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Iran : La semaine en images n°418
Instable par choix et par fatalité !

04.03.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 29.02.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Sur un fond de récession, de contestation, mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé. Le régime tout entier s’était ainsi retrouvé dans un processus de capitulation lente.

Les chefs Pasdaran ont mis en avant leur puissance balistique pour engendrer la provocation qui échappait aux mollahs et leurs pions Rohani et Zarif. Ali Larijani a créé la coalition des fondamentalistes pour s’emparer du processus de négociations accaparé par le clergé. Les mollahs ont pris la direction de cette coalition en menaçant ses membres d’invalider leur candidature.

Mais l’incapacité de l’ensemble de ses groupes à mobiliser lors du conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite a rappelé à tous la nécessité de reprendre leur effort pour trouver une porte de sortie sécurisée du pays ! Ils devaient y arriver avant l’anniversaire de la révolution islamique qui est devenu la vitrine de leur impopularité !

Les mollahs étaient à court d’idées de provocation, les chefs Pasdaran ont tenté de dominer le jeu par la relance de la menace contre les pétroliers occidentaux. Ils ont capturé deux patrouilleurs américains, mais ils n’ont pas osé continuer en raison de la présence menaçante des porte-avions USS Truman et Charles de Gaulle.

Washington a profité de leur échec pour leur proposer la libération de ses soldats afin de les remercier pour « leur sens de responsabilité qui avait permis de préserver la paix régionale obtenue grâce au modéré Rohani », laissant entrevoir la possibilité de les réhabiliter, afin de les rassurer qu’ils pourraient quitter le pays sans danger pour leur vie ! Les Chefs Pasdaran ont cessé d’exhiber leurs missiles, mais les mollahs n’étaient pas ravis de se retrouver ainsi déclassés.

Les Chinois ont aussi eu peur que l’alliance américaine avec Rohani et les Pasdaran recyclés puisse accélérer la transition vers une République islamique américanisée. Ils ont annoncé la visite de leur président en Iran dès l’application de l’Accord-cadre pour une alliance avec les mollahs (le grand perdant de l’alliance) !

Washington les a doublés grâce à son pion européen Mogherini pour une rencontre à Vienne avec Zarif afin de régler les détails du deal en cours et aller vers un recyclage des mollahs par la libération de plusieurs prisonniers (espions) irano-américains. Les mollahs ont exploité l’intérêt des Chinois pour un nouveau chantage leur permettant de passer avant les chefs Pasdaran. Ces derniers ont repris leurs menaces pour rester en tête. Washington a arrêté son procédé de recyclage et a repris les menaces contre les mollahs mais aussi les chefs Pasdaran !

Les Chinois ont alors exigé une relation stratégique de 25 ans, mais les mollahs n’ont pas accepté de peur de perdre leurs avoirs personnels dans les banques occidentales. Ils se sont tournés vers la France pour monnayer son soutien en échange de contrats intéressants. Mais la France a profité de leur détresse pour les dépouiller sans leur accorder le moindre soutien !

Les chefs Pasdaran avaient alors révélé que Rohani avait dépensé la quasi totalité des avoirs dégelés sans rien obtenir en échange ! Ils ont aussi pris leur distance avec le clergé à l’occasion de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran tout en insistant sur leur identité de révolutionnaire islamique, se plaçant en faveur d’une nouvelle République islamique militariste (ou « non Khomeyniste » qui peut signifier pro-américaine) ! Les « fondamentalistes » opposés à Rohani ont repris leur critiques à son égard ! Rafsandjani a aussi remis en cause l’autorité du clergé (qui avait mal joué en misant sur l’efficacité de Rohani). La panique a redémarré plus fort car Rohani avait dépensé les dollars que les nantis souhaitent obtenir !

A quelques jours de l’anniversaire de la révolution islamique, craignant son boycott, les mollahs se sont tournés vers Moscou, mais n’ont obtenu aucun soutien leur permettant de négocier avec Washington.

Les mollahs ont apporté leur soutien aux fondamentalistes, leur offrant une part de pouvoir pour les dissuader de pactiser les Pasdaran et aussi pour rassurer les nantis paniqués et ainsi générer une mobilisation forte pour l’anniversaire de la révolution islamique et en faire une journée de plébiscite interne.

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La semaine dernière, le soutien incessant des mollahs à leur pion Rohani a montré qu’ils n’avaient aucune intention sincère. Les fondamentalistes ont continué à critiquer Rohani sans égard pour ses patrons du clergé ! La panique a refait surface malgré les restrictions imposées à vente d’actions à la bourse de Téhéran !

Puis, l’absence à 100% de la mobilisation pour l’anniversaire de la révolution est devenu une plébiscite à l’envers démontrant que le régime était impopulaire et à bout de souffle. Le clergé devait provoquer une escalade anti-américaine au plus vite. Ils devaient faire des alliés des fondamentalistes qui rejettent l’accord de Vienne sans perdre ses pions Zarif et Rohani, pour manoeuvrer à sa guise.

Les fondamentalistes ne laissant pas faire , le clergé leur a mis la pression en privilégiant les réformateurs (pragmatiques et opportunistes) aux élections à venir dans 15 jours.

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Cette semaine (12-19 février 2016/17-24 Bahman 1394), le clergé attendait voir si les fondamentalistes, utiles pour remettre en cause l’Accord de Vienne, cessaient d’attaquer son pion et entrer dans un accord tacite pour être ses pions sans exiger les pleins pouvoirs ! Par ailleurs, le clergé attendait voir si les nantis paniqués apprécier ses choix ! Enfin, le clergé attendait voir si les réformateurs qu’il avait sollicité allaient jouer le jeu ou oeuvrer pour leurs seuls intérêts en privilégiant une révolution de couleur avec Moussavi, Karroubi et Rafsandjani dans les conditions actuelles. Une semaine à haut risque attendait le clergé. Voici le récit en image d’une semaine explosive.

Cette analyse a été diffusér vers Iran l’le dimanche 21 février 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière, les mollahs & associés craignaient un nouveau désaveu le 11 février par un nouveau boycott de l’anniversaire de la révolution islamique de la part de leurs derniers compagnons notamment les chefs Pasdaran (comme le reste de la population), car ils avaient été incapables de provoquer une escalade bénéfique à leurs intérêts afin d’arracher des garanties de sécurité à Washington et pouvoir fuir avant que leur affaiblissement n’entraîne leur chute. Leur échec à trouver des alliés stratégiques parmi les 5-1 par des promesses d’achat gigantesques était un motif pour ce boycott ! En réponse, ils avaient seulement annoncé la validation de près de1500 candidatures, pour la participation de ces derniers alliés !

La panique avait repris dès le premier jour de la semaine. Le gouvernement a alors arrêté la vente de 66% des entreprises et a continué l’achat des autres actions en vente pour apaiser les paniqués tout en préservant les meilleures actions pour les garder à ses côtés et éviter leur fuite et sa débâcle !

Les chefs Pasdaran, en quasi rupture depuis la semaine précédente, avaient alors révélé la soumission de Rohani face à Peugeot, pour le virer et déstabiliser ses patrons, les mollahs ! La panique a explosé doublant les pertes du régime !

