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Les pires amis du peuple iranien réunis à la Scala !
25.01.2026

Le site de La Règle du Jeu (de la revue éponyme dirigée par BHL) vient de mettre en ligne la vidéo de la soirée à la Scala où Pécresse devait mobiliser la France en soutien au peuple iranien.
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Pénible à regarder car deux mondes se sont côtoyés : les « Iraniens » présents qui disaient « écoutez le peuple iranien », c-à-d « soutenez le prince Reza Pahlavi », et les intervenants français ou franco-iraniens qui ne l’ont jamais fait !
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Décodage et détricotage d’un double désastre pour l’Iran et pour la France.




Affiche conçue par Satrapi, une fausse opposante notoire & précurseure de l’idéologie wokiste


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Mardi soir, les « intellectuels » parisiens d’esprit germanopratin étaient réunis à la Scala pour soutenir les Iraniens, mais ils ont sans cesse rejeté les revendications du peuple iranien en niant sans arrêt l’existence même d’une révolution patriotique iranienne.

Certains ont encore parlé du féminisme, réduisant les crimes du régime au port forcé du voile.

Presque tout le monde a sans cesse utilisé le mot bien connoté de Mollarchie pour dénigrer la monarchie au lieu d’utiliser les termes chers aux Iraniens comme régime d’occupation .

On a aussi sans cesse entendu le mot Iran au lieu de la république Islamique, ou le mot théocratie pour ne pas dire islamique afin de ne pas indisposer les musulmans français alors qu’on entendait bien qu’il n’y avait aucune gêne à insulter la monarchie et mépriser la dynastie Pahlavi, artisane de l’Iran qui fait rêver les Iraniens.

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Richard Malka aura le Gérard du mépris pour avoir écarté de facto le prince Reza Pahlavi, sans respect pour des millions d’Iraniens en formant le souhait incongru que l’Iran soit gouverné par une république avec la participation de chiites modérés comme Soroush (qui en réalité est un mollah formé à l’école ultra-intégriste de Hojjatieh évoluant d’abord entre Khomeiny et les moudjahidines du peuple, puis dans le sillage de Rafsandjani et à présent installé aux Etats-Unis car issus des composants pro-américains de la révolution islamique -Mottahari, Bazargan, Beheshti). On était devant la preuve que l’opération Scala était une tentative pour renflouer le régime !

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Mais pas seulement, étant donné que Malka insistait lourdement sur un islam réinterprété, sans aucune critique du corpus islamique, comme l’absence du mot islamique du discours d’Elisabeth Badinter, le remplacement du mot islamique dans son discours par le mot théocratique, on a eu un flash !

Ces gens n’étaient pas là pour l’Iran ou même contre l’Iran, mais pour le projet d’y installer un islam 2.0 pour relancer le vieux projet raté de l’Islam de France de Sarkozy afin de rassurer leur base de bobos tentée par le RN et pourquoi pas récupérer l’électorat musulman français qui leur fait perdre depuis quelques années des majorités confortables hors sol pour gouverner ce pays selon les directives de Bruxelles !

Sans même se douter de ses projections dangereuses, les rares Iraniens logés au 2nd balcon étaient excédés ! Ils se sont mis à scander Javid Shah, sans être entendus par les organisateurs qui les méprisèrent. Et d’ailleurs, sans que les participants franco-iraniens les soutiennent.
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Leur déception a continué crescendo avec l’intervention d’un expert géopolitique inconnu des Iraniens : Guillaume Lasconjarias. Il a évoqué les oppositions séparatistes financées par Washington et qui ont un impact nul en Iran. Il a aussi dit que c’est la première fois que les manifestants brulent des mosquées ce qui est faux. Il a parlé de l’opportunité que représente l’accord nucléaire avec les mollahs, avant d’attaquer Trump que les Iraniens adorent car il est le seul à sanctionner les mollahs. On a vérifié la bio de cet expert : tout est devenu clair !

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Guillaume Lasconjariasa été formé à l’école normale (très pro-révolution islamique) qui a récemment organisé une conférence pour un lobbyiste important du régime.

On a aussi constaté que Lasconjarias a travaillé pour l’IFRI, la tête de gondole du lobby pro-entente du Quai d’Orsay avec les mollahs [1].

