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Iran : Semaines n°405
Terroristes désespérés !

03.12.2015


Nouveau Résumé Historique (écrit le 24.11.15)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washingtonton. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre et la Russie ont contré ce plan implicite d’arrangement avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève.

Rohani incapable de réussir ses paris | Rohani a accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause ses engagements, mais il n’y est pas parvenu. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% !

Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des autres pays des 5+1, notamment les Anglais et les Russes, étaient en danger. Lors des négociations à Lausanne, puis à Vienne, sur la poursuite du Processus de Genève, les Anglais et les Russes se sont unis avec les Français, les Allemands et les Chinois, exigeant un nouveau processus d’engagements nucléaires très stricts notamment avec des inspections exposant les hauts dirigeants du régime... afin de les braquer et de fait, neutraliser les efforts de Washington.

Les mollahs ont dû accepter les objectifs imposés par le front anti-américain composé entre autres par les 4 membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 »). Téhéran espérait adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser le processus onusien et retrouver Washington et l’obliger grâce à une escalade sur le thème de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient obtenir des garanties de sécurité fermes et définitives par l’annulation de toutes les sanctions pour quelques motives que se soient tout particulièrement au motif du crime imprescriptible du terrorisme !

Or cette diplomatie poussive qui n’a jamais fonctionné car Washington ne peut avoir un avenir en Iran ou ailleurs s’il accordait ce genre de garanties à ses ennemis la panique interne s’est intensifiée se traduisant par un nouveau grand krach boursier ! Les mollahs persistaient dans une voie impossible et vouée à l’échec : la panique interne a explosé !

Washington a d’ailleurs continué ses médiations avec des promesses d’investissements ou une coopération contre Daesh, offrant de facto aux mollahs un exil acquis en Irak ou dans les Emirats ! Il a aussi tenté de sortir de l’Accord imposé par 5-1 par la soi-disant opposition du Congrès...

Mais les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité à laquelle Washington n’a pu échapper ! Par ailleurs, l’Allemagne, le champion économique du groupe a introduit pendant la visite de son vice-chancelier à Téhéran, l’exigence de la reconnaissance d’Israël comme préalable à tout échange commercial, dépassant le cadre de la mésentente sur le nucléaire et s’octroyant un moyen de pression formidable pour dominer l’avenir de l’Iran et de fait, celui de cette région du monde.

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires hostiles à la gestion exclusive des mollahs. Ils ont voté contre l’avis du chef du Parlement une commission de vérification de l’Accord de Vienne soulignant sa contradiction avec les lignes rouges du régime ! Ce front de jeunes serviteurs révoltés avait une double légitimité religieuse et électorale et le soutien des ripoux paniqués pour prendre la direction du régime !

Les mollahs lui ont accordé le droit d’agir tout en proposant des alliances privilégiées aux Russes, aux Chinois et aussi aux Français. Mais ces derniers ont refusé. Les parlementaires indociles ont intensifié leur effort contre Rohani ! Le clergé s’est détourné de son pion Rohani pour ne pas couler avec lui ! Rohani a remis en cause la suprématie du clergé sur les élections...

Le système étant proche de l’explosion, les Anglais se sont empressés de revenir en Iran pour orienter le changement de régime dans le sens de leurs intérêts. Ce retour intéressé a aggravé la panique...

Washington a profité de l’extrême affaiblissement des mollahs pour relancer ses médiations, mais les mollahs ne cédaient pas. Washington a annoncé une inspection du site militaire de Parchin par son pion onusien Amano, proposant implicitement aux mollahs la possibilité d’une grosse punition ou celle d’un blanchiment !

La France y a vu une manœuvre pour un deal. Elle a programmé une visite avec ses plus grandes entreprises pour grappiller des marchés au détriment des Américains et aussi ses (propres) camarades des 5-1 !

Washington a saisi l’occasion de la division annoncée des 5-1 en expédiant ses pions commerciaux en Iran pour exacerber les rivalités et briser les 5-1 !

La tension est montée en flèche au sein du régime avec la possibilité d’un deal. Tout le monde s’est empressé de jouer de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington !

La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. La France a été éliminée de facto comme un vulgaire catalyseur ! Mais l’opération « Amano-deal » a aussi échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens et leurs alliés !

Les conflits internes se sont intensifiés. Les Parlementaires indociles étaient à l’affut pour dénigrer l’Accord signé par le clergé et son pion Rohani pour virer ces derniers et aussi prendre la direction du conflit avec Washington afin de devenir ses principaux interlocuteurs. Ali Larijani les a contrés pour avoir les faveurs du clergé. Les mollahs en ont profité pour accepter les inspections, prêts à sacrifier les chefs Pasdaran... Ces derniers ont évoqué une force balistique hors du commun pour s’imposer comme les principaux interlocuteurs de Washington, mais Washington les a ignorés. Personne ne pouvait s’imposer comme le leader du régime en faillite. Ce sentiment de faillite a été renforcé par le boycott presque unanime des deuils chiites d’Ashoura par le peuple et aussi par les derniers compagnons des mollahs.

Les Américains, les Russes ou encore les Européens ont alors insisté pour la participation des mollahs aux discussions viennoises sur la Syrie pour les avoir à leur côté dans ce processus onusien, pour les calmer ; les dédiaboliser ou ainsi les sauver comme alliés. Ils ont profité de l’occasion pour semer la pagaille sans aucun égard pour Assad et les Russes afin de se poser en arbitre du jeu, mais leur plan a encore échoué. La panique interne s’est amplifiée !

Dans la foulée, l’absence de mobilisation pour l’anniversaire de leur prise de pouvoir en 1980 sur les pions islamistes de Washington a confirmé la nécessité de réussir à provoquer une escalade.


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La semaine dernière, le régime en difficulté attendait plusieurs médiateurs de Washington venus lui proposer une capitulation douce et le transfert des pouvoirs vers ses pions islamo-bcbg par un processus d’ouverture et de coopération. Les mollahs ont tenté d’utiliser l’apaisement pour excéder Washington et obtenir de sa part les garanties d’immunité accrues. Mais ils ont échoué. La panique a éclaté à nouveau. Les mollahs se sont alors tournés vers Poutine qui les a d’abord humiliés avant d’exiger leur soumission dans un partenariat économique exclusif durable !

Les mollahs ont continué à se montrer optimistes en misant sur la tournée de Rohani en Italie et en France pour s’enrichir et exploser le carcan du plan nucléaire imposé par les 5-1 afin de pouvoir reprendre leur bras de fer avec Washington.

Washington les a punis en éliminant de facto l’étape italienne par l’instance des dirigeants italiens sur les droits de l’homme. Rohani s’est retrouvé dans l’impossibilité d’utiliser l’Italie pour encourage les Français à signer. Il devait renoncer au voyage où il ne pouvait faire chanter ses interlocuteurs.


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Cette semaine Rohani a annulé son voyage-chantage en Europe au prétexte des attentats de Paris en espérant forcer les Italiens et les Français, qui ont besoin de pétrole ou d’exporter leurs industrie, à insister dans leur invitation ! Mais cette invitation n’a pas été formulée. La priorité allait au terrorisme en Europe.