Les mollahs avaient persisté dans leur politique de chantage molle en jouant à opposer leurs rivaux comme ils cherchent à opposer les 5-1 à Washington, mais ils n’avaient pas pu intimider les chefs Pasdaran et avaient seulement encouragé les tensions internes. Les Chefs Pasdaran ont même annoncé leur rupture en se créant une identité révolutionnaire indépendante de Khomeiny à mi-chemin entre l’américanisme et le populiste ! Les mollahs avaient dû durcir leur propre vocabulaire révolutionnaire pour préserver leur autorité sur le régime révolutionnaire !

Le 11 février, la mobilisation de moins de 100 personnes pour l’anniversaire de la révolution islamique avait confirmé l’isolement et la faillite du régime. Les mollahs ont nié cette défaite pour éviter de perdre la direction des affaires, des marchandages et des contrats qui rémunéreront leur capitulation !

Les chefs Pasdaran avaient agi dans leur intérêt en révélant la mobilisation ZÉRO pour discréditer les mollahs et leur reprendre la direction des négociations via le ministère des Affaires étrangères qui fait partie de leur milice. Les fondamentalistes du régime avaient aussi alors remis en cause la pertinence de la politique du clergé mené par Rohani !

Le clergé avait expédié Zarif à Munich dès 9 heures du matin après avoir déclaré sa volonté de s’opposer à toutes les initiatives saoudiennes, américaines et européennes dans les discussions sur la Syrie ! La Chine avait désavoué ce choix et l’Amérique avait promis des sanctions ! En l’absence d’une escalade, les fondamentalistes avaient continué à attaquer le clergé en remettant en cause son pion Rohani !

La semaine de la révolution a ainsi été comme une vraie semaine de révolution, pleine de revers surprenants pour les mollahs et leurs compères.

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Vendredi dernier (12 février 2016 – 23 Bahman 1394), au lendemain du boycott absolu de l’anniversaire de la révolution islamique, le clergé & ses associés étaient dans l’impasse et dans le désespoir, car il aurait suffi d’un propos américain encourageant le peuple à agir... pour qu’ils chutent !

Washington n’a pas eu de mot d’encouragement, il a même montré son opposition à la chute du régime islamique par un refus catégorique de soutien à un changement de régime par le candidat démocrate Bernie Sanders. Ce dernier a même affirmé sa volonté de coopérer pleinement avec le régime des mollahs malgré le terrorisme de ces patrons !

Washington a aussi offert des primes de départ aux mollahs en leur proposant des dollars (pour leur exil) via la volonté affichée de coopération de plusieurs de ses alliés : la Hongrie, l’Algérie, la Corée du Sud et le Japon !

Les chefs Pasdaran, mais aussi les fondamentalistes courtisés par le clergé (mais exclus des marchandages), ont rejeté en bloc le succès de l’Accord de Vienne et le pacte d’unité nationale (de Rohani) inspiré de cet accord pour contrarier le clergé et le forcer à s’aligner sur leur position et ainsi leur permettre de bénéficier des garanties pour fuir l’Iran en toute sécurité.

Le clergé avait besoin d’eux pour provoquer une escalade, mais devait éliminer leur résistance et d’en faire des pions dociles ! Il a insisté sur le succès de la manifestation de la veille comme la preuve du succès de son pion, prédisant un grand succès pour sa politique d’offensive molle dans les élections à venir pour rappeler qu’il détenait les pouvoirs pour les élire comme partenaires et les exclure par une défaite électorale !

Ce discours n’a pas plu aux chefs Pasdaran et encore moins les fondamentalistes courtisés par le clergé, car ils étaient invités à ne pas suivre leur ligne ! Ils ont repris les critiques contre Rohani pour priver le clergé de ce pion et créer les conditions de leur succès dans les élections à venir dans moins d’un mois !

Le clergé avait alors retiré sa confiance aux fondamentalistes (utiles pour provoquer une escalade) et s’était arrangé pour privilégier la victoire des réformateurs (pragmatiques opportunistes) aux élections prévues dans 15 jours pour mettre la pression aux fondamentalistes indociles et aussi pour l’option de duper le monde par ce choix, d’éviter de nouvelles sanctions et continuer son chantage mou !

Le clergé ne sait pas où il allait ! Le grand ayatollah Haeri-Shirazi s’est retiré de l’élection pour l’assemblée des Experts, prenant ses distances avec le régime déboussolé et condamné aux faux pas et à la chute. Rafsandjani a aussi renoncé à ses ambitions pour remplacer Khamenei en affirmant que ce dernier était et restait le meilleur choix possible pour le rôle du Guide !

Washington, alarmé par cette instabilité des mollahs forcément susceptibles de retarder un deal avec eux, leur avait proposé une réconciliation avec les Saoudiens lors de la conférence annuelle de Munich consacrée cette année à la Syrie. Les mollahs étaient plus que partants. Mais les Saoudiens avaient refusé net en les accusant encore de terrorisme. Les mollahs n’ont pas protesté, car les Russes et les Chinois n’avaient rien dit en leur défense.

Les mollahs ont réalisé qu’ils n’avaient pas d’échappatoire ou la possibilité de souffler pour recharger leurs batteries. Ils entraient dans une zone de turbulences fortes. Ils ont cessé de communiquer attendant de voir les effets internes (politique et boursier) et internationaux de leur échec et la décision prise par la suite, avant de finaliser cette décision ou de revenir vers les fondamentalistes pour tenter le tout pour le tout ! Le régime entrait donc dans une zone de turbulences intéressantes (permettant de mieux cerner ses craintes et ses objectifs).

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Samedi 13 février 2016 – 24 Bahman 1394, , le clergé et son gouvernement parlaient de la présence de millions de personnes à Téhéran en soutien à leur politique ! Ils parlaient aussi des élections pour inciter les fondamentalistes à devenir raisonnables.

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Les chefs Pasdaran annonçaient aussi une forte mobilisation avec des slogans xénophobes et plus particulièrement anti-américains pour utiliser la prétendue mobilisation du clergé contre tout éventuel projet de capitulation de sa part.

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Enfin, Rafsandjani annonçait aussi une forte mobilisation, mais sans plus. Dans le supplément économique du même journal, il annonçait l’augmentation du niveau des dépenses mensuelles minimum des familles iraniennes à 2,7 millions de tomans (soit au mieux 3 fois le niveau de leurs revenus), ce qui voulait dire qu’il révélait que désormais 99% des Iraniens étaient gravement sous le seuil de la pauvreté. De fait, Rafsandjani se positionnait comme un ami du peuple, mais au sein de la régime islamique dans l’espoir de garantir son salut si la situation périclitait ou encore que les chefs Pasdaran décidaient de renverser le système pour leur propre salut !

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L’urgence de la situation a été confirmée par une réunion extraordinaire entre Rohani et Seyf, le directeur nommé par lui, à la tête de la Banque Centrale Iranienne. L’objet de la rencontre n’était pas précisé, mais on pouvait supposer qu’il s’agissait de parler des avoirs théoriquement obtenus par le régime et Rohani, car il les avait théoriquement dépensés entièrement, ruinant le pays et aggravant la pauvreté (comme le révélait Rafsandjani) ! On pouvait s’attendre à une mise au point demandée par Seyf, mais il n’en était rien : il s’agissait d’une opération pour démentir la perspective noire révélée par Rafsandjani, car avec le soutien de Seyf, Rohani a défendu son bilan pour la réduction de l’inflation et de la récession ! Puis, il a encore invité tout le monde à adhérer à son plan d’action commun !

