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Iran : La semaine en images n°406
Bons à rien !

10.12.2015


Nouveau Résumé Historique (écrit le 03.12.15)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre et la Russie ont contré ce plan implicite d’arrangement avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève.

Rohani incapable de réussir ses paris | Rohani a accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause ses engagements, mais il n’y est pas parvenu. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% !

Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des autres pays des 5+1, notamment les Anglais et les Russes, étaient en danger. Lors des négociations à Lausanne, puis à Vienne, sur la poursuite du Processus de Genève, les Anglais et les Russes se sont unis avec les Français, les Allemands et les Chinois, exigeant un nouveau processus d’engagements nucléaires très stricts notamment avec des inspections exposant les hauts dirigeants du régime... afin de les braquer et de fait, neutraliser les efforts de Washington.

Les mollahs ont dû accepter les objectifs imposés par le front anti-américain composé entre autres par les 4 membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 »). Téhéran espérait adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser le processus onusien et retrouver Washington et l’obliger grâce à une escalade sur le thème de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient obtenir des garanties de sécurité fermes et définitives par l’annulation de toutes les sanctions pour quelques motives que se soient tout particulièrement au motif du crime imprescriptible du terrorisme !

Or cette diplomatie poussive qui n’a jamais fonctionné car Washington ne peut avoir un avenir en Iran ou ailleurs s’il accordait ce genre de garanties à ses ennemis la panique interne s’est intensifiée se traduisant par un nouveau grand krach boursier ! Les mollahs persistaient dans une voie impossible et vouée à l’échec : la panique interne a explosé !

Washington a d’ailleurs continué ses médiations avec des promesses d’investissements ou une coopération contre Daesh, offrant de facto aux mollahs un exil acquis en Irak ou dans les Emirats ! Il a aussi tenté de sortir de l’Accord imposé par 5-1 par la soi-disant opposition du Congrès...

Mais les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité à laquelle Washington n’a pu échapper ! Par ailleurs, l’Allemagne, le champion économique du groupe a introduit pendant la visite de son vice-chancelier à Téhéran, l’exigence de la reconnaissance d’Israël comme préalable à tout échange commercial, dépassant le cadre de la mésentente sur le nucléaire et s’octroyant un moyen de pression formidable pour dominer l’avenir de l’Iran et de fait, celui de cette région du monde.

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires hostiles à la gestion exclusive des mollahs. Ils ont voté contre l’avis du chef du Parlement une commission de vérification de l’Accord de Vienne soulignant sa contradiction avec les lignes rouges du régime ! Ce front de jeunes serviteurs révoltés avait une double légitimité religieuse et électorale et le soutien des ripoux paniqués pour prendre la direction du régime !

Les mollahs lui ont accordé le droit d’agir tout en proposant des alliances privilégiées aux Russes, aux Chinois et aussi aux Français. Mais ces derniers ont refusé. Les parlementaires indociles ont intensifié leur effort contre Rohani ! Le clergé s’est détourné de son pion Rohani pour ne pas couler avec lui ! Rohani a remis en cause la suprématie du clergé sur les élections...

Le système étant proche de l’explosion, les Anglais se sont empressés de revenir en Iran pour orienter le changement de régime dans le sens de leurs intérêts. Ce retour intéressé a aggravé la panique...

Washington a profité de l’extrême affaiblissement des mollahs pour relancer ses médiations, mais les mollahs ne cédaient pas. Washington a annoncé une inspection du site militaire de Parchin par son pion onusien Amano, proposant implicitement aux mollahs la possibilité d’une grosse punition ou celle d’un blanchiment !

La France y a vu une manœuvre pour un deal. Elle a programmé une visite avec ses plus grandes entreprises pour grappiller des marchés au détriment des Américains et aussi ses (propres) camarades des 5-1 !

Washington a saisi l’occasion de la division annoncée des 5-1 en expédiant ses pions commerciaux en Iran pour exacerber les rivalités et briser les 5-1 !

La tension est montée en flèche au sein du régime avec la possibilité d’un deal. Tout le monde s’est empressé de jouer de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington !

La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. La France a été éliminée de facto comme un vulgaire catalyseur ! Mais l’opération « Amano-deal » a aussi échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens et leurs alliés !

Les conflits internes se sont intensifiés entre les mollahs, les Parlementaires indociles, leur chef légal Larijani et les Chefs Pasdaran. Le régime divisé et en faillite a eu une nouvelle preuve de sa faillite par le boycott presque unanime des deuils chiites d’Ashoura par le peuple et aussi par ses derniers compagnons.

Ainsi désespérés, à moins d’un mois du délai accordé par les 5-1, les mollahs n’ont pas hésité à sacrifier Assad et semer la pagaille dans les discussions sur la Syrie afin de se poser en arbitre du jeu, mais leur plan a encore échoué.

Les mollahs se sont alors tournés vers Poutine qui les a d’abord humiliés avant d’exiger leur soumission dans un partenariat économique exclusif durable ! Washington a puni ces agitations des mollahs en réintroduisant le sujet épineux de leurs violations des droits de l’homme dans le discours de ses intermédiaires italiens avant l’arrivée de Rohani chez eux dans le cadre d’une petite tournée européenne !


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La semaine dernière, Rohani a annulé son voyage en Europe au prétexte des attentats de Paris en espérant forcer les Italiens et les Français, qui ont besoin de pétrole ou d’exporter leurs industries, à insister dans leur invitation ! Mais cette invitation n’a pas été formulée. La priorité allait au terrorisme en Europe.

Dès lors, les mollahs et les chefs Pasdaran ne pouvaient se montrer menaçants, ils se sont montrés amicaux avec les Européens qui sanctionnent leur régime. La panique s’est amplifiée encore. Les offres américaines d’apaisement (=capitulation) ont repris, mais les mollahs ont continué à crâner. Washington a riposté par un rapport négatif de l’AIEA sans le commenter, laissant une échappatoire aux mollahs...

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Cette semaine, les mollahs ont continué à crâner en tablant sur une alliance énergétique avec Poutine à l’issue du 3e sommet des pays exportateurs de Gaz qui devait se tenir à Téhéran. Ils ont continué à flirter avec les Américains. En conséquence, Poutine n’a pas opté pour une alliance.

La panique a explosé. Dès lors, les mollahs, les chefs Pasdaran ou les Larijani ont eu droit à une nouvelle crise interne qui les a forcés à s’agiter plus et aussi à s’entre-déchirer pour dominer les jeux afin d’être certains de participer aux deals de fuite proposés par Washington.

Voici le récit en images d’une semaine d’erreurs graves pour les mollahs & associés, à bout de souffle et d’espoir.



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La semaine dernière (14-21 Nov. 2015 / 23-30 Abân 1394), les mollahs ont été surpris par les attentats de Paris. Pour une fois, ils n’étaient pas à l’origine d’une attaque, ils n’ont pas su l’exploiter ! Logiquement, ils devaient ajouter leurs menaces à celles existantes de Daesh pour faire plier les Occidentaux notamment les Français, mais cela fait longtemps qu’ils n’ont plus cette capacité notamment parce que leur création libanaise, le Hezbollah, ne marche plus avec eux. Ils ont alors proposé de coopérer avec les Français contre le terrorisme pour effacer leur propre ardoise et les sanctions qui les accablent.

Les chefs Pasdaran ont refusé de se battre dans un combat bénéficiant à leurs rivaux les mollahs ! Ils ont insisté sur leur force et la faiblesse de la France pour pousser les Français à les supplier de les aider ! Ali Larijani qui n’avait rien obtenu grâce aux mollahs a rejoint les chefs Pasdaran dans l’espoir de mieux.

Les nantis ripoux ont constaté qu’ils étaient sans défense car tous les responsables avaient mis le turbo pour se garantir une fuite sécurisée d’Iran : la panique a éclaté et entraîné un nouveau krach et une nouvelle flambée du dollar. Cela a exacerbé les urgences et amplifié les clashs entre les diverses factions !