Dès lors, les mollahs ne pouvaient se montrer menaçants, ils se sont montrés amicaux avec les Européens qui sanctionnent leur régime. La panique a repris et s’est amplifiée ! Les chefs Pasdaran ont choisi la propagande militaire menaçante. Mais ils n’ont provoqué l’escalade souhaitée. La panique s’est amplifiée encore. Les médiations américaines aussi. Les mollahs ont continué à crâner. Washington a riposté par un rapport négatif de l’AIEA.

Voici le récit en images d’une semaine de faits internationaux imprévus qui ont bousculé les habitudes des mollahs et mis en évidence leur faiblesse dans un contexte de vraie crise.



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La semaine dernière (7-14 Nov. 2015 / 07-15 Abân 1394), les mollahs en faillite économique, politique et diplomatique, avaient échoué à provoquer une crise liée à la Syrie pour faire chanter Washington et obtenir de sa part des garanties d’immunité nécessaires pour leur fuite. Washington, qui les sanctionne, arrivait en vainqueur avec plusieurs médiateurs pour leur proposer une capitulation douce et le transfert des pouvoirs vers ses pions islamo-bcbg par un processus d’ouverture par la coopération.

Les mollahs ont encore refusé cet apaisement pour excéder Washington et inverser le chantage. Washington a esquivé leur provocation. Les mollahs se sont tournés vers l’Europe. Les pétroliers européens ont exigé des prix très bas en échange de leur soutien. Les mollahs se sont tournés vers Poutine, ce dernier a exigé la soumission dans un partenariat économique exclusif durable !

Les mollahs ont continué à rassurer les leurs en laissant entrevoir que leur pion pouvait utiliser la concurrence entre les Italiens, proches de Washington et les Français, membre de la coalition 5-1 refusant unilatéralisme américain. Ils laissaient entrevoir des contrats intéressants et aussi la possibilité de semer le désordre parmi les 5-1 pour exploser leur coalition, générer une grande crise en rompant leur accord plan sur le nucléaire et retrouver Washington dans un bras de bras de fer décisif et gagnant.

Washington a puni les mollahs en désorganisant leurs spéculations de chantage par un chantage inverse de ses alliés italiens à propos de la violation des droits de l’homme en Iran. Dès lors, les mollahs ne pouvaient utiliser le thème de la concurrence pour pousser la France à signer des contrats extraordinaires malgré les violations des droits de l’homme afin de provoquer la crise incluse dans leur plan de tournée-chantage.

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Vendredi dernier 13 Nov. 2015 – 22 Aban 1394), dernier jour de la semaine dernière, les mollahs & associés ont commencé à dépeindre l’accord en cours comme un cheval de Troie et d’insister sur les points qui posent problème aux Français. Ces derniers n’ont pas relevé en se disant qu’ils pouvaient gérer l’envie de confrontation des mollahs grâce au temps qui joue contre ces derniers ! Les autres clans s’y sont mis pour saboter la rencontre qui ne rapportait rien au régime. Mais les Français restaient calmes car ils avaient une bonne fenêtre de tir pour soumettre les mollahs.

Washington est alors intervenu pour insister sur la présence des mollahs à Vienne lors des discussions sur la Syrie pour double la rencontre parisienne contraire à ses intérêts. Zarif a accepté immédiatement y voyant une possibilité de clash avec Washington.

Dans la soirée, Paris a été la cible des islamistes enragés de Washington, en réaction aux frappes françaises en Syrie. Si l’on accorde un raisonnement déductif, cela n’a pas l’acte d’un groupe d’illuminés, mais une punition américaine en réponse aux frappes françaises contre ses pions en Syrie voire même pour l’affirmation française dans le dossier des mollahs.

Quoiqu’il en des motifs, la direction du régime a vu dans cet événement tragique un motif pour reporter son voyage en Italie (où il n’y avait rien eu !) et en France. La décision semble avoir été prise vers 3h30 du matin à Téhéran (minuit trente, heure de Paris / après le conseil extraordinaire des ministres) car peu après, le site d’info Sedaye Iran (Voix d’Iran) –lié au clergé- a évoqué la possibilité d’un report du voyage, puis des condoléances et enfin une offre de coopération du régime avec la France contre le terrorisme !

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Plus tard, le site ALEF, du député Tavakkoli (agent permanent des Anglais en Iran & Corbeau du régime), a parlé de l’annulation du voyage en Italie et en France en raison de l’état d’urgence en France et l’annonce de la fermeture de toutes les frontières dans ce pays ! Une précision qui confirmait l’absence de raison valable pour cette annulation !

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Samedi (14 Nov. 2015 – 23 Aban 1394), le journal Iran, voix du Gouvernement, imprimé avant 2h du matin (23h30 à Paris), faisait référence au soutien du clergé au Gouvernement et pas au départ en ce même jour de Rohani vers l’Italie. Mais dans un coin de la 1ere page, on avait un mini titre affirmant que le voyage allait être le moyen de faire plier Washington. L’absence de l’annonce de départ prévu ce samedi vers l’Italie nous indiqua qu’à l’heure de la publication (23h30 à Paris), la décision d’annuler le voyage était déjà évoquée voire en délibération. Dans le doute sur ce voyage, le gouvernement avait expliqué la raison d’être de ce voyage (titiller Washington) afin que l’annulation envisagée ne soit pas mal perçue et ne provoque pas un krach immédiat. Autre détail intéressant, ce journal ne faisait aucune référence aux attentats à Paris alors qu’il avait eu les images en raison des accords des agences de presse du régime avec l’AFP.

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Le clergé, qui d’après nos déductions était à l’origine de l’annulation, ne mentionnait guère le départ de Rohani en Italie et parlait de 40 milliards de dollars de contrats avec la Russie, sans préciser qu’il ne s’agissait pas d’investissements russes en Iran, mais 40 milliards de dollars d’achats exigés par la Russie en échange de son soutien. De fait on pouvait dire que la décision d’annuler le voyage avait été imposée par le clergé à Rohani vers 23h30, c’est pourquoi ce dernier l’avait mis en marge plus une explication. On pouvait aussi déduire que le clergé indiquait au Gouvernement de communiquer sur le soutien de Moscou pour titiller Washington.

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Les Chefs Pasdaran ne faisaient également aucune référence au voyage de Rohani en Italie. L’absence d’info signifiait qu’ils avaient été contactés par le clergé, mais n’avait pu l’annoncer avant une déclaration officielle par le gouvernement. Mais il profitait seulement de l’effet négatif de l’annonce ou de l’échec des démarches commerciales du gouvernement pour attaquer son bilan économique en signalant l’explosion de la masse monétaire et la hausse du chômage.

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Rafsandjani ne signalait également pas le départ prévu ce jour : il avait aussi été mis dans la confidence. Comme les Chefs Pasdaran, il profitait de la situation d’échec effectif du Gouvernement pour souligner le désordre économique ou pour aligner des news en faveur des Américains afin de séduire ces derniers.

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On avait un régime divisé en raison de l’absence d’une ligne commune du gouvernement avec ses patrons cléricaux et les critiques de leurs adversaires à leur égard. Il y avait aussi Rafsandjani qui flirtait avec Washington !

Les chefs Pasdaran ont reparlé de leurs missiles longue portée (avec des images), évoquant la distance de 1700 km et la possibilité de frapper Israël, pour braquer Washington et empêcher la conclusion d’un deal avec Zarif en marge de Vienne 2 sur la Syrie. Les chefs Pasdaran ont aussi insisté sur la responsabilité des Français dans la promotion de Daesh en Syrie, insinuant une possible amélioration s’ils s’alignaient sur leurs positions politiques.

