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Iran : La semaine en images n°410
Les mollahs victimes du chaos de leur faillite !

08.01.2016


Nouveau Résumé Historique (écrit le 31.12.15)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani , pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre et la Russie ont contré ce plan implicite d’arrangement avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève.

Rohani incapable de réussir ses paris | Rohani a accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause ses engagements, mais il n’y est pas parvenu. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% !

Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des autres pays des 5+1, notamment les Anglais et les Russes, étaient en danger. Lors des négociations à Lausanne, puis à Vienne, sur la poursuite du Processus de Genève, les Anglais et les Russes se sont unis avec les Français, les Allemands et les Chinois, exigeant un nouveau processus d’engagements nucléaires très stricts notamment avec des inspections exposant les hauts dirigeants du régime... afin de les braquer et de fait, neutraliser les efforts de Washington.

Les mollahs ont dû accepter les objectifs imposés par le front anti-américain composé entre autres par les 4 membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 »). Téhéran espérait adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser le processus onusien et retrouver Washington et l’obliger grâce à une escalade sur le thème de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient obtenir des garanties de sécurité fermes et définitives par l’annulation de toutes les sanctions pour quelques motives que se soient tout particulièrement au motif du crime imprescriptible du terrorisme !

Or cette diplomatie poussive qui n’a jamais fonctionné car Washington ne peut avoir un avenir en Iran ou ailleurs s’il accordait ce genre de garanties à ses ennemis la panique interne s’est intensifiée se traduisant par un nouveau grand krach boursier ! Les mollahs persistaient dans une voie impossible et vouée à l’échec : la panique interne a explosé !

Washington a d’ailleurs continué ses médiations avec des promesses d’investissements ou une coopération contre Daesh, offrant de facto aux mollahs un exil acquis en Irak ou dans les Emirats ! Il a aussi tenté de sortir de l’Accord imposé par 5-1 par la soi-disant opposition du Congrès...

Mais les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité à laquelle Washington n’a pu échapper ! Par ailleurs, l’Allemagne, le champion économique du groupe a introduit pendant la visite de son vice-chancelier à Téhéran, l’exigence de la reconnaissance d’Israël comme préalable à tout échange commercial, dépassant le cadre de la mésentente sur le nucléaire et s’octroyant un moyen de pression formidable pour dominer l’avenir de l’Iran et de fait, celui de cette région du monde.

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires hostiles à la gestion exclusive des mollahs. Ils ont voté contre l’avis du chef du Parlement une commission de vérification de l’Accord de Vienne soulignant sa contradiction avec les lignes rouges du régime ! Ce front de jeunes serviteurs révoltés avait une double légitimité religieuse et électorale et le soutien des ripoux paniqués pour prendre la direction du régime !

Le clergé s’est détourné de son pion Rohani pour ne pas couler avec lui ! Rohani a remis en cause l’autorité du clergé sur les élections...

Le système étant proche de l’explosion, les Anglais se sont empressés de revenir en Iran pour orienter le changement de régime dans le sens de leurs intérêts. Ce retour intéressé a aggravé la panique... les Français ont programmé une visite avec ses plus grandes entreprises pour grappiller des marchés au détriment des Américains et aussi ses (propres) camarades des 5-1 !

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs via une inspection du site militaire de Parchin par les mollahs eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano !

Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, jouaient de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens et leurs alliés !

Les mollahs désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont alors essayé de marchander des garanties françaises en échange de la lutte contre Daesh après les attentats de Paris, mais les rivalités entre clans a fait échoué ce plan.

Les mollahs, alors humiliés en plus par des boycotts internes et populaires de grands faits de l’islam et surtout du chiisme, se sont alors tournés vers Poutine, tout en flirtant avec Washington, car ils ont peur de perdre les fortunes de corruption déposées dans les banques occidentales. C’est pourquoi Poutine a refusé de les aider ou les intégrer dans ses projets d’utilisation stratégique de Gaz contre les géants pétroliers américains et européens. Ces projets ont été punis par Washington dans une quasi frappe de l’OTAN contre l’aviation militaire russe engagé en Syrie. Les mollahs sont maladroitement restés neutres et ont perdu l’occasion de récupérer Poutine qui a pourtant besoin de l’Iran (pas forcément des mollahs).

Washington a alors continué ses médiations diplomatico-commerciales en vue d’un deal via ses alliés de l’OTAN, mais les mollahs de plus en plus affaiblis ont continué dans la provocation pour parvenir à une escalade régionale dans l’espoir de parvenir à arracher des garanties d’immunité aux Américains, mais ils n’y sont pas parvenus. Washington les a punis par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour lever les sanctions nuisibles à la survie de l’islamisme et aussi pour laisser place à de nouveaux marchandages et en cas d’échec, à de nouvelles sanctions.

Aussitôt après ce véritable serpent de mer stratégique, Washington, a repris les médiations via d’importants alliés atlantistes pour parvenir à un deal de transfert des pouvoirs vers ses pions. Les mollahs désespérés par la chute du nombre de leurs partisans et la panique de leurs nantis ont continué à provoquer Washington pour obtenir de sa part la garantie qu’ils ne seraient pas menacé lors de leur exil qui paraît incontournable.


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La semaine dernière, les mollahs, en difficulté par manque de partisans lors d’importantes commémora très avantageux dans le secteur pétrochimique iranien. Il n’y eu aucun signe positif de la part des Européens ou les Russes et les Chinois qui composent les 5-1. Ces derniers sont restés unis dans leurs propres intérêts en entérinant le rapport d’Amano pour rester parmi les décideurs vis-à-vis d’Iran.

Washington a accusé les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la production de missiles porteurs de tête nucléaire avec la mise en service du missile Emad par les Pasdaran. Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington prendre la direction des menaces. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour aider leurs 2 complices.

Washington a repris la main en reparlant de la procédure de l’annulation d’un accord en cour débouchant sur une immunité dans l’affaire Amia. Puis il a adopté une loi de limitation de visa vers son territoire pour les futures partenaires commerciaux du régime, prenant en otage l’avenir des mollahs et toute possibilité d’investissement étrangers en leur faveur en Iran. La panique a éclaté, les nantis vendaient et les rivaux du clergé tentaient de s’affirmer pour prendre la direction des marchandages avec Washington.

Washington adouci la sanctions par une lettre de Kerry demandant le gel de cette loi pénalisante et a proposé une sortie par leur adhésion au WTO (OMC).

