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Iran : La semaine en images n°322
Le Régime, au bord de l’implosion !

25.04.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 21.04.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economiqu contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections ! L’annonce de la « victoire de Rohani » a provoqué leur panique et une ruée vers le dollar qui a fait montée le prix du billet vert de 33% en quelques heures. D’un autre côté, les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. La contestation interne ainsi renforcée a été mis Rohani en demeure de trouver un deal avec Washington en demandant moins d’immunité. Il a pris en main les négociations pour exclure de nombreux ayants droits des négociations. Ce qui a exacerbé les hostilités à son égard. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative. Les chefs Pasdaran annoncent des tirs de missiles, les ultra-insolvables critiquent son manque d’intégrisme et les Nantis révèlent parfois des chiffres tabous pour entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

En octobre dernier Washington eu peur que le système islamique cher à ses projets ne s’effondre par la faute de cette guerre entrer ses dirigeants. Il a proposé le GEL des SANCTIONS pour les calmer et engager le régime dans un plan d’apaisement à son égard. Les autres grandes puissances en particulier la Grande-Bretagne et la Russie, avaient rejeté ce plan de paix de Washington avec les mollahs et durci les clauses de l’accord pour coincer le régime dans la confrontation et ainsi entraîner sa chute.

Nous avions alors parlé d’un retour du Multi-Latéralisme disparu depuis la chute de l’ex-URSS. Rohani avait reculé face à ces deux fronts d’hostilité en signant l’Accord de Genève. La panique avait gagné en amplitude : ses propres patrons du clergé en commencé à vendre des actions pour préparer leur fuite. Menacé de perdre son job et ne plus bénéficier d’un accès aux négociations pour ses propres intérêts, Rohani avait alors tenté en vain d’isoler Washington en intéressant avec quelques pauvres contrats de pétrole bon marché les autres grandes puissances qui sont en lutte pour la domination des ressources énergétiques de la planète. L’échec prévisible de cette politique a déprimé les nantis du régime. Ils ont pris leur distance avec le régime qui semblait condamné en boycottant à 100% le 35e anniversaire de la révolution islamique !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington avait alors tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan. Mais en raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, l’initiative d’agitation américaine n’a pu mobiliser en tout que 150 jeunes dans quelques villes, malgré cela, le régime a été vite dépassé par manque de troupes. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique ! Washington a sauvé le régime en arrêtant son agitation. Il a alors multiplié les offres indirectes de capitulation. Les Britanniques sont alors intervenus via Ashton pour le compte des autres grandes puissances pour insister sur l’approche multi-latéraliste de négociations communes. Après la confirmation du double front d’hostilité contre le régime, la panique des insolvables s’est amplifiée...

Divergences au sein des 5+1| Les pressions ne marchaient pas. Les 5+1 empêchaient Washington d’agir librement. Washington a alors changé d’approche en offrant aux mollahs l’opportunité de participer au règlement de la situation en Syrie Washington sacrifiait son implication (infructueuse ne Syrie) pour engager le régime à ses cotés !

Dans le contexte du conflit sur la Crimée, dont l’enjeu est le retour d’une Russie forte sur la scène, internationale, ce pays a aussi changé son jeu en proposant une alliance à Téhéran. Avec ces deux offres d’alliances de deux grandes puissances internationales en conflit, le régime s’est retrouvé dans un contexte favorable voire très favorable : il pouvait négocier un sursis confortable avec Washington et s’assurer d’une survie potentielle durable mais mouvementée aux côtés de la Russie. Les adversaires de Rohani n’ont pas supporté la possibilité qu’il gagne car ils perdaient toute possibilité de gouverner un jour. Rohani et les patrons du clergé n’ont pu accepter l’offre russe par peur de perdre définitivement les dollars déposés dans les banques occidentales et ont de facto perdu aussi la capacité de marchander avec Washington en miroitant un rapprochement avec Moscou. La Russie s’est aussi fâchée et s’est posée en adversaires de tout dialogue en aparté entre Téhéran et Washington. La fenêtre d’opportunité d’un contexte favorable s’est refermée. Les gens du régime ont perdu tout espoir de s’en tirer. La crise interne s’est amplifiée, les gens du régime ont pris leur distance en boycottant le jour de création de la république Islamique ainsi qu’un deuil fondateur dans le Chiisme.

Washington a proposé la reprise du dialogue officiel via les 5+1. L’Europe menée la Britannique Ashton a créé la surprise en ouvrant un nouveau dossier de contentieux avec le régime sur ses violations permanentes des droits de l’homme et son implication dans le terrorisme. La Chine et la Russie n’ont pas condamné ! Le contexte international multi-latéral bénéfique de mollahs avait cédé la place à un contexte multilatéral hostile. Le régime est entré dans une nouveau cycle de crashs boursiers permanents !


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La semaine dernière, le régime devait organiser un hommage à son héros, Sayyad-Shirazi, un ex-officier de l’armée du Shah, qui l’avait sauvé par ses victoires face à Saddam. En raison de la rupture des officiers de l’armée et des Pasdaran, le régime craignait un boycott confirmant son isolement et s’attendait de facto à plus de crise de panique. Il a tenté de nouvelles provocations anti-américaines à l’occasion de nouvelles négociations qui coïncidaient avec la journée de l’Energie Atomique. Mais Washington a esquivé. L’échec du régime a provoqué un nouveau cycle de crashs boursiers et de ruée vers le dollar chez les nantis du régime. Exposé à une fonte rapide de ses réserves en dollars, le régime risquait d’être confronté à toutes sortes de pénuries. Rohani a annoncé le plan de libération des prix pour brider la consommation afin de préserver les réserves vitaux du pays. C’est une solution risquée car elle peut provoquer des émeutes. Le régime avait besoin de rassurer les siens, mais le boycott militaire qu’il craignait a eu lieu et il est devenu clair que les officiers de l’armée et des Pasdaran ne seront pas à ses côtés en cas d’une émeute. La panique interne s’est amplifiée.


