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Iran : Semaine en images n°417
Un soleil inattendu !

25.02.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 24.02.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Sur un fond de récession, de contestation, mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé. Le régime tout entier s’était ainsi retrouvé dans un processus de capitulation lente.

Les chefs Pasdaran ont mis en avant leur puissance balistique pour engendrer la provocation qui échappait aux mollahs et leurs pions Rohani et Zarif. Ali Larijani a créé la coalition des fondamentalistes pour s’emparer du processus de négociations accaparé par le clergé. Les mollahs ont pris la direction de cette coalition en menaçant ses membres d’invalider leur candidature.

Mais l’incapacité de l’ensemble de ses groupes à mobiliser lors du conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite a rappelé à tous la nécessité de reprendre leur effort pour trouver une porte de sortie sécurisée du pays ! Ils devaient y arriver avant l’anniversaire de la révolution islamique qui est devenu la vitrine de leur impopularité !

Les mollahs étaient à court d’idées de provocation, les chefs Pasdaran ont tenté de dominer le jeu par la relance de la menace contre les pétroliers occidentaux. Ils ont capturé deux patrouilleurs américains, mais ils n’ont pas osé continuer en raison de la présence menaçante des porte-avions USS Truman et Charles de Gaulle.

Washington a profité de leur échec pour leur proposer la libération de ses soldats afin de les remercier pour « leur sens de responsabilité qui avait permis de préserver la paix régionale obtenue grâce au modéré Rohani », laissant entrevoir la possibilité de les réhabiliter, afin de les rassurer qu’ils pourraient quitter le pays sans danger pour leur vie ! Les Chefs Pasdaran ont cessé d’exhiber leurs missiles, mais les mollahs n’étaient pas ravis de se retrouver ainsi déclassés.

Les Chinois ont aussi eu peur que l’alliance américaine avec Rohani et les Pasdaran recyclés puisse accélérer la transition vers une République islamique américanisée. Ils ont annoncé la visite de leur président en Iran dès l’application de l’Accord-cadre pour une alliance avec les mollahs (le grand perdant de l’alliance) !

Washington les a doublés grâce à son pion européen Mogherini pour une rencontre à Vienne avec Zarif afin de régler les détails du deal en cours et aller vers un recyclage des mollahs par la libération de plusieurs prisonniers (espions) irano-américains. Les mollahs ont exploité l’intérêt des Chinois pour un nouveau chantage leur permettant de passer avant les chefs Pasdaran. Ces derniers ont repris leurs menaces pour rester en tête. Washington a arrêté son procédé de recyclage et a repris les menaces contre les mollahs mais aussi les chefs Pasdaran !

Les Chinois ont alors exigé une relation stratégique de 25 ans, mais les mollahs n’ont pas accepté de peur de perdre leurs avoirs personnels dans les banques occidentales. Ils se sont tournés vers la France pour monnayer son soutien en échange de contrats intéressants. Mais la France a profité de leur détresse pour les dépouiller sans leur accorder le moindre soutien !

© IRAN-RESIST.ORG
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La semaine dernière, Rohani rentrait de Paris en ayant dépensé les derniers pécules du régime sans rien obtenu pour sa survie ou pour un départ en exil sécurisé de ses dirigeants ! Les autres clans, notamment les chefs Pasdaran, n’ont pas hésité à attaquer sa piètre action qui enrichissait seulement la France !

Les nantis ont à nouveau paniqué !Le gouvernement a bloqué la vente des plus grandes entreprises pour ralentir la crise a pris la décision de racheter massivement les actions mineures pour faire monter l’indice boursier tout en rémunérant les paniqués pour les apaiser !

Le régime devait aussi célébrer le retour en Iran de Khomeiny qui marque le début de la décade révolutionnaire. Le peuple n’y était pas, les derniers fidèles civils, mollahs ou miliciens non plus ! Les Chefs Pasdaran ont aussi boycotté le pèlerinage sur le tombeau de Khomeiny tout en insistant sur leur identité de révolutionnaire islamique, se plaçant en faveur d’une nouvelle République islamique militariste (voire non Khomeyniste qui peut signifier pro-américaine) ! Rafsandjani a rejeté l’autorité du clergé pour tenter une nouvelle révolution de couleur interne lors des élections à venir de l’Assemblée des Experts ! Chaque clan agissait selon ses intérêts !

La panique s’est amplifiée encore ! Le gouvernement a adopté la ligne rigoriste des chefs Pasdaran pour ne pas les laisser devenir une alternative. Il s’est aussi tourné vers Moscou, tout en flirtant avec Washington ! L’absence d’une ligne précise a amplifié la panique financière et la crise politique interne !

De plus en plus attaqués, les mollahs ont mis le turbo à l’occasion d’une conférence sur la Syrie pour provoquer une escalade avant que l’échec de la mobilisation pour l’anniversaire de la révolution islamique n’aggrave toutes tensions qui les affaiblissent. Ils n’y sont pas arrivés.

Les mollahs ont fini la semaine en acceptant de valider les candidatures issues des courants rivaux, offrant une part de pouvoir à leurs rivaux pour se renforcer contre les chefs Pasdaran et inciter à une mobilisation forte malgré leur peur de manifester contre le peuple et sans l’apport des derniers miliciens du régime. Il fallait transformer cet anniversaire en une journée de plébiscite pour le régime islamique tel qu’il est.

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Cette semaine (5-12 février 2016/17-24 Bahman 1394), les mollahs devaient continuer leur ouverture pour apporter des garanties à leurs adversaires.

Mais personne n’y a cru. Par ailleurs, le soutien incessant des mollahs à leur pion Rohani a montré qu’ils n’avaient aucune intention sincère. Les attaques internes ont repris et la communion souhaitée n’a pas eu lieu ! La panique interne est devenue plus forte. Enfin, l’anniversaire de la révolution islamique n’a pas été une journée de plébiscite pour le régime mais un échec qui a souligné ses divisions et son illégitimité.

Cette analyse a été diffusé vers Iran l’le dimanche 14 février 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière commençait bien péniblement pour tous les gens du régime y compris ses dirigeants, car ils avaient constaté l’impossibilité d’instrumentaliser la Chine ou la France contre Washington ou contre l’unité des 5-1, même en dépensant presque tous les derniers avoirs. Ainsi, à deux semaines de l’anniversaire de la révolution islamique, ils avaient compris que ces pays ne tenaient pas à leur survie, mais à les dépouiller avant de les laisser choir !

Les chefs Pasdaran et même des politiciens alliés au clergé s’étaient alors mis à critiquer ce fiasco dû au clergé et ses pions gouvernementaux ! Les nantis paniqués avaient intensifié la vente de leurs actions ! Les mollahs n’avaient nullement remis en cause leur conduite et leurs pions Rohani et Zarif de peur de perdre le pouvoir !

Les chefs Pasdaran devaient alors célébrer le retour en Iran de Khomeiny en 1979 dans le cadre de l’anniversaire de la décade révolutionnaire. Les Chefs Pasdaran et les autres mécontents avaient boycotté l’événement rompant les liens avec cette figure anti-américaine et se montrant prêt à joindre le peuple ou l’Amérique ! Les mollahs se sont alors tournés vers Poutine pour obtenir son soutien et l’instrumentaliser contre Washington, mais ils n’ont rien obtenu aggravant la crise interne !

Rafsandjani a profité de ce moment de disgrâce pour contester l’autorité du clergé sur les élections dans l’espoir de tenter une option de révolution de couleur pour aller vers une République islamique pro-américaine ! Les chefs Pasdaran (jadis très complices avec Rafsandjani) n’avaient rien dit et tout le monde a compris que tous les dirigeants étaient sur le point de vaciller ! Les nantis du régime appelés à être sacrifiés dans l’opération s’étaient davantage paniqués !