Washington a puni un peu le régime par l’annonce du maintien des sanctions par le riche Etat de Wisconsin, mais tout en gardant ses offres de deal.

Les Russes ont tenté d’inverser la pression en leur faveur en rappelant l’arrivée de Poutine dans quelques jours à Téhéran pour le Sommet du Gaz. Les Français ont tenté de garder la main en parlant des droits de l"homme et la possibilité d’un alignement sur leur position anti-Assad ! Londres a tenté de courtiser les Larijani !

A moins d’un moins de la fin du délai de coopération accordé aux mollahs, les 5-1 semblaient divisés. Ils se faisaient la guerre. Washington a vu dans ces divisions et les pressions contre les mollahs une opportunité pour séduire ces derniers : il a continué à insister par divers canaux sur la nécessité d’une alliance avec eux pour lutter contre Daesh, pour les dédiaboliser et leur offrir un exil de facto chez ses alliés arabes.

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Vendredi dernier 20 Nov. 2015 – 29 Aban 1394), dernier jour de la semaine dernière, les Saoudiens, qui sont devenus des alliés remuant pour Washington, ont parlé d’une saisie d’armes envoyées par les mollahs chez eux afin de les qualifier de terroristes et forcer Washington à cesser ses offres d’arrangement. Les Russes avaient aussi tenté de saboter le deal en donnant la parole aux Chefs Pasdaran enragés et exploitant leur colère anti-américaine ou anti-européenne.

Les chefs Pasdaran ont eux-mêmes annoncé une nouvelle manœuvre de 100,000 personnes (avec en réalité quelques dizaines de personnes) pour profiter de la mollesse de Washington et se poser comme ses seuls et vrais interlocuteurs !

Les mollahs devaient faire mieux : ils ont critiqué Larijani et offert le 1er sermon de vendredi aux Pasdaran pour les isoler mais aussi récupérer leurs menaces ! Puis ils ont affirmé que Daesh était une création occidentale et sioniste, mais ils n’ont fait aucune référence au rôle de Washington, vrai concepteur de Daesh. On a compris qu’ils cherchaient un clash avec l’Europe et Israël tout en laissant la porte ouverte à un dialogue avec Washington !

Larijani n’a pas apprécié : il a repris les critiques sur le gouvernement du clergé et mis en avant l’intérêt des Anglais pour sa personne.

Les Russes n’ont pas aimé les oeillades des mollahs aux Américains et celles de Larijani aux Anglais : Poutine a annoncé qu’il allait rencontrer Rohani et le Guide Khamenei en dehors du sommet sur le Gaz, laissant entrevoir un chantage de rupture de relation au lieu d’une alliance stratégique pour empêcher un deal avec Washington.

Washington a vu dans cette attitude pesante des Russes une opportunité pour séduire les mollahs : il a continué son ouverture vers les mollahs terroristes en affirmant via Foreign Policy In Focus (FPIF) que l’Arabie Saoudite était la source du terrorisme islamique depuis 1970 et qu’elle était comme le disent les mollahs derrière l’attentat de Paris ! Les mollahs ont acquis la certitude qu’ils pouvaient tirer sur la corde deux côtés et bousculer les parties en jeu pour obtenir plus d’eux.

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Samedi (21 Nov. 2015 – 30 Aban 1394), le Gouvernement se montrait rassurant en affirmant que le patron de la Banque Centrale iranienne s’était rendu la veille en Allemagne avec une offre de vente de banques iraniennes off shore aux Européens pour les impliquer dans les joutes de cette semaine !

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Le Clergé était plus offensif (car plus inquiet) et rappelait que le gouvernement avait rejeté l’application du Plan de Vienne si l’AIEA ne reconnaissait pas l’absence de fondement des accusations internationales d’existence d’un programme nucléaire militaire (PMD) et que de fait elle ne rendait pas illégales les actions et les sanctions passées contre le régime, entraînant de facto la fin définitive et immédiate de toutes ces sanctions. Le clergé se positionnait donc pleinement en dehors du plan de Vienne qui propose une levée graduelle des sanctions. Il jugeait plus intéressant d’utiliser l’ouverture de Washington pour un grand clash !

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Les chefs Pasdaran rêvaient aussi d’un grand clash car après avoir parlé d’une manœuvre avec 120 bataillons (100,000 personnes), ils se disaient prêts pour des manœuvres avec 2000 bataillons (800,000 personnes) alors que sur l’image de leur manœuvre de la veille on voyait à peine, trucage compris, une centaine de personnes. On était donc dans un vrai délire pour gagner la partie alors qu’elle arrivait à sa fin.

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Seul, le clan Rafsandjani, qui est en disgrâce, soulignait l’irréalisme de ce délire en précisant que le gouvernement venait de boucler son prochain budget sur un taux de dollar de l’année dernière sans tenir compte de l’explosion attendue de ce taux.

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Le gouvernement n’a pas répondu car son ministre de pétrole avait aussi organisé une réunion extraordinaire avec les ministres de l’Energie des pays membres et des pays observateurs Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF) pour rassurer les paniqués et semer le désordre chez ses adversaires.

Washington a contré ce front de provocation en invitant Amir-Abdollahian l’adjoint du ministre des Affaires étrangères en Suisse pour discuter de sa participation aux prochaines étapes des discussions sur la Syrie. Washington a aussi fait miroiter aux mollahs une possible alliance énergétique au moment des chefs d’Etat du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF) avec la présence de son allié énergétique l’Azerbaïdjan, membre observateur du Forum. Washington a aussi annoncé l’arrivée de son pion Kofi Annan fin décembre à Téhéran pour attribuer un prix d’écologie aux mollahs (qui a détruit presque toutes les forêts du pays).

Les mollahs préoccupés par la conférence du GECF ont ignoré Washington ! Ce dernier les a légèrement punis en apportant son soutien à une résolution onusienne de l’Arabie Saoudite sur la présence des mollahs et du Hezbollah en Syrie. Il a aussi demandé à ses amis irakiens de bloquer les pèlerins iraniens en route vers la zone chiite pour le 40e jour de deuil de Hossein !

Au même moment, les mollahs échouaient à leur conférence préliminaire sur le gaz car Novak, le représentant russe, ne leur montrait aucune sympathie et se montrait intéressé par les représentants des pays arabes !

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Les Chefs Pasdaran ont pris comme prétexte ces actions hostiles et l’absence de soutien international aux demandes du régime pour une enquête sur « le rôle criminel des Saoudiens dans la bousculade mortelle de Mena » pour affirmait que Rohani avait mis en place une diplomatie souriante qui ne garantissait pas les intérêts du régime et ne pouvait pas le mener à la victoire !

Le gouvernement dépité a mis en avant ses bonnes relations avec l’Irak et l’obtention facile de visas pour l’Irak. En précisant que jusque-là il y avait 2 millions de visas demandés.

La bourse calme jusque-là a sombré dans la panique car le régime n’obtenait rien malgré le contexte favorable aux chantages envisagés. Le gouvernement a dû interdire la vente de 31 très grandes entreprises dont des banques, des raffineries, des aciéries et plusieurs compagnies liées au géant d’automobiles Iran-Khodro pour finir à 226 milliards tomans de ventes c’est-à-dire seulement +13% au-dessus du seuil critique de 200 milliards de tomans.

Le régime était à nouveau sur une mauvaise pente et pouvait s’engager dans un plus grand délire d’agressivité. La France a enfin signé l’accord sur la transformation de la centrale d’eau lourde d’Arak pour raviver la solution de la levée progressive des sanctions et empêcher les mollahs d’aller plus loin dans la provocation.

Le gouvernement a censuré cet accord faisant état de sa capitulation à propos d’Arak. Le gouvernement a tenté une diversion en prétendant via Kamalvandi, son représentant à l’AIEA, qu’il allait garder la production du carburant pour ce site !