Les chefs Pasdaran exclus des marchandages ont mis en avant leurs missiles pour saboter tout éventuel deal et aussi pour devenir les interlocuteurs de Washington afin de prendre le contrôle des négociations et défendre leurs intérêts.

Pour calmer les chefs Pasdaran ou encore les Larijani, les mollahs ont ouvert les dépôts des candidatures pour l’élection de l’Assemblée des Experts pour simuler un régime islamique populaire et rappeler à tous qu’ils avaient la possibilité d’orienter les choix en invalidant les candidatures de leurs rivaux.

Les mollahs ont également continué à refuser les offres de Washington pour rester les interlocuteurs de Washington et obtenir de sa part leurs chères garanties d’immunité.

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Cette semaine, les mollahs, leurs associés, mais aussi leurs rivaux étaient donc à couteaux, les unes contre les autres et aussi en œuvre pour excéder Washington et accéder aux marchandages avant que leur défaite ne les consume. Voici le récit en images d’un régime en désordre comme si ses patrons attendaient son éclatement !



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La semaine dernière (11-18 Déc. 2015 / 20-27 Azar 1394), les mollahs étaient rappelés à l’ordre par les 5-1 à l’occasion de la confirmation des exigences de l’accord de Vienne. Ils ont fait un pas vers Moscou pour énerver Washington. Ils ont seulement réussi à fâcher les Russes. Ils se sont alors réfugiés dans la propagande. Leurs rivaux ont souligné leurs échecs et ont tenté de s’imposer face à eux et face à Washington. Les mollahs et leurs pions ont dû suivre pour garder la main.

Avant un nouveau Krach, Washington leur a offert deux possibilités de sortie sécurisée en refusant l’application de sa dernière loi qui réduit à néant tout investissement en Iran et en proposant en prime une adhésion à l’OMC. Les mollahs ont profité de ces ouvertures extraordinaires pour rappeler leur mainmise sur le système électoral et législatif en déclarant ouverte l’inscription pour l’élection de leur sénat, l’assemblée des Experts. Les querelles internes ont redoublé sur le thème de refus de marchandages avec Washington.

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Vendredi dernier (18 Déc. 2015 – 27 Azar 1394), dernier jour de la semaine dernière, les mollahs à nouveau en difficulté, ont d’abord mis l’accent sur le succès des inscriptions pour leur assemblée des Experts en mettant en avant l’inscription du petit fils de Khomeiny comme candidat sans étiquette, annonçant de facto son extraction du clan Rafsandjani pour servir de son nom dans leurs intérêts et ainsi accroitre leur légitimité face à leurs rivaux !

Les mollahs ont aussi tenté un come-back dans la provocation en défiant encore Washington lors du rendez-vous de l’OMC car ils ne veulent pas un sursis, mais le pardon et la garantie de jouir à vie et en toute impunité de leur fortune en Iran ou en exil. Ils ont aussi repoussé Moscou en refusant de retirer leur plainte à propos des S-300 pour forcer les Russes à les aider et aussi pour offrir des opportunités commerciales aux Européens et notamment les Français pour attiser les rivalités entre les pays pour rester au pouvoir grâce à ce désordre.

Washington a esquivé et les 5-1 sont restés unis. Les mollahs ont tenté une nouvelle offensive lors du sermon de la prière de vendredi en affirmant le caractère anti-américain de leur régime pour refuser tout apaisement et aussi toute négociation si la situation se dégradait.

Peu après Zarif, invité à la conférence sur la Syrie, a tenté de parvenir à cette crise sans négociation en exigeant l’inscription de la CIA sur la liste des organismes terroristes intervenant en Syrie. Washington a esquivé. Zarif a fait sienne les positions des rivaux du clergé en déclarant au New-Yorker qu’il refusait d’appliquer l’Accord de Vienne si les menaces de sanctions sur les missiles n’étaient pas définitivement éliminées.

Les chefs Pasdaran ont continué à vociférer pour encourager cette tendance qui allait dans leurs propres intérêts.

Ali Larijani, connu pour être une girouette, ne les a pas rejoints car il attendait une rencontre avec des sénateurs français. Il espérait se poser en alternative par une alliance commerciale forte avec la France. Le site Mehr qui est proche de son clan a alors publié des photos des « raffineries de Daesh » pour souligner le mensonge du financement de cet organisme par ses larcins pétroliers et ramener le débat à l’accusation de Washington (comme donateur secret) afin de forcer les Français à s’aligner sur le régime à propos de la Syrie ! Larijani était dans un forcing, prêt à tout.

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Washington a riposté en puissance par un ordre d’Obama pour l’entrée en vigueur de la loi de blocage des visas pour les partenaires commerciaux des mollahs ! Les mollahs devaient riposter ou reculer. Les Chefs Pasdaran ne pouvaient que choisir l’escalade. Ali Larijani devait aussi continuer son forcing ou battre en retraite et chercher une alliance avec le clergé ou les chefs Pasdaran selon le succès de leurs efforts ! On allait vers une semaine de clash internes & externes.

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Samedi (19 Déc. 2015 – 28 Azar 1394), on n’avait rien à la une d’IRAN, l’organe du gouvernement. Ce dernier parlait encore de la fin des sanctions en janvier 2016. On ne pouvait supposer un contretemps pour réagir car il n’y avait aussi pas de supplément en extra sur l’adoption de la loi réduisant à zéro les investissements occidentaux et empêchant la diplomatie de chantage pétrolier des mollahs ! Le gouvernement élu par le clergé niait la sanction qui lui avait ôté toute possibilité d’agir !

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Idem chez le clergé : Tehran Times affichait les propos de Zarif contre Washington, mais ne parlait pas de la punition qui lui était infligée. Le clergé parlait aussi de la mise en vente de 500 millions de dollars de bonds d’investissements iraniens aux Occidentaux pour contourner les méfaits de la loi sur les visas ! Il avait donc eu tout le temps de réagir, il ne l’avait pas fait afin de nier cette défaite. Mais en affichant l’agressivité de son mae et cette solution économique, il restait, comme d’habitude, un peu plus combatif que son pion Rohani.

