Karroubi, il n’y a eu message de sympathie pour ce mollah ripoux qui joue les démocrate au sein du régime.

Le régime n’avait pas de quoi contenir le soulèvement qu’il redoute. Rohani est encore resté silencieux, comme dépassé par les événements. Il a seulement focalisé les médias du régime sur la « pollution très mortelle et cancérigène qui sévit en Iran et décime annuellement 35,000 personnes »... pour encourager les gens à rester chez eux ! Rohani manquait de solution face au peuple comme il en manquait face à Washington.

Le principal rival de Rohani, Ali Larijani a repris ses pressions sur lui, indirectement avec des interventions de ses parlementaires, contre l’Accord nucléaire très désavantageux en cours, contre la corruption de son ministre de pétrole Zanganeh (chargé de marchandages basés sur le pétrole) ! On a compris que tout en restant dans une prudence verbale, pour éviter plus de panique interne, il entendait empêcher un deal réservé au clergé et convoitait le poste du ministre de pétrole pour être à la table de négociations et en position d’obtenir les meilleurs garanties pour lui-même en échange de la vente de concessions pétrolières très avantageuses aux Américains. L’action n’a pas eu d’écho chez d’autres rivaux de Rohani car ils veulent aussi la même chose et ne voulaient pas aider Larijani à l’avoir. Rohani a de fait eu un sursis. Il n’a pas répondu, mais il devait réussir au plus vite avant que ses rivaux ne parviennent à s’entendre face à la montré d’une plus forte crise.

Washington a alors envoyé en Iran le VP du Sénégal (son nouveau allié gazier & musulman sunnite en Afrique) qui sous son influence avait rompu ses relations avec les mollahs pour leur proposer une reprise des relations et de la coopération bilatérale dans les domaines énergétiques (c’est-à-dire une offre secrète de fourniture de carburant au régime désemparé par le forcing anglaise). Le régime n’a montré aucun enthousiasme à l’offre sénégalaise synonyme d’une capitulation implicite face à Washington.

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PS. Sous l’ex-président Wade, Sénégal était dans le domaine pétrolier Britannique. (voir carte).
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Une demi-heure après, boom : un certain Abol-Ghassem Assadi, le responsable financier du consulat iranien au Yémen et responsable de l’entretien des réseaux terroristes des mollahs dans ce pays, a été tué par plusieurs rafales de mitraillettes lors de la tentative ratée de son enlèvement.

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Aucun groupe n’a revendiqué la tentative de l’enlèvement et le meurtre de l’agent des mollahs. Au retour, le régime n’a nullement accusé Washington car cela pouvait souligner sa vulnérabilité et celle de ses agents à l’étranger provoquant une panique et des ruptures par ses compagnons affairistes en Iran et parmi ses derniers agents à l’étranger.

Le régime avait eu une journée bien noire avec la pression anglaise, la panique interne et cette punition américaine. Sa situation devait péricliter avec l’échec attendu du rassemblement prévu autour du guide à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Mahomet.

Les membres du clergé ont tenté de sauver l’image islamiste du régime en annonçant une grande cérémonie de turbanisation de mollahs à Machhad. Mais la mobilisation a été très faible. Les jeunes mollahs n’osaient pas s’afficher avec le régime.

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L’ayatollah Mahdavi-Kani, chef de l’Assemblée des Experts et patron du clergé politisé, a organisé avec 24 heures d’avance une prière collective sous sa direction pour l’anniversaire d’Emam Sadegh (qui a lieu au même moment de l’anniversaire de Mahomet) et aussi en l’honneur de la création de l’Université Emam Sadegh (une sorte d’ENA réserve aux mollahs). Il espérait réunir les mollahs administrateurs du régime qui sont encore quelques milliers. La mobilisation n’a pas dépassé la centaine de personnes ! Les serviteurs de base ne désiraient pas s’afficher à côté du patron politique du clergé ! Le régime était en crise et n’avait même pas osé tricher en diffusant des images d’archives : la direction doutait de ses capacités !