Ce lobbyiste déguisé en expert a terminé son intervention en évoquant comme avenir pour l’Iran un putsch des Pasdaran ou certainement un deal de Trump avec les mollahs au détriment du peuple iranien ! Des suppositions propres à déprimer les Iraniens logés tout là haut. Il a parachevé cette expertise biaisée et pleinement fausse en remettant en cause la légitimité du prince Reza Pahlavi car mis en place par une force étrangère !

Mais laquelle ? On a eu l’impression d’entendre le régime. Rien d’étonnant de la part d’un expert qui travaille pour l’IFRI.

Puis on a eu Thibault Brutin, patron de Reporters Sans Frontières, ONG française qui a toujours seulement soutenu des faux opposants du régime ! Il a fait l’éloge de Nargues Mohammadi qui a reçu le Prix Nobel de la paix alors qu’elle se présente comme avocate féministe islamique opposée à tout changement de régime en Iran !

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Cette publicité a provoqué un tollé auprès des iraniens présents dans la salle car cette Mohammadi est clairement haïe par le peuple en Iran : à sa dernière sortie à l’occasion de l’enterrement de l’avocat Alikordi, les manifestants l’avaient insultée et chassée de leur rassemblement en scandant longuement JAVID SHAH (VIVE LE ROI).

Thibault Brutin a continué quand même ! Les rares iraniens présents étaient dévastés car ils ont compris définitivement que le but n’était pas de les aider. Mais sauver le régime en faisant semblant du contraire ! Ils ont entonné Javid Shah sans arrêt. Le présentatrice a dit : « tous les avis peuvent s’exprimer ici ».

Ce n’est pas l’impression qu’ils avaient.

L’organisatrice a alors passé la paroleà Mona Jafarian, qui zigzague souvent, tantôt pro-Pahlavi tantôt un peu moins, tantôt pro-Trump, tantôt surtout très Trump et critiquant son intervention au Venezuela.

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Elle devait normalement apporter son soutien au peuple iranien en rappelant la vérité sur Mohammadi, en affirmant que le prince n’était pas imposé par une force étrangère mais par le peuple iranien !

Hélas, Mona jaffarian a louvoyé comme d’habitude ! Elle a dit : je veux dé-féminiser les débats et dire que les Iraniens ne veulent pas moderniser l’islam mais retourner à l’Iran préislamique.

Jusque-là il n’y avait pas de problème dans ses propos.

Mais elle s’est aussi adaptée à Malka en oubliant ses diatribes habituelles sur l’Islam, qu’elle est d’ailleurs la seule à être autorisée à faire sans craindre l’Arcom.

Elle a continué en disant que le peuple scandait C’est le dernier combat, Pahlavi reviendra, mais hélas comme toujours sans expliquer les raisons historiques et politiques de ce choix fondamental et durable du peuple iranien.

Et hélas elle s’est encore octroyée le droit de prendre la parole en tant que porte-parole du prince en disant qu’il réclamait une intervention militaire américaine en Iran alors qu’il n’a jamais demandé une telle chose mais d’affaiblir la capacité de répression du régime et le rétablir la connexion via Starlink !

En fait, Mona Jafarian allait dans le sens de Lasconjarias faisant du prince un pantin accédant au pouvoir grâce à une intervention étrangère.

La parole a été alors passé à Marzieh Hamidi, une championne de Taekwando afghane née en Iran. Cette une écorchée vive condamnée ) mort et au viol par les Talibans et très attachée à la lutte féministe contre les islamistes. Elle a PRIS la parole en tant qu’ Iranienne pour rectifier sobrement et limpidement sous les regards médusés de Mona Jafarian et Abnouss Shalmani que la révolution était iranienne et nullement américaine ou israélienne !

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Inattendue ! Elle a répété que l’Iran allait se libérer par son peuple. On est courageuse quand on est une vraie réfugiée ! Elle a conclu en se disant très choquée qu’on qualifie de méchant le Chah d’Iran pour dénigrer le prince Reza Pahlavi au lieu de l’aider.

Elle a semblé très triste que Mona Jafarian ou d’autres intervenant d’origine iranienne ne l’aident pas !

