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Iran : La semaine en images n°311
Noce ratée des gitons de Washington à Téhéran

07.02.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 03.02.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et le vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile sans craindre des poursuites. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des Britanniques (BBC), Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani (mal en point) a dû re-partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et encore plus de tentative dialogue (marchandage) de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux (soucieux de partir avec son magot) a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Le « choix » de Rohani | Mais Rafsandjani a tenté de le continuer via les présidentielles. Les grands du clergé ont jugé cette option dangereux et ont invalidé sa candidature ont de facto rompu leur lien historique vieux de 170 ans avec Londres. Ils ont choisi à sa place le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes populaires hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani (un mini « Rafsandjani » sans réseau) pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu à ses nantis et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutenaient des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition formé du Clergé+le Clan Larijani+Rohani+2 proches (Zanganeh au pétrole & Zarif aux affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. S’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a donc neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman en offrant des contrats pétroliers au régime qui était confronté à toute sorte de pénurie et allait de crises en crises. Le régime n’a pas accepté car le deal précise un départ du pouvoir et ne pouvait pas bénéficier des cadeaux. Il a tenu bon et a continué son chantage dans l’espoir de provoquer une crise forçant Washington à lui accorder une porte de sortie sécurisée.

Le refus de Washington d’aller dans le sens des mollahs a réactualisé la nécessité pour les chefs des divers clans d’être en 1ère ligne des marchandages pour obtenir en échange d’un accord un minimum de garanties pour eux-mêmes.

Dès l’officialisation de cette négociation, Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah. Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’une guerre interne où ils seraient visés !

Washington a eu peur que le régime n’explose. Il a renouvelé ses menaces d’embargo à 100% et de mandats d’arrêt pour tous. Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, le boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé la fragilité du système. A NY, Rohani a renoué avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale, mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué et cette fois, via la chambre de Commerce iranienne ils ont ils ont révélé que le régime avait dépensé ses rares gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche... au plus tard au mi-novembre !

Les efforts de dissidence de Rafsandjani ainsi que les boycotts des événements officiels ont encore fragilisé le régime. Washington a alors introduit l’idée d’un gel des sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour l’engager dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraires à leurs intérêts pétroliers) en insistant sur des « exigences nucléaires qui leur avaient été imposées par Washington. »

Washington a neutralisé ces puissances en faisant appel à son pion Amano pour affirmer que le régime avait par choix politique arrêté le développement de ses activités nucléaires ! Washington a aussi fait appel à ses agitateurs locaux pour frapper à plusieurs reprises les garde-frontières (Pasdaran) de la région Sistan-&-Baloutchistan se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique exposant le régime à un embargo de facto. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Au retour, ces derniers ont immédiatement cessé d’intervenir en leur faveur notamment pour mater une importante grève dans la région pétrolière de Khouzestan. Washington a aussi attaqué le moral des troupes par un attentat contre l’ambassade du régime au Liban et deux incendies visant importantes réserves de carburant après la première neige qui annonçait un hiver rude et précoce. Le régime a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, provoquer enfin une escalade par la rupture de cet Accord !

Cela est arrivé assez vite car les compagnons du régime ont immédiatement perçu cet accord comme un signe de la faiblesse du régime et ont rué vers l’or et le dollar pour faire leur valise... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise interne. Rohani a rapidement rejeté tout démantèlement du programme nucléaire ou évoqué un enrichissement à 60% pour entraîner la rupture de l’accord et parvenir à une escalade qui est sa seule possibilité pour le forcer à lui accorder une porte de sortie sécurisée du pays devenu hostile à son égard.

Washington a puni les mollahs implicitement et indirectement en demandant à son allié turc de mettre fin à leurs importations d’or destinées à apaiser leurs nantis paniqués, les exposant à plus d’instabilité, pour les amener à plier. Rafsandjani a pris la partie d’une capitulation, mais il n’a guère mobilisé. Il est devenue évident que les nantis paniqués ne voulaient de cette solution qui leur offrait aucune garantie de sécurité physique ou financière et espéraient un régime fort pour réussir à obtenir des garanties dé sécurité pour tous. Mais le régime n’a pu afficher cette force car il a été sans boycotté lors de ses commémorations notamment la la fondation du 1er Califat de l’islam par Mahomet. La panique interne s’est amplifiée.

Dans la foulée, des attaques de jeunes contre des derniers agents armés ou cléricaux fidèles au régime, une nouvelle vague de froid suivie de nouvelles pénuries, mais aussi la révélation de l’entrée en grève du secteur pétrolier ont amplifié la panique existante, entraînant une nouvelle série de crash boursier.

Les dirigeants ont aussi tenté d’intimider leurs compagnons affairistes paniqués en arrêtant un de leurs propres serviteurs financiers nommé Zandjani. Les nantis ont compris que le régime avait peur de les attaquer. Ils en ont conclu qu’il était donc très faible. Leur panique s’est amplifiée.


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La semaine dernière, le boycott de l’anniversaire de Mahomet et l’absence des officiers de Pasdaran à cette occasion autour du Guide (comme le veut la tradition) a paniqué les très riches issus de l’appareil politique du régime entraînant des crashs boursiers sans précédent. L’équipe de Rohani ne parvient pas à relancer la fausse opposition interne ou accentuer ses efforts anti-américains à propos de la Syrie pour obtenir un droit de fuir sans craindre des poursuites américaines. Londres a aussi limité l’enveloppe des sommes que le régime pourrait obtenir s’il appliquait l’Accord de Genève. La panique s’est encore amplifiée. In fine à Davos, Rohani a tenté d’isoler Washington avec des promesses de pétrole pas cher pour ses partenaires avant d’insister sur l’enrichissement. Mais le tricheur tactique n’a rien obtenu de cette manœuvre. Le crash a continué posant le problème de l’implosion du régime.