Les chefs Pasdaran ont publié le texte en insistant sur la fin définitive d’Eau Lourde à Arak pour signaliser ma trahison de Rohani et son équipe ! Ils ont aussi mis en avant leur fidélité au régime en énumérant des arrestations de contre-révolutionnaires aux 4 coins du pays. Enfin, en supposant que Rohani allait se jet au pied de Poutine, ils ont pris position contre la coopération avec la Russie en rejetant par avant toute possibilité de tirs de missiles sur Daesh en passant au-dessus de l’Iran ! Cela devait rassurer et calmer la panique !

Ali Larijani recevait alors l’anglais Crispin Blunt, le chef de la commission des affaires étrangères de la Grande-Bretagne. Ce dernier attendait une position ouverte de sa part, mais Larijani a oublié son islamo-libéralisme destiné à dépasser ses rivaux et il a critiqué le soutien de la Grande-Bretagne à Daesh (!)... dans l’espoir de s’approcher des chefs Pasdaran et vêtir aussi les habits du défenseur du régime pour avoir le soutien du groupe des paniqués qui est devenu un composant fort du régime en dérive ! Blunt n’a pas riposté et il n’y a pas eu d’escalade, mais il est reparti avec la conviction qu’il n’y avait rien à tirer de ce régime en crise !

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Dimanche (22 Nov. 2015 – 01 AZAR 1394), le Gouvernement avait mis en garde les agences financières et les accusait d’illégalité, intimidant les paniqués pour ne pas leur laisser un rôle déterminant, ou ne pas laisser leur panique lui imposer sa conduite. Il avait aussi mis en image à la une d’Iran, la justice des Larijani contre le Bassidji Zandjani milliardaire, jadis homme de main financier du régime, pour signifier qu’Ali Larijani et les Pasdaran ne pouvaient pas être leurs héros car ils pouvaient au besoin les conduire devant leur tribunal !

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Le clergé tentait de séduire les Chefs Pasdaran en se moquant de la résolution américano-saoudienne. Il affirmait la puissance gazière du régime pour rassurer les siens et aussi pour semer le désordre sur le plan international dans l’espoir de provoquer Washington.

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La bonne nouvelle est venue des chefs Pasdaran rapportant que Washington était ouvert à une entente car le NY Times avait qualifié l’Arabie Saoudite de Daesh officiel !

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Enfin, Rafsandjani, qui est disgrâce, cherchait à en sortir en se faisait le porte-parole du clergé contre son propre camp (dit de modération). Il continuait néanmoins de critiquer le bilan économique du gouvernement du clergé pour aider les autres clans afin d’être parmi les vainqueurs quoiqu’il arrive.

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Depuis la crise de la veille, on avait un front anti-deal composé des chefs Pasdaran et des Larijani qui avait forcé le clergé à revenir à un discours moins complaisant.

Rohani en danger a mis les bouchées doubles pour recevoir le président turkmène qui se veut un affairiste neutre, évoquant contrats d’un montant de 60 milliards de dollars, pour montrer qu’il pouvait encore jouer sur des alliances gazières pour provoquer une crise forte, susceptible d’exploser les sanctions avant d’être obligé de reculer pour obtenir un allègement graduel de ces pénalités.

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Les ministres de Rohani font des drôles de têtes !


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Le président du Venezuela arrivé en avance a été intégré dans des rencontres avec le Guide pour donner l’impression que tout allait de mieux en mieux !

Washington est intervenu par l’arrivée à Téhéran du président irakien.

Les Chefs Pasdaran ont craint que les mollahs parviennent à obtenir les avantages qu’ils souhaitent. Ile se sont dressés contre eux par un conférence sur avec le thème d’incompétence financière (thème cher à Larijani pour l’avoir avec eux !).

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Ali Larijani a aussi craint que les mollahs parviennent à obtenir les avantages qu’ils souhaitent. Il s’est dressé contre un deal basé sur un changement par une révolution de couleur en annonçant une sur la transparence financière des candidats aux prochaines élections du régime ! Pour se hisser à la tête des marchandages en cours, Ali Larijani a aussi vivement critiqué le paquet de mesures économiques de Rohani pour forcer le clergé à le virer !

Les Parlementaires indociles ont profité de cette opposition entre Larijani et Rohani pour dénoncer les « mensonges » du plan sur le nucléaire afin de barrer la route à toute forme de négociation et ainsi parvenir à une crise plus large qui pourrait profiter à des gens comme eux situés en second plan du régime. Mottahari, le beau-frère d’Ali Larijani, a fait un pas en direction du chef des indociles, pour les récupérer.

On avait des circonstances favorables à un bon deal et des oppositions internes empêchant le clergé d’en profiter seul. La panique et le volume des transactions ont chuté de 59% (à 93 Milliards de tomans / 7% en dessous du seuil de la sérénité qui est à 100 milliards de tomans).

Mais les spéculations des affairistes désespérés ne se sont pas réalisées car le président turkmène ne s’est pas laissé manipuler par Rohani et n’a rien signé qui défierait les 5+1. Sa rencontre avec Rohani s’est terminée sur 9 protocoles d’accord sans intérêt.

Le président turkmène n’a également rien dit de conforme aux attentes du régime dans sa rencontre avec le Guide !

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Après cette déconvenue, le régime ne pouvait pas manipuler les autres participants au Sommet des Etats gaziers, il ne pouvait que s’aligner sur la Russie. Washington a tenté de semer la zizanie dans le couple en proposant via l’ex-secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel la possibilité d’un deal par une alliance contre Assad en Syrie. Mais les mollahs n’ont pas accepté l’offre qui leur vaudrait l’opposition immédiate de Moscou. Washington a alors adopté une loi contre le Hezbollah et mis l’accent sur la menace des Pasdaran avant de renouveler son offre en proposant un rôle décisionnaire aux mollahs dans une conférence organisée chez eux avec les Syriens et ses amis les Suisses ! Les mollahs ont accepté. Ce qui signifiait qu’ils étaient partants ! Cela risquer de boucher sur une nouvelle crise. Zarif qui assisterait alors à un anniversaire de la création de l’ONY n’a pu cacher ses craintes derrière son sourire insupportable.

Les chefs Pasdaran inquiets par cette ouverture secrète ont à nouveau pris position contre Washington en dénonçant les tricheries dans l’application de l’accord d’Alger échangeant es otages américains contre l’abandon par les Américains de leur projet de reconquête du régime !

Le chef Pasdaran Naghdi est aussi allé à la télévision, à l’occasion de la semaine de Bassidj, pour affirmer que cette milice avait 24 millions de partisans (soit tous les jeunes iraniens) ! Malgré la fantaisie des chiffres, avec les chefs Pasdaran ainsi s’opposant à tout alignement dicté par la peur, le régime était à l’abri d’une nouvelle crise et pouvait aborder les nouvelles rencontres gazières dont celle avec Ali Larijani en toute sécurité.

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Lundi (23 Nov. 2015 – 02 AZAR 1394), on était le jour J de la rencontre des pays producteurs de gaz. Poutine avait promis des rencontres avec Rohani et le Guide avant le début de la rencontre vers 14h30. Vu le programme, tout le monde l’attendait assez tôt. Le Gouvernement parlait de la place de l’Iran dans le secteur gazier mondial et un article de Zarif faisait état de la fin rapide des sanctions. Le gouvernement était certain de réussir à utiliser la conférence pour parvenir à des deals tactiques avec la Russie afin d’agiter Washington et l’inciter à plier !

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Le clergé sûr d’un succès se disait l’avocat d’un islam rationnel hostile à la violence de Daesh, se montrant prêt à des coopérations allant dans le sens d’un deal ! On était loin de sa rigueur de la veille !