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Mahyar Monshipour a alors pris la parole. On ne s’attendait pas une position extraordinaire car il est allé plus d’une fois en Iran (non pas pour voir sa famille, mais pour y travailler) et ce genre de voyage n’est pas possible sans coopération avec le régime.

Beaucoup d’Iraniens exilés sont retournés en Iran car trop fauchés ou en espérant récupérer leurs biens confisqués par les mollahs et puis rester et profiter du chaos économique, mais aucun n’a réussi car les mollahs ne partagent pas et ont surtout besoin de super traitres politiques ou de figures médiatiques et non d’ambitieux qui voudraient marcher sur leurs plates-bandes.

En 2016, Monshipour avait déclaré dans les médias iraniens qu’il voulait organiser un match de son championnat de boxe à Téhéran et les responsables du régime (Pasdaran chargé du domaine sportif) le lui avaient promis. Mais il n’a pas réussi car le régime était en plein conflit sur le nucléaire.

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Monshipour avait néanmoins continué à agir dans le sens des mollahs en déclarant selon ses propres mots, vouloir montrer le pacifisme des Iraniens (comprendre des dirigeants du régime) et exposer les progrès du régime après la signature de l’accord sur le nucléaire de 2016 !

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Il avait aussi affirmé qu’il pouvait habiter au moins 2 ans en Iran avec sa fille alors âgée de 6 ans pour réformer le domaine sportif du régime et aussi aider les mollahs à réorganiser leur équipe de boxeurs pour que ces champions puissent participer à des manifestations sportives internationales.

Il avait précisé qu’il occupait un poste à responsabilité au ministère français des sports sur l’intervention directe de Nicolas Sarkozy et ce job serait être un atout pour le régime ! Sarkozy éjecté de sa place, Monshipour a été remplacé. Il espère peut-être retrouver une place !

Comme disait Albert Camus un homme ça s’empêche, en le paraphrasant, on a l’obligation de dire qu’un résistant ça doit s’empêcher encore plus.

On ne pouvait rien attendre de la part de Monshipour étant donné qu’en 2024, il s’était affiché aux côtés de Shirin Ebadi (surnommée Ayatollah Ebadi, membre du collectif ITC regroupant les faux-opposants non laïques issus du régime, résidant en Occident et farouchement opposés au... prince Reza Pahlavi).

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Par ailleurs, ce 12 janvier, il s’était posé en opposition au peuple en affirmant que le prince Reza Pahlavi ne faisait pas l’unanimité en Iran ! Visiblement Monshipour n’était pas présent par hasard !

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Sans surprise, il n’a pas aidé Hamidi. Il a éludé le sujet en demandant brièvement qu’on écoute le peuple iranien sans aucune autre précision, avant d’insister seulement et à multiples reprises en tant que Français sur la nécessité d’agir dans l’intérêt de la France contre l’Islam politique importé par les mollahs ! Il a ainsi repris le flambeau anti-LFI, sans aucunement remettre en cause l’islam 2.0 ou islam de France de Sarkozy reprise par Richard Malka (avocat du couple Sarkozy) ! In fine, on a viré Sarkozy mais on récupère ses projets avec ses employés comme Monshipour.

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En tous les cas, avec cette intervention axée franco-française, on a définitivement perdu l’objet de cette opération Scala : le soutien aux Iraniens (et de facto au leader qu’ils ont choisi).

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Ce soutien politique et diplomatique au peuple iranien a été totalement expulsé grâce à la très joyeuse Abnousse Shalmani « féministe autocentrée admiratrice de Sade », qui également ne se dit pas Iranienne mais Française. Elle a parlé comme les autres intervenants français.

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Entre deux minauderies déplacées, elle a rappelé son admiration pour Malka tout en évoquant un petit désaccord sur son choix d’un Iran chiite, mais sans parler du choix du peuple, de évoquer son slogan et son drapeau, celui des Pahlavi.

Shalmani qui se dit issue d’une famille de la gauche stalinienne (Toudeh), a fait acte de fidélité à sa famille au détriment de l’Iran en comparant les mollahs à la royauté française pour aider ses amis à dénigrer encore mieux la monarchie iranienne.