Mais Washington n’avait pas soutenu l’option de Rafsandjani et des chefs Pasdaran, car ils n’ont pas la cote et ne sauraient être des pions utiles pour contrôler le pays ! Les chefs Pasdaran avaient alors repris le cours de leur chantage et provocation pour dépasser les mollahs et devenir les principaux interlocuteurs de Washington ! Les mollahs ont adopté la même posture pour garder la direction des marchandages ! Après une semaine d’échecs sur tous les plans, les mollahs choisissaient encore ce qui a toujours échoué !

Londres s’est alors montré amical à leur égard. Ils ont saisi l’occasion pour continuer leur chantage. Washington a puni cette attitude négative par de nouvelles sanctions et aussi des accusations de déviation militaire de leur programme nucléaire !

Londres a pris ses distances et ils ont compris qu’il souhaitait tout simplement les encourager à saboter leurs marchandages avec Washington ! Ils ont alors encore supplié Moscou, mais n’ont rien obtenu de sa part et se retrouvèrent bien seuls et mal en point. La situation allait être bien tendue jusqu’à l’anniversaire de la révolution islamique prévue dans une semaine, le jeudi 11 février (22 Bahman).

Les chefs Pasdaran pouvaient aggraver la situation avant cette date en confirmant leur rupture le lundi 8 février par le boycott symboliquement fort de l’anniversaire de l’adhésion (inventée) du personnel au sol de l’armée de l’air impériale à Khomeiny !

Washington, axé sur l’exploitation de l’islamisme en Iran, devait aider les mollahs, mais sans les flatter afin de ne pas encourager leur chantage. Il leur a proposé une mini ouverture par l’annonce de la visite dimanche du Premier ministre de son allié ruiné, la Grèce, en vue d’investissement et d’achat pétrolier en Iran !

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Vendredi dernier (5 février 2016 – 16 Bahman 1394), dernier jour de la semaine dernière, J-3 de cette anniversaire et J-6 de l’anniversaire de la révolution islamique américaine dévoyée par Khomeiny (agent notoire des Anglais), les mollahs avaient comme seule option de capituler en échange d’argent issu de pauvres contrats avec la Grèce ! Ils ont rejeté cette option en maintenant leur mae Zarif à Londres pour obtenir le soutien de cet ex-parrain (décidé de les renverser avant qu’ils remettent les clefs du régime à Washington).

Leur initiative ne pouvait pas marcher. Londres a parlé d’un réchauffement (pour pouvoir garder des relations et avoir des agents en Iran) sans leur accorder un soutien précis ou des dollars !

Velayati, le mae plénipotentiaire du clergé, était aussi maintenu à Moscou pour supplier Poutine, mais le Russe a même mis en veille les offres de coopération dans la recherche universitaire avant de le renvoyer à ses expéditeurs comme un chèque sans provision !

Le clergé se retrouva bien plus en danger après ces nouvelles démarches ratées, entreprises malgré les critiques formulées après son récent échec en France ! Il était certain d’être malmené par ses rivaux notamment les Chefs Pasdaran et aussi devoir affronter une nouvelle panique encore plus forte !

Le clergé devait contenir les chefs Pasdaran pour ne pas subir une autre panique au moment de l’anniversaire de la révolution islamique (qui d’une manière générale reste une date dangereuse en raison du boycott persistant du peuple et la pénurie de partisans fidèles depuis des années. Le clergé a tenté de s’allier les nantis paniqués en niant toute complaisance vis-à-vis de Washington par l’annonce son attachement aux principes du régime notamment, la haine de l’Amérique ! Il a aussi insisté sur la nécessité de rester unis pour lutter contre les ennemis afin d’éviter de nouvelles actions déviantes (de la part de Rafsandjani ou les chefs Pasdaran).

Le clergé a également validé les candidatures de 1500 personnes en sursis et de tous les bords dans l’espoir qu’ils l’aident à isoler les chefs Pasdaran qui n’ont officiellement pas le droit de participer à la vie politique ! Mais pour être sûr de tenir ces gens, il s’est gardé de délivrer les noms !

Se doutant que cela ne suffirait pas pour calmer les paniqués-, il a mis en avant un nouveau parti politique réformateur « rejetant tout slogan et privilégiant le peuple » pour préparer sa propre éventuelle déviation vers le peuple !

Ainsi comme un mouvement de balancier, le clergé passait sans cesse et sans se l’avouer de la modération (feinte) à la provocation assumée et, vice versa sans se douter qu’il désespérait ainsi les paniqués ! En continuant à rester dans cette versatilité fébrile, il se dirigeait vers une nouvelle crise surtout à l’approche de la date anxiogène de la révolution islamique ! Tout le monde espérait un changement d’attitude, au-delà des intérêts de clans en faveur d’une politique vigoureuse au service de tous. Tout le monde attendait donc les unes des journaux Iran du samedi matin, mais sans trop y croire.

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Samedi 6 février 2016 – 17 Bahman 1394, J-5 de l’anniversaire de la révolution islamique, le journal Iran la voix du gouvernement du clergé annonçait fièrement un réchauffement avec Londres comme preuve de son efficacité. Il niait donc son échec de peur de partager le pouvoir et le nombre bien peu élevé de garanties pour fuir Iran ! Il n’avait pas de solution et ne pensait pas que cela pouvait exister !

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Le clergé avait mis en avant un mémo signé par son ministre de l’Economie au Japon promettant une coopération bilatérale de 10 milliards de dollars qui ne signifiait nullement un investissement de cette somme en Iran !

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Abrar (de Rafsandjani) avait repris ces deux thèmes, se rapprochant du clergé, dans l’espoir de faire oublier sa dissidence ratée qui le mettait plus en danger que d’habitude.

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Les Chefs Pasdaran confirmaient leur hostilité en mettant en parallèle les efforts ratés des mollahs à Londres et à Moscou pour souligner l’incompétence et le désespoir de ces derniers !

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Le clergé n’avait alors aucun écho à sa validation des candidatures et la nécessité de rester uni contre les infiltrations des ennemis ! Il a insisté sur cette annonce pour recueillir des réactions. Ali Larijani et des derniers parlementaires principalement des fondamentalistes qui agissent dans leurs propres intérêts ont assoupli leurs positions vis-à-vis des ministres de Rohani. Ce dernier y a vu la preuve d’une unité !

Rohani s’est rendu à Machhad au prétexte de l’inauguration du projet iranien de l’électrification de la ligne ferroviaire reliant cette ville à Téhéran et il en a profité pour proposer encore son Joint Comprehensive Plan of Action iranienne ou JCPOA2 (BARJAM en Iranien) pour avancer ensemble contre les problèmes !

Sur les images, nous avons vue non pas un train, mais plutôt un métro et avons compris que père Rohani affirmait au passage la fin de l’un des projets du régime pour nier son échec dans l’avancée de ce projet de l’électrification de la ligne ferroviaire reliant cette ville à Téhéran !

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Les chefs Pasdaran ont également confirmé leur hostilité aux mollahs en boycottant le pèlerinage du tombeau de Khomeiny en le remplaçant par un hommage (sans image) à un pilote inconnu, héros de la guerre contre l’Iran-Irak ! Leur commandant en chef Jaafari a aussi pris les distances avec le clergé et s’est approché des États-Unis en affirmant qu’il n’avait sonné aucun ordre aux jeunes pour aller se battre en Syrie et s’agissait de volontaires ! Ce revirement du rempart des paniqués vers leurs ennemis ne pouvait que semer la panique à la bourse de Téhéran !