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Cette semainevendredi, (le dernier jour), le régime devait organiser la journée de l’Armée, en référence à la décision de Khomeiny de ne pas liquider l’armée impériale pour ne pas perdre le soutien nécessaire de ses officiers dans la guerre face à Saddam. Après ce qui était arrivé, un boycott était certain. La crise interne (politique et financière) a continué dès le début de la semaine, dans la hantise de ce boycott confirmant l’isolement du régime.

Rohani devait gérer cette crise et la calmer par un rapprochement avec ses adversaires ou par qu’un succès face à Washington et un accord avec les Russes. Mais il a manqué le coche car il a continué à évoquer le plan à haut risque de la libération de prix, il est aussi resté auto-centré pour privilégier ses intérêts au cas où la situation s’aggraverait. Ces choix (que nous verrons) ont justement aggravé la situation. Ses adversaires ont aussi amplifié la crise en oeuvrant pour leurs intérêts. Voici le compte-rendu en images d’une semaine rythmée par la peur, les crises et d’énormes erreurs de gestion provoquées par la hantise de la confirmation de la rupture des militaires. Une semaine de peurs en attendant la confirmation de la condamnation à mort du régime en cas d’une petite émeute.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (21.04.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière, 5-12 Avril 2014 (16-23 Farvardin 1393), a été marquée par l’incapacité des dirigeants à gérer la panique interne et les pressions extérieures : ils n’ont su dépasser leurs querelles, trouver une approche subtile pour se débarrasser de la résolution européenne, puis s’approcher subtilement de la Russie pour obtenir un deal favorable de la part des Américains. Leur division et leur incompétence ont amplifié la panique interne : il y a non seulement un nouveau cycle de crashs boursiers, mais aussi une importante ruée vers le dollar. Le régime s’est retrouvé exposé à la fonte rapide de ses réserves en devises et en conséquence à ne pouvoir assurer le ré-approvisionnement de ses stocks de vivres et de carburants.

Rohani qui avait été incapable de gérer les causes s’est attaqué à la gestion des effets à venir en annonçant l’application imminente du plan de libération des prix qui est destiné à brider la consommation pour retarder les pénuries. C’est une solution risquée car elle peut provoquer des émeutes populaires que le régime ne saurait contenir car il manque de troupes.

Au même moment, les officiers militaires et ceux des Pasdaran ont boycotté la cérémonie en hommage à un officier qui en cherchant à sauver le pays avait sauvé le régime. Ils ont ainsi confirmé leur rupture et affirmé qu’il ne ferait rien qui puisse sauver le régime. Etant donné que la veille, en réponse à des déclarations pro-régime de Carter, le premier ministre israélien avait demandé aux forces armées de ce pays de se préparer pour une attaque, le boycott signifiait que les officiers de l’armée et des Pasdaran ne referaient pas l’erreur de Sayyad-Shirazi et qu’en aucun cas le régime ne pourrait exploiter leur patriotisme pour les avoir à ses côtés.

Vendredi 11 Avril 2014 (22 Farvardin 1393) (dernier jour de la semaine dernière), lors de la Prière de Vendredi, le clergé (vrai patron de Rohani) a fait les yeux doux aux militaires, en utilisant le fibre patriotique pour les mobiliser pour une manifestation hostile à l’Europe. Mais ils sont pas venus au rendez-vous fixé par le clergé. La manifestation pour défier l’Europe a réuni un trentaine de vieux miliciens en civil. Le régime a su qu’il ne pouvait pas utiliser le fibre patriotique pour mobiliser dans une semaine les officiers de l’armée et des Pasdaran pour la journée de l’Armée et qu’il devait même éviter le sujet pour ne pas davantage mettre en évidence son isolement.

Une nouvelle et très forte crise de panique était certaine. Sa situation pouvait aussi s’aggraver par une nouvelle offre de capitulation de Washington et une nouvelle opposition russe ou européenne. Le régime devait accélérer ses efforts pour dominer le jeu par le chantage nucléaire avant mardi et aussi mettre en œuvre son plan anti-consommation pour limiter ses pertes. Mais vu le risque d’agitation à la bourse et de manifestation populaires hostiles alors que l’armée avait affirmé son hostilité, il était dans une situation dangereuse.

En 2010, il avait connu une situation similaire avec la révolte du Bazar et le refus de Bassidjis d’intervenir. Il avait alors médiatisé le « la condamnation à mort Sakineh, accusée (à tort) d’avoir tué son mari ». Le récit avait passionné l’Occident malgré ses rebondissements incohérents et invraisemblables.

Cette fois, les médias ont lâché tous les sujets grave de la semaine comme la possibilité de nouvelles sanctions emmenant des Européens, la menace d’Israël et l’application à risque de la seconde phase plan impopulaire de libération des prix... pour se focaliser sur la pendaison ce mardi de « Reyhaneh, une décoratrice proche du régime, accusée d’avoir tué à l’âge de 19 ans en 2004 d’un coup de couteau un producteur de télé lors d’un rendez-vous galant qui aurait mal tourné... » On avait encore une fois une histoire bien incohérente car généralement les filles de 19 ans ne sont des décoratrices connues et par ailleurs les filles ne partent pas en rendez-vous galant avec un couteau de cuisine dans leur Kelly, mais le choix d’une diversion forte indiquait un état d’urgence selon le régime. Les mollahs s’attendaient à une crise forte et une dégradation rapide de leur situation.

Samedi 12 Avril 2014 (23 Farvardin 1393), les prévisions du régime étaient juste : la journée a commencé par un nouveau crash à la bourse iranienne : les nantis du régime essayaient de vendre leurs actions sans trouver d’acquéreurs puisqu’ils sont entre eux. La chute de l’indice des produits pétroliers indiquait que les dirigeants eux-mêmes (actionnaires exclusifs de ce secteur clef) étaient en train de vendre. La chute de l’indice des banques (essentiellement publiques) indiquaient aussi que l’Etat ne parvenait pas à calmer la panique en achetant leurs actions ou encore qu’il achetait peu pour éviter qu’ils puissent augmenter leurs achats de dollars ou de euros et vident ainsi ses maigres réserves vitales de devises étrangères. Le régime et ses dirigeants était donc dans une dans une gestion de naufrage.