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Les déclarations de Rohani ont fait lever une vague de protestation de tous les clans adverses ! Parmi eux, le jeune fondamentaliste Zakani a rejeté le succès qu’il avait annoncé en précisant qu’il en était loin, car il avait surtout acheté des biens ou des services sans aucun transfert de technologie, détruisant également au passage les derniers emplois du pays !

Ali Larijani n’a pas participé à cette réaction collective et s’est occupé sans fin avec les rares invités étrangers (palestiniens) de l’anniversaire raté de la révolution islamique. On a compris qu’Ali Larijani, depuis toujours en conflit avec le clergé, puis hostile par intermittence selon ses intérêts comme lors de la semaine dernière où tout semblait fichu, voulait à nouveau s’approcher du clergé qui était resté en place malgré l’offensive de tous ses rivaux !

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Les rivaux du clergé n’ont pas aimé ce soutien tacite au clergé, car il incluait le soutien et la complicité du pouvoir judiciaire (contrôlé par le clan Larijani) au clergé. Les mollahs pouvaient donc attaquer leurs ennemis avec des prétextes de luttes contre la corruption (délit passible de pendaisons). Ils pouvaient mener leurs politiques et marchander à leur guise selon leurs seuls intérêts.

Les nantis paniqués, déprimés par l’échec de l’anniversaire de la révolution, constataient que cela n’avait pas conduit à unifier le régime, mais à exacerber les conflits et l’esprit de chacun pour soi (ou pour son clan). Avec le soutien décisif des Larijani aux mollahs, les nantis paniqués n’avaient pas de chance d’être défendus par les mollahs. Ces derniers pouvaient facilement les sacrifier au profit des affairistes irano-américains pour assurer leur propre fuite. La panique et le volume des ventes ont donc augmenté.

Rappelons qu’après l’internationalisation des sanctions en 2008, les actionnaires iraniens se sont vus imposer en 2009, un plafond de vente de leurs actions à 20% par an. La mesure était adoptée pour donner du délai au bras de fer qui semblait demander du temps. Par la suite, le régime a inventé : « l’interdiction de vente pour audit », stoppant de force la vente d’actions pour de plus en plus des entreprises importantes afin de retenir encore plus ses nantis paniqués à ses côtés. Puis il a introduit une autre contrainte : l’interdiction de vente sur le marché normal (Normal Market où les gros actionnaires peuvent vendre beaucoup d’actions sans faire chuter le taux de leur action), mesure privant les nantis d’un prix de vente juste pour leurs actions pour les dissuader de vendre. Tout cela a été insuffisant car le volume des actions baissait quand même et l’indice chutait sans cesse.

En réponse, en mars 2015, le plafond de vente est passé de 20% à 10% ! Le gouvernement a aussi introduit plusieurs index boursiers avec des critères complexes pour avoir un chiffre positif quoiqu’il arrive.

Dernièrement, il intervient de manière anticipée en achetant des actions qui ont fortement chuté, pour satisfaire les paniqués et aussi faire monter l’index général (qui reste son véritable centre d’intérêt) et il fournit aussi autant de dollar ou d’or que demandent ces nantis pour éviter que les hausses de prix de ces produits ne viennent agiter la sphère politique ou le peuple.

En ce jour, face à la panique qui pouvait agrandir en raison de son origine, le gouvernement a passé le niveau des interdictions de vente à 66% et le nombre d’interdit de vente sur le marché normal (allant de 18 à 50) a été censuré, ce qui laissait supposer plus de 80 (soit 1/3 des entreprises réellement actives en Iran). Les ventes ont cependant atteint 840 Milliards de Tomans (544 MMT en bourse+296 MMT en hors bourse) soit une perte de 240 millions de dollars et le prix du dollar et de l’or ont augmenté (la pièce a même franchi le seuil symbolique de 1 million tomans), ce qui voulait dire que la demande avait dépassé le niveau de ses offres (ses moyens) et aussi ses combines !

Washington a volé au secours du régime en assurant 3 cargos pétroliers que les Anglais refuser d’assurer ! La Turquie a aussi évoqué une invitation à Rohani (qu’il accusait de sauvagerie 4 jours plus).

Kerry a alors rencontré Zarif à Munich après ces cadeaux pour proposer un rapprochement entre les deux États via l’alignement des mollahs à propos de la Syrie. Mais le représentant des mollahs n’a pas accepté, car cela permettait l’entrée des Américains en Iran pour opérer une révolution de couleur en leur propre faveur sans qu’il ait aucune garantie ferme de sécurité pour les mollahs.

Les fondamentalistes ont continué à critiquer le bilan économique de Rohani et l’un d’entre eux, Bazrpash a finalisé cette nouvelle vague d’attaques en affirmant que Rohani avait tort de parler de la Fiesta des importations, car celles-ci qui profitaient seulement aux étrangers donnaient une couleur de Deuil à l’économie iranienne.

Le clergé, fâché, a menacé Bazrpash et ses alter ego en affirmant que la liste électorale des fondamentalistes n’avait pas encore obtenu les validations nécessaires et ne serait connue que vendredi, au lendemain du début de la campagne officielle d’une semaine, donc à seulement 1 semaine des élections ! Les fondamentalistes étaient très désavantagés par les réformateurs et devaient se taire pour ne pas perdre ses têtes de liste !

Le clergé mimait encore un rapprochement avec les réformateurs, les utilisant comme moyens de pression sur les fondamentalistes, pour les soumettre et en faire un instrument pour leurs manœuvres sans qu’ils ne demandent pas de droits privilégiés en échange.

On était donc dans un système en crise exposé à une nouvelle panique couteuse. Le clergé devait trouver une solution pour l’éviter.

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Dimanche 14 février 2016 – 25 Bahman 1394, le régime devait fêter les infirmières et aussi la fatwa de meurtre de Rushdie. Aucun des deux sujets n’avait été traité dans les médias, car la fatwa Rushdie (affiche de cette année) empêcherait tout deal et les infirmières sont en révolte contre le régime pour des salaires trop bas et non relevés en raison de la faillite des hôpitaux (secteur pas rentable selon le régime). Tous les gens du régime étaient donc d’accord pour éviter les infos susceptibles d’entraver leur tranquillité et plus tard leur sortie paisible du pays !

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Le gouvernement avait mis en avant les rencontres de Zarif à Munich pour dire que le régime était écouté à propos de la Syrie et pouvait trouver des alliés grâce à son rôle internationalement reconnu en Syrie (ce qui est faux, car Assad ne considère pas les mollahs comme des alliés, mais des hôtes indésirables qu’il n’a pas la force de déloger).

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Le clergé avait mis en avant le départ de 3 cargos pétroliers avec une assurance américaine pour dire que la situation n’était pas désespérée. Il annonçait un investissement lourd de BASF dans le domaine pharmaceutique iranien.

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Les chefs Pasdaran étaient toujours en guerre contre le clergé, car ils révélaient que la BCI qui s’affichait la veille comme une garantie de confiance à Rohani était en vérité une banque irrécupérable, car il avait prêté plus de 60% de ses capitaux propres à des super-nantis du domaine politique qui ne remboursent jamais et de fait, elle risquait de se déclarer en faillite à tout moment.