Le gouvernement a porté à 62% le nombre des entreprises importantes de la bourse « arrêtées ou interdites » pour étouffer la crise. Le rapport quotidien sur l’arrêt de vente des entreprises maintenues en activité a aussi été censuré, ce qui signifiait un blocage massif des ventes dans cette semaine particulière et anxiogène de l’anniversaire de la révolution (haïe par le peuple et à présent par les chefs Pasdaran). Le nombre des ventes restait cependant important selon les sites boursiers tenus à se montrer vague pour éviter la fermeture ! Ces sites signalaient aussi des achats d’actions d’entreprises en faillite que la bourse aurait normalement dû exclure des ventes. Ceci signifiait que le régime achetait encore les actions en vente pour ce genre de produits pour rémunérer et ainsi apaiser les paniqués tout en faisant monter l’index pour dissimuler sa situation alarmante. On signalait aussi que les taux du dollar et de l’or baissaient, ce qui signifiait que la Banque centrale du régime approvisionnait largement le marché pour apaiser les paniqués en leur permettant de transformer facilement le rial qui ne vaut plus rien en dollar ou en or !

Zanganeh, le ministre de pétrole du clergé, a alors annoncé une victoire économique majeure par la signature de 3 contrats pétroliers pour la vente de 160,000 barils par jour à Total, 100,000 B/j à ENI et 70,000 au raffineur italien Saras ainsi que des pourparlers avec Total sur le gisement South Azadegan.

Mais ces annonces n’ont pas été d’un grand réconfort, car la discussion sur South Azadegan a débuté en 2004 et n’a pas abouti en raison de versatilité des mollahs et par ailleurs les volumes des contrats avec Total et avec ENI étaient très en dessous des chiffres du passé alors que les prix ont aussi beaucoup diminué et que par ailleurs, le dollar reste sanctionné et enfin Londres refuse d’assurer le transit maritime des cargos s’approvisionnant en Iran !

La bourse a fini malgré ses restrictions « au-dessus de 600 milliards de tomans », le vrai chiffre est resté censuré, on peut supposer qu’il a été au-delà du record récent des ventes qui a été d’environ 1200 milliards de tomans, ce qui reviendrait à une perte de l’équivalent de 400 millions de dollars en cette 1ere journée de la semaine de l’anniversaire de la révolution que se meurt !

On avait une crise forte ! Le bouillonnant fondamentaliste Zakani, proche des chefs Pasdaran, et courtisé par nécessité par le clergé, a tourné le dos à la direction cléricale de la coalition des fondamentalistes pour contester Rohani en mettant en cause le contrat avec Peugeot en affirmant qu’il n’était pas pertinent de signer à nouveau avec ce constructeur, car elle était largement déficitaire et avait rompu son accord avec le régime sans lui payer d’indemnités comme d’autres cas ! Son alter ego Naghavi a ajouté que seulement 20% des usines iraniennes fonctionnaient, et ce à 50%, c’est pourquoi il fallait d’abord penser à les aider au lieu d’aider les Français !

Le clergé, gêné par ces révélations, a menacé les deux compères d’exclusions en précisant que la liste des candidats validés n’était pas encore finalisée !

Washington a proposé un dialogue avec le régime sur la Syrie, c’est-à-dire le processus de recyclage des mollahs et des chefs Pasdaran en alliés, s’approchant ainsi des chefs Pasdaran qui avaient fait mine de lâcher Assad !

Bachar Assad a alors par hasard perdu sa mère. Il n’eut aucune condoléance de la part des mollahs ou de la part des Chefs Pasdaran. Ils avaient reçu le message de Washington : ils préféraient tous être recyclés en amis de Washington pour bénéficier d’un exil doré !

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Dimanche 7 février 2016 – 18 Bahman 1394, J-4 de l’anniversaire de la révolution islamique, les mollahs devaient recevoir le PM de la Grèce ! Ils pouvaient manoeuvrer un peu... le Gouvernement représentant les mollahs avait mis en avant de son plan d’action commune 2 (PAC2) pour insinuer qu’il pouvait se maintenir avec ses outils de pouvoir et la disposition des Américains pour un deal.

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Le clergé avait mis en avant les mêmes arguments et les trois contrats pétroliers signés avec Total, ENI et Saras pour consolider sa position interne et mettre la pression à l’agent grec de Washington !

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Abrar de Rafsandjani avait fait un triple choix prudent. En très grand, il avait rendu hommage au chef Pasdaran Jaafari qui semblait avoir fait le même choix que lui de s’entendre avec Washington ! En plus petit, il parlait aussi de clauses secrètes dans le contrat avec Peugeot pour s’approcher du fondamentaliste Zakani qui avait choisi l’escalade pour se faire inviter à la table des marchandages avec Washington ! Par ailleurs, il jouait directement la carte du soutien au peuple en révélant que le chômage avait doublé depuis 1 an ! Rafsandjani ne savait quelle tendance s’imposerait et cyniquement ils avaient misé sur toutes les options !

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Les chefs Pasdaran avaient rejoint Zakani pour remettre en cause le contrat avec Peugeot en exigeant que ses détails soient révélés ! Ils dénonçaient aussi le clientélisme du clergé qui avait promis de valider des centaines de candidats pour plaire aux divers clans du régime !

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On avait clairement un régime en guerre, ce qui était susceptible d’encourager les mollahs à se montrer très provocateurs pour garder la direction des affaires. Washington n’a pas envoyé son agent grec en Iran pour à l’inverse mettre les mollahs sous pression !

Le clergé a montré qu’il avait reçu le message de Washington et a montré sa disposition pour un deal en annonçant l’arrivée de son mae Zarif jeudi, le jour de l’anniversaire à risques de la révolution islamique, en Allemagne pour la Conférence de Sécurité de Munich consacré à la Syrie ! Au même moment, le représentant du régime à Moscou a entrepris des démarches pour obtenir des investissements russes publics et privés pour engager la Russie au côté du régime afin d’avoir des atouts pour tenir tête à Washington !

Après s’être ainsi placé en première ligne pour marchander correctement avec Washington, le clergé a invité les chefs Pasdaran à la rencontre annuelle du clergé avec 3000 jeunes miliciens (prévue dans 24 heures) pour insinuer une entente afin d’éviter de nouvelles attaques et aussi une nouvelle panique interne !

Par ailleurs, Rohani a organisé une rencontre avec les femmes actives au sein du régime pour insinuer son attachement aux réformateurs (alibis démocratiques du régime qui ne sont pas des modérés, mais des pragmatiques opportunistes) à la réinterprétation (opportuniste) de l’identité révolutionnaire du régime pour qu’ils ne se rebellent pas à cause du rapprochement opéré par le clergé avec les chefs Pasdaran et votent pour lui et le clergé le 27 février 2016 lors des élections législatives et sénatoriales. À l’occasion de cette rencontre, on a vu peu des femmes évoluant comme alibi au service du régime et celles qui étaient venues ont été déçues par le discours de Rohani qui rejetait en bloc le féminisme et par l’absence de l’intervention d’une femme !

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Les chefs Pasdaran n’ont pas aimé les manœuvres du pion du clergé et ont contré ce dernier en remettant en cause par la milice universitaire (BCU) son ministre de pétrole Zanganeh, pour avoir signé un contrat désavantageux avec Crescent, une compagnie pétrolière des Emirats, en échange d’une bonne commission et pour avoir exposé le pays à un long procès et à plusieurs dizaines de milliards de dollars de pénalités en raison de l’abrogation nécessaire de ce contrat ! Il a été précisé que le verdict (en fait une punition des 5-1) était proche et au mieux les pénalités s’élèveraient à 19 milliards de dollars soit près de 60% des derniers avoirs du régime en dollars (indispensables pour l’importation de carburant nécessaire à la production de l’électricité en Iran). L’attaque était une charge contre Zanganeh et Rohani qui l’avait choisi et un avertissement que la situation énergétique du régime était grave !

Rohani et le clergé ont fait la sourde oreille à cette nouvelle attaque.