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Dans la nuit, une nouvelle chute de neige a provoqué un pic de consommation à Chiraz entraînant le black-out pour la ville et les zones environnantes.

Dimanche 19 Janvier 2014 (29 Dey 1392), au niveau de la rue, il n’y avait aucun rassemblement pour Mahomet dans les mosquées ou au bazar traditionnellement religieux. On avait une nouvelle preuve que le peuple a tourné la page de l’islam. Le clergé a organisé une turbanisation à Qom pour sauver son image de marque, mais la mobilisation a été encore plus faible que la veille à Machhad ! C’était une vraie catastrophe !

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Au sommet du régime, la démobilisation a été très importante car non seulement les officiers de base avaient comme on l’attendait zappé le Guide et le régime, mais aussi les officiers de hauts niveaux étaient absents et de plus le régime n’a pu réunir des responsables issus du Clergé au point que le régime a dû inclure les invités étrangers de la Conférence de l’Unité Islamique pour pouvoir remplir à peu près la moitié de la salle de prière du Guide !

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C’était un boycott général ! Ce même jour, le régime devait aussi organisé la journée du Gaza : le chef du Bassidj Naghdi a préféré se cacher !

Le régime a tenté de dissimuler ses échecs par un discours provocateur anti-saoudien en espérant déstabiliser aussi Washington et le forcer à se montrer clément à son égard, mais Washington n’a pas bronché privant le régime de son escalade tactique déstabilisatrice.

La bourse qui n’avait pas fermé en ce jour férié a enregistré une nouvelle chute : tous les indices boursiers, 1é et 2nd marché, les plus grandes entreprises etc étaient en baisse ! Personne ne croyait à la survie du régime !

Les médias ont alors zappé l’anniversaire raté de Mahomet, l’absence de rassemblement de Pasdaran à cette occasion, l’absence de manifestation pour la journée du Gaza et le crash boursier phénoménal. Tous les médias se sont focalisé sur un fait divers tragique : un incendie dans un atelier de l’avenue Jomhuri (ex-Naderi) qui avait poussé une maman ouvrière à se jeter dans le vide car les pompiers n’avaient pas réussi à déployer leur échelle !

Connaissant le régime, il pouvait avoir organisé l’incendie pour faire diversion. Il fallait visionner les images. Les images de cette incendie ont confirmé nos soupçons : les pompiers n’arrosaient pas l’étage et les pièces dont sortaient des flammes et de la fumée, mais des fenêtres d’où il ne sortaient ni flammes, ni fumée ! On a aussi pu remarquer que l’ouvrière avait chuté après avoir enjambé la fenêtre, descendu le long de la façade pour prendre appui sur un profil métallique de la façade située 1 m et demi plus bas sans enlever son voile, une gymnastique qui est digne d’une vraie cascadeuse et franchement pas à la portée de tout le monde. Vu qu’il n’y eut aucune photo de cette défunte ou de reportage sur son enterrement ou encore des photos d’agitation de ses collègues rescapés (très propres sans aucune trace de fumée ou de suie sur leur visage), pas même de photos montrant la fin de l’incendie... nous penchons pour une mise en scène et pensons qu’il s’agissait d’un feu façon cinéma et une chute factice réalisée par un cascadeur pour un ramdam ponctuel destiné à détourner l’attention des Téhéranais des boycotts subis par le régime et de la panique qui régnait à la bourse.

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Par la suite, on a eu beaucoup de presse sur l’ouvrière soi-disant décédée sans jamais voir une photo d’elle. Le régime a seulement relancé le ramdam par des images « amateur », ce qui ne collait pas au récit photographique qui avait montré une zone bouclée et interdite au public ! Ces images nous sont parus suspectes car la vision avait été rendue délibérément difficile par l’ajout d’un cadre mobile sur des images très stables pour que l’on puisse pas se concentrer sur les circonstances illogiques de la chute ! La diffusion de ces images nous a convaincus que le récit de la chute n’avait pas été convaincant et l’opinion n’y croyait pas !