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Les Chefs Pasdaran parlaient d’une alliance stratégique avec Moscou pour désorganiser le camp des mollahs et empêcher leur deal tactique destiné à aboutir à un arrangement avec Washington. Les Chefs Pasdaran se protégeaient contre une riposte du clergé en flattant le Guide et affirmant qu’il avait impressionné le président turkmène !

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Rafsandjani (qui ne se voit aucun avenir en dehors d’un deal avec Washington) ne participait pas l’euphorie d’un deal tactique avec Moscou et continuait à critiquer le bilan de Rohani : cette fois, il précisait que son paquet de mesures économiques allait provoquer 25% d’inflation !

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Avant que le gouvernement ne reçoive Poutine, ses gardes, ses snipers personnels et l’imposante délégation commerciale qui devait l’accompagner en vue d’un deal (stratégique pour la Russie), les chefs Pasdaran qui en avaient parlé pour désorganiser le camp des mollahs ont complété leur action en annonçant la mise en service de nouveaux armements destinés à leur marine, s’affirmant de facto qu’ils n’avaient pas besoin de Moscou, pour contrarier aussi les plans de Poutine et l’empêcher d’imposer ses vues sans égard pour leurs intérêts au prétexte de leur vulnérabilité militaire. Cependant les annonces n’étaient pas appuyées par des images et ils n’ont pas eu l’impact souhaité dans l’euphorie créée par la possibilité d’un deal tactique avec Poutine !

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Mais l’ensemble des spéculations a vacillé dès 9h30 car Poutine n’était pas là à l’heure comme prévu pour les rencontres annoncées avec Rohani et avec le Guide ! La panique a éclaté chez les super nantis qui perdraient tout en cas de la capitulation des dirigeants via une révolution de couleur. Ils ont commencé à vendre : l’indice a chuté alors que le nombre des transactions s’envolait !

Larijani a jugé que le régime allait dans le mur à moins de plier devant Washington. Cette capitulation ne lui convient pas car il pourrait tout perdre en raison de l’implication de sa fratrie dans la répression du régime. Il devait trouver un moyen pour soulager le poids des sanctions : il a vite adopté une nouvelle loi sur l’assurance auto (disparue depuis la révolution islamique) la rendant obligatoire et interdisant la vente d’essence aux automobilistes non assurés (c’est-à-dire à tous les conducteurs), réduisant à néant la vente d’essence dans l’immédiat et permettant au régime de réduire durablement l’importation de ce produit qui lui coûte 5,25 millions de dollars par jour ! Puis il a voté une autre loi interdisant aux assureurs de se lancer dans l’assurance auto sans la permission du Parlement. Tous les automobilistes sont devenus hors-la-loi, interdits d’acheter de l’essence et sans la possibilité de mettre fin à cette situation. Larijani a ainsi introduit une mesure concrète pour retarder la banqueroute du régime. Il s’est aussi posé en maître d’accès à l’essence en espérant que le clergé l’écoute et lui accorde un droit de regard dans ses marchandages !

Ali Larijani a aussi rouvert un dossier concernant l’achat de vieux wagons ferroviaires à la Suisse pour contrarier le deal tactique avec la Russie grâce à l’achat de vieilles armes russes. Il pouvait aussi contrarier ainsi les projets de deal via la Suisse ! Il a enfin insisté sur la récession existante ! Les Parlementaires indociles l’accompagnaient.

Mais les mollahs n’ont rien dit qui puisse être synonyme d’un plus grand rôle pour Ali Larijani !

La bourse était toujours en panique ! À la mi-journée, malgré un nombre censuré (donc inhabituel et élevé) de ventes interdites, le volume des transactions dépassait le seuil critique de 200 milliards de tomans.

Ali Larijani a menacé les paniqués en affirmant qu’une commission avait été chargée d’enquêter sur la bourse et clore les activités posant des problèmes. Mais cette menace n’a pas calmé la panique !

Le député Koutchak-zadeh a coupé avec le régime en donnant sa démission au prétexte du manque d’intérêt au sein du Parlement à propos de la destruction délibérée de 17000 tonnes de pommes de terre par le gouvernement afin de provoquer une pénurie et faire monter le prix et ainsi diminuer la consommation de ce produit d’importation. On avait un début de chaos !

Poutine est arrivé vers 12h15 heure de Téhéran avec un cadeau inestimable : un vieux coran manuscrit jadis propriété de l’empire iranien et perdu au gré des guerres régionales l’opposant aux Ottomans et aux Russes ! La Russie a aussi annoncé la levée de son embargo sur les équipements nucléaires. Il y avait 2 heures avant le début du Sommet des pays producteurs de gaz et Poutine avait le temps de coordonner son discours avec Rohani. Les gens du régime ont repris confiance. La bourse a commencé à remonter.

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Mais le président russe a mis du temps à sortir de son avion...

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L’espoir est retombé comme un soufflet ! Les gens du régime ont conclu qu’il jouait avec ses interlocuteurs iraniens et qu’il était insensé de s’appuyer sur lui ! Les ventes ont repris avec un indice toujours plus bas. La bourse a fini avec 464 milliards de tomans de transactions dont 75% de vente permettant aux paniqués vendeurs de récupérer l’équivalant de 96 milliards de dollars. Sous l’effet d’une demande équivalente le taux du dollar a aussi commencé à monter !

Alors que les nantis paniqués et aussi les mollahs attendaient que Poutine sorte de son avion, Washington est intervenu par l’intermédiaire de son pion Amano pour ordonner une rencontre des 5+1 avec le régime mardi à Vienne sur la finalisation de ses engagements accomplis pour lui montrer qu’il était sur la bonne voie ! Mais le retard accompagné des cadeaux (le Coran et la fin de l’embargo) pouvait signifier la volonté de Poutine de forcer le régime à accepter une alliance durable. Cela laissait une marge d’action aux mollahs !

Finalement Poutine a quitté l’aéroport de Téhéran vers 13h30 soit 75 minutes après son atterrissage. Il a aussi tôt demandé à rencontrer le Guide (pour lui remettre le coran ancien). Vu la distance entre l’aéroport et le siège du Guide situé au cœur de Téhéran, il a pu y être dans environ 20 minutes.

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Il a pu s’asseoir devant le Guide à 14h00.

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Poutine n’avait guère eu le temps de s’éterniser chez le Guide car il devait reprendre sa Mercedes blindée S-600 pour parcourir quelques centaines de mètres et arriver à la salle de conférence dans l’enceinte toute proche du Palais présidentiel.

Pour Rohani, Poutine avait tout fait pour éviter une rencontre avant le sommet. Il n’avait pas envie d’aider le régime. Rohani a tenté de le manipuler en acceptant l’invitation de la Turquie (allié stratégique de Washington) à une réunion du Standing Committee for Economic and Commercial Cooperation of the Organization of the Islamic Cooperation (COMCEC).

Poutine n’a pas changé de ligne car il est même arrivé le dernier pour la conférence au point qu’il a juste eu le temps d’échanger une poignée de main avec Rohani avant le début de la conférence.

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Rohani a aussi continué à espérer en ouvrant la conférence par une invitation à tous les participants d’investir dans le domaine gazier iranien. Chacun a compris que le plan du régime était de parvenir à une alliance ou association énergétique avec les pays membres (de préférence la Russie) pour échapper aux sanctions qui frappent le régime. Mais ce discours n’a eu aucun écho positif parmi les chefs des Etats membres du Forum des Pays Exportateurs de Gaz !

Poutine a définitivement déçu tous les gens du régime car il a insisté sur l’investissement dans le domaine gazier de son propre pays pour utiliser le gaz à des fins stratégiques en référence à ses chantages de rupture de fourniture à des pays hostiles.

Morales, le président bolivien, longtemps financièrement aidé par les mollahs par du pétrole gratuit s’est félicité de son courage d’avoir fréquenté les mollahs malgré les pressions américaines et a dit qu’il continuerait à braver Washington en soutenant à présent pleinement la Russie et le président Poutine !