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Cette semaine, Washington a envoyé en Iran les membres du groupe Elders, ONG d’Anciens qui lui sont proches, dans l’espoir de calmer les paniqués du régime et proposer une attente aux mollahs afin d’empêcher la chute de ce système islamique. Erdoghan a également été programmé pour une visite de business. Les super-nantis issus de la classe politique ont aussi été rassurés. Les mollahs ont aussi aimé l’initiative pour rehausser leur image mais ils n’ont montré aucune ouverture, y voyant une brèche susceptible d’entraîner la chute de leur régime. De fait, les contrats annoncés n’ont pas été signés et Washington est revenu à sa méthode d’intimidation molle. Le régime a aussi repris le cours normal de ses activités : Propagande et provocation... Voici le récit d’une semaine riche en images du cynisme et de écoeurant de la danse des putains et des assassins.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (03.02.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière a été marquée par un méga crash boursier provoqué par un nouveau boycott interne, la poursuite de la grève du secteur pétrolier, des pénuries dues au froid, le manque de dollars pour y remédier et enfin l’incapacité de Rohani à trouver une porte de sortie à ses complices.

invité à Davos, Rohani a tenté de rassurer les siens en restant ferme sur les positions du régime et a tenté de diviser les 5+1 en leur proposant des contrats pétroliers très avantageux. Les partisans de Londres ont refusé net, les partisans de Washington ne pouvaient accepter. La bourse de Téhéran a enregistré une nouvelle chute. Les gros bonnets du régime étaient en panique et avaient raison de l’être.

A Davos, Washington les a achevés avec un discours très ferme de Kerry évoquant la possibilité d’une option militaire. Même si cette option est exclues de notre point de vue car elle achèverait l’islamisme Washington entendait montrer qu’il ne changerait pas de ligne et tiendrait bon dans sa guerre d’usure pour faire plier les mollahs.

Il n’y a eu aucune riposte officielle à ce propos. Le régime et ses derniers patrons ne jugeaient nécessaire de polémiquer et mettre plus en évidence leur situation de faiblesse face à Washington.

Vendredi dans la soirée, alors que les dirigeants étaient battus et en retrait, et par ailleurs, sûrs et certains de vivre une nouvelle semaine de panique et crash, un fait est venu les barbouiller : selon une info parue quelques jours plus tard, un homme démuni de Kermanshâh est allé demander de l’aide au mollah dirigeant la principale mosquée de la ville, Imam de prière de cette ville. Ce dernier ne lui a rien donné. L’homme l’a roué de coups lui cassant plusieurs cotes, et personne n’est venu à son secours. On avait une nouvelle preuve que le régime n’avait plus de soldats ou de gendarmes à ses côtés.

Le régime a gardé l’info secrète puisqu’il n’a pas de miliciens pour intimider la rue. La panique a augmenté au sein des derniers fidèles au régime. Ils devaient accélérer leur vente pour fuir le pays. Le régime allait vivre une nouvelle semaine de panique qui sous l’effet de son impuissance allait l’entrainer vers de nouvelles crises de confiance, de nouvelles rupture et une plus grande instabilité.

Samedi 25 Janvier 2014 (5 Bahman 1392), après l’échec cuisant de la veille face à Washington et l’agression contre un mollah officiel, les très riches du régime, membres de l’appareil politique, ont continué à vendre leurs actions provoquant encore la chute de tous les indices boursiers.

Le régime était confronté à des transactions indésirables destinées à l’achat de ses réserves de l’or et de dollar, le régime a bloqué site internet dédié à l’opposition bancaire online car c’est une pratique courante de l’économie en faillite du régime : les gens payent par chèque sans provision pour obtenir des biens ou des services de l’état ou encore de l’or et des dollars pour les plus riches.

Dans ce contexte crépusculaire, on a aussi appris que la grève du secteur pétrolier perdurait et avait aussi entraîner l’arrêt de production de granulats de poly-propylène destinés à la production du fil nylon ce qui avait à son tour entraîné la fermeture des usines de l’industrie textile synthétique mettant encore des milliers d’ouvriers au chômage sans solde. La grève des pétroliers a aussi entraîné la panne de l’usine d’Iran-Tire-co de production de pneus et la grève de ses 400. On a également appris que la production globale d’automobile était tombée à seulement 32 unités dans l’ensemble des usines de montages achetés par le régime. La tête du régime était en crise et sa base en grève !

Le même jour, le régime qui manque de troupe a eu la mauvaise idée d’augmenter la pression sur les prisonniers politiques de la prison de Gohar-dasht de Karaj pour mettre la pression sur les familles impliquées en politique afin qu’elles ne bougent pas et n’aggravant pas sa situation : les prisonniers se sont révoltés débordant les gardes et montrant la vulnérabilité du régime même dans ses prisons.

Au même moment, Poutine a annoncé qu’il n’irait en Iran car il avait déjà tout dit à Rohani ! Le régime s’est retrouvé donc sans soutien à un moment où il y avait le feu à tous ses étages. Le régime a annoncé des poursuites contre l’agence russe d’exportation d’armements RosOboronExport pour la non livraison des S-300 pour faire plier Poutine, mais le russe n’a pas été sensible à cette menace de mollahs car ils ne sont guère en position de dicter quoi que ce soit.

Le régime s’est alors réfugié dans la propagande en annonçant un grand rassemblement intégriste à Qom en mémoire de Fatemeh Massoumeh, la fille de l’un des 12 saints du chiisme, mais il n’y avait pas la foule annoncée.

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Le régime a aussi annoncé un grand rassemblement pour l’achat de billets du Festival cinématographique de Fajr (de Téhéran) qui doit commencer samedi prochain avec le début de la commémoration du retour de Khomeiny en Iran. Mais encore une fois, on a vite compris qu’il bluffait car les photos ont montré que le centre de billetterie était vide !