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Le régime a cru bien faire en remplaçant le ramdam raté sur le faux incendie par l’annonce de l’organisation réussie de mariage de dizaines de couples à la tour Milad de Téhéran en l’honneur de Mahomet. L’opération a permis de constater que le régime ne trouvait même pas de volontaires en payant des mariages. Par ailleurs, sur les photos des familles réalisées sur la terrasse de la tour on pouvait voir un ciel limpide et une vue claire à plusieurs kilomètres, des preuves que les annonces de pollution du régime sont de l’intox pour intimider et confiner les gens.

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En parallèle avec ces diversions ratées, par la crainte de la persistance de la crise, le régime a tenté de relancer la fausse opposition, le Mouvement Vert, en organisant une pétition en faveur d’un des partisans de Moussavi et Karroubi, le faux opposant Tabarzadi (éternel étudiant de 59 ans) qui reste le dernier spécimen du genre encore fidèle au système en raison de son implication dans la répression universitaire au début de la révolution islamique ! Le peuple a ignoré la pétition en faveur de ce cancrelat, mais les opposants liés à Washington ont signé la pétition pour utiliser les jeux du régime pour intégrer le système ! La coalition des opposants démocrates qui végète dans l’immobilisme en raison de l’intégration de toutes les tendances et son quasi alignement sur Washington a rejoint aussi la pétition pour exister un peu. Le peuple a été bien déçu, ce qui a sans doute plu aux mollahs, mais ils se retrouvaient aussi avec des invités surprises et indésirables : ils ont préféré lâché l’affaire avant que le jeu ou leurs faux opposants figurants échappent à leur contrôle et qu’ils se retrouvent enrôlés dans un scénario de transfert de pouvoir vers Washington. Cette opération de secours avortée des mollahs a montré qu’ils n’avaient plus aucune carte dans leur jeu. Sans soldat et sans faux opposant, ils n’avaient aucun moyen de résister.

Au même moment, Assad qui compte encore beaucoup de partisans affirmait qu’il ne céderait jamais. La Russie et Chine lui ont montré leur soutien commun en annonçant des manoeuvres maritimes communes dans eaux orientales de la Méditerranée la semaine suivantes. Mais personne n’a parlé en faveur du régime en difficulté.

Lundi 20 Janvier 2014 (30 Dey 1392), le régime acculé a accepté docilement l’arrêt de l’enrichissement à 20% à Natanz et à Fordo en présence des inspecteurs de l’AIEA dans l’espoir d’obtenir la 1ère enveloppe de 500 millions de dollars pour réduire les pénuries qui l’entraînaient vers la chute. On a vu un savant du régime passer des files métallisé dans les centrifugeuses avant de les sceller par un système noeud à coulisse plastifiée et très simplifiée qu’il peut à tout moment briser sans remord ou reproche.

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L’accord de l’AIEA à ce système de préventin rudimentaire a confirmé que l’ONU, les Etats-Unis et les 5+1 ne considéraient pas le programme nucléaire du régime comme étant dangereux. Mais pour avoir un atout dans son jeu d’escalade, le régime a gardé la centrale d’Eau Lourde d’Arak en activité au prétexte qu’elle n’était pas opérationnelle avant 2 ou à 3 ans !

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Le double jeu du régime était un signe d’indécision. La bourse a commencé à chuter encore plus fort. Les spécialistes ont affirmé que la bourse n’avait jamais chuté d’autant depuis sa création en 1968. La panique avait atteint un niveau record ! 

Il y avait une nette aggravation de la panique après le boycott généralisé de la veille, l’échec de la relance de l’opposition interne et la petite reculade du régime au lieu d’un geste fort et rassurant.

Keyhan, le principal quotidien du régime, porte-parole des insolvables menacés de toutes les poursuites en cas d’un changement de régime, a accusé Rohani d’avoir capitulé ! Les Chefs Pasdaran ont parlé de la corruption des 30 super nantis qui possèdent tout le pays, visant implicitement les hauts membres du clergé, dans l’espoir de les forcer à leur donner une place à la table des marchandages avec Washington.