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Les Chefs Pasdaran n’évoquaient également pas cette sanction déprimante, ils ne se voyaient donc pas capables de riposter ! Mais ils attaquaient Rafsandjani pour avoir parlé d’une réforme de la doctrine de la tutelle du clergé pour remplacer le Guide par un conseil de trois grands ayatollahs, voyant dans la proposition une tentative de diluer la résistance à Washington pour permettre en deal qui pour eux serait synonyme de la chute et d’une fin tragique. En résumé, les Chefs Pasdaran étaient abattus par l’annonce de cette sanction et freinaient seulement la capitulation !

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Rafsandjani qui se veut le champion du deal avec Washington n’était également pas en forme. Il affichait son soutien à son neveu Hassan Khomeiny qui l’avait quitté pour revenir dans son sillage ! Il était le seul à parler de la loi sur les visas en annonçant que Washington voulait un accès exclusif au marché iranien. Il annonçait en dessus, l’annonce sur les bons d’investissements du clergé pour montrer le côté dérisoire de la mesure. Il entendait provoquer la panique pour saboter l’option française de Larijani et accroitre la déprime des mollahs pour les forcer à lui accorder les pouvoirs pour négocier avec souplesse dans leurs intérêts et surtout dans les siens !

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La bourse a démarré en semi-crise car il y avait un espoir que Larijani réussisse à attraper les Français.

Le gouvernement a tenté de calmer la panique en annonçant un afflux d’inscriptions pour l’élection de l’Assemblée des Experts pour insinuer que l’espoir l’emportait sur le pessimisme !

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Mais cela n’a pas calmé la panique. Le gouvernement a alors tenté une diversion en annonçant un pic de pollution mortelle à Téhéran et la possible fermeture de la ville (les écoles, mais aussi les banques et la bourse) dans 24 heures si les conditions météorologiques dégradaient l’impact de cette pollution sur les enfants ! Or, cela était faux car il y avait alors beaucoup de vent (une moyenne de 20 kmh), un temps très humide (une moyenne de 65% d’humidité) et la météo prévoyait toujours autant de vent, un taux d’humidité de 68% et aussi de la pluie, 3 facteurs qui aident à lessiver l’air et éliminer de la pollution.

Les Chefs Pasdaran sont restés silencieux face à la panique, ce qui voulait dire qu’ils n’avaient pas les moyens d’intimider les paniqués et stopper leur agitation. Ils ont tenté de prouver le contraire en utilisant la milice universitaire pour lancer des appels à la manifestation en soutien aux chiites massacrés au Nigeria qui est proche de Washington ! Ils ont aussi utilisé cette milice pour dénoncer la mollesse du gouvernement du clergé et pour lancer un appel à Larijani pour agir contre cette soumission ! Ce dernier n’a pas répondu à ces appels de pied. Il n’y a également pas eu de manifestations pour les chiites nigérians. Les Chefs Pasdaran désespérés ont alors tenté de s’approcher de Velayati, le mae occulte et plénipotentiaire des mollahs, pour une conférence antiaméricaine mais l’initiative synonyme d’une soumission aux mollahs n’a pas fait l’unanimité dans leurs propres rangs !

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Les Parlementaires indociles, qui avaient en vain tenté de s’imposer au clergé par le refus de l’Accord de Vienne, mais avaient été exclus du jeu par l’union d’Ali Larijani avec le clergé, ont fait leur come-back en protestant contre l’adoption de la loi sur les visas la qualifiant d’obstacle à l’Accord (qui avait le soutien du clergé) afin de déstabiliser le clergé, ses pions du gouvernement et Ali Larijani et hériter des commandes ! Mais il n’y a eu aucune réaction des grands ayatollahs, membres de l’assemblée des Experts, et surtout rien de la part du Guide ! Le clergé ne voulait pas admettre sa défaite et se retrouver en conflit avec son gouvernement !

Le seul espoir était à nouveau l’option française d’Ali Larijani ! Alors que ce dernier rencontrait Gérard Larcher et J-P Raffarin, Washington a proposé une ouverture aux mollahs en difficulté en évoquant l’abandon de son hostilité à Assad, pour parvenir à un deal sur la Syrie ouvrant droit à un exil tranquille dans les pays arabes. L’allié indien de Washington a annoncé l’arrivée prochaine d’une délégation commerciale en Iran.

Larijani a tenté un deal avec ses visiteurs français (en fait pour sauver financièrement le régime, mais aussi contrarier Washington et le forcer à dialoguer avec lui), mais il n’a rien obtenu des Français.

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Les mollahs ravis par cet insuccès et la précipitation de Washington se sont lancés dans la provocation en accusant l’Occident tout entier de terrorisme pour diviser leurs adversaires afin d’obtenir le plus possible d’eux. Il a aussi parlé de sa bonne coopération dans le cadre de l’accord de Vienne avec la Russie pour éviter des sanctions à ce sujet et séparer la Russie des autres et obtenir son soutien ! Les chefs Pasdaran ont aussi attaqué la Turquie et soutenu la Russie pour obtenir son soutien et titiller Washington pour devenir ses principaux interlocuteurs en Iran !

Les nantis ont été rassurés par le retour des mollahs dans la ligne habituelle et traditionnelle de la provocation. En conséquence, la bourse a fini, malgré 85% des entreprises en vente, à 180 milliards de tomans soit 10% en dessous du seuil critique de 200 milliards de tomans. Le régime devait donc réussir son forcing pour éviter la reprise de la panique au-dessus du seuil critique de 200 milliards de tomans qui l’oblige à acheter plus d’action pour apaiser les paniqués et aussi à leur donner les moyens d’acheter plus de dollars et vider ainsi de facto ses maigres réserves de dollars.

Mais Washington a encore puni le régime en frappant son orgueil par un bombardant tuant son protégé druze Samir Ghantar (Quntar) et deux officiers des Pasdaran qui le protégeaient dans sa résidence de Damas.

Les chefs Pasdaran humiliés par cette frappe et incapable d’y riposter ont tout simplement gardé le silence à ce propos. Mais ils ont tenté d’entrainer le régime dans la guerre contre Washington en annonçant enfin la mise en œuvre de la loi sur la limitation des visas qui prive le régime de tout investissement occidental, criant à la violation de l’Accord de Vienne, dans l’espoir d’une crise politique et une escalade internationale profitant au régime et à eux-mêmes.