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In fine, le régime a tenté de reprendre le dessus en annonçant l’arrestation de 88 grands bandits et leurs relais d’internet, mais il n’y a eu aucune reportage sur le sujet, ce qui laissait supposer que le régime bluffait encore et n’avait plus aucun moyen de répression même pour rassembler à l’extérieur 88 bandits. Après cet échec, le régime a focalisé ses médias sur la hausse de la pollution à Téhéran pour empêcher les gens de bouger. Le retour de cette pollution imaginaire était un signal de détresse du régime. Il devait exploiter cette faiblesse mais sans nuire au système islamique.

Washington qui veut préserver la système islamique en Iran devait secourir le régime pour éviter une plus grande panique interne qui serait susceptible d’entraîner son effondrement. Il devait rassurer les gros bonnets du régime sans s’engager sur un assouplissement des sanctions qui permettrait au régime de souffler et lui tenir tête. C’est pourquoi Il leur a envoyé le chef du Parlement de la Corée du Sud avec un discours élogieux sur leur rôle en Asie. Ali Larijani et Rohani ont reçu ce personnage, mais sans aucune publicité car il n’était porteur d’aucun deal ou même capable d’annoncer un contrat susceptible d’alléger la pénurie de dollars.

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Washington s’est fâché. Il a puni le manque d’enthousiasme du régime par une demande d’ouverture de bureaux permanents d’inspection nucléaire par l’AIEA. Le Sénat américain a aussi annonçait qu’il lui manquait une voix pour lancer les débats sur de nouvelles sanctions sur le nucléaire. En parallèle, l’etat américain a imposé une amande de 150 millions de dollars au ClearStream, un partenaire germano-luxembourgeois du régime, pour rappeler sa capacité d’agir à tout moment... il prenait cependant une mesure qui rafraîchissait la mémoire des dirigeants en difficulté sans nuire directement à leurs nantis paniqués. Par ailleurs, le Yémen, pays allié aux Etats-Unis, a annoncé la découverte du corps sans tête d’un diplomate du régime kidnappé dans ce pays. Dans le même temps, des médias iraniens financés par Washington ont fait état de la décapitation d’un jeune bassidji volontaire en Syrie par les islamistes liés à Washington.

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La photo était fausse car le jeune n’avait pas l’air iranien, mais on a compris que Washington laissait de côté les nantis paniqués et cherchait à agiter les dirigeants en orientant sa pression sur leurs derniers agents fidèles au sein du Bassidj ou de l’appareil politique.

A l’intérieur du système, Karroubi, allié de Rafsandjani dans la promotion de la fausse opposition interne, s’est mis en action au prétexte que le régime avait tenté d’acheter le silence de la mère de l’opposant martyr du mouvement Vert Sattar Beheshti (un faux opposant d’ailleurs totalement imaginaire qui a eu le soutien de Washington). Le régime a compris que Rafsandjani faisait des clins d’oeil à Washington et se disait prêt à une fausse révolution de couleur destinée à passer les rênes du pouvoir à ses pions !

Le Chef des Pasdaran Jaafari a menacé Washington d’un Jihad international pour saboter le deal suggéré par Rafsandjani ! Le pouvoir judiciaire contrôlé par le clan Larijani a été plus virulent car il a annoncé une peine de 6 mois de prison avec une période sursitaire de 2 ans pour Faezeh, la fille de Rafsandjani afin qu’il renonce à cette tentative d’arrangement avec Washington.

En parallèle, le clan Larijani a esquissé la création de sa propre ligne de faux opposants en annonçant l’arrestation ponctuelle de Reza Aghakhani, un islamiste notoirement pro-britannique pour son appartenance au Mouvement d’opposition Arc en Ciel ! Le clan Larijani qui avait jadis été le premier clan à négocier avec Washington en 2005, se montrait prêt à assumer les intérêts des britanniques pour avoir leur soutien. Par le choix de l’Arc en Ciel, la nouvelle fausse opposition se démarquait du Mouvement Vert, honni par les Iraniens, et se positionnait comme étant plus ouverte afin de les rouler pour les mobiliser dans son projet ! L’appareil politique était en crise selon la règle d’or du régime qu’est chacun pour soi.

Le gouvernement Rohani devait réussir à avancer pour garder la main. Il a annoncé l’arrestation d’un espion français à proximité d’une base militaire de Téhéran pour faire pression sur Total qui n’avait pas répondu à son offre de business à Davos. Rohani se laissait aller à la pratique de prise d’otage qu’il avait supervisée dans les années 80 sous la direction de son ex-mentor Rafsandjani.

Washington a jugé que le régime pouvait s’enfoncer dans un radicalisme susceptible de ruiner son projet de maintien du système islamique en Iran, l’ONG pro-américain des Elders, les aînés, a annoncé par l’intermédiaire de son président Kofi Annan une visite trois jours du lundi au Jeudi de cette semaine en Iran pour rencontrer tous les responsables afin d’« exploiter l’espoir suscité par l’élection de Rohani » pour « encourager et promouvoir le nouvel esprit d’ouverture et de dialogue avec l’Iran (avec les mollahs) et explorer ce que pourrait être fait pour améliorer la coopération (avec eux) sur des questions régionales ! » Ce qui revenait à dire qu’il y avait une piste pour une entente... à condition que le régime et ses dirigeants s’alignent sur ces visiteurs pro-américains et ouvrent les portes de leur forteresse aux diverses ONG pro-américaines en vue d’une transition vers les pions américains !

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Dimanche 26 Janvier 2014 (6 Bahman 1392), mais l’ouverture aux pions de Washington n’est assortie d’aucune garantie de sécurité pour les gens du régime surtout les nantis ripoux qui ont saigné à blanc ce pays. La panique est restée vivace à la veille de l’arrivée des agents de Washington et du fait de cette panique, la bourse a continué à chuter. La classe politique a paniquée : les chefs Pasdaran exclus des négociations ont évoqué via l’agence Fârs la corruption du ministre de l’industrie Nemat-Zadeh pour faire pression sur Rohani et obtenir une place à la table des négociations !