Les chefs Pasdaran ont intensifié leur attaque par un rapport du BCU sur Peugeot où il était précisé que la firme française devait verser 427,6 milliards d’euros d’indemnités au régime avant toute signature et l’on n’en entendait pas parler ! Par ailleurs, la firme française avait refusé encore le transfert de technologie au régime tout comme Volkswagen ou BMW. Le directeur du constructeur iranien Iran Khodro a alors reçu les journalistes de l’agence TASNIM proche des Pasdaran pour calmer le jeu, mais en le bombardant de questions, les journalistes miliciens ont découvert des faits inattendus et hallucinants !

Lors de rencontre entre l’équipe Rohani et la direction de PSA à Paris, ces derniers avaient accusé les mollahs de n’avoir pas livré les pièces qu’ils devaient produire pour eux ou payer les royalties sur des modèles stockés et vendus en Iran et qu’ils devaient de l’argent à cette firme ! Le chiffrage était inférieur aux indemnités demandées par Rohani et son équipe, et la direction du PSA avait généreusement accepté d’effacer ces dettes et pour le reste elle avait seulement accepté de le régler en diminuant de 30% les royalties dues par le régime sur 2 millions de modèles en projet de construction dans les années à venir.

Selon le directeur d’Iran Khodro, la firme PSA avait aussi généreusement accepté une remise de 24 millions d’euros sur l’intervention de ses ingénieurs en Iran et aussi d’offrir un stage de formation (en France) à 1,6 million d’ouvriers d’Iran Khodro (alors que ces derniers n’ont même pas de quoi prendre le bus pour aller travailler) ! En gros, la fine équipe des négociateurs du régime avait accepté de passer l’éponge pour signer un contrat pour affirmer avoir obtenu le soutien de la France juste pour sa propre promotion !

Le compte-rendu de cet entretien a été publié à 11h45 par le site TASNIM pour un effet-choc sur les paniqués de la bourse de Téhéran afin de renverser Rohani. Mais aucun des nombreux sites de Rafsandjani, des réformateurs ou même des fondamentalistes n’ont reproduit les révélations, car cela pouvait créer une crise très importante, mais cela ne leur profitait pas !

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Le gouvernement et ses groupes alternatifs comme les fondamentalistes ont publié les révélations à 12h45 juste avant la fermeture de la bourse de Téhéran afin d’avoir le temps de se greffer à la campagne anti-Peugeot et pouvoir ainsi profiter de ses retombées ! La bourse a ainsi évité une seconde journée de crise en fermant officiellement 607 milliards de tomans sur un chiffre de crise moyenne et une perte de, tout de même, 200 millions de dollars pour le régime.

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Les chefs Pasdaran avaient visiblement préparé une sortie médiatique contre le clergé à ce moment, car ils ont alors affirmé leur identité de révolutionnaire conventionnelle, mais sans faire aucune référence à Khomeiny, donc se montrant capables de rejoindre le camp américain ou encore, démettre les mollahs pour diriger les affaires, dont les marchandages-chantages, contre Washington, ou bien même faire leur révolution et se recycler en chefs d’une république militariste populiste !

Cela a inquiété évidemment le clergé bien que leurs projets étaient très confuses et irréalisables notamment en raison de l’incompatibilité de tous les anciens de cette milice avec ce qu’ils suggèrent. Mais ils étaient désespérés et le clergé devait se protéger.

C’est pourquoi Rohani a tenté de rassembler les soi-disant modérés du régime lors de la cérémonie pour la remise du prix du meilleur livre de l’année, mais il n’y eut aucune réaction en sa faveur !

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Le clergé a craint l’adhésion des fondamentalistes aux chefs Pasdaran. Il a tenté de l’empêcher en annonçant que la liste officielle des candidats fondamentalistes n’était pas finalisée !

Les Chefs Pasdaran se sont alors positionnés en tête de l’offensive tactique contre Washington en annonçant que lors de leur récente prise d’otages sur mer, ils avaient 12 missiles pointés sur les porte-avions américain et français ! Même s’ils oubliaient la capacité de riposte de leurs adversaires, ils se montraient prêts à tout pour saboter les prochaines initiatives des mollahs. Ces derniers ont changé d’approche : ils ont finalement publié la liste définitive de fondamentalistes de Téhéran avec Zakani et d’autres du même genre, insinuant plus de pouvoir pour ces derniers en échange de la fin de leur rapprochement avec les Chefs Pasdaran !

Ils ont aussi accordé 688,000 tomans de primes à tous leurs fonctionnaires pour s’assurer de leur présence à la marche pour l’anniversaire de la révolution et aussi pour éloigner les fonctionnaires miliciens de leurs chefs (car on était la veille de l’anniversaire de l’adhésion (factice) du personnel au technique de l’armée impériale à Khomeiny !

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Lundi 8 février 2016 – 19 Bahman 1394, J-3 de l’anniversaire de la révolution islamique, dans IRAN, Rohani insistait sur son mot d’ordre « votons tous » pour nier ses problèmes et ceux du régime sous sa direction !

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Le clergé avait aussi mis en avant Rohani. Par ailleurs, il affirmait l’arrivée imminente d’une délégation de 307 décideurs italiens dans la journée ! Washington avait donc nuitamment opté pour un arrangement tarifé avec les mollahs, car il jugeait l’évolution populiste des chefs Pasdaran comme un danger pour la survie de l’islamisme !

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Rafsandjani, visiblement informé de cette visite italienne, avait tenté de rejoindre le projet en énervant les médiateurs italiens de Washington par un éloge des nouveaux clients pétroliers du régime !

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Enfin, les chefs Pasdaran critiquaient Rohani et sa réinterprétation souple de l’identité révolutionnaire pour forcer le clergé à le désavouer. Ils parlaient aussi du contrat avec PSA (qui était une libre réinterprétation des intérêts du régime selon les intérêts de Rohani lui-même).

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Un célèbre député fondamentaliste validé la veille (le frère du commandant Ghassem Soleymani) accusait sur son blog Rohani de mensonges, car il se disait pénalisé par un baril bas en expliquant que les contrats étant signés longtemps à l’avance, Rohani dirigeait encore le régime avec un baril fort. Cependant, étant donné que le régime a tout vendu le pétrole à 20% de son prix, ce député entendait rappeler que les prochaines années seront très dures avec les remises accordées au régime dans un système de prix déjà très bas.

Washington inquiet par cette explosion du régime a envoyé son émissaire grec à Téhéran en plus de ses pions italiens !

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La Turquie a aussi annoncé détenir 23 milliards de dollars des avoirs destinés au régime ! Le clergé n’avait qu’à se montrer coopératif avec Washington en Syrie (lui fournir des documents sur les Russes) pour bénéficier d’un recyclage et des commissions alléchantes sur les contrats destinés à enchaîner le pays longtemps après leur départ !

Mais l’Arabie saoudite s’est opposée au recyclage des mollahs en débutant le procès de 27 terroristes liés ou issus de leur régime. Washington devait donc ajouter des garanties inviolables de sécurité aux mollahs pour qu’ils acceptent de passer le volant à ses pions. Mais on a vite perdu la trace médiatique de ses envoyés en Iran et on a compris qu’il ne voulait pas (cela ruinerait son image d’intransigeance et aussi la possibilité de revenir en Iran en grand seigneur et de profiter de ses richesses ! Il n’y eut rien de concret de la part de plus de 250 firmes italiennes ! Le ministre qui accompagnait la délégation a aussi retardé la livraison des avions ATR ! Il n’y eut aucune image pour cette rencontre-chantage américain !

On a seulement eu droit à quelques images du Grec (qui avait conclu sa médiation ratée par 4 mémos sans intérêt).

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Enfin, la Turquie n’a évidemment transféré aucun fonds vers les mollahs !