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Les chefs Pasdaran ont aussi aussi annoncé le début dans 48 heures d’une semaine de conférences à l’université de la Défense nationale sur le thème de la Solidité de la Structure Interne du régime. Ils voulaient se donner une tribune permanente pour provoquer Washington ou titiller la France ! Ils avaient aussi offert la parole à Ali Larijani, allié versatile du clergé et principal adversaire politique du Gouvernement, et il avait accepté sans rechigner pour profiter de cette tribune dans son propre intérêt ! Mais pour ne pas effaroucher les Chefs Pasdaran, il s’est montré solidaire d’eux en bombardant comme eux le Gouvernement de critiques sur sa mauvaise gestion économique : manque d’un programme, pas de plan à long terme et enfin pas de proposition de budget pour l’année 1395 qui commencera le 22 mars prochain !

Les Parlementaires indociles qui étaient courtisés par les Chefs Pasdaran ont été bien déçus que ces derniers se soient tournés vers leur pire ennemi. Ils leur ont rappelé leur hostilité commune à l’Accord de Vienne en soulignant qu’il avait été désigné comme un cheval de Troie par le clergé lui-même ! Mais les Chefs Pasdaran n’ont pas inclus les Parlementaires indociles dans leur panel des intervenants !

Il y avait donc une coalition forte contre le Gouvernement Rohani, des critiques économiques, mais aucune critique sur la faillite de sa diplomatie et sur l’Accord qu’il avait subi ! Il y avait de plus une ouverture à la France (membre des 5-1)... Les rivaux du clergé étaient donc prêts à proposer une solution alternative à Rohani pour se hisser à la table des négociations avec les 5-1 et assurer leurs propres intérêts. Voilà qui était inattendu !

Les nantis ripoux mal-aimés pouvaient faire les frais d’un deal commercial entre les Chefs Pasdaran et les 5-1. Ils devaient sauver leurs avoirs : le volume des transactions boursières ont grimpé de 32% et le dollar a crevé le seuil psychologique de 3600 tomans.

Le Gouvernement en danger a bloqué la panique en arrêtant les transactions sur les entreprises en vente et s’est aussi protégé contre un désaveu du clergé en s’alignant sur la ligne définie dans Tehran Times (adieu voyage/bonjour provocation à Vienne2) en annonçant l’annulation du voyage en Italie et en France par l’intermédiaire de Zarif peu avant son départ pour Vienne2.

Dans la foulée, Rohani a aussi présenté ses condoléances à François Hollande en précisant la nécessité d’une coalition internationale contre Daesh ouvrant la voie à une prochaine visite sur ce thème abordé plus tôt par lui-même et là présentement par ses rivaux, les Chefs Pasdaran. Il entendait pousser Hollande à l’inviter encore pour une coopération et ainsi arriver en position de force. Mais Hollande a dit merci sans faire ce qu’attendait Rohani. Pour l’inciter à insister sur sa visite, Rohani a alors appelé les Italiens, alliés européens de Washington, mais eux aussi n’ont rien fait.

Rohani s’est aussi rappelé que, jeudi dernier, personne au sein du régime (alors très en crise) n’avait pas pensé à exprimer de tristesse pour l’attentat de Daesh contre les Libanais chiites du Hezbollah, qui n’est plus soumis au régime depuis longtemps et agit librement selon ses intérêts directs. Il a envoyé un message aux Libanais pour se donner une image anti-terroriste et avec leur aide bouger Hollande. Il entendait aussi se placer ainsi au-dessus de ses patrons et aussi de ses adversaires en particulier les chefs Pasdaran qui avaient manqué à leur devoir de solidarité avec les gens du Hezbollah.

Les Libanais n’ont pas remercié vivement le soutien tardif du mollah tricheur Rohani. Mais les autres responsables du régime ont été gênés par la révélation de leur absence de condoléances au Hezbollah. Cela révélait la perte de leur lien privilégié avec le Hezbollah et de fait la perte de leur moyen d’agir au Moyen-Orient. Ce qui pouvait aggraver la panique interne. La déprime a gagné les dirigeants dont certains étaient réunis pour le rendez-vous hebdomadaire du Conseil de Discernement !

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C’est pourquoi ils se sont tous empressés d’imiter Rohani pour cacher la rupture effective des liens avec le Hezbollah. L’après-midi de cette journée en crise a été marquée par des messages de condoléances par des dizaines de message de condoléances pour la France et le Liban.

Rohani éclipsé par ce tohu-bohu a tenté de s’imposer en vrai responsable en affirmant avoir débattu des conditions de l’application de l’Accord nucléaire avec les 5+1 pendant 9 heures et avoir obtenu l’assurance que les parties appliqueront leurs engagements et que de fait, on aura bientôt une déclaration commune de leur part pour annoncer la fin des sanctions !

Les Occidentaux n’ont pas confirmé et par ailleurs, la seconde rencontre de Vienne sur la Syrie s’est terminée sans que le régime puisse se poser en arbitre. Cela aussi risquait d’aggraver la crise et la panique.

Rohani devait rassurer ses patrons et les paniqués, mais aussi contenir ses rivaux. Il a opté pour une relance forte de sa mission de provocation en envoyant Salehi, le directeur du programme nucléaire, à la télévision, pour affirmer que la capacité nucléaire du régime était intacte car il avait trompé l’AIEA en épargnant les centrifugeuses modernes de Fordo et en supprimant seulement 10,000 centrifugeuses inactives et hors usage à Natanz. Il a aussi supputé un accord rapide avec Washington malgré cette ruse car le patron pro-américain de l’AIEA, trompé par lui, avait blanchi le site militaire de Parchin !

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Dimanche (15 Nov. 2015 – 24 Aban 1394), tous les médias s’étaient focalisés sur les attentats de Paris qu’ils avaient tous négligés car ils ne savaient comment l’exploiter ! Là on avait des versions forcément différentes selon les intérêts de chaque groupe ou clan.

Le gouvernement Rohani, qui attendait les réactions internes et internationales à sa provocation, se contentait de décrire les attentats sans les commenter, pour se laisser de la marge pour ajuster ses futures positions selon le degré de son rejet par les autres (chefs, rivaux, paniqués).

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Ses chefs avaient mis bien en évidence sa phrase de la veille sur la nécessité d’une coalition internationale contre Daesh lui ordonnant implicitement qu’il devait oeuvrer dans cette voie au lieu de continuer des provocations qui n’apportaient rien au régime et pouvaient même alourdir la charge de ses sanctions.

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Les Chefs Pasdaran, mécontents de l’alignement de Rohani sur leur position, s’y opposaient à présent en s’appuyant sur un rapport de Chatham House sur le Moyen-Orient pour affirmer que les attentats étaient une opération montée de toute pièce (11 septembre "européen") pour justifier le renforcement de la présence européenne au Moyen-Orient conformément au souhait de Washington qui souhaite contrer l’expansion de la Russie vers l’ouest et aussi se concentrer sur la Chine ! Ils donnaient la priorité à la Syrie en accusant les Français de racisme et en précisant que la Syrie était plus à plaindre car le début de la guerre ce pays avait chaque jour enregistré 160 victimes de terrorisme soit plus que les pertes des attentats de Paris !