La gestion du naufrage nécessite 2 choses contradictoires : calmer la panique générale (la panique des autres) et pourvoir les moyens de fuite pour soi-même. Les dirigeants du régime étaient certainement devant un choix cornélien car pour clamer la panique, ils devaient éviter tout comportement susceptible d’accentuer les sanctions à leurs encontre alors que pour s’assurer d’une bonne fuite, ils devaient accentuer les provocations pour indisposer Washington (qui est partisan de l’islamisme) afin de l’amener à leur accorder des garanties.

Rohani, le capitaine sélectionné par le clergé, a choisi la prudence car sa seule offensive anti-américaine a été des critiques sur le refus américain d’un visa à Abou-Talebi, ex-preneur d’otages nommée à la représentation du régime à l’ONU. Il a aussi oublié le plan à risque de la hausse des prix pour limiter la fonte de ses réserves de vivres et de carburants (nécessaire pour la production de l’électricité). Il a fait état d’une pénurie générale d’eau et la nécessité de la rationner afin de réserver les ressources en eau du pays pour la production de l’électricité ! Il a aussi tenté de relancer la fausse opposition interne avec Shahrokh Zamani, un soi-disant syndicaliste en grève de faim depuis 36 jours. Il était clair qu’il n’osait pas défier des Occidentaux, les nantis paniqués, les militaires en rupture ou encore le peuple. Rohani était en perte de vitesse. La panique à la bourse a perduré.

Rafsandjani, qui craint Washington et le Peuple en cas de changement de régime, a oublié ses approches détournées et a demandé à ses proches (notamment sa fille Faezeh) ou ses divers sites (notamment Parsineh) de faire son éloge tout en critiquant la mauvaise gestion économique du pays par Rohani ou en agitant la menace du retour de son ex-pion Ahmadinejad (ce qui est impossible car il y a des plaintes contre lui).

Le clan Larijani a alors acquitté Ahmadinejad pour l’avoir vraiment dans le jeu afin de perturber les plans de Rafsandjani avec son propre faux adversaire ! Larijani a également affirmé son soutien au Guide pour se poser en défenseur du système et pour discréditer Rohani auprès de ses chefs du clergé car par confort ou par peur, il fait sans cesse appel à la fausse opposition qui reste une solution risquée car susceptible d’encourager la contestation populaire. Le clergé n’a pas répondu à Larijani. Ce dernier a évoqué la nécessité de révoquer le ministre des renseignements issu du clergé pour avoir permis la visite d’Ashton avec les faux opposants !

Les Chefs Pasdaran humiliés la veille par la rupture de leurs officiers ont vu dans cette guerre interne une opportunité pour remonter la pente. En premier, le général Bassidji (Pasdaran) Pourdastan nommé à la tête de l’armée de terre a organisé une conférence de presse pour annoncer la mise en place d’un programme de missile longue portée visant Israël. Washington et israël n’ont rien dit. Pourdastan a alors organisé un nouvel hommage à Sayyad-Shirazi pour répéter son annonce entouré de quelques officiers. On y a vu encore des conscrits.

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Il est intéressant de noter que 35 ans après la prise en main de l’armée, le régime n’ose confier sa direction à un militaire de carrière. Le commandant en chef des Pasdaran, Jaafari, mécontent de la mauvaise prestation de Pourdastan, a affirmé que les Pasdaran étaient une force régionale car Assad tenait grâce à eux. Il n’y eu a aucun remerciement d’Assad ni aucune réaction courroucée de Washington. Les chefs Pasdaran à nouveaux humiliés et manquant de troupes ont tenté un coup de poker en arraisonnant un patrouilleur de la marine saoudienne. Les Américains et les Saoudiens ont esquivé cette provocation bénigne. Leur incapacité à provoquer Washington a davantage déprimé leurs compagnons paniqués.

Rohani, officiellement en charge du système, a alors relancé via les médias officiels la diversion par l’affaire de la pendaison imminente de Reyhaneh et a annoncé une visite pour mardi dans la région hostile de Sistan-Balouchistan pour affirmer son courage et la fidélité des troupes des Pasdaran dans cette région hostile ! Pragmatiquement, il s’éloignait de Téhéran, où se trouve l’épicentre des problèmes du régime, pendant la journée de mardi qui avait été pressentie comme une journée à problèmes.

Les officiers de base encore fidèles au régime et chargés souvent de l’administration interne ont définitivement tourné le dos au régime et à ses dirigeants qui quémandaient leur soutien en publiant de 2 reportages d’archives consacrée à la date du 23 Farvardin avec comme vedette le Shah d’Iran dont le bilan positif ne cesse de hanter les mollahs. Le premier évoquait la paix sociale en le montrait lors du voyage officiel du roi Hassan 2 se baladant avec lui dans les rues de Téhéran dans une voiture décapotable.

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Le second reportage saluait montrait la signature d’un accord entre l’Iran alors proche de Washington avec la Russie soviétique (alors en guerre froide avec Washington) pour acheminer le gaz iranien vers l’Allemagne (principal partenaire nucléaire d’Iran contre l’avis de Washington hostile à ce projet l’’hyper-industrialisation du pays).

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Les officiers des Pasdaran encore présents aux côtés des dirigeants se disaient partisans de l’Iran qui sous la férule de leur ennemi (le Shah) se projetait comme une puissance régionale voire mondiale grâce à son indépendance économique et son ouverture non par le terrorisme et l’agitation. Aucun responsable politique ou religieux n’a protesté, preuve que la direction du régime était incapable de se faire obéir par ses derniers serviteurs ! Après la division des chefs, on avait la désobéissance des derniers subalternes. L’isolement et érosion extrême du régime continuait donc présageant une panique plus forte.//

Dimanche 13 Avril 2014 (24 Farvardin 1393), la bourse a chuté encore, preuve que la panique s’était renforcée après la prudence apeurée de Rohani, les efforts ratés de ses rivaux pour s’imposer et enfin après la déclarations d’amour d’une partie du personnel au Shah d’Iran, aujourd’hui très respecté par le peuple iranien.