Les mollahs ont zappé ces interventions qui ne les avaient pas sauvés. Les Emirats, alliés de Washington, mais plus encore liés à l’Arabie Saoudite, ont souligné la détresse des mollahs en leur proposant de leur louer des dizaines d’ATR dont la livraison était retardée. Ce qui revenait à payer une 2nde fois pour ces avions !

Les mollahs, désespérés, ont baladé leur invité grec chez leurs deux représentants, Rohani et Khamenei, en accusant l’Europe et les États-Unis de soutien au terrorisme pour provoquer au moins une crise et s’imposer ainsi en arbitre des jeux chez eux et face à Washington, mais le Grec a gardé son calme.

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Par ailleurs, l’Allemande Helga Schmidt, n°2 de la diplomatie européenne (agent actif des 5-1), a annoncé une visite en Iran, officiellement pour parler de la Syrie, mais concrètement pour rappeler aux mollahs le rôle des 5-1 et empêcher leurs efforts de marchandages avec Washington !

Les mollahs étaient désespérés et incapables d’avancer ! La panique a explosé à la bourse de Téhéran ! Le volume des ventes épongées par le régime dépassait les 600 milliards de tomans à la mi-journée !

Les chefs Pasdaran pouvaient en profiter. Les mollahs devaient les rencontrer. Ils ont annoncé un grandiose renouvellement de leur serment d’amitié avec des centaines de chefs Pasdaran de l’armée de l’air ! Le Guide leur a dit qu’il se félicitait de cette union et aussi de l’adhésion de jeunes qui n’étaient pas nés au moment de la révolution et montrait que la société iranienne était conforme à leur idéale d’identité révolutionnaire !

Mais en regardant les photos, nous n’avons pas vu les mêmes gens au premier rang : ce qui signifiait que l’on avait un cocktail d’images d’archive et qu’autrement dit la salle était vide de chefs Pasdaran. Ces derniers avaient donc boycotté le clergé prenant leur indépendance et l’on avait un régime clairement fracturé où chacun songeait à ses intérêts sans penser aux autres !

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Le clergé a envoyé son pion Rohani séduire les Pasdaran avec un projet de remise de médailles pour leur « soutien à ses collaborateurs chargés des négociations nucléaires » ! On n’a vu aucune image de cette rencontre et on a compris que les chefs Pasdaran n’y étaient pas allés et se tenaient à l’écart du clergé désavoué par les fondamentalistes, les réformateurs, les paniqués et évidemment par le peuple.

La panique a continué à la bourse de Téhéran ! Le volume des ventes épongées par le régime a atteint 1116 milliards de tomans. Le dollar et l’or étaient en baisse, ce qui signifiait que le clergé avait ouvert les vannes pour apaiser la soif financière de ses hommes d’affaires paniqués pour éviter plus d’agitation et aussi de fortes hausses pour l’or et le dollar révélant son état critique et son manque de moyens pour contenir ses mécontents haut placés.

Dans l’après-midi, les représentants des mollahs ont été malmenés par Helga Schmidt, mais sans pouvoir lui répondre par peur de sanctions de la part des 5-1 européens. La Russie a soulevé le voile sur leur état en accordant le visa multiple de 5 ans à tous les ressortissants (les nantis) du régime !

Les chefs Pasdaran que l’on n’avait pas entendus ont clos cette journée de panique en affirmant être prêts pour toutes les menaces donc décidés à agir à 100% pour leurs intérêts.

Le ciel s’est aussi assombri avec de la neige à Téhéran, paniquant les mollahs, car ils n’ont pas d’images d’archives récentes pour l’anniversaire de la révolution islamique sous la neige !

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Dans un moment de désespoir, leurs médias ont mis en avant le bonheur du régime par l’annonce du succès du festival de films de Fajr et l’on a vu des cinéphiles en tenue estivale qui sortaient aussi des archives du régime !

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Mardi 9 février 2016 – 20 Bahman 1394, J-2 de l’anniversaire de la révolution islamique, le journal IRAN niait la rupture des chefs Pasdaran en insinuant leur participation à sa cérémonie des héros des négociations !

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Le clergé évoquait aussi le soutien des chefs Pasdaran et parlait d’une grande manifestation à venir dans 2 jours pour confirmer cette belle unité (imaginaire) !

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Dans Abrar, Rafsandjani soulignait l’échec du clergé en signalant la signature de 4 mémos sans intérêt par l’imposante délégation italienne !

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Enfin, dans Javan, les chefs Pasdaran saluaient le discours du Guide, lançant une OPA sur ce dernier pour se mettre à l’abri de toute accusation de division et ainsi pouvoir mener à bien leurs projets très personnels pour leurs seuls intérêts !

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Washington qui avait bien puni les mollahs a changé de ton en annonçant par une directive discrète (ci-dessous en pdf) la suppression de l’interdiction à ses assureurs de couvrir les cargos pétroliers iraniens pour calmer la panique interne sans permettre une nouvelle fanfaronnade aux mollahs désespérés.

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Mais les mollahs n’ont pas eu le temps de souffler, car ils devaient alors rassembler 3000 jeunes miliciens dans la grande salle du mausolée de Khomeiny ! Cette rencontre, inventée depuis quelques années, n’a jamais été un franc succès, mais cette fois, non seulement il n’y avait aucun jeune milicien, mais encore Naghdi, le chef de ce corps désormais fantomatique, est venu pour critiquer durement la suffisance de Rohani et son refus de transparence sur les contrats dégradants signés en France notamment pour acheter des Airbus qui n’avait presque aucun client ! Le chef autoproclamé des fondamentalistes l’ayatollah Movahedi-Kermani a eu beau parler de l’unité nécessaire au sein du régime pour contrer les mouvements d’infiltration de contre-révolutionnaire, il n’a pas pu le raisonner, Naghdi a sans cesse exigé la transparence sur le dossier des Airbus qui laisse présager une rupture délibérée de ce contrat pour parvenir à une crise sous la direction de la milice !

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Rohani en colère a défendu son bilan à l’occasion dans une cérémonie confidentielle sur ses grands travaux à l’occasion de la décade révolutionnaire ! Il a aussi affirmé qu’il n’avait nullement retardé la livraison de son budget pour contrer aussi Ali Larijani qui utilise cet argument pour l’empêcher de rester au pouvoir et avoir un accès exclusif de marchandages avec Washington !

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Son gouvernement a aussi riposté à Naghdi en accusant les chefs Pasdaran de police d’être les complices passifs de l’attaque contre l’ambassade saoudienne, exposant ce groupe à d’éventuelles sanctions saoudiennes et sabotant ses initiatives pour un deal avec Washington !

Son gouvernement a aussi insisté sur son identité révolutionnaire en annonçant 10 trajets pour l’arrivée des manifestants au rassemblement général prévu sur la place Azadi de Téhéran pour l’anniversaire de la révolution islamique. À cette occasion, on a vu l’affiche officielle de cette année, mais le régime n’a pas trop communiqué à son propos pour s’éviter de les intégrer dans les images d’archives qu’il devait utiliser.

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À l’occasion de cette annonce, il a aussi tenté de s’approprier les éléments anxiogènes des Pasdaran en annonçant la présence des missiles Simorgh et EMAD (dont parlent beaucoup les Américains) sur la place Azadi à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique. Les deux missiles étant assez anciens, on comprit que les mollahs voulaient sans doute aussi utiliser des images d’archive avec ces deux engins !

Les chefs Pasdaran ont contré l’appropriation du missile Emad par le clergé en affirmant que leur super arme de cette année était le missile terre-mer Nasr (ci-dessous) dont ils venaient de lancer la production en série (destinée à la guerre contre les pétroliers).

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Les chefs Pasdaran ont aussi protesté contre l’accusation de complicité dans l’attaque de l’ambassade saoudienne. Le ministre qui les avait accusés s’est rétracté en disant qu’on l’avait mal compris !