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Rafsandjani continuait à présenter Washington comme le principal ennemi de Daesh ! Il révélait aussi que le dollar avait atteint 3600 tomans alors que d’autres médias le niaient !

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On avait à nouveau un régime divisé, mais on avait chaque clan dans son rôle habituel : les mollahs à la recherche d’un deal et les Chefs Pasdaran dans le rôle de frein à ce deal. Ces derniers ont confirmé ce retour à leur position normale en annonçant dans la foulée le début d’une gigantesque manœuvre de sécurité intérieure avec 120 bataillons soit près de 100,000 hommes !

Même si on ne voyait rien et l’info pouvait être une pure propagande, ils confirmaient leur retour à la position rassurante habituelle. Larijani a continué ses critiques sur la mauvaise gestion de Rohani, mais il a suivi la tendance des Chefs Pasdaran en critiquant également la diplomatie défaillante de Rohani qui avait fait confiance aux Américains.

La panique financière s’est apaisée : le volume des ventes boursières a baissé de 27%, le dollar a aussi reculé un peu et le gouvernement a pu autoriser levée la mesure anxiogène de blocage des ventes d’un nombre élevé des entreprises en difficulté.

Washington inquiet par ce plébiscite de l’anti-américanisme argumenté des Chefs Pasdaran a contredit la complicité dans un complot par le mae irakien al-Jaffari affirmant qu’avant les attentats de Paris, il avait prévenu les Français, les Américains et les mollahs eux-mêmes du risque d’un attentat de Daesh chez eux ! Washington a aussi insisté dans le Hoffington Post sur la nécessité d’une alliance anti-Daesh avec les mollahs et les chefs Pasdaran, leur offrant à nouveau la possibilité d’un deal avec une sortie sécurisée vers le Qatar...

Les mollahs, qui ne veulent pas d’un exil géographiquement réduit limitant leur accès à leurs comptes à l’étranger, ont à leur tour rejoint l’anti-américanisme argumenté de leurs miliciens en signalant que dans son autobiographie Hillary Clinton avait reconnu la création de Daesh en 2013 par l’Etat Américain et les proches de Morsi suite à la chute de ce dernier afin de continuer la marche en avant des révolutions islamiques du Printemps Arabe. Les mollahs ont aussi authentifié leur affirmation de soutien presque ouvert de Washington à Daesh en rediffusant une récente vidéo d’un blog américain WashingtonBlog montrant l’escorte d’une colonne de 200 Toyota de Daesh par un hélico Apache de l’armée américaine !

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Washington a puni cette sévère riposte des mollahs par l’annonce de maintien des sanctions par l’Etat de Wisconsin. Cet Etat étant un grand producteur de blé et de composant d’avions, le régime s’est retrouvé menacé de perdre une partie de ses importations de blé américain et menacé de ne pouvoir acheter des avions américains et européens même après la levée des sanctions !

Mais après cette promesse d’aggravation de la faillite des mollahs, les analystes bancaires américains de l’Institut of International Finance ont parlé d’un vrai épanouissement économique des mollahs en 2016 laissant voir un avenir moins noir si les mollahs changeaient encore !

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Lundi (16 Nov. 2015 – 25 Aban 1394), le gouvernement Rohani niait son échec & mat et affirmait mener la danse par un rapport sur le ramassage de centrifugeuses hors service et la poursuite de négociations à Vienne pour le remodelage da l’usine de l’eau lourde d’Arak.

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Le clergé qui avait mis le régime face aux sanctions graves de Wisconsin, allait encore plus loin et faisait état d’une situation diplomatique exempte d’urgence et de crise en annonçant de la signature d’un accord sur Arak au cours de la journée !

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Les Chefs Pasdaran parlaient de la terreur à Paris (en contradiction avec leur théorie de complot) et citaient en des manœuvres de 100,000 personnes jeudi (!?) : ils se posaient à nouveau en seule vraie force capable d’éradiquer Daesh ou encore les seuls vrais partenaires régionaux pour l’Europe !

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Ils annonçaient aussi leur conférence pour exposer des solutions aux infiltrations des partisans de Washington (cela concernait Ali Larijani qui se veut le candidat de l’islamisme-libéralisme cher à Washington) ! Leur coalition de ce samedi avec Larijani contre le clergé était donc morte. Les Chefs Pasdaran voulaient avancer vers un partenariat avec l’Europe sans les encombrants frères Larijani !

Rafsandjani avait mis en avant trois infos ce matin : en très grand, il citait le Commandant Salâmi, patron des communications de la milice : avec la coalition internationale contre le terrorisme, l’Iran est devenu un allié et l’égal des grandes puissances !

Rafsandjani continuait l’éloge des Américains en citant Hillary Clinton comme une farouche opposante à Daesh ! Par ailleurs, il dénonçait aussi les fausses statistiques économiques du gouvernement.

En combinant les infos et leurs messages subliminaux, Rafsandjani restait fidèle à ses intérêts : il se présentait comme un avocat du peuple en dénonçant les fausses statistiques économiques, il présentait aussi les chefs Pasdaran comme des tricheurs et il jouait contre l’Europe et en faveur de Washington pour se hisser au premier plan et gagner quoiqu’il arrive.

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On avait un régime très divisé et très en crise car chaque clan oeuvrait pour ses intérêts. Les nantis paniqués n’avaient plus de défenseurs ! La panique a éclaté à nouveau ! Le volume des transactions a augmenté de 50% et le dollar s’est mis à montrer sous l’effet de la hausse de la demande !

Les chefs Pasdaran devaient organiser leur Conférence sur la solidité du régime et de leur milice. Ali Larijani était l’invité d’honneur. Mais les infos indiquaient qu’ils ne voulaient plus de lui. Ali Larijani a constaté la rupture car il n’était pas leur seul orateur civil ! Les chefs Pasdaran avaient aussi invité deux personnes qu’il déteste (photos 4 & 5) : le ministre de l’Economie de Tayebnia qui le contredit sans cesse et le député Haddad Adel (beau-frère du Guide) qui avait utilisé ce lien pour l’empêcher de garder la direction du Parlement.

Ali Larijani a tout de même parlé de son idée d’un islamisme teinté de libéralisme, en espérant un nouveau revirement des chefs Pasdaran. Mais les deux autres invités ont parlé des liens entre Washington et Daesh. Puis les chefs Pasdaran ont parlé de leur doigt sur les gâchettes et des équipements militaires dont ils cachaient l’existence pour éviter la panique générale. Ils se posaient en menace sans entrer en conflit (prêts à s’arranger avec les Européens et grâce à cela marchander avec les Américains). Sûrs de leurs succès grâce à ses politiciens en sursis comme Haddad Adel ou Tayebnia, ils ont aussi annoncé un rassemblement test mardi au prétexte de la cérémonie de 40e jour de deuil pour le commandant Hamedani (tué en Syrie par les Américains), afin de relancer les mécanismes de conflit et d’escalade s’ils étaient éclipsés par leurs rivaux en premier Ali Larijani qu’il venait de lâcher !

