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Iran : Le Franc-Tireur dans ses propres pattes 14.03.2026 La gazette Franc-Tireur vient de publier une série d’articles sur l’Iran qui ne vont hélas pas dans le bon sens des attentes du peuple iranien, la couverture et les articles ne mettent pas en évidence l’identité patriotique du mouvement du peuple iranien contre le régime et ce que les iraniens espèrent ! Cela n’a rien d’étonnant. Caroline Fourest a des priorités particulières anti-identitaires antinomiques avec les attentes du peuple iranien ! Nous avons été alertés par l’éloge de ces articles faite par l’association Femme-Azadi qui nie souvent les attentes des Iraniens en cantonnant poussivement le prince Reza Pahlavi [1] à un simple rôle d’agent de transition vers une démocratie par un référendum alors que du fait de la légitimité historique de sa dynastie et son rôle pour l’épanouissement de l’Iran [2], tout un chacun en Iran espère qu’il jouera un rôle central dans l’avenir du pays. Le peuple se montre d’ailleurs très insistant car par le passé il avait régulièrement scandé son nom en parallèle avec d’autres slogans [| Mots Clefs | Résistance : Manifestations hostiles au régime |]], mais avait constaté que les médias étrangers faisaient mine de ne pas l’entendre. Il scande bien « Javid Shah » (vive le Roi). On voit d’ailleurs souvent d’autres franco-iraniens lettrés prendre la parole dans les médias français pour nier cette attente du peuple iranien [3]. A présent c’est Franc-Tireur qui s’y colle ! © IRAN-RESIST.ORG
Cette négation du rôle que le peuple iranien entend faire jouer au prince Reza Pahlavi commence dès la couverture de Franc-Tireur. On n’y voit pas le drapeau chéri par le peuple iranien : vert et rouge unis et les insignes pluri-millénaires du Lion et du Soleil, signes du ralliement de cette majorité écrasante des Iraniens, principalement les jeunes qui rêvent de reprendre leur pays et d’effacer la révolution islamique commise par leurs parents avec l’aide des intellectuels iraniens de gauche et leurs homologues français. © IRAN-RESIST.ORG
Ces jeunes Iraniens abhorrent ces intellectuels donneurs de leçons qui ne peuvent pas renoncer à cette attitude malgré les catastrophes qu’ils n’ont cessées d’engendrer. Mais le dernier représentant de ces zombies politiques, Franc-Tireur ne se contente pas de rejeter d’un revers leur quête identitaire des Iraniens [4] bien qu’elle ne soit pas raciste ou chauviniste ou antisémite mais au contraire, laïque, philosémite, pro-occidentale... progressiste à la folie. Franc-Tireur insulte les Iraniens avec un drapeau du régime où on peut lire Allah Akbar en liseré de chaque couleur mais en plus avec un trou au milieu où l’on entrevoit un soleil, faisant référence au drapeau vert-blanc-rouge avec un soleil qui est celui de 5 partis kurdes séparatistes armés d’extrême gauche et financés par les démocrates américains, qui ont d’ailleurs refusé l’unification de toute l’opposition iranienne à l’initiative du prince Reza Pahlavi, sans l’empêcher car ils ont moins de 0,005% de partisans kurdes en Iran ! © IRAN-RESIST.ORG
Vient ensuite le titre du journal. Cela se passe presque de commentaire ! © IRAN-RESIST.ORG
Pour Fourest et ses camarades, la révolution du Lion et du Soleil est un espoir douteux. Par ailleurs, le journal insinue que le prince Reza Pahlavi pour lequel des millions d’Iraniens, dont les incroyables Kurdes Yaressan, ont manifesté en Iran au péril de leur vie, et continuent de le soutenir et scander son nom valent moins que des Kurdes ultra-minoritaires qui ont un épouvantable programme marxiste stalinien voire islamomarxiste qui prône la révolution permanente ! Vient ensuite un édito pleinement anti-Trump [5] de Caroline Fourest alors que les jeunes Iraniens le considèrent à juste titre comme un allié indéfectible car il a été à leurs côtés dès son premier mandat et même bien avant dans des propos qu’on peut voir de lui au gré des recherches sur Internet. L’édito attaque aussi Netanyahou qui est aussi très populaire en Iran. Enfin, après des convulsions invraisemblables pour justifier les attaques sans remercier Trump ou Netanyahou, Fourest conclut sur la nécessité de définir un avenir pour l’Iran sans regarder vers le passé, c’est-à-dire en faisant table rase de cette identité iranienne qu’elle rejette. Vient ensuite en entretien avec Iraj Mesdaghi, l’ex-Moudjahidines du peuple, figure de gauche qui depuis longtemps défend les points de vues et les projets du prince Reza Pahlavi adoptés depuis des années par la majorité écrasante des Iraniens (ci-dessous Mesdaghi et plusieurs militants marxistes récemment en compagnie du prince Reza Pahlavi pour lui apporter leur soutien). © IRAN-RESIST.ORG