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Rafsandjani a aussi révélé la crise financière de la veille pour affaiblir le clergé qui n’avait pas la cote ou la solution pour assurer ses intérêts.

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Le Financial Times avait aussi remis en cause l’annonce triomphale de la vente de pétrole grâce à une assurance américaine en précisant que le régime ne pourrait en profiter, car les transactions pétrolières se font essentiellement en dollars et le régime restait sous l’embargo du dollar.

La Russie a lancé une invitation au ministre de Défense du régime (des mollahs), le milicien pro-mollah Dehghan, mais sans préciser la raison de cette invitation, cependant, vu le contexte, on pouvait supposer qu’elle voulait proposer une offre de relations stratégiques récompensées par la livraison des S-300 ! Les mollahs ont accepté en évoquant une longue liste d’armement de pointes notamment de chars T90, laissant croire à la conclusion d’un accord, afin de l’utiliser comme un moyen pour faire réagir Washington et obtenir de sa part les garanties de sécurité qu’il leur refuse.

Les chefs Pasdaran ont immédiatement annoncé la mise en service du char Karrar, très supérieur à T90, pour montrer qu’ils s’opposeraient à tout deal si leurs intérêts n’étaient pas pris en compte !

Les fondamentalistes en colère ont aussi repris les critiques contre Rohani en lui demandant un calendrier pour la reprise qui devait être là après le 100 jours de sa présidence, ou encore après l’accord, mais dont on ne voyait aucun signe. Les fondamentalistes en colère ont aussi révélé l’absence de transactions des banques étrangères vers l’Iran malgré le rétablissement du réseau Swift pour affirmer que les 5+1 avaient surtout fait des promesses au régime en échange de ses vrais engagements à démanteler son programme nucléaire. Autrement, Rohani était un piètre directeur pour le régime, car il avait tout donné sans rien obtenir ! Ce qui voulait dire qu’ils espéraient qu’il suive leur directive en remettant en cause totalement ou partiellement l’accord de Vienne !

Il y avait une sacrée offensive contre Rohani. En réponse, il a accusé les fondamentalistes d’être à l’origine des inscriptions massives de candidats indépendants aux élections pour fragiliser le régime (alors que cela avait été salué par le gouvernement, ce qui signifiait qu’il l’avait organisée lui-même).

Les Anglais qui cherchent à saboter toute possibilité de deal entre les mollahs et les Américains pour empêcher ces derniers d’accéder à l’Asie Centrale, devaient rendre les contacts impossibles entre les mollahs aux abois et les Américains.Très malicieusement, ils ont envoyé le mae de leur allié musulman le Ghana en Iran pour parler de la Syrie. Les mollahs sont tombés dans le piège en qualifiant les Européens et les Américains d’être les vrais terroristes en Syrie (ce qui entre nous n’est pas faux).

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Washington a esquivé, mais il a compris que les mollahs en difficulté étaient plus que jamais décidés de se montrer irritants pour obtenir des garanties de sécurité fermes, par leur disculpation dans des affaires terroristes passées, en échange de n’importe quel deal.

Ces efforts internes pour l’accès aux marchandages avec le Chef du Village (comme le disent familièrement les mollahs voleurs) ont encore inquiété les nantis paniqués et la bourse a démarré à 9 h en crise. Cette le gouvernement ne s’est pas contenté d’acheter des actions pour apaiser la panique, il a aussi émis très discrètement une direction annonçant qu’il effaçait les dettes bancaires accumulées par ses nantis (artisans de la reprise) pendant les années de sanctions, et s’engageait à leur prêter encore plus à un taux préférentiel et qu’il les exemptait totalement d’impôt !

La panique a cessé en milieu de la journée et la bourse a fini sur son résultat de mi-journée à 565 milliards de tomans soit tout de même une perte de 160 millions de dollars pour la BCI.

Le fondamentaliste en colère Zakani (spécialistes d’enquêtes bien détaillées) a annoncé une conférence de presse dans 2 jours (mardi à 15 h) sur la corruption (notamment pétrolière) au sein du régime comme pour lancer un avertissement aux mollahs et les forcer à leur donner la victoire dans les élections à venir.

Le clergé inquiet par la conférence a modifié l’alignement politique de Rohani : il est passé de la liste des modérés où se trouvait Rafsandjani à la liste de la communauté des professeurs (de la charia) où se trouvait le grand-ayatollah Mohammad Yazdi, président (conservateur=fondamentaliste) des Experts ainsi l’ayatollah Movahedi Kermani, le chef de la coalition des fondamentalistes. Rohani comme d’autres candidats de son nouveau camp a aussitôt parlé du rôle des experts comme les gardiens des fondements du régime pour dire que son gouvernement et le clergé œuvraient implicitement pour la victoire des fondamentalistes.

Mais ce changement de liste était très discret et faiblement médiatisé comme une tactique pour se protéger de l’attaque préparée par Zakani, c’est pourquoi ce dernier n’a pas déprogrammé sa conférence, espérant un engagement plus clair du clergé en faveur de lui et ses alliés lors de la journée de lundi.

Le clergé désespéré a organisé une rencontre entre Khamenei et le mae du Ghana pour de nouvelles accusations contre l’Europe et les États-Unis pour provoquer un clash bénéfique à ses intérêts avant d’être prise à partie par Zakani et ses révélations chiffrées !

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Washington a clos la journée en mimant du soutien à ses pions de l’OMPI (ennemis paramilitaires islamo-marxistes des mollahs) et aux faux opposants ripoux du régime (Moussavi & Karroubi) pour dire aux mollahs qu’ils avaient encore le choix de sortie en douceur ou en force et les pieds devant.

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Lundi 15 février 2016 – 26 Bahman 1394, , dans Iran, le gouvernement Rohani lançait un avertissement aux fondamentalistes pour une campagne diffamatoire contre les réformateurs (en prévision à la conférence de Zakani qui devait certainement évoquer la corruption du ministre de pétrole Zanganeh issu du camp des réformateurs (pragmatiques-opportunistes).

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Le clergé avait repris ses invectives contre l’Europe et les États-Unis (en anglais) dans l’espoir d’une escalade avant le clash souhaité par Zakani.

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Rafsandjani n’avait pas pris de parti dans le clash qui s’engageait. Il gardait néanmoins une position critique et populiste en dénonçant le refus du gouvernement d’indexer les salaires sur l’inflation et aussi d’annoncer une baisse délibérément fausse de l’inflation pour accorder une hausse sans effet sur la pauvreté. Au passage, il indiquait que le régime était sans doute dans une position de pénurie pour brider ainsi encore le pouvoir d’achat déjà fort réduit des Iraniens !

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Les Chefs Pasdaran ne mentionnaient pas Zakani. Ils mettaient en avant le discours du Guide au cas où cela provoquerait enfin l’escalade tant attendue par tous les gens du régime et surtout eux. Les chefs Pasdaran se montraient aussi opportunistes que le restent du régime.

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Mais ils avaient prêté leurs « jeunes » de la milice universitaire pour émettre une lettre hostile à Rohani (clergé) et favorable aux fondamentalistes, préparant le terrain pour l’intervention de Zakani dans 24 heures contre le clergé !

Le clergé inquiet par l’opportunisme des chefs Pasdaran a tenté de les encadrer en déclarant via le mollah Saïdi, son représentant au sein de la milice, que celle-ci n’avait pas d’autre porte-parole que lui (Saïdi) !