Rohani devait provoquer vite une crise aiguë pour amener Washington à lâcher du mou. Il s’est mis en retrait pour éviter les conflits avec les chefs Pasdaran qui l’attendaient au détour d’une gaffe (d’où l’absence de sortie et de photo pour cette journée clef avant l’arrivée des émissaires de Washington. Mais il a préparé le terrain à la crise via la Télévision qui a diffusé une émission sur les aspects négatifs de l’Accord de Genève.

Par ailleurs, un des partis du régime a déclaré que l’Accord n’avait aucune légitimité car elle n’avait pas été ratifié par le Parlement, les médias écrits ont fait état d’une lettre ouverte d’un ancien combattant de la guerre Iran-Irak demande à Rohani l’abrogation de l’Accord. Le peuple avait parlé et le Parlement devait prendre sa responsabilité pour aller vers une escalade... Mais personne n’a bougé en espérant que Washington, conscient de la détermination du Rohani et ses alliés, modifie son approche et profite de la visite pour leur proposer un deal assorti de garanties de sécurité qu’ils attendent.

Lundi 27 Janvier 2014 (7 Bahman 1392), avant l’arrivée des pions de Washington, l’Italie a envoyé un émissaire en la personne de son ministre de culture en Iran. Le régime l’a écarté en l’envoyant visiter Bam car il voulait d’abord rencontrer les agents de Washington et voir ce qu’ils proposaient.

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La France qui est en grande difficulté économique a aussi tenté de doubler les Américains en envoyant vers les mollahs Hervé de Charrette, ex-lieutenant de Giscard (l’ami de la révolution islamique), et surtout actuel président de la Chambre de commerce franco-arabe et de l’Institut français de finance islamique. Cet émissaire financier de Paris a été reçu par le ministre des affaires étrangères de Rohani, mais sans plus, la priorité étant de voir les agents de Washington. Paris était pris en considération comme une roue de secours en cas d’une mésentente avec Washington.

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On avait alors pas de nouvelle des vieux gitons de Washington, la panique a continué et l’on a assisté à une nouvelle chute des indices boursiers !

Au même moment, la terre a tremblé au Baloutchestan, région hostile au régime située à l’entrée du Golfe Persique et aussi au Khouzestan, région pétrolière en grève contre le régime. Comme d’habitude, aucun secours n’a été envoyé car lles mollahs affairistes n’ont jamais développé ce secteur non lucratif. Mais cette fois, en plus, leurs faux dissidents de HRA, chargés d’intimider le peuple par des annonces de répression, ont annoncé 7 pendaisons au Baloutchestan et 2 autres à venir au Khouzestan, ce qui laissait supposer qu’il y avait un vent de contestation supplémentaire après ces séismes non secourus dans ces deux régions clefs pour l’économie du régime.

Le régime en crise interne était gravement menacé par des émeutes dans ses régions clefs, la panique ne pouvait que s’amplifier. Pour aider le régime à calmer ses paniqués Washington a annoncé via le Département du Trésor une possible assouplissement de ses sanctions sur la pétrochimie dans le cadre de l’Accord de Genève pour permettre la relance de ce secteur en crise. Par ailleurs, les Elders arrivés à Téhéran ont envoyé un message positif aux membres paniqués du régime en filant illico en pèlerinage sur le tombeau de Khomeiny, le plus grand ennemi de Washington !

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La panique a cessé ! La Chambre de Commerce iranienne, surnommée, le véritable Parlement du pays a déclaré que la hausse du prix de l’essence, récemment évoquée en réponse à de nouvelles sanctions, n’était pas nécessaire ! La CCI a justifié l’annonce par la nécessité d’éviter un surplus d’inflation (actuellement proche de 100%) afin de ne pas nuire au peuple ! Les dirigeants du régime ont aussi vu dans l’attitude de Washington une ouverture pour un deal lui accordant le droit de survivre ou partir en toute sécurité. Ils ont annoncé leur disposition pour la seconde tour des négociations de Genève à NY ! Les 5+1 menés par les non Américains ont rejeté cette affirmation !

Washington devait rappeler à l’ordre les mollahs sans provoquer une nouvelle panique. Ses pions au sein de l’opposition ont apporté leur soutien aux faux opposants internes comme Tabarzadi pour rappeler que le but du voyage était un changement de régime en douce en non le maintien du régime !

Cependant sachant que les mollahs n’étaient pas disposés à ce geste et que des pressions supplémentaires étaient sans doute nécessaires sans remettre en cause l’accord sur le nucléaire signé le 14 novembre à Genève, Washington devait ouvrir une nouvelle piste de sanctions. La mission a été accompli par ses alliés turcs : le journal truc Zaman a affirmé que Zarrab, l’agent ides mollahs pour le détournement des sanctions, qui avait été récemment arrêté par les autorités, avait financé la tentative de meurtre de l’ambassadeur saoudien à Washington en 2011 en versant 1,5 millions de dollar au coupable reconnu de cette tentative : un Iranien nommé Mansour Arab-Sayyar.

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Cependant l’Etat turc et l’Etat américain n’ont rien dit car l’objectif n’était pas d’initier de nouvelles sanctions contre le régime mais d’intimider ses dirigeants avec la possibilité de nouveaux mandats d’arrêts internationaux pour les rendre plus coopératifs.

Les Russes qui ne veulent en aucun cas d’un glissent du régime islamique vers Washington ont « assuré le régime de leur hostilité » au prétexte de la menace formulée 2 jours plus tôt contre leur l’agence d’exportation d’armements RosOboronExport. Le régime était encore une fois en position de faiblesse ! La panique devait redémarrer !