Le clergé et Rohani ont aussi laissé faire car leurs rivaux Pasdaran, eux-mêmes isolés et boycottés, étaient réduits à aboyer sans pouvoir mordre. Mais il devait trouver une porte de sortie avant que les Chefs de Pasdaran tente une coalition avec les frères Larijani. Washington a offert une opportunité de deal aux mollahs en demandant à son pion onusien Ban Ki-moon de d’inviter leur président (Rohani) à la conférence Genève2 sur la Syrie réservée aux partisans de Washington. Rohani pouvait montrer son ouverture à un deal en lâchant Assad. Le régime a refusé de peur d’aggraver la panique interne et entraîner sa propre chute !

Washington a demandé à Ban Ki-moon de retirer son invitation. Il a aussi annoncé l’application plus ferme des sanctions en cours. La Canada qui fait partie de la couronne britannique mais prend surtout position en sa faveur a aussi annoncé l’application plus ferme des sanctions en cours même si les 5+1 (c’est-à-dire le conseil de sécurité de l’ONU) lui demandait la fin des sanctions ! Ban Ki-moon a agi selon les attentes de Washington, mais a justifié son revirement par le choix décevant du régime de soutenir Assad. La Russie et la Chine qui soutiennent Assad n’ont nullement protesté contre l’exclusion des mollahs. Dans le même temps, la Chine a félicité l’Egypte pour avoir adopté une constitution hostile à l’Islam. Le régime exclu par Washington et ses seuls alliés de la seule scène où il pouvait provoquer une escalade bénéfique à ses intérêts n’a su trouvé une réplique et a encore mis en évidence son impuissance et son incapacité à assurer sa survie ou même à se ménager une sortie acceptable.

Mardi 21 Janvier 2014 (1 Bahman 1392), les compagnons déprimés du régime ont continué à privilégier la vente de leurs actions entraînant une nouvelle chute massive de toutes les valeurs et tous les indices boursiers !

Dans le même temps, les 150 ouvriers de l’usine pétrochimique de Fajr dans la région de Khouzestan ont cessé le travail pour protester aux côtés des plusieurs milliers de grévistes de leur secteur en lutte contre les salaires bas, les salaires en retard ou les CDD saisonniers dépourvus de toute protection sociale ! Les faux dissidents de HRA ont mis en orbite 47 jeunes nouveaux faux opposants dans cette région décidément de plus en plus agité par l’évocation d’une arrestation suite à une nuit de poésie. On avait des milliers de grévistes et le régime nous parlait de 47 jeunes qui avaient préféré une nuit de poésie à un engagement de terrain. Rohani continuait à appliquer des recettes qui qui ne marchaient pas. L’oppositions en exil s’est aussi montrée plus prudente et n’a pas pis de position en faveur de ces 47 tricheurs.

Le gouvernement Rohani a tenté de simuler la normalité en annonçant le début fracassant de la section urbaine Festival de Théâtre de Fajr qui doit avoir lieu chaque année à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique. On avait une grève de Fajr, faisant état d’une plus grande difficulté du régime et aussi un festival très populaire du même nom faisant état de la popularité du régime ! En vérifiant l’info, on a vu une faible attroupement et on s’est aperçu que le Festival lui-même avait démarré il y a deux semaines, mais dans le contexte agité et surtout en l’absence de participation populaire, il n’y avait eu aucune publicité. Sous la direction de Rohani, le régime tentait encore nier ses problèmes par un écran de fumée.

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Rohani n’était visiblement pas à la hauteur. Le quotidien Shargh proche de Rafsandjani a révélé son bilan déficitaire en matière du commerce extérieur pour souligner son incompétence. L’agence de presse ISNA également liée à Rafsandjani a évoqué la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier pour souligner l’absence d’amélioration de l’économie depuis le début de la présidence de Rohani.

Le Parlement d’Ali Larijani (qui n’a plus que 30 membres actifs) est allé plus loin en reparlant des 30 nantis (du clergé) qui possèdent tout en Iran pour mettre la pression sur les grands ayatollahs qui se partagent le butin économique du pays. Le Parlement a aussi proposé une nouvelle composition pour l’équipe d’Observateurs déjà évoqué par les Larijani... Mais au sein du régime, personne n’a pris de position explicitement par peur d’aggraver la panique interne.