Au même moment, une imposante manifestation devant la Chambre de Commerce Iranienne a révélé que le régime avait licencié (sans solde) 3000 hauts fonctionnaires de cette institution rattaché au ministère de l’industrie, preuve absolue que l’industrie iranienne était en difficulté.

Au même moment, la plus vieille pipeline iranienne expédiant l’équivalent de 600,000 barils du gisement légendaire de Gatch-saran vers les ports iraniens pour l’exportation a rompu sous l’effet de la vétusté car les mollahs ripoux n’ont jamais investi un sous dans l’entretien des infrastructures extraordinaires créés par les Anglais puis développées et complétées par le Shah.

La panique a gagné le sommet de l’Etat car Ali Mottahari, le beau-frère de Larijani, qui avait donné des signes de rupture, a pris davantage ses distances avec le régime en louant la résolution européenne qui critique qes violations des droits de l’homme ! Le commandant Radan chef de la police de Téhéran (ci-dessous), a aussi annoncé qu’il n’avait pris part aux répressions lors du soulèvement de l’été 2009, même s’il restait fidèle au régime.

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Rohani s’est vu très menacé par la panique et les débuts de rupture à haut niveau. Il a oublié sa prudence et tenté d’engager de provoquer une escalade construction en annonçant par l’intermédiaire de Salehi, le nouveau patron du programme nucléaire, que le régime allait sans doute passer de 9000 centrifugeuses à 50,000 et à un taux d’enrichissement de 90% pour assurer ses besoins en combustibles destinés à la production de l’électricité. Washington n’a pas relevé cette provocation délibérée et Ahmadinejadesque !

Rohani a réalisé qu’il ne pourrait pas entraîner Washington dans un bras de fer contraire à ses intérêts. Il a abandonné sa ligne offensive et opté pour la promotion de tous les composants de la fausse opposition. Tout d’abord, il a relancé les figures anciennes par l’annonce de agression en prison de leur avocat, maître Abdol-Fattah Soltani, soi-disant) emprisonné depuis quelques années. Par ailleurs, l’ex-milicien islamiste, Tabarzadi, actuellement choisi pour relancer le Mouvement Vert dans une version légèrement pro-américaine, a aussi diffusé depuis sa cellule une nouvelle déclaration humaniste en faveur de Reyhaneh ! Enfin, Rohani a aussi mis en avant le soi-disant modéré Khatami en annonçant qu’il avait été empêché de se rendre à l’enterrement de son beau-père le mollahs Sadeghi... Mais cette décision de réveiller tous les jokers du régime ne pouvait pas fonctionner car les figures anciennes de la fausse opposition interne apparue sous Khatami ont été par la suite sacrifiées par lui quand ils étaient devenus trop encombrants. On avait là une ligne confuse et désespérée !

Lundi 14 Avril 2014 (25 Farvardin 1393), la veille, la panique interne s’était amplifiée et Rohani n’a vu trouver une bonne approché : en ce 3e jour de la semaine, la panique s’est encore développé, provoquant une nouvelle chute à la bourse plus une forte ruée vers le dollar qui a fait monter les prix malgré le plafonnement des ventes. Le nombre des acheteurs étaient beaucoup très élevé. Le régime était à nouveau dans une situation d’urgence. Rohani et les gens de son gouvernement qui était à l’origine de cette catastrophe, sont restés invisibles !

Rafsandjani a jugé le moment idéal pour attaquer la gestion de Rohani. L’agence ISNA proche de Rafsandjani a diffusé une bande audio pirate enregistrée à l’insu du principal négociateur Araghtchi où il affirmait que l’Accord de Genève ne contenait nullement le droit à l’enrichissement contrairement à ce que disait sans cesse Rohani.

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Rohani accusé de mensonge est resté caché ! Au même moment, le commandant en chef de la police Ahmadi-Moghadam devait rencontrer les délégués des anciens combattants : il a paru très déprimé et n’a à aucun moment pu cacher sa déprime.

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Mohsen Rezaï, l’ex-n°2 officiel du régime et par ailleurs candidat malheureux des Anciens aux présidentielles du régime a alourdi le dossier de mensonges de Rohani en révélant que son ministre de pétrole Zanganeh ne pouvait pas éviter l’aggravation de la crise actuelle avec la production de 9 milliards de mètre cube du gisement Pars 2 car il n’y avait nulle part aucune trace de ce gaz.

Ali Larijani a aussitôt convoqué Zanganeh au Parlement pour mettre en place sa révocation pour entraîner la chuter de Rohani !

Ali Larijani a continué le travail de sape en affirmant via le Parlement que l’accord signé à Genève était une vaste supercherie car les Américains avaient accepté seulement deux paiements, mais aucun dollar n’était encore arrivé en Iran par la faute de refus délibérés des banques qui devaient procéder aux virements.

Via le Parlement, Ali Larijani a aussi critiqué la corruption du système religieux en raison des prêts lourds accordés à quelques uns des dirigeants pour mettre la pression aux mollahs protecteurs de Rohani afin qu’ils ne s’opposent pas à son ascension. Le pouvoir judiciaire dirigé par le frère d’Ali Larijani a tenté d’enrayer la possibilité d’un recours à une révolution de couleur (pro-américain) en annonçant contre l’avis de Rohani le projet de la poursuite des faux opposants expatriés. Enfin après tous ses mouvements, Ali Larijani a en personne affirmé la nécessité de continuer le dialogue avec les Occidentaux pour affirmer qu’il serait, une fois intronisé, ouvert à un deal avec Washington !