Le président de la Guinée Equatoriale a ignoré l’appel au secours des mollahs en demandant également que l’on investisse chez lui ! Le président du Venezuela a apporté son soutien à la candidature de direction du forum par la Bolivie et demandé un soutien aux pays membres pour faire monter le prix du baril !

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Washington a tenté d’aider via l’Irak, membre observateur, se proposant comme un couloir sûr pour l’exportation du gaz iranien vers l’Europe. Le Turkménistan a contré cette proposition en insistant sur le respect des règles claires et inviolables de non-concurrence entre les pays membres ! La rencontre s’est finalement terminée sur une déclaration de bonnes intentions étrangère avec les demandes spécifiques des mollahs !

Il n’y avait rien de positif pour les mollahs et pour leur pion Rohani ! Le régime tout entier a reçu une autre claque lors de la photo souvenir de la rencontre : les invités ne s’intéressaient pas à Rohani, tous étaient intéressés par Poutine ! Le grand gagnant de cette rencontre était Poutine qui avait parlé de ses intentions d’utiliser le gaz pour contenir les ambitions américaines qui ne plaisent à personne ! En fait il était venu à Téhéran chez les mollahs infréquentables pour affirmer son autonomie et sa position anti-américaine ! Les autres l’avaient couronné comme le chef incontesté de la résistance à la poussée américaine.

Poutine consacré chef des insoumis a alors surpris les mollahs en acceptant une rencontre avec Rohani suivie d’une conférence de presse commune pour mieux asseoir son statut du chef des Insoumis ! Les mollahs ont repris espoir car Poutine avait besoin d’eux (même s’il ne l’avouait pas) ! Ils pouvaient en profiter pour jouer leur propre jeu du moins pour calmer les paniqués et leurs rivaux !

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Washington a craint une fuite en avant des mollahs dans une attitude agressive et a tenté de les dissuader en exprimant son hostilité à toute livraison des S-300 aux mollahs (bien que cette DCA ne soit plus la plus performante aujourd’hui) !

Les mollahs & co ont été ravis par la réaction de Washington rendant possible un bras de fer. Les médias de tout bord silencieux depuis le retard délibéré de Poutine et l’oubli humiliant de ses rendez-vous ont commencé à parler du sommet et à diffuser ce qui y avait été dit. Redoutant une nouvelle déconvenue de la part de Poutine dans la conférence de presse qui devait suivre, ils ont essayé de récupérer son prochain discours anti-américain en affirmant que ce discours résultait d’une rencontre de 2 heures avec le Guide avant le Sommet sur le Gaz ! Le maître du Kremlin avait été totalement captivé par le Guide et il avait sans cesse donné raison à ses remarquables avis sur la nécessité de leur contre Washington. Le Guide avait affirmé que Washington était faible, c’est pourquoi il avait accepté de négocier sur le nucléaire ou sur la Syrie. Poutine devait continuer à lui résister pour avoir gain de cause !

Mais cette manipulation n’a pas vraiment été une bonne idée car le maître de Kremlin a été encore plus explicite dans son approche axée sur les intérêts de la Russie en refusant toute alliance énergétique avec le régime malgré une nouvelle demande formulée par Rohani ! Poutine a encore souligné les intérêts de son propre pays dans la lutte contre Washington ! Il a aussi insisté sur la nécessité pour le régime d’appliquer la feuille de route de l’accord de Vienne et a même posé un ultimatum de coopération aux mollahs en précisant qu’il entendait finir le transfert de leurs stocks d’uranium enrichi vers la Russie avant la fin 2015 ! Il a enfin rappelé sa condition d’une alliance économique exclusive en affirmant que son pays était prêt à investir 5 milliards de dollars en Iran si le régime lui achetait quelque 35 projets de modernisation d’une valeur de 40 milliards de dollars, mettant ainsi fin à toute exploitation politique ou diplomatique de son voyage par ses interlocuteurs barbus !

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C’était une vraie humiliation pour Rohani, ses maitres et tous leurs adversaires. Il n’y eut aucun commentaire sur cet échec qui pouvait aggraver la panique interne !

L’Angleterre, associée mais concurrents de la Russie au sein des 5-1, a alors publié son rapport annuel sur ses intérêts stratégiques (PDF ci-dessous). Il y a rappelé son existence aux mollahs en parlant d’un retour immédiat des sanctions levées en cas d’une seule violation de l’accord de Vienne de leur part.

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La journée qui devait libérer le régime a ainsi été une suite de punitions pour les mollahs ! Ils pouvaient s’attendre à une seconde vague de panique !

Cette crise pouvait s’aggraver s’ils recevaient des blâmes lors de leur rencontre avec les 5+1. Les mollahs mais aussi leurs rivaux devaient se montraient solidaires et prudents pour s’éviter des problèmes.

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Mardi (24 Nov. 2015 – 03 AZAR 1394), dans le journal Iran, Rohani niait ses échecs de la veille en affirmant que le sommet de la veille était le début d’une ère de coopération régionale (lui permettant de contourner les sanctions).

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Le clergé niait aussi ses échecs en parlant des bons conseils du Guide à Poutine ! Par ailleurs, le clergé cherchait à tourner la page puisqu’il présentait son pion Rohani comme un défenseur du gaz comme une énergie propre dans l’espoir que la France lui envoie une autre invitation publique pour le COP21 afin qu’il puisse utiliser cette autre rencontre pour faire valoir des projets gaziers et ainsi exploser le régime des sanctions à son égard.

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Les Chefs Pasdaran niaient aussi les humiliations subies la veille en reprenant les propos rêvés du Guide à Poutine : nous saboterons ensemble les plans de Washington !

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Mais Rafsandjani restait dans l’opposition car il ne magnifiait pas la rencontre de Poutine avec le Guide et insistait sur la récession de l’économie iranienne.

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Les trois principaux clans du régime niaient leurs échecs de la veille en choisissant la fuite en avant anti-américaine. Le régime restait néanmoins sous la coupe des sanctions et sans option de secours depuis son échec avec Poutine. C’est pourquoi la bourse a commencé en état de crise avec la baisse des indices donc avec des ventes massives !

Ali Larijani a alors repris ses efforts contre Rohani en s’opposant au dernier modèle de contrat pétrolier défini par Rohani pour marchander avec les Européens ou les Américains. Il a aussi adopté une nouvelle loi annulant les permis de conduire pour les automobilistes et motards sans assurance pour réduire encore plus la consommation d’essence du régime et montrer son engagement à secourir les mollahs en difficulté. Les mollahs n’ont pas réagi : ils ne voulaient pas d’Ali Larijani !

Cette situation de crise est passée en second plan à 09h20 quand la Turquie, membre clef de l’OTAN, a abattu un avion russe pour un survol menaçant de 17 secondes de son territoire. L’attaque avait lieu dans la zone d’action de l’OTAN près de la base américano-turque d’Incirlik. Les Américains ne pouvaient ignorer l’action qui allait les opposer à la Russie. Ils n’avaient pris aucune mesure contre cette action ou contre l’allié turc qui aurait agi indépendamment de leurs intérêts. Il était donc clair qu’ils avaient organisé l’attaque et entendaient intimider la Russie avec le poids de l’OTAN pour l’empêcher de bombarder leurs pions islamistes lâchés sur Assad. Washington répondait avec vigueur à Poutine qui s’était présenté à l’issue du sommet gazier de Téhéran comme le chef des pays anti-américains !

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Poutine s’est gardé de citer l’OTAN ! On pouvait estimer qu’il n’avait pas la capacité économique et militaire de résister à un conflit avec les Etats-Unis et tous ses alliés européens et asiatiques !