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Ils n’avaient pas vu faux car au retour au Parlement, Ali Larijani a sorti le dossier de corruption des logements de luxe Pardisban impliquant la milice des Pasdaran ! Le Parlement d’Ali Larijani a aussi demandé au pouvoir judiciaire de Sadegh Larijani de continuer et finir toutes les enquêtes du même genre avant la fin de l’année en cours (d’ici 5 mois) ! Ali Larijani a aussi puni le ministre de l’Economie Tayebnia qui lui avait fait de l’ombre en le convoquant pour savoir pourquoi la récession économique continue malgré ses récentes promesses, l’exposant à une révocation certaine susceptible d’entrainer la chute du gouvernement et se permettre de renouer avec le chantage-au-vote-de-confiance pour obtenir un poste de négociateur au sein du prochain gouvernement ou via le Parlement qu’il préside !

Les Parlementaires indociles ont profité de ce désordre pour convoquer le ministre de la Culture pour le virer et placer quelques membres dans le prochain cabinet à venir !

Rohani est resté invisible. Ses adjoints parlaient à sa place affirmant qu’ils n’avaient pas le temps de se fâcher car le gouvernement travaillait et faisait avancer le régime ! Cette mollesse a encouragé le clan Larijani à harceler le gouvernement.

Les Russes n’ont pas aimé ce chaos car il pouvait profiter aux Américains qui dominent le jeu avec leurs sanctions. L’adjoint au ministre russe des Affaires Etrangères Bogdanov a alors parlé de la création d’un centre de lutte anti-terroriste en russo-égyptien et la nécessité pour les mollahs de coopérer avec l’Arabie Saoudite (aujourd’hui proche de l’Egypte) pour montrer que la Russie pouvait privilégier les Arabes et ainsi laisser tomber les mollahs si ces derniers n’arrêtaient pas de flirter avec ses rivaux !

Le gouvernement Rohani se retrouvait menacé par ses rivaux et par ses derniers alliés ! Il est reparti en mission de provocation en durcissant sa position en nucléaire en rappelant que son but était l’annulation définitive de toutes les sanctions et la clôture du dossier des PMD et si cela n’était pas obtenu, il remettrait en cause l’accord nucléaire de Vienne !

Washington a puni cette volonté de confrontation malgré la défaite en accusant le régime de livrer des armes à Assad par l’intermédiaire de 4 vols quotidiens de la compagnie civile Mahan de Rafsandjani ! Tout le régime était sur la sellette, les mollahs, les chefs Pasdaran, le gouvernement et Rafsandjani qui espère servir Washington !

Seulement Larijani qui propose un islamisme teinté de libéralisme était épargné ! Mais étant isolé et sans allié, ce dernier n’a pas osé saisir l’occasion ! Washington a diffusé une rumeur de la mort du commandant des Pasdaran Soleymani chargé des intérêts du régime en Syrie pour paniquer les chefs Pasdaran et les forcer à s’allier avec Larijani, mais les chefs Pasdaran ont démenti l’annonce qui les affaiblissait et n’ont pas accepté d’intégrer un projet qui ouvrira le régime et conduira à se marginaliser et in fine perdre leurs privilèges.

Le régime était drôlement sous pression en raison de ses fractures et des offres limitées de Washington ! Il a une confirmation de sa déchéance par l’échec cuisant du banquet géant offert en mémoire du martyr de Hossein sur la plan éponyme à Téhéran qui peut contenir 20,000 personnes. On avait des photos trafiquées (à droite 10 personnes au 1er rang & 40 pers. plus loin) et à l’issue de ce trucage, une petite foule de 300 personnes ! Le régime ne pouvait être crédible en affirmant un nombre plus élevé de partisans ! Il avait vraisemblablement réuni une trentaine de personnes !

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Washington a alors organisé un dialogue avec Kissinger dans une conférence nommée : Iran and the Way Forward in the Middle East pour évoquer des solutions inattendues comme la nécessité d’une entente locale avec les mollahs, ou plus d’attention pour les jeunes iraniens pro-occidentaux sans chercher à promouvoir un changement de régime ou encore une entente régionale avec les Russes (contre les mollahs) ! Washington avait donné mission à son Yoda pour un discours fourre-tout pour rappeler toutes ses options.

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Les sites du régime ont traité l’info sans passion car cela ne changeait pas la donne.

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Mardi (17 Nov. 2015 – 26 Aban 1394), la demi-main tendue au régime via le vieux Kissinger ne pouvait être à la une de la presse car elle avait eu lieu au moment de l’impression des journaux. On avait des unes axées sur la crise et les tensions de la veille. Le clergé affirmait qu’il travaillait pour résister à ses rivaux et contradicteurs comme les Larijani ou les chefs Pasdaran.

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Le clergé parlait d’investissements portugais ou d’un robot humanoïde avec des capacités assez limitées pour rassurer les paniqués !

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Les Chefs Pasdaran très fâchés par les tensions de la veille avec Washington dénonçaient les sanctions de Wisconsin datant de dimanche qui allaient à l’encontre de l’Accord sur le nucléaire ! Deux constats s’imposaient : ils n’avaient pas dénoncé ses sanctions dans les temps, c’est-à-dire la veille (lundi) ce qui montrait qu’ils étaient alors plutôt dans une optique de marchandages avec Washington. Ils ne dénonçaient toujours par l’Accord qui est imposé au régime, ils souhaitaient donc juste faire partie du processus des marchandages. Ils dénonçaient aussi l’islamophobie des mesures annoncées par Hollande à Versailles pour provoquer des tensions avec les Français afin de générer une crise générale.

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Enfin Rafsandjani dénigré par Washington se posait (dans Abrar) en porte-parole du libéralisme d’Ali Larijani (!) dans l’espoir d’une alliance alors qu’il a oeuvré pour arrêter son fils ! Dans le supplément économique du même journal il confirmait son soutien en apportant de l’eau au moulin des critiques économique de Larijani par la dénonciation de l’explosion de la masse monétaire, la montée du dollar et des fausses statistiques de Rohani pour relativiser ses échecs.

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On avait du chacun pour soi et tous contre tous alors que Washington avait aussi remplacé les marchandages par des menaces. La panique a repris. Le gouvernement a encore bloqué sous le sceau de la censure un nombre important des entreprises vendeuses dont le géant Iran-Khodro ainsi que toutes les raffineries gelant l’activité boursière tout entière !

Les chefs Pasdaran avaient alors des troupes en manœuvres, mais les images qu’ils diffusaient faisaient état d’un manque grave de troupes et de moyens. Ils ont alors annoncé des arrestations massives de bandits pour dire qu’ils pouvaient sévir dans les villes contre les candidats à la fuite. Mais les photos de la prise étaient aussi du genre du modeste.

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Larijani et les autres parlementaires voyant le régime en danger ont alors rendu un hommage vibrant aux Pasdaran garant de la sécurité du régime pour soutenir leur propagande avant la séance de question au ministre de l’Economie Tayebnia pour voir si ces derniers étaient partant pour un coup de force. Mais Tayebnia a reconnu la pertinence des propositions de Larijani en déplorant la nature étatique de l’économie du régime et il n’y a pas eu la possibilité de le révoquer et tenter quelque chose contre Rohani !

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Rohani a mis en alerte les lobbyistes du régime en France pour obtenir une conversation avec François Hollande et lui a parlé des 17000 victimes iraniennes du terrorisme des Moudjahidines du peuple réfugiés en France avant de proposer, malgré cela, la coopération du régime contre Daesh comme le lui avait demandé ses patrons du clergé, prenant le contre-pied du chantage des chefs Pasdaran, afin de permettre au régime de marquer des points positifs et pouvoir renégocier les sanctions sur le nucléaire sans la politique de crise qui reste improductive en raison de l’esquive des parties adverses. Français Hollande a salué cette volonté de coopération sans bâtir une coalition sur les mollahs tricheurs et fantasques !