Israël a sévèrement critiqué les propos pro-dialogue de Kerry (de la semaine dernière) pour empêcher une ouverture vers Larijani qui marquait des points.

Rohani, également mis à mal par ces mouvements contre lui-même et ses patrons, a officialisé le contentieux sur Abou-Talebi par un recours auprès de Ban Ki Moon pour mettre un obstacle légal au deal souhaité par Larijani ! Il a aussi fait état d’un vol des chasseurs de l’armée de l’air dans le cadre de la préparation de la journée de l’armée pour affirmer qu’il avait le soutien des militaires. Mais les photos diffusés provenaient des archives car on n’y retrouvait à aucun moment le ciel annoncé par la météo de ce jour.

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Le régime était en panique, Rohani était en difficulté, ses rivaux en guerre contre lui ! Washington devait augmenter légèrement la pression pour parvenir à un deal de transition avant que les problèmes du régime entraîne la chute du système islamique qu’il veut préserver. Mais Washington devait aussi calmer Israël pour qu’il ne casse pas ses projets de deal avec des menaces anxiogènes. Il devait aussi songer à l’opposition des Européens sur le thème des droits de l’homme.

Washington était devant des sujets différents et incompatibles, Il a montré du génie en optant pour des réponses séparées via des sources séparées sans aucun engagement personnel. En premier, le Wall Street Journal à la fois rassuré Israël et mis une pression indirecte sur le régime par l’annonce que les Etats-Unis ne paieront rien au régime. Canada, pays allié à Washington qui a gelé les avoirs personnels gros bonnets comme Rafsandjani, a rappelé ce gel en sanctionnant l’une de ses entreprises qui avait été autorisé par lui-même de coopérer avec les mollahs. L’ONU qui est depuis toujours à la botte des Etats-Unis a apporté son soutien à Reyhaneh pour satisfaire la clause des droits de l’homme). Enfin Washington a discrètement organisé une rencontre avec Larijani par une délégation parlementaire de la Suisse, qui représente ses intérêts en Iran !

A Téhéran, Rohani a contré le deal avec Larijani par un rejet de visa à la délégation suisse. Il a aussi abandonné la diversion Reyhaneh qui devenait encombrant en annonçant que la famille de sa victime lui avait accordé la grâce ! Mais toute l’affaire étant bidon on n’a pas vu la graciée. L’ONU a aussi lâché l’affaire pour ne pas embêter les mollahs sur ce point susceptible de permettre aux Européens d’annoncer de nouvelle sanctions à leur tour.

Mardi 15 Avril 2014 (26 Farvardin 1393), Rohani, le mauvais gestionnaire contesté par ses pairs, était attendu à Zahedan, chef lieu de la région de Baloutchistan où le régime est contesté depuis des années. Un instituteur bassidji fidèle au régime a été abattu avant son arrivée ! La panique s’est amplifiée à la bourse, les indices sont devenus négatifs.

Le coup avait aussi souligné l’impuissance des Pasdaran qui contrôlent les renseignements et la police. Pour se sauver la face, ils ont annoncé un rassemblement de toutes les forces armées sous la direction de leur camarade, le Général bassidji Pourdastan, le commandant en chef de l’Armée de Terre ! L’opération devait aussi démentir le boycott attendu pour la journée de l’armée : le commandant a fait état de la supériorité militaire du régime face à Israël ! Mais sur les images, tous les ciels étaient bleus alors que ce jour on avait un ciel bleu et en en temps ensoleillé mais avec des nuages basses. Par ailleurs, sur les images, les arbres étaient nus alors qu’ils sont à nouveaux verts. De fait, on avait des images d’archives, ce qui voulaient dire que les Pasdaran et le camarade milicien Pourdastan n’avaient même pas pu dénicher des conscrits pour un mini rassemblement !

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Après cet échec pour les Pasdaran et donc pour le régime, Rohani est arrivé à Zahedan. D’habitude le régime ameute ses troupes et ses pions locaux ainsi que leurs enfants pour applaudir ses personnalités de passage, mais dans ce cas, après le meurtre de l’instituteur bassidji, la mobilisation a été très très faible. Rohani a cependant continué à saluer la foule avec des gestes évoquant une forte présence populaire pour faire des photos de propagande dissimulant son échec pour éviter plus de panique.

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La crise de panique a perduré à la bourse et avec en plus une nouvelle ruée vers le dollar et une nouvelle hausse de cette devise, ce qui signifiait que tous les gens du régime achetaient de quoi préparer leur fuite. Les centres de distribution de Gaz Naturel étaient pris d’assaut par le peuple et les gens du régime pour faire des stocks avant la hausse annoncée de ces produits vitaux.

Dans ce contexte défavorable, Rohani a diminué l’offre de Gaz de 70%, mais a continué sa visite au Baloutchistan pour prétendre que tout allait bien ! Mais selon la tradition des visites officielles, aussi alors faire un discours pour les troupes du régime dans un stade. Au vu de la mobilisation dans les rues, le stade devait être vide, mais sur les images il y avait plusieurs milliers de personnes. Cependant, mis à part un ou deux participants ou pancartes, on n’a vu la même foule d’une photo à l’autre. La foule nous a parue produite par Photoshop.

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Enfin, Rohani devait rencontrer les cadres du régime, puis les religieux et enfin les étudiants. Mais par manque de participation, il n’y eut qu’une rencontre avec une quarantaine de personnes (qui paraissent parfois plus nombreux selon les points de vue).

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En résumé, le voyage de Rohani avait été un désastre car il avait seulement confirmé le manque de troupes du régime et son impopularité auprès de ses derniers serviteurs, aggravant au passage la panique existante. Se doutant d’un tel échec et en conséquence la reprise des attaques à son encontre notamment de la part de Rafsandjani, Rohani avait préparé sa riposte par un article s’intéressant aux relations de l’affairiste ripoux Zanjani actuellement en prison. Par ailleurs, pour masquer son échec sur le plan international, les médias officiels ont aussi mis en avant (avec des images) la grâce à la dernière minute d’un autre condamné à mort. Dans ce cas aussi, on n’a pas vu le gracié interviewé etc... : il a disparu après son Show !