Les mollahs n’ont guère pris position en faveur de la Russie qui n’était plus un allié bankable pour faire chanter les Américains ! Les mollahs ont oublié leurs leçons sur l’anti-américanisme et ont organisé une rencontre avec Morales pour insister sur leur amour de l’islam modéré ! Mais cette fois Washington est resté en retrait pour les mettre sous pression !

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Ali Larijani qui était le plus agité depuis le début de la journée est allé plus loin en proposant implicitement un deal aux Américains en appelant son homologue turc pour l’assurer de la nécessité de coopération entre leurs deux pays ! Les Chefs Pasdaran ont tenté une alternative en sollicitant le soutien de la Chine ! Mais ils n’ont rien obtenu !

Les nantis paniqués se sont retrouvés sans aucune défense. Les mollahs dirigeants ont aussi paniqué et commencé à vendre car les actions du secteur pétrochimique (qui est leur domaine réservé) ont commencé à chuter. Le dollar était en forte hausse ! Le gouvernement a alors arrêté la vente d’actions pour de nombreuses unités pétrochimiques dont les Raffineries d’Abadan (l’une des plus grandes du monde). Ce blocage a réduit le champ d’action boursier de 60%. La bourse a fini à 251 milliards de tomans (-46% par apport à la veille), mais le résultat était au-dessus du seuil critique des 200 milliards de tomans et aussi bien au-dessus du volume espéré en l’absence du secteur pétrochimique. Si le gouvernement n’était pas intervenu, la panique serait devenue visible et aurait entraîné un krach encore plus large et une plus forte demande de dollars qui aurait mené le régime vers le chaos !

Washington a alors renoué le dialogue avec les mollahs forcément désespérés via le représentant de l’Algérie, l’un de ses médiateurs attitrés !

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Les mollahs ont compris que Washington restait demandeur d’un arrangement ! Ils ont organisé une rencontre avec le représentant irakien se disant prêts à s’opposer au plan américain de balkanisation d’Irak !

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Washington n’a guère riposté. Il a rappelé son ouverture à un deal en demandant à ses amis irakiens de faciliter les visas pour les pèlerins iraniens désirant se rendre à Karbala mercredi suivant pour les deuils chiites d’Arbaeyn. Le régime s’est félicité de cette mesure de complaisance à son égard en évoquant le départ de plus d’un million de pèlerins vers Karbala alors qu’il n’avait presque pas de pèlerins partant à pieds vers Karbala comme le veut la tradition.

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Puis rassurés par la complaisance de Washington, les mollahs ont durci leur position face aux 5+1 à Vienne en insistant sur un rapport annulant les accusations internationales sur l’existence d’un volet militaire secret dans leur programme et suite à cette annulation des accusations, la levée définitive de toutes les sanctions en une seule fois au lieu du calendrier de la levée graduelle des sanctions selon l’accord signé juillet dernier.

Washington et les autres pays réunis à Vienne ont esquivé cette provocation, privant les mollahs de l’escalade tactique nécessaire à leur avenir. Les mollahs alors sans cesse assisté sur le rapport positif à leur égard.Puis, ils ont refusé le calendrier accepté à Vienne pour pousser les 5+1 à riposter et ainsi générer l’escalade utile à leur avenir.

Ali Larijani qui n’avait rien eu du côté des tirailleurs turcs de l’Oncle Sam s’est aligné sur les mollahs en insistant via un proche sur l’attachement du régime au slogan de Mort à l’Amérique !

On avait vraiment une journée de rodéo, le régime avait d’abord été anti-américain, puis pro-américain et enfin par sa fuite en avant face aux 5+1, il était anti-américain, anti-européen et anti-russe !

Obama qui recevait Hollande a épargné le régime déboussolé des mollahs dans sa conférence de presse avec son invité. Il a attaqué les Russes qui étaient frappés et Assad, mais pas les mollahs, leur laissant la possibilité de choisir une capitulation douce en faveur de ses pions islamo-bcbg.

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Mercredi (25 Nov. 2015 – 04 AZAR 1394), le gouvernement Rohani, silencieux la veille, ne prenait pas la partie des Russes, ne présentait pas ses condoléances à Poutine, ne dénonçait pas un complot américain, et réduisait l’incident de la veille à un bras de fer entre Poutine et Erdogan dans le ciel syrien !

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Le clergé était resté également neutre par rapport à la Russie et son conflit indirect avec Washington. Le clergé rappelait sa position anti-américaine en rappelant son hostilité active au plan américain de balkanisation de l’Irak !

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Les chefs Pasdaran répétaient aussi les propos du Guide contre Washington pour se rapprocher de lui donc du clergé. Par ailleurs, ils évoquaient le coup de poignard de l’OTAN contre les ennemis de Daesh, proposant de facto aux mollahs d’aider Poutine pour avancer ou pour exaspérer Washington et le forcer à composer.

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Rafsandjani s’était aussi aligné sur l’anti-américanisme du clergé après l’évanouissement de la possibilité d’une alliance tactique avec les Russes ! Il accusait même Washington de soutenir Daesh en multipliant des campagnes contre les ennemis de Daesh ! Par ailleurs, il soulignait la hausse du dollar, mais il proposait comme solution un rapprochement avec Poutine en acceptant l’alliance monétaire qu’il avait jadis proposé au régime.

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On avait clairement un front pour avancer par provocation anti-américaine ! Les chefs Pasdaran ont continué dans cette voie en annonçant l’ouverture de l’exposition aérospatiale de Téhéran pour évoquer de nouvelles armes dont des hélicoptères de combat et de nouvelles roquettes. Les images ont montré un bric-à-broc plutôt risible. Ce show improvisé a seulement permis de confirmer que les chefs Pasdaran manquaient à la fois de moyens et de personnel.

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Conscients de l’impact négatif de leur show, les chefs Pasdaran ont occupé l’espace médiatique en parlant de leur force de frappe et leur capacité de répression par des annonces d’action contre les mal-voilées (mais les images étaient bien en dessous des annonces) !

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Les chefs Pasdaran ont alors fait un pas en direction du clergé en insistant sur leur intérêt commun en affirmant leur admiration pour Khomeiny car qu’il disait toujours qu’il avait fait la révolution non pour le pays ou pour le peuple mais pour l’islam ! Ils disaient implicitement jouons à fond la carte de l’intégrisme pour intimider nos ennemis, mais encore le peuple qui pourrait nous embêter.

Les mollahs ont accepté et montré leur envie de se battre en annonçant une rencontre entre le Guide et plus de 2500 commandants de la milice Bassidj (mobilisation populaire sécuritaire). Le Guide a salué ces milliers de miliciens pour leur effort pour préserver la révolution islamique. Il a insisté sur la nécessité de barrer la route à tous les projets d’infiltration (l’accord nucléaire qui entend adoucir le régime). Il a enfin promis des ponts d’or aux miliciens en échange de leur effort.

Côté discours, le message était clair : on entendait faire peur aux adversaires du régime. Cependant l’offre de participation à la vie économique était une vraie gaffe car le régime l’avait déjà formulé quand il assistait à la rupture de ses troupes.

Côté forme, les mollahs avaient parlé de 2500 commandants pour signifier qu’ils avaient au moins 2,500,000 combattants. Mais sur les images on avait des vieux miliciens retraités et des jeunes barbus (donc pas de commandants). Par ailleurs, la foule se densifiait après les 2 ou 3 premiers rangs : ce qui signifiait un trucage par masquer la présence de très peu de gens sur place. En conclusion, les mollahs et les chefs Pasdaran avaient montré qu’ils avaient au plus une foule s’étalant uniquement sur 3 rangs soit une soixantaine de personnes dont une quarantaine de miliciens fidèles ! Cela aussi rendait ridicule l’objectif de l’intimidation et confirmait le manque de troupe du régime.