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Les Russes se sont inquiétés que Rohani propose une coopération à la France au lieu de suivre ses directives. L’adjoint du PM russe Leonid Ragozin a annoncé qu’il arrivait à Téhéran pour deux jours afin de reparler des coopérations en cours et préparer la visite de Poutine prévu pour lundi suivant dans le cadre d’une réunion du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (Gaz Exporting Countries Forum / GEPF), rappelant aux mollahs qu’ils devaient se montrer respectueux pour que les promesses de coopération notamment la livraison des S-300 indispensables au chantage des mollahs se réalisent !

Aussitôt, Washington a concurrencé l’offre russe via l’annonce de ses alliés, les dirigeants algériens, annonçant l’envoi d’un représentant à la réunion du GEPF ! Le gouvernement s’est retrouvé à nouveau en position de marchander de fait de l’intérêt américain et non grâce à son propre mérite !

Ali Larijani a couru s’imposer à la réunion de remise de prix aux jeunes entrepreneurs du régime pour s’approcher des nantis paniqués qui étaient en désespoir et lâchés par tous. Le rassemblement état un échec qui est devenu le sien !

Les Chefs Pasdaran devaient rassembler les leurs pour le 40e jour de deuil pour le commandant martyr Hamedani. Ils espéraient mobiliser car le clergé devait les accompagner pour jouer un rôle en Syrie. Les mollahs de renom étaient là mais la salle était vide ! Les derniers fidèles ne voulaient pas d’une solution les engageant dans une guerre très meurtrière ! Le commandant en chef des Pasdaran Jaafari a continué à pérorer pour rester dans la course aux garanties de sécurité comme ses collègues des autres clans.

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Le gouvernement devait organiser encore un banquet en mémoire du martyr de Hossein et ce fut encore un échec. Cette fois, il n’a pas trouvé de techniciens pour trafiquer les images...

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Rohani qui n’avait rien obtenu des Français ou des Américains et avait, en plus, suscité la colère froide des Russes a changé de ligne : il a pris ses distances avec un deal américain en désignant Daesh comme une création américano-sioniste pour donner une mauvaise image de l’islam. Puis il a rappelé son intégrisme et son hostilité à toute mixité (point de conflit avec Paris) avant d’insister sur l’opposition de l’islam au terrorisme pour condamner les attentats visant les Libanais, les Français et les Russes. Il a alors proposé sa coopération contre Daesh. En se positionnant contre les Français et es Américains, la seule coalition possible était avec les Russes. Ainsi il les satisfaisait, mieux encore il isolait les Américains pour les forcer à se montrer moins durs et lui accorder la fin des sanctions ou les garanties nécessaires à ses patrons pour quitter le pays).

Washington a neutralisé ce projet via National Interest en dénonçant des achats d’armes russes et une coalition militaire entre les mollahs et les Russes pour dominer la région. Il a aussi puni les mollahs en exigeant via Amano plus d’infos sur les activités nucléaires du régime ! Il a enfin montré sa disposition à de nouvelles sanctions en collant une amende à la banque américaine Bank of Utah pour avoir permis la vente d’un 747 à Mahan via une société irakienne nommée Al-Nasr !

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Mercredi (18 Nov. 2015 – 27 Aban 1394) -journée à risques car dernier jour d’activité boursière hebdomadaire en Iran-, Rohani qui avait tenté des manœuvres complexes sans rien obtenir que des sanctions revenait vers la France en affirmant que Hollande l’avait appelé pour créer une coalition anti-Daesh et s’affichait à proximité de Hollande et de Poutine (portant une cravate violette/couleur de sa campagne présidentielle) pour dire qu’il avait son plein soutien et pouvait jouer la concurrence entre les deux.

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Le clergé faisait aussi état d’une possible coopération avec les Français ! Mais n’étant pas sûr de leur réponse, il avait mis l’info dans un coin offrant le principal titre à un sujet politiquement neutre : une lettre du Guide demandant le respect de l’écologie à tous les responsables politiques du régime. Avec une photo des manœuvres des Pasdaran pour les flatter et éviter un nouveau conflit avec eux en cas d’un nouvel échec de son pion Rohani !

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Les Chefs Pasdaran étaient revenus à l’hostilité à l’Accord de Vienne, exigeant la clôture du dossier des PMD, pour freiner Rohani qui tentait le de faire pression sur les Américains pour arriver à des marchandages équitables avec eux. Ils demandaient des peines de prison pour les crimes écologiques en pendant aux Larijani qui sont accusés de saccager la nature pour s’enrichir dans leurs projets de construction immobilière ! Enfin, ils insistaient sur leur force policière en parlant des arrestations de bandits... On avait donc à la une de leurs journaux comme Javan, l’annonce d’une guerre interne contre le gouvernement, leurs rivaux et aussi contre les paniqués !

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Rafsandjani avait misé sur l’éloge des chefs Pasdaran et leur force de frappe. Il annonçait aussi la visite du président irakien pour signaler la reprise des médiations américaines. Il dénonçait aussi la récession et le chômage. Il cherchait encore à se montrer concerné et à être de tous les jeux pour relancer sa carrière en berne.

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On avait donc un gouvernement cachant ses échecs dans la propagande, un clergé déboussolé, des chefs Pasdaran prêts à tout exploser pour améliorer leur position ! Les chefs Pasdaran ont d’ailleurs confirmé leur ambition en offrant une tribune au super-nanti Asadollah Asgar-Owladi, président de chambres iraniennes de commerce avec la Chine, la Russie, l’Australie et le Canada, pour signaler pour une seconde semaine consécutive la faillite économique du pays et dénoncer les politiques inflationnistes de Rohani et son manque de perspicacité pour mettre en place une économie de résistance aux sanctions !

Ali Larijani s’est vu accusé car son meilleur ami Nahavandian préside la chambre iranienne de commerce. Larijani s’est joint à ces critiques pour éviter d’être ciblé par les Chefs Pasdaran et a décidé de les dépasser en critiquant aussi le paquet des mesures économiques récemment proposé par Rohani pour combattre la récession.

Les chefs Pasdaran ont tenté de dépasser Larijani en élargissant leur critique et signalant un échec certain pour Rohani dans la manipulation des Français : ces derniers menaient la danse en refusant leur signature pour la transformation de la centrale d’Arak au prétexte que le régime n’appliquait pas bien l’Accord de Vienne ! Le gouvernement était ridiculisé.

Ali Larijani pouvait aussi être déstabilisé car il avait trahi les siens pour défendre l’application de l’Accord et neutraliser la surveillance de son application en espérant obtenir en échange une place à la table des négociations et aussi une certaine immunité de la part des Européens en échange de ses efforts. Il pouvait être accusé d’incompétence par les derniers compagnons du régime et perdre son mandat et son influence. Il a justifié son action en affirmant via son proche collaborateur Boroudjerdi que le Parlement avait accepté l’Accord après la réalisation du projet du savoir-faire nucléaire selon le slogan (d’Ahmadinejad) : "Nous le pouvons". Il avait permis la fin des sanctions tout en préservant le savoir-faire nucléaire. Mais à présent, le Parlement (Ali Larijani) pourrait soutenir sa rupture si l’Occident (la France) perturbait son application (en refusant son seul bénéfice qu’est la levée des sanctions). Il a fait préciser que cela ne nuirait qu’à l’Occident (ou la France).