Mardi 28 Janvier 2014 (8 Bahman 1392), avant qu’une nouvelle panique ne sape les fondements du régime, les Elders se sont rendus chez Rafsandjani, le grand partisan d’un pacte avec Washington, qui est aussi sous mandat d’arrêt international pour des crimes non prescriptibles. Ils étaient tous très souriant.

Le groupe a mis en avant Ernesto Zedillo, l’ex-président mexicain accusé dans son pays de massacre, mais bénéficiant d’une immunité internationale accordée par Washington ainsi Kofi Annan qui a permis à son fils Kojo de détourner les fonds du programme « pétrole contre nourriture » en Irak. Les deux agents de Washington tournaient dans une véritable parade amoureuse nauséabonde autour de Rafsandjani, le plus vilain criminel du régime, pour rassurer ce dernier, mais aussi tous les autres grands ayatollahs ou leurs collaborateurs très en panique ces deux dernières semaines... leur laissant supposer qu’ils pourraient fuir le pays en toute tranquillité avec leur butin !

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Dans le même temps, l’Irak a évoqué un contrat pour acheter de la technologie de production de CNG aux mollahs ! Le Turc Erdogan a aussi annoncé une visite le lendemain à Téhéran pour signer de nouveaux contrats multipliant par 10 le volume des échanges entre les deux pays, qui stagne à 3 milliard de dollars depuis 10 ans, laissant supposer un grand contrat d’achat de gaz, donc une arrivée massive de dollars, de quoi reconstituer les stocks de combustibles, d’or, de médicaments ou de vivres pour palier à tous les manques du régime. La banque mondiale gérée par Washington a parlé d’une inflation à 38% pour montrer s disposition à désinformer sur l’état désastreux du régime pour relancer son économie moribonde s’il acceptait la transition attendue par Washington.

Les annonces étaient intéressantes et la promesse d’une impunité accordée par Washington était aussi très séduisante, mais Rafsandjani a souvent eu des promesses de tout genre dans les visites des divers émissaires de Washington en Iran et aucune de ces promesses n’ont jamais été tenues. Il n’a pas mordu à l’hameçon d’autant qu’il pouvait subir la colère de ses adversaires internes. Il l’a joué collectif en testant la bonne foi de ses interlocuteurs, par un interminable discours demandant à Kofi Annan son concours de vieux sage pour sauver la Syrie des griffes de Washington car si Washington accepte les mollahs comme alliés, il ne peut qu’accepter Assad comme allié !

Le visage de Kofi Annan s’est crispé, il a lancé de discrets regards inquiets vers ses camarades qui l’accompagnaient avant de se défiler en prétextant son impuissance, révélant par la même occasion que les promesses de bienveillance esquissées n’étaient que du vent.

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Le groupe a lâché Rafsandjani pour aller à la rencontre de Zarif et Rohani où l’accueil a été forcément très froid car le groupe n’avait rien à offrir. Le groupe des émissaires presque plénipotentiaires de Washington n’a pas crée la surprise en allant dans le sens des mollahs.

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Le régime a tenté de provoquer le groupe, donc Washington, en annonçant la mise en service de 2 systèmes de DCA pour neutraliser l’option militaire américaine et a évoqué 8 manœuvres militaires pour rappeler sa capacité d’agiter la région Le régime a également annoncé 10 pendaisons ce même jour dont une en public à Ghazwin, une ville située près de Téhéran pour affirmer son jusqu’au boutisme. Les images ont montré que la pendaison n’avait pas eu lieu dans la ville même à une heure de pointe, mais tôt le matin sur un terrain vague, le régime était donc prudent mais quand même disposé à résister jusqu’au bout puisqu’il n(y avait aucune ouverture du côté des émissaires presque plénipotentiaires de Washington. La mission « noce cynique » à Téhéran était un échec.

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Le groupe est allé à la rencontre de Larijani : il n’a pas saisi la perche qui lui était tendue. Le groupe est enfin allé à la rencontre de Shamkhani, le secrétaire général du Conseil de Sécurité du régime qui a légalement le pouvoir de négocier, mais n’a pas le poids politique pour le faire.

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In fine, il n’y avait aucune issue. La mission des gitons de Washington pour séduire les assassins du régime des mollahs était un plein échec. Kofi Annan entouré de ses camarades Ernesto Zedillo et Martti Ahtisaari a annoncé de bonnes rencontres avant de quitter le pays avec 24 d’avance sur le programme initial. On peut supposer qu’il avait prévu une rencontre avec Guide en cas de succès, mais n’a pas jugé nécessaire d’entendre entre une demande d’intervention contre son maître Washington.

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Le président américain Obama a puni le soir même ce sabotage collectif de son jolie offre de capitulation en rappelant dans son discours sur l’Etat de l’Union le maintien des sanctions, de la guerre de nerfs diplomatique et de l’option militaire contre les mollahs !

Mais l’Etat américain a maintenu le voyage de son allié d’Erdogan en Iran dans l’espoir que le rappel de sa guerre d’usure ait ramené les mollahs à la raison ! Mais en réponse au rappel de la guerre d’usure, qui ne convient au régime, ses dirigeants devaient choisir la résistance pour ne pas donner l’impression de capituler : ils n’ont accordé aucun honneur officiel à Erdogan, il n’a pas été reçu par son homologue Rohani, mais par un agent subalterne du ministère des affaires étrangères du régime ! Il n’a pu cacher sa déception, mais il devait rester sobre pour tenter d’amadouer ses mollahs dont a besoin Washington pour obtenir un transfert légal des pouvoirs vers ses immondes pions. Les photos de cette arrivée manquée montrent aussi son mépris pour sa femme car il n’a pas eu l’idée de l’abriter de la pluie glaciale qui tombait ce soir sur Téhéran.