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Après on a eu Emmanuel Razavi pour parler des Gardiens de la révolution islamique. Il a affirmé que les Pasdaran étaient à l’origine formés pour contenir l’armée iranienne.

Totalement faux, puisque l’armée avait dès 1979 été décapitée et purgée, elle n’existait plus.

Puis il a évoqué les activités terroristes des Pasdaran sans rappeler que le ministère des affaires étrangères du régime est un sous-ensemble des Pasdaran et de fait, les ambassades du régime des centres de terrorisme ou de financement du terrorisme.

Il a aussi parlé de Cyrus le grand qui a sauvé les juifs mais a oublié Reza Shah qui a refusé de vendre du pétrole aux Nazis, a accordé des droits civiques à 100,000 juifs iraniens et en plus sauvé de la déportation 250,000 juifs européens en facilitant leur exode vers la Palestine (sans quoi les juifs auraient eu du mal à bâtir l’État d’Israël). Oubli justifié par le fait que l’opération-Scala n’a pas été organisée pour l’émergence d’un Iran laïque avec les Pahlavi mais le projet Malka pour un Iran chiite modéré.

Razavi a continué dans cette voie en citant ses sources iraniennes fiables [2], tous des anti-Pahlavi !

Razavi a continué à faire du Malka en affirmant qu’il était lui-même une source fiable car il était le seul à parler à tous les opposants.

Il a précisé qu’il venait de consulter Mohsen Sazegara, "le fondateur des Pasdaran et grande figure de l’opposition" en ajoutant qu’il cherchait en ce moment "à faire l’unité des opposants".

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Un pur non-sens puisque le prince Reza Pahlavi a déjà unifié l’opposition et le peuple lui est déjà reconnaissant.

L’affirmation de Razavi est même un double non-sens car il s’agit d’un proche collaborateur de Khomeini qui a été recyclé il y a 25 ans par les mollahs en journaliste dissident avec l’aide active de Reporters sans frontières, pour s’installer aux États-Unis et arranger les affaires avec les Américains et accessoirement diviser et anéantir l’opposition anti-régime. Il y réside et anime le collectif ITC aux frais des démocrates américains qui espèrent la même chose.

Mais Sazegara n’a jamais eu le moindre succès car excepté les faux opposants comme Ebadi, personne n’a jamais voulu et ne veut s’associer avec lui du fait de ses activités révolutionnaires islamistes et sa mission de sauver le régime !

Razavi a ajouté que selon Sazegara (c-à-d ce personnage totalement hors jeu), sur les 6 millions de manifestants actuels, seulement 50% étaient pro-Pahlavi !

Incroyable que Razavi se fie si aisément à l’avis un terroriste has been qui en plus n’a presque aucune influence au sein de l’opposition en ayant 100 fois moins de followers que le prince Reza Pahlavi et invatiablement 1000 fois moins de likes par posts !

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Mais l’allégation d’Emmanuel Razavi ne nous surprend guère.

Il y a peu Razavi évoquait les Kurdes (également courtisés par les démocrates et les Français) comme une force se méfiant du prince Reza Pahlavi. Mais Razavi n’a pas pu continuer cette allégation car les Kurdes iraniens sont venus massivement donner un coup de mains aux manifestants pro-Pahlavi de Téhéran.

Puis Razavi a évoqué l’opposition des Azéris aux Pahlavi, les Azéris ont immédiatement signalé leur soutien via leurs slogans.

À présent, Razavi nous propose Sazegara, le concepteur des Pasdaran, mais aussi du Bassidj et du Hezbollah pour dénigrer la légitimité flagrante et forte des Pahlavi.

Rappelons que dès le début, les Pasdaran (alors sous ordre de Sazegara) demandaient le prix des balles aux familles des personnes qu’ils fusillaient. Les Iraniens rêvent de juger et faire condamner Sazegara et non le choisir comme leur leader !

La publicité pour Sazegara est une idiotie car personne n’en veut en Iran : ça ne changera rien pour les Iraniens. Razavi parle pour la France qui veut nier la réalité et surtout priver de toute légitimité l’homme en qui les Iraniens croient pour défendre leurs intérêts.