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Rohani en perte de vitesse a tenté de rebondir et même provoquer une escalade par une intervention de Zarif affirmant que le régime méprisait Genève2, ne voulait pas y aller et avait accepté car il avait été invité et devait y envoyer en signe de sa désapprobation un un élément subalterne du ministère des affaires étrangères, mais qu’il tenait à exprimer sa déception de la soumission du secrétaire générale de l’ONU à des Etats criminels comme les Etats-Unis qui étaient responsables de la mort des dizaines de milliers de Syriens !

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Washington n’a pas bronché, mais a rappelé au régime sa vulnérabilité par l’explosion d’une bombe dans le quartier du Hezbollah à Beyrouth qui a fait 35 morts et 5 blessés.

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Le régime n’a pas osé répliquer. Le gouvernement de Rohani a reparlé de la pollution très mortelle en évoquant des mort massives d’enfants dans l’espoir de confiner les gens chez eux et s’éviter la formation de manifestations hostiles et une nouvelles panique interne forcément plus grave. Le slogans de base repris par d’autres agents du régime comme l’acteur Entezâmi a été : Fuyons Téhéran !

En parallèle, le régime a aussi évoqué la contamination des eaux de Téhéran et de Mah-shahr par des cadavres de deux accidents de la route afin d’abaisser la consommation de l’eau afin de consacrer l’eau plus exclusivement à la production de l’électricité.

Le régime a aussi annoncé le transfert de Tabarzadi, son dernier agent vert en service, vers une terrible prison près de Téhéran pour relancer sa fausse opposition. Il revenait à une solution instable qui avait prouvé son inefficacité deux jours plus tôt car la situation lui semblait encore plus instable aujourd’hui.

La Grande-Bretagne a décidé d’aggraver la panique : elle a rappelé son hostilité active en dénonçant officiellement via le Foreign Office le mauvais bilan diplomatique de Rohani et aussi ses violations des droits de l’homme pour mettre en avant la possibilité de nouvelles sanctions contre le régime agonisant !

Mercredi 22 Janvier 2014 (2 Bahman 1392), la bourse a continué à chuter. Les firmes les plus touchées ont été les principales banques du pays (Tejarat, Saderat, Mellat et Passargad appartenant au clan Rafsandjani), mais aussi la Société Anonyme Iranienne de Production Automobile (SAIPA) appartenant au Ministère de l’Industrie (IDRO), ainsi que les aciéries de Mobarakeh (appartenant au clan Rafsandjani) et le Holding pétrochimique Khalij-e-Fars dépendant de la compagnie nationale de pétrole iranienne ! Après la preuve de l’impuissance du régime et l’intervention de Londres pour pousser les 5+1 vers de sanctions fatales au régime, tout le monde avait perdu tout espoir et tout le monde vendait surtout Rafsandjani, la principale fortune du régime, pour acheter des dollars et préparer sa fuite.

Le régime s’est retrouvé confronté à un risque majeur de fonte de ses réserves en dollars. Il pouvait se retrouver incapable de s’approvisionner en carburants et risquer des émeutes populaires ou manquer de devises pour ses compagnons agiter et écoper d’une nouvelle crise interne. N’osant pas intimider ses affairistes par peur de les paniquer davantage, le régime a immédiatement agit sur ses stocks en baissant le ratio mensuel d’essence pour les officiels de 400 litres à 60 litres pour diminuer la consommation d’essence par 7 et ménager des réserves menacées d’assèchement. Puis il a annoncé une possible hausse du prix de 100% du carburant pour diminuer encore la consommation au besoin.

Rohani, qui avait été invité au forum économique de Davos, y a amené son ministre des affaires étrangères Zarif ainsi que son ministre de pétrole Zanganeh dans l’espoir de jouer la carte de la provocation et du pétrole pour semer la zizanie dans le camp américain, pour opposer les Etats-Unis à l’Europe une politique déjà menée par le Rafsandjani via Khatami ! Nahavandian le patron politique de la Chambre iranienne de Commerce et allié de Larijani les accompagnait pour jouer la carte du business pour Larijani et aussi pour surveiller Rohani et ses amis.