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Mercredi 29 Janvier 2014 (9 Bahman 1392), Erdogan était prêt à rencontrer Rohani. On lui a offert une réception par le vice-président Jahangiri qui n’a aucun pouvoir légal. Rohani l’a reçu en fin de matinée ! La situation n’était pas terrible, mais d’après les dépêches, le ministre de pétrole Zanganeh était là, le régime semblait donc partant pour signer le contrat multipliant par 10 les échanges qui pouvait porter ses gains de près de 15 milliards de dollars, tout ce dont il a besoin pour s’approvisionner pour plus d’1 an en carburant.

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Mais Washington ne pouvait pas laisser son allié signer ce grand contrat alors que les mollahs qui n’avaient cessé de le baller. Tout contrat aurait été le signe que Washington n’était pas sérieux dans le maintien de sa guerre d’usure comme Obama l’avait rappelé dans son discours de l’Etat de l’Union. L’ambiance était froide. Erdogan a perdu son sourire de VRP et il n’y eut aucun accord sur l’achat de gaz comme on pouvait le laisser supposer. Zanganeh a quitté la salle de la rencontre !

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Zanganeh, ministre de pétrole de Rohani, 4e à partir de gauche au fond de la salle


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Mais la Turquie devait tout de même gardé la porte ouverte à un changement d’attitude du côté du régime. Erdogan et son ministre de l’Economie Nihat Zeybekçi qui l’accompagnait ont proposé la signature de 3 PTA (Preferential Trade Agreement) ou Accords Commerciaux Préférentiels (ACPr), une vraie plaisanterie car le régime a déjà un Accord Commercial Préférentiel global avec la Turquie via le D8 depuis 2005 et a souvent évoqué de nouveaux accords de ce type sous Ahmadinejad à chaque fois qu’il y a eu une mission ratée du même genre.

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Nihat Zeybekçi, ministre turc de l’Economie
et Nemat-Zadeh, ministre de l’industrie des mollahs et ripoux de la semaine (selon les Chefs Pasdaran)


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Le même accord en Août 2012


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Pour l’anecdote, de nombreux pays comme l’Inde ou la Malaisie qui jouent le rôle d’intermédiaire pour Washington ont signés des ACPr avec les mollahs sans que cela aide le régime à se prémunir contre la fonte de ses réserves de vivres, de carburants, de médicaments ou de dollars. Le régime ne gagnait rien avec Erdogan et en prenant en compte le discours sur l’Etat de l’Union, sa situation était à nouveau dans le rouge : manque de dollars, de carburants pour les transports et la production de l’électricité avec la clef des retards dans tous les approvisionnements et la bonne marche des dernières industries encore actives, exposant le régime à des sérieux risques d’émeutes provoquées par les pénuries, et aussi de sérieux risques de panique de rupture chez ses collaborateurs !

Les médias du régime ont immédiatement fait état d’une grande pénurie d’eau préparant le terrain à un rationnement de l’eau en vue de la réserver en priorité à la production de l’électricité.

Mais il fallait aussi rationner l’essence. Rohani s’est rendu au Parlement, à 80% vide du régime, pour affirmer que tous les gens du régime étaient dans la même galère avant d’annoncer une possible très forte hausse du prix de l’essence (pour limiter sa consommation pour les transports). Le Parlement d’Ali Larijani lui a accordé son soutien implicite en suspendant l’enquête sur la corruption de ses ministres ou des 30 grands du clergé qui l’ont mis au pouvoir. En échange, Larijani a demandé et obtenu l’intégration de son nouveau pion, ex-rafsandjaniste Ala Eddin Boroujerdi, dans l’équipe des marchandages avec Washington.

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En remerciement, Sadegh Larijani, qui dirige le pouvoir judiciaire, a aussi évoqué une possible décision de justice pour fermer les centrales thermiques de production de l’électricité pour cause de pollution pour faire donner une justification de salut public au manque de l’électricité et ainsi éviter les émeutes à ce propos. Le pouvoir judiciaire a également annoncé la pendaison de 2 prisonniers politique et le déplacement 16000 prisonniers pour intimider les familles engagées qui ont généralement des membres en prison.

En parallèle, le régime a laissé son dernier faux opposant super actif, Tabarzadi d’envoyer une lettre ouverte à la opposition en exil pour solliciter leur soutien à tous les vieux faux opposants du régime surtout ceux issus de l’ex-clan pro-américain Nehzat Azadi pour jouer la carte du peuple et ou avec les pions de Washington !

Enfin, Rohani a envoyé Araghtchi, le principal négociateur nucléaire, à la rencontre de la Chambre iranienne de Commerce, le véritable Parlement du régime, pour affirmer que le processus des négociations était très lente et pouvait durer de longues années et qu’il n’y avait en conséquence pas de quoi s’inquiéter nerveusement à tout moment. Dans cette intervention, Araghtchi a aussi rassuré ces interlocuteurs en insistant sur le fait que le régime ne reculerait sur aucun point et qu’il continuerait son bras de fer avec les Américains (pour obtenir des garanties de sécurité pour tous ses fidèles).

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Dans cette intervention, pour rassurer ses interlocuteurs, le négociateur du régime a dit (comme Rohani l’avait aussi dit après la signature) que la structure générale des sanctions était désormais ébranlée, mais il a manqué de précision sur les détails et s’est perdu dans des explications floues. Il a seulement fait état d’un 1er paiement de 550 million de dollars le 1er février, puis 450 M€ le 15.02, à nouveau 550 M€, le 7 mars, ainsi de suite... Mais il a oublié de préciser que les 5+1 leur avaient accordé un paiement tous les 3 semaines permettant l’achat de 2 semaines de carburant, soit de quoi réduire les risques d’émeutes sans cependant les éliminer afin d’avoir toujours un moyen de pression sur eux.

Le régime avait donc choisi la confrontation avec Washington alors qu’il se trouvait plus que jamais doublement malmené par les sanctions de ce dernier et aussi les sanctions implicites des Britanniques hostiles au retour des Américains en Iran.