On avait un ping-pong terrible entre les chefs Pasdaran et les Larijani essayant d’affirmer leur compétence alors que la révélation de la perturbation française avait mis le gouvernement et les mollahs hors jeu. La panique interne a repris et le volume des transactions a crevé le seuil critique de 200 milliards de tomans malgré l’arrêt imposé aux plus grandes entreprises exposées à des ventes massives ! Le dollar a aussi continué à monter malgré les limitations de sa vente.

Les Anglais ont annoncé l’arrivée du député Crispin Blunt, chef de la commission parlementaire des Affaires Etrangères du Parlement anglaise, pour s’approcher de Larijani (ou pour le stopper). Les Larijani y ont vu la preuve qu’ils comptaient. Sûrs de cette quasi consécration digne d’intérêt, ild ont alors proposé une trêve voire une entente de facto aux Chefs Pasdaran en les sollicitant pour menacer les nantis ripoux paniqués et les gens du gouvernement en arrêtant le fils (ci-dessous) d’un ex-ministre corrompu (accusé d’avoir volé 87 millions de dollars dans l’achat factice d’un derrick pétrolier) alors qu’il s’apprêtait à fuir le pays avec son pactole ! L’arrestation a eu lieu dans un halo de secret pour créer une ambiance sécuritaire car les Chefs Pasdaran manquent de troupes et ne peuvent arrêter tous les candidats à la fuite en cas d’une panique forte.

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Washington a constaté que les mollahs ainsi mal en point ne reculaient pas malgré leur déconfiture, les autres se battaient pour accéder à la table des marchandages avec des projets améliorés de chantage afin de réussir là où Rohani a échoué.

Washington devait les rappelait à l’ordre et aussi empêchait les Anglais à s’en mêler : il a repris les punitions en les diabolisant à l’extrême en leur attribuant via le Congrès le projet d’exterminer les Iraniens chrétiens ! L’Irak a aussi désigné les Iraniens comme des terroristes en exigeant des visas pour tout pèlerinage à l’occasion d’Arbaeyn ou le 40e jour de deuil pour le martyr de Hossein ! Le Pakistan a aussi menacé le régime de rupture de ses investissements si le régime acceptait ceux des Indiens pour le développement du port commercial de Tchah-Bahar situé à proximité de leur pays. Mais Washington a offert une sortie au gouvernement par une invitation groupée de ses alliés sud-américains à un adjoint de Zarif pour évoquer des investissements ! Obama a aussi levé l’interdiction aux pétroliers américains de se fournir en Iran pour approvisionner les réserves stratégiques américaines.

Mais ces achats sont cependant assez rares et les alliés sud-américains de Washington sont plutôt endettés. On n’a pas constaté aucun changement chez les mollahs alors occupé avec le vice PM russe Rogazin. Ce dernier a profité de la situation pour leur proposer un accès au Glonass, le système de GPS militaire russe. Ils ont gardé le silence pour éviter d’énerver Washington !

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Washington a puni le refus de soumission des mollahs en difficulté par un rapport saisonnier de l’AIEA révélant qu’ils avaient démantelé des centrifugeuses actives à Natanz, mais aussi à Fordo, mais qu’il avait en revanche diminué la coopération pour la neutralisation de leurs réserves d’uranium enrichi et celles-ci avaient augmenté ! Ce rapport bizarroïde avait une info pour déstabiliser Rohani et une autre pour déstabiliser tout le régime. Cependant les Américains ont refusé de pointer la hausse des réserves d’uranium enrichi comme une violation grave de l’accord en cours et ont seulement affirmé que le régime savait que faire pour les satisfaire. Puis Kerry a proposé un alignement sur la Syrie et a envoyé aux négociations le représentant onusien chargé de Yémen.

Rohani était gêné par l’annonce du démantèlement des centrifugeuses. Les chefs Pasdaran étaient aussi sur la sellette tout comme Larijani qui s’était proposé comme surveillant en chef de l’application des engagements du régime ! Il n’y eut pas de commentaires de la part des chefs Pasdaran et d’Ali Larijani sur les démantèlements en cours ! Ils devaient trouver d’autres prétextes pour attaquer Rohani. L’échec économique de ce dernier devait revenir au premier plan !

Zarif a alors reçu le médiateur de Washington, mais puisqu’il n’était pas en danger, il n’a fait aucun geste d’ouverture et a sans cesse critiqué Washington. L’ambiance n’a pas été amicale. Le rapporteur dédié au Yémen a quitté le pays sans donner de nouvelles.

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En l’absence de la coopération exigée par Washington ou d’un succès diplomatique, le gouvernement restait dans un état critique. Sa position pouvait se déstabiliser avec la coalition de facto entre les Larijani et les Chefs Pasdaran ! Les mollahs devaient se ressaisir ou diviser leurs adversaires. Le régime avait une belle journée de crise devant lui !

Tabriz a eu sa première neige laissant supposer un rude hiver au régime. Les mollahs devaient agir.

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Jeudi (19 Nov. 2015 – 28 Aban 1394), le gouvernement (heureux du silence de ses rivaux) signalait également l’impossibilité du succès de leur coalition judiciaro-policière en mettant à la une de son organe le procès en cours et interminable d’un intermédiaire pétrolier du clergé, issu des Pasdaran, qui ne cesse d’accuser ses amis ou ses adversaires de révéler les secrets de leurs propres fraudes !

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De son côté, le clergé insistait sur l’équité de Rohani dans les élections législatives de mars prochain pour rassurer ses adversaires qu’il n’y aurait pas de coups fourrés à leur égard afin qu’ils ne repartent pas en guerre en prenant comme prétexte la campagne pour les législatives. Le clergé parlait aussi de 30 milliards de dollars de contrats avec Poutine pour rassurer les affairistes tout en oubliant de préciser que le régime devait payer la somme au russe ! De fait, on pouvait dire le clergé n’avait pas d’atouts contre ses adversaires.

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Les chefs Pasdaran parlaient de la guerre civile à Paris et de leurs propres arrestations de la veille à Téhéran. On avait des non-sujets : les chefs Pasdaran n’avaient pas trouvé d’axes pour avances après la révélation de leur complicité dans le démantèlement des centrifugeuses.

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Enfin, Rafsandjani révélait un déficit budgétaire actuel de 56,000 milliards tomans et des projets de contrats pétroliers par Rohani pour laisser supposer des ventes au rabais pour vite combler son déficit et cacher la faillite de ses politiques afin d’éviter le désaveu qui l’exclurait du jeu et des marchandages avec Washington !

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On avait la même configuration que la veille : le gouvernement se rassurait, le clergé était perdu et les chefs Pasdaran étaient à l’affut avec en plus le soutien des Larijani !

Ali Larijani soucieux de ses intérêts s’est invité à la moribonde Journée Nationale des Exportations pour reprendre ses attaques sur la récession et tenter de dépasser les chefs Pasdaran en signalant un plus grand déficit budgétaire soit 65,000 milliards de tomans !