Après Razavi, on a eu Etienne Gernelle (le rédacteur en chef du Point) qui fait de la promo pour un autre Pasdaran effrayant (Tajzadeh). Il a été prudent et n’a rien dit à son sujet. Il a seulement oublié l’objet de la soirée en citant aussi d’autres peuples qui manifestent et en précisant que les articles de son hebdomadaire cherchaient à raviver le goût de la liberté en France ! Il a dit : les Iraniens sont morts pour nous !

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Or les Iraniens pensent qu’ils ont perdu des centaines voire plus d’un million de leurs proches à la guerre Iran-Irak ou dans les prisons du régime (sous les coups des agents de Tajzadeh & cie) et à présent dans les rues iraniennes non pour la France mais par la faute de la France en 1979 et par sa passivité ces jours-ci !

Après, il y eu un rayon de lumière sur ce plateau inamical !

Omar Youssef Souleimane, opposant syrien, a dit son admiration pour les Iraniens car leur double révolution à la fois contre les mollahs mais aussi contre Allah ! Il a dit à plusieurs reprises : « ils ont tellement d’avance sur nous tous ! » Il a ajouté qu’il n’en était pas étonné car tous grands cerveaux du monde musulmans ont été des perses. Il a aussi signalé les liens entre les mollahs notamment Khamenei et les Frères Musulmans (lien noué dans les années 50 grâce à Mossadegh et Nasser).

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Les organisateurs ont vite abrégé son intervention, par manque de temps, mais concrètement parce qu’il allait à l’encontre des inepties de Malka & cie. Personne n’est intervenu pour l’approuver ou l’aider.

Mais cette information cruciale a été vite zappée car non confrme avec l’islam 2.0 de Malka. Le public a été informé qu’il était prévu d’entendre un poème de la poétesse iranienne Forough Farrokhzad pour signaler que les Iraniennes étaient libres avant Khomeiny.

Mais évidement, personne n’a dit que cette liberté était obtenue grâce aux efforts Pahlavi en lutte contre l’islam et des intellectuels islamistes iraniens proches des Frères Muulmans et soutenus au même moment par le Français Henri Corbin !

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Dans cette intervention on a encore mis l’accent sur le féminisme comme vecteur de lutte excluant la misère imposée à l’Iran qui a par exemple forcé les Iraniennes à se prostituer depuis années. Et on ne l’a pas dit car l’objet de ce forcing n’était pas la femme iranienne mais dénigrer la réalité (ce que veut le peuple iranien), dénigrer sa demande d’un gouvernement patriotique soucieux des intérêts de tous.

Les Iraniens exilés tout là haut ont alors été surpris par l’arrivée d’Iraj Mesdaghi, ancien Moudjahidines du peuple, devenu leur plus virulent ennemi, car il exprime depuis longtemps un soutien (parfois teinté de critique) au prince Reza Pahlavi.

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Les Iraniens présents ont eu peur qu’il parle comme les autres intervenants franco-iraniens, mais Mesdaghi les a subjugués par son discours clair en faveur du choix du peuple. Il a dit tout de qu’ils avaient omis de dire.

Mesdaghi a parlé non pas du rôle des intellectuels français pour l’arrivée au pouvoir de Khomeini mais le rôle du gouvernement Français notamment le rôle actif de Giscard lors de la conférence de la Guadeloupe.

Il a précisé que le peuple iranien n’avait pas oublié et que la France devrait apporter un soutien sans faille au Prince Reza Pahlavi pour réparer son erreur de 1979. Hélas, on lui avait attribué une traductrice qui omettait certains mots qui ne convenaient pas aux organisateurs !

Sans êetre perturbé, il a continué sa charge en contredisant la description d’Emmanuel Razavi sur les Pasdaran. Il a précisé qu’ils n’avaient pas été créés pour contenir l’armée iranienne, mais que leur nom ne comportait nullement le mot Iran et leur objectif était clairement dès leur début l’exportation de la révolution islamique. Il a aussi précisé qu’il n’y avait pas le mot Palestine dans l’acronyme Hamas (حَرَكَة ٱلْمُقَاومَة ٱلْإِسْلَامِيَّ Mouvement de la résistance islamique). La traductrice a bégayé, incapable de transmettre cette idée que le Hamas oeuvrait pour l’islam et non pour la Palestine.