Le régime ne pouvait se contenter de faire des promesses, pour satisfaire ses interlocuteurs, il devait apporter la preuve qu’il peut affaiblir ces deux adversaires, Washington et Londres. C’est pourquoi dans son intervention, le principal négociateur a affirmé que tous les pays achetant du pétrole à l’Iran avaient la priorité pour le commerce avec le régime. En contre-exemple, il a cité « la France qui n’achète pas de pétrole à l’Iran ». Etant donné que le ministre des affaires étrangères du régime avait rencontré deux jours plus tôt Hervé de Charrette comme une roue de secours, il nous est parus que via ce discours, le régime espérait attirer Paris dans un jeu de chantage commercial pour obtenir des contrats et des dollars, mais aussi et surtout pour agacer Washington et isoler Londres au sein du groupe 5+1 et in fine exploser les 5+1 et se retrouver dans une confrontation directe et terrible avec Washington. On le sait depuis que la France a plongé (avec le Medef) la tête en avant dans le piège des mollahs car elle a beaucoup de dettes et vraiment aucune tête pensante dans ses soi-disant Think tanks !

Londres a, en revanche, vite capté le plan de Rohani et a tenté de le couler en publiant immédiatement sur le site EA World View une analyse faisant état d’un pacte entre Rohani et le Guide (qui a très mauvaise presse en Occident).

Jeudi 30 Janvier 2014 (10 Bahman 1392), alors que le régime venait de renouer avec la bénédiction des nantis du régime avec les manœuvres des années Khatami pour diviser les 5+1l, la situation interne s’est encore dégradée à la base avec la grève des mineurs de fer de Chadormalo dans le sud du pays et aussi la protestation des agriculteurs de Téhéran contre la fermeture de leur accès aux eaux souterraines.

Le régime devait affirmer sa puissance pour contenir l’extension des protestations. Naghdi, le chef de la milice exsangue de Bassidj, a aussi annoncé un grand rassemblement à Ispahan, ville où la contestation est très forte depuis quelques années pour insister sur le port d’armes des agents du régime, mais il a réuni environ 120 personnes qui montraient des visages inquiets et moroses, incompatibles avec l’image de puissance que devait drainer le discours de leur chef.

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Naghdi montrant sa dextérité, après son discours
sur l’utilité des armes pour les agents du régime


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Le commandant Ahmadi-Moghadam, le chef de la police du régime, a également annoncé un grand congrès interne en présence du ministre de l’intérieur à Ghazwin, mais il a seulement réuni environ 120 personnes, mais cette fois on n’a vu aucune image de face.

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Les dirigeants du parti soi-disant modéré de Mardom-Salari (suprématie populaire), partenaire de Khatami, ont sonné le rappel pour réunir les membres et obtenir une place dans le faux apaisement et les manoeuvres khatamistes reprises par Rohani. Ils ont réuni moins d’une centaine de personnes, confirmant par leur échec que les cadres administratifs du régime n’étaient pas convaincus par le succès du régime et la retour à des manoeuvres qui n’avaient finalement eu pour effet que le transfert du dossier nucléaire du régime au Conseil de Sécurité de l’ONU.

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Ces échecs ne présageaient aucune mobilisation dans 48 heures (le samedi 1er février) pour l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran en 1979. Les chefs Pasdaran ont alors renouvelé les accusations de corruption contre le ministre de l’économie et 5 autres collaborateurs de Rohani, pour contraindre ce dernier à leur accorder une place à la table des négociations à venir. A nouveau rien n’allait plus. Rohani ne pouvait polémiquer avec les Pasdaran. Il n’a rien dit. Comme la semaine dernière, son impuissance face aux problèmes pouvait provoquer une nouvelle panique parmi les grands du clergé et aussi un mouvement de rupture parmi les cadres pessimistes.

Rohani devait les rassurer tous. Pour rassurer les cadres en colère, le gouvernement a esquissé avec le concours du clan Larijani, la libération du cadre administratif Zandjani qui avait été arrêté au plus fort de la crise de confiance interne pour faire un exemple. Le pouvoir judiciaire a prétendu qu’il n’avait plus rien à reprocher à Zandjani car ce dernier avait prouvé qu’il avait toujours bien servi l’Etat et avait même proposé de payer de sa poche des sommes qu’il devait transféré vers le régime, mais n’avait pu le faire par la faute des sanctions !

Pour Rassurer ses protecteurs de Qom, Rohani devait leur montrer qu’il avançait avec un bon plan. Mais il ne pouvait se rendre chez eux de peur que son déplacement inattendu ne soit interprété comme la preuve d’un problème avec ses chefs cléricaux. Il leur a donc envoyé le vice-président Jahangiri pour bien leur expliquer qu’il avait dans leur intérêt refusé la médiation très politiquement correcte de Kofi Annan et qu’il allait grâce à ses manœuvres diplomatiques exploser l’unité des 5+1 avec l’aide des Français pour se retrouver en face-à-face avec Washington et pouvoir enfin avoir l’opportunité de provoquer une terrible escalade déstabilisante pour forcer Washington à leur accorder une porte de sortie sécurisée en échange des clefs de ce régime nécessaire à ses plans régionaux. Etant donné que Rohani a été élu pour jouer ce grand parti de poker menteur, les vieux mollahs en chef installés à Qom ont accepté par un silence approbateur. Il n’y a eu aucune nouvelle crise parmi ces nantis ou les super-nantis cléricaux du régime.

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Cependant pour éviter toute entourloupe, la nouvelle direction de la Banque Centrale iranienne (BCI) nommée par Rohani a aussi évoqué un grand endettement de toutes les banques iraniennes pour opérer des saisies punitives ou préventives si le régime était confronté à une nouvelle panique financière susceptible de vider davantage ses comptes.