Ceci a encouragé Ali Larijani qui avait été remis en cause par Rohani à riposter contre ce dernier en affirmant qu’il n’avait tenu aucune de ses promesses électorales ! Dans le même temps, son frère Sadegh Larijani, chef du pouvoir judiciaire, s’est rendu sur le tombeau de Khomeiny pour préserver le lien du clan avec le clergé et éviter l’invalidation de son frère, candidat aux législatives prévues dans moins d’un mois ! À cette occasion, on a constaté qu’il manquait de partisans dévoués et proches !

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Pour résumer, on avait une guerre à couteaux tirés entre les mollahs, les chefs Pasdaran, les fondamentalistes et le clergé ! La panique a continué avec la même intensité que la veille à la bourse de Téhéran ! Le volume des ventes épongées par le régime a atteint 1118 milliards de tomans permettant aux nantis d’accéder à l’équivalent de 402 millions de dollars de devises !

Les mollahs désespérés ont tenté une escalade avec Washington au prétexte de sa loi (non appliquée) sur la restriction de visas à leurs partenaires, alors que Washington leur avait sauvé la mise par sa directive annulant l’interdiction pour ses assureurs d’assurer leurs cargos pétroliers !

Washington inquiet par la radicalisation soudaine des mollahs a opté pour une attitude menaçante. Un média a préparé le terrain par l’annonce d’un possible transfert de technologie nucléaire militaire de la Corée du Nord vers les mollahs ! Plus important encore, James Clapper, le directeur des Renseignements national américain (DNI), est allé au Congrès pour parler des menaces contre les États-Unis et l’une d’elles était le régime des mollahs !

Tout d’abord, Clapper a parlé de la coopération des mollahs à l’accord de Vienne, mais en doutant de leur sincérité et en précisant que leur but était d’alléger les sanctions pour préserver leur objectif nucléaire. Il a ajouté que les mollahs allaient continuer à développer des missiles délibérément provocateurs. À propos des missiles, il a recommandé des sanctions.

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Par ailleurs, Clapper a précisé que le régime soutenait de nombreux groupes terroristes et de fait, il restait le plus grand sponsor mondial du terrorisme !

Enfin, Clapper a dissocié la Russie du régime en précisant que les deux États étaient des rivaux géopolitiques et ne pouvaient avoir des relations durables. Dans la foulée, il a publié un rapport (ci-dessous en pdf) et le Pentagone a désigné les mollahs parmi ses principaux ennemis des États-Unis laissant présager de nouvelles sanctions au nom de leur sécurité.

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Les mollahs n’ont pas commenté cette nouvelle pression américaine qui aggravait leur situation, mais ils ont multiplié les annones à la mobilisation pour l’anniversaire de la révolution islamique pour se renforcer et en profiter pour provoquer Washington en vue d’une escalade déstabilisatrice pour relancer les marchandages avec Washington !

Les autres clans ont aussi zappé l’intervention déprimante de Clapper et tous se sont découverts une forte identité révolutionnaire se joignant aux appels à manifester dans 48 heures en faveur du régime et de leurs propres intérêts.

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Mercredi 10 février 2016 – 21 Bahman 1394, J-1 de l’anniversaire de la révolution islamique, le Gouvernement avait mis à sa une le démenti de Zanganeh à propos des indemnités pour Crescent, dues à sa corruption et son incompétence ! Cette une laissait voir que les mollahs avançaient sans vouloir changer d’un iota !

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Le clergé qui avait subi des revers parlait de 4 mémos signés par les Italiens. Ces signatures datant de l’avant veille, on avait une diversion du clergé, il était donc surpris par les accusations précises de Washington notamment à propos du terrorisme, justifiant le maintien des sanctions initiales américaines contre le secteur pétrolier iranien.

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Rafsandjani, qui avait été le grand manitou du terrorisme du régime et donc dans la ligne de mire de Washington, et même un bon bouc émissaire à sacrifier pour recycler les autres, n’avait pas de chance de s’américaniser. Il avait rejoint le clergé et appelait à manifester massivement en sa faveur ! Il évoquait néanmoins la hausse du chômage pour se dire proche du peuple au cas où la situation se dégénérerait !

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Enfin les chefs Pasdaran qui en complicité avec Rafsandjani avaient mis en œuvre le terrorisme, déçus par l’impossibilité évidente de s’américaniser, avaient aussi appelé à manifester en faveur du régime et contre les infiltrants (les agents de Washington, ce qu’ils avaient espéré devenir) !

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Londres a réactualisé sur le site OIL-Price l’enlisement économique du régime en rappelant la persistance des problèmes pour l’assurance de ses cargos en raison du maintien des sanctions multicouches américaines ciblant de diverses manières le secteur des assurances. Londres affirmait ainsi implicitement qu’il ne suivrait pas la directive américaine et continuerait à refuser d’assurer les cargos pétroliers destinées au régime et à ses clients.

Les Chefs Pasdaran ramenés à la réalité par les propos de Clapper et par le refus des Anglais de permettre le commerce du pétrole devaient se concentrer dans un rôle au sein du régime et contre Washington. Ils ont annoncé un drone d’une portée de 2000 km capable de frapper tous les alliés américains dans la région. Mais Washington n’a pas réagi, car en l’absence de satellite militaire, leurs drones ne peuvent dépasser les 170 km de portée.

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Les Chefs Pasdaran ont alors parlé de leur supériorité sur la CIA et le Mossad, sous-entendant la volonté de continuer le terrorisme pour faire réagir Washington, puisqu’il leur reconnaissait cette capacité. Mais Washington a ignoré leur annonce. Désespérés de ne pouvoir provoquer Washington, ils ont tenté de l’humilier en diffusant un extrait de vidéos où l’un des marines captifs récemment pleurait ! Washington a esquivé l’escalade en déplorant seulement sa diffusion !

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Ali Larijani s’est vu mis hors jeu par le regain de l’anti-américanisme ! Il devait dépasser ses camarades. Il a envoyé enfin ses condoléances à Bachar Assad pour la mort de sa mère, qualifiant au passage implicitement les chefs Pasdaran d’agents américains par l’absence de condoléances à Assad !

Puisque tout le monde insistait sur la mobilisation anti-américaine, on s’éloignait de la ligne floue du clergé : le chantage anti-américain soft pour garder en permanence la possibilité de dialoguer et marchander.

Rohani a pris la parole pour inviter les gens à manifester comme un hommage à son Plan d’action commune (en faveur de sa politique floue) ! Ses sbires ont aussi rappelé la mise en place des centaines de stands de bénédiction avec des médecins offrants des consultations gratuites pour attirer là les Iraniens qui à 99% sont sous le seuil de la pauvreté en raison de leurs salaires 3 fois inférieurs à leurs dépenses (selon les statistiques officielles du régime).

En résumé, on avait une action confuse. On s’était éloigné du deal avec Washington, mais sans prendre en compte l’intérêt des ripoux affairistes. La panique a persisté à la bourse de Téhéran, mais avec un peu moins d’intensité ! Le volume de vente sous l’effet de la panique a reculé de 25% finissant à 858 milliards de tomans (soit une perte de 286 millions de dollars pour le gouvernement). Au total, le gouvernement avait encore cédé entre 1,4 et 1,7 milliard de dollars à ses paniqués pour éviter de les pousser à fuir et accélérer ainsi sa propre chute.

Rohani a continué à réajuster le régime sur la ligne floue du clergé, lors de sa rencontre avec les ambassadeurs étrangers à l’occasion de l’anniversaire de la révolution, en déplorant la montée de la phobie des 5+1 à propos de l’Iran révolutionnaire. Il a sans doute utilisé le mot Iranophobie au lieu du mot Islamophobie, avec le folle espoir de séduire le peuple et l’avoir à ses côtés.