Mesdaghi très mécontent a poursuivi son raisonnement en ajoutant qu’on avait là la preuve d’une union du chiisme et du sunnisme au service du terrorisme islamique et l’intérêt du monde était une union de laïques avec l’Iran laïque forgé par la dynastie Pahlavi.

Mesdaghi s’est aussi attaqué à Malka en se disant étonné d’entendre le nom de Soroush qui vient de publier avec 13 autres intellectuels du régime un communiqué accusant les manifestants d’être des agents du sionisme comme l’ont fait Khamenei, Rohani et Khatami.

Mesdaghi a interpellé à Malka en lui demandant s’il savait que Soroush qualifiait Khomeiny de soleil du passé et l’alchimie pour le futur, autrement dit la source de toutes les richesses pour le régime et le monde musulman ! Il a par ailleurs rappelé que Soroush avait été un membre actif du comité d’épuration islamique des universités iraniennes et l’un des champions de l’anti-sémitisme au sein du régime.

Croyez-vous que Malka s’est levé pour présenter ses excuses et ses regrets ? Evidement que non.

Croyez-vous que l’un des intervenants iraniens y compris Mona Jafarian ait pris la parole pour dire bravo ? Non.  [3]

Mesdaghi a terminé son intervention en rappelant que Macron avait serré la main du sanguinaire Rayissi en prétextant qu’il ne voyait aucune alternative politique aux mollahs. Et lui a demandé, à présent n’entendez-vous pas les appels en faveur du prince Reza Pahlavi ?

On a alors compris pleinement la nature de l’intervention d’Emmanuel Razavi, nullement contredite par les iraniennes sur place. On a compris que cette opération était montée pour priver les Iraniens de leur représentativité et des seules aides concrètes qu’ils attendent : la reconnaissance de l’opposition menée par le Prince Reza Pahlavi comme l’unique interlocuteur valable en France et en Europe.

Mais cette question cruciale pour les iraniens, a été allègrement zappée par l’intervenant suivant, Nathan Devers et ses digressions de lycéen attardé sous le regard noir de Mesdaghi !

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Boualem Sansal nourri logé par la France a aidé ses amis français à enterrer la seule question centrale de cette réunion en remettant en cause la personne qui a unifié les opposants !

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BHL a tué tout espoir en oubliant la question centrale de Mesdaghi, puis en insistant sur des chiffres invraisemblables de tués pour accabler Trump mais aussi implicitement le prince Reza Pahlavi, insinuant de facto que ce soulèvement avait échoué et ainsi se débarrasser de sa question. Il a fini sa charge en insistant sur la nécessité du retour du slogan creux de Femme Vie Liberté !

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Pécresse a clôturé cette mascarade avilissante en scandant IRAN, VIE, LIBERTÉ ! Elle a aussi promis de diffuser les messages de cette soirée dans toute l’Ile de France ! Sans doute sans le drapeau historique de l’Iran, précieux pour tous Iraniens et absent à la Scala, mais avec les visuels de Satrapi dont l’oeuvre est de nier ce patriotisme et le pahlavisme garant de lastabilité régionale ! [4]

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La France n’aidera donc pas les Iraniens comme ils l’espèrent. Elle reste sur son choix de 1979 pour sauver certains contrats (pétrole & caviar), mais aussi pour aider les amis démocrates et enfin pour relancer le projet mort né de l’islam de France qui a seulement aidé les Frères musulmans à mieux s’installer en France.

Mais contrairement aux insinuations de BHL et ses invitées, la révolution nationale iranienne continue malgré toutes les censures occidentales.

Nous vaincrons sans la France et ses apparatchiks.

D’ailleurs, sans doute mieux vaut fuir de si mauvais amis.

[1Sphère d’influence | La France |

[2comme par exemple Hirbod Dehghani-Azar , avocat franco-iranien, publiquement hostile dès 2016 au prince Reza Pahlavi

[3En revanche, à la fin des déclarations de Masdaghi, une seule personne s’est levée en l’applaudissant le plus énergiquement possible : Marzieh Hamidi. Nous lui disons bravo.

[4Satrapi | extraits de Persepolis |