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Son représentant « réformateur », le mollah Foumani, a aussi créé une liste réformatrice avec Motahari, le beau-frère d’Ali Larijani (pour rappeler l’alliance entre le clergé et le pouvoir judiciaire qui neutralisait les accusations de corruption).

En parallèle, le gouvernement du clergé a créé la surprise en annonçant une liste réunissant Rohani et Rafsandjani et enfin, en annonçant l’arrivée imminente des S-300 en Iran alors que les Russes n’avaient rien dit à ce sujet ! Cela voulait dire nous avons un atout pour tenir Washington en respect et Rohani en réformateur empêcher les sanctions ou plaire aux Européens et bénéficier de leurs soutiens de ce nouveau round de marchandages avec Washington !

Les nantis rassurés la veille par l’effacement de leur dette sont restés en suspens pour voir si cela était vrai et si Washington allait enfin se montrer généreux pour ne pas de voir l’Iran lui filer entre les doigts après 37 ans de bras de fer.

La bourse est restée au niveau de la crise (moyenne) de la veille avec 667 MMT de ventes soit une perte de 190 millions de dollars pour sa banque centrale !

Washington n’a pas fait part d’inquiétudes sur les S-300, car l’annonce pouvait s’avérer un bluff de plus et il a mis un terme aux espoirs du régime en affirmant via son pion Mogherini qu’il continuerait le dialogue malgré de nombreux problèmes entre les deux pays ! Par ailleurs, via Christian Sciences Monitor, Washington a continué l’apaisement en qualifiant le général des Pasdaran Soleimani d’idole du peuple ! Donald Trump a aussi continué l’apaisement en rendant hommage à l’intelligence des mollahs qualifiés de Perses ! Washington avait mis à contribution son allié italien, car le maire de Milan est arrivé en renfort pour un partenariat avec Téhéran. Il n’est pas facile d’être un pion comme on le voit sur ces photos).

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Les annonces extraordinaires des mollahs n’avaient pas provoqué les effets qu’ils espéraient. Ils ont gardé le silence et ont sans doute cherché des solutions pour éviter le retour de la panique !

Moscou fâché par leurs efforts pour un deal avec Washington a alors souligné leur double jeu en révélant que plus tôt, ils avaient invité Lavrov en Iran pour l’inclure comme figurant ou accessoire dans leur scénario d’escalade ! Moscou moucha aussi les mollahs en précisant que Lavrov avait probablement dit oui, mais sans l’officialiser ni préciser une date ! Il n’y avait aucune allusion aux S-300, ce qui ressemblait à un démenti discret pour montrer que malgré tout la Russie restait ouverte à une relation forte !

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Mardi 16 février 2016 – 27 Bahman 1394, , on était à quelques heures de la conférence supposée explosive de Zakani. Le gouvernement qui avait sans doute bluffé à propos des S-300 pour court-circuiter cette conférence, mais avait échoué, parlait cette fois de l’arrivée d’un train chinois en partance vers l’Europe, sur la route de soie, pour affirmer que la Chine avait besoin de l’Iran pour ce projet et qu’il pouvait utiliser ce besoin pour faire avancer ses propres projets.

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Le clergé annonçait l’élargissement de ses relations avec l’Europe dans le cadre d’un voyage entrepris par Zarif en Belgique après la fin de la Conférence sécuritaire de Munich.

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Rafsandjani avait mis l’accent sur le procès de corruption pétrolière en cours par le clan Larijani contre son ex-pion Zanjani qui servait le régime pour détourner les sanctions pétrolières, pour signaler que les Larijani étaient des alliés incommodes. Il précisait sa pensée en ajoutant que la veille, le procureur de Téhéran nommé par Sadegh Larijani avait dit espérer poursuive les complices de Zanjani (c’est-à-dire le clergé et les chefs Pasdaran). Rafsandjani ne voulait pas de la présence de Larijani dans le scénario pour sauver Rohani ! Par ailleurs, après le revirement tactique raté de la veille en sa faveur, il gardait sa position critique en reparlant du niveau de dépenses vitales des ménages à 33 millions tomans en précisant qu’il avait augmenté de 35% en un an, ce qui voulait dire que l’inflation était de 35% et non de 11% comme il avait été précisé par le gouvernement.

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Les Chefs Pasdaran, malmenés par le clergé et ses manœuvres, étaient de retour dans une position hostile, puisqu’ils aidaient Zakani en dénonçant beaucoup d’argent sale dans les élections (surtout du côté des soi-disant réformateurs).

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La milice universitaire des Pasdaran a aussi sorti un papier sur ex-maire super-ripoux de Téhéran, le réformateur » Karbaschi et sa présence à côté d’Aref, le principal réformateur du régime qui est aussi surpris

Zakani était sans doute ravi, car outre le soutien des chefs Pasdaran, la révélation de Rafsandjani sur des dépenses de ménages, il y avait des centaines de mineurs devant le Parlement et un jeune avait même essayé de s’immoler. Tout cela allait dans son sens pour justifier son discours. Le député mollah Naghavi a rejoint Zakani en révélant que dans ce pays riche, mais volé par ses dirigeants, 16% vivaient comme seuls revenus des allocations (à 3% de capacité d’achat) et étaient de facto réduits à faire les poubelles voire les décharges !

Les chefs Pasdaran ont aidé Zakani en réalisant un reportage dans les rues sur le mécontentement du peuple en raison de la hausse de dépenses (+15,20, 30 ou 40% par semaine) lui suggérant d’utiliser ce thème de disparité entre le peuple et les dirigeants corrompus pour qu’il entre sans tarder en campagne et force le clergé à ses plier à ses exigences (et ainsi élimine l’option du retour de Rafsandjani.

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Le clergé avait mis sous pression Zakani par l’affirmation que la validation de membres de la liste des fondamentalistes était finalisée, mais sans préciser son contenu (avec ou sans Zakani !

Le gouvernement avait aussi organisé alors une conférence pour la promotion des mines d’Iran afin d’attirer des capitaux étrangers ou prétendre qu’il le pouvait afin de contrer les annonces de Zakani sur l’absence d’effet de l’accord de Vienne. Les gens présents n’étaient pas des étrangers, ce qui signifiait que les gens n’adhérer pas à ses promesses et ne collaboraient pas avec ses projets ! La conférence s’est aussi terminée sur un échec, car il n’y a pas eu la moindre offre d’investissement ou de partenariat en raison du manque de confiance des investisseurs à la stabilité du régime et à l’alignement géopolitique de ses dirigeants.

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Une nouvelle a alors surclassait toutes les dépêches : les représentants de l’Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela s’étaient réunis à Doha et s’étaient mis d’accord pour geler la production de pétrole afin de faire montrer son prix ! Le régime était privé de droit d’augmenter sa production et n’avait pas été autorisé à donner son avis ! Il n’était pas vu comme un allié indispensable pour la Russie. Cela remettait aussi en cause son prétendu rôle en Syrie ! C’était très humiliant et économiquement insurmontable pour le régime ! Dans le même temps, les Emirats ont souligné le financement du terrorisme par les mollahs pour forcer Washington à cesser ses complaisances avec eux.