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Washington a compris que le clergé accusé du terrorisme était plus que jamais ouvert à un deal ! Il a mis l’accent sur le terrorisme du régime via son Sénat sur le cas de l’enlèvement de l’agent de FBI Levinson en Iran pour pousser à bout les mollahs terrorisés et les forcer à capituler !

Le gouvernement des mollahs n’a pas réagi à cette nouvelle pression. Il devait préparer les images pour l’anniversaire de la révolution sous le ciel gris de Téhéran qui ne laissait aucune place à l’espoir !

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Jeudi 11 février 2016 – 22 Bahman 1394, jour de l’anniversaire de la révolution islamique, dès 8 heures du matin, tous les médias du régime parlaient d’une mobilisation hors du commun et montrait des foules immenses (densifiées par Photoshop) arrivant de partout et allant vers la place Azadi. On nous montrait aussi du monde autour d’une station de bénédiction (vue du haut truquée), un tableau de la récente prise en otages des marines américains, des filles joyeuses et enfin de nombreuses VIP...

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Mais il y avait un très grand problème : le temps n’était pas gris comme prévu par la météo de la veille (image 1) ! le ciel avait changé (image 2) et Téhéran brillait sous un soleil inattendu et éclatant !

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Les images vues plus haut avaient été préparées en prévision du temps gris annoncé tout au long de la semaine  d’où le regard honteux de Ghassem Soleimani, le soi-disant faucon des Pasdaran !

Ces images pré-produites ont dominé pendant 3 heures, car le régime ne pouvait pas ne rien publier. Puis on a vu des images de rues ensoleillées avec un nouveau tableau vivant d’otages et surtout des nouvelles foules trafiquées : une vingtaine de personnes derrière les 6 personnes aux 3 premiers rangs dans la voie centrale pour bus allant vers la place Azadi ! Mais peu de monde sur les vues au niveau du sol (la réalité) !

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On a aussi eu des images vues de haut du monument de la place Azadi avec une immense foule moyennement ensoleillée (avec des ombres au sol), mais sur un fond urbain assez gris et peu contrasté (. Puis par la suite, une image similaire avec un fond urbain plus clair mais peu contrasté. Les techniciens du régime n’avaient pas pu régler la lumière et ne pouvaient pas prendre d’autres images car il fallait aussi intégrer des banderoles vues sur les vraies images !

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Mais au-delà des contractes, il y avait un autre très grand problème : il manquait un immeuble haut construit depuis peu à l’entrée de la place que l’on voit sur la première carte (une image récente de Google Map - image 1) mais pas sur les cartes plus anciennes comme en 2010 (images 2 & 3) et 2007 (image issue de notre site) !

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En conséquence, on avait une image trafiquée (en raison des contrastes) et provenant des archives ! Pour faire une telle erreur, il y avait sans doute une crise grave et pas assez de personnel fiable au QG de la communication du gouvernement des mollahs !

Rohani devait arriver et faire un discours ! Les médias l’ont montré marchant vers la tribune sous le soleil pour dire qu’il était vraiment là. Sur ces images, il y avait des gens avec des têtes de tailles disparates qui démentaient l’existence de foule et un arrière-plan sombre qui remettait en cause la prise de vue dans la rue. On avait un photo-montage : Rohani n’avait pas marché vers la place Azadi parmi ses gardes et des fans !

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Par la suite, on a vu Rohani à la tribune sous le soleil, mais il n’y avait pas de vues aériennes de ce site. Au moment de son discours, il n’était pas à l’ombre de la couverture de la tribune : les images étaient faite tôt ce matin quand le soleil été bas et sans doute sur un site inconnu (par mesure de sécurité).

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Lors de cette rencontre de 3e type, Rohani a parlé de son plan d’action commune, suppliant donc ses rivaux de cesser leur dissidence alors que le régime allait si mal).

Les chefs Pasdaran ont mis fin à la désinformation des mollahs (dans le but de les discréditer) en publiant sur leur site Borna (Jeune en persan) des images, montrant une mobilisation se résumant à une centaine de personnes debout à l’embouchure de la place Azadi dans l’indifférence des passants !

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Grâce à ce site, on a aussi pu voir des autocars sous un soleil haut (vers midi), ce qui signifiait que cette centaine de gens était amenée par le gouvernement à Téhéran pour éviter la mobilisation ZÉRO comme l’année dernière !

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Pour le reste du pays, la mobilisation a aussi été nulle car on n’a eu aucune image dans l’heure et par la suite des images très tardives et très décevantes comme ci-bas à Qom, siège du clergé !

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En résumé, le gouvernement avait prévu un temps gris et pris ses dispositions pour simuler une mobilisation forte. Mais la météo avait contrarié ses plans, il avait alors diffusé ses images pendant 3 heures avant de diffuser des archives ensoleillées ce qui voulait dire qu’il n’avait plus de main-d’oeuvre jeune et réactive ! Il n’avait pas pu trouver de jeunes mollahs prêts à descendre dans la rue en sa faveur ! Les chefs Pasdaran n’avaient pas volé à son secours et avaient même pris la partie de dévoiler son échec pour le discréditer afin d’en finir avec cette fuite en avant molle proposée par Rohani et aller vers une fuite en avant plus agressive.

La seule réponse du clergé a été l’annonce du départ de Zarif à Munich dès 9 heures du matin après avoir déclaré sa volonté de s’opposer à toutes les initiatives saoudiennes, américaines et européennes dans les discussions sur la Syrie !

Washington a riposté sans tarder aux mollahs, via Erdogan alors à l’ONU, en les accusant de tueries sauvages par ses mercenaires en Syrie ! Par ailleurs, le responsable américain de l’accord de Vienne a déclaré que les sanctions pouvaient être réactivées à tout moment ! Enfin, la Chine a appelé le régime à avoir une attitude positive dans les discussions à venir sur la Syrie !

Le clergé n’avait aucune solution ou idée pour parvenir à une crise bénéfique au régime ni même à ses propres intérêts et allait même subir des sanctions américaines ou chinoises pour avoir songé à provoquer une crise ! Il n’a pas réagi... avouant ainsi son impuissance et son manque de solution concrète pour avancer. En conséquence il allait donc avoir droit à une nouvelle de panique et d’hostilité de la part de ses affairistes et ses rivaux !

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Vendredi 12 février 2016 – 23 Bahman 1394, au lendemain de la mobilisation ZÉRO pour l’anniversaire de la révolution islamique, le clergé était dans l’impasse et ses adversaires dans le désespoir, car il aurait suffi d’un propos américain encourageant le peuple à agir... pour qu’ils chutent !

Washington n’a pas eu de mot d’encouragement, il a même montré son opposition à la chute du régime islamique par un refus catégorique de de soutien à un changement de régime par le candidat démocrate Bernie Sanders qui a défendu l’ambitieux et corrompu Mossadegh, allié de la branche iranienne des frères musulmans et idole des mollahs, comme étant le plus grand démocrate d’Iran. Washington proposait ainsi sa disposition à piloter le régime vers une République islamique d’aspect laïque !

Pour bien déprimer le peuple iranien et rassurer les mollahs, Bernie Sanders a même affirmé sa volonté de coopérer pleinement avec le régime des mollahs malgré le terrorisme de ces patrons !

Washington a aussi proposé des primes de départ aux mollahs en leur proposant des dollars (pour leur exil) via la volonté affichée de coopération de plusieurs de ses alliés : la Hongrie, l’Algérie, la Corée du Sud et le Japon !

Les chefs Pasdaran, mais aussi les fondamentalistes courtisés par le clergé (mais exclus des marchandages), ont rejeté en bloc le succès de l’Accord de Vienne et le pacte d’unité nationale inspiré de cet accord pour contrarier le clergé et le forcer à s’aligner sur leur position et ainsi leur permettre de bénéficier des garanties pour fuir l’Iran en toute sécurité.