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Dimanche (20 Déc. 2015 – 29 Azar 1394), le gouvernement des mollahs parlait de son succès dans le dossier syrien ainsi que des grands contrats avec la France. Il continuait à faire diversion et occuper les esprits en annonçant un pic de pollution et la possible fermeture de la ville dans 24 heures alors que la météo prévoyait encore plus de vent (en moyenne 29kmh et un pic de 44 km/h vers midi), un taux d’humidité moyenne de 59% et aussi de la pluie. Les mollahs ne voulaient pas de l’escalade souhaitée par les chefs Pasdaran, ils ne se voyaient pas réussir et avaient peur d’une nouvelle panique malmenant leur faible trésorerie !

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Le clergé niait aussi la punition et la faiblesse militaire du régime en affirmant avoir fait la leçon aux Français et en évoquant le soutien de l’Allemagne à son adhésion à l’OMC ! Des slogans qui n’étaient accompagnés d’aucun contrat et ne changeaient rien à la misère du régime ! Le silence du Guide après la sanction par la limitation des visas et à présent la frappe directe contre les rares agents du régime en Syrie était un signe de déclin grave et risquait d’aggraver la panique.

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Les chefs Pasdaran avaient évité le sujet des revers subis par Washington. Mais ils critiquaient le gouvernement pour n’avoir pas vu venir la baisse du prix du baril sous les 60 dollars. Par ailleurs, ils parlaient aussi de la pollution en l’attribuant au gouvernement pour mieux le déstabiliser et prendre sa place. Ils ont même exploité ce faux filon en tournant un reportage dans les rues de Téhéran (cliquez sur la seconde image), où nous avons surtout vu des gens sans masque, un ciel plutôt dégagé et une bonne visibilité.

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Enfin Rafsandjani parlait de l’opposition des entreprises américaines à la loi sur les visas et par ailleurs il évoquait le baril passant sous les 30 dollars pour aggraver la panique, souligner les urgences de parvenir à un deal avec Washington comme il ne cesse de le conseiller afin d’assurer un retour au premier plan et à a table des marchandages avec Washington !

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Avec les mollahs et les chefs Pasdaran en repli tactique, le régime était plutôt abattu après quelques heures de fanfaronnade de la veille. La panique s’est intensifiée !

Le gouvernement a encore tenté de calmer la panique en annonçant un plus grand afflux d’inscriptions pour l’élection de l’assemblée des Experts pour insinuer que l’espoir l’emportait sur le pessimisme !

Ali Larijani a profité du repli du clergé et des chefs Pasdaran et s’est posé en meneur du jeu en ouvrant la séance du Parlement par des salves de "Mort à l’Amérique" pour critiquer la loi des visas ! Pour montrer sa détermination à mener le jeu des provocations, il a aussi adopté une loi d’annulation des conventions ou accords adoptés par les Etats étrangers (menaçant d’annuler l’Accord de Vienne pour s’inviter aux marchandages) ! Pour déstabiliser le gouvernement, il a mis son veto à la demande de création de nouvelles zones de libre échange au prétexte qu’elles appauvrissaient le régime ! Il a aussi attaqué la responsable de l’écologie du régime en rappelant qu’elle ne faisait rien notamment contre son mari qui est connu comme un importateur de carburant bas de gamme et très polluant ! Larijani a par ailleurs fustigé les salaires trop bas dans l’administration pour obtenir le soutien des derniers fonctionnaires fidèles au régime ! Il a aussi réactivé le dossier de corruption des chefs Pasdaran dans le projet immobilier Padideh Shandiz.

Cette action radicale a limité la panique et la bourse a fini à 232 milliards de tomans (+28% par rapport à la veille) dont 148 milliards de tomans sur le marché Hors Bourse de liquidation des entreprises, rapportant 49 millions de dollars aux nantis pour acheter de l’or ou des dollars. Etant donné que le niveau du dollar a baissé ce jour, on peut estimer que le gouvernement a dû inonder le marché en devises pour éviter une forte hausse du taux du dollar et la révélation au grand jour de la panique interne.

Washington a encore joué l’apaisement par une lettre de Kerry à Zarif affirmant que le Département d’Etat n’appliquerait la loi adoptée par Obama ! Dans le même temps, le mae de la Bulgarie (allié atlantiste de Washington), est arrivé à Téhéran avec une demande de fourniture de gaz à l’Europe pour voir si Rohani alors en difficulté allait accepter de coopérer sans poser des conditions. Rohani boosté par cette sollicitude a parlé du financement de Daesh par les Etats-Unis et leurs alliés !

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La délégation française qui était encore à Téhéran s’est alors adressée à Rohani pour voir s’il acceptait de s’entendre avec la France. Rohani a tenu le même discours tout en parlant de contrats possibles pour obtenir le soutien de la France à son discours ! Cela n’a rien donné. La délégation française désespérée par l’intérêt des mollahs pour un clash avec Washington s’est adressée à Rafsandjani qui est censé représenter une alternative. Mais elle a entendu le même discours et elle a renoncé à la possibilité d’un deal avec les mollahs !

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Les chefs Pasdaran ont tenté une sortie par des manifestations anti-américaines à propos du pogrom chiite au Nigeria, mais le résultat a été très décevant !

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Les chefs Pasdaran ont alors juste souligné l’intérêt des mollahs pour un deal avec l’Amérique en révélant que le gouvernement Rohani avait récemment reçu livraison de 10,000 tonnes de blé acheté aux Américains !

Alors que l’on assistait à une nouvelle guerre interne suite à une nouvelle panique due à des punitions américaines et l’incapacité des mollahs d’y riposter, Washington a augmenté sa pression en punissant Rohani et le régime pour leur accusation de terrorisme en affirmant qu’il allait aussi sanctionner leur régime pour le terrorisme, leurs missiles et les violations des droits de l’homme ! Cela devait aussi bloquer de nouvelles initiatives françaises !

Le clergé en difficulté face à ses rivaux et face à Washington a eu une nouvelle confirmation de son déclin grâce à l’absence de toute mobilisation pour la mort en martyre du père de l’Imam caché !

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Lundi (21 Déc. 2015 – 30 Azar 1394), le gouvernement a mis à la une de son organe IRAN la lettre de Kerry sur son refus d’appliquer la loi de limitation des voyages et des investissements en Iran, la présentant comme une garantie permettant au régime de recevoir tous les investissements nécessaires pour subsister. Rohani a aussi publié une photo flatteuse de sa rencontre avec la délégation française pour annoncer des perspectives radieuses de coopération avec Paris alors qu’il n’avait obtenu aucun soutien diplomatique ou d’engagement affairiste. Rohani vendait du vent sur la base d’une lettre qui n’avait aucune valeur administrative !