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Le gouvernement des mollahs dénigré par ses patrons du clergé et ses rivaux a tenté de redresser la barre dans son propre intérêt en s’approchant un peu de Poutine : Zarif a appelé Lavrov à propos de la frappe subie par la Russie, mais sans proposer son aide, gardant toujours le régime à distance puisque la Russie n’avait pas osé défier l’OTAN.

Par ailleurs, le gouvernement a repris ses efforts de provocation diplomatique en insistant sur un ton confiant et moqueur sur sa certitude que l’AIEA allait annuler les accusations de PMD et les sanctions américaines qui les accompagnent.

Washington a ignoré le retour vers Poutine, de peur que les intrigues du moment entraînent les mollahs de plus en plus vers Moscou. Il est resté calme car en prévision à cette évolution très contraire à ses intérêts, il avait opté pour le marchandage en expédiant d’ores et déjà vers les mollahs son allié affairiste et l’OTAN, le royaume de Luxembourg qui contre un dépôt de quelques millions d’euros vous fournit un acte de naissance en bonne et due forme et se propose ainsi comme une bonne et discrète refuse pour les maffieux de tout poil !

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Le Luxembourgeois est arrivé très souriant et n’a pas manqué d’éloges à l’égard des mollahs, laissant entrevoir la possibilité d’un exil chez lui pour les mollahs ! Mais malgré la générosité affichée, motivée par sa mission atlantiste et l’acheminement des dollars des mollahs vers son pays, le médiateur luxembourgeois n’a pas réussi à calmer les mollahs ! Ces derniers n’ont pas changé de positions car tout exil aussi doré soit-il ne peut avoir de valeur avec des mandats d’arrêt contre soi pour actions terroristes. L’Etat hôte peut à tout moment vous livrer s’empochant ua passage votre fortune !

C’est pourquoi les mollahs ont continué à attaquer Washington pour montrer qu’ils voulaient surtout des garanties pour ne jamais être inquiétés afin de ne pas perdre pas leur acte de naissance luxembourgeois ou autres !

Le mae luxembourgeois est resté malgré tout souriant avec les mollahs terroristes et violeurs pour réussir sa mission pour Washington, mais aussi pour les dollars des mollahs !

Poutine a eu peur que les mollahs puissent finalement trouver un arrangement avec Washington. Le Russe a tenté de contrarier leurs marchandages en soulignant leur vulnérabilité par son adjoint chargé d’armements Vladimir Kojine avant de préciser que son pays pouvait combler leur manque en accédant à leurs innombrables demandes d’achat de tous types armements. Kojine a aussi parlé d’un contrat de livraison de S-200 (au lieu des S-300 -datant de 1979- qui est désormais également dépassé par rapport au S-400 et S-500 livrable en 2016) pour montrer que la Russie pouvait faire preuve de mauvaise foi et annuler à tout moment leurs derniers contrats vitaux si elle constatait un mouvement contraire à ses intérêts.

Pour résumer, on avait une belle volonté de provocation chez les mollahs et les Pasdaran, mais pas les moyens militaires ou humains pour y arriver. Le gouvernement du régime peinait à s’approcher de Moscou pour manipuler Washington et enfin ce dernier leur offrait des sorties de secours qui pourraient s’avérer être des pièges mortels.

La panique a continué a persister à la bourse, mais le blocage des ventes d’un plus grand nombre des unités pétrochimiques et de plusieurs banques d’affaires a limité la casse et permis de finir la semaine boursière à 233 milliards de tomans soit 10% en dessous de la veille, mais encore 10% au-dessus du seuil critique des 200 milliards de tomans. Ce résultat avec les moyens employés signifiait un très haut niveau de panique ! Le régime était dans une sale situation. Il devait forcément chercher l’escalade pour marquer des points avant la réouverture de la bourse dans 36 heures.

Les mollahs ont insisté sur leur position anti-américaine ou leurs exigences de l’annulation définitive des sanctions sans réussir à faire bouger la situation.Le clan Larijani a reparlé de sa loi sur la transparence financière des campagnes électorales pour accuser ses adversaires de corruption ! Les Parlementaires indociles ont aussi attaqué Rohani sur l’échec de ses plans économiques ! Les mollahs désespérés sont passés à la vitesse supérieure en annonçant via leur négociateur n°2 Araqchi que les 5+1 devaient choisir entre l’accord de Vienne et un rapport confirmant les PMD ou les accusations d’activités nucléaires militaires au sein du régime entre 2003 et 2009 !

Washington n’a pas apprécié ce chantage délibéré car dans le contexte Poutine pouvait être amené à s’allier avec les mollahs. Washington a lancé une rumeur de livraison des S-300 avant de rappeler qu’il s’y opposait fermement depuis toujours (ce qui est faux) pour signaler à Poutine qu’il ne tolérerait pas une alliance avec les mollahs !

Puis en direction des mollahs, Washington a précisé que l’accord de Vienne « ne leur ordonnait rien, mais s’ils arrêtaient d’appliquer ses recommandations (et leurs engagements) ils seraient sévèrement punis par e rétablissement des sanctions gelées ou diminuées ». Puis il a précisé que de nombreuses sanctions restaient encore valables après l’entrée en vigueur de l’accord. Washington a enfin sanctionné la compagnie américaine Barracuda Networks au motif de livraison d’antivirus informatique aux mollahs pour montrer à ces derniers qu’il avait encore le moyen d’alourdir ses sanctions à leur encontre !

Londres (membre des 5-1) a aussi rappelé sa possibilité de malmener les mollahs en apportant son soutien à l’Arabie Saoudite et sa résolution onusienne à leur encontre !

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Jeudi (26 Nov. 2015 – 05 AZAR 1394), au sein du régime désespéré, son gouvernement attaquait dans son organe de presse les Américains et les Européens comme les financiers de Daesh, leur ordonnant d’arrêter ! Il signalait aussi que le Guide avait parlé d’un élargissement du champ des activités économiques pour les miliciens afin d’inciter des milliers de miliciens en rupture avec le régime de revenir en son service ! Le gouvernement courrait d’une part après les Américains et d’autre part, derrière des miliciens qui méprisent le régime et ne veulent plus le servir !

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Au sein du régime désespéré, le clergé, conscient de l’incapacité de ses pions Rohani et Zarif, avait choisi d’afficher une force tranquille puisqu’il insistait en anglais sur le « discours du Guide à des milliers de miliciens » pour dire qu’il avait encore des ressources pour continuer sa fuite en avant. Le clergé signalait aussi un appel au calme de Rohani en direction de la Russie et de la Turquie, donnant une image constructive de son pion défaillant et aussi pour se poser en allié potentiel des Européens !

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Les chefs Pasdaran, qui avaient multiplié des gadins, insisté sur le rejet de l’infiltration étrangère (l’accord de Vienne) dans l’espoir de provoquer une crise et ainsi s’échapper du carcan imposé par les grandes puissances.

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Enfin Rafsandjani s’appuyait sur le discours du Guide (tendance générale du régime) et aussi sur les mauvais chiffres du Gouvernement pour le dénigrer et se poser en alternative !

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Constat : hormis le clergé et sa force tranquille, les autres groupes avaient une image lamentable et n’étaient pas parvenus à trouver un bon argument pour se mettre en valeur. Le régime restait de fait dans une sale situation !

Rohani a tenté une nouvelle provocation en affirmant que le régime n’échangerait pas ses stocks d’uranium enrichi contre du minerai d’uranium mais contre du Yellow Cake ou du concentré d’uranium.

Washington a eu presque pitié des mollahs car il a continué à les harceler seulement à feu doux par une nouvelle revendication de souveraineté des Emirats sur les trois iles stratégiques d’Iran dans le détroit d’Hormuz ! La Suisse qui représente les intérêts de Washington à Téhéran a aussi annoncé l’arrivée imminente de son vice-ministre des affaires étrangères en Iran pour parler d’une grande coopération commerciale entre les deux pays. On a compris que Washington entendait marchander discrètement avec les mollahs !