Rohani verrouillait le système pour avancer de manière plus efficace vpire plus extrême contre Washington. L’Etat américain devait le rappeler à l’ordre, mais sans une punition financière susceptible de relancer la panique financière interne. Il lui a rappelé sa faiblesse dans la guerre extrême par une explosion détruisant un des principaux sièges de ses militants yéménites en lutte pour une république islamique chiite dans ce pays. Washington a également mis son veto à la signature d’autres ACPr entre les mollahs et les Russes pour montrer qu’il était le maître de l’avenir du régime et lui seul disait quand le régime avait le doit ou pas de bénéficier d’un quelconque sursis !

L’Europe a alors placé l’un des juges du régime sur sa liste des poursuites internationales pour montrer qu’elle avait aussi des atouts pour faire marcher les mollahs selon ses attentes !

Le régime s’est retrouvé entre deux feux alors qu’il venait à peine de trouver une parade contre ses démons intérieurs. Il pouvait redouter un autre grand boycott interne pour l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran. Sa légitimité, sa puissance et sa popularité étaient encore une fois en jeu.

Le régime devait détourner l’attention des gens d’en bas pour qu’ils ne profitent pas de ses problèmes pour bouger et entraîner sa chute. Les médias ont annoncé une journée gratuite dans les cinémas du pays et dans l’heure même, l’apparition des fils immenses devant les Cinémas ! Mais l’opération lancée par surprise n’a pas été un franc succès : elle a rassemblé environ 150 personnes à Téhéran et presque autant de personnes dans trois autres villes pays.

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Ici à Téhéran, on peut remarquer un ciel exempt de toute pollution !


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Vendredi 31 Janvier 2014 (11 Bahman 1392), le régime était en difficulté. Washington a décidé de le bousculer pour l’encourager à plier.

Tout d’abord, l’affable Amano, le monsieur girouette de Washington, a changé de masque et s’est mué en père fouettard atomique en demandant tout d’un coup aux mollahs des explications sur le volet militaire de leur programme nucléaire, laissant esquisser l’arrivée de nouvelles sanctions !

En parallèle, le Washington Post a affirmé que l’Accord de Genève ne pouvait pas tenir, laissant présageait une campagne pour de nouvelles sanctions. Washington a aussi appelé à lui le transfuge Moussavian qui était retourné en Iran pour des négociations secrètes directes dans les hauts responsables du pays.

La Turquie a aussi diminué ses promesses de dollars en affirmant qu’elle était disposée à augmenter ses importations de gaz d’Iran si le régime baissait ses prix (qui sont déjà très bas) !

Enfin, la conférence de Sécurité de Munich a commencé avec la participation des mollahs mais avec eux comme principal problème sécuritaire pour le monde !

Zarif, le mae de Rohani qui représentait le régime des mollahs à Munich a choisi le profil bas. Le régime a zappé la conférence de Munich qui soulignait son impuissance. Un député du Parlement a lâché par dépit que le régime ne pourrait même pas se débarrasser des sanctions dans 20 ans ! Personne ne l’a grondé tant son avis semblait juste !

Le régime décontenancé par son impuissance et la déception de son personnel a focalisé ses médias sur le festival cinématographique de Fajr qui salue le retour de Khomeiny en Iran. Les artistes larbins du régime, agents de sa propagande et en danger de mort à sa chute, devaient s’afficher aux côtés des responsables pour une inauguration façon Cannes. Seulement une centaine d’entre eux, soit 10%, se sont déplacés et parmi eux seulement une trentaine a accepté de poser devant les caméras du régime avec le sourie. <Les amis du régime n’avaient pas le moral.

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Samedi 1er Février 2014 (12 Bahman 1392), jour anniversaire du retour de démon Khomeiny en Iran. Selon le programme immuable de cette journée, le régime devait rassembler des milliers d’écoliers dans les aéroports devant des grandes maquette d’avion d’Air France pour symboliser l’accueil des jeunes à la figure soi-disant messianique de son démon fondateur.

Le régime devait aussi organiser une grande défilée des motards de la police de l’aéroport au cimetière Behesht-Zahra où Khomeiny avait fait son premier discours, mais aussi des défilés de motards de la police dans toutes les grandes villes.

Enfin le régime devait surtout rassembler ses plus hauts dirigeants au cimetière Behesht-Zahra à l’endroit exact du premier discours de Khomeiny.

Il n’y a eu RIEN !. Le régime n’a pas pu trouver de volontaires dans les écoles ou parmi les derniers policiers fidèles pour commémorer le retour du démon en Iran. Aucun dirigeant ou cadre n’a envoyé son enfant saluer le retour de l’homme qui a détruit le pays.

A Mashad, le régime avait monté un petit décor dans une rue passante avec un petit avion gonflable pour comptabiliser les passants comme étant ses partisans, mais le lieu d’habitude bondé s’est vidé révélant l’isolement du régime.

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A Téhéran, les dirigeants n’ont pas osé sortir et s’exposer alors que leurs gardes boycottaient le retour de Khomeiny désavouant implicitement le régime né de sa volonté. Quelques rares responsables se sont réunis autour du petit fils de Khomeiny dans le lobby de l’aéroport de Téhéran.

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La semaine dernière, le régime avait connu une grande panique, ses responsables redoutaient sans doute cet échec. Washington est intervenu cyniquement avec ses larbins sans scrupule pour lui proposait une capitulation douce, mais les responsables criminels du régime ne l’ont pas accepté car ils n’ont plus de place en Iran et espèrent uniquement obtenir des garanties de sécurité pour fuir ce pays. Ils ont tenté un forcing avant l’anniversaire du retour de Khomeiny qui allait confirmer leur faillite, mais ils n’ont pas réussi leur coup et ont dû recourir au stratagème ridicule du montage d’avion gonflable sur une voie passante qui bien fait rire les Iraniens. Chaque nouvelle commémoration exposera davantage son agonie et l’encouragera davantage la fuite de ses derniers fidèles. Il va vers la chute sans même sans que le peuple bouge. Voici le dernier visage du régime : un ballon de baudruche vieilli, ridicule et fragile qui ne fait même plus illusion.