La panique a explosé et les ventes en ce jour ont atteint 1262 MMT -666en bourse & 596 en hors bourse-, soit la migration de 360 millions dollars vers le marché de devises et l’or alors que le régime avait raté des contrats miniers et appris qu’il ne pourrait augmenter ses revenus pétroliers !

Washington inquiet pour l’avenir de l’islamisme a évoqué cyniquement un sondage américain en Iran affirmant la popularité du régime à 80% ! Le General Motors s’est dit prêt à investir en Iran (bien sûr en échange d’une ouverture entre les deux pays et au bénéfice des pions politiques de Washington). Enfin, le prion régional de Washington, la Turquie, a évoqué son envie de développer ses relations économiques avec le régime. Les mollahs n’ont rien dit, car il n’y avait pas là rien garantissant leur sécurité juste des propositions bénéficiant aux Américains.

Zakani a commencé sa conférence peu avant 15 h pour révéler au peuple appauvri du pays que ses dirigeants se remplissaient les poches grâce aux commissions touchées pour brader le pétrole, le gaz, la pétrochimie ainsi que les mines d’or et de cuivre d’Iran ! Le mouvement avait commencé avec Rafsandjani, développé sous son ordre par ses ministres réformateurs comme Zanganeh (actuel ministre de pétrole). À présent ce dernier entendait relancer la machine à sous au profit des nouveaux dirigeants cléricaux grâce au contrat type IPC et des projets de ventes des secteurs entiers de l’industrie à des compagnies étrangères sous prétexte d’investissement.

Zakani cita aussi la corruption du frère de Rohani et précisa qu’il avait transmis tous les documents et des valises preuves à Sadegh Larijani, mais s’étonnait qu’il n’en fasse rien ! Tout le système était dénoncé comme corrompu, les réformateurs étaient désignés comme les initiateurs de ce système d’enrichissement aux dépens du peuple et au profit de pays que l’on connait (c’est-à-dire l’Angleterre).

Zakani n’a pas parlé de l’Islam et de la révolution, mais de l’Iran et son sombre avenir, quand ses gens partiraient les poches pleines en exil après avoir bradé toutes les richesses du pays ! Cela devait aussi accentuer la panique, car les patrons des entreprises du régime étaient destinés à être sacrifiés dans ce plan !

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Tous les gens du régime devaient donner leur avis. Les chefs Pasdaran n’ont pas parlé, mais ont montré leur soutien en diffusant cet extrait et des articles détaillants les exemples cités par Zakani et ce malgré le risque d’implication de certains membres de leur milice dans ses accusations. Les chefs Pasdaran étaient prêts pour un changement accompagné de quelques verdicts à leur encontre pour gagner le droit de vivre en Iran (car certains qu’ils n’auraient jamais rien des Américains).

Les réformateurs surtout leur actuel leader Aref (ex-adj de Khatami connu en Iran surtout pour ses pendaisons et ses larcins) ont gardé le silence prouvant qu’ils faisaient partie des partisans de la machine à sous et voulaient, comme le disait Zakani, accéder aux pouvoirs afin d’avoir leur part avant que le système ne s’effondre en raison de son impopularité ! Rafsandjani qui se disait le défenseur du peuple ne pouvait rien dire, car il était désigné comme l’initiateur de la corruption et son plus grand bénéficiaire grâce à la complicité de son fils Mehdi !

Les Larijani remis en cause par Zakani ont aussi gardé le silence. Enfin, le clergé est aussi resté silencieux. Puis sa première réaction était de faire diversion en évoquant des succès inattendus pour Zarif en Belgique alors qu’il n’en était rien ! En revanche, il a demandé une escalade à ce dernier. Zarif s’est arrangé pour être invité au Parlement Européen et a vite pris la parole en insistant sur le développement du programme balistique du régime pour faire faire face à aux menaces de ses ennemis régionaux (et il fallait comprendre l’Arabie Saoudite et Israël).

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Les députés européens ont esquivé. Mais Angela Merkel a sévèrement puni le régime en affirmant en présence du Premier ministre israélien qui était son invité qu’il n’y aurait aucune relation avec les mollahs tant qu’ils ne reconnaitraient pas Israël ! Son ministre de Commerce avait posé la même condition aux mollahs.

Poutine a encore humilié les mollahs en recevant Dehghan et en lui accordant une réception officielle par le ministre russe de la Défense, mais en lui refusant encore les S-300 !

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Enfin l’Angleterre a diffusé un article sur le site iranien de BBC en faveur de Rafsandjani et Rohani, accusés de corruption, appelant à leur élection pour barrer la route aux ayatollahs Yazdi, Mesbah et Jannati. Après la conférence extraordinaire de Zakani, Rafsandjani et Rohani ne pouvaient nier sans entrer dans une polémique dangereuse avec leur accusateur. Le soutien de Londres nous a paru un moyen pour faire griller les deux hommes afin qu’ils ne puissent pas continuer leur parcours et parvenir à un deal avec Washington ! C’est pourquoi ils n’ont rien dit. Le clergé a aussi gardé le silence pour éviter de faire la promotion des propos de Zakani. Au final, le seul constat était que Londres voulait médiatiser Zakani pour accélérer la chute du régime !

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Mercredi 17 février 2016 – 28 Bahman 1394, , IRAN affirmait que Rohani œuvrait contre les extrémistes sans entrer dans une polémique qu’elle n’estimait pas pouvoir gagner.

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Le clergé prétendait avoir coopéré à l’accord entre l’Arabie et la Russie sur le plafond de production et que les négociations continuer afin de pas se retrouver avec une nouvelle crise de panique.

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Par ailleurs, dans Jahan Sanat (Monde des Industries), le clergé avait donné la parole à son ministre ripoux Zanganeh pour parler d’une possible pénurie d’essence « en raison d’une forte consommation des automobilistes iraniens ». Nous rappelons que le nombre des conducteurs a baissé de 50% depuis la libération du prix de l’essence. Par ailleurs, cette mesure a été adoptée non pas pour baisser la consommation de carburant par les automobilistes, mais pour préserver ce carburant pour produire de l’électricité dans les centrales thermiques iraniennes. En conséquence, si le clergé en parlait, on devait supposer un début de pénurie due à la gestion sans règle du régime ! L’annonce étant un signe de faiblesse, il demandait donc de l’aide à Washington son bienfaiteur secret.

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Dans Abrar, Rafsandjani regrettait l’absence de revalorisation des salaires pour regagner la position de défenseur du peuple !

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Enfin Javan avait offert sa une à Zakani qui qualifiait le plan d’action commun de Rohani d’un chantier pour dézinguer et dépouiller ensemble le pays tout en enrichissant les pays étrangers comme la France !

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Mais Washington avait envoyé en renfort un émissaire spécial du Japon vers Velayati, le mae spécial des mollahs pour leur faire des propositions et s’ils étaient d’accord préparer avec eux l’arrivée du président japonais ! Velayati a mis l’accent sur l’hostilité du régime à l’Arabie Saoudite pour provoquer l’escalade indispensable au régime pour marchander. Le Japonais est parti sans parler des investissements qu’il devait proposer.

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La milice universitaire des Pasdaran a profité de ce revers pour proposer un débat entre Zakani et Zanganeh le ministre de pétrole, mais ce dernier est resté caché, car il ne voulait surtout pas se retrouver en train d’expliquer ses ventes de pétrole aux prix bradés ! Le fondamentaliste en colère Soleymani a parlé de Darcy 2 accusant Zanganeh d’imposer au pays un contrat aussi néfaste que celui que l’Anglais D’Arcy a imposé aux rois Qajar en échange de la totalité du pétrole iranien sur 60 ans renouvelables.