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A son arrivée, la fine équipe des agitateurs du régime a été interceptée par l’allemand Klaus Schwab, patron fondateur du Forum. Rohani est resté en retrait car il devait agir devant un public pour provoquer un effet.

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Par la suite et pour le plein succès du régime, son ministre des affaires étrangères Zarif a joué la fermeture vis-vis de Washington sur CNN en annonçant qu’il n’y avait aucune clause dans les deux accords signés avec les 5+1 l’obligeant à démanteler son programme nucléaire !

La maison-Blanche a affirmait que le régime mentait (quelle bonne ambiance de dialogue) et pour l’intimider a fait état de l’envie d’Ed Royce, le chef de la commission diplomatique du Congrès de mettre en place de nouvelles sanctions. Dans le même temps, la fondation allemande Bertelsmann, qui est comme le Forum de Davos un des canaux d’influence américaine en Europe, a mis indirectement en garde le régime contre un soulèvement soutenu par Washington en insistant sur l’émergence en 2014 de grands mouvements populaires anti-corruption dans les pays aux régimes dictatoriaux comme l’Iran.

En réponse, le régime devait rassurer les siens. Le ministre de l’intérieur Rahmani-Fazli (proche de Larijani) a annoncé une visite à pied du quartier démuni et surpeuplé de Mehr-Abad Du Sud dans l’ouest de Téhéran qui a un taux de criminalité élevé pour montrer qu’il était à la hauteur pour gérer les situations difficiles : mauvaise idée car il a été bousculé à deux reprises par des deux personnes isolés sans que ses gardes n’osent intervenir dans ce milieux hostile. Le ministre a finalement écourté sa ballade et a préféré discuter avec quelques habitants bien à l’abri chez eux !

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Jeudi 23 Janvier 2014 (3 Bahman 1392), après l’offensive ratée de Zanganeh à Davos et la réponse dure de Washington, la bourse a encore plongé. Le quotidien Shargh proche de Rafsandjani et l’agence de presse Fars proche des Chefs Pasdaran ont mis l’accent sur le chômage record au cours de six derniers mois pour mettre en avant l’incompétence de l’équipe Rohani.

Rohani devait prendre la parole à Davos. Les Japonnais alliés des Etats-Unis ont fait un pays amical vers lui pour lui laisser l’opportunité d’un assouplissement alors qu’il était très décrié chez lui par ses pairs et risquaient d’y laisser des plumes. On a aussi vu Barroso, le patron pro-américain de l’Europe avec Rohani, ou encore Christophe de Margerie, le patron du Total américanisé, assis à côté de Zanganeh pour faire titiller la promesse d’une nouvelle coopération dans l’espoir d’un alignement du régime sur les exigences de Washington.

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Rohani n’a pas agi selon les attentes : avant son discours, il a organisé avec l’aide de son ministre de pétrole Zanganeh, qui a de nombreuses relations pétrolières, une rencontre avec les principaux patrons des compagnies pétrolières européennes et asiatiques pour leur promettre des contrats très alléchants dans 6 mois (à la fin de l’Accord de Genève) afin de pouvoir sortir de cet accord avec l’appui de leurs soutiens intéressés.

Puis Rohani est monté à la tribune pour parler du respect mutuel et inviter les investisseurs étrangers à se rendre tout de suite en Iran, sûr que sa promesse de pétrole presque gratuit ferait basculer les alliances et créerait un large front euro-asiatique contre Washington. On avait là une réplique de la politique de division appliquée déjà sous Khatami qui avait permis au régime de continuer sa fuite en avant. Le patron du Forum a serré poliment la main de Rohani, mais le Forum étant un club des amis de Washington personne n’a bougé !