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Ses parlementaires ont aussi parlé du Gouvernement de récession et ont remis en cause la mesure du prêt pour l’achat d’une automobile qui n’a pas provoqué de reprise mais a seulement permis à l’Etat de financer la vente de près 100,000 automobiles qui ne trouvaient pas d’acheteurs (sans même parvenir à sauver des constructeurs qui sont tous en faillite). Puis Ali Larijani s’est rendu à Qom, ville du clergé dont il est le député, pour affirmer qu’il soutenait pleinement le gouvernement, c’est-à-dire le clergé, laissant entrevoir qu’il ne cherchait pas à dominer le clergé avec l’aide des chefs Pasdaran mais de travailler avec lui.

Ce virage vers le clergé a fâché les chefs Pasdaran. Ils ont tenté de dépasser Larijani en rappelant leur rôle de perturbateur par la précision que 24 h plus tôt, ils avaient refusé le survol du territoire iranien à l’avion d’Obama alors qu’il quittait Antalya en Turquie pour les Philippines, le forçant à survoler l’Afghanistan, l’exposant aux tirs de la DCA des Talibans qu’ils arment et financent.

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Washington a esquivé l’escalade souhaitée par les Pasdaran en insistant par divers canaux sur la nécessité d’une alliance avec eux pour lutter contre Daesh. Ils ont aussi offert la signature de l’Europe pour Arak grâce à leur pion européen Mogherini. Il ont enfin allégé un peu la pression économique en levant les sanctions contre une compagnie italienne d’équipements pétroliers.

Les mollahs et les Pasdaran n’ont réagi à ses cadeaux qui ne changeaient rien à leurs vraies attentes. Washington les a punis par une résolution canadienne contre les violations des droits de l’homme. Le Canada ayant récemment affirmé son ouverture avec Téhéran, Washington exposait aussi la possibilité de revirement cynique d’autres alliés jouant le rôle du bon flic avec le régime. Puis, Washington a rappelé encore sa disposition pour un deal avec les mollahs en proposant (par Hillary ou la Belgique) la coopération contre Daesh qui signifie une semi-réhabilitation et la possibilité d’un exil doré dans les pays arabes. Cet apaisement ne pouvait qu’encourager les mollahs à durcir pour obtenir gain de cause.

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Vendredi (20 Nov. 2015 – 29 Aban 1394), les Saoudiens, qui sont devenus des alliés remuant pour Washington, ont parlé d’une saisie d’armes envoyées par les mollahs chez eux afin de les qualifier de terroristes et forcer Washington à cesser ses offres d’arrangement. Les Russes avaient aussi tenté de saboter le deal en donnant la parole aux Chefs Pasdaran enragés et exploitant leur colère anti-américaine ou anti-européenne.

Les chefs Pasdaran ont eux-mêmes annoncé une nouvelle manœuvre de 100,000 personnes pour profiter de la mollesse de Washington et se poser comme ses seuls et vrais interlocuteurs ! Trucages du jour : Beaucoup de tentes pour insinuer beaucoup de monde, personnes de tailles différentes sur les 2 dernières photos avant l’assaut final !

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Les mollahs devaient faire mieux : ils ont offert le 1er sermon de vendredi aux Pasdaran pour récupérer leurs menaces ! Puis ils ont ouvert les hostilités avec l’Occident tout entier en l’accusant d’avoir inventé Daesh avec l’aide d’Israël pour utiliser son terrorisme pour satisfaire leurs intérêts et aussi pour donner une mauvaise image de l’Islam et propager l’islamophobie ! L’orateur du jour, le mollah Ahmad Khatami qui est intégriste pur et dur a aussi accusé l’Occident de racisme pour son absence de réaction après l’attentat au Liban et des élans de solidarité qu’avec la France et ses victimes ! Il a aussi affirmé que ce racisme encourageait le développement de Daesh. Il a enfin affirmé que la France avait récolté les fruits de grains qu’elle avait elle-même semés ! Il a conclu par de vibrants hommages aux miliciens du régime en les encourageant à malmener les mécréants et les gens qui ont oublié leur foi.

Deux constats s’imposaient. Dans la partie sur Daesh, on avait deux commentaires contradictoires : Daesh, une création franco-israélienne et Daesh né du racisme occidental ! De plus, il n’y avait aucune référence au rôle de Washington, concepteur de Daesh. On a compris que les mollahs disaient tout et son contraire pour provoquer un clash avec l’Europe en laissant la porte ouverte à un dialogue avec Washington !

Les mollahs étaient désespérés d’avoir échoué à provoquer une escalade bénéfique dans un contexte de crise mondiale qui devait être un plus ! Ils mettaient la gomme pour parvenir à cette crise bénéfique à leurs intérêts.

Dans la partie sur la milice, l’invitation à la répression était une propagande pour cacher l’affaiblissement du régime et obtenir le soutien des derniers miliciens fidèles pour contrer les candidats à la fuite.

En conclusion, les mollahs poussaient en avant pour contenir leurs paniqués et déborder leurs ennemis américains !

Larijani n’a pas apprécié car il n’était pas cité avec ses parlementaires comme les défenseurs du régime : il a repris les critiques sur le gouvernement du clergé et mis en avant l’intérêt des Anglais pour sa personne.

Les Russes n’ont également pas aimé les oeillades des mollahs aux Américains et celles de Larijani aux Anglais : Poutine a annoncé qu’il allait rencontrer Rohani et le Guide Khamenei !

Washington a vu dans cette pression des Russes une opportunité pour séduire les mollahs : il a continué son ouverture vers les mollahs terroristes en affirmant via Foreign Policy In Focus (FPIF) que l’Arabie Saoudite était la source du terrorisme islamique depuis 1970 et qu’elle était comme le disent les mollahs derrière l’attentat de Paris !

Mazette !

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Récapitulatifs et conclusion(s) | Cette semaine, les mollahs ont été surpris par les attentats de Paris. Pour une fois, ils n’étaient pas à l’origine d’une attaque, ils n’ont pas su l’exploiter ! Logiquement, ils devaient ajouter leurs menaces à celles existantes de Daesh pour faire plier les Occidentaux notamment les Français, mais cela fait longtemps qu’ils n’ont plus cette capacité notamment parce que leur création libanaise, le Hezbollah, ne marche plus avec eux. Ils ont alors proposé de coopérer avec les Français contre le Terrorisme, leurs chefs Pasdaran ont refusé et cherchant à négocier leur grâce en échange de ce service ! Ali Larijani les a rejoints ! Les nantis ripoux n’avaient plus d’ami : la panique a entraîné un nouveau krach et la flambée du dollar. Cela a exacerbé les urgences et amplifié les clashs entre les diverses factions !

Washington a puni un peu le régime par le Wisconsin tout en gardant ses offres de deal. Les Russes ont tenté de contrer cela en rappelant l’arrivée de Poutine dans quelques jours à Téhéran. Les Français ont gardé le contact avec les mollahs & associés, les Larijani étaient courtisés par Londres... Washington a vu dans ces pressions une opportunité pour séduire les mollahs : il a abondé dans leur sens en accusant l’Arabie Saoudite d’être le grand maître du terrorisme islamique depuis 1970 et l’instigateur des attentats de Paris.

Les mollahs & associés ont compris qu’ils pouvaient continuer leur agitation ! Nous pourrons sans doute assister à des tentatives d’action terroriste de leur part malgré leur affaiblissement voire même en raison de cet affaiblissement désespérant qui réduit leur chance face à la contestation interne.