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Le clergé était sur la même ligne propagandiste en promettant une hausse de 17% dans ses exportations vers l’Europe au cours des 10 prochains mois ! Mais fidèle à sa volonté d’escalade, il attaquait aussi Washington en parlant enfin de l’assassinat de Samir Ghantar !

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Les Chefs Pasdaran se moquaient en revanche de la lettre polie de Kerry pendant que la loi restait en vigueur ! Ils rendaient aussi hommage à Samir Ghantar.

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Rafsandjani exclu du jeu continuait sa fronde en affirmant que le gouvernement avait renoncé à un taux de chômage à 1 chiffre. Il ridiculisait Rohani en affirmant qu’il avait promis 1 milliard de dollars d’exportation vers l’Europe en 10 mois alors que le pays avait besoin de 200 milliards de dollars pour une croissance à 8% capable de compenser des années de récession !

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Washington était aussi présent en affirmant d’une part des sanctions en réponse à toutes les provocations du régime, après l’entrée en vigueur de l’Accord de Vienne, tout en laissant un peu d’espoir aux mollahs par une notification de son allié australien pour une application souple de sa dernière loi de limitation des voyages et des investissements en Iran. Il combinait la menace et l’apaisement pour encourager les mollahs à plier sans exiger des garanties d’immunité fermes qu’il ne peut leur accorder.

On avait une fracture entre ce qui était annoncé par le clergé et les réalités rappelées par les chefs Pasdaran, Rafsandjani et enfin Washington ! Les ventes se sont envolées à la bourse de Téhéran : les nantis ne croyaient pas le clergé et ses pions, mais leurs rivaux et Washington !

Le gouvernement a encore tenté de calmer la panique en annonçant un plus grand afflux d’inscriptions pour l’élection de l’assemblée des Experts. Rohani s’est lui-même rendu au QG des inscriptions pour déposer sa propre candidature et aussi pour parler de l’unité du régime et sa survie grâce au Guide (le clergé) face au complot pour un changement de régime (en référence à la fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert raté de Rafsandjani qui avait failli renverser le régime).

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Rohani se vengeait sur son ex-patron Rafsandjani pour rassembler tout le monde sur le navire amiral du régime qui a désormais une allure d’épave en perdition. Mais l’opération ne lui a pas permis de redresser la barre !

Zarif a alors pris la parole en qualifiant la nouvelle loi américaine de vraie bêtise, mais il n’a pas réussi à provoquer la crise qu’il souhaitait.

Les chefs Pasdaran devaient agir pour dissimuler ces échecs afin d’aider le régime et se poser en patron du jeu, mais ils ont seulement annoncé la création d’une nouvelle agence de presse et ont publié un article sur les méfaits de la sanction visant les visites en Iran. Tout le monde a compris qu’ils n’avaient pas pu trouver des troupes pour tirer des missiles et provoquer une escalade pour sauver l’épave du régime et aussi leurs propres intérêts.

Ali Larijani a estimé que les ratages de Rohani et Zarif ainsi que l’absence des Chefs Pasdaran étaient bénéfiques à ses intérêts. Il a remis en cause le bilan du ministre de l’Education pour déstabiliser Rohani. Il a aussi reconnu la possibilité d’un vote électronique sous sa surveillance pour concurrencer la mainmise du clergé sur le comptage des votes. Il a enfin encouragé la coalition des fondamentalistes (qui étaient durant ses dernières années sous son autorité amicale). Puis il a adhéré à leur coalition pour les élections législatives prévues en mars, resserrant à nouveau ses liens avec eux pour enterrer la brouille née de sa tentative de changer de couleur politique en s’alliant des « modérés » de Rafsandjani ou aux mollahs. Mais il ne remettait pas en cause le principe de marchandages avec Washington. Il ne cherchait que son propre intérêt !

La bourse a continué à surchauffer. Elle a terminé sur le chiffre hallucinant de 492 milliards de tomans ou 2,5 fois le volume du seuil de la crise. Il y avait 279 milliards de tomans de vente sur le marché Hors Bourse ce qui veut dire que le gouvernement avait acheté les actions pour calmer les nantis et leur avait offert 93 millions de dollars pour acheter de l’or ou des dollars. Cette fois, la capacité d’achat des nantis a été doublée. Mais on n’a pas vu une petite hausse de 11 tomans pour dollar, ce qui voulait dire que le gouvernement avait encore subvenu à la demande pour limiter la panique et la cacher au peuple !

Dans ces conditions terribles pour le régime, le mae bulgare a encore proposé un deal sur le gaz aux mollahs dans une rencontre avec Zarif, mais ce dernier est resté sur une position anti-américaine tout en évoquant sa lettre de Kerry pour inviter Washington à assouplir davantage sa position !

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Un expert lié aux Pasdaran a alors pris la parole pour affirmer que la lettre de Kerry ne valait rien ! Les chefs Pasdaran ont eux-mêmes insisté sur l’élimination du danger contre le régime lors du ratage à de la fausse révolution de couleur en 2009 pour montrer qu’ils n’approuvaient que la fermeté pour sauver le régime et non les manœuvres incertaines comme au temps de la gloire de Rafsandjani !

Rafsandjani, remis en cause sans cesse par tout le monde, s’est présenté au QG des inscriptions électorales pour déposer sa candidature pour l’assemblée des Experts afin d’insister sur sa fidélité au régime !

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Par ailleurs, après la remise en cause de la valeur de la lettre de Kerry, l’envoyé bulgare de Washington a tenté de sauver sa mission en se rapprochant de Larijani. Ce dernier a tenté de sauver sa propre mission de provocation en affirmant haut et fort que la dernière loi sur la limitation des visas violait l’Accord en cours.

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La Russie a alors insisté sur l’application de l’Accord de Vienne pour empêcher les marchandages des mollahs de manière indirecte avec Washington. Il a aussi encouragé le régime à s’aligner sur l’Arabie Saoudite qui cherche à s’émanciper de Washington !

Mais on n’a rien vu de tel chez les mollahs. La Russie n’a montré aucun signe d’entente avec le régime qui ne l’écoutait pas. Washington a profité de la froideur de Poutine pour annuler la lettre de Kerry à Zarif par une lettre du Congrès à Kerry sur la nécessité d’appliquer cette loi !