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En réponse à la tentative ce deal de Washington avec Larijani, Rohani a simulé un rapprochement avec la Russie par une visite de son mae Zarif dans une semaine à Moscou pour y préparer sa propre visite officielle en septembre prochain.

Larijani privé de sa rencontre avec les émissaires suisses de Washington a lâché ses pions parlementaire comme des cerbères contre Zanganeh, le ministre de pétrole de Rohani pour entraîner sa chute et celle de Rohani. Zanganeh a refusé de démissionner par devoir de servir le régime. Le Parlement qui ne compte que trente membres a lâché Zanganeh.

Larijani a repris l’offensive en annonçant une visite dès le lendemain à Minsk, capitale de la Biélorussie, principale alliée de la Russie, laissant présager la volonté d’une alliance avec cette dernière. Dans le même temps, le Parlement d’Ali Larijani a annoncé la convocation du ministre de l’énergie sur sa mauvaise gestion des eaux du pays, utilisant l’argument de manque d’eau évoqué par Rohani contre lui, pour l’empêcher de saboter sa tentative en annulant sa visite ou en le doublant par une visite plus rapide de Zarif à Moscou. Rohani n’a pas pris le risque de bouger alors que ses rivaux étaient tous en guerre contre lui et les subalternes du régime étaient dans une crise de confiance absolue.

Washington s’est fâché du rapprochement annoncé de Rohani et Larijani avec la Russie (même si la Russie ne disait rien et attendait de voir si l’approche était sincère ou tactique. Washington a rappelé sa maîtrise des pressions aux Larijani et sa capacité dé sévir par le soutien moral à des kurdes emprisonnés qui sont ses protégés. Il a aussi mis la pression sur le régime en rappelant annonçant une opposition officielle à Abou-talebi par un refus officiel et ferme à l’obtention de visa pour atterrir à NY.

Rohani qui était malmené de toute part s’est lancé dans un réflexe pavlovien dans une nouvelle promo de la fausse opposition interne par une annonce de maladie de Moussavi et de son épouse. En l’absence de réaction interne, il a transformé son syndicaliste gréviste de faim en héros par l’annonce de l’obtention de ce qu’il demandait et en conséquence l’arrêt de sa grève de faim, mais cela n’a débouché sur aucun résultat. Le régime a alors tenté de provoquer de force une agitation dans les universités en annonçant une manifestation pro-Moussavi lors d’une visite de l’ex-négociateur nucléaire Jalili à l’université d’Amir Kabir. Sur les images, on voit la supercherie de l’annonce et la fadeur de ce projet n’a d’ailleurs nullement intéressé les vrais étudiants et encore les jeunes qui avaient jadis animé la fausse opposition.

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Dépité par son échec, Rohani a conclu que les gens du régime rejetait la solution à risque de la fausse opposition. Il s’est tourné vers Khatami avec une cérémonie en mémoire de son défunt beau-père pour voir si les gens du régime acceptaient ou pas cette solution destinée à calmer Washington. Khatami a été ravi par l’initiative au point d’oublier son chagrin, mais son nom et le projet de faux réforme qui n’avait nullement réussi à calmer Washington n’ont eu aucun accueil favorable, un échec qui a confirmé que le régime et son capitaine Rohani étaient dans une impasse sans précédent.

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Mercredi 16 Avril 2014 (27 Farvardin 1393), Larijani devait se rendre à Minsk pour s’approcher de la Russie. La bourse a cessé de chuter car il y avait un espoir pour le régime de sauver sa peau. Rohani a tenté de réunir les gens de régime à Zabol, seconde ville de la région Sistan-Baloutchistan. Mais on a encore eu des photos incohérentes et lui-même n’a pu cacher sa déception devant le manque évident de mobilisation en sa faveur.

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Le Gouvernement Rohani a annoncé qu’il refusait toute négociations sur ses missiles pour voler la vedette à la visite de Larijani à Minsk et insinuer ainsi qu’il oeuvrait dans sa ligne en s’approchant de Moscou.

Les (chefs) Pasdaran, absents la veille de la guerre interne, ont alors annoncé la tenue du Festival de Jeune soldat récompensant les meilleurs jeunes recrues puis une journée de une grande manoeuvre des Gardes Frontières pour revenir dans le jeu.

Les images ont montré une petite manœuvre avec des vieux miliciens. De plus, il n’y avait aucune affiche, drapeau ou banderole rendant hommage au jeune soldat garde frontière Danayi-Far tué récemment par le groupe islamiste baloutche de Jeysh Al Adl financé par Washington. L’absence de cette référence indiquait que ces images neurasthéniques n’étaient pas faites ce jour et provenaient des archives du régime. Les (chefs) Pasdaran n’avaient pas ce nombre de soldats à leurs côtés.

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On a aussi vu un petit rassemblement de conscrits pour le Festival du Jeune Soldat. Là aussi, il n’y avait aucune affiche rendant hommage au soldat garde frontière Danayi-Far tué dans l’exercice de ses fonctions. Ce qui voulait dire que ces images n’étaient également pas faites ce jour et provenaient des archives du régime et que par ailleurs, les (chefs) Pasdaran n’avaient plus à leur côté même ce petit nombre de soldats conscrits !


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Washington a craint perdre le contrôle de la situation par l’agitation des joueurs du régime et in fine rater la possibilité de revenir en Iran et prendre le contrôle du régime islamique né en 1979 de ’’ses’’ projets régionaux. Il a tenté un nouveau marchandage avec comme cadeau l’arrivée d’une délégation des 50 plus grands chefs d’entreprises turques pour des investissements dans tous les secteurs en faillite du pays !