Le clergé devait éliminer cette résistance et ouvrir la voie à un arrangement avec Washington ! Il s’est réajusté sur son offensive molle en parlant dans son sermon de vendredi d’un grand succès pour l’anniversaire de la révolution islamique prédisant un grand succès pour sa politique d’offensive molle dans les élections à venir !

Ce discours n’a pas plu aux chefs Pasdaran et encore moins les fondamentalistes courtisés par le clergé, car ils étaient invités à ne pas suivre leur ligne ! Ils ont repris les critiques contre Rohani pour priver le clergé de ce pion et créer les conditions de leur succès dans les élections à venir dans moins d’un mois !

Dans la foulée, Aref, le chef des réformateurs (pragmatiques opportunistes) a déclaré que le clergé l’avait informé de la validation de 300 de ses amis (dont 60 VIP) candidats aux élections à Téhéran lui offrant un avantage certain sur les fondamentalistes (ripoux in-recyclables) qui ne se laissaient pas mener et s’agiter contre ses intérêts !

Donc finalement, après les krachs financiers de cette semaine, la grande défaite du 11 février, l’incapacité de provoquer une crise à Munich et le risque de nouvelles sanctions, le clergé avait choisi de simuler la modération pour apaiser Washington afin de recharger ses batteries et continuer son chantage mou !

L’ayatollah Haeri-Shirazi n’a pas apprécié le maintien de la politique de l’offensive molle par ses collègues alors que le régime avait été désavoué par le peuple, ses derniers fonctionnaires et l’ensemble de ses rivaux ! Haeri-Shirazi s’est retiré de l’élection pour l’assemblée des Experts, prenant ses distances pour au moins insinuer un grand désaccord avec le clergé si la situation se dégradait. Par ailleurs, Rafsandjani a renoncé à ses ambitions pour remplacer Khamenei en affirmant que ce dernier était et restait le meilleur choix possible pour le rôle du Guide !

Washington alarmé par ses ruptures a offert aux mollahs une possibilité de recyclage en partenaires responsables par la proposition publique de son pion Mogherini à Zarif pendant une conférence à Munich de commencer un dialogue constructif avec les Saoudiens ! Le clergé, déprimé par ses échecs et la quasi-rupture de deux de ses plus importants membres, a accepté l’offre en parlant de son ouverture de négocier avec ses frères saoudiens !

Les Saoudiens ont rejeté ce dialogue souhaitée par Washington pour ne laisser aucune chance à ce projet américain de recyclage des mollahs !

Les mollahs ont réalisé qu’ils n’avaient pas d’échappatoire ou la possibilité de souffler pour recharger leurs batteries. Ils entraient dans une zone de turbulences fortes. Ils ont cessé de communiquer attendant de voir les effets internes et internationaux de leur échec avant de choisir les alliés internes pour plier ou tout tenter le tout pour le tout !

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Résumé et conclusion(s) | Les mollahs & associés craignaient un nouveau désaveu par un nouveau boycott de l’anniversaire de la révolution islamique et ils étaient incapables de provoquer une escalade bénéfique à leurs intérêts afin d’arracher des garanties de sécurité et pouvoir fuir avant que le boycott ne se transforme en émeute et n’entraîne leur chute sanglante. Les Russes et les Chinois que l’on accuse d’être les sponsors des mollahs et des Pasdaran ne les aidaient pas ! Londres contribuait à promouvoir la panique en insistant sur la frilosité de ses assureurs à couvrir le transport maritime des achats pétroliers en Iran !

Comme nous l’avions prédit, la panique s’est intensifiée. Le gouvernement a arrêté la vente de 66% des entreprises et a continué l’achat des autres actions en vente pour apaiser les paniqués tout en préservant les meilleures actions pour les garder à ses côtés et éviter leur fuite et sa débâcle !

Comme nous l’avions aussi prédit, les chefs Pasdaran ont tenté de virer les mollahs en révélant qu’ils avaient effacé une dette 1/2 milliards d’euros des Français pour obtenir leur soutien diplomatique, mais il n’y était pas arrivé ! La panique a explosé doublant les pertes du régime !

Les mollahs ont persisté dans leur politique de chantage molle en jouant à opposer leurs rivaux comme ils cherchent à opposer les 5-1 à Washington, mais ils n’ont eux aucun succès et ont seulement encouragé les tensions internes. Les Chefs Pasdaran ont annoncé leur rupture en se créant une identité révolutionnaire indépendante de Khomeiny à mi-chemin entre l’américanisme et le populiste ! Les mollahs ont dû durcir leur vocabulaire révolutionnaire pour garder la direction du régime révolutionnaire !

Washington inquiet par ces dérives a souligné aussi le terrorisme du régime ! Les chefs Pasdaran terroristes exclus de facto d’un deal avec Washington sont revenus à une posture anti-américaine mais sans s’aligner sur le clergé. Les mollahs ont de leur côté insisté sur le maintien de leur politique pour garder la direction du régime et de ses marchandages.

Le 11 février, malgré l’unité des terroristes à manifester contre Washington, la mobilisation a été de ZÉRO personne ! Les mollahs ont nié cette défaite pour éviter de perdre la direction des affaires, des marchandages et des contrats qui rémunéreront leur capitulation !

Comme nous l’avions dit, les chefs Pasdaran ont agi dans leur intérêt en révélant la mobilisation ZÉRO pour discréditer les mollahs et reprendre la direction des négociations via le ministère des Affaires étrangères qui fait partie de leur milice. Les fondamentalistes du régime qui sont les députés des ripoux paniqués ont aussi remis en cause la pertinence de la politique du clergé mené par Rohani !

La seule réponse du clergé a été l’annonce du départ de Zarif à Munich dès 9 heures du matin après avoir déclaré sa volonté de s’opposer à toutes les initiatives saoudiennes, américaines et européennes dans les discussions sur la Syrie ! La Chine a désavoué ce choix, l’Amérique a promis des sanctions ! Les fondamentalistes ont continué à attaquer le clergé en remettant en cause son pion Rohani !

Le clergé a retiré sa confiance à ce groupe pour privilégier la victoire des réformateurs (pragmatiques opportunistes) dans l’espoir de duper le monde par ce choix, d’éviter les sanctions et continuer son chantage mou ! Washington a proposé une réconciliation avec l’Arabie Saoudite lors de la conférence annuelle de Munich consacrée cette année à la Syrie. Les mollahs étaient plus que partants. Mais les Saoudiens ont refusé net en les accusant encore de terrorisme et les Russes et les Chinois n’ont rien dit en faveur des mollahs !

La semaine de la révolution a ainsi été comme une vraie semaine de révolution, pleine de revers surprenants pour les mollahs et leurs compères. Ainsi une semaine qui était vue par les mollahs comme étant très risquée a été remplie d’échecs et a fini comme ils l’avaient pressenti, par la faute d’un soleil inattendu, sur le constat de leur faillite.

Comme le dit un célèbre proverbe iranien, le soleil (symbolisant une vérité évidente) ne restera pas toujours caché par les nuages (de mensonges). Cette semaine, le soleil de la résistance iranienne a tout simplement chassé les mensonges du régime dévoilant sa nullité.

Les Russes et les Chinois n’ont pas volé à son secours ! C’est Washington qui a encore essayé de cacher le soleil, refusant d’avouer l’échec de son vieux projet de conquête de l’Asie Centrale par l’Islam révolutionnaire iranien !

Nous encourageons donc les États des 5-1 à arrêter leur propre politique molle vis-à-vis des mollahs et suivre le soleil de l’Iran pour aider son peuple à se défaire des nuages qui les étouffent (et noircissent aussi leurs propres horizons). Offrez-nous un second soleil inattendu dans vos chancelleries.