Zarif devait le soir même parler de lui-même sur une chaîne sportive. Il a interdit la diffusion de l’interview. On a supposé qu’il y avait sans doute crié à la victoire après la lettre de Kerry et ne voulait pas passer pour un idiot après l’annulation de cette lettre. Tous les médias se sont emparés de l’affaire pour souligner que le gouvernement des mollahs ne cessait de subir des revers sans pouvoir riposter.

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Mardi (22 Déc. 2015 – 01 Dey 1394), le gouvernement Rohani ne parlait pas de la nouvelle lettre du congrès à Kerry, mais de la lettre obsolète de ce dernier à Zarif pour affirmer que le régime ne risquait aucune limitation d’investissements et qu’il était tiré d’affaire. Le journal annonçait également sur un ton triomphaliste la candidature de Rohani, mais aussi de Rafsandjani, aux élections de l’assemblée des Experts pour affirmer cela comme la preuve de la popularité du régime et calmer la panique en cours qui lui coûtait fort cher.

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Le clergé était plus offensif et mettait en avant les propos anti-américains de Zarif pour parvenir à une escalade !

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Les chefs Pasdaran sont restés dans le verbe en reprochant à Washington d’avoir affirmé l’envie d’influencer les élections à venir en Iran au profit de Rohani, accusant de facto ce dernier d’être un agent de complot contre le régime !

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Enfin Rafsandjani restait dans l’opposition au régime et la promotion de la panique en insistant sur l’erreur du gouvernement d’avoir calculé son budget de l’année prochaine sur un baril à 35 dollars. Il cherchait aussi à promouvoir une panique sociale en affirmant la nécessité d’un important budget pour dissiper la pollution.

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Washington a adouci un peu sa pression en opposant les factions pour ou contre la loi de limitation des visas et des investissements en Iran.

Le gouvernement devait en ce jour célébrer en compagnie des Chefs Pasdaran la journée de l’industrie navale : il les a exclus du rassemblement précédant l’expo sur le même thème. Les photos ont montré très peu de participants, ce qui montrait le manque de partisans du gouvernement et surtout du clergé !

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Les chefs Pasdaran ont eu peur que les mollahs capitulent et acceptent un arrangement avec Washington ! Pour l’empêcher, ils ont publié les textes de 8000 ordres d’attaques anti-américaines émis par les mollahs ! Ils ont aussi annoncé la présentation d’un livre sur ce sujet de la direction politique de leur milice par le clergé et surtout par le Guide !

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Les chefs Pasdaran ont aussi annoncé la volonté de combattre le désordre créé par Washington dans le golfe Persique ! L’adjoint du commandant en chef de la milice, le commandant Salami, qui dirige la propagande de la milice, a aussi affirmé que la milice ne suivait pas les résolutions du Conseil de Sécurité dans le domaine balistique li à la sécurité du régime ! Ainsi sans avoir la possibilité d’une action forte, les Chefs Pasdaran se disaient prêts à contrer toute complaisance vis-à-vis des Américains.

Les commissions parlementaires proches de Larijani ont alors rejoint la fronde en contestant la loi américaine de la limitation des investissements en Iran et ont écrit à Rohani pour lui demander d’en faire autant ! Le gouvernement a dû enfin prendre parti contre cette loi !

Mais le clergé qui préside le gouvernement a tenté d’intimider Larijani en annonçant le début des inscriptions sous son autorité pour les élections législatives. Ces médias ont envoyé un second avertissement à Ali Larijani en évoquant un afflux immédiat d’un grand nombre de candidats inconnus ainsi que de ses principaux rivaux Haddad-Adel -littéralement Bourreau Equitable- (beau-frère du Guide) et Zakani (le chef des Parlementaires indociles), mais aussi son propre beau-frère Mottahari, pour lui signaler qu’il pouvait être éliminé facilement de l’échiquier politique s’il continuait à s’agiter ou être réélu avec son clan s’il marchait droit !

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En une matinée, sous la pression conjointe des chefs Pasdaran et d’Ali Larijani, le clergé avait dû renoncer à son mutisme et à la peur pour réagir contre les punitions américaines. Les nantis ont été rassurés qu’il n’y aurait aucun deal secret entre les mollahs et Washington à leurs dépens. Le niveau de la panique (le volume des ventes) a baissé de 28%, mais le régime avait tout de même perdu 65 millions de dollars sur le marché Hors Bourse. Le dollar devait être en hausse, mais la hausse était de 0,06%, ce qui veut dire que le gouvernement avait encore abreuvé le marché pour éviter d’étaler au grand jour la perte de confiance de ses nantis en son avenir !

Washington a saisi la concordance entre cette situation économiquement désastreuse et l’offensive des rivaux des mollahs en proposant via Alger un rapprochement avec l’Arabie Saoudite à propos de la Syrie ! Les mollahs n’ont pas répondu. Washington a rappelé la possibilité de nouvelles sanctions pour terrorisme en arrêtant par ses alliés de Bahrein un de leur bateau d’armes destinées à la guerre civile dans ce pays !

Cependant, ils ont aussi laissé de la marge pour un deal par la visite de leur allié écossais, l’indépendantiste Alexander Salmond et une invitation à Rohani par le Pape Benoit qui est sous la pression américaine.

Rohani a annoncé un voyage présidentiel à Shahr Rey pour mercredi. D’une manière générale, ces voyages sont des occasions pour de grands discours de politique extérieure presque toujours anti-américaine. On a compris que Rohani entendait profiter de l’intérêt américain pour un deal pour affirmer encore sa victoire et provoquer un clash pour obtenir plus de sa part ! Son gouvernement a aussi parlé de début imminent de deux grands projets nucléaires avec la Russie et de grandes ambitions nucléaires dans tous les domaines, confirmant cette volonté d’un clash.

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Mercredi (23 Déc. 2015 – 02 Dey 1394), dans Afkar (pensées), le gouvernement était pleinement dans la propagande en affirmant que le régime était parmi les 10 plus grands constructeurs navals du monde ! Il annonçait aussi des contrats avec les Danois en janvier ! Dans Iran, il parlait de l’explosion des candidatures féminines pour les élections législatives et des grands projets pour l’avenir ! Il promettait beaucoup en prévision à l’échec prévisible du discours de Rohani à Shahr Rey.

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Le clergé était aussi en première ligne pour la provocation en affirmant que selon son président Rohani, le régime était à l’avant-garde de la lutte anti-terroriste (sous-entendu contrairement aux Etats-Unis).