Larijani était en route pour Minsk. L’Iran Civil Aviation Organisation qui dépend du ministère iranien des Routes et du développement urbain donc de Rohani a interdit à son pilote de continuer son chemin en raison de mauvaises conditions de météo à Minsk ! Le pilote a décidé de se poser dans la ville la plus proche, mais il a été refoulé en raison d’une priorité donné à un autre avion et a dû se poser en amont le trajet déjà parcouru ! Larijani a ainsi perdu plusieurs heures et par la faute de Rohani, il est arrivé à Minsk une heure après l’arrivée des Turcs en Iran.

La bourse n’a pas clôturé à midi trente sur un crash car il y avait là une chance que Washington accepte un vrai apaisement par peur de la chute définitive du système islamique. Mais dans l’après-midii, il n’y a plus eu aucune trace de la visite des investisseurs turcs dépêchés par Washington en Iran, preuve que l’objet du voyage n’était pas le sauvetage du régime mais encore une fois une proposition rémunérée de transfert des pouvoirs. La bourse devait redémarrer en panique.

On a aussi perdu la trace de Larijani à Minsk, preuve qu’il ne s’y était pas rendu pour un deal sincère, mais pour une manœuvre tactique pour agacer Washington. Le même après-midi, la principale plate-forme de forage du régime dans la mer Caspienne s’est effondrée et a disparu sous les flots sans aucune raison apparente. Nous avons immédiatement songé à un sabotage punitif russe et à la possibilité d’un méga crash à l’ouverture de la bourse le lendemain matin.

Rohani est revenu à une gestion de la défaite par la relance de la fausse opposition interne en inventant de nouveaux malheurs pour le faux syndicaliste Zamani, mais a aussi ouvert l’option d’un transfert des pouvoirs sous sa direction vers les pions de Washington en réactualisant le dossier de la disparition d’Afshin Ossanlou, le frère de Mansour Ossanlou, ex-faux syndicaliste issu du clan Rafsandjani et oeuvrant pour lui tantôt au service de Londres et tantôt au service de Washington.

Jeudi 17 Avril 2014 (28 Farvardin 1393), la veille le régime avait reçu une nouvelle offre de capitulation et n’avait pas su aller vers les Russes. Ces derniers l’avait sévèrement puni. On avait vu qu’il n’avait plus de soldat. Enfin son capitaine avait manqué d’idée et s’était rabattu sur l’option risquée d’une révolution de couleur dans les intérêts de Londres ou de Washington pour sauver sa propre tête. Le régime allait mal et Rohani était dans une gestion risquée et approximative. On devait donc assister à une explosion de panique et un méga crash à la bourse de Téhéran. A la place, on a une journée de censure des infos boursières, ce qui laissait supposer que la bourse était effectivement dans une méga panique et un méga crash.

Rohani a alors écarté Ossanlou qui n’avait pas rassuré les gens du régime et a introduit à sa place Tabarzadi dans le même jeu avec une déclaration (très en avance) pour le 1er mai en faveur des ouvriers. Il a aussi tenté de relancer le réformisme via Aref, le chef du parti des réformes, qui lors des présidentielles avait plu à l’opinion par des positions politiquement honnêtes. Mais la foule n’a pas été au rendez-vous, présageant une plus forte crise la semaine suivante.

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Rohani a tenté de faire peur par des annonces détournées de pendaisons collectives dans le sud du pays... Washington a eu peur que le régime islamique nécessaire à ses dessins régionaux ne s’effondre par ses erreurs de gestion, ses conflits internes ou les boycotts importants comme celui de la journée de l’armée, prévu ce vendredi ou encore celui de la journée des Pasdaran la semaine suivante. Washington devait parvenir à un deal. Il a alors signalé par ses pions humanitaires de nombreuses pendaisons exécutées sous les ordres de Sadegh Larijani chef du pouvoir judiciaire pour intimider Ali Larijani et l’empêcher de continuer ses manœuvres anti-Rohani. Puis il a ouvert la voix à un deal avec ce dernier par une intervention de son pion Amano affirmant que le régime (Rohani) ne disait pas non et ne disait pas oui, mais une sortie du conflit était possible par une meilleure coopération de sa part.

La Grande-Bretagne a alors consacré la une de Guardian aux pendaisons en Iran pour saboter à grande échelle l’offre d’entente insinuée par Washington !

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Le régime désespéré a eu recours à une solution inattendue : le faux opposant Nourizad (chargé des actions extrêmes) a affirmé que dans son voyage dans le sud du pays les habitants d’Ahwaz avaient sans peur d’une quelconque poursuite affirmé « qu’ils espéraient le retour à l’âge d’or de l’Iran sous la direction juste et équitable de Mohammad Reza Shah Pahlavi ! » Il n’y a eu aucune critique et menace contre Nourizâd ! Les mollahs se montraient prêts à lâcher le pouvoir et restaurer la monarchie des Pahlavi que le peuple vénère aujourd’hui pour sauver leur tête ! Encore mieux que la déclaration d’amour pro-Shah des Pasdaran chargés des communication du régime en début de la semaine.

Washington n’a pas aimé ce désaveu interne de sa chère révolution islamique. Nourizâdeh, un islamiste pro-anglais en 1979, qui a rejoint le camp américain depuis quelques années, a alors invité son presque homonyme dans son émission télévisée vers l’Iran pour saluer son courage (ses -fausses- prises de positions précédentes) sans parler de la dernière, invitant le régime à éviter donc toute référence au Shah et un retour à un Iran patriote et laïque !

Rohani qui avait encore échoué est resté caché sans doute paniqué à l’idée du boycott de la journée de l’armée. Les Pasdaran qui contrôle l’armée sont également restés invisibles, ils étaient sans l’ombre d’un occupés à choisir les photos et les vidéos d’archives en cherchant à y intégrer proprement des photos ou des vidéos de banderoles à l’effigie du soldat martyr Danayi-far...

Le clan Larijani a trouvé une idée en or : la commission sécuritaire du Parlement islamique a annoncé que selon ses information, le soldat Danayi-Far était peut-être un traître, complice des terroristes de Jeysh Al Adl, et qu’il n’avait peut-être même pas été tué ! Cela était contraire aux regrets émis par les (chefs) Pasdaran qui n’avaient cessé d’affirmer la poursuite de leur recherches pour rapatrier son corps. Mais ils ont adopté l’annonce qu permettait de se débarrasser d’un trucage difficile !