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Le Parlement d’Ali Larijani a convoqué Zarif pour une audience, dès son retour de Davos (pour critiquer le manque cette nouvelle tentative diplomatique ratée et parvenir à retirer le contrôle des marchandages à Rohani). Le clergé a apporté son soutien à ce dernier en louant sa modération constructive ! Les clans au pouvoir étaient en guère la panique boursière a continué et les indices ont encore plongé ! Les gros bonnets étaient sur le départ...

Le régime désemparé a encore tenté de relancer la fausse opposition en évoquant le transfert de faux opposant Tabarzadi vers une prison très dure, mais cette fois, l’opposition en exil n’a pas commis à nouveau l’erreur de soutenir ce pion du régime. Privé de sa fausse opposition censée le protéger, le régime a annoncé 7 pendaisons dans l’est du pays et un total de 55 pendaisons dans les 3 dernières semaines pour affirmer qu’il avait encore une certaine puissance répressive...

Vendredi 24 Janvier 2014 (4 Bahman 1392), le régime avait échoué à Davos, il n’avait pas pu relancer son joker et sa puissance répressive était purement verbale. La bourse toujours ouverte a encore chuté !

Le conseil de gouverneurs de l’AIEA devait se réunir pour confirmer l’arrêt de l’enrichissement à 20% et donnait son accord pour le paiement de la première enveloppe de 500 millions de dollars aux mollahs : les pays membres, alliés de Washington ou Moscou ou encore Angleterre n’ont pas émis d’avis sur l’arrêt de l’enrichissement à 20%. ils ont simplement affirmé qu’ils étaient prêts à assumer les inspections mais ont demandé 5,5 millions d’euros de budget avant d’agir repoussant l’inspection et leur coopération indispensable aux mollahs à une date inconnue !

Par ailleurs, à Davos, Kerry a déclaré que l’affirmation par que le régime ne voulait pas de bombe atomique n’avait aucune valeur. Keery a précisé que Washington ne pouvait juger le régime que sur ses actes. Le régime avait continué à reculer un peu, il devait continuer dans cette voie. Parallèlement David Cohen, le secrétaire au Trésor Jack Lew, le secrétaire au Commerce d’Obama ont encore affirmé que les sanctions étaient en place et nul n’était autorisé d’accepter l’invitation de Rohani pour investir en Iran.

Rohani et son équipe ne pouvaient imaginer de pires interventions pour accompagner leur retour en Iran. A l’aéroport, il y avait une ambiance agitée. Rohani n’a fait aucune déclaration à la presse car Kerry et ses amis avaient dit tout ce qu’il avait à comprendre. Les portables marchaient à fond.

Zanganeh le ministre du pétrole du régime qui avait abattu la plus grande carte du régime avec ses relations, mais sans obtenir le moindre signe positif était bien pensif et inquiet pour le régime, mais aussi pour lui-même. Should I stay or should I go ?

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Samedi 25 Janvier 2014 (6 Bahman 1392), la bourse a encore chuté ! Poutine a annoncé qu’il ne se rendrait pas à l’Iran comme il l’avait annoncé en 2013.

Cette semaine, le régime a réellement touché le fond avec 7 jours consécutifs de crash boursier car il ne parvenait à mobiliser ses derniers fidèles, à s’imposer face à Washington ou trouver des alliés même en offrant du pétrole gratuitement. Le régime ne cesse de s’affaisser. On le voit à chaque occasion officielle.

Les semaines prochaines risquent d’être bien pénibles aux mollahs car ils doivent célébrer l’anniversaire de la révolution islamique, l’épicentre de tous les problèmes du peuple iranien depuis 34 ans, qui ne peut qu’entraîner des ruptures voire même des actions hostiles au régime. Les mollahs devront alors choisir de capituler face à Washington et se rendre au peuple, dans les deux cas, la facture sera salée. Ils devront rendre compte d’un bilan lourd face à un peuple qui aujourd’hui n’hésite pas gronder les hauts gradés des Pasdaran quand ils se risquent à descendre dans la rue comme ce fut le cas cette semaine pour le Général Sajjadi, chef de la Police de la ville rebelle de Chiraz !