Le clergé a annoncé la publication sous peu de la liste des fondamentalistes, mais sans préciser sa composition sans pour dissuader ce comportement. Mais les fondamentalistes en colère portés par le soutien des chefs Pasdaran continuaient et la bourse était à nouveau en crise par la combinaison des claques reçus par l’Allemagne et la Russie et la conclusion que de Zakani sur la braderie du pays aux dépens de ses patrons économiques.

Le clergé a mis en avant le Guide « avec des milliers d’Azaris » pour saluer Rohani et son plan d’ouverture économique tout en se disant méfiant vis-à-vis de Washington, pour convaincre les gens du régime qu’il n’y avait aucun marchandage secret avec les Américains pour échanger un exil sûr contre un accès bon marché aux richesses du pays. Le discours était flou et les images densifiées par Photoshop.

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La crise a continué et la bourse a fermé à 12 h 30 sur 915 MMT de vente soit une perte de 260 millions de dollars !

Le gouvernement finissait sa semaine boursière avec une perte globale de 1,2 milliards de dollars malgré les restrictions imposées aux nantis vendeurs. Le gouvernement a encore annoncé l’arrivée dans la soirée de son ministre de Défense à Astrakhan, port situé au nord de la mer Caspienne pour prendre réception de la première batterie de S-300 et rentrer avec par bateau en Iran !

Washington a alors publié deux sondages sur l’impopularité des mollahs auprès de 89% des Américains et le rejet de l’accord par 51% d’entre eux ! Puis il a repris le cours des menaces de sanctions en évoquant un tir de missile au prétexte d’un lancement de satellite dans les prochains jours !

Mais Washington a vite abandonné cette approche, car en fin de l’après-midi, la Russie a démenti formellement la livraison des S-300 en précisant que les mollahs ne pouvaient pas les avoir, car ils n’avaient pas encore payé !!! La Russie aurait pu démentir la livraison très tôt, mais elle avait attendu pour voir le régime malmené par Washington avant de parler. Elle ne le considérer point et faisait tout pour le déstabiliser.

Le clergé devait durcir sa position puisque son allié dur venait de la lâcher. Le clergé a alors changé d’attitude vis-à-vis de fondamentalistes en colère en leur apportant le soutien du grand-ayatollah Yazdi patron de l’assemblée des Experts et l’ayatollah Mesbah connu pour son conservatisme ! Le clergé revenait donc vers les fondamentalistes pour avoir l’option de sortie de l’Accord comme moyen de provocation d’une crise bénéfique à ses intérêts ! Mais il n’a pas validé les candidatures de ces derniers. Il ne voulait pas s’avouer vaincu. Les fondamentalistes devaient à leur tour lui montrer de respect pour qu’il les prenne comme alliés tactiques. Mais ces derniers n’ont fait preuve d’aucune souplesse, refusant net le rôle d’alliés tactiques que l’ont rejettent après emploi.

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Jeudi 18 février 2016 – 29 Bahman 1394, , le journal IRAN annonçait l’arrivée de la première batterie des S-300 malgré le démenti des Russes ! L’objet de l’annonce étant de générer une escalade bénéfique, le gouvernement visait ce résultat pour délivrer ses patrons d’une alliance nuisible avec les ambitieux fondamentalistes.

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Le clergé essayait aussi de générer une escalade par lui-même en insistant sur le manque de confiance du Guide à l’égard des États-Unis.

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Rafsandjani, pas content d’un possible retour des fondamentalistes, tentait de le court-circuiter en suivant leur ligne et affirmant qu’avec Rohani la récession n’était pas pour cette année !

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Enfin les chefs Pasdaran avaient mis à la une de Javan le discours du Guide, favorable à l’ouverture économique. Plus bas, ils dénonçaient l’absence d’un économiste sur la liste des réformateurs pour les disqualifier ainsi de facto et aider les fondamentalistes qui peinaient à concrétiser leur retour.

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Enfin dans la revue Hezbollah, ils dénonçaient des candidats timorés et les directives de BBC farsi contre les ayatollahs Yazdi, Jannati et Mesbah, se disant prêts à les défendre. La revue y voyait un plan d’urgence des Anglais pour la reprise en main du clergé chiite qu’ils avaient créés il y a 150 ans avec des fonds illimités tirés de leurs avoirs fonciers en Inde. Ainsi après l’offensive de Zakani qualifiant les mollahs de mafieux, on avait une seconde charge les désignant comme des agents britanniques !

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Voilà que les chefs Pasdaran se positionnaient comme les patriotes laïques qui ont toujours dénoncé l’obédience anglaise des mollahs ! Le plus drôle est que les mollahs n’ont pas riposté par peur d’ouvrir une nouvelle polémique destructrice sur leur clan !

Décidément c’était une mauvaise journée pour les mollahs, car très tôt, le Kremlin a déclaré officiellement n’avoir aucune date pour livrer les S-300 !

Le gouvernement a trouvé un refuge dans l’ouverture de la campagne électorale pour une durée de 7 jours (fin mercredi soir à minuit). La campagne électorale est assez particulière en Iran, car les candidats ne cessent de critiquer leurs adversaires sur leur bilan passé ou présent, mais sans faire des propositions ! Les débats sont rares et quand ils ont lieu : le gouvernement laisse les gens parler en dehors des questions et au final, on obtient un verbiage confus qui n’apportent aucune réponse à personne. Ce qui a d’ailleurs peu d’importance, car la participation aux élections est quasi nulle malgré les prétentions du régime. De fait, dans un contexte de contestation de son autorité, le clergé ouvrait non pas la campagne, mais une boite à ramdam pour faire oublier ses problèmes.

Mais il y avait un problème, le gouvernement n’avait pas encore validé les candidats fondamentalistes (dont certains avaient des choses à dire qui sans être un programme était une liste de ce qu’il ne faut plus faire). Les réformateurs bidon (mais vrais opportunistes voleurs) avaient donc le champ livre pour agir et prendre de l’avance. Mais on n’entendait personne, il n’y avait aucun programme, seulement des changements de listes pour les candidats réformateurs de celle d’Aref à celle de Foumani ou celle de Motahari ! Les vrais problèmes étaient effectivement oubliés comme au temps de Khatami !

Les fondamentalistes bien qu’encore dans le flou pour leur liste ont tenté de ramener l’attention sur les problèmes et la réalité en soulignant sans cesse l’absence d’économiste et de programme chez les réformateurs. Mais sachant que leur sort ne dépendait que de leur agressivité vis-à-vis du clergé, ils ont aussi repris les attaques contre le bilan et l’intégrité de son pion Rohani.

Les chefs Pasdaran les ont aidés en diffusant des rappels de propos de Zakani en formats légers visibles sur portable pour toucher un plus large public et montrer qu’ils ne laisseraient pas le clergé façonner un Parlement à 100% partisan de ses choix pour continuer son marchandage avec Washington malgré l’inefficacité de son pion Rohani !

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Washington a volé au secours des mollahs avec une offre d’entente sur la Syrie via le Hamas ! Les chefs Pasdaran ont tenu des propos pro-Hezbollah et anti-israéliens et réussi à casser l’initiative.