Mesdaghi avait aussi été invité à la soirée de la Scala qui avait été organisée par BHL, le bon ami de Fourest, pour minimiser le rôle du prince Reza Pahlavi en mettant en avant comme futur dirigeant d’Iran AbdolKarim Soroush, le plus anti-Pahlavi des islamistes pseudo réformateurs du régime. Iraj Mesdaghi avait alors rappelé les pensées effrayantes de Soroush avant de préciser les raisons de la popularité du nom de Pahlavi et aussi l’insignifiance du nombre de ses détracteurs aussi bien en Iran que hors de l’Iran. Malgré une traduction simultanée délibérément mauvaise, il avait pu conclure en exhortant les intellos français donneurs de leçons réunis à l’appel de BHL à soutenir le prince. © IRAN-RESIST.ORG
Les intervenants l’avaient écouté sans relever. BHL avait tenté de finaliser son projet anti-Pahlavi avec un insignifiant slogan de son cru que depuis personne n’a scandé. Cette fois, Fourest a refait le coup en interviewant Mesdaghi avec des questions tendancieuses. Mais échaudé et déçu par ses interlocuteurs français à la Scala, Mesdaghi s’est montré cette fois plus précis en rappelant sans cesse la popularité de la dynastie Pahlavi et son identification avec l’identité politique chère aux Iraniens ! Rien à faire car dans la colonne opposée, Fourest a donné la parole à Patrice Franceschi, un pseudo expert avec un drôle de parcours (voir Wikipedia), qui répète à moultes reprises que l’avenir de l’Iran passe par sa balkanisation via l’extrême minorité kurde alors qu’elle a le soutien de moins de 0,1% des Kurdes iraniens d’après toutes les sources (voire moins car pour leurs armées, ils recrutent systématiquement des enfants par des fausses promesses ou des menaces, de l’intimidation et du chantage sur leurs parents).
On voit ci-dessus l’oléoduc français qui devait relier cette zone pétrolière qui n’avait pas encore de nom à Haïfa (pas encore israélien). Or, Israël rejette totalement Sykes-Picot, c’est pourquoi la carte du Kurdistan français ne cesse d’évoluer à la recherche d’un port sur la Méditerranée... du côté de la Syrie !
Egalement, cette publication intervient alors que la France [7], faisant fi des attentes du peuple iranien et de son non-négligeable protecteur américain venait d’envoyer des chasseurs alpins pour cadrer ces kurdes séparatistes sans réussir à les faire avancer car ils n’ont pas le soutien des locaux. L’opération vient malheureusement de se solder faute d’une protection américaine par la mort d’un militaire français tué par un missile des mollahs. La France ne pouvait pas ignorer l’échec de ces Kurdes. Elle a tenté le coup en se disant qu’à défaut d’un succès, en agitant le spectre du séparatisme qui terrorise les Iraniens, elle les obligerait à renoncer à leur quête d’un changement de régime synonyme de la perte de ses précieux contrats pétroliers en Iran. Mais elle n’a pas accusé les mollahs afin de ne pas nuire à ces contrats qui sont voués à disparaître sous peu avec la chute des mollahs. À un moment donné, il faut arrêter les dégâts car ce régime est presque fini et les contrats pétroliers conclus par Total en 1997 seront caduques. Pourquoi vouloir préserver ces contrats en imposant des dirigeants qui moins de 0,1% de popularité dans leur région et encore moins en Iran ? C’est impossible. Pourquoi ne pas aider le peuple iranien et faire partie de ses partenaires de reconstruction au lieu de s’obstiner à combattre ses alliés que sont Trump et Netanyahu ? Pourquoi ne pas revenir à l’époque de l’amitié et la coopération incomparables franco-iraniennes sous De Gaulle ou même Pompidou ? © IRAN-RESIST.ORG
Mais hélas, le gaullisme semble être devenu une posture publicitaire. Peut-être qu’il faut le retour du pahlavisme pour voir renaitre le gaullisme car ils se nourrissaient l’un de l’autre de leur intérêt mutuel. © IRAN-RESIST.ORG
[2] Pour les jeunes iraniens, la dynastie Pahlavi a été un moteur de progrès en tout genre, un défenseur des intérêts sociaux et économiques iraniens et enfin un front contre l’islam qu’ils ne dissocient guère de l’Islamisme. [3] Les franco-iraniens qui transgressent les slogans iraniens : Sahand Saber qui a le soutien de Mona Jafarian qui vient de féliciter Franc-Tireur... [6] Le gouvernement américain vient aussi de licencier Kari Lake, la directrice pro séparatiste kurde et anti-Pahlavi de la chaine Voice of America Farsi. [8] Caroline Fourest avait d’ailleurs organisé la rencontre entre Masih Alinejad (l’influenceuse des mollahs aux Etats-Unis) et Ladan Boroumand avec Macron pour transformer le soulèvement pour Mahsa (avec le slogan "nous reprendrons l’Iran" inventé par le Prince Reza Pahlavi) en un projet de réformes féministes du régime avec le slogan Femme-Vie-Liberté (slogan vite adopté par le régime et par les Kurdes séparatistes islamo-marxistes qui veulent l’autonomie sans renverser le régime islamique). Aujourd’hui tous les opposants dénoncent ce slogan et considèrent ses partisans comme des agents du régime. En France, l’association Femme-Azadi continue à s’en réclamer tout comme l’association Homa qui a pris le contrôle de l’organisation des manifestations à Paris et empêche les patriotes d’y prendre la parole. |