Les mollahs et les Pasdaran ont gardé le silence sur les Emirats par peur que leur incapacité d’agir ne souligne leur manque de troupes. Ils ont également zappé l’offre des Suisses car sans un investissement immédiat de leur part, cela restait une simple promesse ! Le gouvernement a tablé sur la poursuite de sa dernière provocation en répétant son exigence de Yellow Cake !

Les chefs Pasdaran ont tenté de provoquer une escalade en insistant sur leur puissance marine puis sur la création d’une université dédiée à l’apprentissage de moyens de neutralisation de l’infiltration américaine en Iran !

Mais quelques vieux mollahs et Pasdaran ont apporté tardivement un timide soutien à Poutine qui venait d’annoncer des mesures fortes contre la Turquie et aussi contre Washington en frappant son allié l’Ukraine. La Russie était redevenue bankable pour le régime !

Washington a puni ce revirement naissant et la provocation nucléaire du régime en évoquant via Amano des doutes sur le pacifisme du programme nucléaire iranien et la nécessité d’une inspection plus importante !

Les mollahs et leur pion Rohani ont cessé de parler par peur d’aggraver leur situation ! Ils se sont limités à souligner leur force tranquille en évoquant une grande mobilisation des Iraniens pour aller à Karbala. Mais les images ont révélé un mensonge : il n’y avait presque personne pour aller à Karbala !

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Ali Larijani toujours remuant a alors annoncé des milliers de miliciens réunis à son initiative sur la gigantesque place Azadi de Téhéran. On avait encore un mensonge : il y avait là seulement une trentaine d’ados en tenues de miliciens. Ali Larijani qui ne pouvait profiter de la situation, était absent et s’était représenté par son adjoint le mollah Abou-Torabi. L’opération confirmait aussi la faiblesse numéral du régime !

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Vendredi (27 Nov. 2015 – 06 AZAR 1394), Washington a continué à harceler le régime en affirmant qu’il n’avait pas donné assez d’informations à Amano ! Par ailleurs Israël a annoncé une manœuvre balistique pour intimider les mollahs et les chefs Pasdaran qui manquent de troupes. Le régime était donc menacé par un rapport donnant raison aux accusations nucléaires américaines et par des missiles israéliens prêts à les exploser dans une turkish frappe préventive !

Ali Larijani humilié par son échec de la veille s’est rendu à Qom, ville siège du clergé, à l’occasion d’une messe pour la commémoration à venir d’Arbaeyn pour implorer le pardon des mollahs. On a alors compris qu’il ny aurait presque aucune mobilisation pour Arbaeyn !

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Les mollahs de Téhéran ont alors zappé Arbaeyn et le martyr de Hossein qui semblaient voués à un boycott cuisant ! Ils se sont encore approchés des chefs Pasdaran pour une offensive de slogans intimidants tous azimuts dans le cadre de la prière de Vendredi (avec une foule inventée par Photoshop au-delà des premiers rangs). Il y eut plusieurs mini discours des chefs Pasdaran sur leurs nouvelles armes et leurs puissances de feu et des arrestations réalisées récemment pour stopper la contre-révolution et l’infiltration de la belle révolution islamique par des espions aux soldes de Washington.

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Puis dans le sermon qui a suivi, le représentant du clergé a rejeté l’accord de Vienne, les inspections et enfin, toute négociation avec Washington ! Le clergé a ainsi affirmé que la priorité du régime devait être l’escalade pour trouver une sortie de secours. Par ailleurs, il s’est ainsi posé en patron des chantages du régime.

Le représentant du clergé a aussi effacé les échecs du sommet de Gaz et du rapprochement avec Poutine en parlant de bonnes négociations sur le Gaz et en affirmant que Poutine était un grand fan du Guide au point qu’il a bousculé le protocole pour se rendre comme un fan transi chez le Guide pour écouter ses bonnes paroles. Le représentant du clergé a aussi justifié l’erreur stratégique de l’absence du soutien à Poutine en insistant sur la nécessité pour lui et son adversaire turc de se modérer dans l’intérêt de la région !

Enfin, le représentant du clergé a insisté sur la suprématie légale de son clan en critiquant les lois poussives de Larijani pour régenter les élections du régime en via le Parlement. Le représentant du clergé a terminé par un hommage vibrant au modèle bassidji pour affirmer qu’il ne manquait pas de moyen pour contenir ses rivaux et le peuple !

On avait donc un régime braqué, à fond dans le slogan et la propagande, à l’issue d’une semaine d’échecs ou d’erreurs diplomatiques ! Aucune voix ne s’est élevée contre ce discours, tout le monde était conscient de la faiblesse et l’isolement du régime et la nécessité de reproduire un discours offensif pour donne l’impression d’une force tranquille pour éviter de partir en miettes !

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Résumé et conclusion(s) | Cette semaine, à 15 jours d’un rapport potentiellement mauvais de l’AIEA (qui représente Washington et les 5-1, les mollahs & co avaient l’occasion de briser la menace à leur encontre en s’alliant avec les Russes au moment du sommet tri-annuel de GECF pour un projet d’utilisation géopolitique du gaz, mais ils ont continué à flirter avec Washington ou avec l’Europe car leurs avoirs de 33 ans de corruption s’y trouvent et ont peur de les perdre !

Poutine a puni cette conduite géopolitiquement nocive en limitant son soutien au régime, mais il a profité du Sommet pour se poser en leader mondial de la résistance aux Américains !

Les Américains ont indirectement riposté par une attaque déloyale d’un de leur pion de l’OTAN contre un avion russe engagé en Syrie, pour rappeler l’étendue de leur possibilité de riposte. Ils entendaient aussi démontrer la faillibilité des avions russes qui dépassent ses avions militaires. Poutine n’a pas accusé l’OTAN. Les mollahs ont cessé de le considérer comme un allié tactique utile à leur bras de fer avec Washington, c’est pourquoi ils ne lui ont pas part de leur tristesse ou de leur soutien et ont même fait quelques pas en direction de son ennemi ! Ils se sont trouvés bien penauds quand il a parlé de sanctions gazières contre la Turquie, mais aussi les alliés européens de Washington à l’arrivée d’un hiver que l’on prédit comme très dur en raison d’El Nino ! Ils ont alors esquissé un revirement, tout en restant peu engagés par peur de perdre leurs avoirs dans les pays occidentaux, arabes ou asiatiques proches de Washington !

On a vu des comportements habituels des mollahs & associés sans rapport avec le contexte extraordinaire qui leur permettait la possibilité de changer leur condition. Ils n’ont pas su trancher et choisir, par peur de perdre leurs avoirs, devoir partager leurs privilèges et encore d’évoluer pour durer !

On a alors vu une méga panique et des efforts des responsables de seconds ordres de prendre le pouvoir pour accéder aux marchandages avec Washington pour un transfert de pouvoir vers ses pions en échange de garanties pour leur fuite et la préservation de leurs avoirs !

On a compris que les mollahs et associés n’avaient pas la capacité d’analyser les faits géopolitiques qui les entourent pour agir en conséquence. En réagissant de manière automatique par la propagande, des provocations ou des menaces, ils ont démontré qu’ils ne comprenaient rien aux potentiels géopolitiques du monde !

Cette semaine, les mollahs & associés ont en fait involontairement démontré qu’ils n’avaient aucune vraie vision géopolitique et aucune ambition géopolitique leur permettant de durer. En s’occupant uniquement leur retraite, ils ont confirmé leur sénilité.

Après un long crise de désorientation, ils ont terminé la semaine, divisés et dévastés, par un schéma pétrifié de Force Tranquille, risible à l’excès car on est un monde géopolitiquement agité où aucune puissance même les 2 plus grandes ne peuvent en dire autant. Cette semaine, les mollahs & associés ont raté l’occasion d’assurer leur survie et ont démontré qu’ils étaient bons à rien et bons pour la casse !