Washington a tenté de parvenir à un deal par un contrat d’achat de gaz par l’Irak qui en produit autant que l’Iran sinon plus. Les mollahs n’ont pas accepté, car il n’y avait pas là les garanties qu’ils espèrent. Le ministre de l’Énergie de l’Irak a mis fin à sa mission en signant un mini contrat de 25 millions de m3 de gaz d’une valeur de 57000 $ par jour en guise de rappel.

In fine, en prévention à de nouveaux refus voire de nouvelles provocations, Washington a affirmé par médias interposés qu’il avait peur des missiles des mollahs et se sentait contraint de préserver l’apaisement quoiqu’il arrive et donc continuer à privilégier le dialogue !

Ce ne fut pas les dernières mauvaises nouvelles de la journée. Les mollahs ont perdu tout espoir quand Lavrov a reçu le diplomate israélien Dore Gold (partenaire des Saoudiens pour un changement de régime en Iran) et lui affirma qu’il était tôt de parler d’une datte pour la livraison des S-300.

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Les mollahs ont touché le fond quand les réformateurs, qui restaient leurs seuls alliés possibles, n’ont pu guère mobiliser pour leur premier rassemblement !

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Vendredi 19 février 2016 – 30 Bahman 1394, , la Russie a encore déçu les mollahs en niant leur avoir promis un prêt économique de plusieurs milliards de dollars !

Les mollahs ne pouvaient espérer provoquer une escalade avec l’esquive américaine et le rapprochement entre les Russes et leurs pires ennemis. Ils avaient tout essayé dans y parvenir.

Le clergé a validé la liste des fondamentalistes en y incluant Zakani pour avoir l’option d’une remise en cause de l’accord pour parvenir à une escalade. Le clergé a aussi rappelé son autorité en parlant de ses validations. Il a aussi précisé qu’il voulait un Parlement clairement anti-américain pour s’approprier les efforts à venir des fondamentalistes fraîchement validés.

Par ailleurs, son agent officiellement réformateur, le mollah Foumani a accusé le chef des réformateurs Aref d’être un corrupteur et lui voler ses colistiers comme Motahari (le beau-frère d’Ali Larijani) en les payant ! Ainsi le clergé tentait d’imposer son propre réformateur à la place des vieux de chez Rafsandjani qui avaient échoué malgré l’absence de toute opposition devant eux.

Les fondamentalistes ont profité de cette guerre interne au sein des réformateurs pour rappeler que ces derniers restaient des incompétents, car il n’avait à eux tous, pas un seul économiste pour améliorer la situation économique ! Décidément, ils ne comptaient pas faire de la figuration dans le régime en crise.

Ali Larijani a douté de son choix uniquement pro-clergé. Il ne pouvait pas aller vers les fondamentalistes, car Zakani le déteste. En conséquence, il s’est rendu à une cérémonie en mémoire des martyrs de la milice en Syrie pour se rapprocher des chefs Pasdaran qui avaient aidé les fondamentalistes pour s’approcher d’eux indirectement. Mais il n’y était pas bien accueilli.

Rafsandjani a aussi douté de la victoire des réformateurs. Il a réuni ses gens pour dire qu’il n’était pas un réformateur et n’avait pas de liste spécifique. Il a copié les fondamentalistes pour affirmer qu’il œuvrait « pour améliorer les conditions économiques du peuple ». Au passage, il a aussi attaqué violemment Rohani en affirmant qu’il était nul et n’avait que 3% dans les sondages et qu’il avait été élu grâce à son soutien !

Le régime était en refonte pour se préparer à un dernier round de bras de fer avec Washington et la tendance était à la surenchère anti-américaine !

Washington a tenté de neutraliser toute escalade en montrant sa volonté d’entente par une autorisation à Boeing d’entrer en négociations avec le régime !

Les fondamentalistes ont appelé à un rassemblement pour reprendre leur offensive devant leurs partisans survoltés. Ce fut une douche froide, car ils ont pu dépasser leurs rivaux, ils avaient même moins de personnels que les autres clans.

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Ils avaient des dossiers sur leurs rivaux. Ils avaient le soutien des nantis paniqués. Le soutien des chefs Pasdaran. Mais pas leur présence et aussi très peu de partisans personnels. Ils ne pouvaient pas briller par leur force physique (en plus de leurs atouts) pour dominer le jeu. Ils restaient donc un des composants d’un régime en agonie. Chanceux de pouvoir exprimer leurs exigences, mais pas capables de les imposer. Ils ne pouvaient pas espérer exiger une victoire sans partage comme résultats des élections. Ils allaient comme leurs adversaires ou camarades vers un avenir tumultueux et incertain.

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Résumé et conclusion(s) | Cette semaine, les mollahs étaient très sous-pression, car ils n’avaient eu personne, même issu du régime, au dernier anniversaire de la révolution islamique qui devait être un plébiscite de leur politique d’apaisement mené par Rohani. Le boycott populaire et interne de la révolution était la preuve de leur faillite et celle du régime. Leurs rivaux, les chefs Pasdaran et les fondamentalistes leur reprochaient de ne pas changer de ligne. Les mollahs avaient privilégié les réformateurs (les mous opportunistes mous) pour contenir les fondamentalistes et leurs envies de prendre le pouvoir et apaiser les 5+1, obtenir des investissements et souffler un peu, puis repartir en guerre contre ces derniers !

Mais les fondamentalistes avaient sorti leurs dossiers de corruption sur les réformateurs et les mollahs pour éliminer les premiers et forcer les seconds à leur accorder une place importante dans le régime à l’issu des élections pour qu’ils puissent entrer dans un nouveau gouvernement Rohani et accéder aux marchandages avec Washington.

Cette guerre interne pour accéder aux marchandages permettant une fuite sécurisée avait isolé et fragilisé les nantis paniqués. Le nombre des transactions avait lourdement augmenté. Les mollahs avaient dû promettre de nouveau très important prêts bancaires dollars aux paniqués pour baisser la panique de 50%, mais le niveau restait 3 fois le niveau du seuil critique à la bourse de Téhéran.

Les mollahs avaient alors demandé l’aide de Poutine, pour relancer le bras de fer avec Washington, mais Moscou avait rejeté sa demande et par ailleurs, il s’était approché de l’Arabie Saoudite pour geler le plafond de la production pétrolière aux dépens des mollahs ! La panique s’était encore amplifiée.

Les Allemands avaient aussi rappelé leur condition de la reconnaissance de l’État d’Israël. Cela a été vu comme une déclaration de guerre au régime ! La panique s’était encore amplifiée. Le clergé a compris que la solution de s’afficher comme modérés ne pouvait rien lui apporter et a fini la semaine en acceptant d’intégrer les fondamentalistes à ses options. Ces derniers ont vite repris les attaques contre les réformateurs pour imposer une forte dose de fondamentalisme au prochain Parlement, mais leur tentative ratée de rassemblement les a privés de cette chance.

À une semaine des élections, le régime s’est retrouvé condamné à un avenir instable avec un Parlement reflétant ces divisions et un courant fort qui table sur l’instabilité pour assurer ses intérêts ! Nous ne pouvions mieux rêver : après la défaite subie par le régime pour l’anniversaire de sa révolution, le voilà voguant vers son naufrage par la propre faute de ses composants.