Vendredi 18 Avril 2014 (29 Farvardin 1393), le défilé tant attendu a commencé par le discours de Rohani par un temps clair mais plutôt couvert conformément au météo du jour. Le contenu du discours était très prudent pour éviter une nouvelle panique.

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Le défilé qui devait débuter alors pour montrer les armes puis les diverses troupes pendant 4 heures n’a pas été retransmis comme d’habitude. La retransmission a été interrompue rapidement après le passage des missiles de courte portée et la télévision a diffusé à la place des clips vidéos.

En regardant la version web de la retransmission vidéo, nous avons remarqué que les armes avaient des ombres palotes au sol, mais les tribunes n’en avaient pas. Il y avait un montage de 2 images vidéos (probablement avec un filtre sépia pour atténuer les différences d’où la couleur sale des images. Sur ce même document vidéo, on avait par ailleurs des parties très ensoleillées avec des ombres très foncées (mais toujours avec un filtre d’atténuation). Dans le même temps, les ombres sur les photos des agences de presse du régime étaient plutôt foncées ce qui signifiait qu’elles avaient été prises lors d’une journée normalement ensoleillée. Enfin, on voyait des avions sur un fond bleu sans aucune nuage : il n’y avait aucune image conforme à la météo du jour : on avait donc un cocktail très hétéroclite d’images d’archives faisant état d’un boycott absolu de l’événement par toutes les troupes du régime. Le régime avait donc interrompu rapidement la retransmission pour ne pas attirer l’attention sur les incohérences de ses images.

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A la fin du défilé, les officiers et les commandants devaient se retrouver à la Prière de Vendredi. On a vu une salle sans aucun militaire, ce qui a confirmé l’absence de mobilisation des officiers et des militaires de base pour cette journée aux côtés des dirigeants.

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Dépité, le représentant du clergé a quand même salué les militaires et les membres des Pasdaran comme les défenseurs du Coran. Il a aussi affirmé que les progrès nucléaires étaient obtenus sans l’aide de Washington ou de Moscou, de fait, il était interdit de les bazarder par accord avec l’un ou avec l’autre et qu’il fallait suivre la directive du Guide par le refus de toute négociation sur ces progrès.

Le porte-parole du clergé politique a également ajouté que le vrai danger pour le régime n’était pas les sanctions, mais un gouvernement faible qui serait enclin à autoriser l’opposition (en référence au mouvement Vert qui a offert malgré lui au peuple l’opportunité de contester le régime). En clair, Rohani était donc averti que le clergé ne le soutiendrait pas s’il restait indécis ou s’il continuait à jouer avec la fausse opposition ou s’il flirter avec la Russie ou avec Washington. Il devait uniquement appliquer un plan de provocations et bras de fer avec Washington.

Rohani n’a pas vraiment suivi le conseil de ses aînés car il a continué la promotion de la fausse opposition interne en reparlant des malheurs de l’avocat Abdol-Fattah Soltani en prison.

Ce mépris de Rohani pour ses chefs a convaincu Ali Mottahari, le beau-frère de Larijani, que le régime allait très mal. Il a rejoint Rohani par une déclaration de soutien à Soltani et autres prisonniers verts.

Enfin Mohsen Rezaï, ex n°2 du Conseil plénipotentiaire de Discernement, qui avait plutôt comploté contre Rohani en révélant que la promesse de production de Gaz sur le gisement Pars 2 était fausse a pour sa part qualifié la crise en Ukraine de bénédiction pour le régime encourageant un glissement vers l’Est !

Washington a vu dans ces prises de positions la preuve de l’implosion lente du régime. Il a ouvert davantage la voie à un deal selon les souhaits du clergé par un rapport inattendu et très positif de l’AIEA sur la coopération des mollahs faisant état de la réduction de 75% de leur stock le plus sensible, suivi du déblocage et le versement de 450 millions de dollars sur leurs comptes (soit de quoi assurer les minimums vitaux du régime pendant 1 mois). Mais dans le même temps, Washington a terminé la saisie d’un gratte-ciel des mollahs à NY d’une valeur de 800 millions de dollars pour rappeler qu’il pouvait aussi continuer à les dépouiller afin qu’ils ne s’avisent pas à prendre les 450 millions de dollars sans faire un geste positif au retour en sa direction. La tour saisie étant construite en 1970 par le Shah pour les étudiants boursiers iraniens basés aux Etats-Unis, Washington affirmait son envie de combattre le retour de la dynastie patriote des Pahlavi malgré l’adhésion presque unanime des Iraniens à cette option.

Samedi 19 Avril 2014 (30 Farvardin 1393), la bourse a redémarré en crise avec tous ses indices en chute libre : les gens du régime n’étaient pas rassurés après le boycott de la journée de l’armée, la fracture entre Rohani et ses mentors et les maigres cadeaux de Washington !

Rohani et Larijani ont annoncé tour à tour une rencontre de tous les commandants des Forces de l’Ordre pour rassurer les paniqués. La panique a perduré car les images étaient incohérentes : il n’y avait aucun alignement logique et on ne voyait pas la même masse d’officiers d’une image à l’autre, ni même le même éclairage.

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On avait là une simulation photoshop derrière la première ligne des commandants en chef des Forces de l’Ordre d’où les visages défaits de ces derniers, preuve en soi que le régime est très vulnérable et peut chuter à la moindre contestation sérieuse.

Cette semaine le régime devait cacher son boycott interne pour rassurer ses compagnons financiers paniqués, mais il a sans cesse cherché à prouver le contraire et a, par la même occasion, révélé plus clairement son boycott interne, sa lente et inexorable implosion. Nous voilà à la veille de grands bouleversements quels que soient les efforts de Washington pour sauver sa monstrueuse progéniture géopolitique.