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Les Chefs Pasdaran exclus dès la veille de cette course à l’escalade révélaient la lettre du Congrès à Kerry pour montrer que les mollahs s’agitaient alors que le combat était fini !

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Enfin Rafsandjani, sacrifié par tous, tentait de séduire les mollahs en affirmant que leurs revenus pétroliers étaient de 66 milliards de dollars ce qui correspondrait à un baril à 163 $ ! Selon notre estimation, il venait de multiplier par 10 les revenus du régime pour échapper aux annonces de sa trahison.

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Mais Washington était aussi présent en ce début de journée avec un article de Washington Post évoquant la remise en cause de l’apaisement par le prochain président américain. Washington avertissait Rohani pour calmer son envie de provocation.

Mais Rohani a eu une pire punition à Shahr Rey car il n’y avait personne pour l’accueillir et l’applaudir : cliquez svp sur la 3e image l’agrandir afin de constater le niveau infinitésimal de la mobilisation en faveur du représentant du régime ! La situation était grave, il s’est lancé dans des annonces de victoire et un avenir meilleur surtout pour éviter la panique !

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Après cette sortie ratée à Shahr Rey qui confirmait le déclin du régime et la nécessité d’un changement pour éviter une fin douloureuse, les Parlementaires non alignés sur Larijani ont dénoncé le risque d’une plus grande agitation qu’en 2009, en la qualifiant de Fetneh Akbar qui signifie à la fois Agitation plus grande et Agitation d’Akbar Hashemi-Rafsandjani (Akbar étant aussi un prénom musulman en Iran). Ils ont aussi dénoncé la dernière loi américaine hostile aux investissements en Iran en précisant que tous les gens qui l’avaient admis sans protester étaient aussi des ennemis du régime ! Ils visaient les mollahs qui n’avaient guère condamné cette loi et restaient focalisés sur les manoeuvres de marchandage pour assurer uniquement leurs propres intérêts !

Cette prise de position forte a eu plusieurs conséquences. Les chefs Pasdaran se sont proposé comme le bras armé des parlementaires indociles en précisant qu’ils empêcheraient un nouveau Fetneh (=agitation) quels que soient ses instigateurs. Le clergé a aussi annoncé son engagement à préserver le système par le Conseil des Gardiens de la Constitution.

Rafsandjani s’est empressé de s’afficher avec Velayati, le mae spécial des mollahs, à l’occasion de la journée de la recherche et il y a fait l’éloge de missiles des Pasdaran pour attirer leur sympathie et échapper à leurs accusations.

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On avait un régime uni par la force des choses et replié en formation de Testuggine Romana ou tortue romaine ! Les paniqués ont été encore plus rassurés en cette dernière journée de l’activité hebdomadaire de la bourse par cette prise de conscience. C’était beaucoup mieux que la veille quand les Pasdaran et Larijani s’opposaient par intérêts de leur clan aux projets de marchandages des mollahs ! Le volume des transactions ainsi que les pertes réelles en Hors Bourse ont chuté de 45% par rapport à la veille et 81% par rapport à deux jours plus tôt quand le clergé peinait à provoquer une escalade, Rafsandjani semait le désordre et les chefs Pasdaran avaient abandonné le combat !

Mais quand le danger d’un krach est passé, les mollahs ont vite oublié qu’ils devaient cette victoire à l’unité du régime, ils n’ont eu aucun propos de solidarité et sont partis vers leurs projets de provocations en parlant de bonnes relations et leurs intérêts communs avec Moscou puis en cherchant à semer le désordre en Iran entre Washington et ses pions chiites !

Les chefs Pasdaran déçus par cette attitude ont affirmé avoir tenu des manœuvres avec la marine de l’OMAN allié et intermédiaire des marchandages secrets du régime avec Washington pour dire qu’ils pouvaient aussi s’ils le voulaient pactiser avec Washington pour sauver leur peau !

Mais on n’a vu aucune image car ces manoeuvres avaient eu lieu la semaine dernière et étaient aussi de l’histoire ancienne comme la lettre de Kerry à Zarif !

Manque de chance, Washington a riposté à la position défensive-offensive des mollahs en insistant sur la lettre du Congrès qui annulait la lettre de Kerry. Washington a aussi puni des Pasdaran pour chercher un rôle fort en annonçant 2 projets de sanctions à leur encontre. Les Américains ont enfin présenté Rafsandjani comme une passerelle pour aller vers un gouvernement laïque pour l’inciter à revenir à ses projets dangereux et grâce à lui, déstabiliser les mollahs et leur imposer un deal sans contrepartie !

Washington qui a plus de tacticiens que les mollahs a montré qu’il avait des plans pour manipuler à sa guise tous les composants du régime pour qu’ils oeuvrent pour ses intérêts ! Le régime risquait de connaître une nouvelle crise de panique financière samedi à la réouverture de la bourse. Il avait donc 2 jours pour remonter la pente ! Ce qui présageait deux jours de provocations pures !

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Jeudi (24 Déc. 2015 – 03 Dey 1394), le gouvernement était à fond dans la propagande en niant la loi de limitation de visas en décrétant 2016 comme l’année du tourisme en Iran. Il annonçait aussi une grande mobilisation de Rohani et une nouvelle épopée islamique à l’occasion des prochaines élections de l’assemblée des experts et surtout du Parlement en mars prochain.

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Dans Tehran Times, le clergé citait Rohani, mais aussi et surtout Zarif qui dénonçait la mise en œuvre des lois adoptées par le congrès comme une violation de l’Accord de Vienne, laissant supposer un refus net de son application par le régime.

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Dans Javan, les chefs Pasdaran dénonçaient les deux projets américains de sanctions comme des violations de l’Accord et appelaient implicitement les autres composants du régime à y réagir avec puissance.

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Enfin Rafsandjani essayait encore de charmer le gouvernement en saluant sa décision d’améliorer la vie des instituteurs par 16 mesures clefs. Mais il affichait aussi en marge une baisse de 15 dollars pour le baril à l’annonce du soutien du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA à l’Accord de Vienne comme un reproche à ce même gouvernement, préparant aussi le terrain pour de futurs clash quand la situation économique se dégraderait.

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On avait un régime tendu vers l’avant avec différentes annonces pour provoquer une escalade. Mais le clergé espérait encore un deal car il a affirmé que le frère du Guide se présentait comme modéré et réformateur !

Les chefs Pasdaran fâchés depuis la veille avec les mollahs ont alors attaqué leur pion Rohani qui se veut modéré pour sa mauvaise gestion des affaires. Ils ont aussi réaffirmé leur hostilité à tout changement en publiant également un long rapport sur les liens entre les modérés, les réformateurs et la famille Rafsandjani avec des diplomates & espions de Londres dans le cadre du Mouvement Vert. Ils ont annoncé que tous les clans devaient célébrer l’anniversaire (mercredi prochain), de la journée de 9 dey (29 décembre), journée de clairvoyance où tous les clans avaient rejeté la fausse révolution de couleur ratée de Rafsandjani et de Londres pour affirmer leur fidélité au système de la tutelle du Guide sur le peuple.

Washington n’a pas aimé cette surenchère dans la provocation. Les 5 plus importants membres du congrès qui président ses différentes commissions ont annoncé que la loi adoptée par leur et accepté par Obama ne pouvait être suspendu par son ministre des Affaires étrangères car la Maison-Blanche avait commandé la loi et avait participé à sa conception et son écriture !

Par ailleurs, 226 membres du Congrès ont adopté une loi ordonnant la saisie de 1,72 milliard de dollars des avoirs étrangers du régime pour payer les diverses victimes américaines des attentats terroristes du régime.

Le Congrès a aussi évoqué la création d’une commission de surveillance de l’Accord de Vienne pour sanctionner à nouveau le régime s’il refusait d’appliquer cet accord ou s’il manquait une de ses exigences.

Enfin, le Congrès a affirmé que les sanctions non nucléaires ne seraient pas annulées ou suspendues, mais renforcées, car le régime ne cessait de violer toutes les conventions internationales !

Alors que le régime était bien malmené par cette salve de mauvaises nouvelles. Moscou a démenti la réalisation de 2 projets nucléaires en Iran, refusant de facto de faire partie de la riposte propagandiste du régime destiné à exciter Washington et exploser la coalition informelle des 5-1.

Le régime parti en force pour remonter la pente se retrouva bien plus bas qu’il n’était la veille.

Larijani, qui s’était rendu à Qom pour le début des inscriptions des candidatures pour les élections législatives, n’a pas pu cacher son pessimisme !

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Les autres protagonistes du régime ont gardé le silence par peur de nouvelles punitions. Ils se sont tous à nouveau focalisés sur la pollution à Téhéran pour expliquer l’absence de manifestation de leur part ou de peuple iranien en faveur de leur régime.

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Vendredi (25 Déc. 2015 – 04 Dey 1394), Washington a rappelé sa disposition pour un deal par un article de Wall Street Journal en évoquant la disposition des entreprises américaines d’investir en Iran. En guise de mise en bouche, il a aussi autorisé une rencontre commerciale avec de la chambre de commerce turque avec la chambre de commerce des mollahs ! Cela allait de soi que ces derniers coopèrent pleinement avec Washington en permettant un transfert des pouvoirs vers ses pions via les élections à venir !

Les Russes ont contré cette offre en proposant la livraison aux mollahs d’une des 5 batteries de S-300 à condition qu’ils retirent leurs plaintes à leur encontre. Le gouvernement des mollahs n’a rien dit et a préféré la rencontre avec les Turques (aujourd’hui ennemis des Russes) rappelant que l’objectif du régime était un deal avec Washington !

Le mollah député indépendant Rayissi a repris la formule de Fetneh Akbar (Grande Agitation de Rafsandjani) pour rappeler que le deal de passation de pouvoir allait seulement profiter à Rafsandjani !

Le clergé devait prendre la parole à l’occasion du sermon de vendredi. Dans le reportage en image de cet événement, on a eu droit à 4 foules différentes dont l’image générale qui revient chaque semaine avec une densification exagérée dans les parties situées en arrière. Le clergé avait rassemblé pêle-mêle des images d’archives et l’orateur du jour (Jannati présidentdu Conseil des Gardiens de la Consititution) semblait dévasté : ce qui signifiait que la mobilisation en sa faveur était encore une fois infinitésimale dans une salle qui pourrait contenir quelques milliers de personnes.

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Le clergé alarmé par cette nouvelle preuve de son déclin et de son isolement, en plus de ses problèmes, n’a pas cité la loi américaine qui empêchait les investissements occidentaux et la possibilité d’en jouer. Le clergé a consacré son sermon à la bonté islamiste des chefs Pasdaran qui luttent contre les malvoilées. Puis il a rejeté toute volonté de coopération avec Washington en marquant sa préférence pour la journée de 9 dey (unité contre la déviation ou la dissidence) ! Il a aussi insisté sur le rôle du Conseil des Gardiens de la constitution pour affirmer qu’il entendait rester tel qu’il est. Enfin, il a rappelé sa mainmise sur toutes les élections à venir en affirmant qu’il y aurait certainement de nombreuses invalidations de candidatures dans l’intérêt du régime !

En résumé, pour garder le contrôle, le clergé niait encore sa défaite face à Washington et il proposait de continuer à lutter en communion avec les chefs Pasdaran en excluant toutes les manœuvres susceptibles de déraper. Cela lui permettait aussi d’éliminer toute opposition à ses pions gouvernementaux.

Les chefs Pasdaran ont donné leur accord en s’approchant du gouvernement et du clergé pour l’inauguration d’une chaîne d’hôpitaux de campagne dans des zones défavorisées donc à risques.

Ali Larijani et aussi les Parlementaires indociles hostiles au gouvernement étaient de facto exclus. Ils ont repris leurs critiques contre la gestion économique et écologique du pays, se disant du peuple et refusant un Parlement au service du gouvernement pour contrarier les plans du clergé !

Ainsi, par l’alliance restreinte des mollahs avec les chefs Pasdaran et le refus des autres clans, la semaine finissait sur la preuve de la division du régime et la priorité des intérêts personnels sur l’intérêt général. Une semaine commencée sous la menace d’une grande sanction et la peur de l’affronter finissait dans la confirmation de cette peur et dans un chaos d’alliance instable, laissant présager de nouvelles crises et de nouvelles paniques.

On peut donc continuer à espérer la chute de ce régime infernal, terroriste et criminel de plus en plus faible et chaotique malgré l’intérêt que lui portent les Américains. La délivrance peut être au rendez-vous grâce à ce chaos qui continue et évolue de manière imprévisible et incurable.